Et si une bonne résolution en 2020 serait de devenir ambassadeur du changement ?

À l’heure où nous entrons dans une nouvelle décennie, la mobilisation de toutes et tous est toujours d’actualité pour agir face à l’urgence climatique. L’association Anciela propose d’encourager et d’accompagner les envies d’agir des citoyens grâce à la démarche des ambassadeurs du changement.

Un groupe d’ambassadeurs du changement en formation collective © Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Un groupe d’ambassadeurs du changement en formation collective © Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Les ambassadeurs du changement, qu’est-ce que c’est ?

Le principe des ambassadeurs du changement est de massifier les actions de changement de comportement pour que toutes les personnes qui agissent déjà puissent entraîner avec elles d’autres personnes de leur entourage. Il s’agit de mobiliser ses amis, ses collègues, ses voisins, ses partenaires de sport et loisirs, etc. Anciela permet aussi d’outiller et d’accompagner les grands lyonnais pour qu’ils puissent agir autour d’eux.

« Face aux menaces d’effondrement de la biodiversité et de dérèglement climatique, chaque personne qui a envie d’agir doit pouvoir être utile. C’est une nécessité vitale ! »

Martin, président d’Anciela

Si vous avez des fourmis dans les jambes à l’idée de pouvoir diffuser et faire essaimer des actions, si vous fourmillez d’idées pour faire s’engager les citoyens à l’échelle individuelle et collective, votre bonne résolution pourrait donc être de franchir le pas en devenant ambassadeur du changement pour apporter votre contribution à une société écologique et solidaire.

 

Quels rôles jouent les ambassadeurs du changement ?

Les missions principales des ambassadeurs auprès de leur entourage sont :

  • de faire de la prise de conscience,
  • d’accompagner aux évolutions des modes de vie,
  • d’inventer des actions et de montrer des initiatives durables.

Par ces actions, les ambassadeurs peuvent donner envie d’agir autour d’eux et faire adopter un mode de vie plus écologique pour mener des initiatives de transition. Sept grands défis pour lesquels il est urgent d’agir ont été identifiés : climat, zéro-déchets, zéro-pollution, nature et biodiversité, agriculture vivante, économies alternatives, et solidarités. Chaque ambassadeur est libre de choisir la ou les thématiques pour lesquelles il souhaite s’engager.

 

Quelques exemples d’actions

En tant qu’ambassadeur, vous pourrez conseillez vos amis en préparation d’un voyage et s’interrogeant sur les conséquences écologiques de ce dernier. Il vous sera possible de permettre à votre immeuble entier de ne plus jeter ses biodéchets en y installant un bac à compost. Au travail, vous accompagnerez vos collègues pour qu’ils puissent venir sans voiture, ou vous suggérerez des solutions pour faciliter le tri et le recyclage des déchets. Vous proposerez à vos voisins d’acheter leurs légumes dans une AMAP à créer ensemble pour soutenir l’agriculture paysanne. Vous pourrez organiser un pédibus ou encore verdir votre rue pour accueillir la biodiversité.

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Échanges en groupes lors d’un « apéro » mensuel des ambassadeurs © Anciela

 

Vous aussi devenez ambassadeur du changement !

Plutôt que d’attendre que les autres agissent, vous pouvez vous engager concrètement dès maintenant. Déjà 220 ambassadeurs sont impliqués dans cette démarche. Anciela est là pour vous accompagner, à la fois pour vous conseiller et pour soutenir vos envies et idées d’agir.

« Nous prendrons une heure de rendez-vous avec chaque ambassadeur afin de lui donner des conseils et des outils personnalisés pour qu’il donne le meilleur de lui-même dans ses actions ! »

Julie, coordinatrice des ambassadeurs du changement chez Anciela

Si vous souhaitez rejoindre le mouvement, il vous suffit de vous de vous connecter sur le site www.ambassadeursduchangement.fr qui vous permettra à la fois d’en savoir plus, de vous inscrire et de réserver votre premier rendez-vous avec Anciela.

 

Un 20/20 pour le climat en 2020 !

Toute l’équipe du plan climat de la Métropole de Lyon vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Qu’elle soit riche en ambitions et solutions pour agir pour le climat !

