Musée des Confluences : des lycéens dans la peau des dirigeants pour sauver le climat

Le Musée des Confluences invite les lycéens du territoire à un jeu de rôle pour enrayer le changement climatique. À la place des dirigeants d’un pays, ils doivent réfléchir à un accord afin de limiter le réchauffement de la planète. Comme lors des vraies COP sur le climat.

Les élèves (re)découvrent l'histoire des différentes espèces

Les élèves (re)découvrent l’histoire des différentes espèces

Sensibiliser les lycéens au climat

L’appropriation du thème commence par une visite de l’exposition « Espèces, la maille du vivant » au Musée des Confluences. Les lycéens visiteurs sont plongés au plus près de la relation qu’entretient l’Homme avec son environnement et comprennent son impact grandissant sur la biodiversité. « Notre objectif initial est de présenter la planète comme un bien commun, explique Sylvie Boucherat, chargée de médiation au Musée des Confluences. Les élèves doivent percevoir la complexité des enjeux climatiques qui nécessite de sortir d’une vision à l’échelle des nations. »

La visite, point de départ pour comprendre

Mi-janvier, c’était justement au tour des élèves du lycée Diderot La Martinière (Lyon) de visiter l’exposition, mais aussi l’auditorium où ils vont officier quelques mois plus tard. Explications sur l’origine et l’architecture du bâtiment étaient aussi au programme. Une occasion de faire découvrir un lieu où certains venaient pour la première fois, et peut-être de susciter l’envie d’y revenir.

IMG_4323

Les élèves des différents établissements visitent l’exposition « Espèces, la maille du vivant »

Un projet pédagogique sur une année scolaire

Les classes viennent plusieurs fois au musée et travaillent la question toute l’année en classe, en SVT, en Histoire ou en SES. « Une formation des équipes enseignantes au musée est le point de départ d’un travail soutenu en classe, note Sylvie Boucherat. Nous remettons aux professeurs des outils pédagogiques conçus en partenariat avec l’ENS et les professeurs relais du musée. » La majeure partie du projet commence ainsi : les élèves représentent les pays, par petits groupes. Se mettre dans la peau du Maroc, de la Chine ou de l’Union Européenne, comprendre l’histoire de la nation, son rapport avec le climat, ses enjeux économiques. Et travailler un argumentaire pour défendre une cause collective, le climat, sans omettre l’intérêt propre au pays. Une réalité qui n’est jamais la même d’un pays à l’autre, les états les plus développés (et donc les plus industrialisés, c’est à dire ceux qui contribuent le plus au réchauffement climatique) ayant souvent plus de mal à inscrire les objectifs de réduction du réchauffement climatique dans leurs lois nationales.

Pour finir, une COP en mai, comme en vrai !

Au mois de mai 2019, les 10 classes se retrouveront dans l’auditorium du Musée des Confluences pour simuler une COP (2 classes par jour durant cinq jours). L’aboutissement d’un travail d’une année, durant laquelle les élèves vont se prendre au jeu et interpréter les personnages : le président, le secrétaire, les ambassadeurs mais aussi les journalistes, qui seront chargés de faire la retranscription de l’évènement auprès de leurs camarades de retour au lycée. L’enjeu est « fictif » : trouver un accord pour limiter la hausse de température moyenne mondiale à +2°C d’ici la fin du siècle. Sylvie Boucherat note toutefois que « lorsqu’ils pénètrent dans l’hémicycle du musée, on sent qu’ils prennent leur rôle très à cœur. Ils ont des badges, un drapeau et ils incarnent à merveille le pays qu’ils représentent. »

IMG_4297

En janvier, les élèves du lycée Diderot-La Martinière ont visité l’auditorium où ils vont officier au mois de mai 2019

Le Musée des Confluences s’engage

Pourquoi une telle implication du musée dans la question climatique ? Pour Sylvie Boucherat, « ce projet, à la confluence de nombreuses disciplines, a du sens pour le musée » Et de détailler : « Au départ, nous avions proposé les simulations de COP à un public adulte. Puis l’idée nous est venue naturellement d’adapter l’approche aux scolaires. » Et le résultat est visiblement au rendez-vous. « Ils s’impliquent vraiment en négociant entre pays et en imaginant des compromis, ce qui est notamment le rôle des ambassadeurs lorsqu’ils vont à la rencontre des délégations des autres pays. Et ils comprennent vite que les promesses de réductions de gaz à effet de serre ne sont pas simples à tenir. Les représentants des pays en voie de développement peuvent alors demander des subventions aux nations les plus riches pour les aider à envisager une transition énergétique. Tout est une question d’aide et d’échanges entre les pays. Et ça, ils l’ont bien compris. »

Dix établissements scolaires sélectionnés

Proposé par le Musée des Confluences pour la troisième année consécutive, ce projet sur les enjeux climatiques est réalisé en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure (via notamment l’Institut Français d’Éducation) et la délégation académique aux arts et à la culture au sein du rectorat. C’est ensemble qu’ils ont sélectionné les dix établissements amenés à prendre part au projet tout au long de l’année scolaire. Les lycéens de seconde sont ainsi issus du territoire de la Métropole (Saint Genis Laval, Lyon, Villeurbanne, Neuville-sur-Saône) mais pas seulement puisqu’ils viennent aussi d’Ambérieu-en-Bugey, Villefranche-sur-Saône ou encore Firminy.

Une simulation pour agir concrètement à l’avenir

Même si les COP du Musée des Confluences n’accouchent d’aucune décision concrète pour le climat, l’essentiel est ailleurs : dans la capacité du Musée d’avoir su, au fil des années, former des ambassadeurs du climat. D’avoir fait prendre conscience à ces jeunes lycéens de l’importance du respect de la planète. Et d’avoir sensibilisé les générations de demain à l’urgente nécessité d’agir dès maintenant.

