Unis Cité 2017, au bureau !

En 2016 et 2017, une nouvelle équipe de volontaires d’Unis-Cité prend le relai du projet « Héros ordinaires ». Présentation de l’action proposée cette année.

Une association, quatre volontaires 

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. Cette année sur l’antenne de Lyon, nous sommes pas moins de 80 volontaires engagés au service de l’intérêt général pour une période d’au moins 6 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions. Les grandes thématiques abordées tournent autour du lien social (C.A.D.A, Cadre de vie…), de l’intergénérationnelle (E.H.P.A.D, Inter-généreux…), de l’environnement (Médiaterre, Métropole mission énergie…) et de la participation citoyenne (Néo-Citoyen, Ciné et citoyenneté… ).

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Nathanaël (17 ans), Célestine (18 ans), Alexis (19 ans) et Annabelle (23 ans).

unis_cite_2017

De gauche à droite : Nathanaël, Célestine, Alexis et Annabelle

 

Notre mission : votre divertissement

En partenariat avec la mission énergie de la Métropole de Lyon, nous proposons de sensibiliser le milieu professionnel aux éco-gestes dans les bureaux. Pour cela, nous intervenons dans un premier temps dans différentes structures sociales (telles que les MJC, les centres sociaux, MDR, IDEF…) pour nous consacrer dans un second temps à des entreprises (signataires du plan Climat par exemple).

Nous suggérons ainsi plusieurs outils d’animation afin de sensibiliser de manière ludique et conviviale les employés de bureau aux différents éco-gestes possibles sur leur lieu de travail. On allie ainsi les ingrédients d’une recette réussie : une réflexion autour du développement durable, de la joie et de la bonne humeur, le tout pour un bon moment partagé entre collègues !

Suite à notre intervention, nous proposons des livrables récapitulant tous les gestes évoqués par les participants durant l’animation afin qu’ils en gardent un support écrit. Puis nous transmettons un questionnaire de suivi afin d’analyser l’évolution des comportements envers les écogestes.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas de nous contacter pour qu’on intervienne dans votre structure ! A très vite pour de nouvelles aventures avec Unis cité !

 

Pour plus d’informations :

http://uniscite.fr

https://uniscite-auvergnerhonealpes.org/

ucgrandlyon2015(at)gmail.com

Héros ordinaires – La P’tite Rustine

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Un nouvel arrivant vient de s’établir sur le campus de Porte des Alpes à Bron. Qu’est-ce que La P’tite Rustine, “l’atelier de l’écomobilité” ? Rencontre avec Jonathan, un de ses créateurs.

PtiteRustine1

Le concept

La P’tite Rustine est une association qui a pour but de promouvoir une autre façon de penser notre mobilité, en se centrant surtout autour du vélo.

Cela part de plusieurs constats. Jonathan nous explique : “selon l’OMS, 31% des adultes manquent d’activité sportive. L’entretien d’une voiture est également le deuxième poste de dépenses des ménages en France. On sait aussi que 56% des trajets en voiture font moins de 3km.” Le vélo apparaît alors comme la solution idéale à toutes ces problématiques…

Par où commencer ?

En 2012, l’idée d’implanter un atelier d’auto-réparation de vélos à Bron naît dans l’esprit de Rémi Rebour, kinésithérapeute de formation et adepte de la Petite Reine. En 2013, Jonathan Simonard et Léonard Pinton entrent en service civique à Unis-Cité pour développer ce projet dans le cadre du programme des Jeunes Bâtisseurs d’Avenir. Un business plan social est mis au point et en novembre 2013, le projet remporte le prix « coup de cœur » du jury d’un social business challenge et s’installe pour six mois au Comptoir Éthique de Vaulx-en-Velin, un espace de travail collaboratif pour l’économie sociale et solidaire. En 2014, le projet collabore avec Ronalpia, incubateur de projets sociaux. Puis une campagne de financement participatif permet à la P’tite Rustine de se doter d’une remorque-atelier mobile, en attendant un local. C’est aussi en mars 2014 que Valentin Carle rejoint le projet en prenant les commandes de l’atelier.

