Vous souhaitez renouveler votre équipement de chauffage au bois ? Avec la Prime Air Bois, c’est le moment !

Saviez-vous que la majeure partie des particules fines, responsables de la dégradation de la qualité de l’air, était due à un chauffage au bois non performant ? Non ? Saviez-vous qu’un équipement performant est respectueux de l’environnement et tout aussi confortable à l’usage ? Non plus ? Et saviez-vous que La Métropole de Lyon finance un renouvellement des équipements de chauffage au bois non performants à hauteur de 1000€ ; voire 2000€ à travers son dispositif Prime Air bois ? Toujours pas ? Alors, il vous faut absolument lire ce qui suit !

Visuel_Prime_Air_Bois

Changer son équipement de chauffage au bois pour un appareil performant : une bonne initiative pour améliorer la qualité de l’air !

Contrairement aux idées reçues, les particules fines (PM10 et PM2,5) présentes sur le territoire sont en majorité le résultat d’un équipement de chauffage au bois non performant. C’est même leur source première, et cela en particulier durant la période hivernale. Certains jours, en hiver,  jusqu’à 70% des particules fines respirées sur le territoire de la Métropole de Lyon sont issues des chauffages au bois non performants des particuliers. Pour enrayer cette pollution, une solution simple existe : s’équiper d’un appareil performant. En effet, le bois reste une source d’énergie locale et durable qu’il serait dommage de ne plus utiliser.

Appareils_Neufs

Appareils neufs installés ayant bénéficié de la prime air bois

Une aide métropolitaine pour remplacer votre appareil !

Pour accompagner ce changement, la Métropole de Lyon a mis en place une Prime Air Bois, qui consiste en un financement de 1000€ pour tous (et 2000€ sous conditions de ressources), afin de changer son ancien poêle ou sa cheminée pour  un appareil neuf à haute qualité environnementale (label Flamme verte). La pose doit également être effectuée par un professionnel qualifié. Depuis sa création il y a deux ans, la prime a ainsi permis à 850 foyers de renouveler leur équipement. Vous trouverez toutes les informations dans la brochure disponible ici [Dépliant Prime Air Bois], le dossier en téléchargement [Dossier Aide Prime Air Bois]et pour les professionnels, c’est là [Dossier Professionnels Prime Air Bois].

 

Pour plus de renseignements et/ou déposer votre dossier :

  • Présentation de la Prime Air Bois et téléchargement d’un dossier : [clic !]
  • Guichet numérique pour retrait et dépôt de dossier : [clic !]
  • Accompagnement des particuliers dans leur démarche d’éco-rénovation, et informations sur les aides : Espace INFO ENERGIE Rhône – Métropole de Lyon.
  • Tél. 04 37 48 25 90
  • contact@infoenergie69-grandlyon.org
  • Contact avec le service écologie pour toute question, proposition d’animations locales, mobilisation citoyenne…
  • Primeairbois@grandlyon.com

 

La BD comme alternative aux interventions des Volontaires en période de crise sanitaire

 

L’année s’est achevée pour les volontaires en service civique, aussi bien pour l’équipe éco-gestes recrutée par Unis-Cité (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick), que pour le duo recruté par la Métropole de Lyon au sein de la mission énergie (Marc et Valentin).

Pour rappel (voir article du blog du 22 janvier 2020), depuis 2015 pour Unis-Cité, et depuis 2018 pour la Métropole, leur mission a pour but de sensibiliser les salariés de bureaux aux éco-gestes, ciblés sur les économies d’énergie et d’eau potable ainsi qu’au tri des déchets. Alors, qu’ont donc fait nos « volos » cette année si perturbée ?

 

Le ressenti des températures, le confort et les économies d'énergie, tout un programme !

Le ressenti des températures, le confort et les économies d’énergie, tout un programme !

 

Avant le confinement : un nouveau jeu de piste et un escape game !

Cette année, l’équipe d’Unis-Cité a décidé de revisiter l’un des outils utilisé pendant les interventions : le jeu de piste ! Les salariés doivent se déplacer dans leurs locaux dans 3 lieux différents :

  • le coin cuisine, lieu se prêtant aux thèmes de l’éco-consommation et de l’énergie (alimentation, mobilités domicile-travail, éclairage et chauffage)
  • le coin imprimante où sont abordés les thèmes des déchets (consommation du papier et logos des tris notamment)
  • le bureau où est abordé l’impact du numérique (navigation internet, mailing)

De leur côté, le binôme de la Métropole de Lyon a mis en pratique un escape game. Sur chacun de ces mêmes lieux, les participants doivent résoudre des énigmes pour obtenir des objets ou trouver les codes des cadenas leur permettant de sortir (!) et d’avancer dans la salle suivante. Chaque énigme porte sur un éco-geste ou une information sur l’écologie au bureau.

Ces 2 formats d’intervention durent environ 45 minutes incluant le débrief de fin pour une dizaine de participants. Ils nécessitent une visite préalable des lieux pour préparer l’intervention, contrairement au jeu de plateau, format également utilisé comme le jeu de l’oie.

 

Récit de l’équipe des 4 volontaires d’Unis-cité avant confinement (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick) :

« Nous avons commencé nos premières interventions “test” en janvier sur les volontaires d’autres promotions à Unis-cité. Notre jeu de piste n’était pas encore prêt, nous avons donc utilisé le jeu de plateau, les réactions des participants ont été très positives et la plupart avaient beaucoup de questions sur l’écologie.

Le démarchage des entreprises a commencé en décembre et nous avons obtenu notre première intervention début mars à la mairie de Cailloux-sur-Fontaine. Nous avions la possibilité de sensibiliser au moins 300 salariés avant le confinement, notamment dans les entreprises Safran et Météo France. La crise sanitaire nous a malheureusement permis de sensibiliser seulement 30 personnes ».

