Musée des Confluences : des lycéens dans la peau des dirigeants pour sauver le climat

Le Musée des Confluences invite les lycéens du territoire à un jeu de rôle pour enrayer le changement climatique. À la place des dirigeants d’un pays, ils doivent réfléchir à un accord afin de limiter le réchauffement de la planète. Comme lors des vraies COP sur le climat.

Les élèves (re)découvrent l'histoire des différentes espèces

Les élèves (re)découvrent l’histoire des différentes espèces

Sensibiliser les lycéens au climat

L’appropriation du thème commence par une visite de l’exposition « Espèces, la maille du vivant » au Musée des Confluences. Les lycéens visiteurs sont plongés au plus près de la relation qu’entretient l’Homme avec son environnement et comprennent son impact grandissant sur la biodiversité. « Notre objectif initial est de présenter la planète comme un bien commun, explique Sylvie Boucherat, chargée de médiation au Musée des Confluences. Les élèves doivent percevoir la complexité des enjeux climatiques qui nécessite de sortir d’une vision à l’échelle des nations. »

La visite, point de départ pour comprendre

Mi-janvier, c’était justement au tour des élèves du lycée Diderot La Martinière (Lyon) de visiter l’exposition, mais aussi l’auditorium où ils vont officier quelques mois plus tard. Explications sur l’origine et l’architecture du bâtiment étaient aussi au programme. Une occasion de faire découvrir un lieu où certains venaient pour la première fois, et peut-être de susciter l’envie d’y revenir.

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Les élèves des différents établissements visitent l’exposition « Espèces, la maille du vivant »

Un projet pédagogique sur une année scolaire

Les classes viennent plusieurs fois au musée et travaillent la question toute l’année en classe, en SVT, en Histoire ou en SES. « Une formation des équipes enseignantes au musée est le point de départ d’un travail soutenu en classe, note Sylvie Boucherat. Nous remettons aux professeurs des outils pédagogiques conçus en partenariat avec l’ENS et les professeurs relais du musée. » La majeure partie du projet commence ainsi : les élèves représentent les pays, par petits groupes. Se mettre dans la peau du Maroc, de la Chine ou de l’Union Européenne, comprendre l’histoire de la nation, son rapport avec le climat, ses enjeux économiques. Et travailler un argumentaire pour défendre une cause collective, le climat, sans omettre l’intérêt propre au pays. Une réalité qui n’est jamais la même d’un pays à l’autre, les états les plus développés (et donc les plus industrialisés, c’est à dire ceux qui contribuent le plus au réchauffement climatique) ayant souvent plus de mal à inscrire les objectifs de réduction du réchauffement climatique dans leurs lois nationales.

Pour finir, une COP en mai, comme en vrai !

Au mois de mai 2019, les 10 classes se retrouveront dans l’auditorium du Musée des Confluences pour simuler une COP (2 classes par jour durant cinq jours). L’aboutissement d’un travail d’une année, durant laquelle les élèves vont se prendre au jeu et interpréter les personnages : le président, le secrétaire, les ambassadeurs mais aussi les journalistes, qui seront chargés de faire la retranscription de l’évènement auprès de leurs camarades de retour au lycée. L’enjeu est « fictif » : trouver un accord pour limiter la hausse de température moyenne mondiale à +2°C d’ici la fin du siècle. Sylvie Boucherat note toutefois que « lorsqu’ils pénètrent dans l’hémicycle du musée, on sent qu’ils prennent leur rôle très à cœur. Ils ont des badges, un drapeau et ils incarnent à merveille le pays qu’ils représentent. »

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En janvier, les élèves du lycée Diderot-La Martinière ont visité l’auditorium où ils vont officier au mois de mai 2019

