Électricité : la Métropole passe au vert

Désormais, la moitié de l’électricité consommée par les bâtiments de la Métropole de Lyon est verte, c’est-à-dire certifiée 100% renouvelable.

L'Hôtel de la Métropole de Lyon est concerné à 100 % par cette nouvelle sources d'énergie

L’Hôtel de la Métropole de Lyon est concerné à 100 % par cette nouvelle source d’énergie (Photo T.Fournier)

Tous concernés

Sites opérationnels (usines de traitements de l’eau, d’incinération des déchets, tunnels, etc.), locaux administratifs et techniques : l’ensemble des bâtiments de la Métropole, hormis les collèges, est concerné par cette avancée majeure. Désormais, la lumière, le chauffage ou l’ascenseur fonctionnent pour moitié grâce à l’électricité dite verte, c’est-à-dire produite par des systèmes hydrauliques, éoliens ou solaires.

Des sites à 100 % !

Les deux contrats passés avec les prestataires EDF et Gaz Electricité de Grenoble garantissent une électricité verte à 50 %. Mais certains bâtiments, et pas des moindres, vont plus loin. C’est notamment le cas pour l’Hôtel de Métropole qui abrite la majorité des effectifs, rue du Lac. Lui et le centre d’échanges Lyon Perrache sont fournis en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable.

Le centre d’échanges Lyon-Perrache est fourni en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable (Photo T.Fournier)

Le centre d’échanges Lyon-Perrache est fourni en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable (Photo T.Fournier)

Ambition : montrer la marche à suivre

La Direction de la Logistique, du Patrimoine et des Bâtiments – en charge de l’achat de l’ensemble des énergies pour les besoins de la Métropole de Lyon- a franchi le pas. Avec plusieurs autres collectivités et établissements publics en France, comme les villes de Lyon et de Paris ou les Aéroports de Lyon, qui l’ont déjà franchi à des degrés d’engagement divers, la Métropole de Lyon montre la marche à suivre. Tout en y allant de manière progressive, afin que les fournisseurs puissent aussi avoir le temps de s’adapter à ces nouvelles commandes.

À peine plus cher que l’électricité classique

Au moment de franchir un palier dans l’adoption d’une électricité verte, la collectivité a bénéficié d’une conjoncture favorable : l’offre étant encore bien supérieure à la demande, le prix d’achat de cette énergie renouvelable est quasiment au même niveau que l’offre de marché de l’électricité classique. Un tout petit peu plus cher, certes (+0,9%), mais beaucoup plus vert. D’où la volonté d’aller au-delà des objectifs nationaux en la matière. Avec le sentiment, aussi, de donner un coup de pouce à la filière en favorisant son développement.

Que dit la loi ?

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit de porter à 32 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale en 2030. En prenant le parti de passer directement à 50 %, la Métropole de Lyon prend donc de l’avance et montre l’exemple. Pour rappel, en 2014, la part d’électricité « verte » dans la consommation totale d’électricité en France était de 16%*. Le chemin à parcourir est donc encore long. Et bonne nouvelle : tout le monde peut s’y mettre, collectivité, comme simple citoyen ! Alors rendez-vous ici !

Bienvenue !

 

Vue aérienne des panneaux solaires photovoltaïques en place.

Vue aérienne des panneaux solaires photovoltaïques en place.

Il y a un peu plus d’un an, la commune de Quincieux rejoignait le Grand Lyon, portant ainsi à 59 le nombre de membres de l’intercommunalité. Or, ce petit territoire n’est pas neutre sur le plan énergétique puisqu’il accueille une ferme photovoltaïque de 9.6MW de puissance déployée sur le parking d’une entreprise. Mine de rien, ces panneaux solaires ont quasiment doublé la puissance installée sur le Grand Lyon (qui était à 11MW fin 2013) !

