Il fait trop chaud…

…pour travailler, dormir, se déplacer ? Une enquête sur les pratiques et représentations des habitants pendant les périodes de fortes chaleurs menée en 2020 permet de mieux cerner les comportements des Grand-lyonnais et d’orienter nos politiques publiques. Un sujet bouillant d’actualité.

Canicule nuage de mots

Les jours de canicule et les périodes de fortes chaleurs sont de plus en plus fréquents dans la métropole lyonnaise et se trouvent amplifiés par le phénomène des ilots de chaleurs urbains*.

Face à ces nouvelles conditions climatiques qui s’installent dans nos villes et au fil des années, force est de se demander : Comment les individus habitent leur logement, leur quartier ? Se déplacent-ils vers d’autres territoires ? Quelles connaissances, pratiques et représentations mobilisent-ils pour lutter contre l’inconfort du aux fortes chaleurs ?

Ces questions en prise directe avec les politiques publiques de la Métropole de Lyon (logement, habitat, aménagement des espaces publics, politiques sociales, soutien aux personnes vulnérables, politiques de santé-environnement, espaces de loisirs…) ont fait l’objet d’une étude de la part du service Usages et Expérimentation de la Direction de la Prospective et du Dialogue Public et du service Énergie-Climat de la Direction environnement, écologie, énergie.

Ainsi, durant l’été 2020 une enquête a été menée auprès de 2000 habitants de la Métropole de Lyon pour recueillir leurs perceptions face à la canicule et aux périodes de fortes chaleurs. Une synthèse de ces résultats vient d’être publiée dans la collection des Baromètres des services urbains : Enquête sur les pratiques et représentations des habitants pendant les périodes de fortes chaleurs

On y apprend, par exemple, que 86% des habitants estiment qu’il sera de plus en plus difficile de vivre dans leur commune, un ressenti nuancé au regard des inégalités sociales et territoriales. On apprend aussi que les habitants ont une connaissance des enjeux écologiques, ainsi si 16% souhaitent s’équiper d’une climatisation, 88% ont conscience que la climatisation est mauvaise pour l’environnement. Autant d’indicateurs qui font du Baromètre des services urbains, enquête sur les pratiques et représentations des habitants pendant les périodes de fortes chaleurs un outil d’observation et d’analyse socio-économique pour mieux penser le territoire et la qualité de vie de toutes et tous.

* Les îlots de chaleur urbains (ICU) sont des élévations localisées des températures, particulièrement des températures maximales diurnes et nocturnes, enregistrées en milieu urbain par rapport aux zones rurales ou forestières voisines ou par rapport aux températures moyennes régionales (source Wikipédia).
** Le Baromètre des services urbains est un outil d’analyse piloté par la Direction de la Prospective et du dialogue public pour aider à orienter les politiques publiques. Il existe depuis 2011 et porte sur les thématiques suivantes : nettoiement, mobilité, gestion des déchets, voirie, eau, énergie…

 

 

 

L’édition 2020 du Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre est publiée !

La Métropole de Lyon, en tant que collectivité territoriale de de plus de 50 000 habitants, est tenue de réaliser un Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES ou Bilan GES) tous les trois ans. Il s’agit du bilan des émissions dues aux compétences et aux activités de l’institution : il permet de connaitre les postes sur lesquels la Métropole doit travailler en priorité pour améliorer son empreinte carbone.

 

BEGES_2020

 

Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre de la Métropole de Lyon en 2020

Le BEGES est une photographie des émissions de gaz à effet de serre induites par l’activité et le patrimoine de l’institution. Son objectif : connaitre les postes les plus émetteurs de gaz à effet de serre, dans le but de les réduire. Le bilan réalisé en 2020 porte sur les données d’émissions de gaz à effet de serre de 2019.

En 2019, les émissions de gaz à effet de serre relatives au fonctionnement et aux compétences de la Métropole de Lyon sont évaluées à environ 405 000 tonnes de CO2 équivalent (tCO2). Ce sont les émissions induites par son fonctionnement (patrimoine) et ses services publics (compétences déchets, réseaux de chaleurs, eau-assainissement) : on peut parler de l’empreinte carbone de l’institution (Scopes 1 et 2).