Témoignage de Corinne Perret-Thomas, professeur de SVT au lycée Martinière-Diderot

IMG_4338« Nous avons eu connaissance du projet mené par le Musée car ils en ont fait l’écho auprès de notre établissement. J’ai souhaité postuler car le réchauffement climatique est au programme des classes de seconde, et parce que la démarche peut aussi être bénéfique pour notre lycée, en cours de labellisation E3D (démarche de développement durable). Ce projet est aussi très intéressant car il a une vocation bilingue et internationale. Il propose quelque chose de différent aux élèves, de manière pluridisciplinaire puisque je travaille en lien étroit avec une documentaliste et une professeure d’histoire-géo. De plus, le côté simulation/jeu de rôle est une vraie innovation pédagogique et le débat avec d’autres classes va responsabiliser les élèves. La visite du musée est le point de départ de la réflexion, là où ils prennent conscience que la biodiversité est en réduction, à cause du réchauffement climatique. »

 

Témoignage de Selma, élève en classe de seconde

IMG_4312

 

« Ce projet et cette visite sont une excellente opportunité de mieux comprendre le climat et peu de classes ont la chance de faire partie de ce type de programme. Personnellement, le climat est une cause qui me tient à cœur, j’y suis sensible car je sais que la planète souffre. Et si on continue comme ça, nos futurs enfants ne pourront pas vivre comme nous. Il faut jouer notre rôle à fond et améliorer nos comportements pour changer ce qui peut encore l’être. »

 

  

 

De l’énergie positive en 2019 !

Pour reprendre l’année en beauté, un petit tour du côté des « familles à énergie positives ». Ce défi rassemble depuis 2009 des familles en équipes pour s’aider mutuellement à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie au quotidien. Retour sur la 9e édition du défi.

Famille energie positive LOGO

Un défi familial en pleine expansion

Les nouveautés du défi Famille à énergie positive 2018-2019

Au 1er décembre 2018, la saison 2018-2019 du Défi Famille à énergie positive est officiellement lancée. Désormais, chacun peut s’inscrire librement, sans s’appuyer sur le partenariat avec une association locale. Des « apéros capitaines » sont mis en place avec les chefs de chaque équipe car ce sont eux qui formeront leur groupe aux relevés, et motiveront les troupes. Et pour simplifier les démarches, une nouvelle plateforme est en ligne. Ce qui devrait ouvrir à de nouveaux ajustements et développements pour l’édition 2019-2020.

Objectif : bons résultats et changements de comportements

En moyenne, sur les éditions précédentes, les participants ont atteint 12 % d’économie d’énergie. Soit 1 600 kWh et 200 € d’économies en moyenne par famille dans le Grand Lyon sur les factures hivernales, période où la consommation bondit. « Ce défi est un engagement sur 6 mois et permet d’ancrer les habitudes dans le quotidien des familles participantes », explique Chloé, chargée de projets éducation à la transition énergétique à l’ALEC.

Ces bons chiffres sont rendus possibles grâce à un modèle ludique et convivial. « On voit la corrélation entre bons résultats d’économie et bonne ambiance d’équipe. Les gens arrivent à faire beaucoup d’économie d’énergie et ont pris plaisir à le faire ». La preuve avec le retour d’expérience d’un participant de l’édition précédente.

3 points forts selon François Tardy, capitaine de l’équipe gagnante du défi Familles à énergie positive 2017-2018

Francois Tardy, capitaine, et toute son équipe, gagnante du défi Famille à énergie positive 2017-2018

Francois Tardy, capitaine, et toute son équipe,

Une équipe de 8 agents du Grand Lyon s’est formée lors de l’édition 2017-2018. C’est elle qui a remporté le défi avec 18 % de baisse des consommations moyennes !

Le rôle du capitaine, relai entre son équipe et l’ALEC

J’ai bénéficié de 3 formations sur l’animation d’équipe et l’utilisation d’outils pour mesurer les dépenses énergétiques afin de transmettre les informations aux familles de mon équipe. Nous étions  un groupe particulier puisque notre lien est professionnel. Ma situation n’était pas confortable au départ car je discutais de choses personnelles dans un cadre de travail avec des collègues, mais nous avons rapidement pris plaisir à nous retrouver à la pause déjeuner, jusqu’à un grand pique-nique de clôture.

C’est à plusieurs qu’on arrive à des résultats !

Mon foyer a été le bonnet d’âne de l’équipe. C’est grâce aux autres familles qu’on est arrivé à une moyenne de -18 % de nos consommations ! On réalise que tous ensemble, avec des actions concrètes, on peut lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre. Les efforts individuels chacun chez soi c’est bien, mais on a besoin d’une dynamique de groupe pour se motiver, se serrer les coudes parce qu’au bout de quelques semaines de défi, on a tendance à se relâcher. On se rend vite compte que cette démarche, loin d’être punitive, est ludique et enrichissante. On peut quand même être fiers dans ma famille de la gestion du chauffage, puisqu’on a réussi à baisser le thermostat d’1°C. J’ai aussi refait les joints extérieurs et installé des réflecteurs de chaleur.

Un point de départ vers d’autres engagements

J’ai pris conscience de l’urgence d’agir à la naissance de ma première fille. J’ai associé mes enfants au projet : elles m’accompagnaient au rituel relevé des compteurs hebdomadaires. J’ai été surpris de voir à quel point les enfants peuvent être réceptifs aux bonnes pratiques. En 6 mois, ces habitudes sont devenues des fondamentaux. Nous avons vécu le défi comme une étape, pas comme un aboutissement. On projette de nous pencher sur le volet gaspillage avec le défi Famille zéro déchet. On essaye de sensibiliser nos voisins dans l’immeuble à mieux trier et à mettre en place un compost. C’est à nous de montrer aux dirigeants que nous sommes prêts à aller vers une société plus sobre, et que le bonheur ne se base pas sur l’hyperconsommation.

Rappel du concept du défi Familles à énergie positive

36 territoires français participent au défi, et c’est l’ALEC Lyon qui pilote le défi sur le territoire depuis 2010. La démarche à l’échelle métropolitaine est notamment soutenue par l’ADEME, le Conseil Régional Rhône-Alpes et le Grand Lyon. Une dizaine d’équipes, constituées d’une dizaine de familles, sont en lice, soit environ 150 familles au total.

Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8 % d’économies d’énergie par rapport à l’hiver précédant. Elles piochent dans le guide des 100 éco-gestes quelques actions à tester à domicile. Exemples : purger régulièrement les radiateurs hydrauliques, basculer sa chaudière individuelle en mode « eau chaude seule » pendant l’été, isoler les tuyaux d’eau chaude des espaces non chauffés, optimiser le rangement dans le réfrigérateur pour avoir accès aux denrées rapidement et fermer la porte aussi vite… Des écogestes à la carte pour coller à son mode de vie et aux efforts que chacun est prêt à faire, car l’objectif est de réduire ses consommations d’énergie et d’eau tout en vivant confortablement.

