Participez à la préservation des forêts avec l’association Sylv’acctes !

 
 
L’association Sylv’acctes lance une campagne de don « J’aime ma forêt » pour aider à la préservation des massifs de la Chartreuse, du Mont Blanc et des Bauges face aux affres du changement climatique.
 
J'aimeMaForet

J’aime ma forêt

 
Parce qu’il est essentiel de préserver nos forêts face au changement climatique
 
Poumon vert de la planète, puits de biodiversité, essentielles au cycle de l’eau, nos forêts jouent un rôle fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Pourtant, chaque année, elles sont elles aussi victimes du changement climatique, les plus vulnérables d’entre elles finiront même par s’effondrer.
 
 
Il est encore temps d’agir
 
La campagne de dons « J’aime ma forêt » donne la possibilité à chaque citoyen de contribuer à la régénération des forêts les plus impactées sur les massifs de Chartreuse, du Mont Blanc et des Bauges.
Un don de 10€, ce sont 5 arbres d’avenir qui seront sélectionnés et accompagnés pour construire la forêt de demain.
 
Pour en savoir plus et/ou participer, c’est ici [clic !]
 

La BD comme alternative aux interventions des Volontaires en période de crise sanitaire

 

L’année s’est achevée pour les volontaires en service civique, aussi bien pour l’équipe éco-gestes recrutée par Unis-Cité (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick), que pour le duo recruté par la Métropole de Lyon au sein de la mission énergie (Marc et Valentin).

Pour rappel (voir article du blog du 22 janvier 2020), depuis 2015 pour Unis-Cité, et depuis 2018 pour la Métropole, leur mission a pour but de sensibiliser les salariés de bureaux aux éco-gestes, ciblés sur les économies d’énergie et d’eau potable ainsi qu’au tri des déchets. Alors, qu’ont donc fait nos « volos » cette année si perturbée ?

 

Le ressenti des températures, le confort et les économies d'énergie, tout un programme !

Le ressenti des températures, le confort et les économies d’énergie, tout un programme !

 

Avant le confinement : un nouveau jeu de piste et un escape game !

Cette année, l’équipe d’Unis-Cité a décidé de revisiter l’un des outils utilisé pendant les interventions : le jeu de piste ! Les salariés doivent se déplacer dans leurs locaux dans 3 lieux différents :

  • le coin cuisine, lieu se prêtant aux thèmes de l’éco-consommation et de l’énergie (alimentation, mobilités domicile-travail, éclairage et chauffage)
  • le coin imprimante où sont abordés les thèmes des déchets (consommation du papier et logos des tris notamment)
  • le bureau où est abordé l’impact du numérique (navigation internet, mailing)

De leur côté, le binôme de la Métropole de Lyon a mis en pratique un escape game. Sur chacun de ces mêmes lieux, les participants doivent résoudre des énigmes pour obtenir des objets ou trouver les codes des cadenas leur permettant de sortir (!) et d’avancer dans la salle suivante. Chaque énigme porte sur un éco-geste ou une information sur l’écologie au bureau.

Ces 2 formats d’intervention durent environ 45 minutes incluant le débrief de fin pour une dizaine de participants. Ils nécessitent une visite préalable des lieux pour préparer l’intervention, contrairement au jeu de plateau, format également utilisé comme le jeu de l’oie.

 

Récit de l’équipe des 4 volontaires d’Unis-cité avant confinement (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick) :

« Nous avons commencé nos premières interventions “test” en janvier sur les volontaires d’autres promotions à Unis-cité. Notre jeu de piste n’était pas encore prêt, nous avons donc utilisé le jeu de plateau, les réactions des participants ont été très positives et la plupart avaient beaucoup de questions sur l’écologie.

Le démarchage des entreprises a commencé en décembre et nous avons obtenu notre première intervention début mars à la mairie de Cailloux-sur-Fontaine. Nous avions la possibilité de sensibiliser au moins 300 salariés avant le confinement, notamment dans les entreprises Safran et Météo France. La crise sanitaire nous a malheureusement permis de sensibiliser seulement 30 personnes ».