Cela représente environ 5% des émissions totales produites sur le territoire de la Métropole de Lyon parmi les 7 692 000 tCO2e émises par le territoire dans son ensemble : habitants, activités économiques, communes…

 

Émissions de l’institution Métropole par rapport au territoire du Grand Lyon

Émissions de l’institution Métropole par rapport au territoire du Grand Lyon

 

Ce qui est comptabilisé dans le BEGES

Le BEGES intègre les émissions inhérentes au fonctionnement de son patrimoine (bâtiments et véhicules) et des équipements qu’elle gère (collèges, équipements sportifs). On prend en compte les consommations d’énergie des bâtiments (en kilowattheure par type d’énergie), les consommations de carburant des véhicules (en litre par type de carburant), mais aussi les gaz réfrigérant des climatisations, dont l’impact environnemental est très élevé.

Il intègre également les émissions produites dans le cadre de l’exercice des compétences de l’institution, effectuées en régie ou déléguées, telles que la collecte et le traitement des déchets, la production d’énergie dans les réseaux de chaleur urbain, l’eau potable et l’assainissement, la voirie …

Les 2 catégories et postes d’émissions prises en compte dans le BEGES, liées aux activités ci-dessus, sont de 2 types : 

  • Les émissions directes de GES, c’est le scope 1. Ce sont les émissions qui ont lieu directement sur le territoire et qui sont liées aux infrastructures, aux équipements détenus par la collectivité, comme la consommation de carburant de la flotte de véhicules ou les fluides frigorigènes des climatisations.
  • Les émissions indirectes énergétiques, c’est le scope 2. Il correspond aux émissions indirectes liées à la production d’électricité et à l’alimentation des réseaux de chaleur et de froid.

Enfin, vient le scope 3, qui n’est aujourd’hui pas comptabilisé pour la Métropole de Lyon, et qui correspond à toutes les autres émissions indirectes, associées aux biens et services importés, tels que les process de fabrication du matériel informatique utilisé ou encore les déplacements domicile-travail des agents.

 

Le profil des émissions de la Métropole de Lyon

Profil d’émissions de GES du patrimoine et des compétences de la Métropole de Lyon, en tCO2e

Profil d’émissions de GES du patrimoine et des compétences de la Métropole de Lyon, en tCO2e

 

  • L’exercice de la compétence de gestion des déchets est la principale source d’émissions de la Métropole, elle représente 64% des émissions, dont 93% sont issues de la combustion des déchets lors des process d’incinération, en particulier celle du plastique. À noter que la chaleur produite par le procédé d’incinération alimente en partie les réseaux de chaleur, limitant ainsi le recours à des énergies plus carbonées (on parle d’« émissions évitées », à l’échelle territoriale).
  • Les réseaux de chaleur représentent le second poste d’émissions de la Métropole (29% des émissions). Des efforts sont faits pour diminuer les émissions liées au RCU grâce au verdissement du mix énergétique qui alimente les RCU (aujourd’hui, autour de 60% d’ENR).
  • Troisième source d’émissions, l’assainissement et l’eau potable contribuent pour 4% aux émissions de la Métropole. Ces émissions sont essentiellement induites par le traitement des boues (50%) et les consommations d’énergie des process de collecte et d’épuration (47%).
  • Les consommations du patrimoine administratif (bâti et roulant) ne représentent que 3% des émissions totales. Pour autant, la Métropole se veut exemplaire sur cette question, et ambitionne sur le mandat un important plan de rénovation de son patrimoine bâti.
  • La voirie (tunnels, parking…) représente moins de 1% du profil d’émissions de la Métropole.

 

Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre : un outil pour le Plan Climat

Au-delà du caractère réglementaire de l’exercice, le BEGES représente l’opportunité pour la collectivité de cibler les secteurs d’émission clefs, et d’en connaitre les évolutions. Cette dernière donnée est importante pour le suivi du Plan Climat 2030, qui fixe des objectifs à atteindre (notamment en termes d’émissions) en vue de se mettre sur la voie d’une neutralité carbone à 2050.

Les évolutions constatées d’une année à l’autre sont toutefois à prendre avec des pincettes : en effet, comme il l’a été vu plus haut, une partie de l’activité, émettrice, génère également des « émissions évitées » que l’on ne peut soustraire au bilan global. Par exemple, l’extension des réseaux de chaleur urbain va mathématiquement générer plus d’émissions pour l’institution, mais diminuer le bilan du territoire en se substituant à des sources fossiles.