Récit du binôme de volontaires à la mission énergie avant confinement (Marc et Valentin) :

« Pour la mission « adopte un éco-geste », nous avons pu réaliser 5 interventions sur les 18 demandes en interne à la collectivité. Le confinement a été annoncé suite à l’envoi de notre second mail de démarchage. Loin d’atteindre nos objectifs en présentiel, nous aurons tout de même touché 63 agents. Pour notre seconde mission qui consistait à créer du lien et faire émerger un projet de compostage avec des habitants de deux copropriétés ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétiques, nous avons tout de même réussi à parler avec une trentaine d’habitants entre février et mars. On s’est aperçu que beaucoup d’habitants aimeraient avoir un compost dans leur parc. Nous nous sommes alors portés médiateurs de ces habitants pour obtenir une adhésion forte à la mise en place d’un tel projet. Il faut un minimum de 15 foyers pour obtenir un équipement gratuitement de la part de la Métropole de Lyon. Juste avant le début du confinement, nous en étions à un peu moins de 10 habitants volontaires. Avec un peu plus de temps nous aurions vite su réunir le maximum de personnes autour de ce beau projet.»

 

Pendant le confinement, peu de répit pour les volontaires !

Les salariés et les volontaires de la promotion éducation d’Unis-Cité ont su rebondir avec la création de nouveaux outils ! Une page Instagram et un serveur Discord ont ainsi été créés pour continuer à diffuser des messages en lien avec les missions. Retour sur une vie de volos confinés :

« Sur la page Instagram qui a été baptisée “confinetoicestsympa”, chaque mission de la promotion éducation mettait en ligne un post par semaine. Ainsi tous les mercredis, les 200 abonnés de la page pouvaient apprendre de nouveaux éco-gestes et leurs intérêts pour l’environnement. Dans ces posts on parle de compostage, de produits ménagers fait maison, des éco-gestes que l’on peut faire tous les jours chez soi, de la démarche zéro déchet, des impacts du numérique et des moyens de transports urbains.

Le serveur discord nous a permis de faire des interventions ainsi que des ateliers à distance. Par exemple, il y a eu des ateliers pour faire les produits ménagers soi-même, des discussions autour de l’environnement et du confinement, en particulier sur le déconfinement, mais aussi des questionnaires en ligne sur le thème des éco-gestes. Ce serveur a aussi eu un rôle psychologique important puisqu’il aidait à lutter contre l’isolement durant cette période. »

 

Un déconfinement très productif et tout en couleur

L’expérimentation de ces nouveaux outils a permis d’imaginer un nouveau portefeuille d’interventions à distance. Il a fallu ré-imaginer la suite pour ne pas tourner en rond, faute d’intervention possible en présentiel. Il leur a donc bien fallut innover et proposer un nouveau mode de sensibilisation…

Marc et Valentin se sont inspirés d’une action d’un service voisin qui envoyait chaque jour par mail pendant et un peu après le confinement, la « question du jour ». C’est sur la base d’une telle communication, régulière et très rapide à intégrer, qu’est née la « BDécogestes du jour ». La conjugaison des connaissances sur les éco-gestes et des talents artistiques et humoristiques ont permis la production de 16 numéros + 1 hors-série, pendant la période du 18 mai au 18 juin. Le principe était simple : une BD 3 cases par jour ouvré, 2 collègues de travail bien différents, Sylvie experte en éco-gestes et Denis, son collègue, qui essaie de lui faire plaisir en lui montrant qu’il les intègre au fil des jours.

Au total, ce sont plus de 400 mails par jour qui ont été envoyés aux services de la Métropole, avec des retours spontanés de lecteurs très enthousiastes « En globalité les retours étaient positifs, les agents de la Métropole attendais avec impatiente l’épisode du lendemain. Nous avons quand même eu à faire à deux lectrices trouvant notre BD sexiste. La critique fait partie du jeu mais les personnages sont souvent des caricatures dans la BD. Alors quand on fait parler un homme et une femme de caractère opposé, forcément, on se heurte à quelques sensibilités. En parallèle nous nous efforcions aussi de répondre aux questions que les gens se posaient pour aller plus loin dans les explications sur les consommations d’énergie. » confient Marc et Valentin dans leur bilan de fin de mission.

De son côté, l’équipe éco-gestes d’Unis-Cité a également été séduit par l’idée d’une BD, version qui a été envoyée aux entreprises du territoire qui avaient été démarchées et avaient montré un intérêt pour une intervention. L’histoire ne nous dira pas si elles ont aimé la BD !

 

La multi-prise version fable ! (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick)

La multi-prise version fable !
(Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick)

 

Paroles de résilients :

« Malgré les circonstances qui ont rendu cette année très particulière, notre équipe est resté soudée et s’est adaptée pour modifier nos objectifs. Même si nous ne sommes pas parvenus à intervenir auprès du nombre de salariés prévu au départ, nous avons pu créer un jeu de piste, une BD, des pancartes de sensibilisation. Cette année fut riche en expériences et en nouvelles connaissances, nous sommes reconnaissants envers ceux qui nous ont permis de participer à cette mission !»

 

Et après ?

Un peu avant l’hiver, une nouvelle équipe d’éco-gestes poursuivra ce beau projet. Ils devraient être deux fois plus nombreux pour sensibiliser deux fois plus de salariés de bureau ! La mission reprendra en novembre 2020 avec à disposition tous les outils des années précédentes. Ils seront équipés et prêts à intervenir dans les locaux des entreprises intéressées ! A la Métropole, on récidive également. En tout, ce seront 10 volontaires qui devraient vadrouiller dans les bureaux l’hiver et le printemps prochains, avec ou sans masque !

 

Les effets locaux du confinement : amélioration de la qualité de l’air et baisse du bruit

En cette période difficile de confinement, l’équipe du Plan Climat vous fait parvenir quelques bonnes nouvelles, relevées par ses partenaires Acoucité – Observatoire de l’environnement sonore – et ATMO Auvergne Rhône-Alpes – Observatoires de surveillance de la qualité de l’air. La baisse d’activité a permis d’apaiser notre ville, avec une baisse du bruit et une amélioration de la qualité de l’air.

 

Redécouverte de certains sons par les citadins

Acoucité, l’Observatoire de l’environnement sonore, a observé une réduction des niveaux sonores sur toutes ses balises de mesure dès le début du confinement. Sur la place Bellecour, en plein centre de Lyon, la réduction du bruit est impressionnante la nuit, où on a pu observer une baisse de 8 décibels (dB) les nuits de semaine, et jusqu’à 12 dB les nuits de weekend (vendredi et samedi soirs). Ce sont habituellement des soirs plus animés, la baisse est donc plus importante. Ceci est d’autant plus significatif qu’une réduction de 8 dB correspond à une diminution d’environ 80% en termes d’énergie sonore, quand une réduction de 12 dB correspond à une réduction de 95%. En journée, c’est une réduction de 11 dB qui a été constatée pendant le premier weekend de confinement. [clic !]

