Sylv’ACCTES soutient une gestion durable de la forêt

Après 1 ans et demi d’existence, l’association Sylv’acctes partage ses premiers résultats : en 2016, elle a accompagné 500 hectares de forêt en accordant 165 000 euros d’aide financière en faveur du climat, de la biodiversité et du développement local (action 4.9 du Plan Climat de la Métropole).

Visite en forêt des partenaitres Sylv'ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

Visite en forêt des partenaires Sylv’ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

« La forêt rend de multiples services pour les habitants et les territoires », explique Loïc Casset, coordinateur de Sylv’ACCTES : « production de bois, puits de carbone, préservation de la qualité de l’eau, protection des paysages, attractivité, accueil du public (sentiers), protection des risques naturels (en montagne). Il convient donc de la préserver. C’est le rôle que s’est donné Sylv’ACCTES. Lyon est la 1ère Métropole à investir en dehors de son périmètre administratif et directement en forêt ». L’association a été créée en 2015 pour soutenir une gestion durable de la forêt dans les territoires proches de l’agglomération.

Investir dans des puits de carbone

« Le premier objectif est d’atténuer le changement climatique grâce aux puits de carbone que constitue la forêt », poursuit Loïc Casset. « 30 % du territoire régional est couvert par de la forêt, et permet chaque année d’absorber 18 millions de tonne de CO2 soit 3 % des émissions de CO2 nationales annuelles. Il s’agit donc de pérenniser des forêts jeunes et en croissance, sachant qu’une partie sert en plus à la production de bois (énergie/construction) ». En d’autres termes, « cette initiative permet d’élargir le périmètre d’action du Plan Climat du Grand Lyon, au-delà de son territoire, en jouant un rôle de complément, dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ». « Mais on ne peut parler de compensation carbone, car il faudrait pour cela que l’action en forêt de Sylv’ACCTES aboutissent à la production de crédits carbone échangeables contre des émissions de GES », précise Loïc Casset. L’action de l’association consiste également à adapter la forêt aux changements climatiques en cours : diversifier les essences, multiplier les étages du peuplement forestier, diminuer les densités de peuplement, optimiser les âges d’exploitabilité.

Soutenir le développement des territoires ruraux

La Métropole de Lyon s’est engagée, dans son Plan Climat, à favoriser la dynamique régionale de production de bois : il s’agit bien de répondre de manière durable aux usages croissants du bois, pour la construction et pour la production d’énergie. Sylv’ACCTES permet de soutenir un développement innovant dans les territoires ruraux et la structuration de la filière économique. A ce titre, l’association ne finance pas directement les propriétaires mais les entreprises qui réalisent les travaux : plantation, élagage, travaux d’éclaircie, etc. En contrepartie du soutien financier, les partenaires de Sylv’ACCTES (entreprises et collectivités) accompagnent l’amélioration de la gestion des forêts détenues par les communes ou propriétaires privés. « Notre aide permet d’accompagner des changements de pratique en matière de gestion des forêts », précise Loïc Casset. La démarche participe ainsi au maintien de l’emploi en zone rurale.

500 hectares de forêt améliorés

En 2016, 7 territoires ont bénéficié des premiers travaux, dans le Nord Isère, le Bugey, le Pilat et le Nord Ardèche. 431 700€ d’investissements ont permis d’améliorer la gestion de 500 hectares de forêts, représentant 52 bénéficiaires, soit un montant d’aides versées de 165 650 €. Cela permet très concrètement 2 254 arbres conservés pour la biodiversité et 364 000 tonnes de CO2 stockées, séquestrées ou substituées. En matière de production, les forêts ont généré 109 630 m3 de bois énergie et 261 610 m3 de bois d’œuvre.

En 2017, le nombre de territoires concernés en Rhône-Alpes devrait doubler. L’association souhaite se développer notamment sur l’Auvergne.

Comment bénéficier de ces aides ?

Les territoires forestiers doivent porter un Projet Sylvicole Territorial (PST). Sylv’ACCTES évalue l’efficacité des projets sylvicoles en fonction de quatre critères : efficacité CO2, amélioration de la biodiversité, impacts sur l’écosystème, impacts économiques.

