L’équipe écogestes d’Unis-Cité : une année forte en rebondissements…

La promotion 2020-2021 des volontaires en service civique, missionnés par la Métropole et encadrés par Unis-Cité, a tiré sa révérence en début d’été. C’est la fin d’une aventure pour ce collectif dont l’année aura été marquante, tant sur l’engagement de chacun qu’en termes de rencontres. Une belle leçon d’humilité, d’ouverture et d’autonomie, chacun ayant su s’adapter au contexte de la crise sanitaire. Alors, que faut-il retenir pour cette année 2020/2021 ?

Article rédigé par les volontaires, modéré par les services de la Métropole.

photo1

De gauche à droite : Coline, Zahra, Clémentine, Zoé, Théo, Fatma, Atik, une équipe soudée pendant 8 mois !

 Des chiffres

2 jeux développés pour promouvoir et partager les écogestes, 

151 signataires du plan climat contactés,

plus d’une centaine de salariés sensibilisés,

13 interventions réparties dans 7 structures publiques et privées : Feyzin, Décines, Quincieux, Vaulx-en-Velin, Ninkasi, MJC des Confluences, Sword Group.

 

La démarche est une réussite  dans le contexte de la crise sanitaire

L’ensemble des signataires du plan Climat ont été contactés. Bien sûr, tous n’ont pas répondu à l’appel, mais les mairies et les entreprises intéressées ont été très enthousiastes de découvrir nos animations : un jeu de piste ravageur et surtout le célèbre jeu de l’oie ! Une version online a d’ailleurs été adaptée à la crise sanitaire. Une fiche récapitulative de tous les éco-gestes simples a été transmise à tous les participants.

Ce qu’il faut retenir, ce sont des moments de convivialité sincères et sans morale. Quoi de plus efficace pour que les messages fassent sens ?

 

Le jeu de l’oie et jeu de piste ont été repensés

Après nous être inspirés du jeu de plateau des années précédentes, nous avons décidé de retravailler totalement le support : il est le fruit d’un travail collectif réalisé avec l’équipe de la Métropole de Lyon, Léa et Cléa. Nous avons ainsi complètement repensé le design du plateau, réorganisé les catégories de questions, actualisé les informations. Vous pourrez ainsi découvrir la multitude d’éco-gestes qu’il est possible de mettre en pratique au bureau. Les réaliser ensuite chez soi et sur son lieu de travail sera un jeu d’enfant ! Êtes-vous prêt à relever le défi avec vos collègues ?

Nous avons pensé à tout ; en effet au vu de la situation actuelle, il nous semblait indispensable de trouver un moyen de rendre compatible notre animation avec le télétravail : vous pouvez donc dès à présent participer à une version numérique de notre jeu de plateau, utilisable en ligne.

Photo2

En photo : plateau du jeu de l’oie entièrement reconçu par les volontaires.

 

Le jeu de piste quant à lui, est l’animation idéale pour cibler concrètement les éco-gestes à mettre en place dans votre établissement ! Découvrez vos bureaux sous un œil nouveau ; répondez à des énigmes et des questions sur les écogestes adaptés à vos équipements. Vous découvrirez par exemple le drôle d’outil qu’est l’éco mousseur ou bien vous effectuerez vous-même des mesures de puissance grâce au wattmètre ! Quelle équipe aura les meilleures idées et l’emportera ?

Vous êtes intéressés ? Rdv au bas de l’article !

 

Que vous ont apporté ces 8 mois de service civique ?

La rencontre de nouvelles personnes, la découverte du monde associatif et professionnel, des aspects de la gestion de projet, apprendre à travailler en équipe, être plus autonome et plus humble. À chaque intervention, chaque participant semblait intéressé par toutes les infos qu’on pouvait leur donner, il y avait du débat, des interrogations. Nous savons que nous avons réussi notre but, en leur apportant des connaissances, de les sentir interpelés et de s’interroger sur les questions de l’écologie.