100 eco gestes Familles à Energie Positive (279 téléchargements )

Alors, prêt à relever le défi ?

Vous aussi, vous voulez faire des économies ? Retrouvez les équipes créées dans votre commune sur le site dédié. Vous pouvez aussi contacter l’Espace Info-Energie du Rhône au 04 37 48 25 90, ou l’animatrice locale du défi pour la Métropole de Lyon : Chloé SPITZ  – faep@alec-lyon.org

 

Le cadastre solaire du Grand Lyon est en ligne !

Votre toit est-il suffisamment ensoleillé pour produire de l’énergie ? Il est désormais possible de le savoir grâce au cadastre solaire, présenté cette semaine au salon Pollutec. Cliquez ici pour connaître le potentiel de votre toiture.

Le cadastre solaire du Grand Lyon identifie, pour chaque pan de toiture, le potentiel d'énergie solaire photovoltaïque que l'on peut récupérer.

Le cadastre solaire du Grand Lyon identifie, pour chaque pan de toiture, le potentiel d’énergie solaire photovoltaïque que l’on peut récupérer.

Que nous dit le cadastre solaire ?

Saviez-vous que l’ensoleillement de la métropole lyonnaise était le même qu’à Pau, Bordeaux ou Toulouse ? Le cadastre solaire permet de connaître le niveau d’ensoleillement de chaque toiture, c’est à dire l’énergie solaire reçue par chaque mètre carré du toit (en kWh/m²). Les toitures sont colorées selon leur ensoleillement, selon 6 niveaux d' »excellent » à « mauvais ». Le cadastre indique aussi la quantité d’énergie totale que l’on peut produire sur une année en installant des panneaux solaires photovoltaïques (kWh/an).

Comment est-ce calculé ?

La Métropole de Lyon dispose d’un modèle 3D très précis de son territoire : chaque bâtiment, chaque toit, est dessiné. À partir de cette maquette et de la course du soleil pendant une année, l’ensoleillement a été calculé pour chaque pan de toiture. Si un arbre ou un bâtiment cache le soleil et que la toiture est à l’ombre, le potentiel est plus faible. Le calcul prend même en compte la réflexion des rayons sur les nuages (le rayonnement « diffus »). A partir de l’ensoleillement, mais aussi de la pente des toits, l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) a calculé l’énergie que l’on pouvait produire.

Qui peut l’utiliser ?

Le cadastre solaire s’adresse aux particuliers, aux professionnels (opérateur immobilier, bailleur, industriel, fabricant de matériel photovoltaïque) et aux collectivités. Il suffit d’entrer l’adresse du bâtiment concerné pour obtenir gratuitement les informations sur le potentiel de production d’énergie solaire de votre toit. 

Pour aller plus loin

Le cadastre solaire permet d’avoir un premier niveau d’information sur l’intérêt de la toiture pour produire de l’énergie solaire. Pour savoir si cette énergie permet de couvrir une partie des besoins du bâtiment, ou avoir des éléments de coûts, vous pouvez aller sur le site de référence sur le photovoltaïque ici ou contacter l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) ici.
Et pour s’informer sur le module de calcul qui a permis de produire le cadastre à partir de la 3D, c’est par ici.

Bonne navigation !

 

Unis-cité : bilan 2018

Les jeunes volontaires en service civique ont rempli leur mission pour l’année 2018. A l’aide de supports ludiques (jeu de plateau et jeu piste), ils ont sensibilisé près de 400 éco-citoyens au bureau. Ils nous racontent leur engagement.

Lucille, Victor, Maëlle et Florent ont passé les 9 mois de leur service civique à la sensibilisation des salariés de bureau aux gestes permettant d'économiser l'énergie.

Lucille, Victor, Maëlle et Florent ont dédié les 9 mois de leur service civique à la sensibilisation des salariés aux gestes permettant d’économiser l’énergie.

Notre année en quelques chiffres :

  • 42 jeux réalisés (24 jeux de plateaux et 18 jeux de pistes)
  • 35 heures passées en animation
  • 58 heures de déplacements (en transports en commun, bien sûr!)
  • Intervention la plus lointaine : Mairie de Grigny
  • 112 structures contactées, 21 engagées
  • plus de la moitié des structures en territoire prioritaire « politique de la ville »
  • 2/3 des interventions hors de la ville centre (Lyon)
21 entreprises ont accueilli les volontaires pour des animations ludiques autour de l'énergie

Mission : sensibilisation ! Carte des 21 structures du territoire qui ont accueilli les volontaires.

L'équipe d'Unis-Cité est intervenue auprès des salariés de 21 structures sur le territoire du Grand Lyon.

Notre impact auprès du public sensibilisé

Une étape de repérage et de démarchage intensive en début d’année nous a permis de trouver plusieurs partenaires et d’intervenir auprès de publics variés. Nous avons travaillé avec des salariés de domaine public (mairies, maison de la métropole) et du domaine privé (total, cnr, solvay, enedis, rte, étic).

Lors d’un moment de convivialité organisé dans les locaux de la structure, les animations d’une heure ont permis aux salariés de détecter et d’améliorer leurs habitudes de travail ayant un impact sur les consommations d’énergie. Ils ont pu repartir avec de nouveaux éco-gestes dans la poche et un livret autour des thématiques abordées.

Les retours que nous avons reçu sont dans l’ensemble très positifs. Tout au long de l’année, le public a pu faire des retours constructifs et nous a ainsi permis d’améliorer la qualité de nos interventions.

Quelques témoignages

“Merci pour ce petit fascicule très intéressant et très bien réalisé, que je partagerai avec famille/amis.”

“Merci pour le livret. Le jeu de plateau était sympa. J’ai appris pas mal de choses alors que je pensais être sensibilisée aux éco-gestes. C’était donc efficace.”

Des salariées de Total.

“Je voulais, à nouveau, vous remercier pour votre intervention. J’ai croisé quelques participants dans la journée et ils étaient tous très satisfaits avec votre présentation sous forme de jeu qui leur a paru « géniale » (je cite).

En ce qui concerne nos engagements, nous avons, avec un des participants, échangé longuement sur la mise en place d’un bac à feuilles imprimées sur une page uniquement pour la réalisation de cahiers. Nous allons en parler à nos responsables en fin de semaine et c’est très possible que ce soit en route bientôt”.