 

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

 

Acoucité relève également que la composition même des sons est transformée, puisqu’on peut redécouvrir le chant des oiseaux ou les cloches des églises. Ils ont toujours été présents, mais les citadins ne les entendaient plus car ils étaient masqués par les bruits provenant des transports ou des terrasses des restaurants.

 

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

 

Un autre lieu étudié par Acoucité a été le Boulevard périphérique Laurent Bonnevay à Vénissieux, en sa qualité d’axe routier majeur, permettant de voir l’impact de la baisse des déplacements sur le bruit. La réduction du bruit est moins flagrante, car le trafic y reste important, contrairement au centre-ville. On peut quand même remarquer une baisse progressive du niveau sonore.

 

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année). Source : ACOUCITE

 

Ce graphique présente bien une réduction du niveau sonore : plus le bâton est grand, plus la baisse du bruit est importante.

Globalement, Acoucité relève une moyenne de réduction de 5 dB du bruit sur la Métropole de Lyon, soit une baisse de 70% de l’énergie sonore ! Cette baisse est la plus importante place Bellecour, où le trafic, mais surtout les activités humaines, ont considérablement diminué.

 

Une baisse du trafic routier pour une qualité de l’air améliorée

Grâce à Only Moov’, on apprend que le trafic routier chute drastiquement, jusqu’à -85% le vendredi 20 mars par rapport à la période pré-confinement. Cependant, on peut observer une augmentation de près de 50% des poids lourds sur la Rocade Est.

 

Reportage auprès de l’observatoire agréé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Station de mesure de la qualité de l'air à proximité du périphérique de Lyon.

Station de mesure de la qualité de l’air à proximité du périphérique Laurent Bonnevay. Source : ATMO

 

ATMO nous apporte une bonne nouvelle sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air, et en particulier pour les oxydes d’azote. Ces polluants sont qualifiés de « traceurs de la pollution automobile ». Les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Le trafic routier est responsable de plus des 2/3 des émissions de NOx en ville : c’est un indicateur privilégié de la baisse de la pollution automobile pour les observatoires de la qualité de l’air.

 

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Les données analysées pour les illustrations ci-dessus proviennent des stations de mesures de la qualité de l’air de référence trafic et urbaine de la Métropole de Lyon

 

La baisse du trafic routier, et donc des émissions de NOx, est une excellente nouvelle pour la santé des habitants. La comparaison des concentrations mesurées en dioxydes d’azote (NO2) lors des deux premières semaines de confinement avec celles des mois de mars des 5 années précédentes sur l’agglomération lyonnaise a montré que cette diminution a pu atteindre certains jours 85%, à proximité des routes comme en centre-ville. [Clic !]

Au niveau de l’agglomération lyonnaise, les résultats de la surveillance de la qualité de l’air d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes mettent en effet en évidence une baisse des concentrations en oxydes d’azote en mars 2020 de 63% aux abords des grands axes de circulation [Clic !]. La baisse de concentration en particules fines et très fines (PM10 et PM2,5) est elle aussi remarquée au niveau des voiries, où l’on observe une baisse moyenne de 16%. Au contraire, lors des deux premières semaines de confinement, une augmentation de la concentration en particules fines a été relevée en milieu urbain [clic !].

 

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Les données analysées pour l’infographie ci-dessus proviennent de stations de mesures de la qualité de l’air représentatives de la pollution due au trafic routier (Lyon périphérique pour l’agglomération de Lyon et avenue Jean Jaurès pour la ville de Lyon).

 

Ce confinement aura donc permis de baisser la pollution sonore et la pollution de l’air : de bonnes nouvelles pour la qualité de vie et le climat lyonnais ! Surtout, nous avons pu observer l’immédiateté de ces baisses, montrant que les mesures visant à diminuer le trafic routier pour améliorer la qualité de vie en ville ont un impact positif à court et à long terme.

 

Baisse nationale des émissions de gaz à effet de serre

Et pour terminer, le confinement aura aussi eu un impact positif pour les émissions de gaz à effet de serre (GES), au niveau mondial, régional et local. En France, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), estime que les émissions de GES ont baissé de 30% avec le confinement [clic !]. C’est en grande partie grâce à la baisse des transports de surface : ils sont responsables de 60% de ces émissions de GES évitées ! L’aviation représente quant à elle 10% supplémentaires. De quoi nous inciter toutes et tous à envisager des mobilités plus douces à l’avenir.

A nous tous de faire en sorte que toutes ces améliorations ne soient pas momentanées, mais au contraire qu’elles s’inscrivent dans la durée ! [Clic !]

 

Pour aller plus loin :

Acoucité a publié un nouveau document sur l’impact du confinement sur l’environnement sonore [clic !]

ATMO propose un premier bilan sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air [clic !]

L’usine solaire métropolitaine déploie ses panneaux photovoltaïques dans la Vallée de la Chimie

Nous vous parlions à l’automne 2019 d’investissement citoyen possible pour des projets de développement des énergies renouvelables sur le territoire de la Métropole de Lyon [voir l’article blog ici]. C’était le cas du projet porté par la société Lyon Rhône Solaire dans la Vallée de la Chimie : zoom sur son état d’avancement !

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Vue aérienne et simulation des ombrières photovoltaïques sur le parking du site d’Arkema – © Terre et Lac Solaire

 

Une usine solaire pour développer les énergies renouvelables produites localement

La Métropole de Lyon pilote un ambitieux projet de transition énergétique dans la Vallée de la Chimie : créer une usine solaire métropolitaine qui produira environ 7 500 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 591 foyers, et permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 709 tonnes de CO2 chaque année.

Revivez en 2 min le chantier de la pose d’ombrières photovoltaïques sur le site de JTEKT à Irigny ! Il n’aura fallu que quelques semaines aux équipes des lyonnais de TERRE ET LAC Solaire pour recouvrir 540 places de parking… Impressionnant !

