Héros Ordinaires-Portraits- Luc et Alain : « on aime la nature dans la ville »

Mission Héros Ordinaires des volontaires Unis-Cité 2013 / Facebook

 

Alain, jardinier à Langlet Santy

Alain, jardinier à Langlet Santy

Luc, jardinier à Langlet Santy

Aujourd’hui, nous sommes partis à la rencontre d’Alain et Luc, deux habitants du quartier de Langlet Santy, à Lyon. Au coeur des tours et immeubles, nous avons été surprises de découvrir un petit coin de verdure. C’est au milieu d’un potager, de fleurs, de pelles et de brouettes, que nous faisons la connaissance de ces deux jardiniers bénévoles. Ces derniers sont tous les deux retraités et adhérents du Jardin de Langlet Santy. Le premier se définit comme « un jardinier très motivé » et le deuxième comme un « pro du bêchage » .Le projet est collectif, en effet c’est surtout « un prétexte pour créer du lien social dans le quartier » rappelle Alain. Les adhérents du jardin y accueillent souvent des enfants, des collégiens. Cela permet à chacun de semer sa petite graine. Le but : « leur faire prendre conscience que la nature existe et qu’il faut la respecter » . « Les enfants sont contents ! » Rien qu’hier, deux petites filles sont passées et ont interpellé Alain : « elles sont jolies les fleurs ! » a dit l’une. Et sa copine a ajouté « parce qu’on les a bien plantés, on les a bien poussé ». Au delà du but social, le jardin est aussi un moyen de «  redonner vie à la nature » en pleine ville. Et pas question pour eux de se servir de pesticides ou d’engrais chimiques : « Ce n’est pas nous qui allons rajouter de la pollution. Notre mission c’est de faire le plus bio possible« . C’est d’ailleurs pour cela qu’un bac à compost a été créé : « on récupère tous nos déchets de jardin pour les convertir en compost, mais ça prend du temps et il faut aussi les équipements pour !  » , confie Luc. De plus tout a été bêché à la main :  » De l’eau et un peu d’huile de coude sont indispensables !  » . En ce qui concerne les récoltes, celles-ci sont partagées entre les adhérents qui payent en contrepartie une adhésion de 4 euros l’année. Et quand on leur parle de la qualité et du goût des produits, Alain s’exclame, heureux : « Une fois, j’ai fait une expérience : j’ai acheté une tomate au supermarché, j’en ai pris une du jardin , j’ai goûté les deux … Sans être sectaire, c’est quand même bien meilleur !  »

Jardin de Langlet Santy

Pour Luc, le jardin permet aussi de sentir bien « J’ai toujours révé d’avoir un jardin, mais je ne pouvais pas ! On se détend, on se dépense et on a en besoin pour être en bonne santé tant physique que morale ! »
En tout cas, nous sommes maintenant toutes les trois convaincues que béton et nature ne sont pas forcément incompatibles !

Carine, Marine, Audrey

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