Héros Ordinaires-Portrait-Clément Marchal, covoitureur « Une voiture au lieu de quatre, c’est moins de pollution et plus sympa »

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Aujourd’hui nous avons rencontré Clément, 21 ans. Cet étudiant, qui réside à Lyon depuis un an pratique le covoiturage pour se rendre dans le Nord, son département d’origine. Ce système qui consiste à « partager » sa voiture et à diviser les frais du voyage entre les passagers est de plus en plus courant aujourd’hui. Le étudiant a connu le principe grâce à sa petite amie qui avait déjà expérimenté le covoiturage : « On s’est dit que ça pouvait être bien pour les longs trajets. Dans mon cas, il s’agit d’aller de Lyon à Lille. »
Si les motivations de Clément étaient, au départ, surtout économiques, ce dernier a su vite en tirer d’autres avantages : « au départ, le covoiturage était plus une question d’argent. Je recherchais les moyens de transport les moins chers. Mais en fait, je me suis vite rendu compte que le fait de voyager avec d’autres personnes est aussi beaucoup plus sympathique, et qu’au niveau environnemental c’est bien aussi ! Si toutes les personnes avaient pris leur propre voiture, il y aurait quatre voitures au lieu d’une, donc quatre fois plus de pollution ».

L'autocollant, un repère pour les covoitureurs

L’autocollant, un repère pour les covoitureurs

Mais alors comment s’y prendre ?
« C’est simple, on propose notre trajet sur un site de covoiturage. Les gens intéressés s’inscrivent et on se donne un point de rendez-vous. Une fois que tout le monde est là, c’est parti ! On dépose les passagers à un point, que ce soit à destination ou lors du voyage, que l’on décide à l’avance. »
Au final, les trajets de Clément ne lui coûtent quasiment rien : chacun des participants paye 45 euros pour relier Lyon à Lille, ce qui lui permet de rentabiliser son voyage, et, pour les passagers, de faire aussi des économies (l’équivalent en TGV coûte environ le double) . « La seule contrainte, c’est qu’il faut savoir s’adapter aux demandes et aux petits retards des covoitureurs. Il faut aussi savoir gérer la place dans son coffre ! »
Quant à ses déplacements dans la ville, Clément a opté pour le vélo : « c’est beaucoup plus pratique que la voiture, plus agréable en plus ! On prend l’air ! A part l’achat du vélo et son entretien, ça ne me coûte rien ! » Il avoue que la question environnementale le touche de plus en plus. Il nous confie d’ailleurs avoir pensé à s’inscrire dans une AMAP pour bénéficier d’un panier, mais il hésite encore : « Sachant qu’on ne connait pas à l’avance les produits du panier, il faut s’avoir s’adapter. Je sais aussi que je n’aurais pas forcément le temps pour faire la cuisine et ce serait donc dommage de les gâcher. Mais pourquoi pas plus tard ? »
C’est sur cette note optimiste que nous quittons Clément, contentes d’avoir rencontré un jeune de notre génération si investi !

Si vous aussi, le covoiturage vous tente, rendez-vous sur les sites de covoiturage : covoiturage.fr pour ce qui est des longs trajets et covoiturage-grandlyon.com pour ce qui est des déplacements au cœur du Grand Lyon.

Carine, Marine, Audrey

Héros Ordinaires-Portraits- Luc et Alain : « on aime la nature dans la ville »

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Alain, jardinier à Langlet Santy

