10 000 grand-lyonnais pour le climat

Elle est pas belle, la place des terreaux mobilisée pour le climat ?

terreaux 1

La place des terreaux n’a pas suffit à accueillir la foule, qui se répartissait aussi tout autour de l’hôtel de ville, avant d’entamer la marche vers la place Bellecour.

Samedi dernier, 8 septembre, la mobilisation des lyonnais a été massive : le cortège s’étirait tout le long des quais de saône, de la place des terreaux à la place Bellecour, rassemblant environ 10 000 personnes. Dans une ambiance chaleureuse et familiale, des citoyens se sont mêlés à des acteurs associatifs pour clamer leur soutien à la cause climatique. Des arguments variés : limiter le réchauffement, sortir de la dépendance des énergies fossiles, cesser les pollutions en tous genre (qualité de l’air, déchets…), enrayer l’érosion de la biodiversité, laisser une planète accueillante pour nos enfants, sortir d’un modèle économique destructeur des ressources… Mais une envie commune : se diriger ensemble vers une société plus sobre en carbone.

Devant cette belle mobilisation, l’équipe du Plan Climat ne peut que se réjouir et vous souhaiter à tous une belle rentrée autour de projets concrets !

Pour aller plus loin

Le site du « climat entre nos mains » vous permet de calculer votre empreinte carbone et de trouver les solutions concrètes pour la réduire au quotidien… 1200 grands-lyonnais ont déjà fait le calcul. D’autres idées sur la rubrique « je m’engage » de notre blog, ou auprès des associations de notre territoire (ALECanciela, etc).

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 101 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (525 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Sur la base d’un le diagnostic du territoire mis à jour, la Métropole et ses partenaires ont construit 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » de la Métropole à horizon 2030. Lors de l’événement, des ateliers ont permis, au cours de l’après-midi, de se plonger dans chaque scénario en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (256 téléchargements )

La suite : en 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à la construction d’un plan d’actions partagé. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années.

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

Label Cit’ergie : Vénissieux et Rillieux-la-Pape, aux avant-postes de la transition énergétique

Economies d’énergie, rénovation thermique, énergies renouvelables, mobilité… Pour Vénissieux et Rillieux-la-Pape, la démarche Cit’ergie permet de mesurer chaque année l’avancée des projets sur le territoire et de renouveler les actions.

4 collectivités sont labellisées Cit'ergie. De gauche à droite aux côtés de l'ADEME : Métropole de Lyon (Vice-Président Bruno Charles)

Les 4 collectivités labellisées Cit’ergie lors de la réception de leur le label, décerné par l’ADEME. De gauche à droite : la Métropole de Lyon (Bruno Charles), la Ville de Lyon (Nicole Gay), la Ville de Vénissieux (Pierre-Alain Millet et Sandrine Perrier), la Ville de Rillieux-la-Pape (Alexandre Vincendet).

En juin 2016, Vénissieux a reçu le label Cit’ergie et Rillieux-la-Pape le label Cap Cit’ergie. Pour rappel, la Métropole est labellisée depuis 2014 au niveau Cit’ergie et anime un réseau avec les trois autres collectivités engagées sur le territoire : la Ville de Lyon, labellisée en 2015, Rillieux-la-Pape et Vénissieux. Cécile Vigouroux, responsable du service environnement à la ville de Vénissieux et Catherine Vial, chef du service environnement et énergie de Rillieux-la-Pape, reviennent sur un an d’expérience dans la démarche.

Quel est votre niveau d’engagement dans la démarche Cit’ergie ?

Cécile Vigouroux : Vénissieux a obtenu le label au niveau Cit’ergie, ce qui qui veut dire que nous avons déjà réalisé plus de 50 % de notre potentiel d’action (soit 56 %). Cette distinction confirme la mise en œuvre de plus de la moitié des possibilités d’actions et de progression dont notre commune a la compétence.