Le Musée des Confluences s’engage

Pourquoi une telle implication du musée dans la question climatique ? Pour Sylvie Boucherat, « ce projet, à la confluence de nombreuses disciplines, a du sens pour le musée » Et de détailler : « Au départ, nous avions proposé les simulations de COP à un public adulte. Puis l’idée nous est venue naturellement d’adapter l’approche aux scolaires. » Et le résultat est visiblement au rendez-vous. « Ils s’impliquent vraiment en négociant entre pays et en imaginant des compromis, ce qui est notamment le rôle des ambassadeurs lorsqu’ils vont à la rencontre des délégations des autres pays. Et ils comprennent vite que les promesses de réductions de gaz à effet de serre ne sont pas simples à tenir. Les représentants des pays en voie de développement peuvent alors demander des subventions aux nations les plus riches pour les aider à envisager une transition énergétique. Tout est une question d’aide et d’échanges entre les pays. Et ça, ils l’ont bien compris. »

Dix établissements scolaires sélectionnés

Proposé par le Musée des Confluences pour la troisième année consécutive, ce projet sur les enjeux climatiques est réalisé en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure (via notamment l’Institut Français d’Éducation) et la délégation académique aux arts et à la culture au sein du rectorat. C’est ensemble qu’ils ont sélectionné les dix établissements amenés à prendre part au projet tout au long de l’année scolaire. Les lycéens de seconde sont ainsi issus du territoire de la Métropole (Saint Genis Laval, Lyon, Villeurbanne, Neuville-sur-Saône) mais pas seulement puisqu’ils viennent aussi d’Ambérieu-en-Bugey, Villefranche-sur-Saône ou encore Firminy.

Une simulation pour agir concrètement à l’avenir

Même si les COP du Musée des Confluences n’accouchent d’aucune décision concrète pour le climat, l’essentiel est ailleurs : dans la capacité du Musée d’avoir su, au fil des années, former des ambassadeurs du climat. D’avoir fait prendre conscience à ces jeunes lycéens de l’importance du respect de la planète. Et d’avoir sensibilisé les générations de demain à l’urgente nécessité d’agir dès maintenant.

Témoignage de Corinne Perret-Thomas, professeur de SVT au lycée Martinière-Diderot

IMG_4338« Nous avons eu connaissance du projet mené par le Musée car ils en ont fait l’écho auprès de notre établissement. J’ai souhaité postuler car le réchauffement climatique est au programme des classes de seconde, et parce que la démarche peut aussi être bénéfique pour notre lycée, en cours de labellisation E3D (démarche de développement durable). Ce projet est aussi très intéressant car il a une vocation bilingue et internationale. Il propose quelque chose de différent aux élèves, de manière pluridisciplinaire puisque je travaille en lien étroit avec une documentaliste et une professeure d’histoire-géo. De plus, le côté simulation/jeu de rôle est une vraie innovation pédagogique et le débat avec d’autres classes va responsabiliser les élèves. La visite du musée est le point de départ de la réflexion, là où ils prennent conscience que la biodiversité est en réduction, à cause du réchauffement climatique. »

 

Témoignage de Selma, élève en classe de seconde

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« Ce projet et cette visite sont une excellente opportunité de mieux comprendre le climat et peu de classes ont la chance de faire partie de ce type de programme. Personnellement, le climat est une cause qui me tient à cœur, j’y suis sensible car je sais que la planète souffre. Et si on continue comme ça, nos futurs enfants ne pourront pas vivre comme nous. Il faut jouer notre rôle à fond et améliorer nos comportements pour changer ce qui peut encore l’être. »

 

  

 

Sylv’ACCTES reconnue d’intérêt général pour son action en faveur de l’environnement

Grâce à Sylv’ACCTES, collectivités et entreprises peuvent contribuer activement à la lutte contre le changement climatique. Comment ? En investissant dans des projets de gestion forestière éco-responsable. Car la forêt est le seul puits de carbone sur lequel l’homme peut avoir un impact déterminant. A elle seule, la forêt française stocke 65 millions de tonnes de CO2 par an. Explications de Loïc Casset, coordinateur général de cette association reconnue d’intérêt général en février dernier.

