La dernière série des ateliers du plan climat fait sa rentrée

À partir du lundi 02 et jusqu’au mardi 24 septembre, une série de neuf ateliers thématiques du plan climat est organisée afin de travailler sur des propositions d’actions.

© Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Les ateliers du plan climat © Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Dans le cadre de la révision du plan climat de la Métropole de Lyon en Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET), des ateliers ont été organisés afin que les partenaires (associations, entreprises du territoire…) puissent faire émerger et développer des propositions d’actions. Cette réflexion s’est organisée sur les thématiques clés en lien avec l’atténuation et l’adaptation au changement climatique sur le territoire du Grand Lyon. En septembre, une dernière série d’ateliers est organisée avant la finalisation du document.

Ces ateliers sont répartis en neuf thématiques sur les créneaux suivants

  • lundi 02 septembre de 17h à 19h30 : efficacité énergétique des bâtiments tertiaires
  • mardi 03 septembre de 17h à 19h30 : empreinte carbone du numérique
  • lundi 09 septembre de 17h à 19h30 : efficacité énergétique des logements
  • mardi 10 septembre de 17h à 19h30 : consommation et gestion des déchets
  • mercredi 11 septembre de 17h à 19h30 : adaptation de la ville au réchauffement climatique
  • jeudi 12 septembre de 17h à 19h30 : engagement et implication des citoyens
  • lundi 16 septembre de 17h à 19h30 : mobilités
  • jeudi 19 septembre de 17h à 19h30 : entreprises et transition climatique
  • mardi 24 septembre de 17h à 19h30 : énergies renouvelables

 

Si vous souhaitez participer à un ou plusieurs de ces ateliers, inscrivez-vous en cliquant sur les liens du calendrier suivant [clic!]

 Les propositions issues de ces ateliers feront l’objet d’une analyse et permettront d’alimenter et d’étoffer les actions du futur PCAET de la Métropole de Lyon.

 

 

Schéma directeur des énergies, place à la mise en oeuvre

Nouvelle étape dans la mobilisation partenariale autour de l’énergie : le 26 juin à l’Embarcadère, une journée d’échanges et de partage sur le Schéma directeur des énergies a eu lieu. 220 personnes étaient présentes, représentantes des acteurs du système énergétique territorial, des communes, des services de la Métropole. L’occasion de s’approprier les objectifs ambitieux et crédibles adoptés en mai, et de se projeter concrètement dans la mise en oeuvre des actions.

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La stratégie énergétique vise à l’horizon 2030 à réduire de 20% les consommations d’énergie dans le territoire (par rapport à 2013) et à doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération. Ces deux objectifs combinés contribuent à baisser de 43% les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 2000). Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été structurées. Retrouvez le document complet et sa synthèse en téléchargement.

Présenter le SDE finalisé pour une appropriation large

La plénière du matin – voir le support de présentation ici – a permis de présenter les objectifs retenus, les grands équilibres du plan d’actions et des zooms sur certains choix : rénovation de l’habitat et du patrimoine de la Métropole, développement des réseaux de chaleur urbains, motorisations alternatives (notamment GNV) et photovoltaïque (avec l’exemple de Lyon Rhône Solaire). En complément, un zoom spécifique a été fait sur l’articulation entre transition et fabrique de la ville d’une part et avec les réseaux de distribution d’énergie d’autre part.

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Table ronde sur les choix de motorisations alternatives

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Table ronde sur la fabrique de la ville

Ouvrir la phase de mise en oeuvre

Dans la continuité, une table ronde a précisé les enjeux de mise en œuvre de la démarche, car il s’agit bien aujourd’hui d’enclencher cette mise en œuvre avec les différentes parties prenantes. Les articulations sont ainsi à construire ou à consolider : par le PCAET et son lien avec les partenaires, avec le Conseil de développement pour co-construire avec les parties prenantes, avec les citoyens, avec les communes et avec les territoires environnants.

Table ronde sur la mise en oeuvre et l'implication des parties prenantes du territoire

Table ronde sur la mise en oeuvre et l’implication des parties prenantes du territoire

Une centaine de participants a ensuite travaillé au cours de l’après-midi dans le cadre de cinq ateliers sur des actions sur lesquelles la co-construction de la manière d’atteindre les objectifs est à structurer dans la durée. Les questions étaient les suivantes :

  • Quels outils pour un territoire zéro fioul ?
  • Comment atteindre les objectifs de rénovation du tertiaire privé ?
  • Comment déployer les actions d’accompagnement à la sobriété énergétique pour les ménages ?
  • Quelle articulation des outils pour multiplier par dix la production photovoltaïque ?
  • Quelle gouvernance des données énergie pour amplifier la transition énergétique ?
Travail en atelier l'après-midi

Travail en atelier l’après-midi

Pour rappel, le Schéma directeur des énergies constitue le socle atténuation du PCAET, dont la phase de consultation du public s’est achevée et qui sera voté fin 2019.