Alain, jardinier à Langlet Santy

Luc, jardinier à Langlet Santy

Aujourd’hui, nous sommes partis à la rencontre d’Alain et Luc, deux habitants du quartier de Langlet Santy, à Lyon. Au coeur des tours et immeubles, nous avons été surprises de découvrir un petit coin de verdure. C’est au milieu d’un potager, de fleurs, de pelles et de brouettes, que nous faisons la connaissance de ces deux jardiniers bénévoles. Ces derniers sont tous les deux retraités et adhérents du Jardin de Langlet Santy. Le premier se définit comme « un jardinier très motivé » et le deuxième comme un « pro du bêchage » .Le projet est collectif, en effet c’est surtout « un prétexte pour créer du lien social dans le quartier » rappelle Alain. Les adhérents du jardin y accueillent souvent des enfants, des collégiens. Cela permet à chacun de semer sa petite graine. Le but : « leur faire prendre conscience que la nature existe et qu’il faut la respecter » . « Les enfants sont contents ! » Rien qu’hier, deux petites filles sont passées et ont interpellé Alain : « elles sont jolies les fleurs ! » a dit l’une. Et sa copine a ajouté « parce qu’on les a bien plantés, on les a bien poussé ». Au delà du but social, le jardin est aussi un moyen de «  redonner vie à la nature » en pleine ville. Et pas question pour eux de se servir de pesticides ou d’engrais chimiques : « Ce n’est pas nous qui allons rajouter de la pollution. Notre mission c’est de faire le plus bio possible« . C’est d’ailleurs pour cela qu’un bac à compost a été créé : « on récupère tous nos déchets de jardin pour les convertir en compost, mais ça prend du temps et il faut aussi les équipements pour !  » , confie Luc. De plus tout a été bêché à la main :  » De l’eau et un peu d’huile de coude sont indispensables !  » . En ce qui concerne les récoltes, celles-ci sont partagées entre les adhérents qui payent en contrepartie une adhésion de 4 euros l’année. Et quand on leur parle de la qualité et du goût des produits, Alain s’exclame, heureux : « Une fois, j’ai fait une expérience : j’ai acheté une tomate au supermarché, j’en ai pris une du jardin , j’ai goûté les deux … Sans être sectaire, c’est quand même bien meilleur !  »

Jardin de Langlet Santy

Pour Luc, le jardin permet aussi de sentir bien « J’ai toujours révé d’avoir un jardin, mais je ne pouvais pas ! On se détend, on se dépense et on a en besoin pour être en bonne santé tant physique que morale ! »
En tout cas, nous sommes maintenant toutes les trois convaincues que béton et nature ne sont pas forcément incompatibles !

Carine, Marine, Audrey

Héros ordinaires – Bon plan : SOS je ne sais pas planter un clou !

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Les compagnons Batisseurs

Aujourd’hui nous avons pensé à ceux, qui, tout comme nous, envisagent le bricolage comme une planète lointaine sur laquelle il ne vaut mieux pas trop s’aventurer. Alors non, ni vous, ni nous, n’avons deux mains gauches et ça serait bien dommage de jeter le joli petit meuble de l’entrée juste pour un tiroir cassé ! Mais alors comment s’y prendre ?
Nous avons rencontré aujourd’hui Marine et Emmanuel deux jeunes volontaires des Compagnons Bâtisseurs, une association dont la mission principale est d’accompagner des familles dans des chantiers de rénovation intérieure de leur logements. Leurs locaux sont répartis dans le Grand Lyon à Pierre- Bénite, à Oullins et à la Croix Rousse. « Une outil-thèque » est également disponible dans chaque local : « c’est comme une bibliothèque mais avec des outils »

Les compagnons batisseurs

Si les travaux de rénovation et « l’outil-thèque » sont pour l’instant réservés en priorité aux familles en difficulté de ces quartiers les Compagnons Bâtisseurs proposent aussi de multiples dispositifs accessibles à tous !
En effet, de nombreux ateliers de bricolage sont régulièrement proposés : découpe de bois, techniques d’assemblage et pose, montage de cloisons, isolation écologique, peinture, pose d’étagères… Il est également possible d’apporter son mobilier cassé sur place pour profiter des conseils et des outils, afin d’éviter de jeter puis de racheter… Ce qui permet d’économiser de l’énergie, des matières premières mais aussi de l’argent. Marine ajoute que « quand on est bien chez soi, on se sent mieux dans sa tête ! »

Alors qu’attendez-vous pour sauver le petit meuble de l’entrée ?
Pour plus d’infos, rdv sur la page Internet des Compagnons Bâtisseurs Rhône-Alpes

Carine, Marine, Audrey

Héros ordinaires – Florence, Léonard et Jonathan – « on ne fait pas de mal à la Terre et on ne s’en fait pas non plus »

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Florence, Léonard et Jonathan

Nous avons rencontré Florence, Léonard et Jonathan, trois jeunes engagés chacun a leur manière pour notre environnement. Leur point commun : ils sont en train de monter un projet d’atelier de réparation de vélo à Bron*.

