Envie de donner un coup de neuf à votre maison ?

L’été revient avec son lot de bonnes résolutions : pour ceux qui se lancent dans un projet de rénovation, l’association OIKOS propose un cycle de formation spécifiquement dédié aux propriétaires de maisons. 

Prenez le temps de réfléchir à votre projet de rénovation au sein de l'éco-centre d'Oïkos, à la Tour-de-Salvagny

Prenez le temps de réfléchir à votre projet de rénovation au sein de l’éco-centre d’Oïkos, à la Tour-de-Salvagny

Une bonne conception pour plus de confort thermique, la prise en compte de l’architecture, le recours aux éco-matériaux, le choix des bons équipements technique… Le cycle d’ateliers comprend les conseils d’experts de chaque domaine et des visites de terrain, entre mai et août. Il est à destination des particuliers, dans le cadre du dispositif ECORENO’V de la Métropole de Lyon.

clic! pour le programme

Il est préférable de participer à l’ensemble des 5 ateliers mais vous pouvez aussi vous inscrire seulement à quelques dates, selon vos disponibilités. N’hésitez pas à vous inscrire, le premier atelier est le 26 Mai. Pour toutes questions : lp@oikos-ecoconstruction.com et 09 81 60 92 83

Parlez-en aussi autour de vous !

 

 

Éteins la lumière, on verra mieux les étoiles !

La pollution lumineuse ne cesse d’augmenter : la France compte 10 millions de points lumineux, soit une augmentation de plus de 84% en 25 ans. Si certaines communes ont choisi de ne plus éclairer leurs rues pendant une partie de la nuit, d’autres hésitent, s’inquiètent de la réaction de leurs administrés. Le SIGERLY consacre une matinale à ce sujet le 30 mai, ouverte à tous.

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l'éclairage pour faire tomber les idées reçues...

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l’éclairage pour faire tomber les idées reçues… Rendez-vous à l’hôtel de Métropole (20 rue du lac, Lyon3), inscription obligatoire.

Un enjeu énergétique, économique et environnemental

Sur notre territoire, l’éclairage public consomme 117 GWh/an soit 1% des consommations d’électricité du Grand Lyon (source : diagnostic du schéma directeur des énergie). Ce service représente un budget conséquent pour les communes (entre 20 et 30% du budget ‘énergie’). Au-delà de l’intérêt économique et de la sobriété énergétique, l’extinction partielle ou totale de l’éclairage permet de mieux respecter la biodiversité. En effet, les oiseaux diurnes ont besoin de la nuit pour se reposer, alors que les espèces nocturnes s’alimentent et se reproduisent dans l’obscurité. Pour chacun, une alternance marquée entre jour et nuit est essentielle.

En France, environ 12 000 communes pratiquent l’extinction nocturne partielle ou totale de leurs éclairages publics. Sur le territoire du Grand Lyon, on compte notamment notamment les villes de Givors, Grigny, Saint Didier-au-Mont-d’Or, Rochetaillée-sur-saôneCharly. D’autres villes modulent la puissance pendant la nuit ou utilisent le déclenchement des luminaires « à la demande » pour les cheminements piétons (Lyon, Villeurbanne et  Neuville-Sur-Saône).

Cette matinale a pour objectif de répondre aux différentes interrogations des communes que ce soit sur le plan réglementaire, technique, sécuritaire ou encore environnemental. Un menu varié : retour d’expérience de communes (Givors et Lyon), approche juridique, explications de la FRAPNA, approche « sécurité » avec la gendarmerie… Retrouvez le programme complet ici : invitation_matinale

Pour vous inscrire

C’est par ici

 

 

Un drone pour améliorer l’efficacité énergétique

L’hiver dernier, une opération de thermographie par drone a eu lieu sur un quartier de Saint-Priest. 270 maisons ont ainsi bénéficié d’un diagnostic sur leurs déperditions énergétiques. Objectif ? Inciter les habitants à engager des opérations de réhabilitation thermique.

