10 000 grand-lyonnais pour le climat

Elle est pas belle, la place des terreaux mobilisée pour le climat ?

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La place des terreaux n’a pas suffit à accueillir la foule, qui se répartissait aussi tout autour de l’hôtel de ville, avant d’entamer la marche vers la place Bellecour.

Samedi dernier, 8 septembre, la mobilisation des lyonnais a été massive : le cortège s’étirait tout le long des quais de saône, de la place des terreaux à la place Bellecour, rassemblant environ 10 000 personnes. Dans une ambiance chaleureuse et familiale, des citoyens se sont mêlés à des acteurs associatifs pour clamer leur soutien à la cause climatique. Des arguments variés : limiter le réchauffement, sortir de la dépendance des énergies fossiles, cesser les pollutions en tous genre (qualité de l’air, déchets…), enrayer l’érosion de la biodiversité, laisser une planète accueillante pour nos enfants, sortir d’un modèle économique destructeur des ressources… Mais une envie commune : se diriger ensemble vers une société plus sobre en carbone.

Devant cette belle mobilisation, l’équipe du Plan Climat ne peut que se réjouir et vous souhaiter à tous une belle rentrée autour de projets concrets !

Pour aller plus loin

Le site du « climat entre nos mains » vous permet de calculer votre empreinte carbone et de trouver les solutions concrètes pour la réduire au quotidien… 1200 grands-lyonnais ont déjà fait le calcul. D’autres idées sur la rubrique « je m’engage » de notre blog, ou auprès des associations de notre territoire (ALECanciela, etc).

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 101 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (460 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Sur la base d’un le diagnostic du territoire mis à jour, la Métropole et ses partenaires ont construit 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » de la Métropole à horizon 2030. Lors de l’événement, des ateliers ont permis, au cours de l’après-midi, de se plonger dans chaque scénario en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (236 téléchargements )

La suite : en 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à la construction d’un plan d’actions partagé. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années.

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

Héros Ordinaires – La Gonette, monnaie locale et citoyenne

Le 7 novembre 2015, une nouvelle monnaie est apparue à Lyon. L’objectif ? Échanger des biens et des services en consommant local et écologique, une expérience collective originale.

Gonette_groupe

Peu après son lancement en novembre 2015, la gonette est présentée aux étudiants de Lyon 2 -Porte des Alpes. De gauche à droite : Louis, étudiant en sociologie, Nicolas, salarié de la Gonette qui souhaite remettre la finance à sa place au service de l’économie et Marianne, éducatrice spécialisé qui souhaite démystifier l’économie.

Une monnaie locale, mais d’où vient cette idée ?

En 2011, une conférence sur les monnaies locales est organisée à Lyon. La monnaie locale de Toulouse mise en circulation cette année-là, le sol-violette, sert d’exemple pour expliquer le fonctionnement de ces nouvelles monnaies. Un collectif d’une trentaine de personnes est alors né à Lyon avec l’objectif de mettre en place la même chose dans leur ville. Le projet met 4 ans à se construire grâce à la communication (salon Primevère, site, page facebook…) et à la participation de citoyens engagés. « Pour qu’une monnaie locale marche, il faut une bonne adhésion » souligne Nicolas Briet, membre de l’association la Gonette. C’est pourquoi les choix importants sont faits lors d’ateliers participatifs et de votes sur le site internet et les réseaux sociaux. Par exemple, les couleurs, les dessins, les tailles des billets sont discutés et validés ensemble.

Au final, 1 500 personnes ont assisté à l’inauguration du 7 novembre 2015. L’association compte 350 adhérents et une quarantaine de partenaires (commerces, services).

Une monnaie locale, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

La Gonette est la 31e monnaie locale française. C’est une monnaie locale complémentaire (MLC). A la différence du troc, elle existe sous forme de billets papier, est indexée sur l’euro et a pour objectif de construire des réseaux d’échanges. Le réseau français de ces MLC se développe et le nombre d’adhérents augmente chaque année.

(voir la liste des monnaies locales en France)

Pour qu’une monnaie locale soit bien implantée, il faut environ 1 000 utilisateurs et 100 commerces. Le réseau de la Gonette est donc en cours de développement. Pour sa mise en place comme pour d’autres monnaies locales de la région (la mesure à Roman-sur-Isère, la luciole et la bogue en Ardèche), la Gonette a été subventionnée par la Région Rhône-Alpes dans le cadre de la politique en faveur de l’économie de proximité.