 

Héros ordinaires – A la rencontre de Zina

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Dans le cadre du projet Héros ordinaires, nous avons eu pour mission de partir à la recherche de personnes ayant participé au projet « Mediaterre », mené par les précédentes équipes, pour voir, un an ou deux après, le souvenir que cette sensibilisation a laissé auprès des habitants.

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Le projet « Mediaterre » mobilise une équipe de volontaires d’Unis-Cité dans un quartier pour sensibiliser les familles aux enjeux de l’éco-citoyenneté avec un suivi individuel : éco-gestes dans le logement, atelier de fabrication de produits ménagers, etc. Depuis 2012, plusieurs initiatives « Mediaterre » ont eu lieu : deux éditions successives à Vaulx-en-velin (les Noirettes) et à St Priest – Garibaldi, un médiaterre à St Priest (Bellevue et Bel air) et Vaulx-en-Velin (Thibaude).  Nous sommes partis à la recherche des habitants ayant participé à la toute première édition.

Comment les retrouver ?

Par l’intermédiaire des bailleurs sociaux partenaires du projet qui nous ont fourni la liste des familles suivies par les « Médiaterre », nous sommes allés dans un premier temps dans les quartiers pour rencontrer les gardiens d’immeuble et avertir les habitants de notre présence.

Dans un deuxième temps, nous avons téléphoné aux familles pour obtenir une interview.

Parmi les 15 familles contactées, nous avons choisi de vous présenter Zina.

Zina

Zina, infirmière et maman d’une petite fille de 4 ans, vit dans le quartier des Noirettes depuis environ 5 ans et a participé au projet « Médiaterre » en 2013 et 2014.

Elle garde un bon souvenir des volontaires d’Unis-Cité qui ont su l’accompagner dans sa démarche pour acquérir les bons éco gestes du quotidien. Elle a vivement salué l’une des équipes « Médiaterre » qui a su attirer l’attention des habitants en organisant des temps d’animation collective dans le quartier, ce qui a permis de créer du lien social entre les résidents.

Les jeunes volontaires lui ont également donné des informations plus générales concernant l’écologie telles que la provenance de l’eau de Vaulx-en-Velin ou encore l’acheminement des déchets lors du tri. Selon elle, le fait que les volontaires soient formés et motivés était essentiel pour le bon déroulement du suivi.

Des gestes qui se transmettent

Un an après son suivi, Zina exerce toujours ces gestes du quotidien tels que le tri des déchets ou les économies d’eau.

Mais elle n’a pas été la seule à avoir été sensibilisée « aux bons gestes » ! Motivée pour changer ses habitudes, elle à également transmis ce qu’elle a elle-même appris à sa petite fille de 4 ans. Elle lui explique comment faire attention à l’eau, à la lumière et au tri car d’après elle “il est important de sensibiliser dès le plus jeune âge”.

 

Pour en savoir plus :

Le site des Mediaterre

 

C’était le dernier article des volontaires d’Unis-Cité, bon vent et bonne continuation à Margaux, Laurine, Quentin, Louis et César!

Héros ordinaires – La P’tite Rustine

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Un nouvel arrivant vient de s’établir sur le campus de Porte des Alpes à Bron. Qu’est-ce que La P’tite Rustine, “l’atelier de l’écomobilité” ? Rencontre avec Jonathan, un de ses créateurs.

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Le concept

La P’tite Rustine est une association qui a pour but de promouvoir une autre façon de penser notre mobilité, en se centrant surtout autour du vélo.

Cela part de plusieurs constats. Jonathan nous explique : “selon l’OMS, 31% des adultes manquent d’activité sportive. L’entretien d’une voiture est également le deuxième poste de dépenses des ménages en France. On sait aussi que 56% des trajets en voiture font moins de 3km.” Le vélo apparaît alors comme la solution idéale à toutes ces problématiques…

Par où commencer ?

En 2012, l’idée d’implanter un atelier d’auto-réparation de vélos à Bron naît dans l’esprit de Rémi Rebour, kinésithérapeute de formation et adepte de la Petite Reine. En 2013, Jonathan Simonard et Léonard Pinton entrent en service civique à Unis-Cité pour développer ce projet dans le cadre du programme des Jeunes Bâtisseurs d’Avenir. Un business plan social est mis au point et en novembre 2013, le projet remporte le prix « coup de cœur » du jury d’un social business challenge et s’installe pour six mois au Comptoir Éthique de Vaulx-en-Velin, un espace de travail collaboratif pour l’économie sociale et solidaire. En 2014, le projet collabore avec Ronalpia, incubateur de projets sociaux. Puis une campagne de financement participatif permet à la P’tite Rustine de se doter d’une remorque-atelier mobile, en attendant un local. C’est aussi en mars 2014 que Valentin Carle rejoint le projet en prenant les commandes de l’atelier.