Une nouvelle décennie s’ouvre, et avec elle des objectifs de transition énergétique et climatique :

 Et en souvenir, retrouvez les bonnes résolutions issues de la 6ème Conférence Énergie Climat :

 Le PCAET approuvé par les élus métropolitain est disponible en suivant ce lien [clic !].

 

Le nouveau plan climat 2030 approuvé par les partenaires

Plus de 9 ans après la toute première Conférence Énergie Climat (CEC) qui avait posé les fondations de l’engagement partenarial autour du plan climat de la Métropole de Lyon, la 6ème édition de cet évènement s’est déroulée le jeudi 28 novembre 2019.

Salle comble pour la 6ème Conférence Énergie Climat  - © Eric Soudan

Salle comble pour la 6ème Conférence Énergie Climat – © Eric Soudan

Cette 6ème CEC revêtait d’une importance particulièrement puisqu’il s’agissait d’approuver la nouvelle édition du plan climat, révisé en Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET).

400 participants ont assisté aux Subsistances à Lyon à la présentation du PCAET et de ses nouveaux objectifs à l’horizon 2030. 145 partenaires (entreprises, acteurs relais, associations, communes, autres institutions) ont signé le PCAET et ont déclaré leurs actions qui vont contribuer aux objectifs dans le document. La liste de ces 145 signataires du plan climat est disponible ici [clic !].

 

La soirée de présentation du plan climat a été rythmée par une séries d’interventions toutes plus passionnantes les unes que les autres.

 

« Le Comité Scientifique va permettre de questionner et d’enrichir le plan climat avec les connaissances diverses de ses membres » – Corinne Le Quéré

Corinne Le Quéré, climatologue franco-canadienne, Présidente du Haut Conseil pour le climat, a expliqué à l’audience le rôle qu’allait jouer le Comité Scientifique du plan climat de la Métropole de Lyon dont elle assure la présidence. Mme Le Quéré a partagé sa vision de cet aréopage, permettant d’apporter ses conseils, son soutien et le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques en lien avec le plan climat métropolitain.

 

« Finalement on se sera pas forcément plus malheureux en renonçant à des choses auxquelles on a été habitué » – Sébastien Bohler

Sébastien Bohler, conférencier et écrivain en neurosciences, auteur du livre Le Bug Humain, a partagé avec la salle son analyse de la nécessaire rééducation du cerveau humain pour qu’il puisse avoir une vision à plus long terme et ainsi agir efficacement pour lutter contre la crise climatique.

 

Ces deux interventions furent complétées par une table-ronde sur les finances et le climat, rassemblant la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), le Crédit Agricole Centre-Est, et l’Institute For Climate Economics (I4CE). Il y fut notamment question du fléchage des fonds vers des investissements bas carbone.

Le sujet de l’adaptation de la ville au changement climatique n’en fut pas en reste puisque Lyon Métropole Habitat, l’Université de Lyon et l’agence paysagiste Villes & Paysages ont fait part de leurs retours d’expériences et de leurs témoignages sur des aménagements urbains exemplaires. La désimperméabilisation des sols, l’économie circulaire, la végétalisation et la gestion des eaux pluviales furent par exemple les thématiques évoquées lors de ces interventions.

 

 Retrouvez la présentation diffusée lors de la CEC 2019 en cliquant sur ce lien [clic !].

 

Le Plan Climat Air Énergie Territorial de la Métropole de Lyon a été adopté à l’unanimité par les élus du conseil métropolitain le 16 décembre 2019. Retrouvez la délibération d’adhésion en cliquant ici [clic].

 

Citoyens : investissez dans une usine énergétique métropolitaine verte et durable

Dans le cadre de « l’Appel des 30 ! », ambitieux appel à projets lancé en 2016 par la Métropole de Lyon pour promouvoir et aménager la Vallée de la Chimie, un important volet photovoltaïque a été imaginé. Il consiste à installer plusieurs centrales solaires photovoltaïques sur 5 sites industriels de la Vallée, afin de contribuer au concept d’usine énergétique métropolitaine avec le soutien de la Métropole de Lyon.

Pour déployer ces centrales solaires photovoltaïques, la société de projets Lyon Rhône Solaire a été créée. Elle est détenue par la Métropole de Lyon, le Fonds régional OSER et Corfu Solaire ; l’opérateur étant Terre et Lac.

La solarisation de la Vallée de la Chimie en quelques chiffres

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Lyon Rhône Solaire vous propose aujourd’hui de devenir concrètement acteur de la transition énergétique locale, en prenant part au financement participatif de ce vaste projet.

