L’édition 2020 du Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre est publiée !

La Métropole de Lyon, en tant que collectivité territoriale de de plus de 50 000 habitants, est tenue de réaliser un Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES ou Bilan GES) tous les trois ans. Il s’agit du bilan des émissions dues aux compétences et aux activités de l’institution : il permet de connaitre les postes sur lesquels la Métropole doit travailler en priorité pour améliorer son empreinte carbone.

 

BEGES_2020

 

Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre de la Métropole de Lyon en 2020

Le BEGES est une photographie des émissions de gaz à effet de serre induites par l’activité et le patrimoine de l’institution. Son objectif : connaitre les postes les plus émetteurs de gaz à effet de serre, dans le but de les réduire. Le bilan réalisé en 2020 porte sur les données d’émissions de gaz à effet de serre de 2019.

En 2019, les émissions de gaz à effet de serre relatives au fonctionnement et aux compétences de la Métropole de Lyon sont évaluées à environ 405 000 tonnes de CO2 équivalent (tCO2). Ce sont les émissions induites par son fonctionnement (patrimoine) et ses services publics (compétences déchets, réseaux de chaleurs, eau-assainissement) : on peut parler de l’empreinte carbone de l’institution (Scopes 1 et 2).

Cela représente environ 5% des émissions totales produites sur le territoire de la Métropole de Lyon parmi les 7 692 000 tCO2e émises par le territoire dans son ensemble : habitants, activités économiques, communes…

 

Émissions de l’institution Métropole par rapport au territoire du Grand Lyon

Émissions de l’institution Métropole par rapport au territoire du Grand Lyon

 

Ce qui est comptabilisé dans le BEGES

Le BEGES intègre les émissions inhérentes au fonctionnement de son patrimoine (bâtiments et véhicules) et des équipements qu’elle gère (collèges, équipements sportifs). On prend en compte les consommations d’énergie des bâtiments (en kilowattheure par type d’énergie), les consommations de carburant des véhicules (en litre par type de carburant), mais aussi les gaz réfrigérant des climatisations, dont l’impact environnemental est très élevé.

Il intègre également les émissions produites dans le cadre de l’exercice des compétences de l’institution, effectuées en régie ou déléguées, telles que la collecte et le traitement des déchets, la production d’énergie dans les réseaux de chaleur urbain, l’eau potable et l’assainissement, la voirie …

Les 2 catégories et postes d’émissions prises en compte dans le BEGES, liées aux activités ci-dessus, sont de 2 types : 

  • Les émissions directes de GES, c’est le scope 1. Ce sont les émissions qui ont lieu directement sur le territoire et qui sont liées aux infrastructures, aux équipements détenus par la collectivité, comme la consommation de carburant de la flotte de véhicules ou les fluides frigorigènes des climatisations.
  • Les émissions indirectes énergétiques, c’est le scope 2. Il correspond aux émissions indirectes liées à la production d’électricité et à l’alimentation des réseaux de chaleur et de froid.

Enfin, vient le scope 3, qui n’est aujourd’hui pas comptabilisé pour la Métropole de Lyon, et qui correspond à toutes les autres émissions indirectes, associées aux biens et services importés, tels que les process de fabrication du matériel informatique utilisé ou encore les déplacements domicile-travail des agents.

 

Le profil des émissions de la Métropole de Lyon

Profil d’émissions de GES du patrimoine et des compétences de la Métropole de Lyon, en tCO2e

Profil d’émissions de GES du patrimoine et des compétences de la Métropole de Lyon, en tCO2e

 

  • L’exercice de la compétence de gestion des déchets est la principale source d’émissions de la Métropole, elle représente 64% des émissions, dont 93% sont issues de la combustion des déchets lors des process d’incinération, en particulier celle du plastique. À noter que la chaleur produite par le procédé d’incinération alimente en partie les réseaux de chaleur, limitant ainsi le recours à des énergies plus carbonées (on parle d’« émissions évitées », à l’échelle territoriale).
  • Les réseaux de chaleur représentent le second poste d’émissions de la Métropole (29% des émissions). Des efforts sont faits pour diminuer les émissions liées au RCU grâce au verdissement du mix énergétique qui alimente les RCU (aujourd’hui, autour de 60% d’ENR).
  • Troisième source d’émissions, l’assainissement et l’eau potable contribuent pour 4% aux émissions de la Métropole. Ces émissions sont essentiellement induites par le traitement des boues (50%) et les consommations d’énergie des process de collecte et d’épuration (47%).
  • Les consommations du patrimoine administratif (bâti et roulant) ne représentent que 3% des émissions totales. Pour autant, la Métropole se veut exemplaire sur cette question, et ambitionne sur le mandat un important plan de rénovation de son patrimoine bâti.
  • La voirie (tunnels, parking…) représente moins de 1% du profil d’émissions de la Métropole.