Une salariée de RTE.

“Merci pour vos envois et de nouveau pour votre intervention ludique, qui rappelle sans culpabilisation quelques clés utiles et accessibles de notre contribution à la préservation de la planète”.

Un salarié d’Enedis.

Ce que nous a apporté cette année :

L’expérience de ce service civique nous a apporté plein de nouvelles connaissances et de nouveaux savoirs autour de l’écologie, des éco-gestes et économies d’énergies. Une partie de notre travail a consisté à démarcher, autant par mail que par téléphone, des structures potentiellement intéressées : une nouvelle expérience pour la plupart d’entre nous !

Travailler avec des personnes au profil varié, nous a appris le travail et l’organisation en équipe. Chacun a pu y trouver sa place et apporter ses compétences et son savoir aux besoins de la mission. Nos interventions nous ont aussi aider à prendre nos marques dans l’animation auprès d’un public professionnel ainsi que de gagner en assurance pour la prise de parole en public.

… Alors merci à la métropole de Lyon, à  Raphaël, notre référent projet de nous avoir fait confiance et épaulé tout au long de la mission, merci à Unis cité, à Angélique notre coordinatrice, merci également aux structures et au public sensibilisés de nous avoir accueilli et enfin, merci à notre équipe pour tout le travail fourni durant ces 9 mois de missions !

Et l’an prochain? C’est reparti !

L’année prochaine, une nouvelle équipe prendra la relève, nous comptons sur vous pour lui renouveler votre confiance. Vous pourrez les contacter à l’adresse suivante : ucgrandlyon2015@gmail.comLa mission ne débutant qu’en décembre 2018 vous pouvez dès à présent contacter Angélique Gibert (coordinatrice de mission) : agibert@uniscite.fr pour toute information sur notre activité.


financeurs

 

Bois + Paille = Gymnase !

Au cœur de la ZAC du Bon Lait (Lyon 7e), le gymnase omnisport « Alice Milliat » est essentiellement construit en bois et paille. Ses performances environnementales et énergétiques lui ont permis de décrocher le prix national de la construction bois.

Le gymnase bois de la ZAC du Bon Lait a reçu un prix national

Le gymnase bois de la ZAC du Bon Lait a reçu le prix national de la construction bois en 2017

Seule sa structure est en béton armé. Le reste : du bois et de la paille. Le gymnase de la ZAC du Bon Lait est sorti de terre en avril 2016, 15 mois après le lancement des travaux. Il s’agit du premier équipement public de la Ville de Lyon construit avec une ossature bois et isolé en paille. « La charpente est en bois, tout comme les façades principales. Et l’une d’entre elles présente la particularité d’être intégralement en paille », détaille Cécile Wicky, responsable de la mission maîtrise de l’énergie. Autres caractéristiques principales : une toiture végétalisée, un vitrage peu émissif (1,10 d’Uw) et une alimentation en chauffage via le réseau de chaleur urbain.

Le bois, réponse à un cahier des charges exigeant

L’ossature bois est une proposition du groupement d’architectes retenu pour le projet (les autrichiens Dietrich Untertrifaller Architekten et le groupe lyonnais Tekhne), la réponse à un cahier des charges exigeant de la part de la ville. « Nous avons engagé une démarche environnementale dans tous nos projets au début des années 2000. Nous n’imposons pas d’utiliser tel ou tel matériau pour construire, nous demandons juste des garanties environnementales. Il faut viser un niveau de performance, définir son besoin et le décrire. Puis c’est au concepteur d’apporter la solution. » Ici, les solutions ont été l’utilisation de matériaux biosourcés, de revêtements aux faibles impacts sur la qualité de l’air intérieur, ainsi que la toiture végétalisée.

Sobriété et sécurité

Le jury a été séduit par les performances environnementales du bâtiment : l’utilisation du bois (mélèze et Épicéa), des fibres bois et de la paille, ainsi qu’une conception bioclimatique avec un large ensoleillement des façades et parois vitrées. La sobriété du bâtiment a aussi compté : « La volumétrie est simple, le bâtiment est compact avec très peu de surfaces de déperditions et une très bonne isolation, ce qui contribue à l’efficacité énergétique », analyse Cécile Wicky. L’aspect sécurité a également été décisif car construire avec de la paille pose la question de la résistance au feu, pour laquelle « il a fallu lever certains freins ». Ainsi, pour respecter la norme d’isolation au feu (stabilité au feu minimum d’1/2 heure), la paille n’a pas mise en œuvre sur le chantier, mais a été préfabriquée : elle est arrivée sous forme de caissons, entre deux plaques de bois isolantes.

Un prix national, récompense d’un projet innovant

L’équipement a reçu le 1er prix national de la construction Bois, dans la catégorie Bâtiments Publics Education et Culture. « C’est une grande fierté et une vraie marque de reconnaissance d’être distingué parmi les projets exemplaires, estime Cécile Wicky. D’autant plus que ce prix, délivré par France Bois Régions et au niveau local par FIBOIS Auvergne Rhône-Alpes, est reconnu dans le secteur et met en avant les projets pilotes. »

Un exemple pour l’avenir, sur de multiples points

La consommation énergétique du gymnase est de 72 kWh/m².an en énergie primaire, soit 4 fois moins que les gymnases construits avant lui. Outre ses qualités environnementales indéniables, le gymnase de la ZAC du Bon Lait présente également d’autres points positifs, et qui peuvent être de bons modèles pour les constructions à Lyon. La préfabrication chantier, avec des éléments qui ont été assemblés, au préalable, hors site, est un des grands points forts du projet. Les équipes travaillent en amont, au calme, dans des situations bien plus favorables que sur un chantier classique. Les camions sont moins nombreux sur le site et l’empreinte carbone s’en trouve diminué. « L’intérêt de la préfabrication bois a séduit nos directions techniques, » confirme Cécile Wicky qui ajoute : « Depuis cette réalisation, nous avons encore augmenté les exigences environnementales de nos bâtiments, en analysant les cycles de vies de nos projets. Le gymnase a été un bon exemple d’inspiration. Une fois le bâtiment livré, on a contrôlé s’il correspondait bien aux exigences que l’on s’était fixé : le résultat du test d’infiltrométrie a été de 0,58 m3/h par m² de surface déperditive ». C’est bien mieux que ce qui était attendu, la norme réglementaire imposant de se situer en-dessous de 1,7. À l’usage, les performances se sont confirmées : le gymnase a affiché des températures correctes en période de grand froid ou lors de fortes chaleurs.

