L’équipe écogestes d’Unis-Cité : une année forte en rebondissements…

La promotion 2020-2021 des volontaires en service civique, missionnés par la Métropole et encadrés par Unis-Cité, a tiré sa révérence en début d’été. C’est la fin d’une aventure pour ce collectif dont l’année aura été marquante, tant sur l’engagement de chacun qu’en termes de rencontres. Une belle leçon d’humilité, d’ouverture et d’autonomie, chacun ayant su s’adapter au contexte de la crise sanitaire. Alors, que faut-il retenir pour cette année 2020/2021 ?

Article rédigé par les volontaires, modéré par les services de la Métropole.

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De gauche à droite : Coline, Zahra, Clémentine, Zoé, Théo, Fatma, Atik, une équipe soudée pendant 8 mois !

 Des chiffres

2 jeux développés pour promouvoir et partager les écogestes, 

151 signataires du plan climat contactés,

plus d’une centaine de salariés sensibilisés,

13 interventions réparties dans 7 structures publiques et privées : Feyzin, Décines, Quincieux, Vaulx-en-Velin, Ninkasi, MJC des Confluences, Sword Group.

 

La démarche est une réussite  dans le contexte de la crise sanitaire

L’ensemble des signataires du plan Climat ont été contactés. Bien sûr, tous n’ont pas répondu à l’appel, mais les mairies et les entreprises intéressées ont été très enthousiastes de découvrir nos animations : un jeu de piste ravageur et surtout le célèbre jeu de l’oie ! Une version online a d’ailleurs été adaptée à la crise sanitaire. Une fiche récapitulative de tous les éco-gestes simples a été transmise à tous les participants.

Ce qu’il faut retenir, ce sont des moments de convivialité sincères et sans morale. Quoi de plus efficace pour que les messages fassent sens ?

 

Le jeu de l’oie et jeu de piste ont été repensés

Après nous être inspirés du jeu de plateau des années précédentes, nous avons décidé de retravailler totalement le support : il est le fruit d’un travail collectif réalisé avec l’équipe de la Métropole de Lyon, Léa et Cléa. Nous avons ainsi complètement repensé le design du plateau, réorganisé les catégories de questions, actualisé les informations. Vous pourrez ainsi découvrir la multitude d’éco-gestes qu’il est possible de mettre en pratique au bureau. Les réaliser ensuite chez soi et sur son lieu de travail sera un jeu d’enfant ! Êtes-vous prêt à relever le défi avec vos collègues ?

Nous avons pensé à tout ; en effet au vu de la situation actuelle, il nous semblait indispensable de trouver un moyen de rendre compatible notre animation avec le télétravail : vous pouvez donc dès à présent participer à une version numérique de notre jeu de plateau, utilisable en ligne.

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En photo : plateau du jeu de l’oie entièrement reconçu par les volontaires.

 

Le jeu de piste quant à lui, est l’animation idéale pour cibler concrètement les éco-gestes à mettre en place dans votre établissement ! Découvrez vos bureaux sous un œil nouveau ; répondez à des énigmes et des questions sur les écogestes adaptés à vos équipements. Vous découvrirez par exemple le drôle d’outil qu’est l’éco mousseur ou bien vous effectuerez vous-même des mesures de puissance grâce au wattmètre ! Quelle équipe aura les meilleures idées et l’emportera ?

Vous êtes intéressés ? Rdv au bas de l’article !

 

Que vous ont apporté ces 8 mois de service civique ?

La rencontre de nouvelles personnes, la découverte du monde associatif et professionnel, des aspects de la gestion de projet, apprendre à travailler en équipe, être plus autonome et plus humble. À chaque intervention, chaque participant semblait intéressé par toutes les infos qu’on pouvait leur donner, il y avait du débat, des interrogations. Nous savons que nous avons réussi notre but, en leur apportant des connaissances, de les sentir interpelés et de s’interroger sur les questions de l’écologie.

Au sein de l’équipe, l’année a été forte en rebondissements. Le Covid a provoqué plusieurs jours d’isolement et le départ d’un volontaire; Mohamed; qui n’arrivait plus à se motiver avec le retard que prenait la mission. Mais nous avons réussi à nous adapter et c’est une force que nous avons tous développé grâce au service civique !

Nous remercions Raphaël Youssoufian de la Métropole de Lyon, et notre coordinateur Julien Lacroix-Renzi d’Unis-Cité, pour nous avoir accompagnés tout au long de cette année.