Les partenaires de Sylv'ACCTES réunis en foret

Les partenaires de Sylv’ACCTES

Véritables réservoirs qui captent et stockent le gaz carbonique de l’atmosphère, les puits de carbone limitent le réchauffement climatique. A eux seuls, les océans absorbent entre deux et trois milliards de tonnes de carbone par an. Les forêts jouent également ce rôle essentiel, comme l’explique Loïc Casset, coordinateur général de l’association Sylv’ACCTES (Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques) : « le rôle de la forêt dans l’atténuation du changement climatique a été scientifiquement reconnu par le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Par la photosynthèse, la forêt capte et séquestre le CO2. Le carbone est également stocké dans les produits issus de la transformation du bois ». Autre atout du bois : il peut se substituer à des énergies fossiles et à des matériaux énergivores tels que l’acier, le béton ou le plastique, ce qui évite des émissions de CO2.

Entretenir la forêt pour la préserver

Cependant, pour que le bilan carbone du bois soit neutre, il faut qu’il soit issu de forêts gérées durablement. « Seule une gestion forestière durable permet de concilier nos attentes fortes vis-à-vis des forêts (variété des paysages, préservation de la biodiversité…) et la pression que nous faisons peser sur la ressource bois, poursuit Loïc Casset. Or aujourd’hui, le seul revenu du bois est trop faible pour permettre aux propriétaires d’entretenir correctement les forêts. Des massifs entiers sont laissés à l’abandon. »

Soutenir une gestion forestière durable

« Lorsqu’un propriétaire forestier accomplit un acte de gestion durable qui prend en compte d’autres services environnementaux que la seule production de bois, il œuvre pour l’intérêt général. Cela justifie qu’il puisse être soutenu financièrement pour poursuivre cette gestion vertueuse. C’est pourquoi Sylv’ACCTES participe au financement des travaux forestiers durables ».

Une interface de financement au mode d’action unique

« L’association fait le lien entre des financeurs souhaitant répondre à des enjeux ciblés (collectivités) ou améliorer leur empreinte climat/environnement (entreprises) et des travaux forestiers ayant fait preuve de leurs qualités économiques, climatiques, environnementales et sociétales. Son mode d’action repose sur une concertation locale avec les communes rurales, les associations de protection de la nature et les forestiers. L’objectif est d’identifier les opérations forestières qui génèrent, au-delà du carbone, des impacts positifs sur la biodiversité, la qualité des paysages ou l’économie locale. Cette approche est unique en Europe. »

Logo de l'association Sylv'acctes

Des projets sylvicoles territoriaux

Concrètement, comment ça marche ? « Les collectivités rédigent leurs cahiers des charges en fonction de leurs besoins et/ou urgences. Il peut s’agir de protection contre les risques naturels, de protection des paysages comme dans les Bauges ou de conserver des résineux et des feuillus comme dans le Bugey. Les forestiers proposent des modalités techniques de gestion forestière qui sont évaluées par Sylv’ACCTES, au moyen d’un référentiel d’outils normés déposé à l’INPI. On aboutit à un projet sylvicole territorial (PST), validé par les élus locaux, qui définit les projets finançables par Sylv’ACCTES. L’objectif est de rompre avec une vision de court terme et d’adopter des techniques qui porteront leurs fruits dans 10, 20 ou 50 ans. »

Mécénat d’entreprises au service de la RSE

Pour les entreprises, c’est le régime du mécénat qui s’applique. « Elles peuvent investir dans un projet local qui a du sens pour elles et valoriser cet investissement dans le cadre de leur RSE. Pour un 1 ha de gestion améliorée, on peut calculer combien de tonnes de carbone seront stockées. C’est très concret. » Précision : Sylv’ACCTES ne crée pas de droits à polluer mais oriente les financements qu’elle perçoit vers des actions vertueuses.