Chiffres-clés

  • 2757 m2
  • 1070 m2 de salle omnisports
  • 9 m de hauteur sous plafond
  • 45 m de long pour le terrain
  • 15 mois de travaux

Pour en savoir plus…

Retrouvez ici les lauréats du concours régional (dont le centre de loisirs de Givors, sélectionné parmi les 8 lauréats régionaux!)

 

La chaufferie biomasse de Surville sort de terre

Avec ses 3 chaudières de 17 MW chacune, l’installation de production de chaleur de Surville sera la plus grande chaufferie biomasse publique de France. Alimentant le réseau de chaleur de Lyon Centre Métropole à partir d’énergie renouvelable, elle permettra de réduire de 44 000 tonnes/an  les émissions de CO2, soit l’équivalent de 20 000 véhicules retirés de la circulation. Visite guidée d’un chantier captivant au cœur de Gerland.  

Le chantier de Surville représente 43 millions d'euros d'investissement. Sur une surface de 3 terrains de foot, les différents éléments de l'usine sortent de terre. Sur cette photo : le silo de stockage du bois destiné à alimenter les chaudières (crédit photo Luce Ponsar, Métropole de Lyon)

Le chantier de Surville représente 43 millions d’euros d’investissement. Sur une surface équivalente à 3 terrains de foot, les différents éléments de l’usine sortent de terre. On voit ici le silo de stockage du bois destiné à alimenter les chaudières (crédit photo Luce Ponsar, Métropole de Lyon, juillet 2018)

De quel bois nous chaufferons-nous ?

Quand on parle biomasse, on parle essentiellement de bois. Le « bois énergie » provient de plaquettes forrestières (bois déchiqueté), de chutes de scierie, de petit bois et d’écorces issus de l’exploitation forestière : tout ce qui n’a pas la qualité suffisante pour être valorisé en bois d’œuvre. Le bois est issu de la région, dans un rayon de 90 km maximum pour limiter le transport.

Acheminé par camion, il sera dépoté en entrée de chaufferie sur 2 unités puis convoyé vers une unité de criblage/déferaillage afin d’obtenir un combustible homogène.

A gauche : les deux bennes permettent aux camions de dépoter le bois. A droite : un tapis roulant achemine le bois vers un cribleur / déférrailleur, qui permet d'enlever les morceaux de bois trop gros et le métal risquant de se bloquer.

A gauche : les deux bennes permettent aux camions de dépoter le bois. A droite : un tapis roulant achemine le bois vers un cribleur / dé-ferrailleur, qui permet d’enlever les morceaux de bois trop gros et le métal risquant de se bloquer.

Le bois est ensuite stocké dans un silo de 6000 m3, correspondant à 4 jours de production de chaleur. En tout, ce sont 85 000 tonnes de bois par an qui viendront alimenter la chaufferie, correspondant à 35 camions par jour au maximum en période de grand froid.

Vue de l'intérieur du silo dont les ouvriers achèvent la pose des parois : d'une capacité de 6000 m3, il permet d'assurer l'autonomie de la chaufferie pour 4 jours pendant les périodes les plus froides.

Vue de l’intérieur du silo dont les ouvriers achèvent la pose des parois : d’une capacité de 6000 m3, il permet d’assurer l’autonomie de la chaufferie pour 4 jours pendant les périodes les plus froides.

Pour autant, une telle installation ne peut pas compter uniquement sur le bois pour produire de la chaleur de manière optimale. Ainsi 4 chaudières gaz de 19 MW chacune complètent l’installation. Leur rôle est avant tout d’écrêter la demande en chaleur, notamment en cas de pic de froid, ou en intersaison pour compléter l’énergie issue de l’usine d’incinération des ordures ménagères de Gerland. Le gaz vient aussi en secours du bois en cas de panne des chaudières bois. Enfin, pour pallier un éventuel dysfonctionnent sur la filière gaz, 3 cuves de 350 m3 chacune vont être enterrées sur le site pour stocker du fioul, énergie hautement carbonée mais qui sera utilisée uniquement en ultime secours.

Un lit de sable pour porter la biomasse

Ça peut paraître simple de brûler du bois pour faire chauffer l’eau de nos réseaux. Mais produire de grandes quantités de chaleur sans trop de pertes de rendement nécessite une technologie de pointe. Ainsi, après que la biomasse soit littéralement « avalée » depuis le silo par une vis sans fin mobile, elle est envoyée dans les chaudières qui utilisent la technologie du lit fluidisé bouillonnant. Pour faire simple : du sable est soufflé à la base des chaudières par un système de buses (voir photo), créant ainsi un lit de sable en lévitation, chauffé à 800°C, sur lequel vient se poser la biomasse. Tout l’art de cette technique repose sur l’équilibre à trouver pour que la biomasse ne dépasse pas un certain poids, d’où le nécessaire criblage préalable.

Vue du dessous d'une des 3 chaudières : les tuyaux que l'on apperçoit soufflent de l'air pour maintenir le "lit de sable" en suspension. C'est sur ce lit de sable brûlant que l'on dépose ensuite le bois qui s'enflamme instantanément.

Vue de l’intérieur de la chaudière (par en dessous) : les tuyaux que l’on aperçoit souffleront de l’air pour maintenir le « lit de sable » en suspension. C’est sur ce lit de sable (brûlant !) que le bois viendra se déposer et s’enflammer instantanément.

Pour récupérer la chaleur issue de la combustion , on utilise de l’eau qui chemine par de multiples tuyaux à l’intérieur des chaudières, tel de véritables orgues de cathédrale. En plus de la chaleur directe produite par la biomasse, on récupère aussi la chaleur indirecte des fumées : la moindre calorie compte !  

Vue de l'extérieur : la chaudière biomasse est installée verticalement, les petits tuyaux intégrés dans les parois contiennent de l'eau qui circule et se réchauffe au contact du foyer.

Vue de l’extérieur d’une des 3 chaudières. Les petits tuyaux intégrés dans les parois contiennent de l’eau qui circule et se réchauffe au contact du foyer.