Récit du binôme de volontaires à la mission énergie avant confinement (Marc et Valentin) :

« Pour la mission « adopte un éco-geste », nous avons pu réaliser 5 interventions sur les 18 demandes en interne à la collectivité. Le confinement a été annoncé suite à l’envoi de notre second mail de démarchage. Loin d’atteindre nos objectifs en présentiel, nous aurons tout de même touché 63 agents. Pour notre seconde mission qui consistait à créer du lien et faire émerger un projet de compostage avec des habitants de deux copropriétés ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétiques, nous avons tout de même réussi à parler avec une trentaine d’habitants entre février et mars. On s’est aperçu que beaucoup d’habitants aimeraient avoir un compost dans leur parc. Nous nous sommes alors portés médiateurs de ces habitants pour obtenir une adhésion forte à la mise en place d’un tel projet. Il faut un minimum de 15 foyers pour obtenir un équipement gratuitement de la part de la Métropole de Lyon. Juste avant le début du confinement, nous en étions à un peu moins de 10 habitants volontaires. Avec un peu plus de temps nous aurions vite su réunir le maximum de personnes autour de ce beau projet.»

 

Pendant le confinement, peu de répit pour les volontaires !

Les salariés et les volontaires de la promotion éducation d’Unis-Cité ont su rebondir avec la création de nouveaux outils ! Une page Instagram et un serveur Discord ont ainsi été créés pour continuer à diffuser des messages en lien avec les missions. Retour sur une vie de volos confinés :

« Sur la page Instagram qui a été baptisée “confinetoicestsympa”, chaque mission de la promotion éducation mettait en ligne un post par semaine. Ainsi tous les mercredis, les 200 abonnés de la page pouvaient apprendre de nouveaux éco-gestes et leurs intérêts pour l’environnement. Dans ces posts on parle de compostage, de produits ménagers fait maison, des éco-gestes que l’on peut faire tous les jours chez soi, de la démarche zéro déchet, des impacts du numérique et des moyens de transports urbains.

Le serveur discord nous a permis de faire des interventions ainsi que des ateliers à distance. Par exemple, il y a eu des ateliers pour faire les produits ménagers soi-même, des discussions autour de l’environnement et du confinement, en particulier sur le déconfinement, mais aussi des questionnaires en ligne sur le thème des éco-gestes. Ce serveur a aussi eu un rôle psychologique important puisqu’il aidait à lutter contre l’isolement durant cette période. »

 

Un déconfinement très productif et tout en couleur

L’expérimentation de ces nouveaux outils a permis d’imaginer un nouveau portefeuille d’interventions à distance. Il a fallu ré-imaginer la suite pour ne pas tourner en rond, faute d’intervention possible en présentiel. Il leur a donc bien fallut innover et proposer un nouveau mode de sensibilisation…

Marc et Valentin se sont inspirés d’une action d’un service voisin qui envoyait chaque jour par mail pendant et un peu après le confinement, la « question du jour ». C’est sur la base d’une telle communication, régulière et très rapide à intégrer, qu’est née la « BDécogestes du jour ». La conjugaison des connaissances sur les éco-gestes et des talents artistiques et humoristiques ont permis la production de 16 numéros + 1 hors-série, pendant la période du 18 mai au 18 juin. Le principe était simple : une BD 3 cases par jour ouvré, 2 collègues de travail bien différents, Sylvie experte en éco-gestes et Denis, son collègue, qui essaie de lui faire plaisir en lui montrant qu’il les intègre au fil des jours.

Au total, ce sont plus de 400 mails par jour qui ont été envoyés aux services de la Métropole, avec des retours spontanés de lecteurs très enthousiastes « En globalité les retours étaient positifs, les agents de la Métropole attendais avec impatiente l’épisode du lendemain. Nous avons quand même eu à faire à deux lectrices trouvant notre BD sexiste. La critique fait partie du jeu mais les personnages sont souvent des caricatures dans la BD. Alors quand on fait parler un homme et une femme de caractère opposé, forcément, on se heurte à quelques sensibilités. En parallèle nous nous efforcions aussi de répondre aux questions que les gens se posaient pour aller plus loin dans les explications sur les consommations d’énergie. » confient Marc et Valentin dans leur bilan de fin de mission.