Gonette 2

La Gonette finance l’économie de proximité car elle ne sert qu’à des échanges locaux réels.

La Gonette a également une charte de valeurs et défend des principes : le local, le social, l’humain et l’écologie.

Comment devient-on partenaire et quel est l’intérêt ?

Si un professionnel est intéressé, l’agrément se passe en 3 étapes.

1) Le professionnel vient prendre des informations sur le fonctionnement de la Gonette.

2) Des membres de l’association le rencontrent pour discuter du fonctionnement de la structure. A la fin de ce second entretien, un questionnaire est laissé au « candidat » qui doit alors expliquer ce qu’il fait et s’engager dans l’année à être en phase avec les valeurs de la charte. Parmi les actions possibles, un commerçant peut améliorer le traitement de ses déchets, chercher des fournisseurs et prestataires locaux, construire une gouvernance plus démocratique… L’objectif est d’être dans une dynamique d’amélioration continue : « la transition est entre mes mains ». La Gonette est donc une forme de « label éthique ».

3) Un comité de membres et salariés de l’association valide l’agrément du professionnel. Les usagers peuvent ainsi choisir leurs commerçants qui se distinguent des autres par leur engagement.

Et si je veux payer en Gonette ?

Pour utiliser la Gonette, il faut être adhérer à l’association. Cette adhésion de 5€ par an permet de changer ses euros en Gonette à tous les comptoirs de change et de  payer les partenaires.

Pour plus d’info 

http://www.lagonette.org/

https://www.facebook.com/LaGonette/

Le site des monnaies locales : http://monnaie-locale-complementaire.net/france/

Héros Ordinaires – la relève 2016 !

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Prenant la suite des volontaires d’Unis Cité depuis déjà 4 ans, nous partons à la rencontre des « héros ordinaires » du Grand Lyon. Ca va déménager ! Nous sommes plus motivés que jamais à rencontrer les familles qui ont participé il y a quelques années au concours « Familles à énergie positive »

De gauche à droite : Huba, Angèle, Audrey, Amine devant la péniche Alizarine qui passait à Lyon pour la COP21

Notre équipe de quatre volontaires d’Unis Cité est engagée pour 9 mois jusqu’en juin 2016 :

Huba : Un autostoppeur hongrois au grand cœur !

Amine : Un permis trottinette, pour se déplacer sans polluer !

Audrey : Qui aime les marchés et le vélo, car c’est plus rigolo !

Angèle : Globe-trotteuse adepte du covoiturage; écologique et sympathique !

Unis-cité, qu’est ce que c’est ?

Unis Cité est une association qui accueille des volontaires en service civique de 16 à 25 ans. Ces derniers réalisent des missions d’intérêt général dans différents domaines (environnement, citoyenneté, lutte contre la précarité et l’exclusion, intergénérationnel …) Sur l’antenne du Rhône nous sommes 48 volontaires engagés d’octobre à juin sur le programme Coeur, ainsi que 20 volontaire sur le programme Booster de novembre à fin mai.

Le projet

Cette année nous sommes quatre volontaires sur le projet Héros Ordinaires. Celui-ci est un peu différent des années précédentes. Nous allons essentiellement rencontrer les familles ayant déjà participé au concours “Familles à énergie positive” organisé par l’Agence Locale de l’Énergie (ALE). Ces familles maintiennent-elles leur faible consommation d’énergie ? Font-elles des économies d’énergie plus importantes ? Se sont-elles engagées dans d’autres actions ?

Nous allons également intervenir en milieu professionnel pour sensibiliser aux éco-gestes au bureau.

Suivez-nous tout au long de l’année pour découvrir ces nouveaux Héros Ordinaires !

Nous nous concentrons sur le concours Familles à Énergie Positive, par ailleurs si vous connaissez d’autres initiatives écologique et citoyennes n’hésitez pas à nous contacter.

Pour plus d’informations

Ecrire à l’équipe : ucgrandlyon2015(a)gmail.com

Héros ordinaires – A la rencontre de Zina

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Dans le cadre du projet Héros ordinaires, nous avons eu pour mission de partir à la recherche de personnes ayant participé au projet « Mediaterre », mené par les précédentes équipes, pour voir, un an ou deux après, le souvenir que cette sensibilisation a laissé auprès des habitants.

