A vos capteurs !

Le 20 juin après-midi, la première campagne participative de mesure de la qualité de l’air et de la chaleur en ville aura lieu. A l’aide de capteurs spécialement conçus par les laboratoires de recherche lyonnais, une quarantaine de volontaires sont attendus pour arpenter la ville et récolter de précieuses données. Tentés par l’aventure ?

3Mair-Mesures-participatives-Lyon

Climat urbain

L’été approche avec son lot de canicules : on le sait, ce phénomène va s’intensifier… Mais quel est le lien entre climat local et urbanisme ? Comment évoluent les concentrations de polluants selon les rues, les différents espaces, en lien avec l’activité humaine entre autres ? Depuis quelques années, la possibilité de construire à moindre coût des capteurs offre de nouvelles méthodes de mesure.

Le projet 3 M’air

Tout est parti d’un projet de recherche, « 3 M’air » (comme Mesure citoyenne Mobile & Modélisation). Il rassemble plusieurs laboratoires en  géographie, sciences sociales, télécommunications ainsi que des collectivités et spécialistes de la météo et de la qualité de l’air. L’objectif ? Lors de campagnes de mesure avec les habitants, acquérir des données sur la qualité de l’air (mesure des particules fines et gaz polluants tels que le NO2) et la température de l’air.

Des capteurs spécifiques ont été conçus par le laboratoire CITI à la Doua, leur précision a été comparée aux mesures des professionnels (Météo France et Atmo). La méthode de mesure participative a été testée à plusieurs reprises par les géographes de Lyon 3 – Jean Moulin. Les résultats de ces campagnes, données de terrain, seront ensuite comparés aux informations des différents modèles, afin de les améliorer.

Je m’inscris !

Lors de parcours de 1,5 km en moyenne, les volontaires pourront explorer une partie de la ville et enregistrer les données mesurées par le capteur en continu.

Pour participer :

– inscrivez-vous par mail à projet.3mair(a)gmail.com 

– RDV le jeudi 20 juin à 14h au Tubà (145 rue lafayette)

– n’oubliez pas de prendre un chapeau, de la crème solaire et une paire de baskets

A vos marques… prêts…

 

 

Musée des Confluences : des lycéens dans la peau des dirigeants pour sauver le climat

Le Musée des Confluences invite les lycéens du territoire à un jeu de rôle pour enrayer le changement climatique. À la place des dirigeants d’un pays, ils doivent réfléchir à un accord afin de limiter le réchauffement de la planète. Comme lors des vraies COP sur le climat.

Les élèves (re)découvrent l'histoire des différentes espèces

Les élèves (re)découvrent l’histoire des différentes espèces

Sensibiliser les lycéens au climat

L’appropriation du thème commence par une visite de l’exposition « Espèces, la maille du vivant » au Musée des Confluences. Les lycéens visiteurs sont plongés au plus près de la relation qu’entretient l’Homme avec son environnement et comprennent son impact grandissant sur la biodiversité. « Notre objectif initial est de présenter la planète comme un bien commun, explique Sylvie Boucherat, chargée de médiation au Musée des Confluences. Les élèves doivent percevoir la complexité des enjeux climatiques qui nécessite de sortir d’une vision à l’échelle des nations. »

La visite, point de départ pour comprendre

Mi-janvier, c’était justement au tour des élèves du lycée Diderot La Martinière (Lyon) de visiter l’exposition, mais aussi l’auditorium où ils vont officier quelques mois plus tard. Explications sur l’origine et l’architecture du bâtiment étaient aussi au programme. Une occasion de faire découvrir un lieu où certains venaient pour la première fois, et peut-être de susciter l’envie d’y revenir.

IMG_4323

Les élèves des différents établissements visitent l’exposition « Espèces, la maille du vivant »

Un projet pédagogique sur une année scolaire

Les classes viennent plusieurs fois au musée et travaillent la question toute l’année en classe, en SVT, en Histoire ou en SES. « Une formation des équipes enseignantes au musée est le point de départ d’un travail soutenu en classe, note Sylvie Boucherat. Nous remettons aux professeurs des outils pédagogiques conçus en partenariat avec l’ENS et les professeurs relais du musée. » La majeure partie du projet commence ainsi : les élèves représentent les pays, par petits groupes. Se mettre dans la peau du Maroc, de la Chine ou de l’Union Européenne, comprendre l’histoire de la nation, son rapport avec le climat, ses enjeux économiques. Et travailler un argumentaire pour défendre une cause collective, le climat, sans omettre l’intérêt propre au pays. Une réalité qui n’est jamais la même d’un pays à l’autre, les états les plus développés (et donc les plus industrialisés, c’est à dire ceux qui contribuent le plus au réchauffement climatique) ayant souvent plus de mal à inscrire les objectifs de réduction du réchauffement climatique dans leurs lois nationales.

