Unis-cité : bilan 2018

Les jeunes volontaires en service civique ont rempli leur mission pour l’année 2018. A l’aide de supports ludiques (jeu de plateau et jeu piste), ils ont sensibilisé près de 400 éco-citoyens au bureau. Ils nous racontent leur engagement.

Lucille, Victor, Maëlle et Florent ont passé les 9 mois de leur service civique à la sensibilisation des salariés de bureau aux gestes permettant d'économiser l'énergie.

Lucille, Victor, Maëlle et Florent ont dédié les 9 mois de leur service civique à la sensibilisation des salariés aux gestes permettant d’économiser l’énergie.

Notre année en quelques chiffres :

  • 42 jeux réalisés (24 jeux de plateaux et 18 jeux de pistes)
  • 35 heures passées en animation
  • 58 heures de déplacements (en transports en commun, bien sûr!)
  • Intervention la plus lointaine : Mairie de Grigny
  • 112 structures contactées, 21 engagées
  • plus de la moitié des structures en territoire prioritaire « politique de la ville »
  • 2/3 des interventions hors de la ville centre (Lyon)
21 entreprises ont accueilli les volontaires pour des animations ludiques autour de l'énergie

Mission : sensibilisation ! Carte des 21 structures du territoire qui ont accueilli les volontaires.

L'équipe d'Unis-Cité est intervenue auprès des salariés de 21 structures sur le territoire du Grand Lyon.

Notre impact auprès du public sensibilisé

Une étape de repérage et de démarchage intensive en début d’année nous a permis de trouver plusieurs partenaires et d’intervenir auprès de publics variés. Nous avons travaillé avec des salariés de domaine public (mairies, maison de la métropole) et du domaine privé (total, cnr, solvay, enedis, rte, étic).

Lors d’un moment de convivialité organisé dans les locaux de la structure, les animations d’une heure ont permis aux salariés de détecter et d’améliorer leurs habitudes de travail ayant un impact sur les consommations d’énergie. Ils ont pu repartir avec de nouveaux éco-gestes dans la poche et un livret autour des thématiques abordées.

Les retours que nous avons reçu sont dans l’ensemble très positifs. Tout au long de l’année, le public a pu faire des retours constructifs et nous a ainsi permis d’améliorer la qualité de nos interventions.

Quelques témoignages

“Merci pour ce petit fascicule très intéressant et très bien réalisé, que je partagerai avec famille/amis.”

“Merci pour le livret. Le jeu de plateau était sympa. J’ai appris pas mal de choses alors que je pensais être sensibilisée aux éco-gestes. C’était donc efficace.”

Des salariées de Total.

“Je voulais, à nouveau, vous remercier pour votre intervention. J’ai croisé quelques participants dans la journée et ils étaient tous très satisfaits avec votre présentation sous forme de jeu qui leur a paru « géniale » (je cite).

En ce qui concerne nos engagements, nous avons, avec un des participants, échangé longuement sur la mise en place d’un bac à feuilles imprimées sur une page uniquement pour la réalisation de cahiers. Nous allons en parler à nos responsables en fin de semaine et c’est très possible que ce soit en route bientôt”.

Une salariée de RTE.

“Merci pour vos envois et de nouveau pour votre intervention ludique, qui rappelle sans culpabilisation quelques clés utiles et accessibles de notre contribution à la préservation de la planète”.

Un salarié d’Enedis.

Ce que nous a apporté cette année :

L’expérience de ce service civique nous a apporté plein de nouvelles connaissances et de nouveaux savoirs autour de l’écologie, des éco-gestes et économies d’énergies. Une partie de notre travail a consisté à démarcher, autant par mail que par téléphone, des structures potentiellement intéressées : une nouvelle expérience pour la plupart d’entre nous !

Travailler avec des personnes au profil varié, nous a appris le travail et l’organisation en équipe. Chacun a pu y trouver sa place et apporter ses compétences et son savoir aux besoins de la mission. Nos interventions nous ont aussi aider à prendre nos marques dans l’animation auprès d’un public professionnel ainsi que de gagner en assurance pour la prise de parole en public.

… Alors merci à la métropole de Lyon, à  Raphaël, notre référent projet de nous avoir fait confiance et épaulé tout au long de la mission, merci à Unis cité, à Angélique notre coordinatrice, merci également aux structures et au public sensibilisés de nous avoir accueilli et enfin, merci à notre équipe pour tout le travail fourni durant ces 9 mois de missions !

Et l’an prochain? C’est reparti !

L’année prochaine, une nouvelle équipe prendra la relève, nous comptons sur vous pour lui renouveler votre confiance. Vous pourrez les contacter à l’adresse suivante : ucgrandlyon2015@gmail.comLa mission ne débutant qu’en décembre 2018 vous pouvez dès à présent contacter Angélique Gibert (coordinatrice de mission) : agibert@uniscite.fr pour toute information sur notre activité.


financeurs

 

Bois + Paille = Gymnase !

Au cœur de la ZAC du Bon Lait (Lyon 7e), le gymnase omnisport « Alice Milliat » est essentiellement construit en bois et paille. Ses performances environnementales et énergétiques lui ont permis de décrocher le prix national de la construction bois.

Le gymnase bois de la ZAC du Bon Lait a reçu un prix national

Le gymnase bois de la ZAC du Bon Lait a reçu le prix national de la construction bois en 2017

Seule sa structure est en béton armé. Le reste : du bois et de la paille. Le gymnase de la ZAC du Bon Lait est sorti de terre en avril 2016, 15 mois après le lancement des travaux. Il s’agit du premier équipement public de la Ville de Lyon construit avec une ossature bois et isolé en paille. « La charpente est en bois, tout comme les façades principales. Et l’une d’entre elles présente la particularité d’être intégralement en paille », détaille Cécile Wicky, responsable de la mission maîtrise de l’énergie. Autres caractéristiques principales : une toiture végétalisée, un vitrage peu émissif (1,10 d’Uw) et une alimentation en chauffage via le réseau de chaleur urbain.