La Métropole de Lyon soutient Sylv’ACCTES

En prenant part à l’action de Sylv’ACCTES, entreprises et collectivités contribuent activement à la lutte contre le changement climatique et créent du lien entre l’urbain (qui consomme le bois) et le rural (qui le produit). « C’est ce qui a convaincu la Métropole de Lyon. En effet, le territoire du Grand Lyon consomme du bois – pour la construction et comme source d’énergie -, ce qui exerce une pression sur cette ressource, mais n’en produit pas. La Métropole a choisi de soutenir Sylv’ACCTES dès sa création, pour faire en sorte que les forêts puissent continuer à répondre durablement aux besoins du milieu urbain. »

Un homme mesure le diamètre d'un arbre à l'aide d'un compas forestier

A l’aide d’un compas forestier, on peut mesurer le diamètre d’un arbre

750 000 € d’investissements accompagnés pour 1000 ha de travaux

Deux ans après sa création, Sylv’ACCTES couvre 8 massifs : le Mont-Blanc, les Bauges, le Pilat, le Diois, le Livradois-Forez, le Bugey, l’est du Massif central (Ardèche verte) et le massif de Chambaran. Sur ces 8 territoires, 22 modalités de gestion différentes sont appliquées, car Sylv’ACCTES favorise l’émergence de solutions spécifiques à chaque zone. Fin 2017, le cap des 1000 hectares de travaux était franchi, avec 750 000 € d’investissements réalisés, dont 350 000 € d’aide apportée par Sylv’ACCTES. « La majorité des dossiers émanent de petites communes rurales, mais parfois aussi de propriétaires privés. Sylv’ACCTES a su rencontrer son public technique », constate Loïc Casset.

Vers une portée nationale

En février 2018, l’Etat a reconnu l’action de Sylv’ACCTES d’intérêt général. Celà permettra notamment aux entreprises mécènes de bénéficier d’une déduction d’impôts. « Cette reconnaissance va donner à l’association une portée nationale. Nous pouvons travailler partout en France. Nous souhaitons rallier d’autres entreprises à notre cause et nous sommes prêts à accueillir d’autres territoires, pour nous développer dans de nouveaux massifs et étendre notre périmètre au-delà d’Auvergne-Rhône-Alpes. A terme, notre objectif serait aussi de faire évoluer notre statut d’association loi 1901 vers celui de fondation ».

Chiffres clés :

– La forêt française est la 3e plus grande d’Europe, elle couvre 1/3 du territoire national
– 75 % de la forêt française est détenue par des propriétaires privés
– Seul 1/3 de la forêt française est géré avec un document de planification
– Lyon a le 2e plus grand réseau de chaleur au bois de France, derrière Grenoble

Sylv’ACCTES en bref :

– Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques
– Association loi 1901 créée en septembre 2015
– Objectif : 300 000 tonnes de CO2 stockées à terme (soit l’équivalent des émissions annuelles de CO2 d’une ville de 70 000 habitants)
– Membres fondateurs : Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon, banque Neuflize OBC
– Autres membres : entreprises publiques et privées, collectivités locales, territoires porteurs d’opérations sylvicoles, représentants de la société civile et acteurs des domaines de l’énergie et du climat

 

 

Débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) à Lyon

La Métropole et l’Agence Locale de l’Energie et du Climat organisent ce 14 juin un événement dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. Jusqu’au 30 juin 2018, tous les territoires se mobilisent pour participer au débat sur la « Programmation Pluriannuelle de l’Energie » (PPE). Les habitants peuvent donner leur avis sur la trajectoire énergétique prévue pour les 10 prochaines années à venir. 

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Partout en France, les collectivités, associations, syndicats d’énergie, entreprises et universités organisent des échanges pour recueillir les attentes et avis des habitants sur notre futur énergétique.

La PPE ?

Nous parlons là de la trajectoire française de transition énergétique : la Programmation Pluri-annuelle de l’Energie définit pour 10 ans la part que chaque énergie doit jouer dans l’approvisionnement du pays. La prochaine PPE, pour la période 2018-2028, est en cours d’élaboration par le gouvernement. Le débat national est coordonné par la Commission nationale du débat public (CNDP), qui sollicite les territoire pour recueillir des avis dans toute la France. 