Ces panneaux couvrent un parc de stationnement automobile: en plus de produire de l’énergie, ils assurent la protection des véhicules des intempéries et de la chaleur. Ils ont été installés en 2011-2012 (voir la vidéo !) et devraient produire 9 GWh par an, soit la consommation électrique de près de 800 personnes.

Pour autant, celà ne va pas faire bondir la part des EnR dans la consommation du territoire car le solaire photovoltaïque est encore peu déployé… Comme le montre ce graphique publié par l’Agence Locale de l’Energie en 2013, la production d’énergie renouvelables sur notre territoire (qui atteint environ 4.6% de la consommation) est principalement liée aux barrages hydrauliques, à la récupération de chaleur sur incinérateurs et aux chaudières biomasse installées sur les réseaux de chaleur.

Une bonne marge de progrès donc pour l’énergie solaire !

Répartition de la production d'énergies renouvelables sur le territoire du Grand Lyon fin 2013

Répartition de la production d’énergies renouvelables sur le territoire du Grand Lyon fin 2013

Evolution de la puissance de solaire photovoltaïque (MW) sur le territoire du Grand Lyon

Evolution de la puissance de solaire photovoltaïque (MW) sur le territoire du Grand Lyon

 

 

 

 

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique – extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

La boulangerie Saint-Vincent met la main à la pâte pour réaliser des économies d’énergie

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

La Boulangerie Saint-Vincent

Idéalement située sur les quais, face à la passerelle Saint-Vincent et au dos de la fresque des lyonnais, la boulangerie Saint-Vincent s’est lancée parmi les premiers dans le dispositif Lyon Eco Énergie.

Denis Roisil, ancien cuisinier et pâtissier, a repris la boulangerie Saint-Vincent en novembre 2011. Passionné par son métier, il a développé cette boulangerie bio où tout est fait maison. « On peut faire énormément de choses différentes avec très peu de matières premières ! ». Nous nous installons dans l’arrière-boutique où une grande fenêtre permet aux passants d’apercevoir la fabrication de ses produits.

Lyon Eco Énergie vous aide à anticiper la hausse des prix

En lisant un article sur les économies d’énergie dans le mensuel de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Denis Roisil a pris connaissance du dispositif Lyon Eco Énergie. Avec la suppression des tarifs jaune et vert de l’électricité fin 2015, il prévoit une « explosion » des prix de l’électricité dans les années à venir. Pour évaluer les économies à réaliser en prévision de cette hausse, il a décidé de réaliser un diagnostic des consommations énergétiques de la boulangerie. Lyon Eco Énergie est donc arrivé au bon moment pour lui proposer un bilan indépendant, chiffré et gratuit de ses consommations d’énergie.

Des bouleversements climatiques aux bouleversements économiques

L’énergie occupe une place bien plus importante dans son métier que ce que l’on pourrait soupçonner. Aujourd’hui, la boulangerie dispose d’un four électrique et de chambres de fermentation pour la pâte, qui font de l’électricité un poste de dépenses prédominant, devant les matières premières. Le boulanger doit donc être très précis dans ses consommations d’énergie et essayer de les réduire au maximum, sinon le surcoût sera répercuté directement sur le prix de vente. Une mauvaise gestion des consommations d’énergie impacte directement la trésorerie : les bouleversements climatiques entraînent des bouleversements économiques. Il faut donc adapter ses méthodes de travail en conséquence.Denis Roisil dans sa boulangerie

Du pain sur la planche

La visite du conseiller Lyon Eco Énergie Julien Gornet, de la Chambre de Métiers et d’Artisanat, a permis de mettre en évidence les postes où la boulangerie pourra réaliser de véritables économies d’énergie.

Premier consommateur d’électricité : le four. Denis Roisil a acheté ce four électrique en 2012 suite à une panne de l’ancien : l’achat s’est fait en urgence et le boulanger n’a eu le temps ni de réaliser des devis ni de choisir le four le mieux adapté à sa manière de travailler. En optant aujourd’hui pour un four à granulés de bois, il pourrait économiser 1 000€ par mois, un gain considérable. Ce projet est actuellement à l’étude.