Le bois, réponse à un cahier des charges exigeant

L’ossature bois est une proposition du groupement d’architectes retenu pour le projet (les autrichiens Dietrich Untertrifaller Architekten et le groupe lyonnais Tekhne), la réponse à un cahier des charges exigeant de la part de la ville. « Nous avons engagé une démarche environnementale dans tous nos projets au début des années 2000. Nous n’imposons pas d’utiliser tel ou tel matériau pour construire, nous demandons juste des garanties environnementales. Il faut viser un niveau de performance, définir son besoin et le décrire. Puis c’est au concepteur d’apporter la solution. » Ici, les solutions ont été l’utilisation de matériaux biosourcés, de revêtements aux faibles impacts sur la qualité de l’air intérieur, ainsi que la toiture végétalisée.

Sobriété et sécurité

Le jury a été séduit par les performances environnementales du bâtiment : l’utilisation du bois (mélèze et Épicéa), des fibres bois et de la paille, ainsi qu’une conception bioclimatique avec un large ensoleillement des façades et parois vitrées. La sobriété du bâtiment a aussi compté : « La volumétrie est simple, le bâtiment est compact avec très peu de surfaces de déperditions et une très bonne isolation, ce qui contribue à l’efficacité énergétique », analyse Cécile Wicky. L’aspect sécurité a également été décisif car construire avec de la paille pose la question de la résistance au feu, pour laquelle « il a fallu lever certains freins ». Ainsi, pour respecter la norme d’isolation au feu (stabilité au feu minimum d’1/2 heure), la paille n’a pas mise en œuvre sur le chantier, mais a été préfabriquée : elle est arrivée sous forme de caissons, entre deux plaques de bois isolantes.

Un prix national, récompense d’un projet innovant

L’équipement a reçu le 1er prix national de la construction Bois, dans la catégorie Bâtiments Publics Education et Culture. « C’est une grande fierté et une vraie marque de reconnaissance d’être distingué parmi les projets exemplaires, estime Cécile Wicky. D’autant plus que ce prix, délivré par France Bois Régions et au niveau local par FIBOIS Auvergne Rhône-Alpes, est reconnu dans le secteur et met en avant les projets pilotes. »

Un exemple pour l’avenir, sur de multiples points

La consommation énergétique du gymnase est de 72 kWh/m².an en énergie primaire, soit 4 fois moins que les gymnases construits avant lui. Outre ses qualités environnementales indéniables, le gymnase de la ZAC du Bon Lait présente également d’autres points positifs, et qui peuvent être de bons modèles pour les constructions à Lyon. La préfabrication chantier, avec des éléments qui ont été assemblés, au préalable, hors site, est un des grands points forts du projet. Les équipes travaillent en amont, au calme, dans des situations bien plus favorables que sur un chantier classique. Les camions sont moins nombreux sur le site et l’empreinte carbone s’en trouve diminué. « L’intérêt de la préfabrication bois a séduit nos directions techniques, » confirme Cécile Wicky qui ajoute : « Depuis cette réalisation, nous avons encore augmenté les exigences environnementales de nos bâtiments, en analysant les cycles de vies de nos projets. Le gymnase a été un bon exemple d’inspiration. Une fois le bâtiment livré, on a contrôlé s’il correspondait bien aux exigences que l’on s’était fixé : le résultat du test d’infiltrométrie a été de 0,58 m3/h par m² de surface déperditive ». C’est bien mieux que ce qui était attendu, la norme réglementaire imposant de se situer en-dessous de 1,7. À l’usage, les performances se sont confirmées : le gymnase a affiché des températures correctes en période de grand froid ou lors de fortes chaleurs.

Chiffres-clés

  • 2757 m2
  • 1070 m2 de salle omnisports
  • 9 m de hauteur sous plafond
  • 45 m de long pour le terrain
  • 15 mois de travaux

Pour en savoir plus…

Retrouvez ici les lauréats du concours régional (dont le centre de loisirs de Givors, sélectionné parmi les 8 lauréats régionaux!)

 

La chaufferie biomasse de Surville sort de terre

Avec ses 3 chaudières de 17 MW chacune, l’installation de production de chaleur de Surville sera la plus grande chaufferie biomasse publique de France. Alimentant le réseau de chaleur de Lyon Centre Métropole à partir d’énergie renouvelable, elle permettra de réduire de 44 000 tonnes/an  les émissions de CO2, soit l’équivalent de 20 000 véhicules retirés de la circulation. Visite guidée d’un chantier captivant au cœur de Gerland.  

Le chantier de Surville représente 43 millions d'euros d'investissement. Sur une surface de 3 terrains de foot, les différents éléments de l'usine sortent de terre. Sur cette photo : le silo de stockage du bois destiné à alimenter les chaudières (crédit photo Luce Ponsar, Métropole de Lyon)

Le chantier de Surville représente 43 millions d’euros d’investissement. Sur une surface équivalente à 3 terrains de foot, les différents éléments de l’usine sortent de terre. On voit ici le silo de stockage du bois destiné à alimenter les chaudières (crédit photo Luce Ponsar, Métropole de Lyon, juillet 2018)

De quel bois nous chaufferons-nous ?

Quand on parle biomasse, on parle essentiellement de bois. Le « bois énergie » provient de plaquettes forrestières (bois déchiqueté), de chutes de scierie, de petit bois et d’écorces issus de l’exploitation forestière : tout ce qui n’a pas la qualité suffisante pour être valorisé en bois d’œuvre. Le bois est issu de la région, dans un rayon de 90 km maximum pour limiter le transport.