Pour finir, une COP en mai, comme en vrai !

Au mois de mai 2019, les 10 classes se retrouveront dans l’auditorium du Musée des Confluences pour simuler une COP (2 classes par jour durant cinq jours). L’aboutissement d’un travail d’une année, durant laquelle les élèves vont se prendre au jeu et interpréter les personnages : le président, le secrétaire, les ambassadeurs mais aussi les journalistes, qui seront chargés de faire la retranscription de l’évènement auprès de leurs camarades de retour au lycée. L’enjeu est « fictif » : trouver un accord pour limiter la hausse de température moyenne mondiale à +2°C d’ici la fin du siècle. Sylvie Boucherat note toutefois que « lorsqu’ils pénètrent dans l’hémicycle du musée, on sent qu’ils prennent leur rôle très à cœur. Ils ont des badges, un drapeau et ils incarnent à merveille le pays qu’ils représentent. »

IMG_4297

En janvier, les élèves du lycée Diderot-La Martinière ont visité l’auditorium où ils vont officier au mois de mai 2019

Le Musée des Confluences s’engage

Pourquoi une telle implication du musée dans la question climatique ? Pour Sylvie Boucherat, « ce projet, à la confluence de nombreuses disciplines, a du sens pour le musée » Et de détailler : « Au départ, nous avions proposé les simulations de COP à un public adulte. Puis l’idée nous est venue naturellement d’adapter l’approche aux scolaires. » Et le résultat est visiblement au rendez-vous. « Ils s’impliquent vraiment en négociant entre pays et en imaginant des compromis, ce qui est notamment le rôle des ambassadeurs lorsqu’ils vont à la rencontre des délégations des autres pays. Et ils comprennent vite que les promesses de réductions de gaz à effet de serre ne sont pas simples à tenir. Les représentants des pays en voie de développement peuvent alors demander des subventions aux nations les plus riches pour les aider à envisager une transition énergétique. Tout est une question d’aide et d’échanges entre les pays. Et ça, ils l’ont bien compris. »

Dix établissements scolaires sélectionnés

Proposé par le Musée des Confluences pour la troisième année consécutive, ce projet sur les enjeux climatiques est réalisé en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure (via notamment l’Institut Français d’Éducation) et la délégation académique aux arts et à la culture au sein du rectorat. C’est ensemble qu’ils ont sélectionné les dix établissements amenés à prendre part au projet tout au long de l’année scolaire. Les lycéens de seconde sont ainsi issus du territoire de la Métropole (Saint Genis Laval, Lyon, Villeurbanne, Neuville-sur-Saône) mais pas seulement puisqu’ils viennent aussi d’Ambérieu-en-Bugey, Villefranche-sur-Saône ou encore Firminy.

Une simulation pour agir concrètement à l’avenir

Même si les COP du Musée des Confluences n’accouchent d’aucune décision concrète pour le climat, l’essentiel est ailleurs : dans la capacité du Musée d’avoir su, au fil des années, former des ambassadeurs du climat. D’avoir fait prendre conscience à ces jeunes lycéens de l’importance du respect de la planète. Et d’avoir sensibilisé les générations de demain à l’urgente nécessité d’agir dès maintenant.