 

Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre : un outil pour le Plan Climat

Au-delà du caractère réglementaire de l’exercice, le BEGES représente l’opportunité pour la collectivité de cibler les secteurs d’émission clefs, et d’en connaitre les évolutions. Cette dernière donnée est importante pour le suivi du Plan Climat 2030, qui fixe des objectifs à atteindre (notamment en termes d’émissions) en vue de se mettre sur la voie d’une neutralité carbone à 2050.

Les évolutions constatées d’une année à l’autre sont toutefois à prendre avec des pincettes : en effet, comme il l’a été vu plus haut, une partie de l’activité, émettrice, génère également des « émissions évitées » que l’on ne peut soustraire au bilan global. Par exemple, l’extension des réseaux de chaleur urbain va mathématiquement générer plus d’émissions pour l’institution, mais diminuer le bilan du territoire en se substituant à des sources fossiles.

 

Retrouvez le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre – 64 pages – ici [clic!]

 

Le nouveau plan climat 2030 approuvé par les partenaires

Plus de 9 ans après la toute première Conférence Énergie Climat (CEC) qui avait posé les fondations de l’engagement partenarial autour du plan climat de la Métropole de Lyon, la 6ème édition de cet évènement s’est déroulée le jeudi 28 novembre 2019.

Salle comble pour la 6ème Conférence Énergie Climat  - © Eric Soudan

Salle comble pour la 6ème Conférence Énergie Climat – © Eric Soudan

Cette 6ème CEC revêtait d’une importance particulièrement puisqu’il s’agissait d’approuver la nouvelle édition du plan climat, révisé en Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET).

400 participants ont assisté aux Subsistances à Lyon à la présentation du PCAET et de ses nouveaux objectifs à l’horizon 2030. 145 partenaires (entreprises, acteurs relais, associations, communes, autres institutions) ont signé le PCAET et ont déclaré leurs actions qui vont contribuer aux objectifs dans le document. La liste de ces 145 signataires du plan climat est disponible ici [clic !].

 

La soirée de présentation du plan climat a été rythmée par une séries d’interventions toutes plus passionnantes les unes que les autres.

 

« Le Comité Scientifique va permettre de questionner et d’enrichir le plan climat avec les connaissances diverses de ses membres » – Corinne Le Quéré

Corinne Le Quéré, climatologue franco-canadienne, Présidente du Haut Conseil pour le climat, a expliqué à l’audience le rôle qu’allait jouer le Comité Scientifique du plan climat de la Métropole de Lyon dont elle assure la présidence. Mme Le Quéré a partagé sa vision de cet aréopage, permettant d’apporter ses conseils, son soutien et le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques en lien avec le plan climat métropolitain.

 

« Finalement on se sera pas forcément plus malheureux en renonçant à des choses auxquelles on a été habitué » – Sébastien Bohler

Sébastien Bohler, conférencier et écrivain en neurosciences, auteur du livre Le Bug Humain, a partagé avec la salle son analyse de la nécessaire rééducation du cerveau humain pour qu’il puisse avoir une vision à plus long terme et ainsi agir efficacement pour lutter contre la crise climatique.

Retrouver la vidéo de son intervention à la CEC en cliquant sur le lien [clic].

 

Ces deux interventions furent complétées par une table-ronde sur les finances et le climat, rassemblant la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), le Crédit Agricole Centre-Est, et l’Institute For Climate Economics (I4CE). Il y fut notamment question du fléchage des fonds vers des investissements bas carbone.