Catherine Vial : Pour Rillieux, le label CAP Cit’ergie montre que nous sommes en bonne voie pour atteindre le label Cit’ergie en 4 ans : la ville a réalisée 49,2 % de son objectif. Prochaine étape, atteindre le niveau Cit’ergie, situé à plus de 50 %.

Qu’apporte Cit’ergie pour la collectivité ?

Cécile Vigouroux : L’obtention de ce label est une récompense, mais aussi un encouragement pour mobiliser les services. Car c’est avant tout un bon outil de management pour s’assurer de l’avancée des projets sur le territoire, un outil d’évaluation, une démarche d’amélioration continue. Le label nous permet d’être exhaustif, plus transparent, plus visible dans ce que l’on fait. Aujourd’hui, l’information est plus partagée, il y a plus d’adhésion à nos actions.

Catherine Vial : Effectivement, le label récompense d’abord une démarche. Il permet de mettre la collectivité en mode projet, de mobiliser tous les services et les acteurs du territoire. Cit’ergie récompense notamment notre modèle de gouvernance, avec un comité de pilotage annuel et une revue des services deux fois par an. Le label pousse à mettre réellement en œuvre les actions programmées, à en assurer le suivi, à en évaluer les impacts  et amène ainsi à un processus d’amélioration continue.

Quels sont vos points forts ?

Cécile Vigouroux : Dans le cadre du plan climat, on a atteint le facteur 4 en matière de réduction des Gaz à effet de serre (GES) sur le patrimoine et services de la ville. Un de nos autres points forts est le réseau de chaleur : 3 chaudières bois ont été installées et raccordées au réseau, qui bénéficie ainsi d’un taux de mixité EnR (énergie renouvelable) de 58 % en 2017 (contre 39 % en 2012). Le réseau dessert près de la moitié de la population. Vénissieux, la Métropole de Lyon et l’Etat ont par ailleurs mis en place un Programme d’intérêt général (PIG) sur cinq ans (2013-2017) pour soutenir la rénovation énergétique des logements privés. Le label récompense également notre Plan de déplacement de l’administration, mis en place dès 2012, et notre politique d’achats durables. Enfin, la ville a lancé un appel à projet pour soutenir les éco-projets d’habitants depuis 2011 sur la commune. 6 à 10 éco-projets sont soutenus chaque année pour un budget d’environ 5 000 euros.

Catherine Vial : La commission nationale du label a souligné les objectifs en matière d’économie d’énergie sur éclairage public (- 50 % en 5 ans), notamment par des actions sur la régulation horaire et le remplacement des ampoules classiques par des LED. Autre point fort, le réseau de chaleur que la ville de Rillieux-la-Pape a fait classer fin 2013 : désormais toute nouvelle construction est obligée de s’y raccorder. Une extension de ce réseau est en cours. Enfin, 50 % de la flotte de véhicules de la ville est passée au GNV (gaz naturel pour véhicule).

Quelles seront vos prochains chantiers ?

Cécile Vigouroux : Notre objectif est d’abord de réaliser notre plan d’actions : développer les modes de déplacements alternatifs à la voiture, développer les achats durables (critères environnementaux dans les marchés publics), la maîtrise des énergies, etc.

Catherine Vial : Alors qu’elle n’est pas « obligée », la ville a lancé un bilan des émissions de GES sur son patrimoine et ses services. Pour les bâtiments communaux, elle formalise un cahier de prescriptions qui sera repris dans les marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux pour systématiser l’intégration de critère de développement durable : chantiers propres, approvisionnement local, gestion des déchets, qualité des matériaux, faibles consommations d’énergies…. La ville vient également d’entrer au capital de la SPL Oser bâtiments publics. Enfin, nous avons multiplié les partenariats pour mobiliser les habitants : avec l’ALE et Soliha sur des actions de sensibilisations pour les habitants (éco gestes), avec GRDF sur la thermographie ou avec Toits en transition (mise à disposition d’une école pour installer des panneaux solaires pour un projet photovoltaïque citoyen).