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Le drone chargé de réaliser les thermographies à Saint-Priest est intervenu au petit matin à basse altitude

L’opération de thermographie menée par GRDF (Gaz Réseau Distribution France) à Saint-Priest s’inscrit dans le cadre de la mission de service public du distributeur de gaz naturel. C’est en partenariat avec les communes intéressées et engagées dans une logique de développement durable que GRDF met en place cette action. « Nous avons pris les premiers contacts à l’été 2017, explique Maha Merilhou, déléguée territoriale de GRDF Lyon Métropole. Nous identifions ensemble un secteur qui va convenir aux deux parties : pour nous, des maisons individuelles chauffées au gaz. Et pour la commune, des maisons anciennes avec un vrai besoin de rénovation. Une fois que le secteur est arrêté, en l’occurrence ici le quartier des Marendiers (construit dans les années 60-70), la commune envoie un courrier aux personnes concernées pour les informer. »

Survol de drone au petit matin

Place ensuite au passage du drone, à trois reprises, juste avant le lever du jour, avec une trajectoire pré-programmée pour filmer les toitures. « La fenêtre de tir était très réduite, » détaille Robin Lhuillier, chargé de mission habitat privé de l’ALEC (Agence Locale de l’Énergie et du Climat), qui accompagne GRDF sur cette mission. Pourquoi une fenêtre réduite ? « Parce que le drone ne peut pas voler la nuit, faute d’autorisation suffisante. Et s’il fait trop jour, le rayonnement solaire fausserait le résultat. » « Les passages ont eu lieu en février, à une époque où le froid était bien présent pour avoir des résultats significatifs », complète Maha Merilhou. Et en complément du drone, qui filmait les toitures, un passage à pied a permis de réaliser la thermographie des façades.

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Les habitants du quartier des Marendiers se sont déplacés nombreux à la restitution début mars

120 personnes à la restitution

Le 8 mars dernier, en mairie de Saint-Priest, 120 personnes sont venues assister à la restitution du diagnostic et récupérer leurs résultats. « Nous ne nous substituons pas à un bureau d’études, prévient Maha Merilhou. L’objectif est de présenter un diagnostic de prise de conscience. Pas de réaliser un audit énergétique. » Pour cela, et pour entreprendre les travaux nécessaires dans leur maison, les personnes concernés pourront se tourner vers l’ALEC et Robin Lhullier, lui-aussi présent le jour de la restitution. « Mon rôle était de présenter les aides disponibles, notamment auprès de l’ANAH, de la Métropole de Lyon, mais aussi de la mairie de Saint-Priest. Elles sont cumulables et nombreux sont ceux qui ignorent souvent ce qui existe pour les aider. » ECORENO’V, ou encore Eco-PTZ et CEE sont en effet autant de dispositifs disponibles. « Et l’ALEC est la porte d’entrée pour accompagner les propriétaires dans leurs réhabilitations. Connaître les aides peut inciter à aller plus loin » complète Robin Lhuillier. Ce soir-là, des professionnels du gaz, du bâti et de la toiture étaient également présents pour renseigner les habitants.

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Fenêtres et portes sont les principaux points de déperdition

Les résultats ? Des déperditions enfin visibles

Le jour de la réunion, chaque personne est repartie avec un dossier photos sur sa maison. « Ce qui ressort des prises de vues, c’est que les déperditions ont majoritairement lieu via les « ouvrants » (porte d’entrées, fenêtres, porte de garage). Les dalles de planchers et les linteaux de fenêtres sont également des endroits par lesquels la chaleur s’échappe, » détaille Maha Merilhou. Côté point positif, 50 % des habitants du quartier adoptent la bonne attitude en fermant leurs volets la nuit. Cela empêche les fuites de chaleur. Quelques logements sont aussi isolés par l’extérieur, ce qui limite considérablement les déperditions, et constitue un bon exemple à suivre. GRDF a également profité de la réunion pour donner quelques conseils : 1 degré de moins de chauffage, c’est 7 % d’économie sur la facture !