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Un atelier nomade qui s’implante à Bron

Dès lors, l’association anime un atelier mobile autour de l’auto-réparation dans la rue, en entreprise, à l’université, sur des festivals… La production de vélos recyclés se met également en place. “Chaque année, 2 millions de vélos sont achetés et 1.5 millions jetés en France” nous explique Jonathan. En six mois, la P’tite Rustine a sauvé une centaine de vélos de la déchèterie et vendu plus de 30 “Recyclettes”. L’initiative fait fureur auprès du public universitaire et des conventions sont signées avec Lyon 3 et Lyon 2. C’est ainsi que l’association a pu s’établir sur le campus de Bron le 15 janvier 2015.

Un atelier polyvalent

La P’tite Rustine fait partie du réseau national des ateliers vélo participatifs et solidaires « l’Heureux Cyclage ». Aujourd’hui, l’association compte quatre membres permanents et une centaine d’adhérents.

L’atelier-vélo, situé à Bron, a pour objectif d’offrir l’ensemble des services possibles aux cyclistes et non-cyclistes. Concrètement, vous pouvez apprendre à réparer votre vélo pour un abonnement annuel de 20 à 30 euros, acheter des pièces de rechanges neuves et d’occasions et des accessoires. “L’atelier, c’est aussi maîtriser son vélo” nous dit Jonathan. On y apprend à réparer soi-même son vélo. Un partenariat est aussi établi avec Pignon Sur Rue, une “vélo-école” dont Jonathan est administrateur. Par ailleurs, le projet “Mon vélo pour dix ans” permet de louer un vélo pour enfants en en changeant au fur et à mesure de la croissance, sans avoir à en racheter un neuf tous les deux ans.

Ensuite, il y a l’atelier-mobile qui a pour but de sensibiliser plus largement à la pratique du vélo. “Une étude a révélé que les cyclistes déclarent faire du vélo “parce que c’est pratique” tandis que les non-cyclistes n’en font pas “parce que ce n’est pas pratique”. Il y a donc une vraie sensibilisation à faire” signale Jonathan. L’atelier mobile va donc sensibiliser les gens sur leurs lieux de travail ou de vie, il se rend dans les entreprises, sur les campus et propose des formations mécaniques de groupe, des sessions d’auto-réparation ou de l’entretien sur place : “les employés déposent leur vélo le matin en arrivant et le récupèrent réparé et entretenu le soir.”

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Au-delà du vélo

La P’tite Rustine souhaite porter un message sur l’écomobilité au sens large. La voiture pourrait en effet facilement être remplacée par le vélo, les transports en commun, le covoiturage ou l’auto-partage. “En ville, on estime qu’une voiture en auto-partage pourrait remplacer dix voitures personnelles.” Toutes ces solutions douces répondent aux problématiques du bruit, de la pollution, du stress au travail (les embouteillages étant un important facteur de stress). Par ailleurs, les infrastructures routières pourraient disparaître pour libérer énormément de place en ville et décloisonner les quartiers.

Dans cet objectif, la P’tite Rustine ne compte pas s’arrêter là. En 2016, un programme de suivi personnalisé sera mis en place et dès la rentrée prochaine, des séances de projection-débat auront lieu sur le campus. La CLAVEL (Coordination Locale des Ateliers Vélo) est actuellement mise en place avec des partenaires comme le Chat Perché, le Tricycle et l’Heureux Cyclage (le réseau national des ateliers vélo). Enfin, un des buts est de former un village de l’écomobilité avec tous les acteurs (utilisateurs, entreprises, associations, pouvoirs publics…). A titre d’information, le Grand Lyon compte actuellement 618km de pistes cyclables, l’objectif est d’atteindre 900km en 2020.