Au sein de l’équipe, l’année a été forte en rebondissements. Le Covid a provoqué plusieurs jours d’isolement et le départ d’un volontaire; Mohamed; qui n’arrivait plus à se motiver avec le retard que prenait la mission. Mais nous avons réussi à nous adapter et c’est une force que nous avons tous développé grâce au service civique !

Nous remercions Raphaël Youssoufian de la Métropole de Lyon, et notre coordinateur Julien Lacroix-Renzi d’Unis-Cité, pour nous avoir accompagnés tout au long de cette année.

 

Place à la promotion 2021-2022, en cours de recrutement

De nouveaux volontaires reprendront le flambeau et succéderont à leurs prédécesseurs d’ici novembre 2021. Une fois familiarisés avec les outils d’animations, ils pourront intervenir auprès des salariés pour les sensibiliser aux éco-gestes. Des entreprises sont déjà intéressées ! N’hésitez pas à contacter la prochaine équipe à l’adresse suivante dès le mois de novembre : ecogestes.ucgrandlyon@gmail.com ou bien réserver votre place en contactant dès aujourd’hui la Métropole : tri-energie@grandlyon.com

 

 

POLLUTEC, du 12 au 15 octobre 2021 à EUREXPO

Rendez-vous mondial incontournable des solutions environnementales pour l’industrie, les villes et les territoires,  le salon Pollutec est de retour du 12 au 15 octobre 2021 à Eurexpo (Lyon). La Métropole propose un programme d’événements illustrant comment la Métropole accompagne et soutient les acteurs du territoire dans leur transformation.

 

Pour cette édition, la Métropole de Lyon propose un ensemble d’événements en tribune et sur son stand n°110 situé dans le Hall 4 : un programme riche en temps forts avec ses experts spécialistes de l’environnement, de l’énergie et de la transition écologique ! 

En particulier, l’équipe du plan climat vous invite le mardi 12 octobre 2021, de 14h00 à 15h00 sur le stand de la Métropole, pour un temps fort sur le thème :

« Le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de la Métropole de Lyon, une dynamique partenariale pour faciliter la transition énergétique du territoire »

Philippe Guelpa-Bonaro, vice-président de la Métropole de Lyon, présentera le PCAET 2030 et sa feuille de route et Didier Fromont, Directeur Agence Commerciale Réseaux chez Dalkia, témoignera en tant que partenaire du PCAET.

MASQUE_POLLUTEC_CONF_PCAET

Plus d’infos sur le programme : https://bit.ly/3mgfu35

Inscrivez-vous gratuitement au salon Pollutec : https://badge.pollutec.com/visiteur/coordonnees.htm

(Code invitation : CXS)

 

Il fait trop chaud…

…pour travailler, dormir, se déplacer ? Une enquête sur les pratiques et représentations des habitants pendant les périodes de fortes chaleurs menée en 2020 permet de mieux cerner les comportements des Grand-lyonnais et d’orienter nos politiques publiques. Un sujet bouillant d’actualité.

Canicule nuage de mots

Les jours de canicule et les périodes de fortes chaleurs sont de plus en plus fréquents dans la métropole lyonnaise et se trouvent amplifiés par le phénomène des ilots de chaleurs urbains*.

Face à ces nouvelles conditions climatiques qui s’installent dans nos villes et au fil des années, force est de se demander : Comment les individus habitent leur logement, leur quartier ? Se déplacent-ils vers d’autres territoires ? Quelles connaissances, pratiques et représentations mobilisent-ils pour lutter contre l’inconfort du aux fortes chaleurs ?

Ces questions en prise directe avec les politiques publiques de la Métropole de Lyon (logement, habitat, aménagement des espaces publics, politiques sociales, soutien aux personnes vulnérables, politiques de santé-environnement, espaces de loisirs…) ont fait l’objet d’une étude de la part du service Usages et Expérimentation de la Direction de la Prospective et du Dialogue Public et du service Énergie-Climat de la Direction environnement, écologie, énergie.

