Unis-cité : les éco-gestes au bureau

Comme chaque année, une équipe de jeunes volontaires en service civique sensibilise aux éco-gestes dans les bureaux. Ils sont quatre, motivés, ralliés par la couleur orange, ils viennent dans votre entreprise et proposent une approche ludique, leurs connaissances sont une arme pour notre futur! Ils vont vous raconter leur histoire …

L'équipe 2018 des volontaires d'Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d'animation sur les éco-gestes au bureau.

L’équipe 2018 des volontaires d’Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d’animation sur les éco-gestes au bureau.

Une association et quatre volontaires à votre service !

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. L’antenne du Rhône basée à Lyon accueille cette année 90 volontaires engagés sur des missions d’intérêt général pour une période de 6 à 9 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions.

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Florent (21 ans), Lucille (24 ans), Maëlle (18 ans) et Victor (22 ans).

L’objectif de votre mission c’est quoi exactement ?

Le principe est d’intervenir gratuitement au sein de bureaux sous forme de jeux interactifs avec comme objectif de sensibiliser les salariés aux économies d’énergie. Nos interventions durent entre 45 minutes et 1 heure. Elles regroupent généralement entre 8 et 12 personnes. Sous forme de jeux interactifs, elles se déroulent dans un climat de convivialité et permettent d’aborder le thème des économies d’énergie sans se prendre la tête.

Quels types de jeux proposez-vous ?  

Nous avons deux supports : le jeu de piste et le jeu de l’oie. Ils ont été conçus par les équipes précédentes d’Unis-Cité et sont adaptables en fonction du nombre de participants :

Le "jeu de piste" consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l'énergie

Le « jeu de piste » consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l’énergie

Le jeu de piste: Il permet de se déplacer dans l’environnement de travail des salariés et d’aborder différents thèmes lié à l’énergie et au développement durable. Par exemple, on abordera dans la salle de pause la question de « qui pense à arrêter la machine à café ? », dans une salle de réunion « savez-vous comment baisser le thermostat en partant? », etc.

Les + :  

  • Jeu dynamique, on se déplace
  • Thèmes abordés adaptables aux problématiques de chaque lieu,
  • Travail d’équipe pour trouver les éco-gestes.
Une session de "jeu de l'oie" animée par les volontaires

Le « jeu de l’oie » se pratique autour d’une table, il est axé sur la discussion et les pratiques de chacun

 

Le jeu de plateau: Il permet de jouer avec des pions et carte sur les thèmes de l’energie et du développement durable.

Les + :

  • Aborde beaucoup de thèmes différents,
  • Nécessite peu d’espace.

Un point en ce début d’année ?

Nous avons déjà réalisé 7 interventions  : auprès des autres volontaires et des salariés d’Unis-Cité, dans les locaux de la mission Vallée de la Chimie, dans les bureaux du laboratoire de la station d’épuration de Pierre-Bénite, ainsi qu’à la mairie du 6ème. Nous continuons à démarcher de nombreuses structures et espérons que cette belle dynamique persiste !

 

Voulez-vous être les suivants ?

Nous sommes disponibles les mardi et les mercredi. Vous pouvez nous contacter par mail pour planifier une intervention ou pour toute information supplémentaire : ucgrandlyon2015@gmail.com. Retrouvez aussi le flyer décrivant nos animations.

A bientôt!

L’équipe d’unis-cité prête à vous accompagner pour une session d’éco-gestes au bureau !

 

 

 

 

Sappi s’applique à réduire sa facture énergétique

Comment optimiser sa consommation d’électricité ? Les solutions concrètes pour économiser l’énergie sont nombreuses, mais il faut parfois un coup de pouce pour passer à l’action. La société Sappi, PME implantée à Vaulx-en-Velin, en a fait l’expérience en suivant le programme Lyon Eco-énergie (une action du Plan Climat). Rencontre avec la directrice générale, Sam Pourcher.