Quand et comment ?

Il vous faut en premier lieu vous créer un livret Enerfip (gratuit) sur le site enerfip.fr. Vous pourrez une fois votre compte validé, investir la somme de votre choix entre 10€ et 2 000€ soit par CB soit par virement. Cet investissement se fait sous la forme d’un prêt que vous octroyez au projet sous la forme d’obligations simples pour une durée de 4 ans, et moyennant un taux d’intérêt de 5% par an. Comme tout investissement, celui-ci comporte des risques de pertes en capital et d’illiquidité.

Vous percevrez ainsi chaque année à date anniversaire les intérêts qui vous sont dus et votre capital investi vous sera remboursé à l’issue des 4 ans.

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Ombrières de parking de Total Cres et de l’IFPEN le long du canal du Rhône à Solaize (photo www.solaire.terreetlac.com)

Retrouvez toutes les informations, les simulations et les pré-enregistrements dès le 4 novembre 2019 sur la plateforme agréée enerfip.fr

Investissez dès l’ouverture le 18 novembre 2019

Cette collecte, d’un montant global de 175 000 €, est réservée aux habitants de la Métropole jusqu’au 15 décembre 2019.

 

 

Quand on mesure en ville…

C’est aussi la rentrée pour les chercheurs du projet « 3 M’air ». A l’aide de capteurs permettant de connaître la qualité de l’air et la température en ville, ils proposent des campagnes de mesure participatives. 

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Pour quoi 3 M ?

« Mesure citoyenne Mobile et Modélisation » : ce projet rassemble des chercheurs de plusieurs laboratoires lyonnais et des collectivités locales. L’objectif est de voir si la mesure mobile citoyenne, réalisée à partir de capteurs assemblés à Lyon, peut avoir une valeur scientifique pour la modélisation. La première campagne participative a eu lieu en juin, avec 36 participants (voir l’article).

Les capteurs mesurent à la fois des paramètres de qualité de l’air (particules PM, dioxyde d’azote NO2…) mais aussi la température de l’air, et bien sûr la position à l’aide d’un GPS. Celà devrait permettre de voir l’influence de l’activité humaine (mobilité, chauffage, selon les zones) mais aussi, l’été, les effets rafraîchissants de la végétation.

C’est quand ?

Les prochaines campagnes auront lieu dans le centre de Lyon tous les samedis d’octobre :

– samedi 5 octobre

– samedi 12 octobre

– samedi 26 octobre

Pour vous inscrire

Si vous souhaitez participer, merci de nous indiquer votre présence par mail à projet.3mair[a]gmail.com , en précisant les dates où vous vous engagez. N’hésitez pas à diffuser l’information à votre entourage : nous cherchons une dizaine de volontaires pour chaque date.

Le jour J : RDV à 14h sous la statue de la place Bellecour, où nous vous distribuerons les capteurs et les parcours (durée ~1h30). En cas de pluie, nous vous préviendrons par mail la veille si les mesures sont annulées. 

À bientôt !

L’équipe 3 M’Air

Le 12 octobre, 14 volontaires ont participé à la campagne de mesures (nous avons pris la photo après le départ des premiers groupes). Merci à tous!

Le 12 octobre, 14 volontaires ont participé à la campagne de mesures (nous avons pris la photo après le départ des premiers groupes). Merci à tous!

 

Zone contenant les pièces jointes

La dernière série des ateliers du plan climat fait sa rentrée

À partir du lundi 02 et jusqu’au mardi 24 septembre, une série de neuf ateliers thématiques du plan climat est organisée afin de travailler sur des propositions d’actions.

© Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Les ateliers du plan climat © Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Dans le cadre de la révision du plan climat de la Métropole de Lyon en Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET), des ateliers ont été organisés afin que les partenaires (associations, entreprises du territoire…) puissent faire émerger et développer des propositions d’actions. Cette réflexion s’est organisée sur les thématiques clés en lien avec l’atténuation et l’adaptation au changement climatique sur le territoire du Grand Lyon. En septembre, une dernière série d’ateliers est organisée avant la finalisation du document.