Ainsi, la mobilité douce est en train de prendre une toute nouvelle importance dans la vie urbaine et il appartient à chacun de s’adapter et d’opter pour des déplacements éco-responsables. Le vélo reste le roi de ces modes de transports écologiques. Pour les sceptiques, Jonathan nous explique aussi que c’est le mode de transport le plus rapide pour les trajets urbains jusqu’à 6km. De plus en plus d’initiatives comme la P’tite Rustine sont mises en place pour permettre à tout le monde de rejoindre ce mouvement. Tous à vos Petites Reines !

 

Pour aller plus loin :

Le site de la P’tite Rustine

Une super vidéo qui résume tout

Unis-Cité

L’Heureux Cyclage

Pignon Sur Rue

Le plan des pistes cyclables

Optimod

Héros ordinaires – La Givebox

Une grosse boite ? Du troc ? Un quartier ? La Givebox,  ça ne vous parle pas ? On vous explique !

Lisa Lejeune, designer, et Magali Seghetto, graphiste, deux amies, ont eu l’idée de concevoir et d’installer une Givebox à Lyon. Toutes deux sensibles à la réappropriation de l’espace urbain par les habitants, elles ont découvert le concept de la Givebox, né au début des années 2010 en Allemagne, par hasard par l’intermédiaire d’un article sur Facebook.

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Une Givebox ?

C’est simple ! Concrètement, c’est une grosse boite qui sert de support au troc et à des échanges d’objets. Le principe est tout aussi simple : tout le monde peut déposer ou prendre des objets sans contrôle ni protocole.

Lisa et Magali se sont donc lancées dans la construction d’une Givebox lyonnaise en faisant appel au bénévolat de six étudiants de l’école de Condé pendant cinq jours. Elles ont également bénéficié d’un atelier d’artistes prêté par la Factatory (bâtiment qui rassemble plusieurs ateliers pour que les artistes puissent bénéficier d’un endroit où travailler).

La Givebox du 7 ème est disposée sous forme de modules : plusieurs boîtes en bois sont assemblées entre elles pour n’en former qu’une seule. Cela dit, il n’y a pas de règles pour la construction d’une Givebox, on peut la construire selon la forme que l’on souhaite : une simple boîte suffit tant qu’elle peut contenir les objets à l’abri des intempéries. Lisa et Magali se sont assuré que toute la boîte soit intégralement construite avec des matériaux de récupération. La boîte a été installée le matin du 15 novembre 2014 et inaugurée l’après-midi même sur la place Jules Guesde dans le 7ème arrondissement.

Un tel dispositif n’a que deux inconvénients : le risque de dégradations et celui que la Givebox serve de débarras.

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Mais comme le dit Magali : « on donne l’objet à la rue et on voit comment ça se passe ». Un lâcher-prise est donc nécessaire et les habitants doivent se réapproprier la Givebox d’eux-mêmes pour qu’un système aussi libre puisse fonctionner.

Heureusement, la Givebox du 7ème n’a pas connu de dégradations et les habitants se sont largement impliqués dans le dispositif, ils y trouvent donc un intérêt. Pour preuve, aucun objet ne reste trop longtemps dans la Givebox et la plupart des objets déposés dans la Givebox sont des vêtements, des livres, de la vaisselle… On peut aussi y trouver des objets insolites tels qu’une niche pour chien, un sapin de Noël en carton ou encore des places de théâtre…

Cela permet ainsi de redonner une seconde vie à ces objets et d’éviter qu’ils se retrouvent rejetés dans la nature. Et il faut insister sur le fait qu’une Givebox doit être animée par ses concepteurs à travers des événements afin de tisser des liens entre les habitants d’un quartier.

Par la suite, une Givebox peut se muer en un lieu d’échanges de services via des contacts oraux ou des messages postés sur la boite, notamment pour l’échange d’encombrants comme les meubles. A Lyon, un forum dédié à ces échanges a été lancé en ligne mais n’a pas rencontré un réel succès. Néanmoins, il n’y a pas de doute que du lien social puisse être créé par le biais de ce dispositif.

Et ensuite ?

A Lyon, d’autres projets similaires sont en cours.

Parmi eux, le livre-échange ou les boîtes à lire reprennent le même principe que la Givebox : tout le monde peut y prendre un livre ou en déposer un, le but étant de développer la lecture-plaisir. A Lyon, cette initiative est portée par le fonds Decitre depuis 2014. Dans l’agglomération lyonnaise, il y a cinq boîtes à lire : trois à Vénissieux (place de la Paix, au centre social Moulin à vent, à la maison de quartier de la Darnaise), une au square Matringe à Saint Fons et une boîte route de Vienne à Lyon 8ème depuis le 3 avril 2015. Cette dernière a été installée par l’association Rezo 1901.