Ainsi, durant l’été 2020 une enquête a été menée auprès de 2000 habitants de la Métropole de Lyon pour recueillir leurs perceptions face à la canicule et aux périodes de fortes chaleurs. Une synthèse de ces résultats vient d’être publiée dans la collection des Baromètres des services urbains : Enquête sur les pratiques et représentations des habitants pendant les périodes de fortes chaleurs

On y apprend, par exemple, que 86% des habitants estiment qu’il sera de plus en plus difficile de vivre dans leur commune, un ressenti nuancé au regard des inégalités sociales et territoriales. On apprend aussi que les habitants ont une connaissance des enjeux écologiques, ainsi si 16% souhaitent s’équiper d’une climatisation, 88% ont conscience que la climatisation est mauvaise pour l’environnement. Autant d’indicateurs qui font du Baromètre des services urbains, enquête sur les pratiques et représentations des habitants pendant les périodes de fortes chaleurs un outil d’observation et d’analyse socio-économique pour mieux penser le territoire et la qualité de vie de toutes et tous.

* Les îlots de chaleur urbains (ICU) sont des élévations localisées des températures, particulièrement des températures maximales diurnes et nocturnes, enregistrées en milieu urbain par rapport aux zones rurales ou forestières voisines ou par rapport aux températures moyennes régionales (source Wikipédia).
** Le Baromètre des services urbains est un outil d’analyse piloté par la Direction de la Prospective et du dialogue public pour aider à orienter les politiques publiques. Il existe depuis 2011 et porte sur les thématiques suivantes : nettoiement, mobilité, gestion des déchets, voirie, eau, énergie…

 

 

 

Le guide des 100 écogestes tout neuf pour cette année 2021

Venez découvrir la dernière version actualisée du guide des 100 écogestes. Il a été rédigé dans le cadre du programme Déclics, coordonné par le CLER, Réseau pour la transition énergétique, en partenariat avec les associations Alisée (sur Angers) et Hespul (sur Lyon)

Guide 100 ecogestes

À l’origine, ce guide a été rédigé dans le cadre du programme « Défi Familles à Energie Positive », aujourd’hui appelé Déclics énergie, géré par le CLER. Le but de ce guide : recenser de nombreux et précieux conseils pour économiser efficacement l’eau et l’énergie dans son logement.

Ce recueil de 50 pages répertorie 100 écogestes, réalisables chez soi. Il est à destination de toutes personnes voulant faire des économies sur ses consommations : chauffage, eau, électricité, gaz, mais aussi le petit nouveau de cette version, le numérique !

Les nouveautés apportées dans cette publication du CLER ?

À première vue, un design plus récent et attrayant, répondant à la charte du CLER. La mise en page est aussi ludique avec une approche par pièce des écogestes. Cela rend l’utilisation de ce guide plus simple.

À chaque écogestes, une explication est fournie afin de mieux comprendre l’impact. Ils sont d’ailleurs mis en avant selon leur impact et leur simplicité de mise en place.

De nouvelles pages « Zoom » concernant certains postes de consommation permettent aussi de mieux comprendre les enjeux vis-à-vis de la réduction des consommations énergétiques.

Et enfin, l’introduction est illustrée par des graphiques et des chiffres actualisés.

Toutes ces nouveautés s’appuient sur les recommandations de l’ADEME, et un important travail de mise-à-jour a été réalisé sur le contenu.

C’est donc un recueil complet, rempli d’informations utiles, au quotidien, pour entamer une démarche de réduction de ses consommations. La promotion de ces bonnes pratiques et les dispositifs qui les conseillent (DECLICS énergie, Bureaux à énergie positive, intervention des volontaires en service civique dans le tertiaire…) contribuent à atteindre les objectifs de sobriété énergétique inscrits au plan climat et dans le schéma directeur des énergies et portés par le nouvel exécutif.