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Le projet « Mediaterre » mobilise une équipe de volontaires d’Unis-Cité dans un quartier pour sensibiliser les familles aux enjeux de l’éco-citoyenneté avec un suivi individuel : éco-gestes dans le logement, atelier de fabrication de produits ménagers, etc. Depuis 2012, plusieurs initiatives « Mediaterre » ont eu lieu : deux éditions successives à Vaulx-en-velin (les Noirettes) et à St Priest – Garibaldi, un médiaterre à St Priest (Bellevue et Bel air) et Vaulx-en-Velin (Thibaude).  Nous sommes partis à la recherche des habitants ayant participé à la toute première édition.

Comment les retrouver ?

Par l’intermédiaire des bailleurs sociaux partenaires du projet qui nous ont fourni la liste des familles suivies par les « Médiaterre », nous sommes allés dans un premier temps dans les quartiers pour rencontrer les gardiens d’immeuble et avertir les habitants de notre présence.

Dans un deuxième temps, nous avons téléphoné aux familles pour obtenir une interview.

Parmi les 15 familles contactées, nous avons choisi de vous présenter Zina.

Zina

Zina, infirmière et maman d’une petite fille de 4 ans, vit dans le quartier des Noirettes depuis environ 5 ans et a participé au projet « Médiaterre » en 2013 et 2014.

Elle garde un bon souvenir des volontaires d’Unis-Cité qui ont su l’accompagner dans sa démarche pour acquérir les bons éco gestes du quotidien. Elle a vivement salué l’une des équipes « Médiaterre » qui a su attirer l’attention des habitants en organisant des temps d’animation collective dans le quartier, ce qui a permis de créer du lien social entre les résidents.

Les jeunes volontaires lui ont également donné des informations plus générales concernant l’écologie telles que la provenance de l’eau de Vaulx-en-Velin ou encore l’acheminement des déchets lors du tri. Selon elle, le fait que les volontaires soient formés et motivés était essentiel pour le bon déroulement du suivi.

Des gestes qui se transmettent

Un an après son suivi, Zina exerce toujours ces gestes du quotidien tels que le tri des déchets ou les économies d’eau.

Mais elle n’a pas été la seule à avoir été sensibilisée « aux bons gestes » ! Motivée pour changer ses habitudes, elle à également transmis ce qu’elle a elle-même appris à sa petite fille de 4 ans. Elle lui explique comment faire attention à l’eau, à la lumière et au tri car d’après elle “il est important de sensibiliser dès le plus jeune âge”.

 

Pour en savoir plus :

Le site des Mediaterre

 

C’était le dernier article des volontaires d’Unis-Cité, bon vent et bonne continuation à Margaux, Laurine, Quentin, Louis et César!

Héros ordinaires – La P’tite Rustine

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Un nouvel arrivant vient de s’établir sur le campus de Porte des Alpes à Bron. Qu’est-ce que La P’tite Rustine, “l’atelier de l’écomobilité” ? Rencontre avec Jonathan, un de ses créateurs.

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Le concept

La P’tite Rustine est une association qui a pour but de promouvoir une autre façon de penser notre mobilité, en se centrant surtout autour du vélo.

Cela part de plusieurs constats. Jonathan nous explique : “selon l’OMS, 31% des adultes manquent d’activité sportive. L’entretien d’une voiture est également le deuxième poste de dépenses des ménages en France. On sait aussi que 56% des trajets en voiture font moins de 3km.” Le vélo apparaît alors comme la solution idéale à toutes ces problématiques…

Par où commencer ?

En 2012, l’idée d’implanter un atelier d’auto-réparation de vélos à Bron naît dans l’esprit de Rémi Rebour, kinésithérapeute de formation et adepte de la Petite Reine. En 2013, Jonathan Simonard et Léonard Pinton entrent en service civique à Unis-Cité pour développer ce projet dans le cadre du programme des Jeunes Bâtisseurs d’Avenir. Un business plan social est mis au point et en novembre 2013, le projet remporte le prix « coup de cœur » du jury d’un social business challenge et s’installe pour six mois au Comptoir Éthique de Vaulx-en-Velin, un espace de travail collaboratif pour l’économie sociale et solidaire. En 2014, le projet collabore avec Ronalpia, incubateur de projets sociaux. Puis une campagne de financement participatif permet à la P’tite Rustine de se doter d’une remorque-atelier mobile, en attendant un local. C’est aussi en mars 2014 que Valentin Carle rejoint le projet en prenant les commandes de l’atelier.