Ces ateliers sont répartis en neuf thématiques sur les créneaux suivants

  • lundi 02 septembre de 17h à 19h30 : efficacité énergétique des bâtiments tertiaires
  • mardi 03 septembre de 17h à 19h30 : empreinte carbone du numérique
  • lundi 09 septembre de 17h à 19h30 : efficacité énergétique des logements
  • mardi 10 septembre de 17h à 19h30 : consommation et gestion des déchets
  • mercredi 11 septembre de 17h à 19h30 : adaptation de la ville au réchauffement climatique
  • jeudi 12 septembre de 17h à 19h30 : engagement et implication des citoyens
  • lundi 16 septembre de 17h à 19h30 : mobilités
  • jeudi 19 septembre de 17h à 19h30 : entreprises et transition climatique
  • mardi 24 septembre de 17h à 19h30 : énergies renouvelables

 

Si vous souhaitez participer à un ou plusieurs de ces ateliers, inscrivez-vous en cliquant sur les liens du calendrier suivant [clic!]

 Les propositions issues de ces ateliers feront l’objet d’une analyse et permettront d’alimenter et d’étoffer les actions du futur PCAET de la Métropole de Lyon.

 

 

Schéma directeur des énergies, place à la mise en oeuvre

Nouvelle étape dans la mobilisation partenariale autour de l’énergie : le 26 juin à l’Embarcadère, une journée d’échanges et de partage sur le Schéma directeur des énergies a eu lieu. 220 personnes étaient présentes, représentantes des acteurs du système énergétique territorial, des communes, des services de la Métropole. L’occasion de s’approprier les objectifs ambitieux et crédibles adoptés en mai, et de se projeter concrètement dans la mise en oeuvre des actions.

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La stratégie énergétique vise à l’horizon 2030 à réduire de 20% les consommations d’énergie dans le territoire (par rapport à 2013) et à doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération. Ces deux objectifs combinés contribuent à baisser de 43% les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 2000). Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été structurées. Retrouvez le document complet et sa synthèse en téléchargement.

Présenter le SDE finalisé pour une appropriation large

La plénière du matin – voir le support de présentation ici – a permis de présenter les objectifs retenus, les grands équilibres du plan d’actions et des zooms sur certains choix : rénovation de l’habitat et du patrimoine de la Métropole, développement des réseaux de chaleur urbains, motorisations alternatives (notamment GNV) et photovoltaïque (avec l’exemple de Lyon Rhône Solaire). En complément, un zoom spécifique a été fait sur l’articulation entre transition et fabrique de la ville d’une part et avec les réseaux de distribution d’énergie d’autre part.

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Table ronde sur les choix de motorisations alternatives

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Table ronde sur la fabrique de la ville

Ouvrir la phase de mise en oeuvre

Dans la continuité, une table ronde a précisé les enjeux de mise en œuvre de la démarche, car il s’agit bien aujourd’hui d’enclencher cette mise en œuvre avec les différentes parties prenantes. Les articulations sont ainsi à construire ou à consolider : par le PCAET et son lien avec les partenaires, avec le Conseil de développement pour co-construire avec les parties prenantes, avec les citoyens, avec les communes et avec les territoires environnants.

Table ronde sur la mise en oeuvre et l'implication des parties prenantes du territoire

Table ronde sur la mise en oeuvre et l’implication des parties prenantes du territoire

Une centaine de participants a ensuite travaillé au cours de l’après-midi dans le cadre de cinq ateliers sur des actions sur lesquelles la co-construction de la manière d’atteindre les objectifs est à structurer dans la durée. Les questions étaient les suivantes :

  • Quels outils pour un territoire zéro fioul ?
  • Comment atteindre les objectifs de rénovation du tertiaire privé ?
  • Comment déployer les actions d’accompagnement à la sobriété énergétique pour les ménages ?
  • Quelle articulation des outils pour multiplier par dix la production photovoltaïque ?
  • Quelle gouvernance des données énergie pour amplifier la transition énergétique ?
Travail en atelier l'après-midi

Travail en atelier l’après-midi

Pour rappel, le Schéma directeur des énergies constitue le socle atténuation du PCAET, dont la phase de consultation du public s’est achevée et qui sera voté fin 2019.

 

 

Sylv’acctes : visite de terrain

Le 5 juin, les équipes de la Métropole sont allées se rendre compte sur le terrain des mesures engagées par l’association Sylv’acctes. Au sud de l’Isère, deux forêts se font face : le massif de Bonnevaux et celui des Chambarans. Au carrefour de Grenoble, Lyon et Valence, ces forêts commencent à sentir une pression croissante depuis que le bois a le vent en poupe. Comment repenser la gestion traditionnelle ?