 

Un projet partenarial industriel et citoyen fort

Ce projet repose sur l’engagement de six industriels (ARKEMA, JTEKT, KEM ONE, VOS Logistics, TOTAL CRES et IFPEN) qui mettent à disposition des surfaces sur les toitures de leurs bâtiments et en ombrières de parking pour permettre le déploiement de 35 000 m² de panneaux photovoltaïques d’ici l’été 2020. Aujourd’hui, 30 500 m² de panneaux sont déjà installés.

La société de projet Lyon Rhône Solaire a été créée pour faire le lien entre les industriels impliqués et les habitants du territoire, tout en permettant un suivi optimal de cette réalisation. Elle privilégie ainsi une approche globale garante d’une production d’énergie maximisée. Ce partenariat public-privé associe depuis avril 2019 Corfu Solaire, entreprise filiale du groupe lyonnais Terre et Lac, la Métropole de Lyon et le fonds régional d’investissement OSER.

Enfin, l’implication dans le projet des salariés et des habitants du territoire n’est pas en reste. En effet ce sont 275 000 euros qui ont été collectés lors de la campagne de financement participatif du projet fin 2019.

 

Les chiffres clés du projet global

  • 6 centrales photovoltaïques : des ombrières de parking, des toitures industrielles
  • Coût du projet : 8 millions d’euros
  • 30 500 m² de panneaux solaires photovoltaïques
  • 5,9 MWc de puissance
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Ombrières de parking de Total Cres et de l’IFPEN le long du canal du Rhône à Solaize – © Terre et Lac Solaire

 

Envie d’agir au travail pour l’environnement et la solidarité ? Rejoignez le réseau FEVE !

C’est quoi ?

Le réseau FEVE (For Environmental Value Empowerment) est une association créée en 2016 à Lyon par un groupe de salariés. Ils sont motivés à mettre en accord leur environnement de travail et leurs convictions écologiques et solidaires. Il s’agit d’accompagner les changements de comportements des salariés : « l’association accompagne les salariés dans leurs envies d’agir au travail en faveur de l’environnement, de la solidarité et la citoyenneté. » Les actions du réseau FEVE s’inscrivent dans l’action 3 du Plan Climat « Susciter et accompagner les changements d’habitude ».

« Convaincue de la nécessité d’une prise de responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de son impact sur la société, j’étais intiment convaincue qu’une telle responsabilité n’avait de sens que par l’humain» – Solinne Moretti, présidente et fondatrice du réseau FEVE

C’est pour qui ?

L’association est à destination des salariés et employés. Le but du réseau FEVE est de soutenir leurs actions dans le Développement Durable (DD) et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Grâce au réseau FEVE, les initiatives peuvent être partagées, et même accompagnées par des bénévoles compétents, pour soutenir les prises de conscience écocitoyennes sur les lieux de travail.

Formation de salariés par le réseau FEVE

 

Ça marche comment ?

La particularité de la démarche FEVE vient de son organisation écocitoyenne « bottom-up », c’est-à-dire qu’elle part d’en bas, du salarié, pour infuser jusqu’à la stratégie RSE de l’entreprise, pour agir en faveur de la transition écologique et solidaire. L’association agit selon 4 axes :

  • Un accompagnement individuel et collectif en externe pour faciliter les rencontres entre salariés et favoriser l’inspiration, et rencontrer les acteurs ressources du territoire, à travers des bénévoles formés à l’accompagnement au changement.
  • Une formation intrapreneur IpESS (Intrapreneur Environnemental Social et Solidaire), qui vise à former des citoyens grâce à des mises en situation et une certification finale, pour être reconnu IpESS par son organisation. Elle s’articule autour de l’intrapreneuriat (développer la culture d’entreprendre), de l’empowerement (cultiver l’esprit critique pour mieux agir), et de l’accompagnement aux changements éco-responsables.
  • Un accompagnement à la création de FEVES en interne : pour les salariés certifiés IpESS, mais aussi pour tous les autres, un soutien pour créer des FEVES sur le lieu de travail, où salariés et employés peuvent se retrouver autour de valeurs et projets ESS (environnement social et solidaire) partagés. Les FEVES participent ensuite aux stratégies de développement durable et de RSE de leur entreprise, elles sont une instance de dialogue.
  • Une aide à la transformation des métiers de l’entreprise : les salariés accompagnés sont amenés à réfléchir pour donner un sens plus écologique et solidaire à leurs fonctions (écoconception, informatique écoresponsable ou éthique écologique.)

 

Une partie des bénévoles du réseau FEVE

Le réseau FEVE organise aussi différents types d’événements :

Tout d’abord, des afterwork RSE/DD « Bouge ton entreprise ! », pour s’inspirer dans ses actions au travail. Ces temps sont ouverts à tous et ont lieu une fois par mois à Lyon.

Des rencontres sont également proposées pour mieux connaitre les acteurs du territoire et trouver des ressources. Pour ne plus seulement avoir envie d’agir, mais pouvoir passer à l’action. D’autres événements sont organisés, comme des conférences thématiques sur l’engagement éco-citoyen au travail ou des ciné-débats publics.

Enfin, le réseau développe un dernier outil : les Conversations Carbone. C’est un cycle de 6 ateliers de discussion portant sur les différentes thématiques de notre empreinte carbone, à destination des salariés. Un accompagnement en forme de première étape pour agir ensuite sur son lieu de travail et promouvoir un mode de vie plus sobre en carbone.

Et concrètement ?

Voici des exemples d’actions facilement réalisables et reproductibles sur le lieu de travail :

  • Tri et réduction des gobelets et bouteilles plastiques, canettes alu et bouchons aux coins café
  • Tri du papier au bureau
  • Distribution de paniers AMAP
  • Boites à partage, création d’une « salle de la convivialité », frigo solidaire pour partager ses récoltes, échanges de services
  • Installation de ruches d’entreprises
  • Réduction des consommations d’énergie chez soi et au bureau (éclairage, climatisation, eau)
  • Réduction de l’empreinte carbone informatique
  • Déjeuners collectifs zéro déchets, locaux et bios
  • Et bien d’autres encore !

C’est où et quand ?