 

 

Ouverture de la consultation sur le projet de plan climat

Fruit de plusieurs années de travail, le plan climat décrit la trajectoire de notre territoire à horizon 2030. Le document, encore sous forme de projet, entre en phase de consultation.

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Historique

La Métropole de Lyon s’est engagée depuis 2015 dans la révision de son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Ce document a pour but de définir la stratégie de transition « air-énergie-climat » du territoire aux horizons 2030 et 2050. Son élaboration s’est déroulée en plusieurs étapes : construction d’un modèle énergétique du territoire, élaboration de 4 scénarios de transition, proposition d’une trajectoire associée à un plan d’action décrivant les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs. Ce travail de scénarisation s’est appuyé sur le « schéma directeur des énergies », adopté en mai 2019 (voir l’article ou télécharger).

Plusieurs séries d’ateliers ont eu lieu entre 2017 et 2018 pour construire cette trajectoire : ils ont associé des partenaires du territoire (entreprises, associations, communes, bailleurs sociaux, etc) pour pouvoir fixer les « curseurs » d’une trajectoire ambitieuse mais réaliste.

Deux documents ont été rédigés :

  • le projet de Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) [clic!];
  • l’évaluation environnementale du PCAET, menée en parallèle pour s’assurer de la cohérence avec les enjeux environnementaux locaux [clic!]. 

Ces documents ont été transmis pour avis à l’autorité environnementale le 7 mars 2019, puis à l’état et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les avis de ces organismes sont joints au dossier.

Récolter les avis du public

Comme le prévoit la loi, une période de mise à disposition électronique du dossier de consultation du projet de Plan Climat Air Energie Territorial est prévue. D’une durée réglementaire de 30 jours, elle se tient entre le 14 juin et le 14 juillet 2019 sur la plateforme officielle du Grand Lyon.

Pendant cette période, le public peut formuler des observations et propositions sur la base du dossier et les envoyer par voie électronique (adresse mail dédiée : consultationpcaet@grandlyon.com) ou par courrier. 

Pour compléter cette consultation, des ateliers thématiques sont prévus en juin et septembre, à destination des acteurs du territoire (associations, partenaires du plan climat, entreprises, acteurs publics, etc). Une démarche à destination du grand public est aussi engagée, avec un événement festif le 30 juin au parc de Miribel-Jonage (clic!).

Adoption

Après ces différentes étapes de consultation, le projet de plan climat sera modifié, pendant l’été, pour tenir compte des différentes remarques. Les actions des partenaires souhaitant signer le plan climat seront aussi ajoutées, afin que figurent l’ensemble des engagements. L’adoption finale du plan climat sera proposée au vote des élus lors du conseil de la Métropole en fin d’année 2019.

Bonne lecture !

 

#Onsymettous

Le samedi 9 mars, la Métropole convie les associations de son territoire à la construction du volet « citoyen » du Plan Climat : une démarche dans la durée qui a pour but de renforcer l’engagement de tous pour le climat et la solidarité.

onsymettous

Comment passer de l’envie à l’action, de la volonté au concret ?

Nous l’avons constaté ces derniers temps, la prise de conscience s’intensifie sur l’importance d’agir pour le climat tout en renforçant la justice sociale et la solidarité. Mais comment agir ? Pour orienter les citoyens et renforcer leurs actions en faveur de la transition écologique et solidaire, les associations sont un relais important. A ce titre, la Métropole souhaite travailler avec elles à la co-construction d’une meilleure mobilisation citoyenne sur le long terme. Lors d’une journée dédiée, les associations œuvrant dans ces domaines, leurs membres, leurs adhérents ainsi que les habitants ayant bénéficié de leurs actions, travailleront à des propositions concrètes.