Le sujet de l’adaptation de la ville au changement climatique n’en fut pas en reste puisque Lyon Métropole Habitat, l’Université de Lyon et l’agence paysagiste Villes & Paysages ont fait part de leurs retours d’expériences et de leurs témoignages sur des aménagements urbains exemplaires. La désimperméabilisation des sols, l’économie circulaire, la végétalisation et la gestion des eaux pluviales furent par exemple les thématiques évoquées lors de ces interventions.

 

 Retrouvez la présentation diffusée lors de la CEC 2019 en cliquant sur ce lien [clic !].

 

Le Plan Climat Air Énergie Territorial de la Métropole de Lyon a été adopté à l’unanimité par les élus du conseil métropolitain le 16 décembre 2019. Retrouvez la délibération d’adhésion en cliquant ici [clic].

 

Ouverture de la consultation sur le projet de plan climat

Fruit de plusieurs années de travail, le plan climat décrit la trajectoire de notre territoire à horizon 2030. Le document, encore sous forme de projet, entre en phase de consultation.

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Historique

La Métropole de Lyon s’est engagée depuis 2015 dans la révision de son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Ce document a pour but de définir la stratégie de transition « air-énergie-climat » du territoire aux horizons 2030 et 2050. Son élaboration s’est déroulée en plusieurs étapes : construction d’un modèle énergétique du territoire, élaboration de 4 scénarios de transition, proposition d’une trajectoire associée à un plan d’action décrivant les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs. Ce travail de scénarisation s’est appuyé sur le « schéma directeur des énergies », adopté en mai 2019 (voir l’article ou télécharger).

Plusieurs séries d’ateliers ont eu lieu entre 2017 et 2018 pour construire cette trajectoire : ils ont associé des partenaires du territoire (entreprises, associations, communes, bailleurs sociaux, etc) pour pouvoir fixer les « curseurs » d’une trajectoire ambitieuse mais réaliste.

Deux documents ont été rédigés :

  • le projet de Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) [clic!];
  • l’évaluation environnementale du PCAET, menée en parallèle pour s’assurer de la cohérence avec les enjeux environnementaux locaux [clic!]. 

Ces documents ont été transmis pour avis à l’autorité environnementale le 7 mars 2019, puis à l’état et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les avis de ces organismes sont joints au dossier.

Récolter les avis du public

Comme le prévoit la loi, une période de mise à disposition électronique du dossier de consultation du projet de Plan Climat Air Energie Territorial est prévue. D’une durée réglementaire de 30 jours, elle se tient entre le 14 juin et le 14 juillet 2019 sur la plateforme officielle du Grand Lyon.

Pendant cette période, le public peut formuler des observations et propositions sur la base du dossier et les envoyer par voie électronique (adresse mail dédiée : consultationpcaet@grandlyon.com) ou par courrier. 

Pour compléter cette consultation, des ateliers thématiques sont prévus en juin et septembre, à destination des acteurs du territoire (associations, partenaires du plan climat, entreprises, acteurs publics, etc). Une démarche à destination du grand public est aussi engagée, avec un événement festif le 30 juin au parc de Miribel-Jonage (clic!).

Adoption

Après ces différentes étapes de consultation, le projet de plan climat sera modifié, pendant l’été, pour tenir compte des différentes remarques. Les actions des partenaires souhaitant signer le plan climat seront aussi ajoutées, afin que figurent l’ensemble des engagements. L’adoption finale du plan climat sera proposée au vote des élus lors du conseil de la Métropole en fin d’année 2019.

Bonne lecture !

 

A vos capteurs !

Le 20 juin après-midi, la première campagne participative de mesure de la qualité de l’air et de la chaleur en ville aura lieu. A l’aide de capteurs spécialement conçus par les laboratoires de recherche lyonnais, une quarantaine de volontaires sont attendus pour arpenter la ville et récolter de précieuses données. Tentés par l’aventure ?

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Climat urbain

L’été approche avec son lot de canicules : on le sait, ce phénomène va s’intensifier… Mais quel est le lien entre climat local et urbanisme ? Comment évoluent les concentrations de polluants selon les rues, les différents espaces, en lien avec l’activité humaine entre autres ? Depuis quelques années, la possibilité de construire à moindre coût des capteurs offre de nouvelles méthodes de mesure.