 

Retrouvez le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre – 64 pages – ici [clic!]

 

Participez à la préservation des forêts avec l’association Sylv’acctes !

 
 
L’association Sylv’acctes lance une campagne de don « J’aime ma forêt » pour aider à la préservation des massifs de la Chartreuse, du Mont Blanc et des Bauges face aux affres du changement climatique.
 
J'aimeMaForet

J’aime ma forêt

 
Parce qu’il est essentiel de préserver nos forêts face au changement climatique
 
Poumon vert de la planète, puits de biodiversité, essentielles au cycle de l’eau, nos forêts jouent un rôle fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Pourtant, chaque année, elles sont elles aussi victimes du changement climatique, les plus vulnérables d’entre elles finiront même par s’effondrer.
 
 
Il est encore temps d’agir
 
La campagne de dons « J’aime ma forêt » donne la possibilité à chaque citoyen de contribuer à la régénération des forêts les plus impactées sur les massifs de Chartreuse, du Mont Blanc et des Bauges.
Un don de 10€, ce sont 5 arbres d’avenir qui seront sélectionnés et accompagnés pour construire la forêt de demain.
 
Pour en savoir plus et/ou participer, c’est ici [clic !]
 

Les effets locaux du confinement : amélioration de la qualité de l’air et baisse du bruit

En cette période difficile de confinement, l’équipe du Plan Climat vous fait parvenir quelques bonnes nouvelles, relevées par ses partenaires Acoucité – Observatoire de l’environnement sonore – et ATMO Auvergne Rhône-Alpes – Observatoires de surveillance de la qualité de l’air. La baisse d’activité a permis d’apaiser notre ville, avec une baisse du bruit et une amélioration de la qualité de l’air.

 

Redécouverte de certains sons par les citadins

Acoucité, l’Observatoire de l’environnement sonore, a observé une réduction des niveaux sonores sur toutes ses balises de mesure dès le début du confinement. Sur la place Bellecour, en plein centre de Lyon, la réduction du bruit est impressionnante la nuit, où on a pu observer une baisse de 8 décibels (dB) les nuits de semaine, et jusqu’à 12 dB les nuits de weekend (vendredi et samedi soirs). Ce sont habituellement des soirs plus animés, la baisse est donc plus importante. Ceci est d’autant plus significatif qu’une réduction de 8 dB correspond à une diminution d’environ 80% en termes d’énergie sonore, quand une réduction de 12 dB correspond à une réduction de 95%. En journée, c’est une réduction de 11 dB qui a été constatée pendant le premier weekend de confinement. [clic !]

 

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

 

Acoucité relève également que la composition même des sons est transformée, puisqu’on peut redécouvrir le chant des oiseaux ou les cloches des églises. Ils ont toujours été présents, mais les citadins ne les entendaient plus car ils étaient masqués par les bruits provenant des transports ou des terrasses des restaurants.

 

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

 

Un autre lieu étudié par Acoucité a été le Boulevard périphérique Laurent Bonnevay à Vénissieux, en sa qualité d’axe routier majeur, permettant de voir l’impact de la baisse des déplacements sur le bruit. La réduction du bruit est moins flagrante, car le trafic y reste important, contrairement au centre-ville. On peut quand même remarquer une baisse progressive du niveau sonore.

 

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année). Source : ACOUCITE

 

Ce graphique présente bien une réduction du niveau sonore : plus le bâton est grand, plus la baisse du bruit est importante.

Globalement, Acoucité relève une moyenne de réduction de 5 dB du bruit sur la Métropole de Lyon, soit une baisse de 70% de l’énergie sonore ! Cette baisse est la plus importante place Bellecour, où le trafic, mais surtout les activités humaines, ont considérablement diminué.

 

Une baisse du trafic routier pour une qualité de l’air améliorée

Grâce à Only Moov’, on apprend que le trafic routier chute drastiquement, jusqu’à -85% le vendredi 20 mars par rapport à la période pré-confinement. Cependant, on peut observer une augmentation de près de 50% des poids lourds sur la Rocade Est.