L’association sera présente au salon Primevère, du 6 au 8 mars 2020 à Eurexpo, alors venez les rencontrer pour trouver des réponses à toutes vos questions !

 

Pour en savoir plus sur le réseau FEVE : www.reseaufeve.fr

Pour contacter le réseau FEVE : contact@reseaufeve.org

 

 

Sobriété énergétique dans le tertiaire et l’habitat : les nouveaux volontaires sont arrivés !

Pour la 5ème année consécutive, la sensibilisation des salariés de bureau sur les pratiques sobres en énergie implique 6 volontaires en service civique :

  • 4 sur le territoire, recrutés par l’antenne du Rhône de l’association Unis-Cité, soutenue par la Métropole dans le cadre de son plan d’éducation au développement durable et la stratégie de maîtrise de la demande en énergie,
  • 2 en interne Métropole au sein de la mission énergie, dans le cadre d’actions d’exemplarité et d’accompagnement des habitants pour nourrir la stratégie de maîtrise de la demande en énergie.

Pour mieux les connaître et savoir ce qu’ils font, les journalistes du blog sont allés à leur rencontre !

1. Un quatuor engagé pour l’équipe écogestes d’Unis-Cité

De gauche à droite : Marine, Éva-Luna, Patrick et Antoine

Une petite présentation ?
« Nous sommes une équipe de quatre volontaires engagés au sein du projet écogestes : Eva-Luna, 19 ans, Patrick, 21 ans, Antoine, 20 ans et Marine, 19 ans. Malgré nos différents parcours de vie, notre intérêt commun pour l’écologie nous permettra d’avancer ensemble jusqu’en juin. »

En quoi consiste votre mission ?
« Elle vise à sensibiliser les salariés de bureaux aux écogestes, et à l’urgence climatique. Pour ce faire, nous intervenons sur tout le territoire de la métropole à travers plusieurs formes d’animations, l’une est un jeu de piste, adaptable à chaque type de bâtiment et nécessitant une visite en amont, l’autre est un jeu de plateau sous la forme d’un jeu de l’oie, traitant des questions de sobriété énergétiques et ouvertes à des champs plus vastes comme le tri des déchets, la mobilité, les économies de papier etc. »

Pourquoi le service civique et pourquoi cette mission ?
« Nous nous sommes engagés en tant que volontaires cette année pour faire une pause dans nos études, acquérir une expérience professionnelle et humaine. L’écologie est un domaine par lequel nous nous sentons tous les quatre concernés. Cette mission nous tient donc particulièrement à cœur, et nous sommes enthousiastes à l’idée d’en apprendre davantage sur le sujet afin de pouvoir à notre tour partager et discuter des écogestes à appliquer chez nous et au travail. »

Quelles attentes en ce début d’année ?
« Pour l’heure, nous avons commencé à démarcher des structures (communes, entreprises, associations…), à nous approprier les jeux et à en imaginer des nouveaux. Nous espérons que cette année nous apportera sur le plan personnel et professionnel, mais surtout que nos actions auront un impact positif et sur le long terme auprès des personnes que nous allons sensibiliser ».

 

2. Un binôme de choc pour la mission énergie

De gauche à droite : Valentin et Marc

Et vous alors, qui êtes-vous et que faites-vous donc dans les bureaux de la Métropole ?
« Nous sommes deux volontaires en service civique : Marc, 21 ans et Valentin 22 ans, engagés pour une durée de 7 mois au sein de la Métropole. Notre mission comprend 2 volets. Le premier, développé en 2019, consiste à mettre en place un suivi auprès des copropriétés éco-rénovées, c’est-à-dire les immeubles qui ont fait l’objet de rénovations pour améliorer leurs performances énergétiques. Le deuxième consiste à sensibiliser les agents de la collectivité aux éco-gestes dans nos bureaux. »

Comment comptez-vous « embarquer » les agents de la Métropole et leurs managers ?
« Nous souhaitons motiver les agents à participer à nos séances grâce à des formats ludiques tels que le jeu de l’oie qui permet d’apprendre les gestes généraux que l’on peut faire au bureau. Mais aussi l’Escape Game qui est personnalisable en fonction des configurations de bureaux dans chaque bâtiment (Coin café, imprimante, poste de travail, éclairage…). »

Et sur le terrain, pourquoi accompagner des habitants qui ont déjà rénovés leur logement ?
« Nous accompagnons ces habitants pour leur proposer un suivi à long terme et ainsi les motiver à poursuivre leurs efforts post rénovation. Le but est de les encourager à prendre des initiatives pour aller plus loin (compostage, économie d’énergie, tri des déchets…) »

Des perspectives après votre service civique ?
« Notre objectif à la suite de ce service civique est de reprendre nos études, tout en continuant à appliquer ce que nous avons appris à la Métropole. Nous sommes conscients que la situation écologique est mauvaise et cette expérience nous donne encore plus de motivations pour faire partie de la génération qui se veut actrice des changements de comportement, nécessaires à la construction d’un futur durable. »

 

Gageons que ces actions s’amplifient pour contribuer aux objectifs ambitieux fixés par le nouveau Plan Climat et le Schéma Directeur des Énergies : 80 000 ménages et 150 000 salariés de bureau devraient être accompagnés aux changements de pratiques d’ici 2030 !

 

Pour aller plus loin :

Qu’est-ce que le service civique ?

Qu’est-ce qu’Unis Cité ?

À ce jour, l’antenne du Rhône regroupe 140 jeunes de différents horizons (contre une vingtaine à ses débuts).

 

 

 

Citoyens : investissez dans une usine énergétique métropolitaine verte et durable

Dans le cadre de « l’Appel des 30 ! », ambitieux appel à projets lancé en 2016 par la Métropole de Lyon pour promouvoir et aménager la Vallée de la Chimie, un important volet photovoltaïque a été imaginé. Il consiste à installer plusieurs centrales solaires photovoltaïques sur 5 sites industriels de la Vallée, afin de contribuer au concept d’usine énergétique métropolitaine avec le soutien de la Métropole de Lyon.

Pour déployer ces centrales solaires photovoltaïques, la société de projets Lyon Rhône Solaire a été créée. Elle est détenue par la Métropole de Lyon, le Fonds régional OSER et Corfu Solaire ; l’opérateur étant Terre et Lac.