De son côté, l’équipe éco-gestes d’Unis-Cité a également été séduit par l’idée d’une BD, version qui a été envoyée aux entreprises du territoire qui avaient été démarchées et avaient montré un intérêt pour une intervention. L’histoire ne nous dira pas si elles ont aimé la BD !

 

La multi-prise version fable ! (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick)

La multi-prise version fable !
(Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick)

 

Paroles de résilients :

« Malgré les circonstances qui ont rendu cette année très particulière, notre équipe est resté soudée et s’est adaptée pour modifier nos objectifs. Même si nous ne sommes pas parvenus à intervenir auprès du nombre de salariés prévu au départ, nous avons pu créer un jeu de piste, une BD, des pancartes de sensibilisation. Cette année fut riche en expériences et en nouvelles connaissances, nous sommes reconnaissants envers ceux qui nous ont permis de participer à cette mission !»

 

Et après ?

Un peu avant l’hiver, une nouvelle équipe d’éco-gestes poursuivra ce beau projet. Ils devraient être deux fois plus nombreux pour sensibiliser deux fois plus de salariés de bureau ! La mission reprendra en novembre 2020 avec à disposition tous les outils des années précédentes. Ils seront équipés et prêts à intervenir dans les locaux des entreprises intéressées ! A la Métropole, on récidive également. En tout, ce seront 10 volontaires qui devraient vadrouiller dans les bureaux l’hiver et le printemps prochains, avec ou sans masque !

 

Les effets locaux du confinement : amélioration de la qualité de l’air et baisse du bruit

En cette période difficile de confinement, l’équipe du Plan Climat vous fait parvenir quelques bonnes nouvelles, relevées par ses partenaires Acoucité – Observatoire de l’environnement sonore – et ATMO Auvergne Rhône-Alpes – Observatoires de surveillance de la qualité de l’air. La baisse d’activité a permis d’apaiser notre ville, avec une baisse du bruit et une amélioration de la qualité de l’air.

 

Redécouverte de certains sons par les citadins

Acoucité, l’Observatoire de l’environnement sonore, a observé une réduction des niveaux sonores sur toutes ses balises de mesure dès le début du confinement. Sur la place Bellecour, en plein centre de Lyon, la réduction du bruit est impressionnante la nuit, où on a pu observer une baisse de 8 décibels (dB) les nuits de semaine, et jusqu’à 12 dB les nuits de weekend (vendredi et samedi soirs). Ce sont habituellement des soirs plus animés, la baisse est donc plus importante. Ceci est d’autant plus significatif qu’une réduction de 8 dB correspond à une diminution d’environ 80% en termes d’énergie sonore, quand une réduction de 12 dB correspond à une réduction de 95%. En journée, c’est une réduction de 11 dB qui a été constatée pendant le premier weekend de confinement. [clic !]

 

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

 

Acoucité relève également que la composition même des sons est transformée, puisqu’on peut redécouvrir le chant des oiseaux ou les cloches des églises. Ils ont toujours été présents, mais les citadins ne les entendaient plus car ils étaient masqués par les bruits provenant des transports ou des terrasses des restaurants.

 

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

 

Un autre lieu étudié par Acoucité a été le Boulevard périphérique Laurent Bonnevay à Vénissieux, en sa qualité d’axe routier majeur, permettant de voir l’impact de la baisse des déplacements sur le bruit. La réduction du bruit est moins flagrante, car le trafic y reste important, contrairement au centre-ville. On peut quand même remarquer une baisse progressive du niveau sonore.

 

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année). Source : ACOUCITE

 

Ce graphique présente bien une réduction du niveau sonore : plus le bâton est grand, plus la baisse du bruit est importante.

Globalement, Acoucité relève une moyenne de réduction de 5 dB du bruit sur la Métropole de Lyon, soit une baisse de 70% de l’énergie sonore ! Cette baisse est la plus importante place Bellecour, où le trafic, mais surtout les activités humaines, ont considérablement diminué.