Le label Cit’ergie

Cit’ergie est la déclinaison française du « European Energy Award » qui récompense les démarches énergie-climat exemplaires mises en oeuvre dans plusieurs pays européens. En France, le label est porté et diffusé par l’Ademe. Il est donné pour 4 ans.

 

Sur la bonne pente !

Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire ont baissé de 12,5% entre 2000 et 2014, alors que l’énergie finale consommée sur le territoire est en baisse de 7%. Ce sont les nouveaux chiffres publiés par l’OREGES sur le territoire du Grand Lyon.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

La tendance se poursuit 

Alors que la population augmente de 12% sur cette période, la baisse des émissions de Gaz à Effet de Serre se poursuit, dans la continuité de la tendance observée lors de la dernière Conférence Energie Climat. Pour autant, les secteurs n’évoluent pas tous de la même manière. On observe une baisse plus importante dans le secteur industriel (-19%), une baisse moyenne dans le transport (-11%) et le résidentiel (-13%), alors que les émissions du secteur tertiaire sont en augmentation (+6%).

Si l’on ramène à un habitant, chaque Grand Lyonnais émet 5 tonnes de CO2 par an. A noter que ce chiffre ne contient pas la totalité des émissions de nos modes de vie. Une grande partie des émissions liées à l’achat de biens consommables (nourriture, appareils électroniques, vêtements) a lieu en dehors de notre territoire. Au niveau national, on serait plutôt autour de 10 tCO2/an/habitant si l’on inclut ces émissions (voir cette étude).

Le bilan diffusé par l’OREGES inclut 3 Gaz à Effet de Serre principaux : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O). Les autres Gaz à Effet de Serre ont été évalués grâce au projet « MRV » (lire l’article), ils représentent environ 8% des nos émissions. La totalité de la méthodologie de l’OREGES peut être consultée ici.

Et pour l’énergie ?

L’énergie finale consommée par toutes les activités du territoire a baissé de 7% entre 2000 et 2014. Les produits pétroliers sont principalement utilisés par le transport, l’électricité et le gaz pour les activités (tertiaire, industrie) et le logement.

Consommation par type d'énergie finale.

Consommation par type d’énergie finale.

Pourquoi la baisse est-elle plus forte en CO2 ?

Toutes les énergies n’émettent pas la même quantité de CO2. Par exemple, on observe une baisse de l’usage du fioul et une hausse de l’usage du bois-énergie (comptabilisé dans « EnR thermique »). Or, 1 kWh de fioul émet plus de CO2 qu’1 kWh de bois-énergie. Ainsi, la substitution d’une énergie par une autre ne modifie pas la consommation, mais joue sur les émissions de CO2.

Pour prendre un autre exemple dans le domaine des transports, les bio-carburants ont été incorporés dans les mélanges distribués en station-service. On voit donc apparaître une consommation « d’organo-carburants » liée à ce nouveau dosage, qui diminue le contenu CO2 des carburants et accentue la baisse des émissions du secteur des transports.

Ces nouveaux chiffres sont encourageants sur la route du « -20% en 2020″, même si des efforts restent à fournir pour atteindre cet objectif européen et local…

Pour plus d’informations

Le site de l’OREGES

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

adaptation_paysage

A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (266 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (252 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (241 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (646 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (169 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!

 

 

Plan Oxygène : rendre l’air plus respirable

Adopté en juin dernier, le plan Oxygène de la Métropole de Lyon prévoit plusieurs mesures afin d’améliorer la qualité de l’air. Il constitue le volet « Air » du Plan Climat.

Agir pour la qualité de l’air

Le territoire de la Métropole de Lyon est doté d’un Plan Climat Energie Territorial (PCET) depuis 2012, il vise à limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre de l’agglomération. La plupart des actions contribuent aussi à limiter les émissions de polluants. C’est ainsi le cas des transports en commun (plan d’actions pour les mobilités actives) de l’habitat (Écorénov’) ou des technologies propres (cleantechs). Là où le plan Oxygène œuvre, c’est en faveur de nouvelles mesures qui s’intéressent davantage aux effets sur la santé.