La solarisation de la Vallée de la Chimie en quelques chiffres

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Lyon Rhône Solaire vous propose aujourd’hui de devenir concrètement acteur de la transition énergétique locale, en prenant part au financement participatif de ce vaste projet.

Quand et comment ?

Il vous faut en premier lieu vous créer un livret Enerfip (gratuit) sur le site enerfip.fr. Vous pourrez une fois votre compte validé, investir la somme de votre choix entre 10€ et 2 000€ soit par CB soit par virement. Cet investissement se fait sous la forme d’un prêt que vous octroyez au projet sous la forme d’obligations simples pour une durée de 4 ans, et moyennant un taux d’intérêt de 5% par an. Comme tout investissement, celui-ci comporte des risques de pertes en capital et d’illiquidité.

Vous percevrez ainsi chaque année à date anniversaire les intérêts qui vous sont dus et votre capital investi vous sera remboursé à l’issue des 4 ans.

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Ombrières de parking de Total Cres et de l’IFPEN le long du canal du Rhône à Solaize (photo www.solaire.terreetlac.com)

Retrouvez toutes les informations, les simulations et les pré-enregistrements dès le 4 novembre 2019 sur la plateforme agréée enerfip.fr

Investissez dès l’ouverture le 18 novembre 2019

Cette collecte, d’un montant global de 175 000 €, est réservée aux habitants de la Métropole jusqu’au 15 décembre 2019.

 

 

Schéma directeur des énergies, place à la mise en oeuvre

Nouvelle étape dans la mobilisation partenariale autour de l’énergie : le 26 juin à l’Embarcadère, une journée d’échanges et de partage sur le Schéma directeur des énergies a eu lieu. 220 personnes étaient présentes, représentantes des acteurs du système énergétique territorial, des communes, des services de la Métropole. L’occasion de s’approprier les objectifs ambitieux et crédibles adoptés en mai, et de se projeter concrètement dans la mise en oeuvre des actions.

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La stratégie énergétique vise à l’horizon 2030 à réduire de 20% les consommations d’énergie dans le territoire (par rapport à 2013) et à doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération. Ces deux objectifs combinés contribuent à baisser de 43% les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 2000). Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été structurées. Retrouvez le document complet et sa synthèse en téléchargement.

Présenter le SDE finalisé pour une appropriation large

La plénière du matin – voir le support de présentation ici – a permis de présenter les objectifs retenus, les grands équilibres du plan d’actions et des zooms sur certains choix : rénovation de l’habitat et du patrimoine de la Métropole, développement des réseaux de chaleur urbains, motorisations alternatives (notamment GNV) et photovoltaïque (avec l’exemple de Lyon Rhône Solaire). En complément, un zoom spécifique a été fait sur l’articulation entre transition et fabrique de la ville d’une part et avec les réseaux de distribution d’énergie d’autre part.

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Table ronde sur les choix de motorisations alternatives

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Table ronde sur la fabrique de la ville

Ouvrir la phase de mise en oeuvre

Dans la continuité, une table ronde a précisé les enjeux de mise en œuvre de la démarche, car il s’agit bien aujourd’hui d’enclencher cette mise en œuvre avec les différentes parties prenantes. Les articulations sont ainsi à construire ou à consolider : par le PCAET et son lien avec les partenaires, avec le Conseil de développement pour co-construire avec les parties prenantes, avec les citoyens, avec les communes et avec les territoires environnants.

Table ronde sur la mise en oeuvre et l'implication des parties prenantes du territoire

Table ronde sur la mise en oeuvre et l’implication des parties prenantes du territoire

Une centaine de participants a ensuite travaillé au cours de l’après-midi dans le cadre de cinq ateliers sur des actions sur lesquelles la co-construction de la manière d’atteindre les objectifs est à structurer dans la durée. Les questions étaient les suivantes :

  • Quels outils pour un territoire zéro fioul ?
  • Comment atteindre les objectifs de rénovation du tertiaire privé ?
  • Comment déployer les actions d’accompagnement à la sobriété énergétique pour les ménages ?
  • Quelle articulation des outils pour multiplier par dix la production photovoltaïque ?
  • Quelle gouvernance des données énergie pour amplifier la transition énergétique ?
Travail en atelier l'après-midi

Travail en atelier l’après-midi

Pour rappel, le Schéma directeur des énergies constitue le socle atténuation du PCAET, dont la phase de consultation du public s’est achevée et qui sera voté fin 2019.

 

 

Le Schéma directeur des énergies voté à l’unanimité !

Le 13 mai, le Conseil de la Métropole de Lyon a voté à l’unanimité le Schéma directeur des énergies. Ce document de planification définit de manière volontaire la stratégie énergétique de la Métropole à l’horizon 2030. Cette planification de grande ampleur répond aux défis de la transition énergétique par une feuille de route ambitieuse et crédible, ancrée dans la réalité du territoire.

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Les métropoles ont un rôle clé dans la transition énergétique

Les défis de la transition énergétique pour instaurer un modèle robuste et durable diminuant drastiquement le recours aux énergies fossiles transforment en profondeur le monde de l’énergie. Le modèle centralisé du 20e siècle autour de la production et de la distribution porté par quelques grands acteurs cède rapidement du terrain à un modèle plus local, cherchant à répondre aux impératifs de sobriété, de décarbonation et de résilience.

La transition énergétique passe en premier lieu par la capacité de transformation des villes, qui concentrent à la fois les usages et les leviers pour réduire les consommations, pour mutualiser les besoins et pour optimiser les échanges. Les métropoles en particulier apporteront une contribution décisive dans la lutte contre le changement climatique par une réponse intégrée mobilisant un large pan des politiques publiques dont elles ont la compétence.

Avec le Schéma directeur des énergies, la Métropole de Lyon définit le cadre stratégique de la politique publique de transition énergétique. Celle-ci vise à réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter la production d’énergies renouvelables et de récupération, deux leviers déterminants pour atteindre l’objectif crucial et final de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Métropole de Lyon s’appuie pour cela sur un large pan de ses compétences et politiques publiques, au premier rang desquelles les politiques de l’habitat et du logement, du développement économique, de la mobilité des personnes et des biens, du développement urbain ou encore du cycle de l’eau et des déchets.