 

Place à la promotion 2021-2022, en cours de recrutement

De nouveaux volontaires reprendront le flambeau et succéderont à leurs prédécesseurs d’ici novembre 2021. Une fois familiarisés avec les outils d’animations, ils pourront intervenir auprès des salariés pour les sensibiliser aux éco-gestes. Des entreprises sont déjà intéressées ! N’hésitez pas à contacter la prochaine équipe à l’adresse suivante dès le mois de novembre : ecogestes.ucgrandlyon@gmail.com ou bien réserver votre place en contactant dès aujourd’hui la Métropole : tri-energie@grandlyon.com

 

 

POLLUTEC, du 12 au 15 octobre 2021 à EUREXPO

Rendez-vous mondial incontournable des solutions environnementales pour l’industrie, les villes et les territoires,  le salon Pollutec est de retour du 12 au 15 octobre 2021 à Eurexpo (Lyon). La Métropole propose un programme d’événements illustrant comment la Métropole accompagne et soutient les acteurs du territoire dans leur transformation.

 

Pour cette édition, la Métropole de Lyon propose un ensemble d’événements en tribune et sur son stand n°110 situé dans le Hall 4 : un programme riche en temps forts avec ses experts spécialistes de l’environnement, de l’énergie et de la transition écologique ! 

En particulier, l’équipe du plan climat vous invite le mardi 12 octobre 2021, de 14h00 à 15h00 sur le stand de la Métropole, pour un temps fort sur le thème :

« Le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de la Métropole de Lyon, une dynamique partenariale pour faciliter la transition énergétique du territoire »

Philippe Guelpa-Bonaro, vice-président de la Métropole de Lyon, présentera le PCAET 2030 et sa feuille de route et Didier Fromont, Directeur Agence Commerciale Réseaux chez Dalkia, témoignera en tant que partenaire du PCAET.

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Plus d’infos sur le programme : https://bit.ly/3mgfu35

Inscrivez-vous gratuitement au salon Pollutec : https://badge.pollutec.com/visiteur/coordonnees.htm

(Code invitation : CXS)

 

Bienvenue chez Gaya : partez à la découverte du biométhane, un gaz vert produit dans la vallée de la chimie !

 

L’équipe du plan climat a visité la plateforme technologique GAYA, qui vise à produire de l’énergie renouvelable à partir de biomasse sèche, selon un process innovant inédit en France.

Suivez-nous !

 

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Photo : La plateforme technologique Gaya

 

Qu’est-ce que le biométhane ?

Le biométhane est un gaz dit vert, car il permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet liée à sa production. C’est une énergie renouvelable car il utilise des matières organiques disponibles en quantité et dont les stocks se régénèrent plus vite que la consommation qui en est faite ; une bonne gestion des ressources est donc nécessaire. Le biométhane participe au développement d’une économie circulaire territoriale où les déchets deviennent des ressources renouvelables.

 

Il existe plusieurs façons de produire du biométhane :

Le biométhane de première génération est produit par un processus biologique appelé digestion anaérobie de déchets humides (fumier, lisier, boues de station d’épuration) : c’est le principe des méthaniseurs. Par ce procédé, on obtient un gaz composé à 50% de méthane, 50% de CO2 et d’impuretés. Afin d’enlever les impuretés et le CO2, il y a ensuite une purification. Le biométhane obtenu peut alors être valorisé dans le réseau de gaz, ou en tant que bioGNV pour la mobilité.

Le but de Gaya est de produire du biométhane de deuxième génération (2G), à partir de déchets organiques secs, qui ne sont pas valorisés par la filière méthanisation. On retrouve ici les résidus de l’industrie forestière, les plaquettes de bois, les écorces, le bois fin de vie (ou bois B) ou encore les résidus agricoles comme la paille ou les noyaux d’olives. Ce procédé permet également de valoriser des déchets non dangereux et non recyclables tels que les combustibles solides de récupération (CSR). Ces déchets sont aujourd’hui principalement incinérés ou enfouis en décharge. Gaya est la première usine de test produisant ce type de biométhane en France. Les procédés utilisés s’appellent la pyro-gazéification et la méthanation catalytique.

Il existe également des expérimentations sur du biométhane à partir de micro-algues, gazéification hydrothermale de résidus organiques liquides difficilement valorisables en méthanisation.

 

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Photo : Cabine d’analyse en ligne de la plateforme GAYA

 

Quel est le coût de ce biométhane ?