C’est dans ce cadre qu’une rencontre est prévue, le jeudi 14 juin 2018 de 19h à 22h à l’Hôtel de Ville de Lyon (1 place de la comédie). Pour vous inscrire, dans la limite des places disponibles, c’est par ici.

La transition énergétique de la Métropole de Lyon ?

La transition énergétique concerne tous les territoires et ne sera pas la même partout : au-delà de la stratégie nationale, vous pourrez découvrir le portrait de notre territoire. Quelles sont aujourd’hui les sources de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre ? Comment peut-on limiter ces émissions dans le futur et développer les énergies renouvelables ? Le schéma directeur des énergies, outil de planification à l’horizon 2030 pour notre territoire, servira de clé d’entrée au débat.

Pour vous inscrire

On le rappelle, c’est ici !

Pour vous mettre dans le bain, retrouvez une présentation synthétique de la PPE, la vidéo officielle du ministre et les autres dates du débat public à cette adresse.

 

 

Bonne année 2018 !

L’équipe du Plan Climat vous souhaite une très belle année, pleine de projets dynamisants pour assurer la transition énergétique de notre territoire ! Et un souvenir de 2017 pour la route…

Retrouvez ici le bilan 2017 du PCET :

2017 - Point d'étape PCET (662 téléchargements )

 

Ecoreno’v – les films

Retrouvez l’éco-rénovation en image !

* Reportage France 3 (janvier 2017) en présence de l’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise.

* Reportage sur la copropriété « Les églantiers » (juin 2016)

C’est le printemps, envie de rénover votre logement ?

Le guichet ECORENOV’ est toujours actif, avec plus de 1 200 logements financés entre septembre 2015 et février 2017. Retrouvez les informations sur le site de la Métropole ou la page ALE dédiée.

 

 

Le diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains est sorti !

Le Schéma directeur des énergies a permis de réaliser un diagnostic des acteurs : comment évolue notre système énergétique ? Les acteurs sont-ils prêts ? Quels points de vigilance devrons-nous anticiper collectivement ? Explications sur cette analyse qualitative qui interpelle la Métropole.

Les dynamiques de l'écosystème énergétique Métropolitain.

Les dynamiques de l’écosystème énergétique Métropolitain.

Pourquoi un diagnostic des acteurs ?

Le diagnostic du SDE comporte un volet technico-économique, dont l’objectif est de caractériser le territoire en termes de consommation, d’infrastructures de distribution et de production d’énergies. Cette analyse quantitative s’appuie sur un outil de modélisation alimenté par une collecte large de données.

La dimension multi-partenariale de l’écosystème énergétique pousse à compléter ce travail par une analyse qualitative et à interroger les acteurs qui le composent. La Métropole a ainsi souhaité que son assistance à maîtrise d’ouvrage Algoé et Urbanova réalise un diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains. Alimenté par une vingtaine d’entretiens, ce travail vise à comprendre les dynamiques énergétiques territoriales et la

manière dont elles interpellent la Métropole dans sa politique de transition énergétique.

Que cherche-t-on à comprendre ?

Le diagnostic des acteurs répond à trois objectifs :

  • Caractériser les grandes tendances qui, selon les acteurs interrogés, impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques des métropoles françaises
  • Partager les caractéristiques et les enjeux énergétiques du territoire métropolitain lyonnais et identifier les points qui interpellent directement la Métropole
  • Partager les apports et attentes des partenaires vis-à-vis de cette démarche

Il ressort de cette analyse que le territoire et ses acteurs font face à de multiples transformations énergétiques. Certaines sont structurantes et prévisibles : la meilleure connaissance du système énergétique local, l’implication des institutions locales, la place accrue de l’énergie dans la planification territoriale, le développement des smart grids, l’importance des EnR&R dans le mix énergétique et la logique de la demande qui tend à être privilégiée par rapport à celle de l’offre. D’autres sont plus incertaines et moins prévisibles, comme l’implication des usagers, la vitesse de déploiement des smart grids, les nouvelles capacités de stockage, l’importance des facteurs exogènes, les prix des énergies et des tonnes CO2 ou encore l’évolution de l’activité industrielle.