PtiteRustine3

Un atelier nomade qui s’implante à Bron

Dès lors, l’association anime un atelier mobile autour de l’auto-réparation dans la rue, en entreprise, à l’université, sur des festivals… La production de vélos recyclés se met également en place. “Chaque année, 2 millions de vélos sont achetés et 1.5 millions jetés en France” nous explique Jonathan. En six mois, la P’tite Rustine a sauvé une centaine de vélos de la déchèterie et vendu plus de 30 “Recyclettes”. L’initiative fait fureur auprès du public universitaire et des conventions sont signées avec Lyon 3 et Lyon 2. C’est ainsi que l’association a pu s’établir sur le campus de Bron le 15 janvier 2015.

Un atelier polyvalent

La P’tite Rustine fait partie du réseau national des ateliers vélo participatifs et solidaires « l’Heureux Cyclage ». Aujourd’hui, l’association compte quatre membres permanents et une centaine d’adhérents.

L’atelier-vélo, situé à Bron, a pour objectif d’offrir l’ensemble des services possibles aux cyclistes et non-cyclistes. Concrètement, vous pouvez apprendre à réparer votre vélo pour un abonnement annuel de 20 à 30 euros, acheter des pièces de rechanges neuves et d’occasions et des accessoires. “L’atelier, c’est aussi maîtriser son vélo” nous dit Jonathan. On y apprend à réparer soi-même son vélo. Un partenariat est aussi établi avec Pignon Sur Rue, une “vélo-école” dont Jonathan est administrateur. Par ailleurs, le projet “Mon vélo pour dix ans” permet de louer un vélo pour enfants en en changeant au fur et à mesure de la croissance, sans avoir à en racheter un neuf tous les deux ans.

Ensuite, il y a l’atelier-mobile qui a pour but de sensibiliser plus largement à la pratique du vélo. “Une étude a révélé que les cyclistes déclarent faire du vélo “parce que c’est pratique” tandis que les non-cyclistes n’en font pas “parce que ce n’est pas pratique”. Il y a donc une vraie sensibilisation à faire” signale Jonathan. L’atelier mobile va donc sensibiliser les gens sur leurs lieux de travail ou de vie, il se rend dans les entreprises, sur les campus et propose des formations mécaniques de groupe, des sessions d’auto-réparation ou de l’entretien sur place : “les employés déposent leur vélo le matin en arrivant et le récupèrent réparé et entretenu le soir.”

PtiteRustine2

Au-delà du vélo

La P’tite Rustine souhaite porter un message sur l’écomobilité au sens large. La voiture pourrait en effet facilement être remplacée par le vélo, les transports en commun, le covoiturage ou l’auto-partage. “En ville, on estime qu’une voiture en auto-partage pourrait remplacer dix voitures personnelles.” Toutes ces solutions douces répondent aux problématiques du bruit, de la pollution, du stress au travail (les embouteillages étant un important facteur de stress). Par ailleurs, les infrastructures routières pourraient disparaître pour libérer énormément de place en ville et décloisonner les quartiers.

Dans cet objectif, la P’tite Rustine ne compte pas s’arrêter là. En 2016, un programme de suivi personnalisé sera mis en place et dès la rentrée prochaine, des séances de projection-débat auront lieu sur le campus. La CLAVEL (Coordination Locale des Ateliers Vélo) est actuellement mise en place avec des partenaires comme le Chat Perché, le Tricycle et l’Heureux Cyclage (le réseau national des ateliers vélo). Enfin, un des buts est de former un village de l’écomobilité avec tous les acteurs (utilisateurs, entreprises, associations, pouvoirs publics…). A titre d’information, le Grand Lyon compte actuellement 618km de pistes cyclables, l’objectif est d’atteindre 900km en 2020.

Ainsi, la mobilité douce est en train de prendre une toute nouvelle importance dans la vie urbaine et il appartient à chacun de s’adapter et d’opter pour des déplacements éco-responsables. Le vélo reste le roi de ces modes de transports écologiques. Pour les sceptiques, Jonathan nous explique aussi que c’est le mode de transport le plus rapide pour les trajets urbains jusqu’à 6km. De plus en plus d’initiatives comme la P’tite Rustine sont mises en place pour permettre à tout le monde de rejoindre ce mouvement. Tous à vos Petites Reines !