Le biométhane de deuxième génération pourrait être à terme très intéressant, car le procédé mis en œuvre par Gaya a un très bon rendement : de près de 85%, grâce à la valorisation du biométhane et de la chaleur produite. Par ailleurs, ce procédé émet jusqu’à – 80% de gaz à effet de serre relativement  à un système utilisant de l’énergie fossile.

Aujourd’hui plus cher que le gaz naturel, le biométhane de deuxième génération pourrait devenir relativement intéressant à long terme. Le coût ciblé est inférieur à 90 €/MWh, et la recherche continue pour atteindre cet objectif.

Enfin, la filière permettra de créer des emplois non délocalisables, les intrants étant issus de filières locales.

 

Gaya : comment ça marche ?

Le biométhane désigne un gaz renouvelable, au contraire du gaz dit « naturel » qui est une énergie fossile. Le biométhane permet de valoriser les déchets pour produire une énergie renouvelable, en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est donc un allié de la transition énergétique.

Voici les différentes étapes du procédé :

Tout d’abord, les intrants (biomasse) sont préparés (par séchage, criblage, déferraillage). La biomasse solide subit ensuite la pyro-gazéification : soumise à une forte chaleur (entre 750 et 850°C) au sein d’un réacteur en défaut d’oxygène, elle est transformée en gaz de synthèse à haut pouvoir calorifique et riche en dihydrogène (H2), monoxyde de carbone (CO), dioxyde de carbone (CO2) et méthane (CH4). Après épuration, le gaz de synthèse est soumis à la méthanation catalytique, procédé utilisant des catalyseurs métalliques. Ce process permet d’augmenter le taux en méthane (CH4) du gaz par couplage du CO, CO2 et H2.

L’un des points forts de ce procédé est de limiter au maximum le rejet d’effluent : il n’y a ainsi aucun rejet liquide mais seulement des cendres (tout comme pour la filière combustion biomasse). Tous les autres effluents sont recyclés par valorisation énergétique directement dans le procédé ou, concernant les composés soufrés, dans des lits d’adsorption qui sont régénérés et dont les effluents gazeux sont traités au même endroit que les fumées.

Le gaz ainsi produit sur la plateforme GAYA n’est pas utilisé à des fins commerciales. Le but de la plateforme de recherche et développement (R&D) Gaya est en effet de rechercher les conditions opératoires optimales pour le développement du procédé. La production de gaz sur la plateforme sert à faire fonctionner le site mais n’est pas injecté dans le réseau de gaz naturel.

 

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Photo : La biomasse emprunte ce convoyeur, direction le réacteur de pyrogazéification, au fond de l’image

 

Le gaz produit devrait subir une dernière étape d’épuration pour atteindre une qualité similaire à celle du gaz naturel, pour être injecté dans les réseaux gaziers de transport et de distribution existants, ainsi qu’être utilisé comme biocarburant pour les véhicules fonctionnant au GNV, le gaz naturel véhicules.

 

Quel risque de compétition avec la filière bois actuelle ?

La pyro-gazéification utilise le bois, une ressource renouvelable lorsqu’elle est gérée durablement. De nombreuses solutions liées aux énergies renouvelables utilisent le bois comme ressource principale, que ce soit dans les chaufferies ou les poêles individuels ou pour valorisation matière. L’objectif de ce projet est d’utiliser du bois qui n’est pas valorisé dans ces filières, mais aussi d’utiliser d’autres combustibles.

Gaya veille également à s’approvisionner localement, autour de 70km actuellement, et jusqu’à 150km pour les futures usines. La distance est un critère d’approvisionnement pour la biomasse afin de limiter l’impact environnemental de l’ensemble de la chaîne.

 

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Photo : Exemple de biomasse sèche utilisée par Gaya

 

Comment a été financé le projet Gaya ?

Le projet Gaya a eu un coût d’environ 60 millions d’euros, financé en grande partie par Engie, mais aussi subventionné par l’ADEME à hauteur de 19 millions d’euros. Le projet Gaya a mobilisé 11 partenaires jusqu’à fin 2019, principalement autour de la recherche. Aujourd’hui, la plateforme Gaya continue ses essais, financés en totalité par Engie. L’opérateur continue à transmettre à l’ADEME ses analyses sur les performances et le cycle de vie. L’objectif affiché d’Engie est de lancer une première unité commerciale en 2023.

 

Le projet Gaya pourra-t-il être répliqué ?