Ces évolutions impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques. Le diagnostic identifie les enjeux énergétiques caractéristiques du territoire métropolitain et les points qui interpellent directement la Métropole. Il analyse ainsi notamment les jeux d’acteurs relatifs à la compétition/complémentarité entre réseaux, aux marges de développement des EnR&R ou encore aux leviers métropolitains concernant la chaleur industrielle.

Et ensuite ?

Ce document permet de mieux comprendre l’écosystème énergétique : c’est le socle qui permettra de construire une stratégie énergétique métropolitaine solide et partagée.

Retrouvez le document ici :

Diagnostic des acteurs énergétiques lyonnais (2017) (421 téléchargements )

Sur la bonne pente !

Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire ont baissé de 12,5% entre 2000 et 2014, alors que l’énergie finale consommée sur le territoire est en baisse de 7%. Ce sont les nouveaux chiffres publiés par l’OREGES sur le territoire du Grand Lyon.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

La tendance se poursuit 

Alors que la population augmente de 12% sur cette période, la baisse des émissions de Gaz à Effet de Serre se poursuit, dans la continuité de la tendance observée lors de la dernière Conférence Energie Climat. Pour autant, les secteurs n’évoluent pas tous de la même manière. On observe une baisse plus importante dans le secteur industriel (-19%), une baisse moyenne dans le transport (-11%) et le résidentiel (-13%), alors que les émissions du secteur tertiaire sont en augmentation (+6%).

Si l’on ramène à un habitant, chaque Grand Lyonnais émet 5 tonnes de CO2 par an. A noter que ce chiffre ne contient pas la totalité des émissions de nos modes de vie. Une grande partie des émissions liées à l’achat de biens consommables (nourriture, appareils électroniques, vêtements) a lieu en dehors de notre territoire. Au niveau national, on serait plutôt autour de 10 tCO2/an/habitant si l’on inclut ces émissions (voir cette étude).

Le bilan diffusé par l’OREGES inclut 3 Gaz à Effet de Serre principaux : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O). Les autres Gaz à Effet de Serre ont été évalués grâce au projet « MRV » (lire l’article), ils représentent environ 8% des nos émissions. La totalité de la méthodologie de l’OREGES peut être consultée ici.

Et pour l’énergie ?

L’énergie finale consommée par toutes les activités du territoire a baissé de 7% entre 2000 et 2014. Les produits pétroliers sont principalement utilisés par le transport, l’électricité et le gaz pour les activités (tertiaire, industrie) et le logement.

Consommation par type d'énergie finale.

Consommation par type d’énergie finale.

Pourquoi la baisse est-elle plus forte en CO2 ?

Toutes les énergies n’émettent pas la même quantité de CO2. Par exemple, on observe une baisse de l’usage du fioul et une hausse de l’usage du bois-énergie (comptabilisé dans « EnR thermique »). Or, 1 kWh de fioul émet plus de CO2 qu’1 kWh de bois-énergie. Ainsi, la substitution d’une énergie par une autre ne modifie pas la consommation, mais joue sur les émissions de CO2.

Pour prendre un autre exemple dans le domaine des transports, les bio-carburants ont été incorporés dans les mélanges distribués en station-service. On voit donc apparaître une consommation « d’organo-carburants » liée à ce nouveau dosage, qui diminue le contenu CO2 des carburants et accentue la baisse des émissions du secteur des transports.