L’eau chaude produite est ensuite dirigée vers les canalisations du réseau de chaleur de Centre Métropole. Elle fournira 20 % de la chaleur distribuée sur le réseau Centre Métropole qui alimente aujourd’hui 33 000 équivalents logements, 100 000 en 2030. Les cendres et les 400 tonnes de sables nécessaires chaque année pour porter la biomasse sont ensuite recyclés en forêt, par conventionnement avec des sylviculteurs de la région, comme fertilisants des sols. Quant aux fumées, elles sont filtrées pour répondre aux normes de qualité de l’air et ainsi réduire les émissions de particules fines et les micro-polluants.

Ainsi s’achève la visite de ce chantier, dernière occasion avant le calfeutrage des installations pour la mise en service des chaudières. Il est 19h, l’heure de filer pour assister à la demi-finale de la coupe du monde…

À retenir : la chaufferie de Surville, qui sera opérationnelle en mars 2019, est un équipement prévu au contrat de délégation de service publique du réseau de chaleur Centre Métropole, confié à Dalkia – ELM par la Métropole de Lyon. Cette délégation, d’une durée de 25 ans à compter de 2017, prévoit un taux d’énergies renouvelables et de récupération de 65 %.

 

Sylv’ACCTES reconnue d’intérêt général pour son action en faveur de l’environnement

Grâce à Sylv’ACCTES, collectivités et entreprises peuvent contribuer activement à la lutte contre le changement climatique. Comment ? En investissant dans des projets de gestion forestière éco-responsable. Car la forêt est le seul puits de carbone sur lequel l’homme peut avoir un impact déterminant. A elle seule, la forêt française stocke 65 millions de tonnes de CO2 par an. Explications de Loïc Casset, coordinateur général de cette association reconnue d’intérêt général en février dernier.

Les partenaires de Sylv'ACCTES réunis en foret

Les partenaires de Sylv’ACCTES

Véritables réservoirs qui captent et stockent le gaz carbonique de l’atmosphère, les puits de carbone limitent le réchauffement climatique. A eux seuls, les océans absorbent entre deux et trois milliards de tonnes de carbone par an. Les forêts jouent également ce rôle essentiel, comme l’explique Loïc Casset, coordinateur général de l’association Sylv’ACCTES (Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques) : « le rôle de la forêt dans l’atténuation du changement climatique a été scientifiquement reconnu par le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Par la photosynthèse, la forêt capte et séquestre le CO2. Le carbone est également stocké dans les produits issus de la transformation du bois ». Autre atout du bois : il peut se substituer à des énergies fossiles et à des matériaux énergivores tels que l’acier, le béton ou le plastique, ce qui évite des émissions de CO2.

Entretenir la forêt pour la préserver

Cependant, pour que le bilan carbone du bois soit neutre, il faut qu’il soit issu de forêts gérées durablement. « Seule une gestion forestière durable permet de concilier nos attentes fortes vis-à-vis des forêts (variété des paysages, préservation de la biodiversité…) et la pression que nous faisons peser sur la ressource bois, poursuit Loïc Casset. Or aujourd’hui, le seul revenu du bois est trop faible pour permettre aux propriétaires d’entretenir correctement les forêts. Des massifs entiers sont laissés à l’abandon. »

Soutenir une gestion forestière durable

« Lorsqu’un propriétaire forestier accomplit un acte de gestion durable qui prend en compte d’autres services environnementaux que la seule production de bois, il œuvre pour l’intérêt général. Cela justifie qu’il puisse être soutenu financièrement pour poursuivre cette gestion vertueuse. C’est pourquoi Sylv’ACCTES participe au financement des travaux forestiers durables ».

Une interface de financement au mode d’action unique

« L’association fait le lien entre des financeurs souhaitant répondre à des enjeux ciblés (collectivités) ou améliorer leur empreinte climat/environnement (entreprises) et des travaux forestiers ayant fait preuve de leurs qualités économiques, climatiques, environnementales et sociétales. Son mode d’action repose sur une concertation locale avec les communes rurales, les associations de protection de la nature et les forestiers. L’objectif est d’identifier les opérations forestières qui génèrent, au-delà du carbone, des impacts positifs sur la biodiversité, la qualité des paysages ou l’économie locale. Cette approche est unique en Europe. »

Logo de l'association Sylv'acctes

Des projets sylvicoles territoriaux

Concrètement, comment ça marche ? « Les collectivités rédigent leurs cahiers des charges en fonction de leurs besoins et/ou urgences. Il peut s’agir de protection contre les risques naturels, de protection des paysages comme dans les Bauges ou de conserver des résineux et des feuillus comme dans le Bugey. Les forestiers proposent des modalités techniques de gestion forestière qui sont évaluées par Sylv’ACCTES, au moyen d’un référentiel d’outils normés déposé à l’INPI. On aboutit à un projet sylvicole territorial (PST), validé par les élus locaux, qui définit les projets finançables par Sylv’ACCTES. L’objectif est de rompre avec une vision de court terme et d’adopter des techniques qui porteront leurs fruits dans 10, 20 ou 50 ans. »

Mécénat d’entreprises au service de la RSE

Pour les entreprises, c’est le régime du mécénat qui s’applique. « Elles peuvent investir dans un projet local qui a du sens pour elles et valoriser cet investissement dans le cadre de leur RSE. Pour un 1 ha de gestion améliorée, on peut calculer combien de tonnes de carbone seront stockées. C’est très concret. » Précision : Sylv’ACCTES ne crée pas de droits à polluer mais oriente les financements qu’elle perçoit vers des actions vertueuses.

La Métropole de Lyon soutient Sylv’ACCTES

En prenant part à l’action de Sylv’ACCTES, entreprises et collectivités contribuent activement à la lutte contre le changement climatique et créent du lien entre l’urbain (qui consomme le bois) et le rural (qui le produit). « C’est ce qui a convaincu la Métropole de Lyon. En effet, le territoire du Grand Lyon consomme du bois – pour la construction et comme source d’énergie -, ce qui exerce une pression sur cette ressource, mais n’en produit pas. La Métropole a choisi de soutenir Sylv’ACCTES dès sa création, pour faire en sorte que les forêts puissent continuer à répondre durablement aux besoins du milieu urbain. »

Un homme mesure le diamètre d'un arbre à l'aide d'un compas forestier

A l’aide d’un compas forestier, on peut mesurer le diamètre d’un arbre

750 000 € d’investissements accompagnés pour 1000 ha de travaux

Deux ans après sa création, Sylv’ACCTES couvre 8 massifs : le Mont-Blanc, les Bauges, le Pilat, le Diois, le Livradois-Forez, le Bugey, l’est du Massif central (Ardèche verte) et le massif de Chambaran. Sur ces 8 territoires, 22 modalités de gestion différentes sont appliquées, car Sylv’ACCTES favorise l’émergence de solutions spécifiques à chaque zone. Fin 2017, le cap des 1000 hectares de travaux était franchi, avec 750 000 € d’investissements réalisés, dont 350 000 € d’aide apportée par Sylv’ACCTES. « La majorité des dossiers émanent de petites communes rurales, mais parfois aussi de propriétaires privés. Sylv’ACCTES a su rencontrer son public technique », constate Loïc Casset.