Effectivement, le projet Gaya est un test grandeur nature pour pouvoir dupliquer de futures usines de production de biométhane, mais dont les échelles seront différentes. Gaya restera une plateforme d’expérimentation dans le but d’une amélioration continue du procédé et de tester de nouvelles innovations, quand d’autres usines pourront fournir du biométhane

 

Dates clés :

  • 2014 : pose de la première pierre
  • 2017 : inauguration du site
  • 2018 : première injection de biomasse et démarrage du programme d’essais
  • 2019 : première production de biométhane à partir de biomasse
  • 2020 : première production de méthane à partir de combustibles solides de récupération (CSR), une première mondiale !
  • Aujourd’hui : essais d’optimisation pour continuer à faire baisser les coûts de production et améliorer les performances, et à diversifier les intrants testés.

Ce projet est cohérent avec les objectifs du plan climat, du schéma directeur des énergies et de l’exécutif actuel en matière d’augmentation de la production et de la consommation d’énergies renouvelables locales.

POLLUTEC ONLINE, c’est cette semaine ! Du 1er au 4 décembre 2020

 

Face à la situation exceptionnelle, Pollutec a lieu 100% en ligne cette année, du 1er au 4 décembre. Vous pouvez retrouver toutes les conférences ici [clic !] , sur les domaines de l’économie circulaire, de l’eau, des déchets, de la mobilité durable, mais aussi la biodiversité, ou encore l’énergie et le climat.

 

Pollutec Online, du 1er au 4 décembre 2020

Pollutec Online, du 1er au 4 décembre 2020

 

Vous trouverez…

Des conférences en format plénière, de 45 minutes avec modérateur, organisées avec des officiels sur des plateaux TV à Paris mardi et mercredi, et à Lyon jeudi et vendredi à EDF Pulse Lab.

Nos élus interviennent dans 2 tables rondes :

  • Mines urbaines Jeudi 3 décembre | 16h30 – 17h15 : Quelles solutions pour transformer nos villes, en augmentant la flexibilité et la capacité de nos bâtiments à se transformer ? Construire des bâtiments éco-conçus pour faciliter la déconstruction sélective. Mise en valeur de mines et carrières urbaines en France et en Europe. Avec Emeline Baume : 1ère Vice-Présidente, Métropole de Lyon (ILOE/Chantier R Station R) ; Alexandre Doyere : Président, Doyere Démolition, Administrateur du SEDDRe ; Cédric Borel : Directeur Institut Français pour la performance du Bâtiment  ; Véronique Pappe : Déléguée Générale, Construction 21.
  • Mobilité des personnes au sein des villes Vendredi 4 décembre | 14h – 14h45 : Comment maîtriser et répondre à la demande ? Quelles possibilités pour le report modal ? Comment l’accélérer ? Comment améliorer l’existant ? Avec Jean-Charles Kohlhaas : Vice-Président en charge des déplacements, intermodalités et logistique urbaine, Métropole de Lyon ; Pauline Desmedt : chef de projets Innovation (LEMON), Transdev ; Jérémie Almosni : chef de service, Service Transports et Mobilités, ADEME ; Timothée David : Directeur territorial, EDF Collectivités Auvergne Rhône-Alpes.

Des formats ateliers, où les entreprises peuvent évoquer les solutions ou projets concrets.

L’annuaire des solutions, qui met en avant toutes les solutions/innovations que les exposants voulaient présenter en 2020. Il sera mis en ligne le 1er décembre et restera actif pendant 1 an. Objectifs : présenter ses produits ; faire connaître son entreprise ; mettre en avant ses innovations ;  développer sa visibilité auprès des différents acteurs du secteur ; générer des contacts qualifiés intéressés par ces solutions. L’annuaire des exposants est disponible ici [clic !]

Des rendez-vous d’affaires, via une plateforme en ligne gratuite qui aide à qualifier les personnes à cibler prioritairement pour favoriser les rencontres entre donneurs d’ordres publics et privés, industriels et collectivités. Objectifs : faciliter les rencontres entre les professionnels des métiers de l’environnement et les porteurs de projets publics et privés. Où ? [clic !] Comment ça marche ? [clic !] Qui est déjà inscrit ? [clic !]

Et finalement, deux escape game jeudi à 12h et vendredi à 11h10 : comment allez-vous échapper au réchauffement climatique ? 60 minutes pour choisir collectivement les meilleures solutions pour la transition énergétique, l’évolution de notre mobilité ou notre alimentation !