Acheminé par camion, il sera dépoté en entrée de chaufferie sur 2 unités puis convoyé vers une unité de criblage/déferaillage afin d’obtenir un combustible homogène.

A gauche : les deux bennes permettent aux camions de dépoter le bois. A droite : un tapis roulant achemine le bois vers un cribleur / déférrailleur, qui permet d'enlever les morceaux de bois trop gros et le métal risquant de se bloquer.

A gauche : les deux bennes permettent aux camions de dépoter le bois. A droite : un tapis roulant achemine le bois vers un cribleur / dé-ferrailleur, qui permet d’enlever les morceaux de bois trop gros et le métal risquant de se bloquer.

Le bois est ensuite stocké dans un silo de 6000 m3, correspondant à 4 jours de production de chaleur. En tout, ce sont 85 000 tonnes de bois par an qui viendront alimenter la chaufferie, correspondant à 35 camions par jour au maximum en période de grand froid.

Vue de l'intérieur du silo dont les ouvriers achèvent la pose des parois : d'une capacité de 6000 m3, il permet d'assurer l'autonomie de la chaufferie pour 4 jours pendant les périodes les plus froides.

Vue de l’intérieur du silo dont les ouvriers achèvent la pose des parois : d’une capacité de 6000 m3, il permet d’assurer l’autonomie de la chaufferie pour 4 jours pendant les périodes les plus froides.

Pour autant, une telle installation ne peut pas compter uniquement sur le bois pour produire de la chaleur de manière optimale. Ainsi 4 chaudières gaz de 19 MW chacune complètent l’installation. Leur rôle est avant tout d’écrêter la demande en chaleur, notamment en cas de pic de froid, ou en intersaison pour compléter l’énergie issue de l’usine d’incinération des ordures ménagères de Gerland. Le gaz vient aussi en secours du bois en cas de panne des chaudières bois. Enfin, pour pallier un éventuel dysfonctionnent sur la filière gaz, 3 cuves de 350 m3 chacune vont être enterrées sur le site pour stocker du fioul, énergie hautement carbonée mais qui sera utilisée uniquement en ultime secours.

Un lit de sable pour porter la biomasse

Ça peut paraître simple de brûler du bois pour faire chauffer l’eau de nos réseaux. Mais produire de grandes quantités de chaleur sans trop de pertes de rendement nécessite une technologie de pointe. Ainsi, après que la biomasse soit littéralement « avalée » depuis le silo par une vis sans fin mobile, elle est envoyée dans les chaudières qui utilisent la technologie du lit fluidisé bouillonnant. Pour faire simple : du sable est soufflé à la base des chaudières par un système de buses (voir photo), créant ainsi un lit de sable en lévitation, chauffé à 800°C, sur lequel vient se poser la biomasse. Tout l’art de cette technique repose sur l’équilibre à trouver pour que la biomasse ne dépasse pas un certain poids, d’où le nécessaire criblage préalable.

Vue du dessous d'une des 3 chaudières : les tuyaux que l'on apperçoit soufflent de l'air pour maintenir le "lit de sable" en suspension. C'est sur ce lit de sable brûlant que l'on dépose ensuite le bois qui s'enflamme instantanément.

Vue de l’intérieur de la chaudière (par en dessous) : les tuyaux que l’on aperçoit souffleront de l’air pour maintenir le « lit de sable » en suspension. C’est sur ce lit de sable (brûlant !) que le bois viendra se déposer et s’enflammer instantanément.

Pour récupérer la chaleur issue de la combustion , on utilise de l’eau qui chemine par de multiples tuyaux à l’intérieur des chaudières, tel de véritables orgues de cathédrale. En plus de la chaleur directe produite par la biomasse, on récupère aussi la chaleur indirecte des fumées : la moindre calorie compte !  

Vue de l'extérieur : la chaudière biomasse est installée verticalement, les petits tuyaux intégrés dans les parois contiennent de l'eau qui circule et se réchauffe au contact du foyer.

Vue de l’extérieur d’une des 3 chaudières. Les petits tuyaux intégrés dans les parois contiennent de l’eau qui circule et se réchauffe au contact du foyer.

L’eau chaude produite est ensuite dirigée vers les canalisations du réseau de chaleur de Centre Métropole. Elle fournira 20 % de la chaleur distribuée sur le réseau Centre Métropole qui alimente aujourd’hui 33 000 équivalents logements, 100 000 en 2030. Les cendres et les 400 tonnes de sables nécessaires chaque année pour porter la biomasse sont ensuite recyclés en forêt, par conventionnement avec des sylviculteurs de la région, comme fertilisants des sols. Quant aux fumées, elles sont filtrées pour répondre aux normes de qualité de l’air et ainsi réduire les émissions de particules fines et les micro-polluants.

Ainsi s’achève la visite de ce chantier, dernière occasion avant le calfeutrage des installations pour la mise en service des chaudières. Il est 19h, l’heure de filer pour assister à la demi-finale de la coupe du monde…

À retenir : la chaufferie de Surville, qui sera opérationnelle en mars 2019, est un équipement prévu au contrat de délégation de service publique du réseau de chaleur Centre Métropole, confié à Dalkia – ELM par la Métropole de Lyon. Cette délégation, d’une durée de 25 ans à compter de 2017, prévoit un taux d’énergies renouvelables et de récupération de 65 %.