Le projet 3 M’air

Tout est parti d’un projet de recherche, « 3 M’air » (comme Mesure citoyenne Mobile & Modélisation). Il rassemble plusieurs laboratoires en  géographie, sciences sociales, télécommunications ainsi que des collectivités et spécialistes de la météo et de la qualité de l’air. L’objectif ? Lors de campagnes de mesure avec les habitants, acquérir des données sur la qualité de l’air (mesure des particules fines et gaz polluants tels que le NO2) et la température de l’air.

Des capteurs spécifiques ont été conçus par le laboratoire CITI à la Doua, leur précision a été comparée aux mesures des professionnels (Météo France et Atmo). La méthode de mesure participative a été testée à plusieurs reprises par les géographes de Lyon 3 – Jean Moulin. Les résultats de ces campagnes, données de terrain, seront ensuite comparés aux informations des différents modèles, afin de les améliorer.

Je m’inscris !

Lors de parcours de 1,5 km en moyenne, les volontaires pourront explorer une partie de la ville et enregistrer les données mesurées par le capteur en continu.

Pour participer :

– inscrivez-vous par mail à projet.3mair(a)gmail.com 

– RDV le jeudi 20 juin à 14h au Tubà (145 rue lafayette)

– n’oubliez pas de prendre un chapeau, de la crème solaire et une paire de baskets

A vos marques… prêts…

 

 

Sylv’ACCTES soutient une gestion durable de la forêt

Après 1 ans et demi d’existence, l’association Sylv’acctes partage ses premiers résultats : en 2016, elle a accompagné 500 hectares de forêt en accordant 165 000 euros d’aide financière en faveur du climat, de la biodiversité et du développement local (action 4.9 du Plan Climat de la Métropole).

Visite en forêt des partenaitres Sylv'ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

Visite en forêt des partenaires Sylv’ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

« La forêt rend de multiples services pour les habitants et les territoires », explique Loïc Casset, coordinateur de Sylv’ACCTES : « production de bois, puits de carbone, préservation de la qualité de l’eau, protection des paysages, attractivité, accueil du public (sentiers), protection des risques naturels (en montagne). Il convient donc de la préserver. C’est le rôle que s’est donné Sylv’ACCTES. Lyon est la 1ère Métropole à investir en dehors de son périmètre administratif et directement en forêt ». L’association a été créée en 2015 pour soutenir une gestion durable de la forêt dans les territoires proches de l’agglomération.

Investir dans des puits de carbone

« Le premier objectif est d’atténuer le changement climatique grâce aux puits de carbone que constitue la forêt », poursuit Loïc Casset. « 30 % du territoire régional est couvert par de la forêt, et permet chaque année d’absorber 18 millions de tonne de CO2 soit 3 % des émissions de CO2 nationales annuelles. Il s’agit donc de pérenniser des forêts jeunes et en croissance, sachant qu’une partie sert en plus à la production de bois (énergie/construction) ». En d’autres termes, « cette initiative permet d’élargir le périmètre d’action du Plan Climat du Grand Lyon, au-delà de son territoire, en jouant un rôle de complément, dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ». « Mais on ne peut parler de compensation carbone, car il faudrait pour cela que l’action en forêt de Sylv’ACCTES aboutissent à la production de crédits carbone échangeables contre des émissions de GES », précise Loïc Casset. L’action de l’association consiste également à adapter la forêt aux changements climatiques en cours : diversifier les essences, multiplier les étages du peuplement forestier, diminuer les densités de peuplement, optimiser les âges d’exploitabilité.

Soutenir le développement des territoires ruraux

La Métropole de Lyon s’est engagée, dans son Plan Climat, à favoriser la dynamique régionale de production de bois : il s’agit bien de répondre de manière durable aux usages croissants du bois, pour la construction et pour la production d’énergie. Sylv’ACCTES permet de soutenir un développement innovant dans les territoires ruraux et la structuration de la filière économique. A ce titre, l’association ne finance pas directement les propriétaires mais les entreprises qui réalisent les travaux : plantation, élagage, travaux d’éclaircie, etc. En contrepartie du soutien financier, les partenaires de Sylv’ACCTES (entreprises et collectivités) accompagnent l’amélioration de la gestion des forêts détenues par les communes ou propriétaires privés. « Notre aide permet d’accompagner des changements de pratique en matière de gestion des forêts », précise Loïc Casset. La démarche participe ainsi au maintien de l’emploi en zone rurale.