 

Pour aller plus loin :

Le site de la P’tite Rustine

Une super vidéo qui résume tout

Unis-Cité

L’Heureux Cyclage

Pignon Sur Rue

Le plan des pistes cyclables

Optimod

Héros ordinaires – L’épicerie Mobile

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

On pense souvent que faire des économies d’énergie se résume à éteindre la lumière en sortant d’une pièce, ne pas mettre sa télé en veille… Mais cela se passe aussi dans l’assiette, et choisir de consommer des produits locaux, c’est de la sobriété énergétique ! Car moins le produit voyage et moins il consomme d’énergie : c’est ce qu’on appelle le circuit court. Le produit est vendu directement du producteur au consommateur ou passe par un seul et unique intermédiaire. Mais comment consommer local ? Où puis-je trouver ces produits, notamment lorsque je vis dans des zones urbaines où marchés et petites épiceries n’existent pas ? Alexis Artru et Isabelle Pontoizeau ont trouvé une réponse à travers l’épicerie mobile.

Logo_epicerie_mobile_HD

Isabelle, 27 ans, un master en économie sociale et solidaire, poissonnière sur les marchés, chargée de développement pour l’épicerie sociale aux Minguettes, aime les bons produits et échanger autour d’un étal. Alexis, 27 ans, un master en management des PME, poissonnier sur les marchés, aime cuisiner et découvrir de nouvelles saveurs.

En voyant un projet similaire dans une autre ville et à travers leurs expériences en travaillant sur des marchés, Alexis et Isabelle ont eu l’idée de créer une épicerie mobile. Qu’est-ce que c’est ? Un camion équipé comme une épicerie avec des légumes et fruits qui varient selon les saisons mais aussi avec de la viande, du fromage, de la charcuterie… Tous ces produits sont issus de producteurs locaux comme la ferme de Montchervet, située à Amplepuis, pour la viande de bœuf et de porc. Alexis et Isabelle travaillent sur ce projet depuis février 2014, avec l’aide de Ronalpia (incubateur de jeunes entreprises sociales). Le lancement de l’épicerie mobile se fera en août 2015 dans neuf quartiers de six communes du Grand Lyon : Francheville, La Mulatière, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne et Lyon 9ème.

Isabelle et Alexis

Isabelle et Alexis, fondateurs de l’Epicerie Mobile

Plus précisément, l’épicerie mobile a pour but principal de faciliter l’accès à une alimentation de qualité au plus près du consommateur. L’idée est de permettre un accès simple à des produits frais et locaux à moins de 5 minutes à pied des sorties d’écoles, des bureaux, des immeubles… Il y a aussi au centre de ce projet la volonté de valoriser la fonction de proximité du commerçant (écoute, conseils, confiance, transparence) et du commerce, facteur de lien social et véritable pôle de vie au cœur des quartiers. Enfin, c’est en tissant un réseau de producteurs dont les pratiques, les valeurs et les engagements sont connus que l’épicerie mobile sera en mesure de sélectionner des bons produits et de garantir leur qualité.

Pour résumer, l’épicerie mobile c’est :

– Un camion-magasin qui s’installe une demi-journée dans une commune, après avoir défini les besoins avec les habitants.

– Des produits frais (fromage, viande, charcuterie, crémerie, fruits et légumes) et secs qui viennent directement des producteurs de la région.

– Un système de commande et de livraison à domicile, pour faciliter l’accès à une alimentation de qualité.

– Un espace convivial qui permet aux habitants de se rencontrer et d’échanger.

– Des événements ponctuels pour sensibiliser aux enjeux de l’alimentation.

Alors, si vous habitez Vénissieux, La Mulatière ou Villeurbanne, n’hésitez pas à aller saluer Alexis et Isabelle qui vous attendront dans leur camion et pourquoi pas à repartir avec une salade et des asperges vertes sauvages dans votre panier !

Épicerie mobile

L’épicerie mobile sera :

–     le lundi entre 15h30 et 19h30 au quartier du confluent à la Mulatière.

–     le mercredi entre 16h et 20h au quartier de l’Observance à Lyon 9ème.