 

Sylv’ACCTES reconnue d’intérêt général pour son action en faveur de l’environnement

Grâce à Sylv’ACCTES, collectivités et entreprises peuvent contribuer activement à la lutte contre le changement climatique. Comment ? En investissant dans des projets de gestion forestière éco-responsable. Car la forêt est le seul puits de carbone sur lequel l’homme peut avoir un impact déterminant. A elle seule, la forêt française stocke 65 millions de tonnes de CO2 par an. Explications de Loïc Casset, coordinateur général de cette association reconnue d’intérêt général en février dernier.

Les partenaires de Sylv'ACCTES réunis en foret

Les partenaires de Sylv’ACCTES

Véritables réservoirs qui captent et stockent le gaz carbonique de l’atmosphère, les puits de carbone limitent le réchauffement climatique. A eux seuls, les océans absorbent entre deux et trois milliards de tonnes de carbone par an. Les forêts jouent également ce rôle essentiel, comme l’explique Loïc Casset, coordinateur général de l’association Sylv’ACCTES (Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques) : « le rôle de la forêt dans l’atténuation du changement climatique a été scientifiquement reconnu par le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Par la photosynthèse, la forêt capte et séquestre le CO2. Le carbone est également stocké dans les produits issus de la transformation du bois ». Autre atout du bois : il peut se substituer à des énergies fossiles et à des matériaux énergivores tels que l’acier, le béton ou le plastique, ce qui évite des émissions de CO2.

Entretenir la forêt pour la préserver

Cependant, pour que le bilan carbone du bois soit neutre, il faut qu’il soit issu de forêts gérées durablement. « Seule une gestion forestière durable permet de concilier nos attentes fortes vis-à-vis des forêts (variété des paysages, préservation de la biodiversité…) et la pression que nous faisons peser sur la ressource bois, poursuit Loïc Casset. Or aujourd’hui, le seul revenu du bois est trop faible pour permettre aux propriétaires d’entretenir correctement les forêts. Des massifs entiers sont laissés à l’abandon. »

Soutenir une gestion forestière durable

« Lorsqu’un propriétaire forestier accomplit un acte de gestion durable qui prend en compte d’autres services environnementaux que la seule production de bois, il œuvre pour l’intérêt général. Cela justifie qu’il puisse être soutenu financièrement pour poursuivre cette gestion vertueuse. C’est pourquoi Sylv’ACCTES participe au financement des travaux forestiers durables ».

Une interface de financement au mode d’action unique

« L’association fait le lien entre des financeurs souhaitant répondre à des enjeux ciblés (collectivités) ou améliorer leur empreinte climat/environnement (entreprises) et des travaux forestiers ayant fait preuve de leurs qualités économiques, climatiques, environnementales et sociétales. Son mode d’action repose sur une concertation locale avec les communes rurales, les associations de protection de la nature et les forestiers. L’objectif est d’identifier les opérations forestières qui génèrent, au-delà du carbone, des impacts positifs sur la biodiversité, la qualité des paysages ou l’économie locale. Cette approche est unique en Europe. »

Logo de l'association Sylv'acctes

Des projets sylvicoles territoriaux

Concrètement, comment ça marche ? « Les collectivités rédigent leurs cahiers des charges en fonction de leurs besoins et/ou urgences. Il peut s’agir de protection contre les risques naturels, de protection des paysages comme dans les Bauges ou de conserver des résineux et des feuillus comme dans le Bugey. Les forestiers proposent des modalités techniques de gestion forestière qui sont évaluées par Sylv’ACCTES, au moyen d’un référentiel d’outils normés déposé à l’INPI. On aboutit à un projet sylvicole territorial (PST), validé par les élus locaux, qui définit les projets finançables par Sylv’ACCTES. L’objectif est de rompre avec une vision de court terme et d’adopter des techniques qui porteront leurs fruits dans 10, 20 ou 50 ans. »

Mécénat d’entreprises au service de la RSE

Pour les entreprises, c’est le régime du mécénat qui s’applique. « Elles peuvent investir dans un projet local qui a du sens pour elles et valoriser cet investissement dans le cadre de leur RSE. Pour un 1 ha de gestion améliorée, on peut calculer combien de tonnes de carbone seront stockées. C’est très concret. » Précision : Sylv’ACCTES ne crée pas de droits à polluer mais oriente les financements qu’elle perçoit vers des actions vertueuses.

La Métropole de Lyon soutient Sylv’ACCTES

En prenant part à l’action de Sylv’ACCTES, entreprises et collectivités contribuent activement à la lutte contre le changement climatique et créent du lien entre l’urbain (qui consomme le bois) et le rural (qui le produit). « C’est ce qui a convaincu la Métropole de Lyon. En effet, le territoire du Grand Lyon consomme du bois – pour la construction et comme source d’énergie -, ce qui exerce une pression sur cette ressource, mais n’en produit pas. La Métropole a choisi de soutenir Sylv’ACCTES dès sa création, pour faire en sorte que les forêts puissent continuer à répondre durablement aux besoins du milieu urbain. »

Un homme mesure le diamètre d'un arbre à l'aide d'un compas forestier

A l’aide d’un compas forestier, on peut mesurer le diamètre d’un arbre

750 000 € d’investissements accompagnés pour 1000 ha de travaux

Deux ans après sa création, Sylv’ACCTES couvre 8 massifs : le Mont-Blanc, les Bauges, le Pilat, le Diois, le Livradois-Forez, le Bugey, l’est du Massif central (Ardèche verte) et le massif de Chambaran. Sur ces 8 territoires, 22 modalités de gestion différentes sont appliquées, car Sylv’ACCTES favorise l’émergence de solutions spécifiques à chaque zone. Fin 2017, le cap des 1000 hectares de travaux était franchi, avec 750 000 € d’investissements réalisés, dont 350 000 € d’aide apportée par Sylv’ACCTES. « La majorité des dossiers émanent de petites communes rurales, mais parfois aussi de propriétaires privés. Sylv’ACCTES a su rencontrer son public technique », constate Loïc Casset.