Témoignage de Corinne Perret-Thomas, professeur de SVT au lycée Martinière-Diderot

IMG_4338« Nous avons eu connaissance du projet mené par le Musée car ils en ont fait l’écho auprès de notre établissement. J’ai souhaité postuler car le réchauffement climatique est au programme des classes de seconde, et parce que la démarche peut aussi être bénéfique pour notre lycée, en cours de labellisation E3D (démarche de développement durable). Ce projet est aussi très intéressant car il a une vocation bilingue et internationale. Il propose quelque chose de différent aux élèves, de manière pluridisciplinaire puisque je travaille en lien étroit avec une documentaliste et une professeure d’histoire-géo. De plus, le côté simulation/jeu de rôle est une vraie innovation pédagogique et le débat avec d’autres classes va responsabiliser les élèves. La visite du musée est le point de départ de la réflexion, là où ils prennent conscience que la biodiversité est en réduction, à cause du réchauffement climatique. »

 

Témoignage de Selma, élève en classe de seconde

IMG_4312

 

« Ce projet et cette visite sont une excellente opportunité de mieux comprendre le climat et peu de classes ont la chance de faire partie de ce type de programme. Personnellement, le climat est une cause qui me tient à cœur, j’y suis sensible car je sais que la planète souffre. Et si on continue comme ça, nos futurs enfants ne pourront pas vivre comme nous. Il faut jouer notre rôle à fond et améliorer nos comportements pour changer ce qui peut encore l’être. »

 

  

 

La météo, le climat et vous : votre témoignage intéresse les chercheurs !

Participez à une recherche CNRS sur les relations des citadins de Lyon à la météo et au climat. Nos chercheurs viendront recueillir les témoignages des habitants du quartier Guillotière et du 6e arrondissement. Quel que soit votre profil, vous pouvez participer à cette recherche. Votre point de vue personnel nous intéresse !

Les grand-lyonnais adaptent au quotidien leurs pratiques à la météo et au climat.

Les grand-lyonnais adaptent au quotidien leurs pratiques à la météo et au climat.

Comment cela se passe ?

Prenez contact pour un entretien d’une heure environ : ce sera l’occasion pour vous de nous parler de votre rapport à la météo et au climat. Comment s’est-il construit au fil de votre histoire personnelle ? Quels sont les climats des lieux, régions et pays que vous avez eu l’occasion de fréquenter et de ceux que vous fréquentez actuellement ? Quelle est votre sensibilité et votre exposition en fonction de votre passé, de votre vie, de vos activités et des lieux de votre quotidien ? Comment vous adaptez-vous à la météo, ses changements et aux évolutions du climat ? Nous vous garantissons l’anonymat : vos noms et prénoms resteront confidentiels.

À quoi cela sert-il ?

Ce projet s’inscrit dans le cadre du projet « Nature 4 Cities », mené par plusieurs équipes de chercheurs de villes européennes, avec le soutien de la Métropole de Lyon. Il permettra de mieux prendre en compte le point de vue des habitants, leurs besoins et leur confort pour aménager la ville de demain. Les résultats seront accessibles une fois l’étude finalisée.

Pour prendre RDV ou pour toute demande d’information :

Par mail à agodet@grandlyon.com ou par téléphone au 06 42 85 28 04.

Merci de préciser votre lieu d’habitation (Guillotière ou 6e) et votre âge.

Bandeau logos

 

 

Sylv’ACCTES reconnue d’intérêt général pour son action en faveur de l’environnement

Grâce à Sylv’ACCTES, collectivités et entreprises peuvent contribuer activement à la lutte contre le changement climatique. Comment ? En investissant dans des projets de gestion forestière éco-responsable. Car la forêt est le seul puits de carbone sur lequel l’homme peut avoir un impact déterminant. A elle seule, la forêt française stocke 65 millions de tonnes de CO2 par an. Explications de Loïc Casset, coordinateur général de cette association reconnue d’intérêt général en février dernier.

Les partenaires de Sylv'ACCTES réunis en foret

Les partenaires de Sylv’ACCTES

Véritables réservoirs qui captent et stockent le gaz carbonique de l’atmosphère, les puits de carbone limitent le réchauffement climatique. A eux seuls, les océans absorbent entre deux et trois milliards de tonnes de carbone par an. Les forêts jouent également ce rôle essentiel, comme l’explique Loïc Casset, coordinateur général de l’association Sylv’ACCTES (Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques) : « le rôle de la forêt dans l’atténuation du changement climatique a été scientifiquement reconnu par le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Par la photosynthèse, la forêt capte et séquestre le CO2. Le carbone est également stocké dans les produits issus de la transformation du bois ». Autre atout du bois : il peut se substituer à des énergies fossiles et à des matériaux énergivores tels que l’acier, le béton ou le plastique, ce qui évite des émissions de CO2.