 

Reportage auprès de l’observatoire agréé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Station de mesure de la qualité de l'air à proximité du périphérique de Lyon.

Station de mesure de la qualité de l’air à proximité du périphérique Laurent Bonnevay. Source : ATMO

 

ATMO nous apporte une bonne nouvelle sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air, et en particulier pour les oxydes d’azote. Ces polluants sont qualifiés de « traceurs de la pollution automobile ». Les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Le trafic routier est responsable de plus des 2/3 des émissions de NOx en ville : c’est un indicateur privilégié de la baisse de la pollution automobile pour les observatoires de la qualité de l’air.

 

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Les données analysées pour les illustrations ci-dessus proviennent des stations de mesures de la qualité de l’air de référence trafic et urbaine de la Métropole de Lyon

 

La baisse du trafic routier, et donc des émissions de NOx, est une excellente nouvelle pour la santé des habitants. La comparaison des concentrations mesurées en dioxydes d’azote (NO2) lors des deux premières semaines de confinement avec celles des mois de mars des 5 années précédentes sur l’agglomération lyonnaise a montré que cette diminution a pu atteindre certains jours 85%, à proximité des routes comme en centre-ville. [Clic !]

Au niveau de l’agglomération lyonnaise, les résultats de la surveillance de la qualité de l’air d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes mettent en effet en évidence une baisse des concentrations en oxydes d’azote en mars 2020 de 63% aux abords des grands axes de circulation [Clic !]. La baisse de concentration en particules fines et très fines (PM10 et PM2,5) est elle aussi remarquée au niveau des voiries, où l’on observe une baisse moyenne de 16%. Au contraire, lors des deux premières semaines de confinement, une augmentation de la concentration en particules fines a été relevée en milieu urbain [clic !].

 

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Les données analysées pour l’infographie ci-dessus proviennent de stations de mesures de la qualité de l’air représentatives de la pollution due au trafic routier (Lyon périphérique pour l’agglomération de Lyon et avenue Jean Jaurès pour la ville de Lyon).

 

Ce confinement aura donc permis de baisser la pollution sonore et la pollution de l’air : de bonnes nouvelles pour la qualité de vie et le climat lyonnais ! Surtout, nous avons pu observer l’immédiateté de ces baisses, montrant que les mesures visant à diminuer le trafic routier pour améliorer la qualité de vie en ville ont un impact positif à court et à long terme.

 

Baisse nationale des émissions de gaz à effet de serre

Et pour terminer, le confinement aura aussi eu un impact positif pour les émissions de gaz à effet de serre (GES), au niveau mondial, régional et local. En France, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), estime que les émissions de GES ont baissé de 30% avec le confinement [clic !]. C’est en grande partie grâce à la baisse des transports de surface : ils sont responsables de 60% de ces émissions de GES évitées ! L’aviation représente quant à elle 10% supplémentaires. De quoi nous inciter toutes et tous à envisager des mobilités plus douces à l’avenir.

A nous tous de faire en sorte que toutes ces améliorations ne soient pas momentanées, mais au contraire qu’elles s’inscrivent dans la durée ! [Clic !]

 

Pour aller plus loin :

Acoucité a publié un nouveau document sur l’impact du confinement sur l’environnement sonore [clic !]

ATMO propose un premier bilan sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air [clic !]

Quand on mesure en ville…

C’est aussi la rentrée pour les chercheurs du projet « 3 M’air ». A l’aide de capteurs permettant de connaître la qualité de l’air et la température en ville, ils proposent des campagnes de mesure participatives. 

campagne_mesures_3mair

Pour quoi 3 M ?

« Mesure citoyenne Mobile et Modélisation » : ce projet rassemble des chercheurs de plusieurs laboratoires lyonnais et des collectivités locales. L’objectif est de voir si la mesure mobile citoyenne, réalisée à partir de capteurs assemblés à Lyon, peut avoir une valeur scientifique pour la modélisation. La première campagne participative a eu lieu en juin, avec 36 participants (voir l’article).

Les capteurs mesurent à la fois des paramètres de qualité de l’air (particules PM, dioxyde d’azote NO2…) mais aussi la température de l’air, et bien sûr la position à l’aide d’un GPS. Celà devrait permettre de voir l’influence de l’activité humaine (mobilité, chauffage, selon les zones) mais aussi, l’été, les effets rafraîchissants de la végétation.