Vers une portée nationale

En février 2018, l’Etat a reconnu l’action de Sylv’ACCTES d’intérêt général. Celà permettra notamment aux entreprises mécènes de bénéficier d’une déduction d’impôts. « Cette reconnaissance va donner à l’association une portée nationale. Nous pouvons travailler partout en France. Nous souhaitons rallier d’autres entreprises à notre cause et nous sommes prêts à accueillir d’autres territoires, pour nous développer dans de nouveaux massifs et étendre notre périmètre au-delà d’Auvergne-Rhône-Alpes. A terme, notre objectif serait aussi de faire évoluer notre statut d’association loi 1901 vers celui de fondation ».

Chiffres clés :

– La forêt française est la 3e plus grande d’Europe, elle couvre 1/3 du territoire national
– 75 % de la forêt française est détenue par des propriétaires privés
– Seul 1/3 de la forêt française est géré avec un document de planification
– Lyon a le 2e plus grand réseau de chaleur au bois de France, derrière Grenoble

Sylv’ACCTES en bref :

– Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques
– Association loi 1901 créée en septembre 2015
– Objectif : 300 000 tonnes de CO2 stockées à terme (soit l’équivalent des émissions annuelles de CO2 d’une ville de 70 000 habitants)
– Membres fondateurs : Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon, banque Neuflize OBC
– Autres membres : entreprises publiques et privées, collectivités locales, territoires porteurs d’opérations sylvicoles, représentants de la société civile et acteurs des domaines de l’énergie et du climat

 

 

Éteins la lumière, on verra mieux les étoiles !

La pollution lumineuse ne cesse d’augmenter : la France compte 10 millions de points lumineux, soit une augmentation de plus de 84% en 25 ans. Si certaines communes ont choisi de ne plus éclairer leurs rues pendant une partie de la nuit, d’autres hésitent, s’inquiètent de la réaction de leurs administrés. Le SIGERLY consacre une matinale à ce sujet le 30 mai, ouverte à tous.

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l'éclairage pour faire tomber les idées reçues...

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l’éclairage pour faire tomber les idées reçues… Rendez-vous à l’hôtel de Métropole (20 rue du lac, Lyon3), inscription obligatoire.

Un enjeu énergétique, économique et environnemental

Sur notre territoire, l’éclairage public consomme 117 GWh/an soit 1% des consommations d’électricité du Grand Lyon (source : diagnostic du schéma directeur des énergie). Ce service représente un budget conséquent pour les communes (entre 20 et 30% du budget ‘énergie’). Au-delà de l’intérêt économique et de la sobriété énergétique, l’extinction partielle ou totale de l’éclairage permet de mieux respecter la biodiversité. En effet, les oiseaux diurnes ont besoin de la nuit pour se reposer, alors que les espèces nocturnes s’alimentent et se reproduisent dans l’obscurité. Pour chacun, une alternance marquée entre jour et nuit est essentielle.

En France, environ 12 000 communes pratiquent l’extinction nocturne partielle ou totale de leurs éclairages publics. Sur le territoire du Grand Lyon, on compte notamment notamment les villes de Givors, Grigny, Saint Didier-au-Mont-d’Or, Rochetaillée-sur-saôneCharly. D’autres villes modulent la puissance pendant la nuit ou utilisent le déclenchement des luminaires « à la demande » pour les cheminements piétons (Lyon, Villeurbanne et  Neuville-Sur-Saône).

Cette matinale a pour objectif de répondre aux différentes interrogations des communes que ce soit sur le plan réglementaire, technique, sécuritaire ou encore environnemental. Un menu varié : retour d’expérience de communes (Givors et Lyon), approche juridique, explications de la FRAPNA, approche « sécurité » avec la gendarmerie… Retrouvez le programme complet ici : invitation_matinale

Pour vous inscrire

C’est par ici

 

 

Un drone pour améliorer l’efficacité énergétique

L’hiver dernier, une opération de thermographie par drone a eu lieu sur un quartier de Saint-Priest. 270 maisons ont ainsi bénéficié d’un diagnostic sur leurs déperditions énergétiques. Objectif ? Inciter les habitants à engager des opérations de réhabilitation thermique.

20180207_152619

Le drone chargé de réaliser les thermographies à Saint-Priest est intervenu au petit matin à basse altitude

L’opération de thermographie menée par GRDF (Gaz Réseau Distribution France) à Saint-Priest s’inscrit dans le cadre de la mission de service public du distributeur de gaz naturel. C’est en partenariat avec les communes intéressées et engagées dans une logique de développement durable que GRDF met en place cette action. « Nous avons pris les premiers contacts à l’été 2017, explique Maha Merilhou, déléguée territoriale de GRDF Lyon Métropole. Nous identifions ensemble un secteur qui va convenir aux deux parties : pour nous, des maisons individuelles chauffées au gaz. Et pour la commune, des maisons anciennes avec un vrai besoin de rénovation. Une fois que le secteur est arrêté, en l’occurrence ici le quartier des Marendiers (construit dans les années 60-70), la commune envoie un courrier aux personnes concernées pour les informer. »

Survol de drone au petit matin

Place ensuite au passage du drone, à trois reprises, juste avant le lever du jour, avec une trajectoire pré-programmée pour filmer les toitures. « La fenêtre de tir était très réduite, » détaille Robin Lhuillier, chargé de mission habitat privé de l’ALEC (Agence Locale de l’Énergie et du Climat), qui accompagne GRDF sur cette mission. Pourquoi une fenêtre réduite ? « Parce que le drone ne peut pas voler la nuit, faute d’autorisation suffisante. Et s’il fait trop jour, le rayonnement solaire fausserait le résultat. » « Les passages ont eu lieu en février, à une époque où le froid était bien présent pour avoir des résultats significatifs », complète Maha Merilhou. Et en complément du drone, qui filmait les toitures, un passage à pied a permis de réaliser la thermographie des façades.