Vers une portée nationale

En février 2018, l’Etat a reconnu l’action de Sylv’ACCTES d’intérêt général. Celà permettra notamment aux entreprises mécènes de bénéficier d’une déduction d’impôts. « Cette reconnaissance va donner à l’association une portée nationale. Nous pouvons travailler partout en France. Nous souhaitons rallier d’autres entreprises à notre cause et nous sommes prêts à accueillir d’autres territoires, pour nous développer dans de nouveaux massifs et étendre notre périmètre au-delà d’Auvergne-Rhône-Alpes. A terme, notre objectif serait aussi de faire évoluer notre statut d’association loi 1901 vers celui de fondation ».

Chiffres clés :

– La forêt française est la 3e plus grande d’Europe, elle couvre 1/3 du territoire national
– 75 % de la forêt française est détenue par des propriétaires privés
– Seul 1/3 de la forêt française est géré avec un document de planification
– Lyon a le 2e plus grand réseau de chaleur au bois de France, derrière Grenoble

Sylv’ACCTES en bref :

– Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques
– Association loi 1901 créée en septembre 2015
– Objectif : 300 000 tonnes de CO2 stockées à terme (soit l’équivalent des émissions annuelles de CO2 d’une ville de 70 000 habitants)
– Membres fondateurs : Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon, banque Neuflize OBC
– Autres membres : entreprises publiques et privées, collectivités locales, territoires porteurs d’opérations sylvicoles, représentants de la société civile et acteurs des domaines de l’énergie et du climat

 

 

Éteins la lumière, on verra mieux les étoiles !

La pollution lumineuse ne cesse d’augmenter : la France compte 10 millions de points lumineux, soit une augmentation de plus de 84% en 25 ans. Si certaines communes ont choisi de ne plus éclairer leurs rues pendant une partie de la nuit, d’autres hésitent, s’inquiètent de la réaction de leurs administrés. Le SIGERLY consacre une matinale à ce sujet le 30 mai, ouverte à tous.

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l'éclairage pour faire tomber les idées reçues...

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l’éclairage pour faire tomber les idées reçues… Rendez-vous à l’hôtel de Métropole (20 rue du lac, Lyon3), inscription obligatoire.

Un enjeu énergétique, économique et environnemental

Sur notre territoire, l’éclairage public consomme 117 GWh/an soit 1% des consommations d’électricité du Grand Lyon (source : diagnostic du schéma directeur des énergie). Ce service représente un budget conséquent pour les communes (entre 20 et 30% du budget ‘énergie’). Au-delà de l’intérêt économique et de la sobriété énergétique, l’extinction partielle ou totale de l’éclairage permet de mieux respecter la biodiversité. En effet, les oiseaux diurnes ont besoin de la nuit pour se reposer, alors que les espèces nocturnes s’alimentent et se reproduisent dans l’obscurité. Pour chacun, une alternance marquée entre jour et nuit est essentielle.

En France, environ 12 000 communes pratiquent l’extinction nocturne partielle ou totale de leurs éclairages publics. Sur le territoire du Grand Lyon, on compte notamment notamment les villes de Givors, Grigny, Saint Didier-au-Mont-d’Or, Rochetaillée-sur-saôneCharly. D’autres villes modulent la puissance pendant la nuit ou utilisent le déclenchement des luminaires « à la demande » pour les cheminements piétons (Lyon, Villeurbanne et  Neuville-Sur-Saône).

Cette matinale a pour objectif de répondre aux différentes interrogations des communes que ce soit sur le plan réglementaire, technique, sécuritaire ou encore environnemental. Un menu varié : retour d’expérience de communes (Givors et Lyon), approche juridique, explications de la FRAPNA, approche « sécurité » avec la gendarmerie… Retrouvez le programme complet ici : invitation_matinale

Pour vous inscrire

C’est par ici

 

 

Un drone pour améliorer l’efficacité énergétique

L’hiver dernier, une opération de thermographie par drone a eu lieu sur un quartier de Saint-Priest. 270 maisons ont ainsi bénéficié d’un diagnostic sur leurs déperditions énergétiques. Objectif ? Inciter les habitants à engager des opérations de réhabilitation thermique.

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Le drone chargé de réaliser les thermographies à Saint-Priest est intervenu au petit matin à basse altitude

L’opération de thermographie menée par GRDF (Gaz Réseau Distribution France) à Saint-Priest s’inscrit dans le cadre de la mission de service public du distributeur de gaz naturel. C’est en partenariat avec les communes intéressées et engagées dans une logique de développement durable que GRDF met en place cette action. « Nous avons pris les premiers contacts à l’été 2017, explique Maha Merilhou, déléguée territoriale de GRDF Lyon Métropole. Nous identifions ensemble un secteur qui va convenir aux deux parties : pour nous, des maisons individuelles chauffées au gaz. Et pour la commune, des maisons anciennes avec un vrai besoin de rénovation. Une fois que le secteur est arrêté, en l’occurrence ici le quartier des Marendiers (construit dans les années 60-70), la commune envoie un courrier aux personnes concernées pour les informer. »

Survol de drone au petit matin

Place ensuite au passage du drone, à trois reprises, juste avant le lever du jour, avec une trajectoire pré-programmée pour filmer les toitures. « La fenêtre de tir était très réduite, » détaille Robin Lhuillier, chargé de mission habitat privé de l’ALEC (Agence Locale de l’Énergie et du Climat), qui accompagne GRDF sur cette mission. Pourquoi une fenêtre réduite ? « Parce que le drone ne peut pas voler la nuit, faute d’autorisation suffisante. Et s’il fait trop jour, le rayonnement solaire fausserait le résultat. » « Les passages ont eu lieu en février, à une époque où le froid était bien présent pour avoir des résultats significatifs », complète Maha Merilhou. Et en complément du drone, qui filmait les toitures, un passage à pied a permis de réaliser la thermographie des façades.