Denis Roisil réfléchit aussi à améliorer l’entretien de ses groupes frigorifiques, véritables « boîtes à farine ». Placer ces groupes dans une pièce bien ventilée permet en général d’augmenter leur durée de vie de 4 à 5 ans.

Enfin, seront installés rapidement des détecteurs de mouvement pour le contrôle des lumières, mesure simple et efficace.

Le boulanger ne souhaite pour l’instant pas modifier son contrat électrique. Il refera cependant faire un diagnostic à la fin de l’année après la suppression des tarifs jaune et vert pour s’adapter aux nouveaux prix de l’électricité, aux nouvelles offres et peut-être au changement de son four.

Tout le monde s’engage

Les huit employés de la boulangerie s’investissent déjà pleinement dans la production de pain bio. Sensibilisés aux questions environnementales, ils sont réceptifs à la démarche Lyon Eco Énergie et toute la boulangerie se mobilise pour réaliser des économies d’énergie.

A vous de jouer !

Denis Roisil conseille ce dispositif « à tout le monde ! A tous ceux qui sont en recherche d’éléments pointus sur leurs dépenses ».

Souhaitons que les entreprises seront nombreuses à suivre ce conseil !

 

Pour en savoir plus :

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie.

Contact des conseillers :

– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr

Article en lien : Lyon Eco Énergie

Pour mieux connaître la boulangerie : http://boulangerie-saint-vincent.fr/

Energie solaire : Meyzieu prête sa toiture contre bons soins

Panneaux photovoltaïques ( vue de dessous)

La production annuelle d'énérgie pourrait atteindre 369 MWh

>> Mesure visée par les 4.6 et 4.10 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46 et p.50]

Échange de bons procédés : la Ville de Meyzieu libère une grande surface de toiture communale pour l’installation de panneaux photovoltaïques à la société Sol ARcadia, spécialisée dans la production d’énergie solaire. En contrepartie, l’entreprise essonnienne s’engage à rénover  les toits concernés et à entretenir pendant 20 ans.

C’est la nature du deal effectué entrela Villede Meyzieu et Sol Arcadia, officialisée par l’attribution de la concession de travaux publics en février dernier.

20 ans sous concession

Des équipements sportifs aux établissements scolaires, sans omettre la salle des fêtes, 6 bâtiments ont été retenus pour accueillir des panneaux photovoltaïques en toiture.

Pendant les 20 années que dure la concession de travaux, l’entretien des panneaux et des toitures est assuré par Sol Arcadia qui se réserve les droits d’exploitation des installations. A ce titre, elle revend pour son compte la production d’électricité à ERDF, au tarif de rachat dit « intégré ».

Au terme de la concession, l’exploitation des panneaux reviendra à la Villede Meyzieu.

Agilité partenariale

Ce partenariat novateur repose sur la volonté de la commune de réduire les coûts d’une réfection des toitures longue et onéreuse, par ailleurs inéluctable. « Nous recherchions des solutions rentables explique Cyril Guillot, ingénieur Energie, Environnement et Développement durable à la Villede Meyzieu, la concession de travaux publics envisagée avec Sol Arcadia nous permet tout à la fois de maîtriser nos coûts  tout en accordant la part  belle aux énergies renouvelables. »

De fait, les quelques 1 770 m² de toiture concernés devraient atteindre une production annuelle de 369 MWh, soit 2,4% de la consommation énergétique totale de la ville ! « A terme, les bâtiments produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment » précise encore Cyril Guillot.

Risque zéro pour la commune

Le financement des travaux est rendu possible par les recettes uniques de la vente de l’électricité produite. « Le prix de revente de l’électricité est sécurisé sur 20 ans, le risque est neutre pour la commune » indique Cyril Guillot. Coup de chapeau pourla Villede Meyzieu qui s’assure par la même une économie de 350 000 €  tout en améliorant les performances énergétiques des bâtiments.