En attendant le retour de la version salon à Eurexpo du 5 au 8 octobre 2021 !

 

Vous souhaitez renouveler votre équipement de chauffage au bois ? Avec la Prime Air Bois, c’est le moment !

Saviez-vous que la majeure partie des particules fines, responsables de la dégradation de la qualité de l’air, était due à un chauffage au bois non performant ? Non ? Saviez-vous qu’un équipement performant est respectueux de l’environnement et tout aussi confortable à l’usage ? Non plus ? Et saviez-vous que La Métropole de Lyon finance un renouvellement des équipements de chauffage au bois non performants à hauteur de 1000€ ; voire 2000€ à travers son dispositif Prime Air bois ? Toujours pas ? Alors, il vous faut absolument lire ce qui suit !

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Changer son équipement de chauffage au bois pour un appareil performant : une bonne initiative pour améliorer la qualité de l’air !

Contrairement aux idées reçues, les particules fines (PM10 et PM2,5) présentes sur le territoire sont en majorité le résultat d’un équipement de chauffage au bois non performant. C’est même leur source première, et cela en particulier durant la période hivernale. Certains jours, en hiver,  jusqu’à 70% des particules fines respirées sur le territoire de la Métropole de Lyon sont issues des chauffages au bois non performants des particuliers. Pour enrayer cette pollution, une solution simple existe : s’équiper d’un appareil performant. En effet, le bois reste une source d’énergie locale et durable qu’il serait dommage de ne plus utiliser.

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Appareils neufs installés ayant bénéficié de la prime air bois

Une aide métropolitaine pour remplacer votre appareil !

Pour accompagner ce changement, la Métropole de Lyon a mis en place une Prime Air Bois, qui consiste en un financement de 1000€ pour tous (et 2000€ sous conditions de ressources), afin de changer son ancien poêle ou sa cheminée pour  un appareil neuf à haute qualité environnementale (label Flamme verte). La pose doit également être effectuée par un professionnel qualifié. Depuis sa création il y a deux ans, la prime a ainsi permis à 850 foyers de renouveler leur équipement. Vous trouverez toutes les informations dans la brochure disponible ici [Dépliant Prime Air Bois], le dossier en téléchargement [Dossier Aide Prime Air Bois]et pour les professionnels, c’est là [Dossier Professionnels Prime Air Bois].

 

Pour plus de renseignements et/ou déposer votre dossier :

  • Présentation de la Prime Air Bois et téléchargement d’un dossier : [clic !]
  • Guichet numérique pour retrait et dépôt de dossier : [clic !]
  • Accompagnement des particuliers dans leur démarche d’éco-rénovation, et informations sur les aides : Espace INFO ENERGIE Rhône – Métropole de Lyon.
  • Tél. 04 37 48 25 90
  • contact@infoenergie69-grandlyon.org
  • Contact avec le service écologie pour toute question, proposition d’animations locales, mobilisation citoyenne…
  • Primeairbois@grandlyon.com

 

Salariés engagés de retour sur votre lieu de travail ? Répondez à l’enquête du Réseau FEVE !

Le Réseau FEVE, que nous vous avons présenté dans un précédent article [clic!], organise une enquête pour mieux connaitre les salariés engagés au travail, qui lancent et/ou participent à des projets citoyens, environnementaux et/ou solidaires, sur leur lieu de travail. Vous pouvez répondre via ce questionnaire en ligne :

https://enquetes.univ-lyon2.fr/index.php/135125?lang=fr

L’objectif est de mieux connaitre les salariés engagés sur ces thématiques, et mieux appréhender leurs situations.

N’hésitez pas à participer !

 

L’usine solaire métropolitaine déploie ses panneaux photovoltaïques dans la Vallée de la Chimie

Nous vous parlions à l’automne 2019 d’investissement citoyen possible pour des projets de développement des énergies renouvelables sur le territoire de la Métropole de Lyon [voir l’article blog ici]. C’était le cas du projet porté par la société Lyon Rhône Solaire dans la Vallée de la Chimie : zoom sur son état d’avancement !

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Vue aérienne et simulation des ombrières photovoltaïques sur le parking du site d’Arkema – © Terre et Lac Solaire

 

Une usine solaire pour développer les énergies renouvelables produites localement

La Métropole de Lyon pilote un ambitieux projet de transition énergétique dans la Vallée de la Chimie : créer une usine solaire métropolitaine qui produira environ 7 500 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 591 foyers, et permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 709 tonnes de CO2 chaque année.