Leonard tente depuis des années de sensibiliser les autres à la cause de l’environnement. Ancien scout, il proposait déjà des activités de découverte de la nature aux enfants. Désormais, accompagné de sa guitare, il se rend dans les espaces verts de Lyon pour chanter des textes inspirés par l’écologie. Il reprend des chansons de répertoire, mais il en compose aussi lui-même. Il espère ainsi « faire germer des graines dans la tête des gens. » Pour ce qui est des vêtements, il essaye de privilégier des produits fabriqués en France même s’il avoue devoir demander à ses parents un coup de pouce pour pouvoir se les offrir. Il ne prend désormais plus que des douches express. « Je me mouille, j’éteins l’eau, je me savonne et je me rince. Hop ! C’est fini ! » Léonard cultive également le potager de ses parents. Par ailleurs, il se fournit dans une AMAP, au même titre que Jonathan, un de ses collègues du projet « vélo ».

Jonathan travaille, lui, depuis deux ans dans la mobilité durable afin de promouvoir les modes de transports à faible émission de gaz à effet de serre (vélo, transport en commun…). Il s’est lui-même procuré un vélo et ne se déplace jamais en voiture bien qu’il soit titulaire du permis de conduire. Il vient de souscrire une prestation auprès d’EDF qui lui permet d’analyser en détail ses consommations : « j’espère ainsi réduire ma facture d’électricité. »

Florence quant à elle est une adepte de la « slow cosmétique » autrement dit des produits de beauté qu’elle fabrique à base d’huile, d’argile, de pierre d’alun… « Ce sont des produits naturels, bio, c’est bien pour la planète et ça évite d’utiliser 36 crèmes. On ne fait pas de mal à la Terre et on ne s’en fait pas non plus. C’est aussi moins cher. » Par exemple, elle réalise un gommage en utilisant simplement du sucre et du sel. Chez elle, elle prend garde à ne pas surchauffer : « Mon thermomètre ne dépasse pas 18 degrés. » Enfin, elle pratique le covoiturage lorsqu’elle se rend au Puy-en-Velay (Haute-Loire) : « c’est plus pratique qu’en train et ça me permet de rencontrer des gens sympas. »

*Le projet d’atelier de réparation de vélos est soutenu par District Solidaire. Pour plus d’infos : cliquez ici.

Carine, Audrey et Marine

Héros ordinaire – portrait – Serge Boyat « rien n’est impossible »

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Serge Boyat, auto constructeur à Villeurbanne

Aujourd’hui, nous avons fait la connaissance de Serge Boyat, 51 ans, adhérent de l’association d’auto constructeurs Les Castors Rhône-Alpes. Il nous accueille dans sa maison villeurbannaise ou il est en train de réaliser une extension : « on trouvait la cuisine un peu petite on a voulu l’agrandir ».

Conscient du changement climatique, il estime que « le bâtiment est responsable de pratiquement la moitié des émissions de co2 ». Il a donc opté pour des matériaux tels que le bois pour l’ossature et la paille pour l’isolation qui nécessite peu d’énergie grise pour la fabrication. Pour lui « rien n’est impossible, chaque difficulté peut être surmontée ». Bien sûr, construire son propre habitat demande beaucoup de temps mais aux yeux de Serge les avantages sont nombreux : la satisfaction et la fierté de faire soi-même, le contact avec le bois qu’il apprécie mais aussi l’aspect économique car il ne paye que les matériaux.

Son engagement ne se limite pas là. En effet, Serge a aussi fabriqué la plupart de ses meubles et prend en compte la pérennité des objets à l’achat mais aussi en leur donnant une seconde vie, que ce soit en les réparant ou en les offrant : « aujourd’hui on doit toujours se battre contre l’obsolescence programmée ». D’autre part, il est membre d’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) : « on retire chaque semaine un panier contenant des œufs, des légumes et du fromage ». Il essaye de ne plus prendre l’avion et envisage aussi de changer de banque pour se tourner vers une « banque plus durable ».