Entretenir la forêt pour la préserver

Cependant, pour que le bilan carbone du bois soit neutre, il faut qu’il soit issu de forêts gérées durablement. « Seule une gestion forestière durable permet de concilier nos attentes fortes vis-à-vis des forêts (variété des paysages, préservation de la biodiversité…) et la pression que nous faisons peser sur la ressource bois, poursuit Loïc Casset. Or aujourd’hui, le seul revenu du bois est trop faible pour permettre aux propriétaires d’entretenir correctement les forêts. Des massifs entiers sont laissés à l’abandon. »

Soutenir une gestion forestière durable

« Lorsqu’un propriétaire forestier accomplit un acte de gestion durable qui prend en compte d’autres services environnementaux que la seule production de bois, il œuvre pour l’intérêt général. Cela justifie qu’il puisse être soutenu financièrement pour poursuivre cette gestion vertueuse. C’est pourquoi Sylv’ACCTES participe au financement des travaux forestiers durables ».

Une interface de financement au mode d’action unique

« L’association fait le lien entre des financeurs souhaitant répondre à des enjeux ciblés (collectivités) ou améliorer leur empreinte climat/environnement (entreprises) et des travaux forestiers ayant fait preuve de leurs qualités économiques, climatiques, environnementales et sociétales. Son mode d’action repose sur une concertation locale avec les communes rurales, les associations de protection de la nature et les forestiers. L’objectif est d’identifier les opérations forestières qui génèrent, au-delà du carbone, des impacts positifs sur la biodiversité, la qualité des paysages ou l’économie locale. Cette approche est unique en Europe. »

Logo de l'association Sylv'acctes

Des projets sylvicoles territoriaux

Concrètement, comment ça marche ? « Les collectivités rédigent leurs cahiers des charges en fonction de leurs besoins et/ou urgences. Il peut s’agir de protection contre les risques naturels, de protection des paysages comme dans les Bauges ou de conserver des résineux et des feuillus comme dans le Bugey. Les forestiers proposent des modalités techniques de gestion forestière qui sont évaluées par Sylv’ACCTES, au moyen d’un référentiel d’outils normés déposé à l’INPI. On aboutit à un projet sylvicole territorial (PST), validé par les élus locaux, qui définit les projets finançables par Sylv’ACCTES. L’objectif est de rompre avec une vision de court terme et d’adopter des techniques qui porteront leurs fruits dans 10, 20 ou 50 ans. »

Mécénat d’entreprises au service de la RSE

Pour les entreprises, c’est le régime du mécénat qui s’applique. « Elles peuvent investir dans un projet local qui a du sens pour elles et valoriser cet investissement dans le cadre de leur RSE. Pour un 1 ha de gestion améliorée, on peut calculer combien de tonnes de carbone seront stockées. C’est très concret. » Précision : Sylv’ACCTES ne crée pas de droits à polluer mais oriente les financements qu’elle perçoit vers des actions vertueuses.

La Métropole de Lyon soutient Sylv’ACCTES

En prenant part à l’action de Sylv’ACCTES, entreprises et collectivités contribuent activement à la lutte contre le changement climatique et créent du lien entre l’urbain (qui consomme le bois) et le rural (qui le produit). « C’est ce qui a convaincu la Métropole de Lyon. En effet, le territoire du Grand Lyon consomme du bois – pour la construction et comme source d’énergie -, ce qui exerce une pression sur cette ressource, mais n’en produit pas. La Métropole a choisi de soutenir Sylv’ACCTES dès sa création, pour faire en sorte que les forêts puissent continuer à répondre durablement aux besoins du milieu urbain. »

Un homme mesure le diamètre d'un arbre à l'aide d'un compas forestier

A l’aide d’un compas forestier, on peut mesurer le diamètre d’un arbre

750 000 € d’investissements accompagnés pour 1000 ha de travaux

Deux ans après sa création, Sylv’ACCTES couvre 8 massifs : le Mont-Blanc, les Bauges, le Pilat, le Diois, le Livradois-Forez, le Bugey, l’est du Massif central (Ardèche verte) et le massif de Chambaran. Sur ces 8 territoires, 22 modalités de gestion différentes sont appliquées, car Sylv’ACCTES favorise l’émergence de solutions spécifiques à chaque zone. Fin 2017, le cap des 1000 hectares de travaux était franchi, avec 750 000 € d’investissements réalisés, dont 350 000 € d’aide apportée par Sylv’ACCTES. « La majorité des dossiers émanent de petites communes rurales, mais parfois aussi de propriétaires privés. Sylv’ACCTES a su rencontrer son public technique », constate Loïc Casset.