500 hectares de forêt améliorés

En 2016, 7 territoires ont bénéficié des premiers travaux, dans le Nord Isère, le Bugey, le Pilat et le Nord Ardèche. 431 700€ d’investissements ont permis d’améliorer la gestion de 500 hectares de forêts, représentant 52 bénéficiaires, soit un montant d’aides versées de 165 650 €. Cela permet très concrètement 2 254 arbres conservés pour la biodiversité et 364 000 tonnes de CO2 stockées, séquestrées ou substituées. En matière de production, les forêts ont généré 109 630 m3 de bois énergie et 261 610 m3 de bois d’œuvre.

En 2017, le nombre de territoires concernés en Rhône-Alpes devrait doubler. L’association souhaite se développer notamment sur l’Auvergne.

Comment bénéficier de ces aides ?

Les territoires forestiers doivent porter un Projet Sylvicole Territorial (PST). Sylv’ACCTES évalue l’efficacité des projets sylvicoles en fonction de quatre critères : efficacité CO2, amélioration de la biodiversité, impacts sur l’écosystème, impacts économiques.

 

Label Cit’ergie : Vénissieux et Rillieux-la-Pape, aux avant-postes de la transition énergétique

Economies d’énergie, rénovation thermique, énergies renouvelables, mobilité… Pour Vénissieux et Rillieux-la-Pape, la démarche Cit’ergie permet de mesurer chaque année l’avancée des projets sur le territoire et de renouveler les actions.

4 collectivités sont labellisées Cit'ergie. De gauche à droite aux côtés de l'ADEME : Métropole de Lyon (Vice-Président Bruno Charles)

Les 4 collectivités labellisées Cit’ergie lors de la réception de leur le label, décerné par l’ADEME. De gauche à droite : la Métropole de Lyon (Bruno Charles), la Ville de Lyon (Nicole Gay), la Ville de Vénissieux (Pierre-Alain Millet et Sandrine Perrier), la Ville de Rillieux-la-Pape (Alexandre Vincendet).

En juin 2016, Vénissieux a reçu le label Cit’ergie et Rillieux-la-Pape le label Cap Cit’ergie. Pour rappel, la Métropole est labellisée depuis 2014 au niveau Cit’ergie et anime un réseau avec les trois autres collectivités engagées sur le territoire : la Ville de Lyon, labellisée en 2015, Rillieux-la-Pape et Vénissieux. Cécile Vigouroux, responsable du service environnement à la ville de Vénissieux et Catherine Vial, chef du service environnement et énergie de Rillieux-la-Pape, reviennent sur un an d’expérience dans la démarche.

Quel est votre niveau d’engagement dans la démarche Cit’ergie ?

Cécile Vigouroux : Vénissieux a obtenu le label au niveau Cit’ergie, ce qui qui veut dire que nous avons déjà réalisé plus de 50 % de notre potentiel d’action (soit 56 %). Cette distinction confirme la mise en œuvre de plus de la moitié des possibilités d’actions et de progression dont notre commune a la compétence.

Catherine Vial : Pour Rillieux, le label CAP Cit’ergie montre que nous sommes en bonne voie pour atteindre le label Cit’ergie en 4 ans : la ville a réalisée 49,2 % de son objectif. Prochaine étape, atteindre le niveau Cit’ergie, situé à plus de 50 %.

Qu’apporte Cit’ergie pour la collectivité ?

Cécile Vigouroux : L’obtention de ce label est une récompense, mais aussi un encouragement pour mobiliser les services. Car c’est avant tout un bon outil de management pour s’assurer de l’avancée des projets sur le territoire, un outil d’évaluation, une démarche d’amélioration continue. Le label nous permet d’être exhaustif, plus transparent, plus visible dans ce que l’on fait. Aujourd’hui, l’information est plus partagée, il y a plus d’adhésion à nos actions.

Catherine Vial : Effectivement, le label récompense d’abord une démarche. Il permet de mettre la collectivité en mode projet, de mobiliser tous les services et les acteurs du territoire. Cit’ergie récompense notamment notre modèle de gouvernance, avec un comité de pilotage annuel et une revue des services deux fois par an. Le label pousse à mettre réellement en œuvre les actions programmées, à en assurer le suivi, à en évaluer les impacts  et amène ainsi à un processus d’amélioration continue.