Revivez en 2 min le chantier de la pose d’ombrières photovoltaïques sur le site de JTEKT à Irigny ! Il n’aura fallu que quelques semaines aux équipes des lyonnais de TERRE ET LAC Solaire pour recouvrir 540 places de parking… Impressionnant !

 

Un projet partenarial industriel et citoyen fort

Ce projet repose sur l’engagement de six industriels (ARKEMA, JTEKT, KEM ONE, VOS Logistics, TOTAL CRES et IFPEN) qui mettent à disposition des surfaces sur les toitures de leurs bâtiments et en ombrières de parking pour permettre le déploiement de 35 000 m² de panneaux photovoltaïques d’ici l’été 2020. Aujourd’hui, 30 500 m² de panneaux sont déjà installés.

La société de projet Lyon Rhône Solaire a été créée pour faire le lien entre les industriels impliqués et les habitants du territoire, tout en permettant un suivi optimal de cette réalisation. Elle privilégie ainsi une approche globale garante d’une production d’énergie maximisée. Ce partenariat public-privé associe depuis avril 2019 Corfu Solaire, entreprise filiale du groupe lyonnais Terre et Lac, la Métropole de Lyon et le fonds régional d’investissement OSER.

Enfin, l’implication dans le projet des salariés et des habitants du territoire n’est pas en reste. En effet ce sont 275 000 euros qui ont été collectés lors de la campagne de financement participatif du projet fin 2019.

 

Les chiffres clés du projet global

  • 6 centrales photovoltaïques : des ombrières de parking, des toitures industrielles
  • Coût du projet : 8 millions d’euros
  • 30 500 m² de panneaux solaires photovoltaïques
  • 5,9 MWc de puissance
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Ombrières de parking de Total Cres et de l’IFPEN le long du canal du Rhône à Solaize – © Terre et Lac Solaire

 

Sappi s’applique à réduire sa facture énergétique

Comment optimiser sa consommation d’électricité ? Les solutions concrètes pour économiser l’énergie sont nombreuses, mais il faut parfois un coup de pouce pour passer à l’action. La société Sappi, PME implantée à Vaulx-en-Velin, en a fait l’expérience en suivant le programme Lyon Eco-énergie (une action du Plan Climat). Rencontre avec la directrice générale, Sam Pourcher.

L'entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

L’entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

Spécialisée dans l’application de revêtements anti-adhérents, anti-corrosion et de lubrifiants secs sur tout type de pièces industrielles, l’entreprise Sappi, implantée à Vaulx-en-Velin, est engagée depuis 2015 dans une démarche visant à faire baisser le montant de sa facture énergétique. En deux ans, le système d’éclairage a été changé et les 19 salariés ont été sensibilisés aux éco-gestes. S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément les économies réalisées, Sam Pourcher, directrice générale, a rapidement été convaincue de l’intérêt de la démarche : « notre certification MASE (manuel d’amélioration sécurité santé environnement des entreprises) était en cours, et nous avions constaté qu’il n’était pas forcément évident pour tous les opérateurs de penser à éteindre la lumière en sortant de l’atelier, ou qu’il arrivait que toutes les machines soient mises en route en même temps ». Consciente de ces marges de progression, la filiale du groupe Sofiplast a alors accepté la proposition de la CCI de bénéficier du programme Lyon Eco-énergie. La visite énergie, entièrement gratuite, est effectuée en 2015 par Thibault Costantino, conseiller affilié à la CCI, qui réalise un diagnostic en évaluant les consommations d’énergie sur le site de production.

Investir dans un éclairage LED

Première préconisation, toute simple : changer le système d’éclairage en remplaçant les néons par des LEDs. Si l’investissement de départ est important, il sera amorti à moyen et à long terme par une moindre facture d’électricité. Autre action rapidement mise en place : profiter des réunions hebdomadaires avec l’atelier pour diffuser de l’information pratique aux salariés, par exemple en rappelant que baisser le chauffage d’un degré permet déjà de faire des économies. En complément, des détecteurs de présence ont été installés dans certaines zones pour gérer automatiquement l’éclairage. Parce que l’être humain n’est pas infaillible, et qu’acquérir de nouveaux réflexes prend du temps.