 

Une baisse du trafic routier pour une qualité de l’air améliorée

Grâce à Only Moov’, on apprend que le trafic routier chute drastiquement, jusqu’à -85% le vendredi 20 mars par rapport à la période pré-confinement. Cependant, on peut observer une augmentation de près de 50% des poids lourds sur la Rocade Est.

 

Reportage auprès de l’observatoire agréé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Station de mesure de la qualité de l'air à proximité du périphérique de Lyon.

Station de mesure de la qualité de l’air à proximité du périphérique Laurent Bonnevay. Source : ATMO

 

ATMO nous apporte une bonne nouvelle sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air, et en particulier pour les oxydes d’azote. Ces polluants sont qualifiés de « traceurs de la pollution automobile ». Les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Le trafic routier est responsable de plus des 2/3 des émissions de NOx en ville : c’est un indicateur privilégié de la baisse de la pollution automobile pour les observatoires de la qualité de l’air.

 

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Les données analysées pour les illustrations ci-dessus proviennent des stations de mesures de la qualité de l’air de référence trafic et urbaine de la Métropole de Lyon

 

La baisse du trafic routier, et donc des émissions de NOx, est une excellente nouvelle pour la santé des habitants. La comparaison des concentrations mesurées en dioxydes d’azote (NO2) lors des deux premières semaines de confinement avec celles des mois de mars des 5 années précédentes sur l’agglomération lyonnaise a montré que cette diminution a pu atteindre certains jours 85%, à proximité des routes comme en centre-ville. [Clic !]

Au niveau de l’agglomération lyonnaise, les résultats de la surveillance de la qualité de l’air d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes mettent en effet en évidence une baisse des concentrations en oxydes d’azote en mars 2020 de 63% aux abords des grands axes de circulation [Clic !]. La baisse de concentration en particules fines et très fines (PM10 et PM2,5) est elle aussi remarquée au niveau des voiries, où l’on observe une baisse moyenne de 16%. Au contraire, lors des deux premières semaines de confinement, une augmentation de la concentration en particules fines a été relevée en milieu urbain [clic !].

 

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Les données analysées pour l’infographie ci-dessus proviennent de stations de mesures de la qualité de l’air représentatives de la pollution due au trafic routier (Lyon périphérique pour l’agglomération de Lyon et avenue Jean Jaurès pour la ville de Lyon).

 

Ce confinement aura donc permis de baisser la pollution sonore et la pollution de l’air : de bonnes nouvelles pour la qualité de vie et le climat lyonnais ! Surtout, nous avons pu observer l’immédiateté de ces baisses, montrant que les mesures visant à diminuer le trafic routier pour améliorer la qualité de vie en ville ont un impact positif à court et à long terme.

 

Baisse nationale des émissions de gaz à effet de serre

Et pour terminer, le confinement aura aussi eu un impact positif pour les émissions de gaz à effet de serre (GES), au niveau mondial, régional et local. En France, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), estime que les émissions de GES ont baissé de 30% avec le confinement [clic !]. C’est en grande partie grâce à la baisse des transports de surface : ils sont responsables de 60% de ces émissions de GES évitées ! L’aviation représente quant à elle 10% supplémentaires. De quoi nous inciter toutes et tous à envisager des mobilités plus douces à l’avenir.

A nous tous de faire en sorte que toutes ces améliorations ne soient pas momentanées, mais au contraire qu’elles s’inscrivent dans la durée ! [Clic !]

 

Pour aller plus loin :

Acoucité a publié un nouveau document sur l’impact du confinement sur l’environnement sonore [clic !]

ATMO propose un premier bilan sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air [clic !]

Envie d’agir au travail pour l’environnement et la solidarité ? Rejoignez le réseau FEVE !

C’est quoi ?

Le réseau FEVE (For Environmental Value Empowerment) est une association créée en 2016 à Lyon par un groupe de salariés. Ils sont motivés à mettre en accord leur environnement de travail et leurs convictions écologiques et solidaires. Il s’agit d’accompagner les changements de comportements des salariés : « l’association accompagne les salariés dans leurs envies d’agir au travail en faveur de l’environnement, de la solidarité et la citoyenneté. » Les actions du réseau FEVE s’inscrivent dans l’action 3 du Plan Climat « Susciter et accompagner les changements d’habitude ».