Quels sont vos points forts ?

Cécile Vigouroux : Dans le cadre du plan climat, on a atteint le facteur 4 en matière de réduction des Gaz à effet de serre (GES) sur le patrimoine et services de la ville. Un de nos autres points forts est le réseau de chaleur : 3 chaudières bois ont été installées et raccordées au réseau, qui bénéficie ainsi d’un taux de mixité EnR (énergie renouvelable) de 58 % en 2017 (contre 39 % en 2012). Le réseau dessert près de la moitié de la population. Vénissieux, la Métropole de Lyon et l’Etat ont par ailleurs mis en place un Programme d’intérêt général (PIG) sur cinq ans (2013-2017) pour soutenir la rénovation énergétique des logements privés. Le label récompense également notre Plan de déplacement de l’administration, mis en place dès 2012, et notre politique d’achats durables. Enfin, la ville a lancé un appel à projet pour soutenir les éco-projets d’habitants depuis 2011 sur la commune. 6 à 10 éco-projets sont soutenus chaque année pour un budget d’environ 5 000 euros.

Catherine Vial : La commission nationale du label a souligné les objectifs en matière d’économie d’énergie sur éclairage public (- 50 % en 5 ans), notamment par des actions sur la régulation horaire et le remplacement des ampoules classiques par des LED. Autre point fort, le réseau de chaleur que la ville de Rillieux-la-Pape a fait classer fin 2013 : désormais toute nouvelle construction est obligée de s’y raccorder. Une extension de ce réseau est en cours. Enfin, 50 % de la flotte de véhicules de la ville est passée au GNV (gaz naturel pour véhicule).

Quelles seront vos prochains chantiers ?

Cécile Vigouroux : Notre objectif est d’abord de réaliser notre plan d’actions : développer les modes de déplacements alternatifs à la voiture, développer les achats durables (critères environnementaux dans les marchés publics), la maîtrise des énergies, etc.

Catherine Vial : Alors qu’elle n’est pas « obligée », la ville a lancé un bilan des émissions de GES sur son patrimoine et ses services. Pour les bâtiments communaux, elle formalise un cahier de prescriptions qui sera repris dans les marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux pour systématiser l’intégration de critère de développement durable : chantiers propres, approvisionnement local, gestion des déchets, qualité des matériaux, faibles consommations d’énergies…. La ville vient également d’entrer au capital de la SPL Oser bâtiments publics. Enfin, nous avons multiplié les partenariats pour mobiliser les habitants : avec l’ALE et Soliha sur des actions de sensibilisations pour les habitants (éco gestes), avec GRDF sur la thermographie ou avec Toits en transition (mise à disposition d’une école pour installer des panneaux solaires pour un projet photovoltaïque citoyen).

Le label Cit’ergie

Cit’ergie est la déclinaison française du « European Energy Award » qui récompense les démarches énergie-climat exemplaires mises en oeuvre dans plusieurs pays européens. En France, le label est porté et diffusé par l’Ademe. Il est donné pour 4 ans.

 

Plan Oxygène : rendre l’air plus respirable

Adopté en juin dernier, le plan Oxygène de la Métropole de Lyon prévoit plusieurs mesures afin d’améliorer la qualité de l’air. Il constitue le volet « Air » du Plan Climat.

Agir pour la qualité de l’air

Le territoire de la Métropole de Lyon est doté d’un Plan Climat Energie Territorial (PCET) depuis 2012, il vise à limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre de l’agglomération. La plupart des actions contribuent aussi à limiter les émissions de polluants. C’est ainsi le cas des transports en commun (plan d’actions pour les mobilités actives) de l’habitat (Écorénov’) ou des technologies propres (cleantechs). Là où le plan Oxygène œuvre, c’est en faveur de nouvelles mesures qui s’intéressent davantage aux effets sur la santé.