Vers une portée nationale

En février 2018, l’Etat a reconnu l’action de Sylv’ACCTES d’intérêt général. Celà permettra notamment aux entreprises mécènes de bénéficier d’une déduction d’impôts. « Cette reconnaissance va donner à l’association une portée nationale. Nous pouvons travailler partout en France. Nous souhaitons rallier d’autres entreprises à notre cause et nous sommes prêts à accueillir d’autres territoires, pour nous développer dans de nouveaux massifs et étendre notre périmètre au-delà d’Auvergne-Rhône-Alpes. A terme, notre objectif serait aussi de faire évoluer notre statut d’association loi 1901 vers celui de fondation ».

Chiffres clés :

– La forêt française est la 3e plus grande d’Europe, elle couvre 1/3 du territoire national
– 75 % de la forêt française est détenue par des propriétaires privés
– Seul 1/3 de la forêt française est géré avec un document de planification
– Lyon a le 2e plus grand réseau de chaleur au bois de France, derrière Grenoble

Sylv’ACCTES en bref :

– Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques
– Association loi 1901 créée en septembre 2015
– Objectif : 300 000 tonnes de CO2 stockées à terme (soit l’équivalent des émissions annuelles de CO2 d’une ville de 70 000 habitants)
– Membres fondateurs : Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon, banque Neuflize OBC
– Autres membres : entreprises publiques et privées, collectivités locales, territoires porteurs d’opérations sylvicoles, représentants de la société civile et acteurs des domaines de l’énergie et du climat

 

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 100 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (895 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 du « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, prévue pour 2018, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre 2017) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus. Les éléments proposés sont à l’étude pour être intégrés à l’écriture du nouveau PCAET.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Le diagnostic du territoire a été mis à jour en 2016 et constitue une photographie du système énergétique autant sur la consommation, la production et la distribution d’énergie à la maille IRIS (maille infra-communale de l’INSEE). Sur cette base, la Métropole et ses partenaires ont construit au cours de l’année 2017 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » du territoire à horizon 2030. Pour celà, 8 ateliers on été nécessaires rassemblant 50 acteurs du monde associatif, économique et les collectivités. Les ateliers de l’après-midi de la Conférence Énergie Climat ont eu pour but de s’immerger dans chacun de ces scénarios, en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (400 téléchargements )

Lancement de la révision du PCAET

En 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à l’écriture du plan d’actions. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années. A cette occasion, les avancées du Plan Oxygène seront intégrées et complétées pour concourir aux objectifs d’amélioration de la santé en lien avec l’environnement.

Le futur PCAET sera la synthèse de ce travail partenarial. Fin 2018, la trajectoire énergétique sera présentées aux maires des 59 communes de l’agglomération et un travail sera réalisé à l’échelle des conférences territoriales des maires pour intégrer les enjeux locaux. Au premier semestre 2019, le document sera soumis à la consultation du public comme le prévoit la réglementation. Enfin, un nouvel « appel à partenaires » sera diffusé pour permettre aux 100 partenaires actuels et à d’autres de signer le nouveau plan et de s’engager sur leurs compétences. 

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

Sylv’ACCTES soutient une gestion durable de la forêt

Après 1 ans et demi d’existence, l’association Sylv’acctes partage ses premiers résultats : en 2016, elle a accompagné 500 hectares de forêt en accordant 165 000 euros d’aide financière en faveur du climat, de la biodiversité et du développement local (action 4.9 du Plan Climat de la Métropole).