Ce cadre stratégique intègre les nouvelles compétences énergie dont la Métropole de Lyon dispose depuis 2015 : soutien aux actions de maîtrise de la demande en énergie, développement des énergies renouvelables et de récupération, création, aménagement, entretien, gestion de réseaux de chaleur ou de froid urbains et concession de la distribution publique d’électricité et de gaz. Forte de ces nouvelles compétences d’autorité organisatrice des réseaux énergétiques, la Métropole muscle sa responsabilité de porteuse de la politique publique de la transition énergétique dans son territoire.

Retour sur l’élaboration du schéma directeur des énergies

Le SDE s’inscrit dans la continuité de la montée en puissance de l’enjeu énergie climat depuis une quarantaine d’années dans le territoire métropolitain. Il constitue l’un des instruments de mise en oeuvre du Plan climat énergie territorial voté en 2012 et s’inscrit également dans le cadre des nouvelles compétences énergie de la Métropole.

Avec ce schéma, la Métropole accélère le pilotage des transformations du système énergétique territorial et affirme son rôle d’autorité organisatrice de l’énergie. Réponse stratégique et opérationnelle pour la transition énergétique, la stratégie se fonde sur une connaissance fine du territoire et définit un portefeuille d’actions avec des objectifs opérationnels quantifiés et une planification temporelle et financière.

Le schéma a été construit de manière participative autour de trois grandes étapes :

– Le diagnostic quantitatif et qualitatif a permis de construire un état des lieux énergétique à une maille fine (la maille IRIS, d’environ 2 000 habitants) intégré dans un outil de modélisation. Il a été complété par un diagnostic qualitatif s’appuyant sur de nombreux entretiens avec les acteurs du système énergétique métropolitain (énergéticiens, bailleurs, fédérations du BTP, Université, HCL, etc.).

– La scénarisation et le choix d’un scénario. Quatre orientations majeures ont permis d’explorer la diversité de futurs possibles. Les objectifs ont été fixés en s’appuyant sur la connaissance du territoire, les retours d’expérience des différents projets et l’expertise des acteurs locaux. Un appel à contributions a permis de recueillir 108 solutions innovantes issues de 53 partenaires qui ont nourri les orientations. Un travail de calibrage des objectifs de chacune des actions recherchant le point d’équilibre entre ambition et crédibilité a été mené dans le cadre de quatre groupes de travail partenariaux et transversaux. Cette large participation a permis d’estimer le niveau d’engagement maximal des acteurs et les impacts des orientations étudiées. Enfin, le Conseil de développement a posé un regard prospectif sur les évolutions du rapport des citoyens et des entreprises à l’énergie pour baliser les modalités adéquates de mise en oeuvre.

– La conception d’un plan d’actions permettant d’atteindre les objectifs du scénario retenu. Celui-ci a été défini par un travail conjoint entre les politiques métropolitaines (habitat, développement économique, déplacements, patrimoine, planification urbaine, eau, déchets). Deux passages en conférences territoriales des maires ont permis d’associer les communes dans une dynamique d’échange et de co-construction. De par leurs relations de proximité et leur connaissance fine du territoire, les communes ont en effet un rôle fondamental pour la mise en oeuvre territorialisée des actions.

Les objectifs et le plan d’actions reposent ainsi sur une construction rigoureuse, ancrée dans la réalité, qui permet une confiance forte en son caractère atteignable.

Les objectifs du SDE

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À l’issue de la phase de scénarisation, des objectifs quantifiés ont été fixés :

  • Baisser de 20% les consommations d’énergie d’ici 2030 par rapport à 2013 (ce qui revient à réduire de 30% les consommations par rapport à 2000)

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  • Doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2030 pour atteindre 17% dans la part des consommations métropolitaines

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Ces deux objectifs permettent de réduire de 43% les émissions de gaz à effet de serre du territoire par rapport à 2000. La trajectoire du schéma directeur a été utilisée pour construire le projet de plan climat air énergie territorial (PCAET).

Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été co-construites en lien avec les différentes politiques publiques de la Métropole. Chacune d’entre elle est coordonnée par un référent dédié. Des livrables, des échéances ainsi qu’une estimation budgétaire ont été définies pour chacune. Tous ces éléments sont disponibles dans le document complet.

Le SDE élaboré, il faut le mettre en œuvre !

Il s’agit maintenant de concrétiser cette stratégie. L’enjeu principal est de garder le cap et d’utiliser le schéma comme un levier de transformation de l’action publique en faveur de la transition énergétique territoriale. Pour cela, il faut :

– Partager largement cette stratégie énergétique

– Mettre en œuvre les actions de manière transversale et partenariale sur la base d’un travail important de co-construction à élaborer avec les parties prenantes (associations, entreprises, communes, citoyens)

– Piloter et évaluer le déploiement

– Mesurer les impacts des actions et l’état énergétique du territoire

– Rester ouvert aux nouvelles dynamiques et solutions tout en maintenant le cap pour cette transition énergétique

Cette mise en oeuvre se fera en articulation étroite avec l’animation du plan climat air énergie territorial.

Pour aller plus loin

Téléchargez le document complet du SDE et la version synthétique.

 

 

Musée des Confluences : des lycéens dans la peau des dirigeants pour sauver le climat

Le Musée des Confluences invite les lycéens du territoire à un jeu de rôle pour enrayer le changement climatique. À la place des dirigeants d’un pays, ils doivent réfléchir à un accord afin de limiter le réchauffement de la planète. Comme lors des vraies COP sur le climat.

Les élèves (re)découvrent l'histoire des différentes espèces

Les élèves (re)découvrent l’histoire des différentes espèces

Sensibiliser les lycéens au climat

L’appropriation du thème commence par une visite de l’exposition « Espèces, la maille du vivant » au Musée des Confluences. Les lycéens visiteurs sont plongés au plus près de la relation qu’entretient l’Homme avec son environnement et comprennent son impact grandissant sur la biodiversité. « Notre objectif initial est de présenter la planète comme un bien commun, explique Sylvie Boucherat, chargée de médiation au Musée des Confluences. Les élèves doivent percevoir la complexité des enjeux climatiques qui nécessite de sortir d’une vision à l’échelle des nations. »

La visite, point de départ pour comprendre

Mi-janvier, c’était justement au tour des élèves du lycée Diderot La Martinière (Lyon) de visiter l’exposition, mais aussi l’auditorium où ils vont officier quelques mois plus tard. Explications sur l’origine et l’architecture du bâtiment étaient aussi au programme. Une occasion de faire découvrir un lieu où certains venaient pour la première fois, et peut-être de susciter l’envie d’y revenir.