La même opération a déjà été menée à Décines et Rillieux-la-Pape, GRDF devrait poursuivre l’opération sur d’autres villes du territoire, à raison d’une commune chaque année. Avec toujours le même objectif : travailler à la baisse de la consommation énergétique globale en accompagnant la maîtrise de l’énergie.

 

 

Unis-cité : les éco-gestes au bureau

Comme chaque année, une équipe de jeunes volontaires en service civique sensibilise aux éco-gestes dans les bureaux. Ils sont quatre, motivés, ralliés par la couleur orange, ils viennent dans votre entreprise et proposent une approche ludique, leurs connaissances sont une arme pour notre futur! Ils vont vous raconter leur histoire …

L'équipe 2018 des volontaires d'Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d'animation sur les éco-gestes au bureau.

L’équipe 2018 des volontaires d’Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d’animation sur les éco-gestes au bureau.

Une association et quatre volontaires à votre service !

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. L’antenne du Rhône basée à Lyon accueille cette année 90 volontaires engagés sur des missions d’intérêt général pour une période de 6 à 9 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions.

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Florent (21 ans), Lucille (24 ans), Maëlle (18 ans) et Victor (22 ans).

L’objectif de votre mission c’est quoi exactement ?

Le principe est d’intervenir gratuitement au sein de bureaux sous forme de jeux interactifs avec comme objectif de sensibiliser les salariés aux économies d’énergie. Nos interventions durent entre 45 minutes et 1 heure. Elles regroupent généralement entre 8 et 12 personnes. Sous forme de jeux interactifs, elles se déroulent dans un climat de convivialité et permettent d’aborder le thème des économies d’énergie sans se prendre la tête.

Quels types de jeux proposez-vous ?  

Nous avons deux supports : le jeu de piste et le jeu de l’oie. Ils ont été conçus par les équipes précédentes d’Unis-Cité et sont adaptables en fonction du nombre de participants :

Le "jeu de piste" consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l'énergie

Le « jeu de piste » consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l’énergie

Le jeu de piste: Il permet de se déplacer dans l’environnement de travail des salariés et d’aborder différents thèmes lié à l’énergie et au développement durable. Par exemple, on abordera dans la salle de pause la question de « qui pense à arrêter la machine à café ? », dans une salle de réunion « savez-vous comment baisser le thermostat en partant? », etc.

Les + :  

  • Jeu dynamique, on se déplace
  • Thèmes abordés adaptables aux problématiques de chaque lieu,
  • Travail d’équipe pour trouver les éco-gestes.
Une session de "jeu de l'oie" animée par les volontaires

Le « jeu de l’oie » se pratique autour d’une table, il est axé sur la discussion et les pratiques de chacun

 

Le jeu de plateau: Il permet de jouer avec des pions et carte sur les thèmes de l’energie et du développement durable.

Les + :

  • Aborde beaucoup de thèmes différents,
  • Nécessite peu d’espace.

Un point en ce début d’année ?

Nous avons déjà réalisé 7 interventions  : auprès des autres volontaires et des salariés d’Unis-Cité, dans les locaux de la mission Vallée de la Chimie, dans les bureaux du laboratoire de la station d’épuration de Pierre-Bénite, ainsi qu’à la mairie du 6ème. Nous continuons à démarcher de nombreuses structures et espérons que cette belle dynamique persiste !

 

Voulez-vous être les suivants ?

Nous sommes disponibles les mardi et les mercredi. Vous pouvez nous contacter par mail pour planifier une intervention ou pour toute information supplémentaire : ucgrandlyon2015@gmail.com. Retrouvez aussi le flyer décrivant nos animations.

A bientôt!