Limiter la circulation des véhicules les plus polluants

Premier sujet phare sur lequel le plan Oxygène entend influer : le transport des marchandises en ville. S’ils ne représentent que 7 à 8 % des kilomètres parcourus, les poids-lourds sont pourtant responsables de 17 % des émissions de particules fines.. Pour tenter d’inverser la tendance et accélérer le renouvellement du parc ancien, une zone de circulation restreinte est à l’étude. Les véhicules les plus vieux et les plus polluants ne pourraient pas y rentrer, à l’instar de ce qui existe déjà à Paris et à Grenoble.

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuels bois sont les principales sources de pollution

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuel bois sont les principales sources de pollution

Avoir des chauffages bois plus performants

Aujourd’hui, 8 % des ménages chauffés au bois représentent 25 % des émissions de particules fines rejetées dans l’atmosphère. L’origine ? Une mauvaise combustion dans l’appareil. L’objectif est donc de remplacer les cheminées non performantes en incitant à s’équiper avec des foyers labellisés « Flamme Verte ».

Inciter aux modes actifs

L’Etat a instauré une subvention d’aide à l’achat de vélos à assistance électrique (VAE). Cette subvention n’est pas cumulable : la Métropole de Lyon n’a donc pas réactivé sa subvention sur son territoire. L’aide de l’Etat est valable pour  l’achat d’un VAE effectué entre le 19 février 2017 et le 31 janvier 2018 inclus. Son montant est de  20 % du coût du vélo jusqu’à un maximum de 200€ ; informations et dossier sur le site internet www.asp-public.fr

L’importance de l’innovation ouverte

Autre avancée significative du plan Oxygène, sa démarche d’innovation ouverte. Présentée à l’occasion du salon Pollutec en décembre 2016, cette initiative rassemble différentes catégories d’acteurs autour de la qualité de l’air. Objectif : utiliser toutes les palettes du numérique pour inciter aux changements de comportements dans les rapports avec l’environnement. Expertises sociologiques, ingénierie numérique (meilleure gestion des bases de données), monitoring urbain (démocratisation des capteurs de qualité de l’air), développement d’applications ludiques pour smartphones… La démarche doit inciter à inventer de nouvelles technologies et à explorer des marchés inconnus.

Grâce au plan Climat déjà à l'oeuvre depuis 2012, la qualité de l'air s'est beaucoup améliorée

Grâce au plan Climat déjà à l’œuvre depuis 2012, la qualité de l’air s’est beaucoup améliorée

Plusieurs origines, de multiples ambitions

L’élaboration du plan Oxygène s’est faite en parallèle de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 qui oblige désormais les collectivités à intégrer la notion d’air à leur plan Climat actuel. En 2018, les deux plans ne formeront plus qu’un au sein d’un PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial).

Ce nouvel outil est la mise en œuvre de l’appel à projets national « villes respirables à cinq ans », dont la Métropole de Lyon a été lauréate en juin 2016 et qui demandait entre autres la mise en place de zones de restriction de circulation (ZCR).

Le plan entend également venir en appui du plan de protection de l’atmosphère (PPA) sur le volet réglementaire. Ce dernier a été mis en place par le Préfet en 2014 sur la Métropole. Les PPA sont la réponse de la France au non respect des directives de la commission européenne sur les standards de la qualité de l’air.

Son ambition ? Améliorer la santé de tous et la qualité de l’air respiré. Car les habitants du territoire pourraient gagner 5 à 7 mois d’espérance de vie si les niveaux de particules fines respectaient les prescriptions de l’OMS.

« La question économique est au premier plan »

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personaz, directrice régionale d’Air Rhône-Alpes, partenaire de la Métropole dans son élaboration
« L’air pose des questions de santé publique et l’aspect économique est évidemment inévitable. Mieux respirer, c’est être moins malade. Les dégâts sur la santé, l’environnement et les rendements agricoles sont estimés à 100 milliards chaque année sur le territoire national. Au discours centré sur les maladies, il faut associer celui des réalités économiques. Le plan Oxygène a un coût, certes. Mais au regard de ce que nous coûte la pollution, il est largement rentable ! »

Les films de la CEC

Revivez les temps forts de la Conférence Energie Climat du 12 novembre 2015 en visionnant les vidéos diffusées à cette occasion ainsi que le film souvenir de l’événement !

Emissions de CO2 du territoire : comment sont-elles calculées ?

Ecorenov’ : campagne de rénovation de l’habitat.

Adaptation au changement climatique, un nouveau volet pour le Plan Climat !