–     le jeudi entre 16 et 20h à la sortie du métro Parilly à Vénissieux.

 

Pour en savoir plus ou pour soutenir leur projet, n’hésitez pas à aimer ou partager leur page facebook

Un lyonnais s’est lancé comme défi de manger uniquement des produits locaux pendant 3 jours, défi facile ou impossible ? : J’ai testé être 100% locavore pendant 3 jours.  

Si l’épicerie mobile ne passe pas près de chez vous, vous pouvez commander un panier sur le site La ruche qui dit oui. Il existe sept ruches à Lyon où vous pouvez retirer votre commande et rencontrer les producteurs locaux.

Vous cherchez des recettes réalisables avec des produits locaux ? Retrouvez le livre des recettes « Le climat dans votre assiette » de l’Agence Locale de l’Energie.

Héros ordinaires – La Givebox

Une grosse boite ? Du troc ? Un quartier ? La Givebox,  ça ne vous parle pas ? On vous explique !

Lisa Lejeune, designer, et Magali Seghetto, graphiste, deux amies, ont eu l’idée de concevoir et d’installer une Givebox à Lyon. Toutes deux sensibles à la réappropriation de l’espace urbain par les habitants, elles ont découvert le concept de la Givebox, né au début des années 2010 en Allemagne, par hasard par l’intermédiaire d’un article sur Facebook.

 Givebox

Une Givebox ?

C’est simple ! Concrètement, c’est une grosse boite qui sert de support au troc et à des échanges d’objets. Le principe est tout aussi simple : tout le monde peut déposer ou prendre des objets sans contrôle ni protocole.

Lisa et Magali se sont donc lancées dans la construction d’une Givebox lyonnaise en faisant appel au bénévolat de six étudiants de l’école de Condé pendant cinq jours. Elles ont également bénéficié d’un atelier d’artistes prêté par la Factatory (bâtiment qui rassemble plusieurs ateliers pour que les artistes puissent bénéficier d’un endroit où travailler).

La Givebox du 7 ème est disposée sous forme de modules : plusieurs boîtes en bois sont assemblées entre elles pour n’en former qu’une seule. Cela dit, il n’y a pas de règles pour la construction d’une Givebox, on peut la construire selon la forme que l’on souhaite : une simple boîte suffit tant qu’elle peut contenir les objets à l’abri des intempéries. Lisa et Magali se sont assuré que toute la boîte soit intégralement construite avec des matériaux de récupération. La boîte a été installée le matin du 15 novembre 2014 et inaugurée l’après-midi même sur la place Jules Guesde dans le 7ème arrondissement.

Un tel dispositif n’a que deux inconvénients : le risque de dégradations et celui que la Givebox serve de débarras.

givebox2

Mais comme le dit Magali : « on donne l’objet à la rue et on voit comment ça se passe ». Un lâcher-prise est donc nécessaire et les habitants doivent se réapproprier la Givebox d’eux-mêmes pour qu’un système aussi libre puisse fonctionner.

Heureusement, la Givebox du 7ème n’a pas connu de dégradations et les habitants se sont largement impliqués dans le dispositif, ils y trouvent donc un intérêt. Pour preuve, aucun objet ne reste trop longtemps dans la Givebox et la plupart des objets déposés dans la Givebox sont des vêtements, des livres, de la vaisselle… On peut aussi y trouver des objets insolites tels qu’une niche pour chien, un sapin de Noël en carton ou encore des places de théâtre…

Cela permet ainsi de redonner une seconde vie à ces objets et d’éviter qu’ils se retrouvent rejetés dans la nature. Et il faut insister sur le fait qu’une Givebox doit être animée par ses concepteurs à travers des événements afin de tisser des liens entre les habitants d’un quartier.

Par la suite, une Givebox peut se muer en un lieu d’échanges de services via des contacts oraux ou des messages postés sur la boite, notamment pour l’échange d’encombrants comme les meubles. A Lyon, un forum dédié à ces échanges a été lancé en ligne mais n’a pas rencontré un réel succès. Néanmoins, il n’y a pas de doute que du lien social puisse être créé par le biais de ce dispositif.

Et ensuite ?

A Lyon, d’autres projets similaires sont en cours.