Visite en forêt des partenaitres Sylv'ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

Visite en forêt des partenaires Sylv’ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

« La forêt rend de multiples services pour les habitants et les territoires », explique Loïc Casset, coordinateur de Sylv’ACCTES : « production de bois, puits de carbone, préservation de la qualité de l’eau, protection des paysages, attractivité, accueil du public (sentiers), protection des risques naturels (en montagne). Il convient donc de la préserver. C’est le rôle que s’est donné Sylv’ACCTES. Lyon est la 1ère Métropole à investir en dehors de son périmètre administratif et directement en forêt ». L’association a été créée en 2015 pour soutenir une gestion durable de la forêt dans les territoires proches de l’agglomération.

Investir dans des puits de carbone

« Le premier objectif est d’atténuer le changement climatique grâce aux puits de carbone que constitue la forêt », poursuit Loïc Casset. « 30 % du territoire régional est couvert par de la forêt, et permet chaque année d’absorber 18 millions de tonne de CO2 soit 3 % des émissions de CO2 nationales annuelles. Il s’agit donc de pérenniser des forêts jeunes et en croissance, sachant qu’une partie sert en plus à la production de bois (énergie/construction) ». En d’autres termes, « cette initiative permet d’élargir le périmètre d’action du Plan Climat du Grand Lyon, au-delà de son territoire, en jouant un rôle de complément, dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ». « Mais on ne peut parler de compensation carbone, car il faudrait pour cela que l’action en forêt de Sylv’ACCTES aboutissent à la production de crédits carbone échangeables contre des émissions de GES », précise Loïc Casset. L’action de l’association consiste également à adapter la forêt aux changements climatiques en cours : diversifier les essences, multiplier les étages du peuplement forestier, diminuer les densités de peuplement, optimiser les âges d’exploitabilité.

Soutenir le développement des territoires ruraux

La Métropole de Lyon s’est engagée, dans son Plan Climat, à favoriser la dynamique régionale de production de bois : il s’agit bien de répondre de manière durable aux usages croissants du bois, pour la construction et pour la production d’énergie. Sylv’ACCTES permet de soutenir un développement innovant dans les territoires ruraux et la structuration de la filière économique. A ce titre, l’association ne finance pas directement les propriétaires mais les entreprises qui réalisent les travaux : plantation, élagage, travaux d’éclaircie, etc. En contrepartie du soutien financier, les partenaires de Sylv’ACCTES (entreprises et collectivités) accompagnent l’amélioration de la gestion des forêts détenues par les communes ou propriétaires privés. « Notre aide permet d’accompagner des changements de pratique en matière de gestion des forêts », précise Loïc Casset. La démarche participe ainsi au maintien de l’emploi en zone rurale.

500 hectares de forêt améliorés

En 2016, 7 territoires ont bénéficié des premiers travaux, dans le Nord Isère, le Bugey, le Pilat et le Nord Ardèche. 431 700€ d’investissements ont permis d’améliorer la gestion de 500 hectares de forêts, représentant 52 bénéficiaires, soit un montant d’aides versées de 165 650 €. Cela permet très concrètement 2 254 arbres conservés pour la biodiversité et 364 000 tonnes de CO2 stockées, séquestrées ou substituées. En matière de production, les forêts ont généré 109 630 m3 de bois énergie et 261 610 m3 de bois d’œuvre.

En 2017, le nombre de territoires concernés en Rhône-Alpes devrait doubler. L’association souhaite se développer notamment sur l’Auvergne.

Comment bénéficier de ces aides ?

Les territoires forestiers doivent porter un Projet Sylvicole Territorial (PST). Sylv’ACCTES évalue l’efficacité des projets sylvicoles en fonction de quatre critères : efficacité CO2, amélioration de la biodiversité, impacts sur l’écosystème, impacts économiques.

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

adaptation_paysage

A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (341 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (308 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (312 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (894 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (243 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!

 

 

Un îlot près de chez vous

Au coeur de l’été, une vidéo pour tout savoir sur l’ « Îlot de Chaleur Urbain » et le rôle du végétal pour tempérer nos agglomérations (CEREMA, 2016).

Retrouvez aussi un tour d’horizon des stratégies de lutte contre l’ICU dans différentes villes, un dossier publié par Environnement & Technique en Juillet :

2016_article_ICU_reinventer_la_ville.pdf (487 téléchargements )

Bonne lecture !

 

Le changement climatique menace-t-il le vin ?