Vue sur le massif des Chambarans (33 000 hectares de forêt à 86% privée) depuis le massif de Bonnevaux (28 000 hectares à 90% privée).

Vue sur le massif des Chambarans (33 000 hectares de forêt à 86% privée) depuis le massif de Bonnevaux (28 000 hectares, à 90% privés). 60 hectares de la forêt de Chamabaran sont engagés dans Sylv’acctes depuis 3 ans,  une partie du massif de Bonnevaux va rejoindre le dispositif.

Le bois, ça pousse tout seul ?

Les forêts sont en croissance mais celà ne veut pas dire qu’elles sont gérées durablement : dans ce secteur, les « coupes rases » sont encore fréquentes. Or elles sont de moins en moins tolérées par les habitants car elles dégradent le paysage, ont des impacts négatifs de tassement et d’érosion du sol et de destruction de la biodiversité. Soutenue depuis sa création par la Métropole, l’association Sylv’acctes intervient sur ces forêts pour améliorer leur gestion. L’objectif? Faire en sorte que les forêts de la région, qui connaissent une pression croissante du fait de la demande de bois-énergie et de bois d’oeuvre pour la construction, puissent assurer l’approvisionnement des territoires tout en favorisant le stockage du carbone et la biodiversité. Or, il n’est pas simple d’agir collectivement car la forêt appartient à de nombreux propriétaires, qui parfois ont même oublié qu’ils possédaient une parcelle… Sylv’acctes agit avec les acteurs locaux pour monter des programmes de travaux collectifs et améliorer peu à peu la qualité des forêts.

A l'orée de la forêt de Bonnevaux-bas dauphiné, une coupe récente a permis d'extraire des arbres pour faire des piquets de clôture (au premier plan)  et du bois-énergie avec les troncs mons intéressants (le camion viendra déchiqueter le bois sir place)

A l’orée de la forêt de Bonnevaux-bas dauphiné, une coupe récente a permis d’extraire des arbres pour faire des piquets de clôture (au premier plan) et du bois-énergie avec les troncs moins intéressants (au second plan, le camion viendra déchiqueter le bois sur place).

Irrégulière mais belle 

La parcelle vient d'être éclaircie : les branches sont laissées au sol pour conserver les sels minéraux, les robinier, frênes, merisers, acacias présentent un bon potentiel

La parcelle est éclaircie pour permettre aux « arbres d’avenir » de se développer.

 

 

Jean-René, expert forestier dans le massif de Bonnevaux, nous présente la méthode choisie pour gérée une parcelle privée. « La méthode traditionnelle sur cette forêt était de couper tous les 15 ans, pour faire des piquets ou du bois de chauffage. C’est ce qu’on appelle le taillis (les branches repoussent depuis les troncs coupés). Je vais faire en sorte qu’on laisse pousser des arbres de plusieurs âges, pouvant fournir du bois de haute qualité (comme le chêne) en plus des produits traditionnels. On appelle ça la futaie (grands arbres) irrégulière (car les arbres sont de taille variée). »

Ici, la parcelle vient d’être éclaircie : les branches sont laissées au sol car elles contiennent des sels minéraux. Une forêt naturelle comporte 20% de bois mort au sol, celà lui permet de se régénérer.

Les arbres de la futaie sont jeunes et pourront servir pour la construction : robiniers, frênes, merisiers, acacias, chataigners… les plus beaux sont identifiés par l’expert forestier.

 

 

 

 

Agir plus souvent mais plus légèrement 

Le principe de la gestion durable est d’intervenir sur la forêt plus régulièrement, tous les 5 à 6 ans. On repère les jeunes arbres d’avenir, comme les chênes, que l’on va aider à se développer jusqu’à 60 à 80 ans. Au fur et à mesure de la croissance, on prélève régulièrement du bois pour différentes applications (dont le bois-énergie). Les travaux de dégagement, de détourage ou d’élagage sont plus légers que lorsque l’on doit planter une forêt sur un terrain nu : le coût moyen avoisine les 1000€/hectare, alors qu’une reforestation coûte 4000 à 5000€/hectare. Avec le même budget, on peut donc gérer de plus grandes surfaces de forêt dans des conditions favorables à la biodiversité.