Ces nouveaux chiffres sont encourageants sur la route du « -20% en 2020″, même si des efforts restent à fournir pour atteindre cet objectif européen et local…

Pour plus d’informations

Le site de l’OREGES

 

Lancement du site « Agir à Lyon »

Le site web « Agir à Lyon et alentours » a été officiellement lancé le 14 mars. Ses objectifs ? Relayer les besoins des associations en bénévolat, et susciter l’engagement écologique et solidaire de la population.

Le site Agir à Lyon permet de recenser l'ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Le site Agir à Lyon permet de recenser l’ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Agir à Lyon  = s’engager pour l’écologie et la solidarité

Être utile, agir selon ses convictions écologiques, trouver sa vocation, donner un coup de main à une association… C’est ce que permet Agiralyon.fr, un site internet solidaire lancé officiellement à la mi-mars, mais actif depuis l’automne 2016. Sa créatrice, l’association Anciela, espère ainsi mieux faire connaître l’offre associative disponible sur le territoire de la Métropole de Lyon. Et permettre à ceux qui veulent s’engager, pour la solidarité et l’écologie, de le faire beaucoup plus facilement.

Avec Agir à Lyon, une meilleure connaissance de l’offre associative

« Lorsque l’on a fait une recherche sur l’engagement, en 2014, on s’est rendus compte que le besoin d’utilité était le premier moteur de l’engagement, »  détaille Justine Swordy-Borie, co-secrétaire de l’association Anciela. Depuis, on rencontre beaucoup de personnes qui ont ce besoin très fort de se sentir utile. Leur permettre de consulter des annonces d’associations qui ont besoin d’un coup de main, c’est leur permettre de trouver des endroits où ils pourraient s’engager et ainsi peut-être satisfaire cette envie. » La mise en valeur des actions et des besoins des associations était donc nécessaire. « Mettre en valeur ce qui existe permet aussi de montrer aux gens que c’est possible d’agir. On sait que beaucoup de personnes sont touchées par les questions d’écologie et de solidarité et ont envie d’agir. Parfois il en faut peu pour sauter le pas ! » Avec agiralyon.fr, on a un outil idéal pour construire ensemble une société plus solidaire en s’engageant. »

Le site Agir à Lyon a été imaginé par l’association Anciela. Lancement officiel à la Maison de l’Environnement, le 14 mars.

Montrer que toutes les initiatives solidaires sont possibles

Si l’engagement est le maître mot, il peut se traduire de plusieurs façons : rejoindre une association pour défendre une cause en laquelle on croit ; monter sa propre initiative en complément de ce qui existe déjà… « Avec Agir à Lyon, on raconte aussi des histoires, on montre que tout est possible et que ceux qui mènent les actions, qu’il s’agisse de créer une recyclerie ou de fonder une association d’aide aux migrants par exemple, sont des gens normaux. Ne pas héroïser, c’est donner envie aux autres de faire pareil. »

Carto, petites annonces, agenda… Agir à Lyon, c’est tout ça à la fois

Très interactif, le site agiralyon.fr propose plusieurs façons de s’engager. Pourquoi ? « Parce qu’il y a toutes sortes de manière de concrétiser un engagement solidaire et que personne n’a la même », explique la webmestre. Ainsi, celui qui cherche concrètement comment devenir bénévole peut consulter les petites annonces ; la personne qui souhaite déposer du compost à côté de chez elle ou trouver le jardin partagé le plus proche utilisera la cartographie ; quand à ceux qui veulent s’inscrire à une collecte de déchets ou à un comptage d’oiseaux par la Frapna, rendez-vous dans l’agenda.
Et si c’est davantage l’acte citoyen plutôt que le bénévolat qui intéresse ? Anciela et Agir à Lyon ont la réponse : « On recense aussi les campagnes citoyennes auxquelles participer : consultation publique, signature de pétition, rassemblement pour une cause… » Avec Agir à Lyon, la connaissance des solutions existantes ainsi que la prise de contact avec les associations sont grandement facilitées.

Schéma directeur des énergies : un diagnostic clair, des partenaires enthousiastes et moteurs

Jeudi 9 février s’est tenu à l’Université de Lyon le 2ème séminaire du Schéma directeur des énergies auquel ont participé plus de 200 personnes. 