Limiter la circulation des véhicules les plus polluants

Premier sujet phare sur lequel le plan Oxygène entend influer : le transport des marchandises en ville. S’ils ne représentent que 7 à 8 % des kilomètres parcourus, les poids-lourds sont pourtant responsables de 17 % des émissions de particules fines.. Pour tenter d’inverser la tendance et accélérer le renouvellement du parc ancien, une zone de circulation restreinte est à l’étude. Les véhicules les plus vieux et les plus polluants ne pourraient pas y rentrer, à l’instar de ce qui existe déjà à Paris et à Grenoble.

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuels bois sont les principales sources de pollution

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuel bois sont les principales sources de pollution

Avoir des chauffages bois plus performants

Aujourd’hui, 8 % des ménages chauffés au bois représentent 25 % des émissions de particules fines rejetées dans l’atmosphère. L’origine ? Une mauvaise combustion dans l’appareil. L’objectif est donc de remplacer les cheminées non performantes en incitant à s’équiper avec des foyers labellisés « Flamme Verte ».

Inciter aux modes actifs

L’Etat a instauré une subvention d’aide à l’achat de vélos à assistance électrique (VAE). Cette subvention n’est pas cumulable : la Métropole de Lyon n’a donc pas réactivé sa subvention sur son territoire. L’aide de l’Etat est valable pour  l’achat d’un VAE effectué entre le 19 février 2017 et le 31 janvier 2018 inclus. Son montant est de  20 % du coût du vélo jusqu’à un maximum de 200€ ; informations et dossier sur le site internet www.asp-public.fr

L’importance de l’innovation ouverte

Autre avancée significative du plan Oxygène, sa démarche d’innovation ouverte. Présentée à l’occasion du salon Pollutec en décembre 2016, cette initiative rassemble différentes catégories d’acteurs autour de la qualité de l’air. Objectif : utiliser toutes les palettes du numérique pour inciter aux changements de comportements dans les rapports avec l’environnement. Expertises sociologiques, ingénierie numérique (meilleure gestion des bases de données), monitoring urbain (démocratisation des capteurs de qualité de l’air), développement d’applications ludiques pour smartphones… La démarche doit inciter à inventer de nouvelles technologies et à explorer des marchés inconnus.

Grâce au plan Climat déjà à l'oeuvre depuis 2012, la qualité de l'air s'est beaucoup améliorée

Grâce au plan Climat déjà à l’œuvre depuis 2012, la qualité de l’air s’est beaucoup améliorée

Plusieurs origines, de multiples ambitions

L’élaboration du plan Oxygène s’est faite en parallèle de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 qui oblige désormais les collectivités à intégrer la notion d’air à leur plan Climat actuel. En 2018, les deux plans ne formeront plus qu’un au sein d’un PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial).

Ce nouvel outil est la mise en œuvre de l’appel à projets national « villes respirables à cinq ans », dont la Métropole de Lyon a été lauréate en juin 2016 et qui demandait entre autres la mise en place de zones de restriction de circulation (ZCR).

Le plan entend également venir en appui du plan de protection de l’atmosphère (PPA) sur le volet réglementaire. Ce dernier a été mis en place par le Préfet en 2014 sur la Métropole. Les PPA sont la réponse de la France au non respect des directives de la commission européenne sur les standards de la qualité de l’air.

Son ambition ? Améliorer la santé de tous et la qualité de l’air respiré. Car les habitants du territoire pourraient gagner 5 à 7 mois d’espérance de vie si les niveaux de particules fines respectaient les prescriptions de l’OMS.