Dans le 5ème arrondissement, les « Boîtes d’échange entre voisins » sont en train de se mettre en place. Le fonctionnement est le même que pour la Givebox excepté que les boîtes sont toutes construites sur le même modèle.

Pour Magali et Lisa, il s’agit aussi d’accompagner les gens voulant se lancer dans l’aventure. Cela reste néanmoins à eux de construire et d’installer leur Givebox. Pour les aider, les plans de la Givebox du 7ème sont en ligne sur le site de la Givebox du 7ème ainsi que les outils de communication.

Et vous ? Prêt à vous lancer dans l’aventure d’une Givebox dans votre quartier ?

 

Si vous voulez plus d’infos sur la Givebox, jetez un petit coup d’œil aux sites suivants :

Site de la Givebox : http://giveboxlyon.blogspot.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Givebox-LYON/291157047749989

Page Google+ : https://plus.google.com/100374758594005594677/posts

Pour connaître les autres projets :

Boîtes à lire de Rezo : https://fr-fr.facebook.com/pages/Bo%C3%AEte-%C3%A0-lire/1395505424058320

http://fonds.decitre.org/nos-actions-innovantes/boites-a-lire/

Boîtes d’échange entre voisins : https://www.facebook.com/boitesdechangeentrevoisinslyon/info?tab=page_info

Le réseau Freecycle met en relation des personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique – extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

Visitons les Clochettes

Visitons les Clochettes

 

Pour en savoir plus sur cette rénovation :

Les Clochettes font peau neuve !

Climate Change Challenge

La première phase de l’initiative Climate Change Challenge (C3) s’est déroulée le mardi 12 mai au TUBA (Tube A Expérimentations Urbaines) à Lyon. Bruno Charles, vice-président au Plan Climat de la Métropole de Lyon, a inauguré cette journée dédiée à un travail collaboratif sur la question du changement climatique.

TUBA

Climate Change Challenge est une démarche d’innovation ouverte qui répond à un besoin sociétal de réflexion et d’actions collaboratives sur le sujet du changement climatique. Ce Challenge mobilise l’intelligence collective et les données ouvertes pour imaginer des solutions innovantes à la sensibilisation, la prévention, la lutte et l’adaptation au changement climatique.

Le challenge commence par le Vision Camp. Cette première étape permet de mobiliser les acteurs de différents écosystèmes en France et de faire émerger les besoins et idées.

Les participants se sont réunis à Lyon autour de plusieurs ateliers :

  • Le premier atelier avait pour objectif de se positionner sur une vision globale de l’avenir en imaginant les familles « du futur » et leurs façons de vivre dans des conditions climatiques difficiles.
  • Lors du deuxième atelier, les participants ont dû s’inventer un pouvoir (par exemple le pouvoir de réduire la consommation d’énergie). Ils devaient expliquer comment ce pouvoir se manifeste et comment il agit sur la population. Cet exercice a pour but de faire émerger des idées nouvelles et laisse place à la créativité et à l’originalité.
  • Le dernier atelier a réuni les participants autour d’un thème (ressources, santé, économie…). Ils devaient faire un bilan de la situation actuelle de leurs différents thèmes et ensuite imaginer des solutions collectivement.

Les idées ressorties de ce Vision Camp et des autres ateliers organisés en France seront compilés et retranscrits sous forme de défis. Des « challenges workshop » seront ensuite mis en place pour choisir et enrichir les défis auxquels il faut répondre. Cette phase se tiendra à Toulouse et Paris courant juillet.

La dernière phase, l’innovation jam, aura lieu du 6 au 9 novembre 2015. Ce marathon de l’innovation de 36 à 48h  permettra d’imaginer et de développer des solutions innovantes aux défis posés.

Rendez-vous le 7 juillet pour connaître l’avancement des projets !

 

Pour plus d’informations :

Sur le Challenge : http://c3challenge.com/

Sur TUBA : http://www.tuba-lyon.com/

Copropriété Alpes C et D à Saint-Priest : une réhabilitation exemplaire

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Visite d’un projet ambitieux à Saint-Priest avec Riad Chérif, Président du conseil syndical de la copropriété Alpes C et D, et Stéphane Collacciani, directeur de projet ORU & Politique de la Ville à la Métropole de Lyon.