« Convaincue de la nécessité d’une prise de responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de son impact sur la société, j’étais intiment convaincue qu’une telle responsabilité n’avait de sens que par l’humain» – Solinne Moretti, présidente et fondatrice du réseau FEVE

C’est pour qui ?

L’association est à destination des salariés et employés. Le but du réseau FEVE est de soutenir leurs actions dans le Développement Durable (DD) et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Grâce au réseau FEVE, les initiatives peuvent être partagées, et même accompagnées par des bénévoles compétents, pour soutenir les prises de conscience écocitoyennes sur les lieux de travail.

Formation de salariés par le réseau FEVE

 

Ça marche comment ?

La particularité de la démarche FEVE vient de son organisation écocitoyenne « bottom-up », c’est-à-dire qu’elle part d’en bas, du salarié, pour infuser jusqu’à la stratégie RSE de l’entreprise, pour agir en faveur de la transition écologique et solidaire. L’association agit selon 4 axes :

  • Un accompagnement individuel et collectif en externe pour faciliter les rencontres entre salariés et favoriser l’inspiration, et rencontrer les acteurs ressources du territoire, à travers des bénévoles formés à l’accompagnement au changement.
  • Une formation intrapreneur IpESS (Intrapreneur Environnemental Social et Solidaire), qui vise à former des citoyens grâce à des mises en situation et une certification finale, pour être reconnu IpESS par son organisation. Elle s’articule autour de l’intrapreneuriat (développer la culture d’entreprendre), de l’empowerement (cultiver l’esprit critique pour mieux agir), et de l’accompagnement aux changements éco-responsables.
  • Un accompagnement à la création de FEVES en interne : pour les salariés certifiés IpESS, mais aussi pour tous les autres, un soutien pour créer des FEVES sur le lieu de travail, où salariés et employés peuvent se retrouver autour de valeurs et projets ESS (environnement social et solidaire) partagés. Les FEVES participent ensuite aux stratégies de développement durable et de RSE de leur entreprise, elles sont une instance de dialogue.
  • Une aide à la transformation des métiers de l’entreprise : les salariés accompagnés sont amenés à réfléchir pour donner un sens plus écologique et solidaire à leurs fonctions (écoconception, informatique écoresponsable ou éthique écologique.)

 

Une partie des bénévoles du réseau FEVE

Le réseau FEVE organise aussi différents types d’événements :

Tout d’abord, des afterwork RSE/DD « Bouge ton entreprise ! », pour s’inspirer dans ses actions au travail. Ces temps sont ouverts à tous et ont lieu une fois par mois à Lyon.

Des rencontres sont également proposées pour mieux connaitre les acteurs du territoire et trouver des ressources. Pour ne plus seulement avoir envie d’agir, mais pouvoir passer à l’action. D’autres événements sont organisés, comme des conférences thématiques sur l’engagement éco-citoyen au travail ou des ciné-débats publics.

Enfin, le réseau développe un dernier outil : les Conversations Carbone. C’est un cycle de 6 ateliers de discussion portant sur les différentes thématiques de notre empreinte carbone, à destination des salariés. Un accompagnement en forme de première étape pour agir ensuite sur son lieu de travail et promouvoir un mode de vie plus sobre en carbone.

Et concrètement ?

Voici des exemples d’actions facilement réalisables et reproductibles sur le lieu de travail :

  • Tri et réduction des gobelets et bouteilles plastiques, canettes alu et bouchons aux coins café
  • Tri du papier au bureau
  • Distribution de paniers AMAP
  • Boites à partage, création d’une « salle de la convivialité », frigo solidaire pour partager ses récoltes, échanges de services
  • Installation de ruches d’entreprises
  • Réduction des consommations d’énergie chez soi et au bureau (éclairage, climatisation, eau)
  • Réduction de l’empreinte carbone informatique
  • Déjeuners collectifs zéro déchets, locaux et bios
  • Et bien d’autres encore !