Déroulé de la journée

La matinée sera dédiée à la présentation, par les élus de la Métropole, du Plan Climat Air Energie Territorial et de sa trajectoire à horizon 2030, ainsi qu’au lancement d’un appel à manifestation d’intérêt en faveur du climat et de la solidarité. L’après-midi permettra aux participants de commencer à construire différentes actions permettant une mobilisation plus grande des citoyens sur l’une des 8 thématiques suivantes : implication citoyenne, engagement citoyen, logement et énergie, mobilité et qualité de l’air, alimentation et consommation, ville et changement climatique, numérique et empreinte carbone, co-construction d’un événement grand public sur le climat. Enfin, la restitution des ateliers et table ronde de clôture se tiendra en présence de grands témoins.

Pour s’inscrire

Retrouvez l’invitation en ligne , le programme, et cliquez ici pour vous inscrire.

 

 

10 000 grand-lyonnais pour le climat

Elle est pas belle, la place des terreaux mobilisée pour le climat ?

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La place des terreaux n’a pas suffit à accueillir la foule, qui se répartissait aussi tout autour de l’hôtel de ville, avant d’entamer la marche vers la place Bellecour.

Samedi dernier, 8 septembre, la mobilisation des lyonnais a été massive : le cortège s’étirait tout le long des quais de saône, de la place des terreaux à la place Bellecour, rassemblant environ 10 000 personnes. Dans une ambiance chaleureuse et familiale, des citoyens se sont mêlés à des acteurs associatifs pour clamer leur soutien à la cause climatique. Des arguments variés : limiter le réchauffement, sortir de la dépendance des énergies fossiles, cesser les pollutions en tous genre (qualité de l’air, déchets…), enrayer l’érosion de la biodiversité, laisser une planète accueillante pour nos enfants, sortir d’un modèle économique destructeur des ressources… Mais une envie commune : se diriger ensemble vers une société plus sobre en carbone.

Devant cette belle mobilisation, l’équipe du Plan Climat ne peut que se réjouir et vous souhaiter à tous une belle rentrée autour de projets concrets !

Pour aller plus loin

Le site du « climat entre nos mains » vous permet de calculer votre empreinte carbone et de trouver les solutions concrètes pour la réduire au quotidien… 1200 grands-lyonnais ont déjà fait le calcul. D’autres idées sur la rubrique « je m’engage » de notre blog, ou auprès des associations de notre territoire (ALECanciela, etc).

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 100 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (886 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 du « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, prévue pour 2018, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre 2017) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus. Les éléments proposés sont à l’étude pour être intégrés à l’écriture du nouveau PCAET.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Le diagnostic du territoire a été mis à jour en 2016 et constitue une photographie du système énergétique autant sur la consommation, la production et la distribution d’énergie à la maille IRIS (maille infra-communale de l’INSEE). Sur cette base, la Métropole et ses partenaires ont construit au cours de l’année 2017 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » du territoire à horizon 2030. Pour celà, 8 ateliers on été nécessaires rassemblant 50 acteurs du monde associatif, économique et les collectivités. Les ateliers de l’après-midi de la Conférence Énergie Climat ont eu pour but de s’immerger dans chacun de ces scénarios, en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (400 téléchargements )

Lancement de la révision du PCAET

En 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à l’écriture du plan d’actions. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années. A cette occasion, les avancées du Plan Oxygène seront intégrées et complétées pour concourir aux objectifs d’amélioration de la santé en lien avec l’environnement.

Le futur PCAET sera la synthèse de ce travail partenarial. Fin 2018, la trajectoire énergétique sera présentées aux maires des 59 communes de l’agglomération et un travail sera réalisé à l’échelle des conférences territoriales des maires pour intégrer les enjeux locaux. Au premier semestre 2019, le document sera soumis à la consultation du public comme le prévoit la réglementation. Enfin, un nouvel « appel à partenaires » sera diffusé pour permettre aux 100 partenaires actuels et à d’autres de signer le nouveau plan et de s’engager sur leurs compétences. 

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

Label Cit’ergie : Vénissieux et Rillieux-la-Pape, aux avant-postes de la transition énergétique

Economies d’énergie, rénovation thermique, énergies renouvelables, mobilité… Pour Vénissieux et Rillieux-la-Pape, la démarche Cit’ergie permet de mesurer chaque année l’avancée des projets sur le territoire et de renouveler les actions.

4 collectivités sont labellisées Cit'ergie. De gauche à droite aux côtés de l'ADEME : Métropole de Lyon (Vice-Président Bruno Charles)

Les 4 collectivités labellisées Cit’ergie lors de la réception de leur le label, décerné par l’ADEME. De gauche à droite : la Métropole de Lyon (Bruno Charles), la Ville de Lyon (Nicole Gay), la Ville de Vénissieux (Pierre-Alain Millet et Sandrine Perrier), la Ville de Rillieux-la-Pape (Alexandre Vincendet).