L’équipe d’unis-cité prête à vous accompagner pour une session d’éco-gestes au bureau !

 

 

 

 

Sappi s’applique à réduire sa facture énergétique

Comment optimiser sa consommation d’électricité ? Les solutions concrètes pour économiser l’énergie sont nombreuses, mais il faut parfois un coup de pouce pour passer à l’action. La société Sappi, PME implantée à Vaulx-en-Velin, en a fait l’expérience en suivant le programme Lyon Eco-énergie (une action du Plan Climat). Rencontre avec la directrice générale, Sam Pourcher.

L'entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

L’entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

Spécialisée dans l’application de revêtements anti-adhérents, anti-corrosion et de lubrifiants secs sur tout type de pièces industrielles, l’entreprise Sappi, implantée à Vaulx-en-Velin, est engagée depuis 2015 dans une démarche visant à faire baisser le montant de sa facture énergétique. En deux ans, le système d’éclairage a été changé et les 19 salariés ont été sensibilisés aux éco-gestes. S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément les économies réalisées, Sam Pourcher, directrice générale, a rapidement été convaincue de l’intérêt de la démarche : « notre certification MASE (manuel d’amélioration sécurité santé environnement des entreprises) était en cours, et nous avions constaté qu’il n’était pas forcément évident pour tous les opérateurs de penser à éteindre la lumière en sortant de l’atelier, ou qu’il arrivait que toutes les machines soient mises en route en même temps ». Consciente de ces marges de progression, la filiale du groupe Sofiplast a alors accepté la proposition de la CCI de bénéficier du programme Lyon Eco-énergie. La visite énergie, entièrement gratuite, est effectuée en 2015 par Thibault Costantino, conseiller affilié à la CCI, qui réalise un diagnostic en évaluant les consommations d’énergie sur le site de production.

Investir dans un éclairage LED

Première préconisation, toute simple : changer le système d’éclairage en remplaçant les néons par des LEDs. Si l’investissement de départ est important, il sera amorti à moyen et à long terme par une moindre facture d’électricité. Autre action rapidement mise en place : profiter des réunions hebdomadaires avec l’atelier pour diffuser de l’information pratique aux salariés, par exemple en rappelant que baisser le chauffage d’un degré permet déjà de faire des économies. En complément, des détecteurs de présence ont été installés dans certaines zones pour gérer automatiquement l’éclairage. Parce que l’être humain n’est pas infaillible, et qu’acquérir de nouveaux réflexes prend du temps.

Définir des indicateurs pertinents

Si l’implication du dirigeant est indispensable, il est utile de désigner un référent pour mener à bien la démarche. Chez Sappi, c’est l’animateur HQSE (hygiène, qualité, sécurité, environnement) et le responsable de production qui ont joué ce rôle. Le gaz n’étant pas significatif, l’indicateur retenu a été la moyenne de consommation électrique par rapport au nombre d’heures travaillées. En hiver, le pic de consommation de 16h est clairement apparu. Conséquence : il a fallu identifier les moments auxquels il était possible d’éteindre certains équipements, pour éviter ce pic.

Développer une vision à long terme

Comme l’indique Sam Pourcher, « l’avantage de l’accompagnement, c’est que cela incite à adopter une vision à long terme. Seul, on est vite absorbé par la gestion quotidienne et on n’a pas forcément tendance à se focaliser sur la question de l’énergie ». Plus largement, cela fait réfléchir différemment : « nous sommes plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs, notamment lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel équipement. Nous leur demandons de nous proposer des solutions économes en énergie ». Autre enseignement tiré du programme : concernant les machines, opter pour un nouveau moteur qui consomme moins peut générer plus d’économies que faire réparer un ancien modèle.