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Un atelier nomade qui s’implante à Bron

Dès lors, l’association anime un atelier mobile autour de l’auto-réparation dans la rue, en entreprise, à l’université, sur des festivals… La production de vélos recyclés se met également en place. “Chaque année, 2 millions de vélos sont achetés et 1.5 millions jetés en France” nous explique Jonathan. En six mois, la P’tite Rustine a sauvé une centaine de vélos de la déchèterie et vendu plus de 30 “Recyclettes”. L’initiative fait fureur auprès du public universitaire et des conventions sont signées avec Lyon 3 et Lyon 2. C’est ainsi que l’association a pu s’établir sur le campus de Bron le 15 janvier 2015.

Un atelier polyvalent

La P’tite Rustine fait partie du réseau national des ateliers vélo participatifs et solidaires « l’Heureux Cyclage ». Aujourd’hui, l’association compte quatre membres permanents et une centaine d’adhérents.

L’atelier-vélo, situé à Bron, a pour objectif d’offrir l’ensemble des services possibles aux cyclistes et non-cyclistes. Concrètement, vous pouvez apprendre à réparer votre vélo pour un abonnement annuel de 20 à 30 euros, acheter des pièces de rechanges neuves et d’occasions et des accessoires. “L’atelier, c’est aussi maîtriser son vélo” nous dit Jonathan. On y apprend à réparer soi-même son vélo. Un partenariat est aussi établi avec Pignon Sur Rue, une “vélo-école” dont Jonathan est administrateur. Par ailleurs, le projet “Mon vélo pour dix ans” permet de louer un vélo pour enfants en en changeant au fur et à mesure de la croissance, sans avoir à en racheter un neuf tous les deux ans.

Ensuite, il y a l’atelier-mobile qui a pour but de sensibiliser plus largement à la pratique du vélo. “Une étude a révélé que les cyclistes déclarent faire du vélo “parce que c’est pratique” tandis que les non-cyclistes n’en font pas “parce que ce n’est pas pratique”. Il y a donc une vraie sensibilisation à faire” signale Jonathan. L’atelier mobile va donc sensibiliser les gens sur leurs lieux de travail ou de vie, il se rend dans les entreprises, sur les campus et propose des formations mécaniques de groupe, des sessions d’auto-réparation ou de l’entretien sur place : “les employés déposent leur vélo le matin en arrivant et le récupèrent réparé et entretenu le soir.”

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Au-delà du vélo

La P’tite Rustine souhaite porter un message sur l’écomobilité au sens large. La voiture pourrait en effet facilement être remplacée par le vélo, les transports en commun, le covoiturage ou l’auto-partage. “En ville, on estime qu’une voiture en auto-partage pourrait remplacer dix voitures personnelles.” Toutes ces solutions douces répondent aux problématiques du bruit, de la pollution, du stress au travail (les embouteillages étant un important facteur de stress). Par ailleurs, les infrastructures routières pourraient disparaître pour libérer énormément de place en ville et décloisonner les quartiers.

Dans cet objectif, la P’tite Rustine ne compte pas s’arrêter là. En 2016, un programme de suivi personnalisé sera mis en place et dès la rentrée prochaine, des séances de projection-débat auront lieu sur le campus. La CLAVEL (Coordination Locale des Ateliers Vélo) est actuellement mise en place avec des partenaires comme le Chat Perché, le Tricycle et l’Heureux Cyclage (le réseau national des ateliers vélo). Enfin, un des buts est de former un village de l’écomobilité avec tous les acteurs (utilisateurs, entreprises, associations, pouvoirs publics…). A titre d’information, le Grand Lyon compte actuellement 618km de pistes cyclables, l’objectif est d’atteindre 900km en 2020.

Ainsi, la mobilité douce est en train de prendre une toute nouvelle importance dans la vie urbaine et il appartient à chacun de s’adapter et d’opter pour des déplacements éco-responsables. Le vélo reste le roi de ces modes de transports écologiques. Pour les sceptiques, Jonathan nous explique aussi que c’est le mode de transport le plus rapide pour les trajets urbains jusqu’à 6km. De plus en plus d’initiatives comme la P’tite Rustine sont mises en place pour permettre à tout le monde de rejoindre ce mouvement. Tous à vos Petites Reines !