En juin 2016, Vénissieux a reçu le label Cit’ergie et Rillieux-la-Pape le label Cap Cit’ergie. Pour rappel, la Métropole est labellisée depuis 2014 au niveau Cit’ergie et anime un réseau avec les trois autres collectivités engagées sur le territoire : la Ville de Lyon, labellisée en 2015, Rillieux-la-Pape et Vénissieux. Cécile Vigouroux, responsable du service environnement à la ville de Vénissieux et Catherine Vial, chef du service environnement et énergie de Rillieux-la-Pape, reviennent sur un an d’expérience dans la démarche.

Quel est votre niveau d’engagement dans la démarche Cit’ergie ?

Cécile Vigouroux : Vénissieux a obtenu le label au niveau Cit’ergie, ce qui qui veut dire que nous avons déjà réalisé plus de 50 % de notre potentiel d’action (soit 56 %). Cette distinction confirme la mise en œuvre de plus de la moitié des possibilités d’actions et de progression dont notre commune a la compétence.

Catherine Vial : Pour Rillieux, le label CAP Cit’ergie montre que nous sommes en bonne voie pour atteindre le label Cit’ergie en 4 ans : la ville a réalisée 49,2 % de son objectif. Prochaine étape, atteindre le niveau Cit’ergie, situé à plus de 50 %.

Qu’apporte Cit’ergie pour la collectivité ?

Cécile Vigouroux : L’obtention de ce label est une récompense, mais aussi un encouragement pour mobiliser les services. Car c’est avant tout un bon outil de management pour s’assurer de l’avancée des projets sur le territoire, un outil d’évaluation, une démarche d’amélioration continue. Le label nous permet d’être exhaustif, plus transparent, plus visible dans ce que l’on fait. Aujourd’hui, l’information est plus partagée, il y a plus d’adhésion à nos actions.

Catherine Vial : Effectivement, le label récompense d’abord une démarche. Il permet de mettre la collectivité en mode projet, de mobiliser tous les services et les acteurs du territoire. Cit’ergie récompense notamment notre modèle de gouvernance, avec un comité de pilotage annuel et une revue des services deux fois par an. Le label pousse à mettre réellement en œuvre les actions programmées, à en assurer le suivi, à en évaluer les impacts  et amène ainsi à un processus d’amélioration continue.

Quels sont vos points forts ?

Cécile Vigouroux : Dans le cadre du plan climat, on a atteint le facteur 4 en matière de réduction des Gaz à effet de serre (GES) sur le patrimoine et services de la ville. Un de nos autres points forts est le réseau de chaleur : 3 chaudières bois ont été installées et raccordées au réseau, qui bénéficie ainsi d’un taux de mixité EnR (énergie renouvelable) de 58 % en 2017 (contre 39 % en 2012). Le réseau dessert près de la moitié de la population. Vénissieux, la Métropole de Lyon et l’Etat ont par ailleurs mis en place un Programme d’intérêt général (PIG) sur cinq ans (2013-2017) pour soutenir la rénovation énergétique des logements privés. Le label récompense également notre Plan de déplacement de l’administration, mis en place dès 2012, et notre politique d’achats durables. Enfin, la ville a lancé un appel à projet pour soutenir les éco-projets d’habitants depuis 2011 sur la commune. 6 à 10 éco-projets sont soutenus chaque année pour un budget d’environ 5 000 euros.

Catherine Vial : La commission nationale du label a souligné les objectifs en matière d’économie d’énergie sur éclairage public (- 50 % en 5 ans), notamment par des actions sur la régulation horaire et le remplacement des ampoules classiques par des LED. Autre point fort, le réseau de chaleur que la ville de Rillieux-la-Pape a fait classer fin 2013 : désormais toute nouvelle construction est obligée de s’y raccorder. Une extension de ce réseau est en cours. Enfin, 50 % de la flotte de véhicules de la ville est passée au GNV (gaz naturel pour véhicule).

Quelles seront vos prochains chantiers ?

Cécile Vigouroux : Notre objectif est d’abord de réaliser notre plan d’actions : développer les modes de déplacements alternatifs à la voiture, développer les achats durables (critères environnementaux dans les marchés publics), la maîtrise des énergies, etc.