Économiser l’énergie : une préoccupation constante

Pour mesurer le retour sur investissement, savoir faire preuve de patience est indispensable. En effet, il est nécessaire d’avoir environ un an et demi de recul pour mesurer concrètement les bénéfices liés aux LEDs installés fin 2016. En revanche, le seul fait d’avoir réalisé un diagnostic énergétique a rapporté des points supplémentaires à Sappi dans le cadre de sa certification MASE. Et, loin d’être achevée, la réflexion se poursuit aujourd’hui : « le local du compresseur dégage de la chaleur, tandis qu’il fait toujours froid dans l’atelier. Nous aimerions utiliser cette chaleur car maintenant, nous avons le souci de ne pas perdre de l’énergie. Le programme a développé chez nous ce réflexe ». Un programme que la directrice générale juge susceptible d’intéresser des entreprises de tous les secteurs : « faire baisser la facture d’énergie est une préoccupation pour tout le monde. Il suffit de prendre le temps de mettre en place des choses simples ». Une piste à ne pas négliger pour augmenter sa compétitivité interne.

SAPPI en bref :
– 1979 : création de SAPPI (SA)
– 1989 : rachat par le groupe Sofiplast
– 19 salariés
– 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016
– Activité : traitement et revêtement des métaux
– Domaines d’application principaux : aéronautique, agroalimentaire, électronique…

SAPPI et les économies d’énergie en quelques dates :
– 2015 : visite énergie dans le cadre de Lyon Eco-énergie
– Fin 2015 : remplacement des néons par des LEDs
– Depuis 2016 : sensibilisation des salariés
– Novembre 2016 : installation des détecteurs de présence
– 2017: réflexion sur l’utilisation de la chaleur du local du compresseur pour chauffer l’atelier (en cours)

En savoir plus :

Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, le programme Lyon Eco-Energie vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

 

 

Vallée de la chimie : le photovoltaïque pour donner de la valeur ajoutée aux sites industriels

Friches abandonnées, parkings, toitures de hangars… Un maximum d’espaces disponibles situés dans la « Vallée de la chimie », à l’entrée sud de Lyon, seront valorisés en centrale photovoltaïque dans le cadre de l’Appel des 30 !.

Blog plan climat - appel des 30

L’Appel des 30 !, initiative unique en Europe

Lancé en 2014 pour attirer de nouvelles entreprises dans la Vallée de la chimie, l’Appel des 30 ! a été réédité en 2016. Cette démarche vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables de la Vallée de la Chimie et à attirer des activités innovantes des filières chimie, cleantech, énergie et environnement. Dans le cadre de cette seconde édition, l’Appel des 30 ! a voulu aller plus loin en trouvant une valeur ajoutée ou un usage à des  espaces délaissés parfois pollués ou dans des zones de risques technologiques. Portée par des partenaires publics (les communes, la Métropole de Lyon, les services de l’État…) et privés (entreprises implantées sur le secteur, organisme financier…), cette initiative s’adresse à des porteurs de projets professionnels et met à leur disposition :

  • des terrains inexploités, situés à l’intérieur des sites industriels,
  • des locaux d’entreprises,
  • des surfaces de toitures et de parkings destinées à accueillir des installations photovoltaïques,
  • des terrains délaissés, situées en zone très contraintes, à cause des risques industriels, à reconvertir en espaces naturels, bénéfiques pour l’environnement et la biodiversité.

Lancé en septembre 2016, l’appel à candidatures ciblait trois domaines d’activité :

  • l’industrie, principalement dans les domaines de la chimie, de l’énergie renouvelable et de l’environnement ;
  • le photovoltaïque, qui conforte la Vallée de la Chimie comme Usine énergétique métropolitaine ;
  • le paysage productif, avec le positionnement de démonstrateurs innovants dans la production de biomasse et la remédiation des sols, créant ainsi un véritable écosystème au service de la Vallée

10 projets lauréats ont été choisis parmi les 27 pré-sélectionnés .