Autour de la projection du documentaire « La clef des terroirs » de Guillaume Bodin, un public très motivé est venu débattre des effets du climat sur la vigne, le vin et l’avenir de la viticulture. C’était le 6 juin dernier au Musée des Confluences, en présence du réalisateur et d’experts. Ce qu’on peut en retenir.

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

Un documentaire à voir

Les 52 minutes de « La clef des terroirs » sont une défense et illustration des principes de l’agriculture biodynamique appliqués à la production du vin. Il démontre l’extrême sensibilité de la vigne à la vie du sol et en particulier aux organismes vivants qui le composent. Et surtout, il illustre combien la connaissance précise (et le respect) de l’environnement de la vigne permet de résoudre certains problèmes récurrents de l’agriculture traditionnelle. Les vignerons déploient classiquement une grande énergie, (au propre et au figuré) à lutter contre les mauvaises herbes et les insectes. Or ces « ennemis » prolifèrent précisément sur les déséquilibres créés par une agriculture peu respectueuse de son environnement.

Le respect de l’écosystème de la vigne

À l’opposé de l’agriculture traditionnelle, la viticulture biodynamique revient aux chevaux pour labourer entre les vignes, et préfère à la chimie les « tisanes » faites de plantes locales et de produits animaux (la fameuse bouse de vache diluée). Tout est fait pour conserver les particularités locales qui composent l’écosystème de la vigne, ce qui fait le terroir et le gout unique d’un vin. À l’origine de grands succès sur le plan gustatif (bien reconnus par de nombreux cavistes), la viticulture biodynamique est aussi une réponse et une adaptation aux effets du changement climatique. Elle ne concerne aujourd’hui que 8 % de la production viticole, ce qui constitue cependant une percée puisque la proportion de culture en biodynamie tombe à 1% pour l’ensemble de l’agriculture en France.

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

La question de l’enherbement

Essentiel en viticulture biodynamique, la question de la présence (ou pas) d’herbe dans les vignes est intéressante, parce qu’elle croise une des grandes préoccupation des vignerons traditionnels. Le sol est loin d’être un simple support minéral, mais les générations précédentes ont voulu en faire un réceptacle propre, débarrassé de toute végétation. « Pas d’herbe dans les rangs ! », ce souhait collectif a été exaucé par la chimie et les produits désherbants. Florence Leriche, viticultrice (domaine des Accoles, Ardèche) a acheté en 2010 19 hectares de vignes en terrasses. Elle raconte que le sol était « lunaire » à force de désherbage. La question est plus psychologique que technique, liée à des représentations. Pendant longtemps, un bon vigneron était celui qui n’avait pas d’herbe dans sa vigne.

Une protection contre l’érosion

Pourtant, un enherbement maîtrisé évite que les sols soient lessivés et subissent une érosion à chaque pluie. Une protection particulièrement utile si les épisodes climatiques violents augmentent en nombre ou en intensité avec le changement climatique. Aujourd’hui, beaucoup d’agriculteurs sont conscients des dégâts des herbicides sur l’environnement et sur leur santé, mais ils n’ont pas les solutions pour en sortir. Les pratiques d’avant le désherbage chimique ont été perdues, depuis longtemps déjà. Une génération entière a oublié le travail du sol, une autre le réapprend. Alors comment faire de la viticulture durable ?  En s‘appuyant sur la science et la reprise de traditions perdues. Et en menant une réflexion dans son ensemble sur la santé de la vigne.

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Une viticulture témoin du changement climatique

Le réchauffement climatique peut se lire dans les dates de vendanges, notés depuis 5 siècles.  Dans le Beaujolais, la date moyenne des vendanges était le 10 septembre dans les années 1970, le 18 septembre entre 1970 et 1980 et le 4 septembre entre 2005 et 2015. Outre les précipitations violentes, et la grêle, bien connus comme destructrice du raisin, le changement climatique est responsable d’une maturité précoce du raisin, ce qui est une mauvaise nouvelle pour de nombreux vignobles. Trop de chaleur, c’est moins d’arômes et plus de sucre, ce qui dénature le vin. Dans ce contexte, l’important est de garder de l’ombre et de la fraîcheur : donc de l’herbe et la proximité d’arbres.
En revanche, ce pourrait être une opportunité dans le nord et dans l’ouest ou pour le rouge d’Alsace.

S’adapter mais à quel prix ?