Catherine Vial : Alors qu’elle n’est pas « obligée », la ville a lancé un bilan des émissions de GES sur son patrimoine et ses services. Pour les bâtiments communaux, elle formalise un cahier de prescriptions qui sera repris dans les marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux pour systématiser l’intégration de critère de développement durable : chantiers propres, approvisionnement local, gestion des déchets, qualité des matériaux, faibles consommations d’énergies…. La ville vient également d’entrer au capital de la SPL Oser bâtiments publics. Enfin, nous avons multiplié les partenariats pour mobiliser les habitants : avec l’ALE et Soliha sur des actions de sensibilisations pour les habitants (éco gestes), avec GRDF sur la thermographie ou avec Toits en transition (mise à disposition d’une école pour installer des panneaux solaires pour un projet photovoltaïque citoyen).

Le label Cit’ergie

Cit’ergie est la déclinaison française du « European Energy Award » qui récompense les démarches énergie-climat exemplaires mises en oeuvre dans plusieurs pays européens. En France, le label est porté et diffusé par l’Ademe. Il est donné pour 4 ans.

 

Sur la bonne pente !

Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire ont baissé de 12,5% entre 2000 et 2014, alors que l’énergie finale consommée sur le territoire est en baisse de 7%. Ce sont les nouveaux chiffres publiés par l’OREGES sur le territoire du Grand Lyon.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

La tendance se poursuit 

Alors que la population augmente de 12% sur cette période, la baisse des émissions de Gaz à Effet de Serre se poursuit, dans la continuité de la tendance observée lors de la dernière Conférence Energie Climat. Pour autant, les secteurs n’évoluent pas tous de la même manière. On observe une baisse plus importante dans le secteur industriel (-19%), une baisse moyenne dans le transport (-11%) et le résidentiel (-13%), alors que les émissions du secteur tertiaire sont en augmentation (+6%).

Si l’on ramène à un habitant, chaque Grand Lyonnais émet 5 tonnes de CO2 par an. A noter que ce chiffre ne contient pas la totalité des émissions de nos modes de vie. Une grande partie des émissions liées à l’achat de biens consommables (nourriture, appareils électroniques, vêtements) a lieu en dehors de notre territoire. Au niveau national, on serait plutôt autour de 10 tCO2/an/habitant si l’on inclut ces émissions (voir cette étude).

Le bilan diffusé par l’OREGES inclut 3 Gaz à Effet de Serre principaux : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O). Les autres Gaz à Effet de Serre ont été évalués grâce au projet « MRV » (lire l’article), ils représentent environ 8% des nos émissions. La totalité de la méthodologie de l’OREGES peut être consultée ici.

Et pour l’énergie ?

L’énergie finale consommée par toutes les activités du territoire a baissé de 7% entre 2000 et 2014. Les produits pétroliers sont principalement utilisés par le transport, l’électricité et le gaz pour les activités (tertiaire, industrie) et le logement.

Consommation par type d'énergie finale.

Consommation par type d’énergie finale.

Pourquoi la baisse est-elle plus forte en CO2 ?

Toutes les énergies n’émettent pas la même quantité de CO2. Par exemple, on observe une baisse de l’usage du fioul et une hausse de l’usage du bois-énergie (comptabilisé dans « EnR thermique »). Or, 1 kWh de fioul émet plus de CO2 qu’1 kWh de bois-énergie. Ainsi, la substitution d’une énergie par une autre ne modifie pas la consommation, mais joue sur les émissions de CO2.

Pour prendre un autre exemple dans le domaine des transports, les bio-carburants ont été incorporés dans les mélanges distribués en station-service. On voit donc apparaître une consommation « d’organo-carburants » liée à ce nouveau dosage, qui diminue le contenu CO2 des carburants et accentue la baisse des émissions du secteur des transports.

Ces nouveaux chiffres sont encourageants sur la route du « -20% en 2020″, même si des efforts restent à fournir pour atteindre cet objectif européen et local…

Pour plus d’informations

Le site de l’OREGES

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

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A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (340 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (308 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (311 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (887 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (242 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!

 

 

Plan Oxygène : rendre l’air plus respirable

Adopté en juin dernier, le plan Oxygène de la Métropole de Lyon prévoit plusieurs mesures afin d’améliorer la qualité de l’air. Il constitue le volet « Air » du Plan Climat.