« La question économique est au premier plan »

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personaz, directrice régionale d’Air Rhône-Alpes, partenaire de la Métropole dans son élaboration
« L’air pose des questions de santé publique et l’aspect économique est évidemment inévitable. Mieux respirer, c’est être moins malade. Les dégâts sur la santé, l’environnement et les rendements agricoles sont estimés à 100 milliards chaque année sur le territoire national. Au discours centré sur les maladies, il faut associer celui des réalités économiques. Le plan Oxygène a un coût, certes. Mais au regard de ce que nous coûte la pollution, il est largement rentable ! »

Les films de la CEC

Revivez les temps forts de la Conférence Energie Climat du 12 novembre 2015 en visionnant les vidéos diffusées à cette occasion ainsi que le film souvenir de l’événement !

Emissions de CO2 du territoire : comment sont-elles calculées ?

Ecorenov’ : campagne de rénovation de l’habitat.

Adaptation au changement climatique, un nouveau volet pour le Plan Climat !

Retour en image sur la 4ème Conférence Energie Climat, le 12 novembre 2015.

… prochaine CEC en 2017, d’ici là nous aurons l’occasion d’échanger par projet pour aller toujours plus loin dans la mise en oeuvre du plan d’action partenarial !

 

 

 

4ème Conférence Energie Climat

Le jeudi 12 novembre 2015, 180 personnes représentant 80 structures du territoire se sont réunies avec la Métropole de Lyon pour partager les avancées du Plan Climat Energie Territorial (PCET) en présence de Gérard Collomb, Président de la Métropole, et Bruno Charles, Vice-Président en charge du Plan Climat. Retour sur ce point d’étape.

La séance plénière de la 4ème Conférence Energie Climat : ouverture avec des témoignages d'autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Ouverture de la séance plénière avec des témoignages d’autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Une CEC labellisée « COP21″

La Conférence Energie Climat, qui a lieu tous les 2 ans, rassemble les partenaires qui ont signé le PCET et se sont ainsi engagés, aux côtés de la Métropole, à agir pour un territoire sobre en carbone. En 2015, 11 nouveaux signataires ont rejoint la démarche, ils sont 83 au total. L’objectif commun : réduire de -20% les émissions du territoire en 2020, par rapport à leur niveau en 2000. Cette année, l’événement a été labellisé « COP 21″ car il contribue à démontrer qu’à l’échelle des territoires, une telle transition est possible : que les Etats n’hésitent pas à s’engager au niveau international !

Les avancées sur le territoire GES_2000-2013

Les émissions de gaz à effet de serre du Grand Lyon ont baissé de 11% entre 2000 et 2013. Pendant cette même période, la population a augmenté de 10% et la dynamique économique de 17% (PIB régional). Ces évolutions sont différentes selon les secteurs : les industries ont eu la baisse la plus forte, les transports et plus récemment l’habitat sont en baisse régulière, quant au tertiaire, ce secteur est en hausse (car l’activité de ce secteur augmente dans le Grand Lyon).

Les témoignages des partenaires

Les interventions rythmées des partenaires ont permis d’avoir un aperçu de la diversité des actions menées sur le territoire.

  •  Habitat – Pour Daniel Godet, ABC HLM, la rénovation thermique est entrée dans la culture des bailleurs car l’énergie est un budget important pour un ménage modeste : le parc social est aujourd’hui dans un meilleur état que le parc privé de logement. Du côté des entreprises, Jean-François Dubray, Rhône-Toitures, revient sur le dispositif « DORéMI » lancé en 2015 : pour les artisans, se grouper pour développer une offre de rénovation globale et performante des maisons individuelles offre de nouvelles opportunités de marché.
  • Transport – Julien Caraux, Groupe La Poste, présente le nouvel Espace Logistique Urbain installé près de la place Bellecour : les différentes filiales de livraison de colis du groupe se sont regroupées. Les livraisons du « dernier kilomètre » se font en commun avec une flotte mutualisée de véhicules électriques et gaz. A ce sujet, Didier Saussier expose la stratégie de mobilité du groupe GRDF : le biogaz d’origine renouvelable pourra bientôt alimenter nos véhicules. La station d’épuration de la Feyssine devrait injecter le biogaz produit à partir des boues sur le réseau de gaz de ville. Côté mobilité douce, Pascal Chopin, JC Decaux, est revenu sur la ‘culture velo’v‘ qui s’est développée chez les Lyonnais ces 10 dernières années.
  • Energie – Fréderic Storck, Compagnie Nationale du Rhône, présente le projet « Hyway » de station de recharge hydrogène, électrique et gaz sur le port de Lyon.Pour cette entreprise qui produit entre autre de l’électricité renouvelable intermittente, l’hydrogène est une manière de la stocker. Mais qu’en est-il du côté des réseaux ? Patrick Rakotondranahy, ERDF, explique l’intérêt du smart grid pour mieux gérer l’équilibre entre production et consommation d’énergie, informer le consommateur, mais aussi pour lier planification urbaine énergétique.
Marie-France Raty, présidente du groupe Maviflex (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Anne-Sophie Panseri, présidente de Maviflex, et Marie-France Raty, groupe Solvay (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