 

Pour aller plus loin :

Le site de la P’tite Rustine

Une super vidéo qui résume tout

Unis-Cité

L’Heureux Cyclage

Pignon Sur Rue

Le plan des pistes cyclables

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Héros ordinaires – L’épicerie Mobile

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

On pense souvent que faire des économies d’énergie se résume à éteindre la lumière en sortant d’une pièce, ne pas mettre sa télé en veille… Mais cela se passe aussi dans l’assiette, et choisir de consommer des produits locaux, c’est de la sobriété énergétique ! Car moins le produit voyage et moins il consomme d’énergie : c’est ce qu’on appelle le circuit court. Le produit est vendu directement du producteur au consommateur ou passe par un seul et unique intermédiaire. Mais comment consommer local ? Où puis-je trouver ces produits, notamment lorsque je vis dans des zones urbaines où marchés et petites épiceries n’existent pas ? Alexis Artru et Isabelle Pontoizeau ont trouvé une réponse à travers l’épicerie mobile.

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Isabelle, 27 ans, un master en économie sociale et solidaire, poissonnière sur les marchés, chargée de développement pour l’épicerie sociale aux Minguettes, aime les bons produits et échanger autour d’un étal. Alexis, 27 ans, un master en management des PME, poissonnier sur les marchés, aime cuisiner et découvrir de nouvelles saveurs.

En voyant un projet similaire dans une autre ville et à travers leurs expériences en travaillant sur des marchés, Alexis et Isabelle ont eu l’idée de créer une épicerie mobile. Qu’est-ce que c’est ? Un camion équipé comme une épicerie avec des légumes et fruits qui varient selon les saisons mais aussi avec de la viande, du fromage, de la charcuterie… Tous ces produits sont issus de producteurs locaux comme la ferme de Montchervet, située à Amplepuis, pour la viande de bœuf et de porc. Alexis et Isabelle travaillent sur ce projet depuis février 2014, avec l’aide de Ronalpia (incubateur de jeunes entreprises sociales). Le lancement de l’épicerie mobile se fera en août 2015 dans neuf quartiers de six communes du Grand Lyon : Francheville, La Mulatière, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne et Lyon 9ème.

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Isabelle et Alexis, fondateurs de l’Epicerie Mobile

Plus précisément, l’épicerie mobile a pour but principal de faciliter l’accès à une alimentation de qualité au plus près du consommateur. L’idée est de permettre un accès simple à des produits frais et locaux à moins de 5 minutes à pied des sorties d’écoles, des bureaux, des immeubles… Il y a aussi au centre de ce projet la volonté de valoriser la fonction de proximité du commerçant (écoute, conseils, confiance, transparence) et du commerce, facteur de lien social et véritable pôle de vie au cœur des quartiers. Enfin, c’est en tissant un réseau de producteurs dont les pratiques, les valeurs et les engagements sont connus que l’épicerie mobile sera en mesure de sélectionner des bons produits et de garantir leur qualité.

Pour résumer, l’épicerie mobile c’est :

– Un camion-magasin qui s’installe une demi-journée dans une commune, après avoir défini les besoins avec les habitants.

– Des produits frais (fromage, viande, charcuterie, crémerie, fruits et légumes) et secs qui viennent directement des producteurs de la région.

– Un système de commande et de livraison à domicile, pour faciliter l’accès à une alimentation de qualité.

– Un espace convivial qui permet aux habitants de se rencontrer et d’échanger.

– Des événements ponctuels pour sensibiliser aux enjeux de l’alimentation.

Alors, si vous habitez Vénissieux, La Mulatière ou Villeurbanne, n’hésitez pas à aller saluer Alexis et Isabelle qui vous attendront dans leur camion et pourquoi pas à repartir avec une salade et des asperges vertes sauvages dans votre panier !

Épicerie mobile

L’épicerie mobile sera :

–     le lundi entre 15h30 et 19h30 au quartier du confluent à la Mulatière.

–     le mercredi entre 16h et 20h au quartier de l’Observance à Lyon 9ème.

–     le jeudi entre 16 et 20h à la sortie du métro Parilly à Vénissieux.

 

Pour en savoir plus ou pour soutenir leur projet, n’hésitez pas à aimer ou partager leur page facebook

Un lyonnais s’est lancé comme défi de manger uniquement des produits locaux pendant 3 jours, défi facile ou impossible ? : J’ai testé être 100% locavore pendant 3 jours.  