Agir pour la qualité de l’air

Le territoire de la Métropole de Lyon est doté d’un Plan Climat Energie Territorial (PCET) depuis 2012, il vise à limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre de l’agglomération. La plupart des actions contribuent aussi à limiter les émissions de polluants. C’est ainsi le cas des transports en commun (plan d’actions pour les mobilités actives) de l’habitat (Écorénov’) ou des technologies propres (cleantechs). Là où le plan Oxygène œuvre, c’est en faveur de nouvelles mesures qui s’intéressent davantage aux effets sur la santé.

Limiter la circulation des véhicules les plus polluants

Premier sujet phare sur lequel le plan Oxygène entend influer : le transport des marchandises en ville. S’ils ne représentent que 7 à 8 % des kilomètres parcourus, les poids-lourds sont pourtant responsables de 17 % des émissions de particules fines.. Pour tenter d’inverser la tendance et accélérer le renouvellement du parc ancien, une zone de circulation restreinte est à l’étude. Les véhicules les plus vieux et les plus polluants ne pourraient pas y rentrer, à l’instar de ce qui existe déjà à Paris et à Grenoble.

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuels bois sont les principales sources de pollution

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuel bois sont les principales sources de pollution

Avoir des chauffages bois plus performants

Aujourd’hui, 8 % des ménages chauffés au bois représentent 25 % des émissions de particules fines rejetées dans l’atmosphère. L’origine ? Une mauvaise combustion dans l’appareil. L’objectif est donc de remplacer les cheminées non performantes en incitant à s’équiper avec des foyers labellisés « Flamme Verte ».

Inciter aux modes actifs

L’Etat a instauré une subvention d’aide à l’achat de vélos à assistance électrique (VAE). Cette subvention n’est pas cumulable : la Métropole de Lyon n’a donc pas réactivé sa subvention sur son territoire. L’aide de l’Etat est valable pour  l’achat d’un VAE effectué entre le 19 février 2017 et le 31 janvier 2018 inclus. Son montant est de  20 % du coût du vélo jusqu’à un maximum de 200€ ; informations et dossier sur le site internet www.asp-public.fr

L’importance de l’innovation ouverte

Autre avancée significative du plan Oxygène, sa démarche d’innovation ouverte. Présentée à l’occasion du salon Pollutec en décembre 2016, cette initiative rassemble différentes catégories d’acteurs autour de la qualité de l’air. Objectif : utiliser toutes les palettes du numérique pour inciter aux changements de comportements dans les rapports avec l’environnement. Expertises sociologiques, ingénierie numérique (meilleure gestion des bases de données), monitoring urbain (démocratisation des capteurs de qualité de l’air), développement d’applications ludiques pour smartphones… La démarche doit inciter à inventer de nouvelles technologies et à explorer des marchés inconnus.

Grâce au plan Climat déjà à l'oeuvre depuis 2012, la qualité de l'air s'est beaucoup améliorée

Grâce au plan Climat déjà à l’œuvre depuis 2012, la qualité de l’air s’est beaucoup améliorée

Plusieurs origines, de multiples ambitions

L’élaboration du plan Oxygène s’est faite en parallèle de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 qui oblige désormais les collectivités à intégrer la notion d’air à leur plan Climat actuel. En 2018, les deux plans ne formeront plus qu’un au sein d’un PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial).

Ce nouvel outil est la mise en œuvre de l’appel à projets national « villes respirables à cinq ans », dont la Métropole de Lyon a été lauréate en juin 2016 et qui demandait entre autres la mise en place de zones de restriction de circulation (ZCR).

Le plan entend également venir en appui du plan de protection de l’atmosphère (PPA) sur le volet réglementaire. Ce dernier a été mis en place par le Préfet en 2014 sur la Métropole. Les PPA sont la réponse de la France au non respect des directives de la commission européenne sur les standards de la qualité de l’air.

Son ambition ? Améliorer la santé de tous et la qualité de l’air respiré. Car les habitants du territoire pourraient gagner 5 à 7 mois d’espérance de vie si les niveaux de particules fines respectaient les prescriptions de l’OMS.

« La question économique est au premier plan »

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personaz, directrice régionale d’Air Rhône-Alpes, partenaire de la Métropole dans son élaboration
« L’air pose des questions de santé publique et l’aspect économique est évidemment inévitable. Mieux respirer, c’est être moins malade. Les dégâts sur la santé, l’environnement et les rendements agricoles sont estimés à 100 milliards chaque année sur le territoire national. Au discours centré sur les maladies, il faut associer celui des réalités économiques. Le plan Oxygène a un coût, certes. Mais au regard de ce que nous coûte la pollution, il est largement rentable ! »