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Les élèves des différents établissements visitent l’exposition « Espèces, la maille du vivant »

Un projet pédagogique sur une année scolaire

Les classes viennent plusieurs fois au musée et travaillent la question toute l’année en classe, en SVT, en Histoire ou en SES. « Une formation des équipes enseignantes au musée est le point de départ d’un travail soutenu en classe, note Sylvie Boucherat. Nous remettons aux professeurs des outils pédagogiques conçus en partenariat avec l’ENS et les professeurs relais du musée. » La majeure partie du projet commence ainsi : les élèves représentent les pays, par petits groupes. Se mettre dans la peau du Maroc, de la Chine ou de l’Union Européenne, comprendre l’histoire de la nation, son rapport avec le climat, ses enjeux économiques. Et travailler un argumentaire pour défendre une cause collective, le climat, sans omettre l’intérêt propre au pays. Une réalité qui n’est jamais la même d’un pays à l’autre, les états les plus développés (et donc les plus industrialisés, c’est à dire ceux qui contribuent le plus au réchauffement climatique) ayant souvent plus de mal à inscrire les objectifs de réduction du réchauffement climatique dans leurs lois nationales.

Pour finir, une COP en mai, comme en vrai !

Au mois de mai 2019, les 10 classes se retrouveront dans l’auditorium du Musée des Confluences pour simuler une COP (2 classes par jour durant cinq jours). L’aboutissement d’un travail d’une année, durant laquelle les élèves vont se prendre au jeu et interpréter les personnages : le président, le secrétaire, les ambassadeurs mais aussi les journalistes, qui seront chargés de faire la retranscription de l’évènement auprès de leurs camarades de retour au lycée. L’enjeu est « fictif » : trouver un accord pour limiter la hausse de température moyenne mondiale à +2°C d’ici la fin du siècle. Sylvie Boucherat note toutefois que « lorsqu’ils pénètrent dans l’hémicycle du musée, on sent qu’ils prennent leur rôle très à cœur. Ils ont des badges, un drapeau et ils incarnent à merveille le pays qu’ils représentent. »

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En janvier, les élèves du lycée Diderot-La Martinière ont visité l’auditorium où ils vont officier au mois de mai 2019

Le Musée des Confluences s’engage

Pourquoi une telle implication du musée dans la question climatique ? Pour Sylvie Boucherat, « ce projet, à la confluence de nombreuses disciplines, a du sens pour le musée » Et de détailler : « Au départ, nous avions proposé les simulations de COP à un public adulte. Puis l’idée nous est venue naturellement d’adapter l’approche aux scolaires. » Et le résultat est visiblement au rendez-vous. « Ils s’impliquent vraiment en négociant entre pays et en imaginant des compromis, ce qui est notamment le rôle des ambassadeurs lorsqu’ils vont à la rencontre des délégations des autres pays. Et ils comprennent vite que les promesses de réductions de gaz à effet de serre ne sont pas simples à tenir. Les représentants des pays en voie de développement peuvent alors demander des subventions aux nations les plus riches pour les aider à envisager une transition énergétique. Tout est une question d’aide et d’échanges entre les pays. Et ça, ils l’ont bien compris. »

Dix établissements scolaires sélectionnés

Proposé par le Musée des Confluences pour la troisième année consécutive, ce projet sur les enjeux climatiques est réalisé en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure (via notamment l’Institut Français d’Éducation) et la délégation académique aux arts et à la culture au sein du rectorat. C’est ensemble qu’ils ont sélectionné les dix établissements amenés à prendre part au projet tout au long de l’année scolaire. Les lycéens de seconde sont ainsi issus du territoire de la Métropole (Saint Genis Laval, Lyon, Villeurbanne, Neuville-sur-Saône) mais pas seulement puisqu’ils viennent aussi d’Ambérieu-en-Bugey, Villefranche-sur-Saône ou encore Firminy.

Une simulation pour agir concrètement à l’avenir

Même si les COP du Musée des Confluences n’accouchent d’aucune décision concrète pour le climat, l’essentiel est ailleurs : dans la capacité du Musée d’avoir su, au fil des années, former des ambassadeurs du climat. D’avoir fait prendre conscience à ces jeunes lycéens de l’importance du respect de la planète. Et d’avoir sensibilisé les générations de demain à l’urgente nécessité d’agir dès maintenant.

Témoignage de Corinne Perret-Thomas, professeur de SVT au lycée Martinière-Diderot

IMG_4338« Nous avons eu connaissance du projet mené par le Musée car ils en ont fait l’écho auprès de notre établissement. J’ai souhaité postuler car le réchauffement climatique est au programme des classes de seconde, et parce que la démarche peut aussi être bénéfique pour notre lycée, en cours de labellisation E3D (démarche de développement durable). Ce projet est aussi très intéressant car il a une vocation bilingue et internationale. Il propose quelque chose de différent aux élèves, de manière pluridisciplinaire puisque je travaille en lien étroit avec une documentaliste et une professeure d’histoire-géo. De plus, le côté simulation/jeu de rôle est une vraie innovation pédagogique et le débat avec d’autres classes va responsabiliser les élèves. La visite du musée est le point de départ de la réflexion, là où ils prennent conscience que la biodiversité est en réduction, à cause du réchauffement climatique. »

 

Témoignage de Selma, élève en classe de seconde

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« Ce projet et cette visite sont une excellente opportunité de mieux comprendre le climat et peu de classes ont la chance de faire partie de ce type de programme. Personnellement, le climat est une cause qui me tient à cœur, j’y suis sensible car je sais que la planète souffre. Et si on continue comme ça, nos futurs enfants ne pourront pas vivre comme nous. Il faut jouer notre rôle à fond et améliorer nos comportements pour changer ce qui peut encore l’être. »