Sappi s’applique à réduire sa facture énergétique

Comment optimiser sa consommation d’électricité ? Les solutions concrètes pour économiser l’énergie sont nombreuses, mais il faut parfois un coup de pouce pour passer à l’action. La société Sappi, PME implantée à Vaulx-en-Velin, en a fait l’expérience en suivant le programme Lyon Eco-énergie (une action du Plan Climat). Rencontre avec la directrice générale, Sam Pourcher.

L'entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

L’entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

Spécialisée dans l’application de revêtements anti-adhérents, anti-corrosion et de lubrifiants secs sur tout type de pièces industrielles, l’entreprise Sappi, implantée à Vaulx-en-Velin, est engagée depuis 2015 dans une démarche visant à faire baisser le montant de sa facture énergétique. En deux ans, le système d’éclairage a été changé et les 19 salariés ont été sensibilisés aux éco-gestes. S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément les économies réalisées, Sam Pourcher, directrice générale, a rapidement été convaincue de l’intérêt de la démarche : « notre certification MASE (manuel d’amélioration sécurité santé environnement des entreprises) était en cours, et nous avions constaté qu’il n’était pas forcément évident pour tous les opérateurs de penser à éteindre la lumière en sortant de l’atelier, ou qu’il arrivait que toutes les machines soient mises en route en même temps ». Consciente de ces marges de progression, la filiale du groupe Sofiplast a alors accepté la proposition de la CCI de bénéficier du programme Lyon Eco-énergie. La visite énergie, entièrement gratuite, est effectuée en 2015 par Thibault Costantino, conseiller affilié à la CCI, qui réalise un diagnostic en évaluant les consommations d’énergie sur le site de production.

Investir dans un éclairage LED

Première préconisation, toute simple : changer le système d’éclairage en remplaçant les néons par des LEDs. Si l’investissement de départ est important, il sera amorti à moyen et à long terme par une moindre facture d’électricité. Autre action rapidement mise en place : profiter des réunions hebdomadaires avec l’atelier pour diffuser de l’information pratique aux salariés, par exemple en rappelant que baisser le chauffage d’un degré permet déjà de faire des économies. En complément, des détecteurs de présence ont été installés dans certaines zones pour gérer automatiquement l’éclairage. Parce que l’être humain n’est pas infaillible, et qu’acquérir de nouveaux réflexes prend du temps.

Définir des indicateurs pertinents

Si l’implication du dirigeant est indispensable, il est utile de désigner un référent pour mener à bien la démarche. Chez Sappi, c’est l’animateur HQSE (hygiène, qualité, sécurité, environnement) et le responsable de production qui ont joué ce rôle. Le gaz n’étant pas significatif, l’indicateur retenu a été la moyenne de consommation électrique par rapport au nombre d’heures travaillées. En hiver, le pic de consommation de 16h est clairement apparu. Conséquence : il a fallu identifier les moments auxquels il était possible d’éteindre certains équipements, pour éviter ce pic.

Développer une vision à long terme

Comme l’indique Sam Pourcher, « l’avantage de l’accompagnement, c’est que cela incite à adopter une vision à long terme. Seul, on est vite absorbé par la gestion quotidienne et on n’a pas forcément tendance à se focaliser sur la question de l’énergie ». Plus largement, cela fait réfléchir différemment : « nous sommes plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs, notamment lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel équipement. Nous leur demandons de nous proposer des solutions économes en énergie ». Autre enseignement tiré du programme : concernant les machines, opter pour un nouveau moteur qui consomme moins peut générer plus d’économies que faire réparer un ancien modèle.

Économiser l’énergie : une préoccupation constante

Pour mesurer le retour sur investissement, savoir faire preuve de patience est indispensable. En effet, il est nécessaire d’avoir environ un an et demi de recul pour mesurer concrètement les bénéfices liés aux LEDs installés fin 2016. En revanche, le seul fait d’avoir réalisé un diagnostic énergétique a rapporté des points supplémentaires à Sappi dans le cadre de sa certification MASE. Et, loin d’être achevée, la réflexion se poursuit aujourd’hui : « le local du compresseur dégage de la chaleur, tandis qu’il fait toujours froid dans l’atelier. Nous aimerions utiliser cette chaleur car maintenant, nous avons le souci de ne pas perdre de l’énergie. Le programme a développé chez nous ce réflexe ». Un programme que la directrice générale juge susceptible d’intéresser des entreprises de tous les secteurs : « faire baisser la facture d’énergie est une préoccupation pour tout le monde. Il suffit de prendre le temps de mettre en place des choses simples ». Une piste à ne pas négliger pour augmenter sa compétitivité interne.