N’attendez plus, et laissez-vous tenter par une expérience écogestes, comme par exemple :

Schema 2

N°56 : «Je mets un couvercle sur la casserole pendant la cuisson »

Vous pouvez économiser 25% de l’énergie nécessaire à la cuisson en laissant le couvercle sur vos casseroles.

N’hésitez pas à parcourir le reste des écogestes, et choisir ceux qui vous parlent le plus sur Le guide des 100 Écogestes.

Derniers articles en lien :

Une rentrée masquée pour les volontaires « écogestes »

Ecolyo

Salariés engagés de retour sur votre lieu de travail ? Répondez à l’enquête du Réseau FEVE !

Le Réseau FEVE, que nous vous avons présenté dans un précédent article [clic!], organise une enquête pour mieux connaitre les salariés engagés au travail, qui lancent et/ou participent à des projets citoyens, environnementaux et/ou solidaires, sur leur lieu de travail. Vous pouvez répondre via ce questionnaire en ligne :

https://enquetes.univ-lyon2.fr/index.php/135125?lang=fr

L’objectif est de mieux connaitre les salariés engagés sur ces thématiques, et mieux appréhender leurs situations.

N’hésitez pas à participer !

 

Les effets locaux du confinement : amélioration de la qualité de l’air et baisse du bruit

En cette période difficile de confinement, l’équipe du Plan Climat vous fait parvenir quelques bonnes nouvelles, relevées par ses partenaires Acoucité – Observatoire de l’environnement sonore – et ATMO Auvergne Rhône-Alpes – Observatoires de surveillance de la qualité de l’air. La baisse d’activité a permis d’apaiser notre ville, avec une baisse du bruit et une amélioration de la qualité de l’air.

 

Redécouverte de certains sons par les citadins

Acoucité, l’Observatoire de l’environnement sonore, a observé une réduction des niveaux sonores sur toutes ses balises de mesure dès le début du confinement. Sur la place Bellecour, en plein centre de Lyon, la réduction du bruit est impressionnante la nuit, où on a pu observer une baisse de 8 décibels (dB) les nuits de semaine, et jusqu’à 12 dB les nuits de weekend (vendredi et samedi soirs). Ce sont habituellement des soirs plus animés, la baisse est donc plus importante. Ceci est d’autant plus significatif qu’une réduction de 8 dB correspond à une diminution d’environ 80% en termes d’énergie sonore, quand une réduction de 12 dB correspond à une réduction de 95%. En journée, c’est une réduction de 11 dB qui a été constatée pendant le premier weekend de confinement. [clic !]

 

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

 

Acoucité relève également que la composition même des sons est transformée, puisqu’on peut redécouvrir le chant des oiseaux ou les cloches des églises. Ils ont toujours été présents, mais les citadins ne les entendaient plus car ils étaient masqués par les bruits provenant des transports ou des terrasses des restaurants.

 

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

 

Un autre lieu étudié par Acoucité a été le Boulevard périphérique Laurent Bonnevay à Vénissieux, en sa qualité d’axe routier majeur, permettant de voir l’impact de la baisse des déplacements sur le bruit. La réduction du bruit est moins flagrante, car le trafic y reste important, contrairement au centre-ville. On peut quand même remarquer une baisse progressive du niveau sonore.

 

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année). Source : ACOUCITE

 

Ce graphique présente bien une réduction du niveau sonore : plus le bâton est grand, plus la baisse du bruit est importante.

Globalement, Acoucité relève une moyenne de réduction de 5 dB du bruit sur la Métropole de Lyon, soit une baisse de 70% de l’énergie sonore ! Cette baisse est la plus importante place Bellecour, où le trafic, mais surtout les activités humaines, ont considérablement diminué.