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Les habitants du quartier des Marendiers se sont déplacés nombreux à la restitution début mars

120 personnes à la restitution

Le 8 mars dernier, en mairie de Saint-Priest, 120 personnes sont venues assister à la restitution du diagnostic et récupérer leurs résultats. « Nous ne nous substituons pas à un bureau d’études, prévient Maha Merilhou. L’objectif est de présenter un diagnostic de prise de conscience. Pas de réaliser un audit énergétique. » Pour cela, et pour entreprendre les travaux nécessaires dans leur maison, les personnes concernés pourront se tourner vers l’ALEC et Robin Lhullier, lui-aussi présent le jour de la restitution. « Mon rôle était de présenter les aides disponibles, notamment auprès de l’ANAH, de la Métropole de Lyon, mais aussi de la mairie de Saint-Priest. Elles sont cumulables et nombreux sont ceux qui ignorent souvent ce qui existe pour les aider. » ECORENO’V, ou encore Eco-PTZ et CEE sont en effet autant de dispositifs disponibles. « Et l’ALEC est la porte d’entrée pour accompagner les propriétaires dans leurs réhabilitations. Connaître les aides peut inciter à aller plus loin » complète Robin Lhuillier. Ce soir-là, des professionnels du gaz, du bâti et de la toiture étaient également présents pour renseigner les habitants.

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Fenêtres et portes sont les principaux points de déperdition

Les résultats ? Des déperditions enfin visibles

Le jour de la réunion, chaque personne est repartie avec un dossier photos sur sa maison. « Ce qui ressort des prises de vues, c’est que les déperditions ont majoritairement lieu via les « ouvrants » (porte d’entrées, fenêtres, porte de garage). Les dalles de planchers et les linteaux de fenêtres sont également des endroits par lesquels la chaleur s’échappe, » détaille Maha Merilhou. Côté point positif, 50 % des habitants du quartier adoptent la bonne attitude en fermant leurs volets la nuit. Cela empêche les fuites de chaleur. Quelques logements sont aussi isolés par l’extérieur, ce qui limite considérablement les déperditions, et constitue un bon exemple à suivre. GRDF a également profité de la réunion pour donner quelques conseils : 1 degré de moins de chauffage, c’est 7 % d’économie sur la facture !

La même opération a déjà été menée à Décines et Rillieux-la-Pape, GRDF devrait poursuivre l’opération sur d’autres villes du territoire, à raison d’une commune chaque année. Avec toujours le même objectif : travailler à la baisse de la consommation énergétique globale en accompagnant la maîtrise de l’énergie.

 

 

Unis-cité : les éco-gestes au bureau

Comme chaque année, une équipe de jeunes volontaires en service civique sensibilise aux éco-gestes dans les bureaux. Ils sont quatre, motivés, ralliés par la couleur orange, ils viennent dans votre entreprise et proposent une approche ludique, leurs connaissances sont une arme pour notre futur! Ils vont vous raconter leur histoire …

L'équipe 2018 des volontaires d'Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d'animation sur les éco-gestes au bureau.

L’équipe 2018 des volontaires d’Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d’animation sur les éco-gestes au bureau.

Une association et quatre volontaires à votre service !

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. L’antenne du Rhône basée à Lyon accueille cette année 90 volontaires engagés sur des missions d’intérêt général pour une période de 6 à 9 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions.

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Florent (21 ans), Lucille (24 ans), Maëlle (18 ans) et Victor (22 ans).

L’objectif de votre mission c’est quoi exactement ?

Le principe est d’intervenir gratuitement au sein de bureaux sous forme de jeux interactifs avec comme objectif de sensibiliser les salariés aux économies d’énergie. Nos interventions durent entre 45 minutes et 1 heure. Elles regroupent généralement entre 8 et 12 personnes. Sous forme de jeux interactifs, elles se déroulent dans un climat de convivialité et permettent d’aborder le thème des économies d’énergie sans se prendre la tête.

Quels types de jeux proposez-vous ?  

Nous avons deux supports : le jeu de piste et le jeu de l’oie. Ils ont été conçus par les équipes précédentes d’Unis-Cité et sont adaptables en fonction du nombre de participants :

Le "jeu de piste" consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l'énergie

Le « jeu de piste » consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l’énergie

Le jeu de piste: Il permet de se déplacer dans l’environnement de travail des salariés et d’aborder différents thèmes lié à l’énergie et au développement durable. Par exemple, on abordera dans la salle de pause la question de « qui pense à arrêter la machine à café ? », dans une salle de réunion « savez-vous comment baisser le thermostat en partant? », etc.

Les + :  

  • Jeu dynamique, on se déplace
  • Thèmes abordés adaptables aux problématiques de chaque lieu,
  • Travail d’équipe pour trouver les éco-gestes.
Une session de "jeu de l'oie" animée par les volontaires

Le « jeu de l’oie » se pratique autour d’une table, il est axé sur la discussion et les pratiques de chacun

 

Le jeu de plateau: Il permet de jouer avec des pions et carte sur les thèmes de l’energie et du développement durable.

Les + :

  • Aborde beaucoup de thèmes différents,
  • Nécessite peu d’espace.

Un point en ce début d’année ?