Parmi eux, le livre-échange ou les boîtes à lire reprennent le même principe que la Givebox : tout le monde peut y prendre un livre ou en déposer un, le but étant de développer la lecture-plaisir. A Lyon, cette initiative est portée par le fonds Decitre depuis 2014. Dans l’agglomération lyonnaise, il y a cinq boîtes à lire : trois à Vénissieux (place de la Paix, au centre social Moulin à vent, à la maison de quartier de la Darnaise), une au square Matringe à Saint Fons et une boîte route de Vienne à Lyon 8ème depuis le 3 avril 2015. Cette dernière a été installée par l’association Rezo 1901.

Dans le 5ème arrondissement, les « Boîtes d’échange entre voisins » sont en train de se mettre en place. Le fonctionnement est le même que pour la Givebox excepté que les boîtes sont toutes construites sur le même modèle.

Pour Magali et Lisa, il s’agit aussi d’accompagner les gens voulant se lancer dans l’aventure. Cela reste néanmoins à eux de construire et d’installer leur Givebox. Pour les aider, les plans de la Givebox du 7ème sont en ligne sur le site de la Givebox du 7ème ainsi que les outils de communication.

Et vous ? Prêt à vous lancer dans l’aventure d’une Givebox dans votre quartier ?

 

Si vous voulez plus d’infos sur la Givebox, jetez un petit coup d’œil aux sites suivants :

Site de la Givebox : http://giveboxlyon.blogspot.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Givebox-LYON/291157047749989

Page Google+ : https://plus.google.com/100374758594005594677/posts

Pour connaître les autres projets :

Boîtes à lire de Rezo : https://fr-fr.facebook.com/pages/Bo%C3%AEte-%C3%A0-lire/1395505424058320

http://fonds.decitre.org/nos-actions-innovantes/boites-a-lire/

Boîtes d’échange entre voisins : https://www.facebook.com/boitesdechangeentrevoisinslyon/info?tab=page_info

Le réseau Freecycle met en relation des personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin

Héros Ordinaires – Le défi Familles à Energie Positive

> Mesure visée par l’action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 30]

Le défi Familles à Energie Positive, ou l’histoire de familles qui s’unissent en équipes locales pour s’aider mutuellement à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie.

Arnaud et Elise, jeune couple de Pierre-Bénite

Arnaud et Elise – équipe de Pierre-Bénite

Un défi en équipe

Qu’est-ce que le défi Familles à Energie Positive ? C’est un défi présent sur tout le territoire, établi et coordonné en Rhône-Alpes depuis cinq ans par l’Agence Locale de l’Energie (ALE) et l’association HESPUL. Les participants sont regroupés en équipes d’une dizaine de foyers représentant leur commune, leur quartier, leur entreprise… “L’objectif est de faire un maximum d’économies d’énergie dans une même équipe, au moins 8% de moyenne, en référence au protocole de Kyoto” nous raconte Arnaud, 30 ans, capitaine de l’équipe de Pierre-Bénite avec sa femme Elise, 27 ans. Pour cela, les participants entrent régulièrement leurs consommations sur le site du défi et un programme calcule la différence avec l’année précédente, en tenant compte des températures extérieures. Les équipes se retrouvent chaque mois pour échanger sur leurs résultats, leurs nouvelles astuces, et se donner quelques conseils.

Chaque geste compte

Comment le défi se manifeste-t-il concrètement ? Mathieu et Etienne, qui participent depuis cette année à Oullins, nous expliquent : “C’est vivre aujourd’hui en faisant des efforts mais sans revenir à l’âge de pierre, on doit garder un certain confort”. Il s’agit avant tout de réflexes simples à adopter dans la vie de tous les jours : prendre des douches plus courtes, éteindre tous les appareils en veille, mettre un pull plutôt que surchauffer, aérer cinq minutes chaque jour, réfléchir avant d’ouvrir le frigo etc… On peut également concéder un faible investissement rapidement amorti, en installant des mousseurs sur ses robinets, des ampoules à LED, des multiprises à interrupteur…

Mathieu et Etienne, couple de l'équipe d'Oullins

Mathieu et Etienne – équipe d’Oullins

Les résultats

Agir avec bon sens se traduit de façon directe sur le portefeuille des participants. Solinne, ingénieur de 34 ans, a réduit sa consommation d’eau de 30% chaque année depuis trois ans. Mathieu et Etienne, eux, observent depuis le début de l’année une diminution de 25% pour l’eau et de 50% pour l’électricité et le gaz. Au niveau du département, la moyenne varie entre 12 et 18% chaque année, soit 310€ d’économie sur les factures de l’hiver 2013-2014.