Le photovoltaïque, préoccupation de la Vallée de la Chimie

Pour monter l’appel à projets de centrales photovoltaïques, la Métropole de Lyon a d’abord recherché des sites bien exposés, puis a sollicité les partenaires, propriétaires de ces sites. Au total, 87 000m2 de toitures et parkings ont été identifiés, pour une puissance de 7,7 MW  (soit 1/3 de la puissance actuellement installée sur l’ensemble de la Métropole de Lyon). « Installer des panneaux solaires sur les toitures des hangars est intéressant, mais cela reste une approche classique peu innovante, explique Fabien Bordon, chef de projet à mission de Vallée de la chimie, nous avons eu l’idée d’une approche collective à l’échelle de la Vallée pour regrouper toutes les surfaces, gérées par le privé. Ce dispositif a permis aux industriels qui ne s’étaient encore pas posé la question d’installer une centrale photovoltaïque, de passer à l’action en intégrant un positionnement plus écologique. Les entreprises sont également rassurées par le suivi et l’accompagnement de la Métropole de Lyon qui apporte son expertise. »

Exploiter l’ensemble de l’espace perdu

Afin de privilégier d’augmenter les surfaces aménagées et la production d’énergie, les 6 propriétaires industriels de la Vallée (Arkema, JTEKT, Kem One, Vos Logistics, Total Cres, IFP EN) ont choisi d’attribuer des surfaces à un opérateur unique : Terre et Lac – Langa. La Métropole a d’abord formulé son analyse des candidats, avant de la partager avec les propriétaires fonciers qui ont fait le choix de leur partenaire photovoltaïque. « Certains terrains, moins faciles à aménager que d’autres, sont moins rentables. En faisant le choix d’un opérateur unique, nous avons cherché à aménager le plus de centrales solaires possibles, sur la totalité des gisements.  Il y a une vraie logique de projet global. Tous les gisements vont ainsi être exploités.», précise Fabien Bordon.

Un projet participatif

Le projet de panneaux solaires mis au point, il a fallu prévoir la vente d’électricité sur le réseau  -afin d’assurer les recettes-. Terre et Lac – Langa candidate aux appels à projets de la commission de régulation de l’énergie qui sont lancés au niveau national. Les premiers résultats sur les projets en toitures sont positifs et les deux projets déposés par la société ont été retenus, lui permettant ainsi de vendre l’électricité produite.

Et après ? Le contrat de rachat de l’électricité est signé pour 20 ans, et les panneaux pourront être exploités bien plus longtemps si les propriétaires fonciers veulent poursuivre l’opération. La Métropole négocie actuellement pour investir dans la société de projet et souhaite également faire participer les Grands lyonnais au projet « Nous voulons mettre en place un financement participatif, détaille Fabien Bordon, et ainsi proposer aux salariés et habitants de devenir acteur de ce projet innovant. »

 

 

Bonne année 2018 !

L’équipe du Plan Climat vous souhaite une très belle année, pleine de projets dynamisants pour assurer la transition énergétique de notre territoire ! Et un souvenir de 2017 pour la route…

Retrouvez ici le bilan 2017 du PCET :

2017 - Point d'étape PCET (322 téléchargements )

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 101 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (322 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Sur la base d’un le diagnostic du territoire mis à jour, la Métropole et ses partenaires ont construit 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » de la Métropole à horizon 2030. Lors de l’événement, des ateliers ont permis, au cours de l’après-midi, de se plonger dans chaque scénario en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (175 téléchargements )

La suite : en 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à la construction d’un plan d’actions partagé. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années.

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

Réduc’Mob calcule le gain environnemental et financier du télétravail

Disposer d’un outil facile pour connaitre les économies réalisées sur les déplacements lorsqu’un salarié télé-travaille : c’est l’objectif de Réduc’Mob. Testé pendant 2 ans, il pourrait très vite intéresser  d’autres territoires. Retour sur l’expérimentation de la métropole lyonnaise.