Bruno, technicien de l’Office National des Forêts en charge de cette forêt communale, explique : « on a aussi un argument économique à mieux gérer les forêts, ici 2% du bois vendu est destiné au bois d’oeuvre et il apporte 17% des recettes. Passer à 20% de bois d’oeuvre permettrait de tripler les recettes de la commune. » Cela vaut donc le coup d’être patient…

Parcours d'un chêne d'avenir : de gauche à droite, l'arbre est repérée et sélectionné quand il sort de terre, puis on défriche tous les 5 ans pour permettre son développement, lui permettant d'atteindre, à 18 ans, la cime de la forêt. Il lui restera encore à gagner en épaisseur pendant de nombreuses années...

Parcours d’un chêne d’avenir : de gauche à droite, l’arbre est repérée et sélectionné quand il sort de terre, puis on défriche tous les 5 ans pour permettre son développement, lui permettant d’atteindre, à 18 ans, la cime de la forêt. Il lui restera encore à gagner en épaisseur pendant de nombreuses années…

Sur ce territoire, Sylv’acctes finance les travaux qui ne sont pas rémunérateurs, c’est-à-dire dans les premières années de mise en place de la futaie irrégulière et où aucun bois n’est fourni. A partir du moment où la forêt pourra être entretenue grâce à la vente du bois, l’association se retirera. Loïc de Sylv’acctes complète « le prix du bois actuel ne permet pas de gérer la forêt durablement. Mais si on ne fait qu’augmenter le prix, ce n’est pas une solution car les exploitants iront chercher des forêts moins accessibles mais pourront toujours faire des coupes rases. On a besoin d’accompagner la mise en place de pratiques de gestion durable ».

Une fois de plus, accompagner les changements d’habitudes est une des clés (tiens! c’est l’action 3 du plan climat).

Un refuge pour la biodiversité

Saurez-vous repérer le crapaud dissimulé sur cette image ?

Saurez-vous repérer le crapaud dissimulé sur cette image ?

 

Comment s’assurer que la biodiversité retrouvera ses marques ? On ne va pas compter les espèces mais on s’assure que les conditions sont favorables : présence d’arbres-patrimoniaux (de vieux arbres laissés sur pied pour accueillir différents insectes ou oiseaux), multiples strates de végétation pour servir d’abris, diversité d’essences d’arbre…

La méthode a été développée par sylv’acctes et son conseil scientifique, auquel participe plusieurs associations environnementales. 

 

 

 

Cet arbre patrimonial est laissé en place : en effet, certains insectes sont exigents : ils ne s'installent que sur les arbres de plus de 40 cm de diamètre !

Cet arbre patrimonial est laissé en place. En effet, certains insectes, comme le lucane cerf-volant ou le grand capricorne, sont exigeants : ils ne s’installent que dans les troncs de plus de 40 cm de diamètre !

Retour au quotidien

Cette visite révèle une temporalité qui nous dépasse : le plan climat estime les besoins de son territoire et les conditions climatiques à horizon 2030 et 2050. Celà vous paraît lointain ? Pour les gestionnaires de forêt, c’est bien le minimum de perspective à avoir pour pouvoir « jardiner » les forêts de demain. Pour adapter les essences aux conditions climatiques, les choix se font bien aujourd’hui. Les forêts de résineux plantées dans les années 70 (épicea, douglas, sapin), inspirées des pratiques du nord de l’Europe, sont aujourd’hui en difficultés sous nos latitudes. 70% des épicéas du sud de la Drôme dépérissent, pour ces massifs la diversification sera une question de survie.

Penser la forêt nécessite forcément un petit saut dans le futur.

Pour en savoir plus 

Retrouvez les différents territoires de projets de l’association Sylv’acctes, ainsi que l’activité de l’Office National des Forêts qui gère les forêts publiques.

 

 

Ouverture de la consultation sur le projet de plan climat

Fruit de plusieurs années de travail, le plan climat décrit la trajectoire de notre territoire à horizon 2030. Le document, encore sous forme de projet, entre en phase de consultation.