SAPPI en bref :
– 1979 : création de SAPPI (SA)
– 1989 : rachat par le groupe Sofiplast
– 19 salariés
– 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016
– Activité : traitement et revêtement des métaux
– Domaines d’application principaux : aéronautique, agroalimentaire, électronique…

SAPPI et les économies d’énergie en quelques dates :
– 2015 : visite énergie dans le cadre de Lyon Eco-énergie
– Fin 2015 : remplacement des néons par des LEDs
– Depuis 2016 : sensibilisation des salariés
– Novembre 2016 : installation des détecteurs de présence
– 2017: réflexion sur l’utilisation de la chaleur du local du compresseur pour chauffer l’atelier (en cours)

En savoir plus :

Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, le programme Lyon Eco-Energie vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

 

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 101 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (382 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Sur la base d’un le diagnostic du territoire mis à jour, la Métropole et ses partenaires ont construit 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » de la Métropole à horizon 2030. Lors de l’événement, des ateliers ont permis, au cours de l’après-midi, de se plonger dans chaque scénario en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (199 téléchargements )

La suite : en 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à la construction d’un plan d’actions partagé. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années.

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

La boulangerie Saint-Vincent met la main à la pâte pour réaliser des économies d’énergie

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

La Boulangerie Saint-Vincent

Idéalement située sur les quais, face à la passerelle Saint-Vincent et au dos de la fresque des lyonnais, la boulangerie Saint-Vincent s’est lancée parmi les premiers dans le dispositif Lyon Eco Énergie.

Denis Roisil, ancien cuisinier et pâtissier, a repris la boulangerie Saint-Vincent en novembre 2011. Passionné par son métier, il a développé cette boulangerie bio où tout est fait maison. « On peut faire énormément de choses différentes avec très peu de matières premières ! ». Nous nous installons dans l’arrière-boutique où une grande fenêtre permet aux passants d’apercevoir la fabrication de ses produits.

Lyon Eco Énergie vous aide à anticiper la hausse des prix

En lisant un article sur les économies d’énergie dans le mensuel de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Denis Roisil a pris connaissance du dispositif Lyon Eco Énergie. Avec la suppression des tarifs jaune et vert de l’électricité fin 2015, il prévoit une « explosion » des prix de l’électricité dans les années à venir. Pour évaluer les économies à réaliser en prévision de cette hausse, il a décidé de réaliser un diagnostic des consommations énergétiques de la boulangerie. Lyon Eco Énergie est donc arrivé au bon moment pour lui proposer un bilan indépendant, chiffré et gratuit de ses consommations d’énergie.

Des bouleversements climatiques aux bouleversements économiques

L’énergie occupe une place bien plus importante dans son métier que ce que l’on pourrait soupçonner. Aujourd’hui, la boulangerie dispose d’un four électrique et de chambres de fermentation pour la pâte, qui font de l’électricité un poste de dépenses prédominant, devant les matières premières. Le boulanger doit donc être très précis dans ses consommations d’énergie et essayer de les réduire au maximum, sinon le surcoût sera répercuté directement sur le prix de vente. Une mauvaise gestion des consommations d’énergie impacte directement la trésorerie : les bouleversements climatiques entraînent des bouleversements économiques. Il faut donc adapter ses méthodes de travail en conséquence.Denis Roisil dans sa boulangerie

Du pain sur la planche

La visite du conseiller Lyon Eco Énergie Julien Gornet, de la Chambre de Métiers et d’Artisanat, a permis de mettre en évidence les postes où la boulangerie pourra réaliser de véritables économies d’énergie.

Premier consommateur d’électricité : le four. Denis Roisil a acheté ce four électrique en 2012 suite à une panne de l’ancien : l’achat s’est fait en urgence et le boulanger n’a eu le temps ni de réaliser des devis ni de choisir le four le mieux adapté à sa manière de travailler. En optant aujourd’hui pour un four à granulés de bois, il pourrait économiser 1 000€ par mois, un gain considérable. Ce projet est actuellement à l’étude.