Gérard Collomb introduit la séance - photo Pauline Gabillet

Gérard Collomb introduit la séance – photo Pauline Gabillet

L’énergie, une politique transversale

Accueillis par Frédéric Fleury, Président de l’Université Claude Bernard 1 et vice-président de l’Université de Lyon et sous la présidence de Gérard Collomb qui a introduit la journée, les participants ont assisté toute la matinée à la présentation du diagnostic du système énergétique métropolitain.

Le diagnostic propose une vision du système énergétique structurée, ce qui permet sa projection détaillée (maille géographique à l’IRIS, typologies de consommateurs, distinction par usage et par vecteur énergétique), et au plus proche de la réalité territoriale. Sa construction s’appuie sur un vaste corpus de données hétérogènes, récoltées auprès de nombreux acteurs métropolitains, et sur des bases de données publiques. L’ensemble de ces données est mis en cohérence grâce à des techniques avancées d’analyse statistiques et d’optimisation.

Roland Crimier, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’énergie, a introduit la présentation du diagnostic en insistant sur la nécessaire transversalité de cette démarche de planification énergétique, concrétisée par la présence de cinq autres vice-présidents et d’un représentant de l’université. La présentation du diagnostic a été structurée autour de six focus permettant d’illustrer l’étendue du diagnostic réalisé et son utilisation possible :

  • L’articulation des politiques urbanisme et énergie, levier d’une métropole durable
  • Le résidentiel, premier secteur de consommation énergétique
  • L’énergie, un enjeu de développement économique ; l’économie, un enjeu énergétique
  • Le tertiaire : un secteur diffus et de grands acteurs
  • Énergies renouvelables et de récupération : des gisements à valoriser
  • Réseaux, dépendance à l’extérieur et coordination

Tous les élus ont rappelé l’évidence, dans leurs interventions respectives, de la nécessaire prise en compte de la question énergétique dans les politiques publiques de l’urbanisme (Michel Le Faou), de l’écorénovation de l’habitat (Béatrice Vessiller), du numérique et du développement industriel (Karine Dognin-Sauze), du développement durable et des énergies renouvelables (Bruno Charles) et dans la gestion et le développement des réseaux (Pierre Abadie). Le directeur de cabinet de l’Université a également insisté sur l’importance d’un travail partenarial avec les grands acteurs du tertiaire.

La deuxième partie de la matinée a été consacrée à la présentation du diagnostic des acteurs, un travail qualitatif permettant de compléter le travail de modélisation présenté auparavant. La parole a enfin été donnée aux énergéticiens : RTE et GRT gaz pour le transport, Enedis et GrDF pour la distribution.

Contribution des acteurs : préparons la scénarisation !

L’après-midi, 2 sessions de 6 ateliers ont été organisées autour des consommations dans le résidentiel, le tertiaire, l’industrie, la mobilité, mais aussi la production d’énergie, l’optimisation des réseaux et l’outil de modélisation du SDE. Ainsi, les partenaires ont pu se retrouver en comités plus restreints et commencer à émettre des pistes pour l’étape suivante : quels scénarios pour notre système énergétique en 2030 ? Quelles pistes d’actions et avec quelles priorités ?

Place désormais à la diffusion d’indicateurs choisis sur le volet et à l’élaboration, tant attendue, des scénarios. Rendez-vous fin 2017 pour leur présentation à l’occasion du séminaire #3 !

Pour plus d’informations

Retrouvez les documents publiés à cette occasion :

2eme séminaire du SDE - plénière (2017) (382 téléchargements )

Plaquette SDE - éléments de diagnostic (2017) (488 téléchargements )

SéminaireSDE_#2_synthese_ateliers (208 téléchargements ) SéminaireSDE_#2_support_ateliers (190 téléchargements )

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

adaptation_paysage

A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (290 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (272 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (264 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (709 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (198 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!