Le réchauffement menace directement certaines AOC. Pour mémoire, un degré de réchauffement correspond environ à 200 kilomètres de déplacement vers le Nord et à 200 mètres d’altitude supplémentaire. Avec un degré de plus, Lyon se retrouve avec le climat de Montélimar. En soi, l’adaptation est toujours possible. La vigne est cultivée en altitude au Tibet, dans le désert de Gobi, ou sur des sols volcanique comme à Santorin.
Mais avec quelle rentabilité et quels coûts de production ? S’il ne trouve pas de viticulteurs qui peuvent vivre de leur activité, une partie du vignoble pourrait être abandonné.

La vitiulture biodynamique est une réponse au changement climatique

La viticulture biodynamique est une réponse au changement climatique

Déjà ne pas contribuer au réchauffement !

Victime du réchauffement, la viticulture y contribue aussi, mais de plus en plus de vignerons ont à cœur de limiter leur impact carbone. Cela passe notamment par la diminution du poids de la bouteille, et par la restructuration et la création de caves qui consomment  moins d’énergie fossile, avec des murs et les toits végétalisés et le recours à la géothermie.

Les participants à la projection-conférence :

  • Guillaume Bodin, réalisateur de « La clef des terroirs »
  • Jean Masson, directeur de recherche à l’INRA
  • Bertrand Chatelet, œnologue, directeur de la SICAREX Beaujolais
  • Joël Rochard, spécialiste du climat à l’institut de la vigne et du vin
  • Florence Leriche, viticultrice en Ardèche
  • David Bessenay, rédacteur en chef de l’agence de presse agricole du Sud-Est Centre

Plus d’infos :

Retrouvez les événements organisés par le Musée des confluences ici.

Coup de fraîcheur sur la rue Garibaldi !

Ni fleurs ni fruits, depuis quelques jours les arbres de la rue Garibaldi se sont vu pousser de drôles de boîtes blanches, assorties de sangles orange. Les avez-vous remarquées ?

Capteur météo rue Garibaldi Lyon Plan Climat

Un des 17 capteurs météo de la rue Garibaldi [Photo T. Fournier]

Climatisation naturelle

L’axe Vauban-Bouchut de la rue Garibaldi, réaménagé en 2014, a fait la part belle à la verdure dans un environnement autrefois presque entièrement minéral. Toute cette végétation apporte un gain esthétique, mais pas seulement ! En effet, les plantes évaporent par leurs feuilles l’eau puisée dans le sol. Et comme ce processus consomme de la chaleur, elles jouent le rôle de climatiseurs naturels en rafraîchissant l’air qui les entoure.

Quel rapport avec ces boîtes blanches ?

Pour mieux comprendre le rôle de la végétation sur le confort thermique, notamment en période de fortes chaleurs, l’équipe du Plan Climat a lancé une campagne de mesures pour l’été 2016. Une première partie de celle-ci consiste en l’installation de 17 capteurs fixes, répartis sur les arbres ou les mâts d’éclairage de la rue Garibaldi. Ces capteurs enregistrent chaque heure la température et l’humidité de l’air. Ils sont protégés du soleil, de la pluie et du vent par des abris météorologiques. Ce sont les fameuses boîtes blanches que vous apercevrez en levant les yeux.

Le micro-climat de la ville

Saviez-vous qu’il faisait plus chaud en ville qu’à la campagne ? Cette différence de température, appelée Îlot de Chaleur Urbain, a pour cause principale la forme urbaine, qui piège la chaleur et ralentit la circulation de l’air, ainsi qu’un large éventail d’activités humaines (industrie, trafic, climatisation, etc.). C’est une source d’inconfort pour les habitants, surtout durant l’été. Il est donc intéressant de comprendre comment la forme de la ville, et en particulier les espaces végétalisés, peut jouer un rôle positif contre ce stockage de chaleur.

Pour aller plus loin, il est envisagé dans le cadre du projet d’utiliser l’eau de pluie stockée sous la rue Garibaldi. Celle-ci permettrait de stimuler l’activité de la végétation durant les périodes de sécheresse. Les capteurs installés réaliseront des mesures durant toute la période, et nous permettront de mesurer l’éventuel gain apporté en terme de confort. Il ne reste qu’à attendre l’arrivée des beaux jours !