  • Entreprises – Anne Sophie Panseri présente la démarche de Maviflex, une des premières PME à bénéficier de l’accompagnement « Lyon EcoEnergie » : pour cette entreprise spécialisée dans la vente de portes souples et rapides, agir sur ses propres consommations fait partie de l’exemplarité. Du côté des plus grandes entreprises, Marie France Raty revient sur deux actions du Groupe Solvay : le projet EECO de récupération de chaleur sur le site de Belle Etoile et le projet AERIDE de rénovation des bureaux administratifs St Fons, qui prévoit de diviser par 4 les consommations tout en améliorant la résistance aux risques technologiques. Une démarche qui pourrait être répliquée dans d’autres bâtiments du secteur. 
  • Adaptation au changement climatique – Bruno Imbert, pépiniériste, expérimente depuis plusieurs années la plantation d’espèces plus adaptées au climat lyonnais urbain (Lyon a le climat de Montpellier il y a 30 ans!). Objectif : aller chercher des essences locales et méditerranéennes plus résistantes à la chaleur et les faire grandir sur notre territoire. Florence Belaën, de l’Université de Lyon, élargit le sujet à la perception citoyenne : un travail de recherche cet été a mis en valeur le rôle central des émotions dans notre rapport au changement climatique. Les sentiments négatifs (colère, angoisse) cèdent la place à des émotions plus positives quand on cherche à construire des solutions (une ville plus végétale, de l’eau, de l’ombre…).

CEC_elus_TFournier

L’engagement de la collectivité

Le Plan Climat Energie Territorial a été voté en 2012, il est né de l’Agenda 21 de 2005 et constitue le volet d’action de la Métropole dans la lutte contre le changement climatique. Les actions chiffrées du Plan Climat ont permis une baisse de 180 000 tonnes de CO2/an soit 2 à 3% des émissions du territoire :

  • 108 000 tonnes eq CO2/an économisées dans le secteur des transports : fréquentation en hausse de 24% entre 2006 et 2014 sur le réseau de transport en commun, développement du réseau cyclable avec 640 km de pistes à ce jour, covoiturage avec 24 000 à 42 000 co-voitureurs réguliers sur le Grand Lyon.
  • 53 000 tonnes eq CO2/an économisées grâce au déploiement des chaudières bois sur le territoire : 48 installations pour un total de 70 MW ont été recensées. Les réseaux de chaleur sont un vecteur efficace de cette substitution pour éviter d’utiliser du gaz ou du fuel.
  • 16 000 tonnes eq CO2/an économisées sur l’habitat : les référentiels « construction durable » appliqués depuis 2009 ont permis de construire des bâtiments neufs très performants avant la réglementation thermique, pour l’existant 2 500 logements sociaux et privés ont déjà fait l’objet de rénovations au niveau BBC. La nouvelle plateforme écoreno’v devrait permettre d’atteindre 1 800 logements/an!