Militant actif de l’auto construction Serge Boyat a déjà participé à la construction de quatre maisons : « au sein de l’association Les Castors j’ai pu transmettre mon expérience, on y apprend autant qu’on donne ».

Pour plus d’informations sur Les Castors : ici

Carine, Audrey et Marine

Héros Ordinaires – Portrait- Abd El Kader Haddou «Au début, on m’a pris pour un fou »

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Abd El Kader Haddou - Vénissieux

Mardi 23 avril, nous avons fait la rencontre d’un héros ordinaire du quartier de Montmousseau (Vénissieux), Abd El Kader  Haddou. Cet homme âgé de 55 ans, met en pratique depuis plusieurs années des gestes éco-citoyens.  Sensible aux questions environnementales mais surtout à la gestion de son portefeuill , M. Haddou a, au fur et à mesure, équipé son appartement de façon à réduire ses consommations d’énergie.

M. Haddou est tout d’abord un adepte du tri et chaque semaine, c’est avec sa femme qu’il fait en sorte que cartons et plastiques se retrouvent dans la bonne poubelle : «  Au début, c’était un peu compliqué mais en fait c’est une question d’habitude ». Il a ensuite choisi d’équiper son appartement dans l’optique de réduire ses dépenses d’énergie : des ampoules basse consommation à l’appareil coupe-veille, en passant par les mousseurs d’eau et un investissement dans l’électroménager AA, tout ça n’a plus aucun secret pour lui.

Coupe Veille

Les raisons de ce changement sont essentiellement économiques puisque M. Haddou a réduit de 10%  sa consommation en eau et en électricité. Il explique sa motivation par « une envie de voir ce que ça changeait vraiment, dans la vie de tous les jours et sur les factures ». Et quand nous lui demandons si la lumière des ampoules basse consommation n’a pas trop contrasté avec celle des ampoules « normales », il nous répond une fois de plus que « tout est question d’habitude ». M. Haddou a, à plusieurs reprises, parlé de ces équipements à ses voisins de l’immeuble : « On m’a d’abord pris pour un fou, et après même si on m’a compris, on a trouvé que tout cela coûtait trop cher». Alors qu’au final M. Haddou se déclare « vraiment gagnant ». «  Les ampoules basse consommation sont certes plus chères à l’achat mais elles durent beaucoup plus longtemps ! »

Ampoule basse consommation

M. Haddou souhaiterait également parfaire son isolation. En effet, si l’isolation extérieure de l’immeuble a été refaite, pour lui ce n’est pas suffisant et il faudrait aussi refaire des travaux à l’intérieur. « Les vitres cassées laissent passer l’air ! » nous dit-il, frustré.

Malgré cela, cet homme dit se «sentir très bien chez lui » et attend même avec impatience la facture du mois de Mai pour constater ses économies ! Bref, une  chouette rencontre !

Carine, Marine, Audrey

Héros ordinaires – Tri sélectif : l’envers du décor

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Le centre de tri de Rillieux

Avez-vous déjà eu l’occasion de visiter un centre de tri ? Eh bien nous oui ! Et pour tout vous dire, ça change sa vision du tri sélectif.