Cette collaboration innovante pourrait-elle inspirer d’autres communes ? « Ce sont des projets qui nécessitent une réflexion poussée, avec d’innombrables facteurs décisionnels parmi lesquels le choix du type de rachat et la rentabilité du dispositif ». Gageons qu’avec le temps – assorti d’une baisse attendue du coût des matériaux et d’une hausse du rendement solaire – l’initiative Majolane fera des petits.

Les travaux débuteront cet été avec la mise en service progressive des installations à compter de l’été 2013.

Rhodia se lance dans le recyclage des terres rares

Poudres luminophores de l'unité Solvay Rhodia

Poudres luminophores : gros plan © Didier Van Tilmann - Solvay Rhodia - 2012

Sur le site historique de l’usine Rhodia, à Saint-Fons, une ancienne bâtisse d’agrochimie s’est reconvertie en unité de recyclage des terres rares issues des lampes à économie d’énergie : une première en Europe ! Cette unité a été inaugurée le 27 septembre 2012.

A l’heure où la pression s’accentue sur le marché des terres rares, notamment utilisées dans la fabrication d’éoliennes, de panneaux solaires, d’ampoules à économie d’énergie ou de batteries de voitures électriques, Rhodia débute son activité de recyclage des terres rares en France.

Les terres rares, indispensables aux technologies vertes

La demande mondiale de terres rares devrait augmenter à 185 000 tonnes par an d’ici 2015 ! Elles sont incontournables pour le développement des énergies renouvelables (batteries rechargeables en premier lieu).
Ces terres dites « rares » (lanthane, cérium, terbium, yttrium) sont paradoxalement assez répandues mais leur extraction impacte fortement l’environnement et le marché offre peu de producteurs. Aussi est-il primordial de développer des moyens pour une utilisation plus efficace de ces ressources. A commencer par leur recyclage.

« Ce procédé permet de récupérer les terres rares contenues dans les lampes à économie d’énergie, les batteries ou les aimants afin de préserver la ressource et diversifier les sources d’approvisionnement, » explique Frédéric Carencotte, Directeur Industriel de Rhodia Rare Earth Systems en charge des projets de recyclage.

Les terres rares au service des cleantech

Rhodia, acteur du pôle de compétitivité chimie-environnement Axelera, a choisi le site de Saint-Fons pour réceptionner les poudres luminophores issues des lampes à économie d’énergie usagées.

Le concentré en terres rares de ces poudres est extrait puis recyclé en préservant 100 % des propriétés d’usage initiales. Les terres rares sont ensuite transférées à La Rochelle, second site français désigné pour ce type de recyclage, où elles sont successivement séparées et traitées pour être réutilisées dans la fabrication de nouvelles lampes.

Dans le cadre de la Vallée de la chimie, ce projet du groupe Rhodia est un exemple de mutation des activités industrielles historiques vers les cleantech. Un investissement de 15 000 000 € pour recycler les terres rares issues d’un nouveau gisement : la « mine urbaine ».

Le saviez-vous ?
Une ampoule basse consommation contient à 88 % de verre, 5 % de métaux, 4 % de plastiques, 3 % de poudre contenant les « terres rares » et 0,005 % de mercure.

Héros ordinaires – Micro-trottoir : et vous, comment imaginez-vous la ville du futur ?