Façade avant travaux

Façade avant travaux

Le projet de tout un centre-ville

Saint-Priest a connu une augmentation exceptionnelle de sa population, passant de 2 500 à 40 000 habitants en moins d’un siècle. De nouveaux quartiers se sont développés, créant plusieurs centres urbains. Depuis 2001, la ville et ses partenaires (Grand Lyon, Etat, Région…) ont mis en place une opération de renouvellement urbain « coeur de Saint-Priest » qui s’étend sur 61 hectares et concerne 2 500 logements, soit 6 500 habitants, dans le but de créer un véritable centre-ville sur ce territoire résidentiel de « grands ensembles ».

La réhabilitation de la copropriété Alpes C et D est un « petit grand projet » selon Stéphane Collacciani, qui participe à l’Opération de Renouvellement Urbain. Même si elle ne concerne que deux bâtiments, construits au milieu des années 1960, elle a pour but de replacer cet ensemble dans le marché immobilier ainsi que dans le centre-ville renouvelé en réhabilitant 90 logements à un niveau d’exigence architectural et énergétique élevé.

Les immeubles C et D font partie d’un ensemble de dix bâtiments situés au coeur du périmètre de l’Opération de Renouvellement Urbain, dont deux ont été détruits après acquisition des 198 logements par le Grand Lyon. Les bâtiments C et D ayant peu fait l’objet de rénovations de grande ampleur, la copropriété et les pouvoirs publics se sont lancés dans une opération de réhabilitation. Retour sur une rénovation exemplaire.

Les immeubles font l'objet d'un plan de sauvegarde

Les immeubles font l’objet d’un plan de sauvegarde

Aller plus loin qu’un coup de peinture

La copropriété envisageait au départ un simple ravalement de façade autofinancé. Les partenaires publics (ANAH, Ville de Saint Priest, Métropole de Lyon) ont missionné l’association Pact Arim pour accompagner les copropriétaires dans leurs réflexions sur le projet de travaux. Grâce aux aides au syndicat et aux aides individuelles liées aux conditions de ressources et aux engagements de la copropriété et des partenaires, le projet de rénovation a pris peu à peu de l’ampleur.

Le conseil syndical a alors tenu à fixer un objectif précis à cette rénovation et à étudier plus en détails le plan de financement. Les partenaires ont vu grand et ont décidé d’atteindre le seuil BBC rénovation (moins de 96 kWhep/m².an), privilégiant ainsi la performance énergétique et une meilleure maîtrise des charges.

Les travaux, définis après un audit énergétique des bâtiments, ont été votés en 2013 lors d’une Assemblée Générale des copropriétaires. Le conseil syndical est devenu à ce moment-là maître d’ouvrage pour les travaux et études complémentaires (amiante…), se saisissant pleinement du projet.

Nouvelle façade isolée, côté rue

Nouvelle façade isolée, côté rue

Des habitants informés et engagés

Le projet a globalement été bien accueilli par les propriétaires, qui ont pu donner leur avis lors de réunions de concertation et d’assemblées générales où étaient votés les travaux. Les parties prenantes se réunissaient en amont de ces assemblées lors de réunions publiques pour les préparer en abordant les aspects techniques.

Au-delà des copropriétaires, les San-Priots aussi sont concernés par cette réhabilitation ! Des expositions sur l’opération de renouvellement urbain du centre-ville et un article dans la lettre d’information Cœur Saint-Priest ont permis d’informer les riverains du projet.

Zoom sur les travaux

Les travaux ont débuté en juillet 2014 et devraient se terminer en novembre 2015. Ils comportent deux volets : un volet architectural (avec notamment le ravalement des façades en harmonie avec les nouveaux immeubles créés dans le quartier dans le cadre de la ZAC du Triangle) et un volet énergétique.