IMG_6867

Les habitants du quartier des Marendiers se sont déplacés nombreux à la restitution début mars

120 personnes à la restitution

Le 8 mars dernier, en mairie de Saint-Priest, 120 personnes sont venues assister à la restitution du diagnostic et récupérer leurs résultats. « Nous ne nous substituons pas à un bureau d’études, prévient Maha Merilhou. L’objectif est de présenter un diagnostic de prise de conscience. Pas de réaliser un audit énergétique. » Pour cela, et pour entreprendre les travaux nécessaires dans leur maison, les personnes concernés pourront se tourner vers l’ALEC et Robin Lhullier, lui-aussi présent le jour de la restitution. « Mon rôle était de présenter les aides disponibles, notamment auprès de l’ANAH, de la Métropole de Lyon, mais aussi de la mairie de Saint-Priest. Elles sont cumulables et nombreux sont ceux qui ignorent souvent ce qui existe pour les aider. » ECORENO’V, ou encore Eco-PTZ et CEE sont en effet autant de dispositifs disponibles. « Et l’ALEC est la porte d’entrée pour accompagner les propriétaires dans leurs réhabilitations. Connaître les aides peut inciter à aller plus loin » complète Robin Lhuillier. Ce soir-là, des professionnels du gaz, du bâti et de la toiture étaient également présents pour renseigner les habitants.

Thermographie-a--rienne-isolation-drone-TechniVue-1024x674

Fenêtres et portes sont les principaux points de déperdition

Les résultats ? Des déperditions enfin visibles

Le jour de la réunion, chaque personne est repartie avec un dossier photos sur sa maison. « Ce qui ressort des prises de vues, c’est que les déperditions ont majoritairement lieu via les « ouvrants » (porte d’entrées, fenêtres, porte de garage). Les dalles de planchers et les linteaux de fenêtres sont également des endroits par lesquels la chaleur s’échappe, » détaille Maha Merilhou. Côté point positif, 50 % des habitants du quartier adoptent la bonne attitude en fermant leurs volets la nuit. Cela empêche les fuites de chaleur. Quelques logements sont aussi isolés par l’extérieur, ce qui limite considérablement les déperditions, et constitue un bon exemple à suivre. GRDF a également profité de la réunion pour donner quelques conseils : 1 degré de moins de chauffage, c’est 7 % d’économie sur la facture !

La même opération a déjà été menée à Décines et Rillieux-la-Pape, GRDF devrait poursuivre l’opération sur d’autres villes du territoire, à raison d’une commune chaque année. Avec toujours le même objectif : travailler à la baisse de la consommation énergétique globale en accompagnant la maîtrise de l’énergie.

 

 

Unis-cité : les éco-gestes au bureau

Comme chaque année, une équipe de jeunes volontaires en service civique sensibilise aux éco-gestes dans les bureaux. Ils sont quatre, motivés, ralliés par la couleur orange, ils viennent dans votre entreprise et proposent une approche ludique, leurs connaissances sont une arme pour notre futur! Ils vont vous raconter leur histoire …

L'équipe 2018 des volontaires d'Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d'animation sur les éco-gestes au bureau.

L’équipe 2018 des volontaires d’Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d’animation sur les éco-gestes au bureau.

Une association et quatre volontaires à votre service !

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. L’antenne du Rhône basée à Lyon accueille cette année 90 volontaires engagés sur des missions d’intérêt général pour une période de 6 à 9 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions.

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Florent (21 ans), Lucille (24 ans), Maëlle (18 ans) et Victor (22 ans).

L’objectif de votre mission c’est quoi exactement ?

Le principe est d’intervenir gratuitement au sein de bureaux sous forme de jeux interactifs avec comme objectif de sensibiliser les salariés aux économies d’énergie. Nos interventions durent entre 45 minutes et 1 heure. Elles regroupent généralement entre 8 et 12 personnes. Sous forme de jeux interactifs, elles se déroulent dans un climat de convivialité et permettent d’aborder le thème des économies d’énergie sans se prendre la tête.

Quels types de jeux proposez-vous ?  

Nous avons deux supports : le jeu de piste et le jeu de l’oie. Ils ont été conçus par les équipes précédentes d’Unis-Cité et sont adaptables en fonction du nombre de participants :

Le "jeu de piste" consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l'énergie

Le « jeu de piste » consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l’énergie

Le jeu de piste: Il permet de se déplacer dans l’environnement de travail des salariés et d’aborder différents thèmes lié à l’énergie et au développement durable. Par exemple, on abordera dans la salle de pause la question de « qui pense à arrêter la machine à café ? », dans une salle de réunion « savez-vous comment baisser le thermostat en partant? », etc.

Les + :  

  • Jeu dynamique, on se déplace
  • Thèmes abordés adaptables aux problématiques de chaque lieu,
  • Travail d’équipe pour trouver les éco-gestes.
Une session de "jeu de l'oie" animée par les volontaires

Le « jeu de l’oie » se pratique autour d’une table, il est axé sur la discussion et les pratiques de chacun

 

Le jeu de plateau: Il permet de jouer avec des pions et carte sur les thèmes de l’energie et du développement durable.

Les + :

  • Aborde beaucoup de thèmes différents,
  • Nécessite peu d’espace.

Un point en ce début d’année ?

Nous avons déjà réalisé 7 interventions  : auprès des autres volontaires et des salariés d’Unis-Cité, dans les locaux de la mission Vallée de la Chimie, dans les bureaux du laboratoire de la station d’épuration de Pierre-Bénite, ainsi qu’à la mairie du 6ème. Nous continuons à démarcher de nombreuses structures et espérons que cette belle dynamique persiste !

 

Voulez-vous être les suivants ?

Nous sommes disponibles les mardi et les mercredi. Vous pouvez nous contacter par mail pour planifier une intervention ou pour toute information supplémentaire : ucgrandlyon2015@gmail.com. Retrouvez aussi le flyer décrivant nos animations.

A bientôt!

L’équipe d’unis-cité prête à vous accompagner pour une session d’éco-gestes au bureau !