L’an dernier, les vainqueurs ont gagné une croisière sur la Saône à bord d’un bateau à énergie solaire, mais tous les participants y trouvent leur compte, notamment financièrement. Outre les économies, le défi permet de faire des rencontres. Pour Solinne, “le défi a un rôle de lien social, il permet les rencontres et la mixité grâce à la diversité des profils et incite aux échanges et à l’entraide.” Pour Arnaud, “c’est aussi plus facile de rester motivé et dynamique en équipe”. Mathieu et Etienne ajoutent : “Des liens se nouent en dehors des écogestes, une entraide voire des amitiés voient le jour.” Par ailleurs, l’ALE distribue un guide des 100 écogestes qu’on peut mettre en place, à chacun de décider lesquels suivre effectivement. On peut toujours abandonner le défi en cours, mais dans tous les cas, on aura fait des économies d’énergie et amélioré son empreinte carbone ! Comme le résume bien Arnaud : “On n’a vraiment rien à perdre à participer au défi.”

Solinne, participante à Lyon

Solinne – équipe de Lyon

Comment participer ?

Tout le monde peut participer. Le défi s’appelle “Familles à Energie Positive” mais vous pouvez vous inscrire seul, en couple, en colocation… Solinne nous dit : “le défi est aussi axé vers les enfants avec un côté ludique, des livrets et appareils adaptés sont mis à disposition, cela permet de les sensibiliser et c’est un vecteur pour pousser les parents.” On peut trouver des informations auprès de l’ALE, dans les mairies, ou sur le site du défi.

Le défi se déroule sur une “saison de chauffage”, c’est-à-dire de décembre à avril environ, mais les démarches pour s’inscrire commencent plus tôt, dès septembre. Si votre commune n’y participe pas, vous pouvez lancer l’initiative vous-même. “J’ai simplement proposé l’idée à la municipalité, ils se sont occupé de trouver les familles, monter l’équipe et organiser les réunions avec l’ALE” raconte Arnaud. Pour vous inscrire, il est simplement nécessaire de retrouver vos factures de l’année précédente comme base de progression. Bien entendu, certaines familles n’hésitent pas à participer plusieurs années de suite pour vérifier leurs résultats dans le temps.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

 

Pour plus d’infos :

http://rhone.familles-a-energie-positive.fr/

http://www.ale-lyon.org/

http://www.hespul.org/

Le guide des éco-gestes :

A télécharger ici

 

Un petit bonheur n’arrive jamais seul !

 >> « Les bonheurs de Sophie », l’exposition écocitoyenne du Grand Lyon sur la Place Nautique à la Confluence.

Les bonheurs de Sophie, exposition écocitoyenne à Lyon-Confluence

© Henri Grandjean

Mobilité tout en douceur, habitat durable, consommation de proximité, éco-gestes… Ou comment vivre en harmonie avec son territoire : jusqu’au 4 août 2012, la Grande Lyonnaise entreouvre son sac à malices et astuces pour tous les curieux désireux de mieux habiter la ville au quotidien.

Cet été à la Confluence et cet automne sur les Berges du Rhône, le Grand Lyon vous propose de (re)découvrir les engagements de Sophie en vidéos sur la péniche Varka. Une démarche ludique et originale de « story-telling » sur les gestes éco-responsables.
Un comportement vertueux en entraînant bien souvent un autre, Sophie transmet ses petits trucs à travers un parcours en 5 étapes vidéos :

  • l’éco-mobilité avec les déplacements doux,
  • l’habitat durable avec des lieux de vie plus économes,
  • les bienfaits d’une consommation de proximité et responsable,
  • les éco-gestes pour réduire ses déchets,
  • les sources de bien-être dans la ville pour une meilleure qualité de vie.