C’est quand ?

Les prochaines campagnes auront lieu dans le centre de Lyon tous les samedis d’octobre :

– samedi 5 octobre

– samedi 12 octobre

– samedi 26 octobre

Pour vous inscrire

Si vous souhaitez participer, merci de nous indiquer votre présence par mail à projet.3mair[a]gmail.com , en précisant les dates où vous vous engagez. N’hésitez pas à diffuser l’information à votre entourage : nous cherchons une dizaine de volontaires pour chaque date.

Le jour J : RDV à 14h sous la statue de la place Bellecour, où nous vous distribuerons les capteurs et les parcours (durée ~1h30). En cas de pluie, nous vous préviendrons par mail la veille si les mesures sont annulées. 

À bientôt !

L’équipe 3 M’Air

Le 12 octobre, 14 volontaires ont participé à la campagne de mesures (nous avons pris la photo après le départ des premiers groupes). Merci à tous!

Le 12 octobre, 14 volontaires ont participé à la campagne de mesures (nous avons pris la photo après le départ des premiers groupes). Merci à tous!

 

Zone contenant les pièces jointes

A vos capteurs !

Le 20 juin après-midi, la première campagne participative de mesure de la qualité de l’air et de la chaleur en ville aura lieu. A l’aide de capteurs spécialement conçus par les laboratoires de recherche lyonnais, une quarantaine de volontaires sont attendus pour arpenter la ville et récolter de précieuses données. Tentés par l’aventure ?

3Mair-Mesures-participatives-Lyon

Climat urbain

L’été approche avec son lot de canicules : on le sait, ce phénomène va s’intensifier… Mais quel est le lien entre climat local et urbanisme ? Comment évoluent les concentrations de polluants selon les rues, les différents espaces, en lien avec l’activité humaine entre autres ? Depuis quelques années, la possibilité de construire à moindre coût des capteurs offre de nouvelles méthodes de mesure.

Le projet 3 M’air

Tout est parti d’un projet de recherche, « 3 M’air » (comme Mesure citoyenne Mobile & Modélisation). Il rassemble plusieurs laboratoires en  géographie, sciences sociales, télécommunications ainsi que des collectivités et spécialistes de la météo et de la qualité de l’air. L’objectif ? Lors de campagnes de mesure avec les habitants, acquérir des données sur la qualité de l’air (mesure des particules fines et gaz polluants tels que le NO2) et la température de l’air.

Des capteurs spécifiques ont été conçus par le laboratoire CITI à la Doua, leur précision a été comparée aux mesures des professionnels (Météo France et Atmo). La méthode de mesure participative a été testée à plusieurs reprises par les géographes de Lyon 3 – Jean Moulin. Les résultats de ces campagnes, données de terrain, seront ensuite comparés aux informations des différents modèles, afin de les améliorer.

Je m’inscris !

Lors de parcours de 1,5 km en moyenne, les volontaires pourront explorer une partie de la ville et enregistrer les données mesurées par le capteur en continu.

Pour participer :

– inscrivez-vous par mail à projet.3mair(a)gmail.com 

– RDV le jeudi 20 juin à 14h au Tubà (145 rue lafayette)

– n’oubliez pas de prendre un chapeau, de la crème solaire et une paire de baskets

A vos marques… prêts…

 

 

10 000 grand-lyonnais pour le climat

Elle est pas belle, la place des terreaux mobilisée pour le climat ?

terreaux 1

La place des terreaux n’a pas suffit à accueillir la foule, qui se répartissait aussi tout autour de l’hôtel de ville, avant d’entamer la marche vers la place Bellecour.

Samedi dernier, 8 septembre, la mobilisation des lyonnais a été massive : le cortège s’étirait tout le long des quais de saône, de la place des terreaux à la place Bellecour, rassemblant environ 10 000 personnes. Dans une ambiance chaleureuse et familiale, des citoyens se sont mêlés à des acteurs associatifs pour clamer leur soutien à la cause climatique. Des arguments variés : limiter le réchauffement, sortir de la dépendance des énergies fossiles, cesser les pollutions en tous genre (qualité de l’air, déchets…), enrayer l’érosion de la biodiversité, laisser une planète accueillante pour nos enfants, sortir d’un modèle économique destructeur des ressources… Mais une envie commune : se diriger ensemble vers une société plus sobre en carbone.