 

Une baisse du trafic routier pour une qualité de l’air améliorée

Grâce à Only Moov’, on apprend que le trafic routier chute drastiquement, jusqu’à -85% le vendredi 20 mars par rapport à la période pré-confinement. Cependant, on peut observer une augmentation de près de 50% des poids lourds sur la Rocade Est.

 

Reportage auprès de l’observatoire agréé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Station de mesure de la qualité de l'air à proximité du périphérique de Lyon.

Station de mesure de la qualité de l’air à proximité du périphérique Laurent Bonnevay. Source : ATMO

 

ATMO nous apporte une bonne nouvelle sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air, et en particulier pour les oxydes d’azote. Ces polluants sont qualifiés de « traceurs de la pollution automobile ». Les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Le trafic routier est responsable de plus des 2/3 des émissions de NOx en ville : c’est un indicateur privilégié de la baisse de la pollution automobile pour les observatoires de la qualité de l’air.

 

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Les données analysées pour les illustrations ci-dessus proviennent des stations de mesures de la qualité de l’air de référence trafic et urbaine de la Métropole de Lyon

 

La baisse du trafic routier, et donc des émissions de NOx, est une excellente nouvelle pour la santé des habitants. La comparaison des concentrations mesurées en dioxydes d’azote (NO2) lors des deux premières semaines de confinement avec celles des mois de mars des 5 années précédentes sur l’agglomération lyonnaise a montré que cette diminution a pu atteindre certains jours 85%, à proximité des routes comme en centre-ville. [Clic !]

Au niveau de l’agglomération lyonnaise, les résultats de la surveillance de la qualité de l’air d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes mettent en effet en évidence une baisse des concentrations en oxydes d’azote en mars 2020 de 63% aux abords des grands axes de circulation [Clic !]. La baisse de concentration en particules fines et très fines (PM10 et PM2,5) est elle aussi remarquée au niveau des voiries, où l’on observe une baisse moyenne de 16%. Au contraire, lors des deux premières semaines de confinement, une augmentation de la concentration en particules fines a été relevée en milieu urbain [clic !].

 

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Les données analysées pour l’infographie ci-dessus proviennent de stations de mesures de la qualité de l’air représentatives de la pollution due au trafic routier (Lyon périphérique pour l’agglomération de Lyon et avenue Jean Jaurès pour la ville de Lyon).

 

Ce confinement aura donc permis de baisser la pollution sonore et la pollution de l’air : de bonnes nouvelles pour la qualité de vie et le climat lyonnais ! Surtout, nous avons pu observer l’immédiateté de ces baisses, montrant que les mesures visant à diminuer le trafic routier pour améliorer la qualité de vie en ville ont un impact positif à court et à long terme.

 

Baisse nationale des émissions de gaz à effet de serre

Et pour terminer, le confinement aura aussi eu un impact positif pour les émissions de gaz à effet de serre (GES), au niveau mondial, régional et local. En France, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), estime que les émissions de GES ont baissé de 30% avec le confinement [clic !]. C’est en grande partie grâce à la baisse des transports de surface : ils sont responsables de 60% de ces émissions de GES évitées ! L’aviation représente quant à elle 10% supplémentaires. De quoi nous inciter toutes et tous à envisager des mobilités plus douces à l’avenir.

A nous tous de faire en sorte que toutes ces améliorations ne soient pas momentanées, mais au contraire qu’elles s’inscrivent dans la durée ! [Clic !]

 

Pour aller plus loin :

Acoucité a publié un nouveau document sur l’impact du confinement sur l’environnement sonore [clic !]

ATMO propose un premier bilan sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air [clic !]

Envie d’agir au travail pour l’environnement et la solidarité ? Rejoignez le réseau FEVE !

C’est quoi ?