Denis Roisil réfléchit aussi à améliorer l’entretien de ses groupes frigorifiques, véritables « boîtes à farine ». Placer ces groupes dans une pièce bien ventilée permet en général d’augmenter leur durée de vie de 4 à 5 ans.

Enfin, seront installés rapidement des détecteurs de mouvement pour le contrôle des lumières, mesure simple et efficace.

Le boulanger ne souhaite pour l’instant pas modifier son contrat électrique. Il refera cependant faire un diagnostic à la fin de l’année après la suppression des tarifs jaune et vert pour s’adapter aux nouveaux prix de l’électricité, aux nouvelles offres et peut-être au changement de son four.

Tout le monde s’engage

Les huit employés de la boulangerie s’investissent déjà pleinement dans la production de pain bio. Sensibilisés aux questions environnementales, ils sont réceptifs à la démarche Lyon Eco Énergie et toute la boulangerie se mobilise pour réaliser des économies d’énergie.

A vous de jouer !

Denis Roisil conseille ce dispositif « à tout le monde ! A tous ceux qui sont en recherche d’éléments pointus sur leurs dépenses ».

Souhaitons que les entreprises seront nombreuses à suivre ce conseil !

 

Pour en savoir plus :

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie.

Contact des conseillers :

– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr

Article en lien : Lyon Eco Énergie

Pour mieux connaître la boulangerie : http://boulangerie-saint-vincent.fr/

TSV s’engage pour réaliser des économies d’énergie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44] 

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

TSV

TSV, entreprise de réparation et de maintenance des transformateurs électriques, fait partie des pionnières du dispositif Lyon Eco Energie. Rencontre avec Christophe Berne, directeur Qualité Santé Sécurité Environnement.

Réduire son empreinte écologique

La réduction de l’empreinte écologique est inscrite depuis longtemps dans les objectifs de l’entreprise. Lorsque la CCI a proposé à TSV de s’engager dans Lyon Eco Energie, l’entreprise n’a pas hésité. Même si elle était consciente d’être parmi les premières à suivre ce dispositif.

Pour Christophe Berne, cette proposition est arrivée au bon moment et a permis de donner de vraies pistes pour savoir par où commencer pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise. Le dispositif, gratuit, permet en effet de structurer cette réflexion et d’avoir un diagnostic tangible sur lequel s’appuyer.

 La visite énergie

Ayant déjà conscience de la plupart des sources de pertes d’énergie, Christophe Berne n’a pas été vraiment surpris par les résultats de la  visite. Mais le rendu de cette étude, à savoir un diagnostic global chiffré, a permis de prioriser les actions au regard de l’aspect financier et de faire connaître certains outils pouvant appuyer cette démarche de réduction des dépenses énergétiques, tels que les Certificats d’Économie d’Énergie. L’intervention du conseiller énergie affilié à la CCI, Thibault Costantino, a conforté les réflexions menées en interne insistant sur la nécessité de faire des économies d’énergie par quelqu’un d’extérieur ayant une légitimité technique.

Cap sur les travaux !

Priorité aux réseaux d’air comprimé, très gourmands en énergie. La première étape, cartographier ces réseaux, est déjà lancée. Viendra ensuite la recherche de fuites et une réflexion sur une meilleure distribution de l’air comprimé.

Priorité aussi au chauffage. Pour l’instant, les bureaux sont chauffés en majorité par des « grille-pains », ces petits radiateurs électriques énergivores peu performants. Objectif : réduire l’utilisation de ces radiateurs et se servir davantage des climatiseurs réversibles déjà en place.

D’autres projets, tel que le remplacement de l’éclairage existant par des LED, seront entrepris de façon progressive.

Enfin, TSV n’envisage pas de passer par des campagnes d’information officielles pour sensibiliser son personnel à la réduction des dépenses d’énergie mais compte plutôt sur des discussions informelles. « C’est l’avantage d’être une PME indépendante ! », souligne Christophe Berne. Si le changement de comportements prendra du temps, les salariés sont cependant réceptifs à la démarche d’économies d’énergie, surtout aux actions simples.

Pour TSV, priorité aux travaux. Espérons que les TPE / PME du territoire seront nombreuses à suivre ce chemin !

 

Pour en savoir plus

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

Maviflex, en avant pour Lyon Eco Energie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie a commencé ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

Maviflex

La société Maviflex, installée à Décines, est une des premières entreprises qui bénéficie de l’accompagnement « Lyon Eco Energie »

Maviflex, fabricant de portes souples industrielles, a rejoint le dispositif Lyon Eco Énergie en octobre 2014. Rencontre énerg(ét)ique avec Laurent Melia, coordinateur sécurité, qualité et environnement, et porteur du projet en interne.