Le logiciel Réduc'Mob calcule les gains financiers et environnemetaux du télétravail

Plateforme en ligne de calcul des gains environnementaux et financiers

En France, le télétravail est d’actualité avec un plan national de déploiement, pour réduire les temps de déplacement et améliorer la qualité de vie. Un phénomène qui devrait aussi se développer avec l’ordonnance incitative n°3 de la loi travail (31 août 2017), qui préfigure un « droit au télétravail ». Tout refus de l’employeur devra désormais être motivé et le salarié sera mieux protégé, en cas d’accident sur le lieu de télétravail par exemple.

Le logiciel Réduc’Mob, qu’est-ce que c’est ?

Développé en 2016-2017 par la Métropole de Lyon, cette plateforme web quantifie le gain économique et environnemental du travail à distance. « C’est un dispositif unique car il part du principe que la meilleure des mobilités durables est celle que l’on ne fait pas. Inédit aussi car nous avons choisi deux territoires tests très différents : industriel pour la Vallée de la Chimie et de services pour le quartier lyonnais Part-Dieu » explique Lucie Verchère, chef de projet Réduc’Mob.

2 territoires tests, une démarche commune  

Sur chaque territoire, une discussion a eu lieu avec les entreprises de la zone (EDF, Solvay, Arkema, …) sur la mobilité et les ressources humaines. Au total, plus de 10 réunions ont eu lieu pour partager les expériences de télétravail, leur apporter des réponses managériales et juridiques, puis évaluer le déploiement. Chaque salarié remplit, sur une plateforme en ligne sécurisée, son lieu de travail et de domicile, ainsi que ses jours télé-travaillés. Et les résultats obtenus sont fins, notamment grâce à la prise en compte des trajets supplémentaires lorsque le salarié est en télétravail (courses, écoles…).  L’entreprise et les collectivités obtiennent des indicateurs développement durable comme le nombre de km et de gaz à effet de serre évités. Les salariés télétravailleurs connaissent eux leur budget économisé et leur bilan carbone.

Présentation de Réduc’Mob, témoignages d’entreprises et d’utilisateurs


En chiffres : résultats concrets sur les déplacements et l’économie de CO2

Pendant l’expérimentation Réduc’Mob, 760 journées télé-travaillées ont permis d’éviter 62 000 km de déplacements en voiture individuelle, soit une économie de 5,2 tonnes de CO2. 40 entreprises ont pris part au projet et 100 télétravailleurs se sont inscrits sur le site pour remplir leur trajet, dont 77 % habitent à plus de 30 minutes de leur travail. L’étude démontre aussi un potentiel de développement important dans le futur. L’enquête sur les salariés des entreprises de la Part-Dieu (11 000 réponses) indique que 15 % d’entre eux pratiquent le télétravail. D’ici 2020, cela pourrait concerner 5 000 salariés évitant ainsi 2 millions de kms/an sur le territoire de la métropole de Lyon.

Salariés, entreprises, territoires : les arguments du « tous gagnants » avec le travail à distance

« Nous avons posé les bases d’une méthodologie pour sensibiliser. D’autres territoires peuvent l’utiliser et la compléter pour mettre en place une démarche similaire. La plateforme en ligne aussi est à disposition puisqu’elle est encore hébergée pendant un an» souligne Lucie Verchère. Pour inciter les différents publics au travail à distance, quelques exemples issus de l’argumentaire Réduc’Mob :

  • Salariés d’entreprises : meilleure qualité de vie, souplesse d’organisation, diminution du stress et de la fatigue, augmentation du pouvoir d’achat.
  • Entreprises : + de concentration et – d’absentéisme, de turnover chez les salariés, recrutements facilités, image d’une entreprise innovante.
  • Collectivités territoriales : meilleure qualité de l’air, sécurité routière accrue et maintien d’activités en journée dans les territoires périurbains/ruraux