Retour en image sur la 4ème Conférence Energie Climat, le 12 novembre 2015.

… prochaine CEC en 2017, d’ici là nous aurons l’occasion d’échanger par projet pour aller toujours plus loin dans la mise en oeuvre du plan d’action partenarial !

 

 

 

Glace, Ciel et Climat… au Musée des Confluences

La mer de glace à Lyon? Non, le Musée des Confluences ne vous propose pas un voyage aux temps glaciaires mais bien une exploration de notre temps présent avec une série d’événements les 12 et 13 décembre en écho à la fin des négociations de la COP21.

"La glace et le ciel", film de Luc Jacquet sorti en octobre 2015.

« La glace et le ciel », un film de Luc Jacquet sorti en octobre 2015, fait partie des animations proposées par le Musée dans le cadre de deux jours dédiés au Climat.

Programme du weekend

Une activité originale proposée par l’association « Avenir Climatique » : « La COP 21 comme si vous y étiez« ! Glissez-vous dans la peau des négociateurs et défendez vos convictions et les intérêts des pays que vous représentez… pas besoin d’être spécialiste du climat mais il vous faudra certainement jouer les diplomates (grand auditorium, 11h-13h le samedi et dimanche, inscription gratuite en ligne)

Pour le jeune public, l’association Wild Touche propose deux animations : « Raconte-moi le climat » (11h-12h au petit auditorium) autour de l’expédition de Claude Lorius en Antarctique et ses recherches sur le climat et « Voyage dasn la machine climatique » (12h-13h au petit auditorium).

Enfin, ne manquez pas les projections de deux très beaux documentaires de Luc Jacquet : « La Glace et le ciel », en présence de l’explorateur Claude Lorius (samedi 15h-17h15) et « La marche de l’empereur » (dimanche de 15h à 17h).

Toutes les informations…

… sur le site du musée des confluences !

 

 

Héros Ordinaires – la relève 2016 !

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Prenant la suite des volontaires d’Unis Cité depuis déjà 4 ans, nous partons à la rencontre des « héros ordinaires » du Grand Lyon. Ca va déménager ! Nous sommes plus motivés que jamais à rencontrer les familles qui ont participé il y a quelques années au concours « Familles à énergie positive »

De gauche à droite : Huba, Angèle, Audrey, Amine devant la péniche Alizarine qui passait à Lyon pour la COP21

Notre équipe de quatre volontaires d’Unis Cité est engagée pour 9 mois jusqu’en juin 2016 :

Huba : Un autostoppeur hongrois au grand cœur !

Amine : Un permis trottinette, pour se déplacer sans polluer !

Audrey : Qui aime les marchés et le vélo, car c’est plus rigolo !

Angèle : Globe-trotteuse adepte du covoiturage; écologique et sympathique !

Unis-cité, qu’est ce que c’est ?

Unis Cité est une association qui accueille des volontaires en service civique de 16 à 25 ans. Ces derniers réalisent des missions d’intérêt général dans différents domaines (environnement, citoyenneté, lutte contre la précarité et l’exclusion, intergénérationnel …) Sur l’antenne du Rhône nous sommes 48 volontaires engagés d’octobre à juin sur le programme Coeur, ainsi que 20 volontaire sur le programme Booster de novembre à fin mai.

Le projet

Cette année nous sommes quatre volontaires sur le projet Héros Ordinaires. Celui-ci est un peu différent des années précédentes. Nous allons essentiellement rencontrer les familles ayant déjà participé au concours “Familles à énergie positive” organisé par l’Agence Locale de l’Énergie (ALE). Ces familles maintiennent-elles leur faible consommation d’énergie ? Font-elles des économies d’énergie plus importantes ? Se sont-elles engagées dans d’autres actions ?

Nous allons également intervenir en milieu professionnel pour sensibiliser aux éco-gestes au bureau.

Suivez-nous tout au long de l’année pour découvrir ces nouveaux Héros Ordinaires !

Nous nous concentrons sur le concours Familles à Énergie Positive, par ailleurs si vous connaissez d’autres initiatives écologique et citoyennes n’hésitez pas à nous contacter.

Pour plus d’informations

Ecrire à l’équipe : ucgrandlyon2015(a)gmail.com