C’est où et quand ?

L’association sera présente au salon Primevère, du 6 au 8 mars 2020 à Eurexpo, alors venez les rencontrer pour trouver des réponses à toutes vos questions !

 

Pour en savoir plus sur le réseau FEVE : www.reseaufeve.fr

Pour contacter le réseau FEVE : contact@reseaufeve.org

 

 

Co-exposez sur le stand OnlyLyon au Smart City Expo World Congress 2020

Pour la 4ème année, la Métropole de Lyon aura un stand partenarial au , l’événement mondial de référence dans le domaine de la ville intelligente, du 17 au 19 novembre 2020 à Barcelone (Espagne)

La Métropole lance un appel à manifestation d’intérêt pour les partenaires intéressés pour co-exposer à ses côtés et pour se développer à l’international. Parmi les 5 thématiques identifiées à ce stade, celle sur la smart city et changement climatique pourrait vous intéresser. Il s’agira de mettre en avant des initiatives portant sur les domaines de l’énergie, de l’autoconsommation, des îlots de chaleurs urbains, de l’adaptation au changement climatique, etc.

Vous avez jusqu’au 30 mars 2020 pour répondre à l’appel à manifestation d’intérêt et déposer votre dossier ! Attention places limitées. Plus d’infos sur les critères d’éligibilité, le planning et les thématiques cibles : [clic !]

Le stand Only Lyon de 2019

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 100 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (1251 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 du « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, prévue pour 2018, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre 2017) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus. Les éléments proposés sont à l’étude pour être intégrés à l’écriture du nouveau PCAET.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Le diagnostic du territoire a été mis à jour en 2016 et constitue une photographie du système énergétique autant sur la consommation, la production et la distribution d’énergie à la maille IRIS (maille infra-communale de l’INSEE). Sur cette base, la Métropole et ses partenaires ont construit au cours de l’année 2017 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » du territoire à horizon 2030. Pour celà, 8 ateliers on été nécessaires rassemblant 50 acteurs du monde associatif, économique et les collectivités. Les ateliers de l’après-midi de la Conférence Énergie Climat ont eu pour but de s’immerger dans chacun de ces scénarios, en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (507 téléchargements )

Lancement de la révision du PCAET

En 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à l’écriture du plan d’actions. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années. A cette occasion, les avancées du Plan Oxygène seront intégrées et complétées pour concourir aux objectifs d’amélioration de la santé en lien avec l’environnement.

Le futur PCAET sera la synthèse de ce travail partenarial. Fin 2018, la trajectoire énergétique sera présentées aux maires des 59 communes de l’agglomération et un travail sera réalisé à l’échelle des conférences territoriales des maires pour intégrer les enjeux locaux. Au premier semestre 2019, le document sera soumis à la consultation du public comme le prévoit la réglementation. Enfin, un nouvel « appel à partenaires » sera diffusé pour permettre aux 100 partenaires actuels et à d’autres de signer le nouveau plan et de s’engager sur leurs compétences. 

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

adaptation_paysage

A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (417 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (375 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (385 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (1222 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (315 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!

 

 

Un îlot près de chez vous

Au coeur de l’été, une vidéo pour tout savoir sur l’ « Îlot de Chaleur Urbain » et le rôle du végétal pour tempérer nos agglomérations (CEREMA, 2016).

Retrouvez aussi un tour d’horizon des stratégies de lutte contre l’ICU dans différentes villes, un dossier publié par Environnement & Technique en Juillet :

2016_article_ICU_reinventer_la_ville.pdf (587 téléchargements )

Bonne lecture !

 

Le changement climatique menace-t-il le vin ?

Autour de la projection du documentaire « La clef des terroirs » de Guillaume Bodin, un public très motivé est venu débattre des effets du climat sur la vigne, le vin et l’avenir de la viticulture. C’était le 6 juin dernier au Musée des Confluences, en présence du réalisateur et d’experts. Ce qu’on peut en retenir.