 

Top départ

 Maviflex a connu le dispositif par l’intermédiaire de la CCI. Ayant fait la démarche de certification ISO 14001, l’entreprise a vu dans ces 4 jours de conseil approfondi un moyen d’aller plus loin dans sa démarche d’économies d’énergie.

Envisager des aménagements pour réduire les dépenses énergétiques est une chose, mais passer à l’acte est plus difficile. Lyon Eco Énergie a joué le rôle de déclencheur en proposant au bon moment un accompagnement et un diagnostic gratuits.

 Première étape : la visite énergie

Première étape : une visite énergie effectuée par le conseiller affilié à la CCI, Thibault Costantino. Cette visite a permis de produire un diagnostic global de l’état énergétique de l’entreprise et de pointer du doigt les points à améliorer. Si les résultats n’ont pas vraiment surpris Laurent Melia, qui avait conscience depuis longtemps de certains problèmes, ils ont néanmoins servi à quantifier les pertes d’énergies et à proposer des outils concrets pour y remédier.

 En piste !

Étape suivante : prendre des mesures pour réaliser les économies d’énergie espérées.

Maviflex étudie plusieurs pistes pour réduire ses dépenses énergétiques :

            – Une temporisation de l’utilisation de la VMC des sanitaires pour éviter les pertes de chauffage la nuit et pendant les week-ends ;

            – Le remplacement des éclairages par des LED et l’installation de détecteurs de mouvements dans les sanitaires et couloirs…

Un investissement plus lourd mais aussi plus ambitieux : renforcer l’étanchéité de la toiture. Le diagnostic a permis de quantifier un retour sur investissement assez intéressant (travaux amortis en seulement 8 ans !).

Des opérations de sensibilisation à destination des salariés pourront être mises en place, avec notamment des campagnes d’incitation à l’extinction des lumières ou encore des ordinateurs en fin de journée.

Enfin, l’accompagnement a fourni une aide non négligeable sur l’étude des contrats de fourniture d’électricité. Maviflex suit de près ses consommations quotidiennes d’électricité et va peut-être envisager une baisse des puissances souscrites ou une refonte de son contrat d’électricité.

Les projets sont à l’étude et seront réalisés petit à petit. Pour effectuer ces changements, l’entreprise compte sur ses fonds propres mais aussi sur les aides de la Région et de l’Union Européenne.

 On partage ?

Début d’essaimage : à travers son réseau, Laurent Melia conseille ce dispositif à d’autres PME. De plus, cette démarche exemplaire sera aussi mise en avant dans l’argumentaire de vente de l’entreprise. Maviflex produisant des portes rapides pour l’isolation thermique des bâtiments (facture de chauffage divisée par 4 en moyenne), il est logique que l’entreprise soit sensible à ses propres économies d’énergie !

 

Pour en savoir plus

 A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

 

Move in pure à Confluence

Le Grand Lyon doit équiper d’ici fin 2011 le quartier Confluence de véhicules électriques en auto-partage. Spécificité de cette flotte, elle sera alimentée en électricité 100% renouvelable et délivrée dans un souci d’équilibre du  réseau grâce au système Move in Pure développé par la Compagnie Nationale du Rhône.

 L’énergie produite par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) et vendue à EDF est 100% renouvelable : hydraulique, solaire et éolienne.  Cette spécificité fait de cette production énergétique une production fluctuant au gré des conditions météorologiques et, de fait, pas toujours conforme aux prédictions réalisées la veille. Pour éviter le gaspillage et développer l’usage de l’énergie renouvelable, la  CNR a mis au point Move in Pure. « Il s’agit d’un système de gestion intelligent de l’énergie qui consiste à recharger les véhicules au bon moment pour ne pas saturer le réseau électrique et utiliser dès que possible le surplus de production. Notre objectif est de fournir un service clés en main : les bornes de recharge, l’énergie renouvelable et le système de gestion de recharge intelligent » explique Frédéric Storck responsable de la gestion de l’énergie à la CNR.

Le système fonctionne grâce à un smartphone ou un ordinateur connecté à internet. Il suffit d’indiquer à quel moment peut s’effectuer la recharge, immédiate ou différée, ce qui permet d’attendre des conditions plus favorables pour déclencher la recharge à la borne.