Tout d’abord, plantons le décor : imaginez vous au milieu de monts de déchets, de machines bruyantes, de poussières volantes et « d’hommes-quasi- robots » répétant sans cesse le même geste.
Au sein du centre de tri, sont censés être séparés uniquement les déchets recyclables issus des poubelles de tri (plastique, carton, aluminium, métal..). Or sur les tapis roulants, ce sont aussi des sacs plastiques, des piles, des déchets alimentaires, voire même des seringues ou des cadavres d’animaux que les salariés retrouvent. Autrement dit, autant de déchets qui n’auraient jamais du se retrouver dans une poubelle jaune. Peut-être par mégarde ou par désintérêt mais dans tous les cas, le résultat est le même.
Que se passe-t-il alors ? Pour permettre de ne récupérer que les déchets recyclables, le centre de tri fait donc appel aux bras de ses salariés, des personnes comme vous et nous qui veillent à leur manière au bien-être de la planète. Et la réalité chiffrée de leur tâche est plutôt stupéfiante : 1700 gestes en moyenne par heure, exécutés à la chaîne derrière ces grands tapis. Un travail intense et pénible, aussi bien physiquement que moralement, mais bénéfique pour notre environnement.
Alors si chacun de nous pouvait appliquer le tri correctement, ce serait autant de gestes évités pour ces salariés. C’est aussi ça, être un héros ordinaire.

Si vous voulez être un parfait trieur, voici quelques astuces :
– Jetez le papier sans le froisser, ni le broyer, bref, tel quel
– Laissez le bouchon sur les bouteilles en plastique (les bouchons seuls sont trop petits pour être récupérés)
– Les briques en carton et les bouteilles en plastique ne doivent pas être aplatis, compressés, sinon, la trieuse automatique n’arrive pas à les identifier
– Les bombes aérosols sont aussi recyclables, hop dans la poubelle de tri
– Et surtout, en cas de doute : mettez vos déchets dans la poubelle du non recyclable, pour éviter un transport inutile, du centre de tri vers l’incinérateur.

Audrey, Carine, Marine

Héros ordinaires – Bon plan : donner une seconde vie à nos vêtements

Dressing Party - 6 avril 2013

Nous avons participé pour vous à la « dressing party » organisée au restaurant Vapiano de Confluence ce samedi 6 Avril. Cette rencontre est organisée tous les deux mois environ. Le concept de la Dressing Party est d’acheter et de vendre des articles d’occasion de marque, moyenne et haut de gamme (vêtements, bijoux, sacs, chaussures). Ces derniers ont, en général, été peu voire jamais portés et sont proposés à des prix très abordables. Pour participer, c’est simple : pour 15 euros chaque vendeuse peut tenir un stand de 15 vêtements et 5 accessoires.

Dans une ambiance conviviale alliant cocktails, espace détente et séance photo, une quinzaine de vendeuses était donc au rendez vous ce samedi. Nous nous sommes intéressés à ces femmes qui, à leur façon, participent à protéger notre environnement en offrant une seconde vie à leurs vêtements.
Du côté des vendeuses, il y a Marie, 24 ans. Cette jeune femme, qui a l’habitude de vendre ses habits sur Internet, est tombée par hasard sur le site Internet de la Dressing Party . Ce samedi, c’est la première fois qu’elle y participe : « J’ai plein de vêtements que je ne mets plus alors au lieu que ça s’entasse dans les placards autant en faire profiter d’autres personnes ». Pour elle, la Dressing Party est un moyen moins compliqué et moins coûteux que de vendre sur Internet, où il faut prendre en charge les frais de port. C’est aussi un moyen d’aller directement à la rencontre des personnes acheteuses. Selon Marie, si la Dressing Party rencontre un tel succès, c’est qu’il permet « d’acheter des vêtements de marque à moindre coût ». Marie vend aussi des livres et des DVD sur le net. A 16h30, elle a déjà vendu une paire de chaussures, un sac et un jean. « Ce sont les articles qui sont les plus chers donc au final je suis gagnante. », dit-elle avec le sourire.

Dressing Party - 6 avril 2013

Les acheteuses y trouvent aussi leur compte comme en témoigne Laurence*, 47 ans « avant je faisais beaucoup de dépôts-ventes, il y en a beaucoup dans le 2ème, et je suis arrivée ici avec mon amie par hasard. Nous sommes rentrées par curiosité et nous n’avons pas été déçues. » Pour Laurence la Dressing Party est « un bon moyen de recycler les vêtements tout en faisant des économies ». « Il suffit de regarder si les vêtements n’ont pas de défauts, de les laver, de les repasser et le tour est joué ! ».
Si vous aussi, vous êtes intéressés par les Dressing-Party, retrouvez toutes les infos sur le site Dressing-Party.