Ces 5 mini-films mettent en lumière l’action du Grand Lyon pour inciter les habitants de l’agglomération à s’inscrire chaque jour un peu plus dans une démarche éco-citoyenne.

Pour aller plus loin
>>
L’exposition est à découvrir jusqu’au 4 août inclus, sur la Place nautique à la Confluence.
      Ouverture les mercredis, samedis et dimanches de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h.
>> Retrouvez les photos de l’inauguration sur notre page facebook.com/legrandlyon [clic!]

Héros ordinaires – Changement d’ère

Mission Héros ordinaires des volontaires d’Unis-Cité

Salut amis terriens !

Comme indiqué dans le précédent billet, depuis le début de cette aventure, nous avons eu différentes formations pour nous aider à mener à bien notre projet (formation à l’éco-citoyenneté, initiation à la vidéo, préparation à l’interview,…)

 

Pendant qu'un groupe travaillait sur l’évènement de juin, un autre s'essayait à la prise de vue et au difficile exercice de l'interview.

 

La semaine dernière, nous avions déjà évoqué brièvement notre rencontre avec Bruno Charles, vice-président du Grand Lyon en charge du développement durable.

Il nous a expliqué que malgré les différentes rencontres entre politiciens lors des sommets internationaux (comme le G20, la conférence de Copenhague, le protocole de Kyoto,…) aucune solution n’a été réellement apportée aux problèmes environnementaux. Les Etats n’arrivent pas à se mettre d’accord, personne ne veut se mouiller et globalement, l’immobilisme règne en maître. Il a ajouté que, contrairement aux nations, les villes du monde entier se sentent davantage concernées et essayent d’innover et de mettre en place des solutions afin de réduire les émissions de CO2 au niveau local. Ces anecdotes nous ont permis de réaliser que ce sont vraiment les citoyens qui ont le pouvoir de changer les choses et que chaque geste compte.

Il a donc insisté sur l’importance de notre rôle : trouver des héros ordinaires pour repérer et mettre en valeur leurs « bonnes pratiques » dans les gestes quotidiens en termes d’éco-citoyenneté. En effet, pour faire évoluer nos habitudes et celles de nos concitoyens, quoi de mieux qu’un discours optimiste et non culpabilisateur ? D’ailleurs, nous nous sommes heurtés à un problème de vocabulaire. En ce qui concerne les économies d’énergie et la réduction d’émissions de gaz à effet de serre, il est très difficile de trouver un vocabulaire positif : décroissance vs croissance, sobriété vs progrès… Or les enquêtes menées dans le cadre des « Héros Ordinaires » des années précédentes nous montrent que ceux qui choisissent d’être « sobres en carbone » ne le font pas (que) pour le bien de la planète et de l’humanité : ces « pratiques éco-citoyennes » améliorent leur qualité de vie (moins de stress, plus de sport, plus de contact avec l’environnement, les voisins, les gens du quartier, économies financières, etc.) Quel terme pourrait  transcrire l’idée que ces changements de comportements ne sont pas synonymes de contraintes mais au contraire d’une meilleure qualité de vie ?

À vos idées !

Délibération Plan Climat: de la Vision aux Actions

La délibération cadre plan climat a été adoptée à l’unanimité le 13 février.

Elle est téléchargeable ici: Délibération cadre 13 février 2012 (1080 téléchargements )

Cette délibération inscrit dans le marbre les objectifs que se fixe le Grand Lyon pour diminuer de 20% les émissions de CO2 à horizon 2020, sur son patrimoine, dans le cadre de ses politiques publiques et bien sûr en lien avec les partenaires du territoire: isolation des logements, augmentation de la fréquentation des transports en commun, développement des modes doux, mise en place de réseaux de chaleur, accompagnement des entreprises, mobilisation des habitants, etc.

Elle sera suivie par des « délibérations filles » qui viendront préciser les modalités conrètes de mise en oeuvre des actions. Le 13 février, 3 premières délibérations portant sur le volet habitat du Plan Climat ont été votées.