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Réunion du Comité d’Orientation Stratégique: de la vision à l’action

Grand Lyon : nouvelles étapes franchies pour une agglomération sobre en carbone !

 Illustration d’un engagement fort et régulier du Grand Lyon dans le domaine du développement durable, Gérard Collomb, Président du Grand Lyon a entièrement dédié la journée du jeudi 8 septembre 2011, à cette thématique :

 –          Il a réuni le matin le Comité d’Orientation stratégique de la conférence énergie Climat, une trentaine d’acteurs clés de l’agglomération (industriels, chefs d’entreprises, directeurs d’institution.), pour leur proposer de franchir ensemble  une nouvelle étape vers l’objectif des 3×20 inscrit dans le Plan Climat.

      Cette nouvelle étape se veut particulièrement ambitieuse : il s’agit pour chaque   partenaire de déterminer, d’ici à la prochaine conférence énergie climat, quelles  actions concrètes il s’engage à mettre en œuvre pour réduire sensiblement l’empreinte carbone du territoire et ainsi contribuer atteindre les objectifs du plan climat. Pour les accompagner dans cette démarche, 12 actions compatibles avec l’objectif des 3×20 leur ont été proposées.

      Le plan d’action partenarial, réunissant l’ensemble des engagements de chacun, sera présenté lors de la séance plénière de la prochaine      conférence énergie climat, le 28 novembre prochain

 

–          Il a ensuite, au sein du centre de recherche de l’IFP-Energies nouvelles, présidé la conférence de presse de présentation du projet INDEED, aux cotés des présidents d’Arkéma, Rhodia, GDF SUEZ et IFP-Energies nouvelles. Ce projet de pôle d’innovation mondial dédié au développement des écotechnologies et des énergies décarbonnées a été labélisé par l’Etat dans le cadre du Grand Emprunt. Il réuni les industriels de la Vallée de la Chimie et notamment les leaders du domaine, tous présents ce matin aux côtés de Gérard Collomb. Ce dernier s’est félicité de cette reconnaissance de la métropole Lyonnaise et de la Vallée de la Chimie comme territoire et acteur incontournable de l’innovation dans le secteur de la chimie verte. Il a rappelé l’engagement du Grand Lyon dans ce domaine pour soutenir la mutation du territoire vers une économie bas carbone, compétitive et créatrice d’emploi.(liste des partenaires dans doc joint)

–      Sa journée s’est poursuivie par la réunion de lancement du comité de pilotage « Vallée de la Chimie » avec les acteurs locaux (Etat, collectivités locales, industriels, .) qui débouchera sur un schéma directeur global pour le territoire « Vallée de la Chimie » effectif dès 2012.

Ils ont dit…

Gérard Collomb, Président du Grand Lyon

«[Citant Saint Jérôme]  Le navire est en train de couler et nous discutons de la cargaison. Nous devons former ensemble un bel équipage pour sortir le navire de la tempête ».

Eric Poyeton, Président de Lyon Urban Truck and Bus (LUTB)

« On va passer de la recherche à des solutions éprouvées ».

Philippe Grillot, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon

« Le rôle d’une CCI est d’aider les TPE et PME à participer à un effort général, à être totalement dans l’esprit citoyen de la communauté qui est la nôtre ».

Jean Pierre Poncin, Directeur de la raffinerie Total de Feyzin

« Il est important d’aider les petites entreprises à suivre le chemin que nous sommes en train de tracer dans l’industrie d’ici 2020 ».

Daniel Godet, Vice-Président d’ABC HLM

« Certains organismes font déjà 100% de production verte. Le pli est pris ».

Gilles Courteix, Président FBTP Rhône

« Le rôle d’une fédération, c’est la formation. Si le marché est réellement là, nous, nous serons prêts ! »

Eric Pacquet, Directeur Environnement du Groupe Casino

« Lyon est une ville prioritaire pour le groupe Casino en matière de transport de marchandises. »

Bernard Rivalta, Président du Sytral

« Il n’y a pas une seule réponse. C’est en mixant les réponses qu’on y arrivera. »

Gérard Collomb, Président du Grand Lyon

« Nous venons d’assister à un débat extrêmement riche. Nous avons tous une vue partielle de tel ou tel problème. La séance de ce matin a montré la nécessité de la complémentarité, de la synergie pour avoir une stratégie globale. »