Définir des indicateurs pertinents

Si l’implication du dirigeant est indispensable, il est utile de désigner un référent pour mener à bien la démarche. Chez Sappi, c’est l’animateur HQSE (hygiène, qualité, sécurité, environnement) et le responsable de production qui ont joué ce rôle. Le gaz n’étant pas significatif, l’indicateur retenu a été la moyenne de consommation électrique par rapport au nombre d’heures travaillées. En hiver, le pic de consommation de 16h est clairement apparu. Conséquence : il a fallu identifier les moments auxquels il était possible d’éteindre certains équipements, pour éviter ce pic.

Développer une vision à long terme

Comme l’indique Sam Pourcher, « l’avantage de l’accompagnement, c’est que cela incite à adopter une vision à long terme. Seul, on est vite absorbé par la gestion quotidienne et on n’a pas forcément tendance à se focaliser sur la question de l’énergie ». Plus largement, cela fait réfléchir différemment : « nous sommes plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs, notamment lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel équipement. Nous leur demandons de nous proposer des solutions économes en énergie ». Autre enseignement tiré du programme : concernant les machines, opter pour un nouveau moteur qui consomme moins peut générer plus d’économies que faire réparer un ancien modèle.

Économiser l’énergie : une préoccupation constante

Pour mesurer le retour sur investissement, savoir faire preuve de patience est indispensable. En effet, il est nécessaire d’avoir environ un an et demi de recul pour mesurer concrètement les bénéfices liés aux LEDs installés fin 2016. En revanche, le seul fait d’avoir réalisé un diagnostic énergétique a rapporté des points supplémentaires à Sappi dans le cadre de sa certification MASE. Et, loin d’être achevée, la réflexion se poursuit aujourd’hui : « le local du compresseur dégage de la chaleur, tandis qu’il fait toujours froid dans l’atelier. Nous aimerions utiliser cette chaleur car maintenant, nous avons le souci de ne pas perdre de l’énergie. Le programme a développé chez nous ce réflexe ». Un programme que la directrice générale juge susceptible d’intéresser des entreprises de tous les secteurs : « faire baisser la facture d’énergie est une préoccupation pour tout le monde. Il suffit de prendre le temps de mettre en place des choses simples ». Une piste à ne pas négliger pour augmenter sa compétitivité interne.

SAPPI en bref :
– 1979 : création de SAPPI (SA)
– 1989 : rachat par le groupe Sofiplast
– 19 salariés
– 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016
– Activité : traitement et revêtement des métaux
– Domaines d’application principaux : aéronautique, agroalimentaire, électronique…

SAPPI et les économies d’énergie en quelques dates :
– 2015 : visite énergie dans le cadre de Lyon Eco-énergie
– Fin 2015 : remplacement des néons par des LEDs
– Depuis 2016 : sensibilisation des salariés
– Novembre 2016 : installation des détecteurs de présence
– 2017: réflexion sur l’utilisation de la chaleur du local du compresseur pour chauffer l’atelier (en cours)

En savoir plus :

Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, le programme Lyon Eco-Energie vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

 

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 100 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (1527 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 du « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, prévue pour 2018, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre 2017) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus. Les éléments proposés sont à l’étude pour être intégrés à l’écriture du nouveau PCAET.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Le diagnostic du territoire a été mis à jour en 2016 et constitue une photographie du système énergétique autant sur la consommation, la production et la distribution d’énergie à la maille IRIS (maille infra-communale de l’INSEE). Sur cette base, la Métropole et ses partenaires ont construit au cours de l’année 2017 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » du territoire à horizon 2030. Pour celà, 8 ateliers on été nécessaires rassemblant 50 acteurs du monde associatif, économique et les collectivités. Les ateliers de l’après-midi de la Conférence Énergie Climat ont eu pour but de s’immerger dans chacun de ces scénarios, en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017 Les quatre scénarios du SDE (577 téléchargements )

Lancement de la révision du PCAET

En 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à l’écriture du plan d’actions. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années. A cette occasion, les avancées du Plan Oxygène seront intégrées et complétées pour concourir aux objectifs d’amélioration de la santé en lien avec l’environnement.

Le futur PCAET sera la synthèse de ce travail partenarial. Fin 2018, la trajectoire énergétique sera présentées aux maires des 59 communes de l’agglomération et un travail sera réalisé à l’échelle des conférences territoriales des maires pour intégrer les enjeux locaux. Au premier semestre 2019, le document sera soumis à la consultation du public comme le prévoit la réglementation. Enfin, un nouvel « appel à partenaires » sera diffusé pour permettre aux 100 partenaires actuels et à d’autres de signer le nouveau plan et de s’engager sur leurs compétences. 