Le réseau FEVE (For Environmental Value Empowerment) est une association créée en 2016 à Lyon par un groupe de salariés. Ils sont motivés à mettre en accord leur environnement de travail et leurs convictions écologiques et solidaires. Il s’agit d’accompagner les changements de comportements des salariés : « l’association accompagne les salariés dans leurs envies d’agir au travail en faveur de l’environnement, de la solidarité et la citoyenneté. » Les actions du réseau FEVE s’inscrivent dans l’action 3 du Plan Climat « Susciter et accompagner les changements d’habitude ».

« Convaincue de la nécessité d’une prise de responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de son impact sur la société, j’étais intiment convaincue qu’une telle responsabilité n’avait de sens que par l’humain» – Solinne Moretti, présidente et fondatrice du réseau FEVE

C’est pour qui ?

L’association est à destination des salariés et employés. Le but du réseau FEVE est de soutenir leurs actions dans le Développement Durable (DD) et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Grâce au réseau FEVE, les initiatives peuvent être partagées, et même accompagnées par des bénévoles compétents, pour soutenir les prises de conscience écocitoyennes sur les lieux de travail.

Formation de salariés par le réseau FEVE

 

Ça marche comment ?

La particularité de la démarche FEVE vient de son organisation écocitoyenne « bottom-up », c’est-à-dire qu’elle part d’en bas, du salarié, pour infuser jusqu’à la stratégie RSE de l’entreprise, pour agir en faveur de la transition écologique et solidaire. L’association agit selon 4 axes :

  • Un accompagnement individuel et collectif en externe pour faciliter les rencontres entre salariés et favoriser l’inspiration, et rencontrer les acteurs ressources du territoire, à travers des bénévoles formés à l’accompagnement au changement.
  • Une formation intrapreneur IpESS (Intrapreneur Environnemental Social et Solidaire), qui vise à former des citoyens grâce à des mises en situation et une certification finale, pour être reconnu IpESS par son organisation. Elle s’articule autour de l’intrapreneuriat (développer la culture d’entreprendre), de l’empowerement (cultiver l’esprit critique pour mieux agir), et de l’accompagnement aux changements éco-responsables.
  • Un accompagnement à la création de FEVES en interne : pour les salariés certifiés IpESS, mais aussi pour tous les autres, un soutien pour créer des FEVES sur le lieu de travail, où salariés et employés peuvent se retrouver autour de valeurs et projets ESS (environnement social et solidaire) partagés. Les FEVES participent ensuite aux stratégies de développement durable et de RSE de leur entreprise, elles sont une instance de dialogue.
  • Une aide à la transformation des métiers de l’entreprise : les salariés accompagnés sont amenés à réfléchir pour donner un sens plus écologique et solidaire à leurs fonctions (écoconception, informatique écoresponsable ou éthique écologique.)

 

Une partie des bénévoles du réseau FEVE

Le réseau FEVE organise aussi différents types d’événements :

Tout d’abord, des afterwork RSE/DD « Bouge ton entreprise ! », pour s’inspirer dans ses actions au travail. Ces temps sont ouverts à tous et ont lieu une fois par mois à Lyon.

Des rencontres sont également proposées pour mieux connaitre les acteurs du territoire et trouver des ressources. Pour ne plus seulement avoir envie d’agir, mais pouvoir passer à l’action. D’autres événements sont organisés, comme des conférences thématiques sur l’engagement éco-citoyen au travail ou des ciné-débats publics.

Enfin, le réseau développe un dernier outil : les Conversations Carbone. C’est un cycle de 6 ateliers de discussion portant sur les différentes thématiques de notre empreinte carbone, à destination des salariés. Un accompagnement en forme de première étape pour agir ensuite sur son lieu de travail et promouvoir un mode de vie plus sobre en carbone.

Et concrètement ?

Voici des exemples d’actions facilement réalisables et reproductibles sur le lieu de travail :

  • Tri et réduction des gobelets et bouteilles plastiques, canettes alu et bouchons aux coins café
  • Tri du papier au bureau
  • Distribution de paniers AMAP
  • Boites à partage, création d’une « salle de la convivialité », frigo solidaire pour partager ses récoltes, échanges de services
  • Installation de ruches d’entreprises
  • Réduction des consommations d’énergie chez soi et au bureau (éclairage, climatisation, eau)
  • Réduction de l’empreinte carbone informatique
  • Déjeuners collectifs zéro déchets, locaux et bios
  • Et bien d’autres encore !