Nous avons déjà réalisé 7 interventions  : auprès des autres volontaires et des salariés d’Unis-Cité, dans les locaux de la mission Vallée de la Chimie, dans les bureaux du laboratoire de la station d’épuration de Pierre-Bénite, ainsi qu’à la mairie du 6ème. Nous continuons à démarcher de nombreuses structures et espérons que cette belle dynamique persiste !

 

Voulez-vous être les suivants ?

Nous sommes disponibles les mardi et les mercredi. Vous pouvez nous contacter par mail pour planifier une intervention ou pour toute information supplémentaire : ucgrandlyon2015@gmail.com. Retrouvez aussi le flyer décrivant nos animations.

A bientôt!

L’équipe d’unis-cité prête à vous accompagner pour une session d’éco-gestes au bureau !

 

 

 

 

Sappi s’applique à réduire sa facture énergétique

Comment optimiser sa consommation d’électricité ? Les solutions concrètes pour économiser l’énergie sont nombreuses, mais il faut parfois un coup de pouce pour passer à l’action. La société Sappi, PME implantée à Vaulx-en-Velin, en a fait l’expérience en suivant le programme Lyon Eco-énergie (une action du Plan Climat). Rencontre avec la directrice générale, Sam Pourcher.

L'entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

L’entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

Spécialisée dans l’application de revêtements anti-adhérents, anti-corrosion et de lubrifiants secs sur tout type de pièces industrielles, l’entreprise Sappi, implantée à Vaulx-en-Velin, est engagée depuis 2015 dans une démarche visant à faire baisser le montant de sa facture énergétique. En deux ans, le système d’éclairage a été changé et les 19 salariés ont été sensibilisés aux éco-gestes. S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément les économies réalisées, Sam Pourcher, directrice générale, a rapidement été convaincue de l’intérêt de la démarche : « notre certification MASE (manuel d’amélioration sécurité santé environnement des entreprises) était en cours, et nous avions constaté qu’il n’était pas forcément évident pour tous les opérateurs de penser à éteindre la lumière en sortant de l’atelier, ou qu’il arrivait que toutes les machines soient mises en route en même temps ». Consciente de ces marges de progression, la filiale du groupe Sofiplast a alors accepté la proposition de la CCI de bénéficier du programme Lyon Eco-énergie. La visite énergie, entièrement gratuite, est effectuée en 2015 par Thibault Costantino, conseiller affilié à la CCI, qui réalise un diagnostic en évaluant les consommations d’énergie sur le site de production.

Investir dans un éclairage LED

Première préconisation, toute simple : changer le système d’éclairage en remplaçant les néons par des LEDs. Si l’investissement de départ est important, il sera amorti à moyen et à long terme par une moindre facture d’électricité. Autre action rapidement mise en place : profiter des réunions hebdomadaires avec l’atelier pour diffuser de l’information pratique aux salariés, par exemple en rappelant que baisser le chauffage d’un degré permet déjà de faire des économies. En complément, des détecteurs de présence ont été installés dans certaines zones pour gérer automatiquement l’éclairage. Parce que l’être humain n’est pas infaillible, et qu’acquérir de nouveaux réflexes prend du temps.

Définir des indicateurs pertinents

Si l’implication du dirigeant est indispensable, il est utile de désigner un référent pour mener à bien la démarche. Chez Sappi, c’est l’animateur HQSE (hygiène, qualité, sécurité, environnement) et le responsable de production qui ont joué ce rôle. Le gaz n’étant pas significatif, l’indicateur retenu a été la moyenne de consommation électrique par rapport au nombre d’heures travaillées. En hiver, le pic de consommation de 16h est clairement apparu. Conséquence : il a fallu identifier les moments auxquels il était possible d’éteindre certains équipements, pour éviter ce pic.

Développer une vision à long terme

Comme l’indique Sam Pourcher, « l’avantage de l’accompagnement, c’est que cela incite à adopter une vision à long terme. Seul, on est vite absorbé par la gestion quotidienne et on n’a pas forcément tendance à se focaliser sur la question de l’énergie ». Plus largement, cela fait réfléchir différemment : « nous sommes plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs, notamment lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel équipement. Nous leur demandons de nous proposer des solutions économes en énergie ». Autre enseignement tiré du programme : concernant les machines, opter pour un nouveau moteur qui consomme moins peut générer plus d’économies que faire réparer un ancien modèle.

Économiser l’énergie : une préoccupation constante

Pour mesurer le retour sur investissement, savoir faire preuve de patience est indispensable. En effet, il est nécessaire d’avoir environ un an et demi de recul pour mesurer concrètement les bénéfices liés aux LEDs installés fin 2016. En revanche, le seul fait d’avoir réalisé un diagnostic énergétique a rapporté des points supplémentaires à Sappi dans le cadre de sa certification MASE. Et, loin d’être achevée, la réflexion se poursuit aujourd’hui : « le local du compresseur dégage de la chaleur, tandis qu’il fait toujours froid dans l’atelier. Nous aimerions utiliser cette chaleur car maintenant, nous avons le souci de ne pas perdre de l’énergie. Le programme a développé chez nous ce réflexe ». Un programme que la directrice générale juge susceptible d’intéresser des entreprises de tous les secteurs : « faire baisser la facture d’énergie est une préoccupation pour tout le monde. Il suffit de prendre le temps de mettre en place des choses simples ». Une piste à ne pas négliger pour augmenter sa compétitivité interne.