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

La boulangerie Saint-Vincent met la main à la pâte pour réaliser des économies d’énergie

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

La Boulangerie Saint-Vincent

Idéalement située sur les quais, face à la passerelle Saint-Vincent et au dos de la fresque des lyonnais, la boulangerie Saint-Vincent s’est lancée parmi les premiers dans le dispositif Lyon Eco Énergie.

Denis Roisil, ancien cuisinier et pâtissier, a repris la boulangerie Saint-Vincent en novembre 2011. Passionné par son métier, il a développé cette boulangerie bio où tout est fait maison. « On peut faire énormément de choses différentes avec très peu de matières premières ! ». Nous nous installons dans l’arrière-boutique où une grande fenêtre permet aux passants d’apercevoir la fabrication de ses produits.

Lyon Eco Énergie vous aide à anticiper la hausse des prix

En lisant un article sur les économies d’énergie dans le mensuel de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Denis Roisil a pris connaissance du dispositif Lyon Eco Énergie. Avec la suppression des tarifs jaune et vert de l’électricité fin 2015, il prévoit une « explosion » des prix de l’électricité dans les années à venir. Pour évaluer les économies à réaliser en prévision de cette hausse, il a décidé de réaliser un diagnostic des consommations énergétiques de la boulangerie. Lyon Eco Énergie est donc arrivé au bon moment pour lui proposer un bilan indépendant, chiffré et gratuit de ses consommations d’énergie.

Des bouleversements climatiques aux bouleversements économiques

L’énergie occupe une place bien plus importante dans son métier que ce que l’on pourrait soupçonner. Aujourd’hui, la boulangerie dispose d’un four électrique et de chambres de fermentation pour la pâte, qui font de l’électricité un poste de dépenses prédominant, devant les matières premières. Le boulanger doit donc être très précis dans ses consommations d’énergie et essayer de les réduire au maximum, sinon le surcoût sera répercuté directement sur le prix de vente. Une mauvaise gestion des consommations d’énergie impacte directement la trésorerie : les bouleversements climatiques entraînent des bouleversements économiques. Il faut donc adapter ses méthodes de travail en conséquence.Denis Roisil dans sa boulangerie

Du pain sur la planche

La visite du conseiller Lyon Eco Énergie Julien Gornet, de la Chambre de Métiers et d’Artisanat, a permis de mettre en évidence les postes où la boulangerie pourra réaliser de véritables économies d’énergie.

Premier consommateur d’électricité : le four. Denis Roisil a acheté ce four électrique en 2012 suite à une panne de l’ancien : l’achat s’est fait en urgence et le boulanger n’a eu le temps ni de réaliser des devis ni de choisir le four le mieux adapté à sa manière de travailler. En optant aujourd’hui pour un four à granulés de bois, il pourrait économiser 1 000€ par mois, un gain considérable. Ce projet est actuellement à l’étude.

Denis Roisil réfléchit aussi à améliorer l’entretien de ses groupes frigorifiques, véritables « boîtes à farine ». Placer ces groupes dans une pièce bien ventilée permet en général d’augmenter leur durée de vie de 4 à 5 ans.

Enfin, seront installés rapidement des détecteurs de mouvement pour le contrôle des lumières, mesure simple et efficace.

Le boulanger ne souhaite pour l’instant pas modifier son contrat électrique. Il refera cependant faire un diagnostic à la fin de l’année après la suppression des tarifs jaune et vert pour s’adapter aux nouveaux prix de l’électricité, aux nouvelles offres et peut-être au changement de son four.

Tout le monde s’engage

Les huit employés de la boulangerie s’investissent déjà pleinement dans la production de pain bio. Sensibilisés aux questions environnementales, ils sont réceptifs à la démarche Lyon Eco Énergie et toute la boulangerie se mobilise pour réaliser des économies d’énergie.

A vous de jouer !

Denis Roisil conseille ce dispositif « à tout le monde ! A tous ceux qui sont en recherche d’éléments pointus sur leurs dépenses ».

Souhaitons que les entreprises seront nombreuses à suivre ce conseil !

 

Pour en savoir plus :

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie.

Contact des conseillers :

– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr

Article en lien : Lyon Eco Énergie

Pour mieux connaître la boulangerie : http://boulangerie-saint-vincent.fr/