Si l’épicerie mobile ne passe pas près de chez vous, vous pouvez commander un panier sur le site La ruche qui dit oui. Il existe sept ruches à Lyon où vous pouvez retirer votre commande et rencontrer les producteurs locaux.

Vous cherchez des recettes réalisables avec des produits locaux ? Retrouvez le livre des recettes « Le climat dans votre assiette » de l’Agence Locale de l’Energie.

Héros ordinaires – La Givebox

Une grosse boite ? Du troc ? Un quartier ? La Givebox,  ça ne vous parle pas ? On vous explique !

Lisa Lejeune, designer, et Magali Seghetto, graphiste, deux amies, ont eu l’idée de concevoir et d’installer une Givebox à Lyon. Toutes deux sensibles à la réappropriation de l’espace urbain par les habitants, elles ont découvert le concept de la Givebox, né au début des années 2010 en Allemagne, par hasard par l’intermédiaire d’un article sur Facebook.

 Givebox

Une Givebox ?

C’est simple ! Concrètement, c’est une grosse boite qui sert de support au troc et à des échanges d’objets. Le principe est tout aussi simple : tout le monde peut déposer ou prendre des objets sans contrôle ni protocole.

Lisa et Magali se sont donc lancées dans la construction d’une Givebox lyonnaise en faisant appel au bénévolat de six étudiants de l’école de Condé pendant cinq jours. Elles ont également bénéficié d’un atelier d’artistes prêté par la Factatory (bâtiment qui rassemble plusieurs ateliers pour que les artistes puissent bénéficier d’un endroit où travailler).

La Givebox du 7 ème est disposée sous forme de modules : plusieurs boîtes en bois sont assemblées entre elles pour n’en former qu’une seule. Cela dit, il n’y a pas de règles pour la construction d’une Givebox, on peut la construire selon la forme que l’on souhaite : une simple boîte suffit tant qu’elle peut contenir les objets à l’abri des intempéries. Lisa et Magali se sont assuré que toute la boîte soit intégralement construite avec des matériaux de récupération. La boîte a été installée le matin du 15 novembre 2014 et inaugurée l’après-midi même sur la place Jules Guesde dans le 7ème arrondissement.

Un tel dispositif n’a que deux inconvénients : le risque de dégradations et celui que la Givebox serve de débarras.

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Mais comme le dit Magali : « on donne l’objet à la rue et on voit comment ça se passe ». Un lâcher-prise est donc nécessaire et les habitants doivent se réapproprier la Givebox d’eux-mêmes pour qu’un système aussi libre puisse fonctionner.

Heureusement, la Givebox du 7ème n’a pas connu de dégradations et les habitants se sont largement impliqués dans le dispositif, ils y trouvent donc un intérêt. Pour preuve, aucun objet ne reste trop longtemps dans la Givebox et la plupart des objets déposés dans la Givebox sont des vêtements, des livres, de la vaisselle… On peut aussi y trouver des objets insolites tels qu’une niche pour chien, un sapin de Noël en carton ou encore des places de théâtre…

Cela permet ainsi de redonner une seconde vie à ces objets et d’éviter qu’ils se retrouvent rejetés dans la nature. Et il faut insister sur le fait qu’une Givebox doit être animée par ses concepteurs à travers des événements afin de tisser des liens entre les habitants d’un quartier.

Par la suite, une Givebox peut se muer en un lieu d’échanges de services via des contacts oraux ou des messages postés sur la boite, notamment pour l’échange d’encombrants comme les meubles. A Lyon, un forum dédié à ces échanges a été lancé en ligne mais n’a pas rencontré un réel succès. Néanmoins, il n’y a pas de doute que du lien social puisse être créé par le biais de ce dispositif.

Et ensuite ?

A Lyon, d’autres projets similaires sont en cours.

Parmi eux, le livre-échange ou les boîtes à lire reprennent le même principe que la Givebox : tout le monde peut y prendre un livre ou en déposer un, le but étant de développer la lecture-plaisir. A Lyon, cette initiative est portée par le fonds Decitre depuis 2014. Dans l’agglomération lyonnaise, il y a cinq boîtes à lire : trois à Vénissieux (place de la Paix, au centre social Moulin à vent, à la maison de quartier de la Darnaise), une au square Matringe à Saint Fons et une boîte route de Vienne à Lyon 8ème depuis le 3 avril 2015. Cette dernière a été installée par l’association Rezo 1901.