D’autres actions ne sont pas chiffrées car il est difficile d’en mesurer l’impact : c’est le cas du Plan local d’urbanisme, qui limite la place de la voiture en ville et concentre l’habitat autour des axes de transport collectif (la ‘ville des courtes distances’) ou encore toutes les actions des associations et des collectivités sur les ‘changements de comportements’, ces habitudes individuelles qui restent un levier essentiel pour une ville sobre en carbone…

… alors, ensemble, amplifions le mouvement!

CEC_83_partenaires_TFournier

Les 83 partenaires et la Métropole de Lyon réunis après la 4ème Conférence Energie Climat (photo Thierry Fournier, Grand Lyon).

Pour en savoir plus

Vous n’avez pu être présent à la Conférence ? Retrouvez les documents diffusés :

2015 - programme 4ème Conference Energie Climat (343 téléchargements )

2015 - Point d'étape PCET (968 téléchargements )

2015 - Adaptation : socle des connaissances (646 téléchargements )

Marque-page GES pedagogique (334 téléchargements )

2015 - synthèse du point d'étape (357 téléchargements )  

La 4ème CEC en novembre !

L'équipe Plan Climat fait le point : comment ont évoluées les émisions de CO2 du territoire ? Où en sont les partenaires sur leurs actions?

L’équipe Plan Climat fait le point : comment ont évoluées les émisions de CO2 du territoire ? Où en sont les partenaires dans la mise en oeuvre de leurs actions?

La prochaine Conférence Energie Climat aura lieu le jeudi 12 novembre. L’occasion de rassembler les 73 signataires actuels du PCET, d’en rallier de nouveaux, et de faire ensemble le point d’avancement du plan d’actions.

2015, une année clé pour le Climat ? On pense bien sur aux négociations climatiques en cours qui trouveront, espérons-le, leur point d’accord en décembre à Paris. Pour les territoires, c’est l’occasion de montrer que les solutions s’inventent et se développent localement et de manière collective. Résultats à suivre donc…

 

Plus d’informations sur :

Le bilan de la dernière Conférence Energie Climat

Les partenaires du Plan Climat

 

Assises de l’énergie – Bordeaux

Les 16ème Assises de l’Energie ont rassemblé près de 1 500 personnes à Bordeaux pour 3 jours d’échange et de retour d’expérience. Plateformes de rénovation de l’habitat, planification énergétique, participation citoyenne et de premiers échanges sur l’adaptation (îlots de chaleur en ville)… Ce temps fort annuel est aussi l’occasion de remettre les labels « Citergie », avec cette année le Grand Lyon !

Le 29 janvier, 13 collectivités ont reçu le label Cit'ergie à Bordeaux

Le 29 janvier, 13 collectivités ont reçu le label Cit’ergie à Bordeaux

 

En ce mois de Janvier 2015, la Métropole de Lyon a reçu le label Cit’ergie aux côtés de la communauté d’agglomération de Centre de la Martinique et de la Communauté Urbaine de Dijon. La Métropole a atteint le score de 62%, c’est la plus grande collectivité labellisée à ce jour.

Voir ici le film de présentation des 3 collectivités Cit’ergie en 2015 !

Les 10 autres collectivités ont reçu le label CAP Cit’ergie. Cela veut dire qu’elles n’ont pas passé le score de 50% (nécessaire pour avoir le label) mais qu’elles sont capables de le passer dans les 4 ans.

A ce jour, 80 collectivités – couvrant 13% de la population française – sont engagées dans cette démarche qualité qui a l’avantage d’être très structurantes pour les Plans Climat et plus généralement pour la prise en compte de l’énergie dans les politiques locales.

A noter aussi que d’autres labellisations sont attendues sur le territoire : la Ville de Lyon, la Ville de Rillieux-la-Pape et la ville de Vénissieux sont engagées elles aussi… nous leur souhaitons de bientôt pouvoir « monter les marches » lors des prochaines Assises !

 

Voir l’article en lien : L’automne des audits

Voir le site de l’ADEME : www.citergie.ademe.fr