Devant cette belle mobilisation, l’équipe du Plan Climat ne peut que se réjouir et vous souhaiter à tous une belle rentrée autour de projets concrets !

Pour aller plus loin

Le site du « climat entre nos mains » vous permet de calculer votre empreinte carbone et de trouver les solutions concrètes pour la réduire au quotidien… 1200 grands-lyonnais ont déjà fait le calcul. D’autres idées sur la rubrique « je m’engage » de notre blog, ou auprès des associations de notre territoire (ALECanciela, etc).

 

La météo, le climat et vous : votre témoignage intéresse les chercheurs !

Participez à une recherche CNRS sur les relations des citadins de Lyon à la météo et au climat. Nos chercheurs viendront recueillir les témoignages des habitants du quartier Guillotière et du 6e arrondissement. Quel que soit votre profil, vous pouvez participer à cette recherche. Votre point de vue personnel nous intéresse !

Les grand-lyonnais adaptent au quotidien leurs pratiques à la météo et au climat.

Les grand-lyonnais adaptent au quotidien leurs pratiques à la météo et au climat.

Comment cela se passe ?

Prenez contact pour un entretien d’une heure environ : ce sera l’occasion pour vous de nous parler de votre rapport à la météo et au climat. Comment s’est-il construit au fil de votre histoire personnelle ? Quels sont les climats des lieux, régions et pays que vous avez eu l’occasion de fréquenter et de ceux que vous fréquentez actuellement ? Quelle est votre sensibilité et votre exposition en fonction de votre passé, de votre vie, de vos activités et des lieux de votre quotidien ? Comment vous adaptez-vous à la météo, ses changements et aux évolutions du climat ? Nous vous garantissons l’anonymat : vos noms et prénoms resteront confidentiels.

À quoi cela sert-il ?

Ce projet s’inscrit dans le cadre du projet « Nature 4 Cities », mené par plusieurs équipes de chercheurs de villes européennes, avec le soutien de la Métropole de Lyon. Il permettra de mieux prendre en compte le point de vue des habitants, leurs besoins et leur confort pour aménager la ville de demain. Les résultats seront accessibles une fois l’étude finalisée.

Pour prendre RDV ou pour toute demande d’information :

Par mail à agodet@grandlyon.com ou par téléphone au 06 42 85 28 04.

Merci de préciser votre lieu d’habitation (Guillotière ou 6e) et votre âge.

Bandeau logos

 

 

Coup de fraîcheur sur la rue Garibaldi !

Ni fleurs ni fruits, depuis quelques jours les arbres de la rue Garibaldi se sont vu pousser de drôles de boîtes blanches, assorties de sangles orange. Les avez-vous remarquées ?

Capteur météo rue Garibaldi Lyon Plan Climat

Un des 17 capteurs météo de la rue Garibaldi [Photo T. Fournier]

Climatisation naturelle

L’axe Vauban-Bouchut de la rue Garibaldi, réaménagé en 2014, a fait la part belle à la verdure dans un environnement autrefois presque entièrement minéral. Toute cette végétation apporte un gain esthétique, mais pas seulement ! En effet, les plantes évaporent par leurs feuilles l’eau puisée dans le sol. Et comme ce processus consomme de la chaleur, elles jouent le rôle de climatiseurs naturels en rafraîchissant l’air qui les entoure.

Quel rapport avec ces boîtes blanches ?

Pour mieux comprendre le rôle de la végétation sur le confort thermique, notamment en période de fortes chaleurs, l’équipe du Plan Climat a lancé une campagne de mesures pour l’été 2016. Une première partie de celle-ci consiste en l’installation de 17 capteurs fixes, répartis sur les arbres ou les mâts d’éclairage de la rue Garibaldi. Ces capteurs enregistrent chaque heure la température et l’humidité de l’air. Ils sont protégés du soleil, de la pluie et du vent par des abris météorologiques. Ce sont les fameuses boîtes blanches que vous apercevrez en levant les yeux.