*prénom d’emprunt

Marine, Carine, Audrey

Projet Héros Ordinaires – Sylvia Generoso : « des clés pour agir »

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Au début de notre mission Héros ordinaires 2013, nous avons eu plusieurs formations sur la problématique du climat et les changements de comportement. Parmi nos interlocuteurs : Sylvia Generoso, responsable du site Le climat entre nos mains, partenaire du Grand Lyon. L’occasion d’en savoir plus sur le fonctionnement de cette plateforme.

Pouvez vous nous expliquer ce qu’est Le climat entre nos mains ?

La plateforme du climat entre nos mains a pour but d’accompagner les citoyens sensibilisés à l’écologie, qui veulent réduire leur impact sur le climat. Sur le site, on peut calculer son bilan d’émissions de gaz à effet de serre et ainsi connaître son empreinte carbone. Le site propose ensuite une série d’actions et de conseils pour limiter ces émissions. Nous avons choisi la problématique du climat car c’est une thématique qui regroupe toutes les autres (logement, alimentation, mobilité) autour des problèmes environnementaux qu’on peut rencontrer aujourd’hui.

Comment cette aventure a-t-elle débutée ?

Le climat entre nos mains est une plateforme internet ouverte en 2008 par La revue durable, un magazine généraliste sur l’écologie et la durabilité, qui existe depuis plus de dix ans. A cette époque, il y avait peu de sources d’information facilement accessibles sur l’écologie. Le but de la revue était donc de donner les clés pour agir. Nous nous sommes rendus compte cependant que l’information seule ne suffisait pas pour inciter les citoyens à modifier leurs modes de vie. La création de la plateforme Le climat entre nos mains s’appuie sur des théories issues des sciences humaines et de la psychologie sociale, consacrées aux  changements de comportements.

Comment est financé ce site ?

Le climat entre nos mains est financé par la revue durable et quelques collectivités publiques. Nous n’avons pas recours à la publicité.

L’outil internet est-il le plus adapté pour sensibiliser le plus largement possible sur les questions environnementales ?

L’outil internet ne touche pas tous les publics et ne répond pas à toutes les questions. Il permet de donner des réponses facilement et rapidement à certaines interrogations, mais il reste insuffisant. Pour transmettre des valeurs écologiques, il faut des animations, du contact avec le public.

Les personnes qui se sont inscrites sur le site ont-elles effectivement réduit leurs émissions de gaz à effet de serre ?

Il est difficile d’avoir une idée très précise sur les changements des comportements des inscrits. Les gens font souvent une première fois un calcul de leur bilan carbone, mais ne reviennent pas toujours, c’est ce qui rend compliqué la mesure des progrès engendrés grâce à l’outil internet. D’où la nécessité de conduire un travail de terrain.

A l’origine, Le climat entre nos mains avait été imaginé à l’attention de débutants en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Nous pensions nous adresser à des gens qui avaient envie d’agir mais qui ne savaient pas par quoi commencer. En fait, nous avons constaté qu’une grande partie des personnes inscrites étaient déjà très engagées. Du coup, la plateforme permet à ces éco-citoyens de rester motivés et d’être entourés de personnes qui partagent les mêmes valeurs. Le réel impact du site est dans cette mise en relation entre les gens.

 
Propos recueillis par Carine et Léo

Héros ordinaires – Lancement de la saison 2013 !

C’est reparti pour 2013 ! Nous sommes les dix nouveaux volontaires d’Unis-Cité en quête de héros ordinaires dans le Grand Lyon. Afin de vous présenter notre mission nous avons imaginé cette situation (presque) vécue :

A l’aube du printemps, par une belle après-midi, sur le parvis d’un immeuble, à Lyon. Un concierge aperçoit deux jeunes en train de batailler avec une table. Il les interpelle

– Bonjour ! Vous êtes nouveaux ? demande t-il.

– Oui… en fait pas tout à fait, nous sommes des volontaires d’Unis-Cité, on installe notre QG ici, répond l’un des jeunes, essoufflé.