Une démarche partenariale inédite autour de 173 actions pour atteindre l’objectif des 3×20

 La Communauté Urbaine de Lyon n’ayant d’influence directe et indirecte que sur un quart des émissions de gaz à effet de serre sur son territoire, il lui fallait mobiliser un grand nombre de ses partenaires pour que leurs actions concertée permette d’atteindre l’objectif des 3×20. Le 28 novembre 2011 s’est ainsi réunie la Conférence Énergie Climat du Grand Lyon, scène de gouvernance innovante qui fédère plus de 150 acteurs clés du territoire, mobilisés pour atteindre ces objectifs.

 Lors de cette séance, 54 premiers partenaires ont signé le Plan Énergie Climat, un plan d’actions partenarial rassemblant l’ensemble de leurs engagements concrets, soit 173 actions qui portent notamment sur la réhabilitation thermique des logements existants, l’accompagnement des entreprises à l’efficacité énergétique, les usages alternatifs à la voiture, l’utilisation de la chaleur fatale, la mobilisation des citoyens, le développement des réseaux de chaleur et de la biomasse, etc.

La Conférence Énergie Climat devrait se réunir à nouveau en fin d’année 2012 afin de faire un état d’avancement des différentes actions engagées

 

Sortez, covoiturez !

 

A l’initiative de l’Opéra de Lyon et avec le soutien du Grand Lyon, la plateforme www.covoiturage-pour-sortir.fr est née cet été. Une nouveauté qui vient enrichir l’offre d’ores et déjà proposée par www.covoiturage-grandlyon.com.

Pour se rendre aux spectacles et expositions proposés par les salles de l’agglomération, il est désormais possible de covoiturer. Il suffit pour cela de se rendre sur la plateforme www.covoiturage-pour-sortir.fr, d’effectuer la sélection par salle ou par spectacle et de s’inscrire via son email. Une douzaine de salles de l’agglomération sont déjà inscrites dans le dispositif. Les covoitureurs sont présentés sur une carte interactive et une alerte SMS permet d’être averti lorsqu’une personne fait le même trajet. Ce nouveau service complète l’offre proposée par le Grand Lyon sur le covoiturage domicile-travail qui représentait en mai 2011 : 3 981 trajets et 4 288 inscrits sur la base.

Pour en savoir plus : www.espacedestemps.grandlyon.com

  

 www.covoiturage-grandlyon.com, quelques chiffres clés

Une moyenne de 97 visites par jour  et 193 visites par jour suite à l’envoi de la newsletter.

20,6% : nombre d’inscrits qui covoiturent une fois par semaine (40% de ceux-ci covoiturent tous les jours)

76 % : taux d’occupation moyen des voitures

1 098 teq CO2 : économie réalisée grâce au site

100 à 300 inscriptions mensuelles sur le site : objectif visé à l’horizon 2015

    

Auto-partage, de nouveaux services

 Autolib’ est un dispositif permettant, grâce à un abonnement, de louer des véhicules sur de très courtes durées. Le service évolue et il est désormais possible d’avoir accès à une location pour ses vacances et pour un déménagement. Le point sur un service qui permet déjà de remplacer près de 450 véhicules personnels.

 Avec 23 stations situées sur Lyon et Villeurbanne, le service Autolib’ est en plein essor. Le dispositif a déjà séduit 1 500 conducteurs et une quarantaine de personnes s’abonnent chaque mois pour pouvoir utiliser, pour une ou quelques heures, un des 72 véhicules mis à disposition dans les stations Lyon Parc Auto.

Nouveauté depuis cet été 2011, Autolib’ permet désormais à ses abonnés de louer un véhicule sur une plus longue durée (vacances) ou plus spécifique (déménagement) avec des tarifs préférentiels. Une évolution permise grâce à un accord avec un loueur de véhicules et disponible dans 3 stations.

A noter que pour s’adapter aux différentes contraintes des conducteurs, Autolib’ met à disposition (sans supplément) des sièges bébé, des réhausseurs ou encore des chaînes en saison d’hiver.

Plus d’informations :

www.autolib.fr

[edit au 02/11/2011]: ce sont désormais 36 stations et 100 véhicules sur lesquels les abonnés à autolib peuvent compter pour leurs déplacements!

Les nouveau plan des stations: Stations Autolib (516 téléchargements )