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

Un documentaire à voir

Les 52 minutes de « La clef des terroirs » sont une défense et illustration des principes de l’agriculture biodynamique appliqués à la production du vin. Il démontre l’extrême sensibilité de la vigne à la vie du sol et en particulier aux organismes vivants qui le composent. Et surtout, il illustre combien la connaissance précise (et le respect) de l’environnement de la vigne permet de résoudre certains problèmes récurrents de l’agriculture traditionnelle. Les vignerons déploient classiquement une grande énergie, (au propre et au figuré) à lutter contre les mauvaises herbes et les insectes. Or ces « ennemis » prolifèrent précisément sur les déséquilibres créés par une agriculture peu respectueuse de son environnement.

Le respect de l’écosystème de la vigne

À l’opposé de l’agriculture traditionnelle, la viticulture biodynamique revient aux chevaux pour labourer entre les vignes, et préfère à la chimie les « tisanes » faites de plantes locales et de produits animaux (la fameuse bouse de vache diluée). Tout est fait pour conserver les particularités locales qui composent l’écosystème de la vigne, ce qui fait le terroir et le gout unique d’un vin. À l’origine de grands succès sur le plan gustatif (bien reconnus par de nombreux cavistes), la viticulture biodynamique est aussi une réponse et une adaptation aux effets du changement climatique. Elle ne concerne aujourd’hui que 8 % de la production viticole, ce qui constitue cependant une percée puisque la proportion de culture en biodynamie tombe à 1% pour l’ensemble de l’agriculture en France.

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

La question de l’enherbement

Essentiel en viticulture biodynamique, la question de la présence (ou pas) d’herbe dans les vignes est intéressante, parce qu’elle croise une des grandes préoccupation des vignerons traditionnels. Le sol est loin d’être un simple support minéral, mais les générations précédentes ont voulu en faire un réceptacle propre, débarrassé de toute végétation. « Pas d’herbe dans les rangs ! », ce souhait collectif a été exaucé par la chimie et les produits désherbants. Florence Leriche, viticultrice (domaine des Accoles, Ardèche) a acheté en 2010 19 hectares de vignes en terrasses. Elle raconte que le sol était « lunaire » à force de désherbage. La question est plus psychologique que technique, liée à des représentations. Pendant longtemps, un bon vigneron était celui qui n’avait pas d’herbe dans sa vigne.

Une protection contre l’érosion

Pourtant, un enherbement maîtrisé évite que les sols soient lessivés et subissent une érosion à chaque pluie. Une protection particulièrement utile si les épisodes climatiques violents augmentent en nombre ou en intensité avec le changement climatique. Aujourd’hui, beaucoup d’agriculteurs sont conscients des dégâts des herbicides sur l’environnement et sur leur santé, mais ils n’ont pas les solutions pour en sortir. Les pratiques d’avant le désherbage chimique ont été perdues, depuis longtemps déjà. Une génération entière a oublié le travail du sol, une autre le réapprend. Alors comment faire de la viticulture durable ?  En s‘appuyant sur la science et la reprise de traditions perdues. Et en menant une réflexion dans son ensemble sur la santé de la vigne.

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Une viticulture témoin du changement climatique

Le réchauffement climatique peut se lire dans les dates de vendanges, notés depuis 5 siècles.  Dans le Beaujolais, la date moyenne des vendanges était le 10 septembre dans les années 1970, le 18 septembre entre 1970 et 1980 et le 4 septembre entre 2005 et 2015. Outre les précipitations violentes, et la grêle, bien connus comme destructrice du raisin, le changement climatique est responsable d’une maturité précoce du raisin, ce qui est une mauvaise nouvelle pour de nombreux vignobles. Trop de chaleur, c’est moins d’arômes et plus de sucre, ce qui dénature le vin. Dans ce contexte, l’important est de garder de l’ombre et de la fraîcheur : donc de l’herbe et la proximité d’arbres.
En revanche, ce pourrait être une opportunité dans le nord et dans l’ouest ou pour le rouge d’Alsace.

S’adapter mais à quel prix ?