– Unis-Cité ? C’est quoi ?

Les volontaires posent la lourde table. L’un s’essuie le front pendant que l’autre reprend son souffle et se lance dans une explication qu’il maîtrise à la perfection.

– Unis-Cité, c’est une association qui propose aux jeunes de 18 à 25 ans de les accompagner pendant leur service civique…

– Le service civique… C’est comme le service militaire ?! coupe le concierge.

– Euuuuuh non. Pas vraiment… répond l’autre jeune en souriant. C’est un engagement de 6 à 12 mois pour des missions d’intérêt général.

– Quel genre de missions ? demande le concierge visiblement intrigué.

– Eh bien là, par exemple, on a un projet qui rentre dans le Plan Climat du Grand Lyon, dit fièrement le premier volontaire.

– Ouais, poursuit le second. En fait on doit partir à la rencontre de « héros ordinaires »…

– Un héros ! Ben vous en avez un devant vous ! Héhé… On m’appelle Super-Concierge ! dit-il en bombant le torse, les mains sur les hanches.

Ils rient tous aux éclats.

– Non, plus sérieusement, qu’est-ce que vous entendez par « héros ordinaires » ? reprend le concierge.

– Ce sont des personnes comme vous et moi qui dans la vie de tous les jours font des gestes « éco-citoyens », qui émettent peu de gaz à effet de serre. Ça peut être l’entretien d’un jardin partagé, la fabrication de produits ménagers maison, du covoiturage etc.

– Et une fois qu’on les aura rencontrés, on va les interviewer, recueillir leurs témoignages et mettre en valeur leurs gestes sur le blog Plan Climat du Grand Lyon. (celui que vous êtes entrain de lire ;)…)

– D’ailleurs, petite pub au passage, nous allons animer un stand à l’événement « Le temps des cerises » les 22 et 23 juin à Confluence. Nous allons faire en sorte que ces fameux héros ordinaires se rencontrent et qu’ils échangent sur leurs pratiques. Ce serait sympa que vous passiez, c’est ouvert à tous !

– Et gratuit !!!

–  Pourquoi pas ! Et, dites moi, vous n’êtes que 2 pour tout ce boulot ?

– Non non, nous sommes 10 volontaires sur ce projet et on va former 3 groupes : un qui s’occupera d’écrire sur le blog, un autre qui tournera un film, et un troisième qui organisera la participation des héros au « Temps des cerises ». Donc vous allez en voir passer des nouvelles têtes !

-Ça marche ! Bien, écoutez, j’espère que tout se passera bien, à la prochaine !

– Oh, une dernière chose ; Super-concierge peut il nous aider à monter cette table ?

– J’ai trop mal au dos pour cela, par contre, je suis un expert du tri dans l’immeuble, passez me voir si vous avez besoin d’infos !

Plus sérieusement …

Nous sommes donc les successeurs de la promotion 2012. Pour retrouver leur projet Héros Ordinaires, c’est ici.

A présent, faisons connaissance avec les nouvelles équipes :

– l’équipe Événement :

 

Camille : la végétarienne du groupe, moins d’émission de carbone !

Léo : se chauffe au bois et replante des arbres, c’est une énergie renouvelable.

Nadège : la sportive du groupe qui se déplace en vélo (économique et bénéfique !)

– l’équipe Vidéo :

Karla : elle pense a éteindre ses appareils au lieu de les mettre en veille, moins 10 % sur ses factures d’électricité.

Vanessa : elle achète des vêtements et meubles d’occasion, elle leur donne ainsi une seconde vie !

Benoît : il trie ses déchets, trier c’est préserver !

Raphael : il mange bio, et jamais Mc Do.

Et pour finir, nous :

– l’équipe Blog :

Marine : ne se déplace qu’en transports en commun, le réseau TCL n’a plus de secret pour elle.

Carine : mange des produits locaux et de saison, une marque de confiance aux agriculteurs de la région.

Audrey : pratique le covoiturage, une façon de rencontrer des gens sympas et le voyage passe plus vite !

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

Les bloggeuses : Carine, Marine et Audrey