« Donnons-nous quelques semaines, jusqu’au 28 novembre, pour ensuite partir sur une stratégie partagée. »

« Plus tard, nous devrons communiquer sur ce que nous faisons pour que nos concitoyens s’approprient cette démarche globale. »

« Nous sommes en train de montrer que notre agglomération pense l’avenir. »

Le Plan Climat à Pollutec

Rendez-vous international incontournable des entreprises et organismes de l’environnement, le salon Pollutec a été l’occasion de donner la parole à des entreprises présentes sur le Grand Lyon, sur le thème   « Plan climat, sobriété énergétique : Une opportunité pour les entreprises »
 
Une soixantaine de personnes ont participé à ce rendez vous sur le stand du Grand Lyon jeudi 2 décembre en fin d’après midi.
Déplacement et transport de marchandises, Bâtiment, Industrie, Production et distribution d’énergie : les quatre thèmes étaient passés en revue après un accueil du vice président Bruno Charles en charge du plan climat , avec sur chaque thématique, une courte présentation des objectifs à atteindre (résultat de l’élaboration des scénarios) par Pierre Crépeaux, et une interview de 2 à 3 entreprises.
Transports 
– Auto-partage, covoiturage, la nouvelle place de la voiture en ville  avec François Geindre directeur général de Lyon Parc Auto
Un nouveau système pour la livraison de marchandises en ville  avec Denis Caux chef de projet City Fret (Pôle de compétitivité Lyon Urban Trucks and Bus)
Bâtiment
Construction et réhabilitation haute performance énergétique avec  Karine Lapray, responsable de l’agence de Lyon Bureau d’Etudes TRIBU
– Gestion intelligente de l’énergie dans les batiments industriels et tertiaires avec Laurent  Albiac directeur régional centre-est Siemens
 
Industrie
Projet  de R&D  (récupération de l’énergie basse température dans l’industrie) avec  Christophe Calais chef de projet Altereco du pôle de compétitivité Axelera /Arkema
De nouveaux services mutualisés pour les industriels avec Pierre Bonnel, administrateur de l’association des industriels de la région de Meyzieu (AIRM) et Thomas Lagier directeur de recherche Véolia R&D
 
Energie
– Production d’énergie 100% renouvelable  avec  Frédéric Storck responsable du département gestion de l’énergie Compagnie Nationale du Rhône
– Quelle perspective pour l’énergie solaire dans l’agglomération lyonnaise ?  avec  Stéphane Maureau directeur général d’EVASOL
– Quelques leviers pour l’efficacité énergétique avec Dominique Cherblanc directeur régional du développement territorial EDF
 
La Vice présidente Karine Dognin Sauze en charge des nouvelles technologies au Grand Lyon a profité de l’occasion pour faire le lien entre son domaine de prédilection et les objectifs du plan climat, notamment en donnant la parole à Christophe Debouit assistant de recherche au NEDO  sur le projet d’expérimentation de gestion intelligente des batiments à Lyon confluence.
 

 

Mise à jour 20/12/2010:

A cette occasion, une plaquette présentant la  Conférence Energie Climat a été publiée. Celle ci présente le fonctionnement de la Conférence et reprend les premiers résultats des travaux de l’année 2010. 

 
 

Ateliers de concertation des 6 et 9 juillet 2010: publication du compte rendu

Voici le compte rendu des ateliers de concertation énergie, habitat, entreprises, déplacements, qui se sont déroulés les 6 et 9 juillet derniers.

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Nous remercions vivement les 105 participants à ces ateliers, qui ont proposé 453 mesures (regroupées en 354 propositions finales). Pendant l’été, le BET Inddigo et l’équipe Plan Climat du Grand Lyon ont travaillé à organiser et qualifier les différentes actions proposées, selon 3 types de classements différents: coût des actions, facilité de mise en oeuvre, tonnes de CO2 économisées.

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– en envoyant un mail à l’équipe plan climat (planclimat »arobace »grandlyon.org)

Les prochaines étapes de l’élaboration des scenarii d’agglomération:

– début octobre: publication des scenarii « martyr ». Ce document proposera des orientations techniques permettant d’atteindre les -20% sur le territoire et les confrontera aux propositions d’actions des acteurs du territoire. Ce document sera la base des ateliers de concertation d’octobre et novembre.

– 21 octobre: ateliers de concertation thématiques

– 8 novembre: plénière de concertation