C’est où et quand ?

L’association sera présente au salon Primevère, du 6 au 8 mars 2020 à Eurexpo, alors venez les rencontrer pour trouver des réponses à toutes vos questions !

 

Pour en savoir plus sur le réseau FEVE : www.reseaufeve.fr

Pour contacter le réseau FEVE : contact@reseaufeve.org

 

 

Découvrez le nouveau guide des acteurs de l’économie circulaire !

La Métropole de Lyon vous propose une seconde édition du guide des acteurs de l’économie circulaire. Vous pourrez en apprendre plus sur des projets concrets au service des 4 R « Réduire, Réparer, Réemployer, Recycler ».

L’économie circulaire consiste à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources tout en diminuant l’impact sur l’environnement, notamment en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production de déchets. L’économie circulaire vise donc à faire plus et mieux, avec moins, pour la totalité du cycle de vie du produit (bien ou service).

Vous trouverez à l’intérieur de ce guide, une présentation de projets traitant d’alimentation, de BTP, de mobilité, d’ameublement, de gestion des biodéchets, de culture ou de textile, ainsi que les contacts des différentes structures.

Ce guide s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels, alors n’hésitez pas à aller le télécharger ici [clic !]

 

 

 

Et si une bonne résolution en 2020 serait de devenir ambassadeur du changement ?

À l’heure où nous entrons dans une nouvelle décennie, la mobilisation de toutes et tous est toujours d’actualité pour agir face à l’urgence climatique. L’association Anciela propose d’encourager et d’accompagner les envies d’agir des citoyens grâce à la démarche des ambassadeurs du changement.

Un groupe d’ambassadeurs du changement en formation collective © Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Un groupe d’ambassadeurs du changement en formation collective © Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Les ambassadeurs du changement, qu’est-ce que c’est ?

Le principe des ambassadeurs du changement est de massifier les actions de changement de comportement pour que toutes les personnes qui agissent déjà puissent entraîner avec elles d’autres personnes de leur entourage. Il s’agit de mobiliser ses amis, ses collègues, ses voisins, ses partenaires de sport et loisirs, etc. Anciela permet aussi d’outiller et d’accompagner les grands lyonnais pour qu’ils puissent agir autour d’eux.

« Face aux menaces d’effondrement de la biodiversité et de dérèglement climatique, chaque personne qui a envie d’agir doit pouvoir être utile. C’est une nécessité vitale ! »

Martin, président d’Anciela

Si vous avez des fourmis dans les jambes à l’idée de pouvoir diffuser et faire essaimer des actions, si vous fourmillez d’idées pour faire s’engager les citoyens à l’échelle individuelle et collective, votre bonne résolution pourrait donc être de franchir le pas en devenant ambassadeur du changement pour apporter votre contribution à une société écologique et solidaire.

 

Quels rôles jouent les ambassadeurs du changement ?

Les missions principales des ambassadeurs auprès de leur entourage sont :

  • de faire de la prise de conscience,
  • d’accompagner aux évolutions des modes de vie,
  • d’inventer des actions et de montrer des initiatives durables.

Par ces actions, les ambassadeurs peuvent donner envie d’agir autour d’eux et faire adopter un mode de vie plus écologique pour mener des initiatives de transition. Sept grands défis pour lesquels il est urgent d’agir ont été identifiés : climat, zéro-déchets, zéro-pollution, nature et biodiversité, agriculture vivante, économies alternatives, et solidarités. Chaque ambassadeur est libre de choisir la ou les thématiques pour lesquelles il souhaite s’engager.