Dans le 5ème arrondissement, les « Boîtes d’échange entre voisins » sont en train de se mettre en place. Le fonctionnement est le même que pour la Givebox excepté que les boîtes sont toutes construites sur le même modèle.

Pour Magali et Lisa, il s’agit aussi d’accompagner les gens voulant se lancer dans l’aventure. Cela reste néanmoins à eux de construire et d’installer leur Givebox. Pour les aider, les plans de la Givebox du 7ème sont en ligne sur le site de la Givebox du 7ème ainsi que les outils de communication.

Et vous ? Prêt à vous lancer dans l’aventure d’une Givebox dans votre quartier ?

 

Si vous voulez plus d’infos sur la Givebox, jetez un petit coup d’œil aux sites suivants :

Site de la Givebox : http://giveboxlyon.blogspot.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Givebox-LYON/291157047749989

Page Google+ : https://plus.google.com/100374758594005594677/posts

Pour connaître les autres projets :

Boîtes à lire de Rezo : https://fr-fr.facebook.com/pages/Bo%C3%AEte-%C3%A0-lire/1395505424058320

http://fonds.decitre.org/nos-actions-innovantes/boites-a-lire/

Boîtes d’échange entre voisins : https://www.facebook.com/boitesdechangeentrevoisinslyon/info?tab=page_info

Le réseau Freecycle met en relation des personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin

Climate Change Challenge

La première phase de l’initiative Climate Change Challenge (C3) s’est déroulée le mardi 12 mai au TUBA (Tube A Expérimentations Urbaines) à Lyon. Bruno Charles, vice-président au Plan Climat de la Métropole de Lyon, a inauguré cette journée dédiée à un travail collaboratif sur la question du changement climatique.

TUBA

Climate Change Challenge est une démarche d’innovation ouverte qui répond à un besoin sociétal de réflexion et d’actions collaboratives sur le sujet du changement climatique. Ce Challenge mobilise l’intelligence collective et les données ouvertes pour imaginer des solutions innovantes à la sensibilisation, la prévention, la lutte et l’adaptation au changement climatique.

Le challenge commence par le Vision Camp. Cette première étape permet de mobiliser les acteurs de différents écosystèmes en France et de faire émerger les besoins et idées.

Les participants se sont réunis à Lyon autour de plusieurs ateliers :

  • Le premier atelier avait pour objectif de se positionner sur une vision globale de l’avenir en imaginant les familles « du futur » et leurs façons de vivre dans des conditions climatiques difficiles.
  • Lors du deuxième atelier, les participants ont dû s’inventer un pouvoir (par exemple le pouvoir de réduire la consommation d’énergie). Ils devaient expliquer comment ce pouvoir se manifeste et comment il agit sur la population. Cet exercice a pour but de faire émerger des idées nouvelles et laisse place à la créativité et à l’originalité.
  • Le dernier atelier a réuni les participants autour d’un thème (ressources, santé, économie…). Ils devaient faire un bilan de la situation actuelle de leurs différents thèmes et ensuite imaginer des solutions collectivement.

Les idées ressorties de ce Vision Camp et des autres ateliers organisés en France seront compilés et retranscrits sous forme de défis. Des « challenges workshop » seront ensuite mis en place pour choisir et enrichir les défis auxquels il faut répondre. Cette phase se tiendra à Toulouse et Paris courant juillet.

La dernière phase, l’innovation jam, aura lieu du 6 au 9 novembre 2015. Ce marathon de l’innovation de 36 à 48h  permettra d’imaginer et de développer des solutions innovantes aux défis posés.

Rendez-vous le 7 juillet pour connaître l’avancement des projets !

 

Pour plus d’informations :

Sur le Challenge : http://c3challenge.com/

Sur TUBA : http://www.tuba-lyon.com/

Héros Ordinaires – Le défi Familles à Energie Positive

> Mesure visée par l’action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 30]

Le défi Familles à Energie Positive, ou l’histoire de familles qui s’unissent en équipes locales pour s’aider mutuellement à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie.