Le micro-climat de la ville

Saviez-vous qu’il faisait plus chaud en ville qu’à la campagne ? Cette différence de température, appelée Îlot de Chaleur Urbain, a pour cause principale la forme urbaine, qui piège la chaleur et ralentit la circulation de l’air, ainsi qu’un large éventail d’activités humaines (industrie, trafic, climatisation, etc.). C’est une source d’inconfort pour les habitants, surtout durant l’été. Il est donc intéressant de comprendre comment la forme de la ville, et en particulier les espaces végétalisés, peut jouer un rôle positif contre ce stockage de chaleur.

Pour aller plus loin, il est envisagé dans le cadre du projet d’utiliser l’eau de pluie stockée sous la rue Garibaldi. Celle-ci permettrait de stimuler l’activité de la végétation durant les périodes de sécheresse. Les capteurs installés réaliseront des mesures durant toute la période, et nous permettront de mesurer l’éventuel gain apporté en terme de confort. Il ne reste qu’à attendre l’arrivée des beaux jours !

Hyway, première station à hydrogène

Le 1er février dernier, les partenaires du projet HyWay ont inauguré, à Lyon, la première station de recharge hydrogène pour les véhicules. L’hydrogène présente les atouts d’un carburant classique (beaucoup d’énergie dans un faible volume) avec l’avantage de pouvoir être produit à partir d’énergie intermittente d’origine renouvelable.

La station hydrogène située sur le port Edouard Herriot (sur le site de la CNR), crédit photo Véronique Védrenne.

La station hydrogène située sur le port Edouard Herriot (sur le site de la CNR), crédit photo Véronique Védrenne.

Une flotte de véhicules hydrogène

Dans le cas du projet HyWay, déployé sur Lyon et Grenoble, c’est une flotte de véhicules Kangoo qui a été choisie : une petite bonbonne d’hydrogène de 1.7 kg située dans les véhicules électriques permet de prolonger l’autonomie de 170 km. Au total on obtient 130 km grâce à la batterie classique + 170 = 300 km d’autonomie. Ça commence à être intéressant !

La formule a séduit plusieurs professionnels pour leur flotte captive (DREAL, Serfim, Linde, DHL, City logistics…). 21 véhicules circulent à Grenoble, près de 10 à Lyon, l’objectif est d’atteindre 50 véhicules au total.

Le projet 

Le projet HyWay est coordonné par le pôle de compétitivité Tenerrdis, il réunit le CEA, Air Liquide, la CNR, ENGIE, GEG, McPhy Energy et Symbio FCell. Il est soutenu par l’ADEME, le Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Europe via les fonds FEDER. Le budget total du projet est de l’ordre de 4 M€ pour 3 ans.

La « phase 1″ inaugurée en février permet aux utilisateurs de la kangoo hydrogène de faire le plein sur la station, située dans le port Edouard Herriot sur un terrain appartenant à la CNR, à l’aide d’une carte à puce. La capacité de la station est de 15 véhicules/jour, il faut 7 minutes pour faire le plein. A ce jour, l’hydrogène est acheminé, dans un an la « phase 2″permettra de le produire sur place.

Prochaine étape ?

La prochaine étape consistera à installer un nouveau module près de la station pour produire sur place l’hydrogène à partir d’électricité d’origine renouvelable. Un électrolyseur permettra de fabriquer l’hydrogène à partir d’eau et d’électricité. Cette électricité renouvelable sera produite par la CNR au moment où elle n’est pas valorisable sur le marché (trop-pleins de barrages sur le Rhône, production solaire photovoltaïque ou éolienne coïncidant avec de faibles consommations). Ainsi, l’hydrogène sera un moyen de « stocker » cette énergie renouvelable pour un usage futur dans les véhicules.

La station définitive, prévue pour l’été 2017, sera multi-carburants : électricité, hydrogène, gaz naturel pour véhicules (GNV). Elle sera située à l’entrée du port Edouard Herriot pour pouvoir permettre un accès ‘grand public’.

A noter que l’hydrogène pourrait être une passerelle vers un autre vecteur énergétique : le réseau de gaz. Pour celà, plusieurs méthodes : on peut injecter directement l’hydrogène dans le réseau en petites proportions (c’est le « power-to-gas ») ou créer du méthane en combinant l’hydrogène est le CO2 (c’est la méthanation)… mais ça, c’est une autre histoire !