Retrouvez tous les arguments, duplicables à d’autres territoires


Des territoires engagés : préalable indispensable de Réduc’Mob

Pour bien démarrer Réduc’Mob, « l’implication des acteurs du territoire a été primordial » souligne Lucie Verchère. Deux associations d’entreprises se sont engagées : club Part-Dieu et ADDVC (Association Développement Durable Vallée de la Chimie). Deux autres acteurs spécialistes de l’environnement ont également accompagné Réduc’Mob : Alternatives & Développement pour créer la plateforme et l’ADEME qui a financé à hauteur de 70 %. Pour convaincre, nous avons insisté sur le fait que Réduc’Mob n’est pas le seul outil mais bien « un moyen supplémentaire d’agir sur l’environnement à côté d’autres services de mobilité : covoiturage, vélo en libre-service, transports en commun… » explique Lucie Verchère.

L’animation territoriale : clé de réussite du projet

Différentes obstacles sont apparus au cours du projet, notamment dans la pratique du télétravail dans les entreprises. Réunions, groupes de travail, plaquettes, site internet, vidéo… l’animation territoriale a été l’une des clés pour les dépasser. « C’est un point qu’il ne faut surtout pas négliger » rappelle Lucie Verchère. 1/3 du coût total du projet était d’ailleurs consacré à la mobilisation des entreprises, des animateurs de PDIE, des développeurs économiques…

Le logiciel Réduc'Mob calcule les gains financiers et environnemetaux du télétravail

Le salarié remplit régulièrement ses informations de trajets et de jours télétravaillés

Venez partager le bilan de Reduc’Mob le 21 novembre !

Pour tirer les enseignements de Réduc’Mob, tous les acteurs se réunissent à la Métropole de Lyon le 21 novembre 2017. Le projet sera clôturé avec la présentation des résultats, en présence des entreprises partenaires. L’occasion aussi de revenir sur les bonnes pratiques de déploiement du travail à distance, afin de réduire la mobilité.
Inscription en ligne gratuite mais obligatoire

En savoir plus

Site internet Réduc’Mob
Plus d’informations sur la démarche

 

 

Agir à Lyon, nouvelle édition!

Ceci n’est pas un stand de la Biennale d’art contemporain mais le décor planté par l’association Anciela pour le lancement du guide « Agir à Lyon et ses alentours », nouvelle version! Le 21 septembre dernier, 800 lyonnais ont pu découvrir l’édition 2018-2019 du guide.  

Lancement du guide "Agir à Lyon et ses alentours" le 21 septembre sur la place de l'Opéra

Lancement du guide « Agir à Lyon et ses alentours » le 21 septembre sur la place de l’Opéra

Après un travail d’enquête pour recenser les initiatives du territoire, Anciela a rassemblé 700 adresses pour agir près de chez soi, participant ainsi à une société plus durable et solidaire. Le guide comporte  un chapitre dédié au Climat. L’édition 2015 avait été distribuée à 6500 personnes, cette nouvelle édition a déjà séduit 1100 grands lyonnais. Et vous, quel projet citoyen correspondra à votre envie d’agir ?

Si vous souhaitez rencontrer les associations, Anciela organise aussi des rencontres thématiques : la prochaine aura lieu le 7 novembre à 19h à la Maison de l’environnement, sur le thème de l’alimentation.

Où trouver le guide

Le guide est disponible à prix libre sur helloasso, lors des permanences d’Anciela le mercredi soir (1 rue claude boyer, Lyon 7), et chez des partenaires.

Alors, on se lance ?

 

Sur le stand, les habitants peuvent imaginer leur "quartier idéal" : celui qui permet à chacun de consommer, de se déplacer, d'échanger pour un quotidien plus solidaire et durable.

Sur le stand, les habitants peuvent imaginer leur « quartier idéal » : celui qui permet à chacun de consommer, de se déplacer, d’échanger pour un quotidien plus solidaire et durable.