Arnaud et Elise, jeune couple de Pierre-Bénite

Arnaud et Elise – équipe de Pierre-Bénite

Un défi en équipe

Qu’est-ce que le défi Familles à Energie Positive ? C’est un défi présent sur tout le territoire, établi et coordonné en Rhône-Alpes depuis cinq ans par l’Agence Locale de l’Energie (ALE) et l’association HESPUL. Les participants sont regroupés en équipes d’une dizaine de foyers représentant leur commune, leur quartier, leur entreprise… “L’objectif est de faire un maximum d’économies d’énergie dans une même équipe, au moins 8% de moyenne, en référence au protocole de Kyoto” nous raconte Arnaud, 30 ans, capitaine de l’équipe de Pierre-Bénite avec sa femme Elise, 27 ans. Pour cela, les participants entrent régulièrement leurs consommations sur le site du défi et un programme calcule la différence avec l’année précédente, en tenant compte des températures extérieures. Les équipes se retrouvent chaque mois pour échanger sur leurs résultats, leurs nouvelles astuces, et se donner quelques conseils.

Chaque geste compte

Comment le défi se manifeste-t-il concrètement ? Mathieu et Etienne, qui participent depuis cette année à Oullins, nous expliquent : “C’est vivre aujourd’hui en faisant des efforts mais sans revenir à l’âge de pierre, on doit garder un certain confort”. Il s’agit avant tout de réflexes simples à adopter dans la vie de tous les jours : prendre des douches plus courtes, éteindre tous les appareils en veille, mettre un pull plutôt que surchauffer, aérer cinq minutes chaque jour, réfléchir avant d’ouvrir le frigo etc… On peut également concéder un faible investissement rapidement amorti, en installant des mousseurs sur ses robinets, des ampoules à LED, des multiprises à interrupteur…

Mathieu et Etienne, couple de l'équipe d'Oullins

Mathieu et Etienne – équipe d’Oullins

Les résultats

Agir avec bon sens se traduit de façon directe sur le portefeuille des participants. Solinne, ingénieur de 34 ans, a réduit sa consommation d’eau de 30% chaque année depuis trois ans. Mathieu et Etienne, eux, observent depuis le début de l’année une diminution de 25% pour l’eau et de 50% pour l’électricité et le gaz. Au niveau du département, la moyenne varie entre 12 et 18% chaque année, soit 310€ d’économie sur les factures de l’hiver 2013-2014.

L’an dernier, les vainqueurs ont gagné une croisière sur la Saône à bord d’un bateau à énergie solaire, mais tous les participants y trouvent leur compte, notamment financièrement. Outre les économies, le défi permet de faire des rencontres. Pour Solinne, “le défi a un rôle de lien social, il permet les rencontres et la mixité grâce à la diversité des profils et incite aux échanges et à l’entraide.” Pour Arnaud, “c’est aussi plus facile de rester motivé et dynamique en équipe”. Mathieu et Etienne ajoutent : “Des liens se nouent en dehors des écogestes, une entraide voire des amitiés voient le jour.” Par ailleurs, l’ALE distribue un guide des 100 écogestes qu’on peut mettre en place, à chacun de décider lesquels suivre effectivement. On peut toujours abandonner le défi en cours, mais dans tous les cas, on aura fait des économies d’énergie et amélioré son empreinte carbone ! Comme le résume bien Arnaud : “On n’a vraiment rien à perdre à participer au défi.”

Solinne, participante à Lyon

Solinne – équipe de Lyon

Comment participer ?

Tout le monde peut participer. Le défi s’appelle “Familles à Energie Positive” mais vous pouvez vous inscrire seul, en couple, en colocation… Solinne nous dit : “le défi est aussi axé vers les enfants avec un côté ludique, des livrets et appareils adaptés sont mis à disposition, cela permet de les sensibiliser et c’est un vecteur pour pousser les parents.” On peut trouver des informations auprès de l’ALE, dans les mairies, ou sur le site du défi.

Le défi se déroule sur une “saison de chauffage”, c’est-à-dire de décembre à avril environ, mais les démarches pour s’inscrire commencent plus tôt, dès septembre. Si votre commune n’y participe pas, vous pouvez lancer l’initiative vous-même. “J’ai simplement proposé l’idée à la municipalité, ils se sont occupé de trouver les familles, monter l’équipe et organiser les réunions avec l’ALE” raconte Arnaud. Pour vous inscrire, il est simplement nécessaire de retrouver vos factures de l’année précédente comme base de progression. Bien entendu, certaines familles n’hésitent pas à participer plusieurs années de suite pour vérifier leurs résultats dans le temps.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

 

Pour plus d’infos :

http://rhone.familles-a-energie-positive.fr/

http://www.ale-lyon.org/

http://www.hespul.org/

Le guide des éco-gestes :

A télécharger ici