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Historique

La Métropole de Lyon s’est engagée depuis 2015 dans la révision de son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Ce document a pour but de définir la stratégie de transition « air-énergie-climat » du territoire aux horizons 2030 et 2050. Son élaboration s’est déroulée en plusieurs étapes : construction d’un modèle énergétique du territoire, élaboration de 4 scénarios de transition, proposition d’une trajectoire associée à un plan d’action décrivant les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs. Ce travail de scénarisation s’est appuyé sur le « schéma directeur des énergies », adopté en mai 2019 (voir l’article ou télécharger).

Plusieurs séries d’ateliers ont eu lieu entre 2017 et 2018 pour construire cette trajectoire : ils ont associé des partenaires du territoire (entreprises, associations, communes, bailleurs sociaux, etc) pour pouvoir fixer les « curseurs » d’une trajectoire ambitieuse mais réaliste.

Deux documents ont été rédigés :

  • le projet de Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) [clic!];
  • l’évaluation environnementale du PCAET, menée en parallèle pour s’assurer de la cohérence avec les enjeux environnementaux locaux [clic!]. 

Ces documents ont été transmis pour avis à l’autorité environnementale le 7 mars 2019, puis à l’état et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les avis de ces organismes sont joints au dossier.

Récolter les avis du public

Comme le prévoit la loi, une période de mise à disposition électronique du dossier de consultation du projet de Plan Climat Air Energie Territorial est prévue. D’une durée réglementaire de 30 jours, elle se tient entre le 14 juin et le 14 juillet 2019 sur la plateforme officielle du Grand Lyon.

Pendant cette période, le public peut formuler des observations et propositions sur la base du dossier et les envoyer par voie électronique (adresse mail dédiée : consultationpcaet@grandlyon.com) ou par courrier. 

Pour compléter cette consultation, des ateliers thématiques sont prévus en juin et septembre, à destination des acteurs du territoire (associations, partenaires du plan climat, entreprises, acteurs publics, etc). Une démarche à destination du grand public est aussi engagée, avec un événement festif le 30 juin au parc de Miribel-Jonage (clic!).

Adoption

Après ces différentes étapes de consultation, le projet de plan climat sera modifié, pendant l’été, pour tenir compte des différentes remarques. Les actions des partenaires souhaitant signer le plan climat seront aussi ajoutées, afin que figurent l’ensemble des engagements. L’adoption finale du plan climat sera proposée au vote des élus lors du conseil de la Métropole en fin d’année 2019.

Bonne lecture !

 

A vos capteurs !

Le 20 juin après-midi, la première campagne participative de mesure de la qualité de l’air et de la chaleur en ville aura lieu. A l’aide de capteurs spécialement conçus par les laboratoires de recherche lyonnais, une quarantaine de volontaires sont attendus pour arpenter la ville et récolter de précieuses données. Tentés par l’aventure ?

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Climat urbain

L’été approche avec son lot de canicules : on le sait, ce phénomène va s’intensifier… Mais quel est le lien entre climat local et urbanisme ? Comment évoluent les concentrations de polluants selon les rues, les différents espaces, en lien avec l’activité humaine entre autres ? Depuis quelques années, la possibilité de construire à moindre coût des capteurs offre de nouvelles méthodes de mesure.

Le projet 3 M’air

Tout est parti d’un projet de recherche, « 3 M’air » (comme Mesure citoyenne Mobile & Modélisation). Il rassemble plusieurs laboratoires en  géographie, sciences sociales, télécommunications ainsi que des collectivités et spécialistes de la météo et de la qualité de l’air. L’objectif ? Lors de campagnes de mesure avec les habitants, acquérir des données sur la qualité de l’air (mesure des particules fines et gaz polluants tels que le NO2) et la température de l’air.

Des capteurs spécifiques ont été conçus par le laboratoire CITI à la Doua, leur précision a été comparée aux mesures des professionnels (Météo France et Atmo). La méthode de mesure participative a été testée à plusieurs reprises par les géographes de Lyon 3 – Jean Moulin. Les résultats de ces campagnes, données de terrain, seront ensuite comparés aux informations des différents modèles, afin de les améliorer.

Je m’inscris !

Lors de parcours de 1,5 km en moyenne, les volontaires pourront explorer une partie de la ville et enregistrer les données mesurées par le capteur en continu.

Pour participer :

– inscrivez-vous par mail à projet.3mair(a)gmail.com 

– RDV le jeudi 20 juin à 14h au Tubà (145 rue lafayette)

– n’oubliez pas de prendre un chapeau, de la crème solaire et une paire de baskets

A vos marques… prêts…