 

Quelques exemples d’actions

En tant qu’ambassadeur, vous pourrez conseillez vos amis en préparation d’un voyage et s’interrogeant sur les conséquences écologiques de ce dernier. Il vous sera possible de permettre à votre immeuble entier de ne plus jeter ses biodéchets en y installant un bac à compost. Au travail, vous accompagnerez vos collègues pour qu’ils puissent venir sans voiture, ou vous suggérerez des solutions pour faciliter le tri et le recyclage des déchets. Vous proposerez à vos voisins d’acheter leurs légumes dans une AMAP à créer ensemble pour soutenir l’agriculture paysanne. Vous pourrez organiser un pédibus ou encore verdir votre rue pour accueillir la biodiversité.

reu_ab_chgt_aperomensuel

Échanges en groupes lors d’un « apéro » mensuel des ambassadeurs © Anciela

 

Vous aussi devenez ambassadeur du changement !

Plutôt que d’attendre que les autres agissent, vous pouvez vous engager concrètement dès maintenant. Déjà 220 ambassadeurs sont impliqués dans cette démarche. Anciela est là pour vous accompagner, à la fois pour vous conseiller et pour soutenir vos envies et idées d’agir.

« Nous prendrons une heure de rendez-vous avec chaque ambassadeur afin de lui donner des conseils et des outils personnalisés pour qu’il donne le meilleur de lui-même dans ses actions ! »

Julie, coordinatrice des ambassadeurs du changement chez Anciela

Si vous souhaitez rejoindre le mouvement, il vous suffit de vous de vous connecter sur le site www.ambassadeursduchangement.fr qui vous permettra à la fois d’en savoir plus, de vous inscrire et de réserver votre premier rendez-vous avec Anciela.

 

Quand on mesure en ville…

C’est aussi la rentrée pour les chercheurs du projet « 3 M’air ». A l’aide de capteurs permettant de connaître la qualité de l’air et la température en ville, ils proposent des campagnes de mesure participatives. 

campagne_mesures_3mair

Pour quoi 3 M ?

« Mesure citoyenne Mobile et Modélisation » : ce projet rassemble des chercheurs de plusieurs laboratoires lyonnais et des collectivités locales. L’objectif est de voir si la mesure mobile citoyenne, réalisée à partir de capteurs assemblés à Lyon, peut avoir une valeur scientifique pour la modélisation. La première campagne participative a eu lieu en juin, avec 36 participants (voir l’article).

Les capteurs mesurent à la fois des paramètres de qualité de l’air (particules PM, dioxyde d’azote NO2…) mais aussi la température de l’air, et bien sûr la position à l’aide d’un GPS. Celà devrait permettre de voir l’influence de l’activité humaine (mobilité, chauffage, selon les zones) mais aussi, l’été, les effets rafraîchissants de la végétation.

C’est quand ?

Les prochaines campagnes auront lieu dans le centre de Lyon tous les samedis d’octobre :

– samedi 5 octobre

– samedi 12 octobre

– samedi 26 octobre

Pour vous inscrire

Si vous souhaitez participer, merci de nous indiquer votre présence par mail à projet.3mair[a]gmail.com , en précisant les dates où vous vous engagez. N’hésitez pas à diffuser l’information à votre entourage : nous cherchons une dizaine de volontaires pour chaque date.

Le jour J : RDV à 14h sous la statue de la place Bellecour, où nous vous distribuerons les capteurs et les parcours (durée ~1h30). En cas de pluie, nous vous préviendrons par mail la veille si les mesures sont annulées. 

À bientôt !

L’équipe 3 M’Air

Le 12 octobre, 14 volontaires ont participé à la campagne de mesures (nous avons pris la photo après le départ des premiers groupes). Merci à tous!

Le 12 octobre, 14 volontaires ont participé à la campagne de mesures (nous avons pris la photo après le départ des premiers groupes). Merci à tous!

 

Zone contenant les pièces jointes