Mission Héros ordinaires des volontaires d’Unis-Cité Facebook

Nous sommes allés à la rencontre de jeunes gens, âgés entre 18 et 25 ans, place Louis Pradel, dans le 1er arrondissement, pour recueillir leur vision de l’avenir. C’était la période des révisions. Spontanément, ils ont parlé d’énergie, de transports et de pollution. Voici leurs propos :

Matthieu, 18 ans :

La ville de demain ? Je pense (et j’espère) que la plupart des objets  fonctionneront à l’énergie solaire, et que les voitures seront toutes électriques. Mais je ne sais pas ce qu’on fera de toutes celles qui ne le sont pas, si on en vient à manquer de carburants…

Nahim, 19 ans :

Je n’imagine pas la ville de demain! Je pense qu’on va continuer au pétrole jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus du tout… Et on trouvera une nouvelle forme d’énergie qui remplacera le pétrole…

Laurie, 22 ans :

Je pense qu’une ville sans pollution n’est pas envisageable parce que l’homme crée des déchets quoi qu’il arrive, il y aura donc toujours une forme de pollution. Ensuite, pour ce qui est des déplacements, plusieurs solutions existent. Notamment le moteur à eau, dont le brevet a été racheté par…attention, surprise : UNE SOCIETE PETROLIERE ! Bien évidemment. Je pense qu’il faut développer les moyens de production d’électricité plus écolos, comme le solaire, l’éolien, ou  l’utilisation des courants marins. On pourrait aussi parler du moteur qui fonctionne grâce aux produits dérivés de l’agriculture, mais c’est une fausse bonne idée parce que ça risque de causer des famines, la création d’une nouvelle classe dominante comparable aux producteurs de pétrole, et accroitre encore un peu plus les disparités et les inégalités…

Christopher, 19 ans

Pour moi, la société va surement faire des efforts d’un point de vue environnemental, de toute façon on n’aura pas le choix vu que le pétrole n’est pas infini. On ne pourra jamais supprimer toutes les sources de pollution mais des choses peuvent être faites et améliorées. Par exemple, on pourrait aussi multiplier les transports en commun. Déjà aujourd’hui, on utilise bien plus d’énergies renouvelables car on prend conscience qu’on détruit la Terre.

Leeloo, 20 ans :

J’imagine que l’on ne pourra que se diriger vers des solutions autres que le pétrole, d’une part parce que nos ressources s’épuisent et d’autre part pour le bien de notre planète. Par exemple, exploiter l’énergie que produit une réaction chimique ou recréer une substance équivalente au pétrole. D’une manière générale, je pense qu’il est primordial que la population mondiale s’intéresse davantage aux problèmes environnementaux : quand on connait les enjeux, on pense mieux au futur.

Rencontre – Et si on voyageait dans la Galoupiote ?

Mission Héros ordinaires des volontaires d’Unis-Cité  /  Facebook

Ce matin Gwen nous a donné un prospectus qui annonçait l’arrivée de la Galoupiote à Lyon ce dimanche. Je fus intriguée : qu’est-ce que c’est la Galoupiote ?

J’allais donc sur le site internet de cette chose mystérieuse. On y apprend qu’il s’agit d’une roulotte qui a commencé son périple près de chez nous, dans l’Ain, à Pérouges, le 7 avril dernier. Le but : aller de commune en commune, en France puis en Espagne, pour proposer un moment festif de sensibilisation à l’environnement en mettant en avant les productions alimentaires et les réseaux de distribution locaux dans chacune des étapes.

La Galoupiote est le nom d’une roulotte mais aussi celle d’une association d’une dizaine de membres, issus d’horizons variés (pédagogues, animateurs, artistes…) qui invitent le public par ce slogan  : « Prévoyez l’imprévu ! ».

Bien entendu la Galoupiote est un véhicule écologique, hippomobile (qui circule grâce à des chevaux de trait). J’ai trouvé que les explications concernant sa création pouvaient donner envie de s’inspirer de certaines techniques de construction utilisées pour fabriquer cette roulotte (structure bois, énergies alternatives…).

Enfin, sur ce site, ce qui m’a le plus attiré l’œil est la rubrique du journal de bord avec des articles retraçant le parcours de la roulotte depuis sa création jusqu’à ses différents points de chute.

Le programme en tous cas est original et intrigant. Nous vous en parlerons prochainement.