Le réchauffement menace directement certaines AOC. Pour mémoire, un degré de réchauffement correspond environ à 200 kilomètres de déplacement vers le Nord et à 200 mètres d’altitude supplémentaire. Avec un degré de plus, Lyon se retrouve avec le climat de Montélimar. En soi, l’adaptation est toujours possible. La vigne est cultivée en altitude au Tibet, dans le désert de Gobi, ou sur des sols volcanique comme à Santorin.
Mais avec quelle rentabilité et quels coûts de production ? S’il ne trouve pas de viticulteurs qui peuvent vivre de leur activité, une partie du vignoble pourrait être abandonné.

La vitiulture biodynamique est une réponse au changement climatique

La viticulture biodynamique est une réponse au changement climatique

Déjà ne pas contribuer au réchauffement !

Victime du réchauffement, la viticulture y contribue aussi, mais de plus en plus de vignerons ont à cœur de limiter leur impact carbone. Cela passe notamment par la diminution du poids de la bouteille, et par la restructuration et la création de caves qui consomment  moins d’énergie fossile, avec des murs et les toits végétalisés et le recours à la géothermie.

Les participants à la projection-conférence :

  • Guillaume Bodin, réalisateur de « La clef des terroirs »
  • Jean Masson, directeur de recherche à l’INRA
  • Bertrand Chatelet, œnologue, directeur de la SICAREX Beaujolais
  • Joël Rochard, spécialiste du climat à l’institut de la vigne et du vin
  • Florence Leriche, viticultrice en Ardèche
  • David Bessenay, rédacteur en chef de l’agence de presse agricole du Sud-Est Centre

Plus d’infos :

Retrouvez les événements organisés par le Musée des confluences ici.

Coup de fraîcheur sur la rue Garibaldi !

Ni fleurs ni fruits, depuis quelques jours les arbres de la rue Garibaldi se sont vu pousser de drôles de boîtes blanches, assorties de sangles orange. Les avez-vous remarquées ?

Capteur météo rue Garibaldi Lyon Plan Climat

Un des 17 capteurs météo de la rue Garibaldi [Photo T. Fournier]

Climatisation naturelle

L’axe Vauban-Bouchut de la rue Garibaldi, réaménagé en 2014, a fait la part belle à la verdure dans un environnement autrefois presque entièrement minéral. Toute cette végétation apporte un gain esthétique, mais pas seulement ! En effet, les plantes évaporent par leurs feuilles l’eau puisée dans le sol. Et comme ce processus consomme de la chaleur, elles jouent le rôle de climatiseurs naturels en rafraîchissant l’air qui les entoure.

Quel rapport avec ces boîtes blanches ?

Pour mieux comprendre le rôle de la végétation sur le confort thermique, notamment en période de fortes chaleurs, l’équipe du Plan Climat a lancé une campagne de mesures pour l’été 2016. Une première partie de celle-ci consiste en l’installation de 17 capteurs fixes, répartis sur les arbres ou les mâts d’éclairage de la rue Garibaldi. Ces capteurs enregistrent chaque heure la température et l’humidité de l’air. Ils sont protégés du soleil, de la pluie et du vent par des abris météorologiques. Ce sont les fameuses boîtes blanches que vous apercevrez en levant les yeux.

Le micro-climat de la ville

Saviez-vous qu’il faisait plus chaud en ville qu’à la campagne ? Cette différence de température, appelée Îlot de Chaleur Urbain, a pour cause principale la forme urbaine, qui piège la chaleur et ralentit la circulation de l’air, ainsi qu’un large éventail d’activités humaines (industrie, trafic, climatisation, etc.). C’est une source d’inconfort pour les habitants, surtout durant l’été. Il est donc intéressant de comprendre comment la forme de la ville, et en particulier les espaces végétalisés, peut jouer un rôle positif contre ce stockage de chaleur.

Pour aller plus loin, il est envisagé dans le cadre du projet d’utiliser l’eau de pluie stockée sous la rue Garibaldi. Celle-ci permettrait de stimuler l’activité de la végétation durant les périodes de sécheresse. Les capteurs installés réaliseront des mesures durant toute la période, et nous permettront de mesurer l’éventuel gain apporté en terme de confort. Il ne reste qu’à attendre l’arrivée des beaux jours !