Pour atteindre le niveau de rénovation BBC, la copropriété a entrepris de nombreux travaux :

  • Isolation maximale des bâtiments : isolation extérieure de la façade, des caves, des terrasses, des pignons, changement des fenêtres et des volets
  • Travail architectural sur les parties communes et la façade
  • Renforcement de l’étanchéité du bâtiment
  • Uniformisation des allées (fenêtres, clés, peintures)
  • Révision de l’électricité
  • Pose de panneaux photovoltaïques sur le toit
  • Création d’un système de ventilation assistée
  • Changement des portes palières (installation de portes coupe-feu)
  • Mise en place de mats en toiture pour les paraboles
  • Équipement de chaque logement avec un thermostat permettant la régulation individuelle de la température entre 19 et 21°

Globalement, les travaux permettent de passer de 224 à 90 kWhep/m².an, soit un gain de 196 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 22 tours du monde en avion ou encore de plus de 805 000 km en voiture chaque année !

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l'ancienne

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l’ancienne

Une réhabilitation exceptionnelle

Le niveau de rénovation des immeubles C et D de la copropriété des Alpes est exceptionnel. Le projet est de forte ampleur, avec un coût d’opération se chiffrant à environ 40 000 € par logement. Le plan de sauvegarde a cependant permis de mobiliser des aides importantes.

Le montage financier du projet, réalisé avec l’aide du PACT ARIM, a permis de mobiliser toutes les aides disponibles. Ainsi, sur les 3,6 millions d’euros de travaux, 93% sont issus de financements publics, ce qui est une situation exceptionnelle. Le complément est financé par les propriétaires, avec un reste à charge s’élevant de 500 à 4 900€ par logement. En outre, un système de prêt à taux zéro (ProcivisRhone) a été mis en place comme aide au financement.

Enfin, la dynamique et l’implication du conseil syndical en tant que maître d’ouvrage sont à souligner. Le conseil syndical s’est monté comme une véritable force à même de mener les travaux et de permettre à l’ensemble des copropriétaires de s’approprier le projet.

Espérons que les San-Priots seront séduits par le résultat !

Vaulx-en-Velin s’engage dans un Plan Climat Energie Territorial !

>> Action 4.6 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.42]

Une nouvelle commune de la Métropole de Lyon s’engage donc dans un Plan Climat Energie Territorial !

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Vaulx-en-Velin s’engage pour le climat

Déjà signataire du Plan Climat de la Métropole de Lyon auprès de 22 autres communes, les élus de Vaulx-en-Velin ont délibéré à l’unanimité la mise en œuvre d’un plan climat énergie communal lors du conseil municipal du 12 février dernier. Cette délibération est un acte fort pour la commune à travers cette démarche qui s’inscrit dans les cadres nationaux, régionaux et métropolitains, à savoir la perspective du facteur 4 à l’horizon 2050 avec une étape intermédiaire importante en 2020.

Deux volets sont ainsi envisagés : un volet interne à la collectivité et un volet territorial en direction de la population et des acteurs socio-économiques.

Des instances de gouvernance ad’hoc seront créées pour permettre le pilotage, l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du programme d’actions.

D’ores et déjà, une campagne d’audits énergétiques des bâtiments communaux va être conduite, ainsi que la mobilisation des agents en tant qu’usagers de ces infrastructures.

L’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise appuiera la commune dans cette démarche, en effectuant notamment un premier état des lieux grâce à un outil spécialisé.

Espérons que d’autres communes s’engageront dans cette démarche !

Pour en savoir plus :

La déliberation du PCET en conseil municipal

L’électron qui fait rouler…

La curiosité vous titille quant à la mobilité électrique? L’ADDVC (Association pour le Développement Durable de la Vallée de la Chimie) organise en collaboration avec le Grand Lyon, le mercredi 18 septembre prochain, une journée de découverte et de promotion de la mobilité électrique.

>> Mesure visée par l’action 2.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 18]

Soyons branchés

Des professionnels du secteur seront sur place pour répondre à vos questions : conception des véhicules électriques, conduite, sécurité et performance, autonomie et recharge… Testez ensuite par vous-même : des véhicules, vélos à assistance électrique et bornes de recharge seront exposés et à disposition pour faire des essais.

La rencontre aura lieu à Saint-Fons sur le parking de la gare et dans les locaux d’INTERFLORA :

  •  Matinée et déjeuner pour les entreprises et collectivités: conférences & témoignages, essais des véhicules et buffet
  • Après-midi dès 14h : pour les salariés et riverains

Les inscriptions doivent être envoyées par mail à sb.addvc[a]gmail.com