Dimanche 15 Avril à Monplaisir-Lumière sur la place Ambroise Courtois, Lyon 8e à partir de 15H30 jusqu’à 20H ! Programme

Cindy

 

Délibération Plan Climat: de la Vision aux Actions

La délibération cadre plan climat a été adoptée à l’unanimité le 13 février.

Elle est téléchargeable ici: Délibération cadre 13 février 2012 (1066 téléchargements )

Cette délibération inscrit dans le marbre les objectifs que se fixe le Grand Lyon pour diminuer de 20% les émissions de CO2 à horizon 2020, sur son patrimoine, dans le cadre de ses politiques publiques et bien sûr en lien avec les partenaires du territoire: isolation des logements, augmentation de la fréquentation des transports en commun, développement des modes doux, mise en place de réseaux de chaleur, accompagnement des entreprises, mobilisation des habitants, etc.

Elle sera suivie par des « délibérations filles » qui viendront préciser les modalités conrètes de mise en oeuvre des actions. Le 13 février, 3 premières délibérations portant sur le volet habitat du Plan Climat ont été votées.

Une démarche partenariale inédite autour de 173 actions pour atteindre l’objectif des 3×20

 La Communauté Urbaine de Lyon n’ayant d’influence directe et indirecte que sur un quart des émissions de gaz à effet de serre sur son territoire, il lui fallait mobiliser un grand nombre de ses partenaires pour que leurs actions concertée permette d’atteindre l’objectif des 3×20. Le 28 novembre 2011 s’est ainsi réunie la Conférence Énergie Climat du Grand Lyon, scène de gouvernance innovante qui fédère plus de 150 acteurs clés du territoire, mobilisés pour atteindre ces objectifs.

 Lors de cette séance, 54 premiers partenaires ont signé le Plan Énergie Climat, un plan d’actions partenarial rassemblant l’ensemble de leurs engagements concrets, soit 173 actions qui portent notamment sur la réhabilitation thermique des logements existants, l’accompagnement des entreprises à l’efficacité énergétique, les usages alternatifs à la voiture, l’utilisation de la chaleur fatale, la mobilisation des citoyens, le développement des réseaux de chaleur et de la biomasse, etc.

La Conférence Énergie Climat devrait se réunir à nouveau en fin d’année 2012 afin de faire un état d’avancement des différentes actions engagées

 

Le cadastre solaire du quartier Sainte Blandine

POLIS est un programme de coopération européen qui a pour mission d’introduire une prise en compte des apports énergétiques solaires dans la planification urbaine en Europe. Une telle approche permet d’optimiser le développement de l’énergie solaire en milieu urbain et par conséquent de contribuer à un développement plus durable pour les quartiers en construction ou en rénovation. Grâce à cette démarche, l’exploitation de l’énergie solaire devient une composante à part entière et indissociable de la planification urbaine.

L’objectif du travail, qui s’étend sur trois ans est, dans un premier temps, de répertorier et évaluer des exemples de projets « d’urbanisme solaire » en Europe. L’architecture des bâtiments, la disposition des uns par rapport aux autres, ainsi que leurs usages ont un impact direct sur l’exploitation et l’optimisation des apports et de la production solaire. Un réseau d’acteurs, impliqués ou intéressés par mettre en place une telle démarche, sera constitué et permettra d‘échanger sur la thématique au niveau national et européen.

Afin d’aboutir à des projets viables dans le temps, plusieurs paramètres doivent être pris en compte par les différents acteurs de la planification urbaine. De plus, la législation locale et/ou nationale doit en assurer la faisabilité. Plusieurs outils existent ; ils ont été mis en place grâce à des politiques locales favorables au développement du solaire ou suite au développement de programmes solaires urbains.

Par ailleurs, la réhabilitation de quartiers et de bâtiments existants ne doit pas être négligée étant donné que ces derniers représentent le gisement urbain le plus important. Cependant, ce type de projets nécessitent des compétences spécifiques parfois très