SAPPI en bref :
– 1979 : création de SAPPI (SA)
– 1989 : rachat par le groupe Sofiplast
– 19 salariés
– 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016
– Activité : traitement et revêtement des métaux
– Domaines d’application principaux : aéronautique, agroalimentaire, électronique…

SAPPI et les économies d’énergie en quelques dates :
– 2015 : visite énergie dans le cadre de Lyon Eco-énergie
– Fin 2015 : remplacement des néons par des LEDs
– Depuis 2016 : sensibilisation des salariés
– Novembre 2016 : installation des détecteurs de présence
– 2017: réflexion sur l’utilisation de la chaleur du local du compresseur pour chauffer l’atelier (en cours)

En savoir plus :

Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, le programme Lyon Eco-Energie vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

 

 

Vallée de la chimie : le photovoltaïque pour donner de la valeur ajoutée aux sites industriels

Friches abandonnées, parkings, toitures de hangars… Un maximum d’espaces disponibles situés dans la « Vallée de la chimie », à l’entrée sud de Lyon, seront valorisés en centrale photovoltaïque dans le cadre de l’Appel des 30 !.

Blog plan climat - appel des 30

L’Appel des 30 !, initiative unique en Europe

Lancé en 2014 pour attirer de nouvelles entreprises dans la Vallée de la chimie, l’Appel des 30 ! a été réédité en 2016. Cette démarche vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables de la Vallée de la Chimie et à attirer des activités innovantes des filières chimie, cleantech, énergie et environnement. Dans le cadre de cette seconde édition, l’Appel des 30 ! a voulu aller plus loin en trouvant une valeur ajoutée ou un usage à des  espaces délaissés parfois pollués ou dans des zones de risques technologiques. Portée par des partenaires publics (les communes, la Métropole de Lyon, les services de l’État…) et privés (entreprises implantées sur le secteur, organisme financier…), cette initiative s’adresse à des porteurs de projets professionnels et met à leur disposition :

  • des terrains inexploités, situés à l’intérieur des sites industriels,
  • des locaux d’entreprises,
  • des surfaces de toitures et de parkings destinées à accueillir des installations photovoltaïques,
  • des terrains délaissés, situées en zone très contraintes, à cause des risques industriels, à reconvertir en espaces naturels, bénéfiques pour l’environnement et la biodiversité.

Lancé en septembre 2016, l’appel à candidatures ciblait trois domaines d’activité :

  • l’industrie, principalement dans les domaines de la chimie, de l’énergie renouvelable et de l’environnement ;
  • le photovoltaïque, qui conforte la Vallée de la Chimie comme Usine énergétique métropolitaine ;
  • le paysage productif, avec le positionnement de démonstrateurs innovants dans la production de biomasse et la remédiation des sols, créant ainsi un véritable écosystème au service de la Vallée

10 projets lauréats ont été choisis parmi les 27 pré-sélectionnés .

Le photovoltaïque, préoccupation de la Vallée de la Chimie

Pour monter l’appel à projets de centrales photovoltaïques, la Métropole de Lyon a d’abord recherché des sites bien exposés, puis a sollicité les partenaires, propriétaires de ces sites. Au total, 87 000m2 de toitures et parkings ont été identifiés, pour une puissance de 7,7 MW  (soit 1/3 de la puissance actuellement installée sur l’ensemble de la Métropole de Lyon). « Installer des panneaux solaires sur les toitures des hangars est intéressant, mais cela reste une approche classique peu innovante, explique Fabien Bordon, chef de projet à mission de Vallée de la chimie, nous avons eu l’idée d’une approche collective à l’échelle de la Vallée pour regrouper toutes les surfaces, gérées par le privé. Ce dispositif a permis aux industriels qui ne s’étaient encore pas posé la question d’installer une centrale photovoltaïque, de passer à l’action en intégrant un positionnement plus écologique. Les entreprises sont également rassurées par le suivi et l’accompagnement de la Métropole de Lyon qui apporte son expertise. »

Exploiter l’ensemble de l’espace perdu

Afin de privilégier d’augmenter les surfaces aménagées et la production d’énergie, les 6 propriétaires industriels de la Vallée (Arkema, JTEKT, Kem One, Vos Logistics, Total Cres, IFP EN) ont choisi d’attribuer des surfaces à un opérateur unique : Terre et Lac – Langa. La Métropole a d’abord formulé son analyse des candidats, avant de la partager avec les propriétaires fonciers qui ont fait le choix de leur partenaire photovoltaïque. « Certains terrains, moins faciles à aménager que d’autres, sont moins rentables. En faisant le choix d’un opérateur unique, nous avons cherché à aménager le plus de centrales solaires possibles, sur la totalité des gisements.  Il y a une vraie logique de projet global. Tous les gisements vont ainsi être exploités.», précise Fabien Bordon.

Un projet participatif

Le projet de panneaux solaires mis au point, il a fallu prévoir la vente d’électricité sur le réseau  -afin d’assurer les recettes-. Terre et Lac – Langa candidate aux appels à projets de la commission de régulation de l’énergie qui sont lancés au niveau national. Les premiers résultats sur les projets en toitures sont positifs et les deux projets déposés par la société ont été retenus, lui permettant ainsi de vendre l’électricité produite.

Et après ? Le contrat de rachat de l’électricité est signé pour 20 ans, et les panneaux pourront être exploités bien plus longtemps si les propriétaires fonciers veulent poursuivre l’opération. La Métropole négocie actuellement pour investir dans la société de projet et souhaite également faire participer les Grands lyonnais au projet « Nous voulons mettre en place un financement participatif, détaille Fabien Bordon, et ainsi proposer aux salariés et habitants de devenir acteur de ce projet innovant. »

 

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 101 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (529 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Sur la base d’un le diagnostic du territoire mis à jour, la Métropole et ses partenaires ont construit 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » de la Métropole à horizon 2030. Lors de l’événement, des ateliers ont permis, au cours de l’après-midi, de se plonger dans chaque scénario en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (257 téléchargements )

La suite : en 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à la construction d’un plan d’actions partagé. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années.

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

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