L'entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

L’entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

Spécialisée dans l’application de revêtements anti-adhérents, anti-corrosion et de lubrifiants secs sur tout type de pièces industrielles, l’entreprise Sappi, implantée à Vaulx-en-Velin, est engagée depuis 2015 dans une démarche visant à faire baisser le montant de sa facture énergétique. En deux ans, le système d’éclairage a été changé et les 19 salariés ont été sensibilisés aux éco-gestes. S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément les économies réalisées, Sam Pourcher, directrice générale, a rapidement été convaincue de l’intérêt de la démarche : « notre certification MASE (manuel d’amélioration sécurité santé environnement des entreprises) était en cours, et nous avions constaté qu’il n’était pas forcément évident pour tous les opérateurs de penser à éteindre la lumière en sortant de l’atelier, ou qu’il arrivait que toutes les machines soient mises en route en même temps ». Consciente de ces marges de progression, la filiale du groupe Sofiplast a alors accepté la proposition de la CCI de bénéficier du programme Lyon Eco-énergie. La visite énergie, entièrement gratuite, est effectuée en 2015 par Thibault Costantino, conseiller affilié à la CCI, qui réalise un diagnostic en évaluant les consommations d’énergie sur le site de production.

Investir dans un éclairage LED

Première préconisation, toute simple : changer le système d’éclairage en remplaçant les néons par des LEDs. Si l’investissement de départ est important, il sera amorti à moyen et à long terme par une moindre facture d’électricité. Autre action rapidement mise en place : profiter des réunions hebdomadaires avec l’atelier pour diffuser de l’information pratique aux salariés, par exemple en rappelant que baisser le chauffage d’un degré permet déjà de faire des économies. En complément, des détecteurs de présence ont été installés dans certaines zones pour gérer automatiquement l’éclairage. Parce que l’être humain n’est pas infaillible, et qu’acquérir de nouveaux réflexes prend du temps.

Définir des indicateurs pertinents

Si l’implication du dirigeant est indispensable, il est utile de désigner un référent pour mener à bien la démarche. Chez Sappi, c’est l’animateur HQSE (hygiène, qualité, sécurité, environnement) et le responsable de production qui ont joué ce rôle. Le gaz n’étant pas significatif, l’indicateur retenu a été la moyenne de consommation électrique par rapport au nombre d’heures travaillées. En hiver, le pic de consommation de 16h est clairement apparu. Conséquence : il a fallu identifier les moments auxquels il était possible d’éteindre certains équipements, pour éviter ce pic.

Développer une vision à long terme

Comme l’indique Sam Pourcher, « l’avantage de l’accompagnement, c’est que cela incite à adopter une vision à long terme. Seul, on est vite absorbé par la gestion quotidienne et on n’a pas forcément tendance à se focaliser sur la question de l’énergie ». Plus largement, cela fait réfléchir différemment : « nous sommes plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs, notamment lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel équipement. Nous leur demandons de nous proposer des solutions économes en énergie ». Autre enseignement tiré du programme : concernant les machines, opter pour un nouveau moteur qui consomme moins peut générer plus d’économies que faire réparer un ancien modèle.

Économiser l’énergie : une préoccupation constante

Pour mesurer le retour sur investissement, savoir faire preuve de patience est indispensable. En effet, il est nécessaire d’avoir environ un an et demi de recul pour mesurer concrètement les bénéfices liés aux LEDs installés fin 2016. En revanche, le seul fait d’avoir réalisé un diagnostic énergétique a rapporté des points supplémentaires à Sappi dans le cadre de sa certification MASE. Et, loin d’être achevée, la réflexion se poursuit aujourd’hui : « le local du compresseur dégage de la chaleur, tandis qu’il fait toujours froid dans l’atelier. Nous aimerions utiliser cette chaleur car maintenant, nous avons le souci de ne pas perdre de l’énergie. Le programme a développé chez nous ce réflexe ». Un programme que la directrice générale juge susceptible d’intéresser des entreprises de tous les secteurs : « faire baisser la facture d’énergie est une préoccupation pour tout le monde. Il suffit de prendre le temps de mettre en place des choses simples ». Une piste à ne pas négliger pour augmenter sa compétitivité interne.

SAPPI en bref :
– 1979 : création de SAPPI (SA)
– 1989 : rachat par le groupe Sofiplast
– 19 salariés
– 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016
– Activité : traitement et revêtement des métaux
– Domaines d’application principaux : aéronautique, agroalimentaire, électronique…

SAPPI et les économies d’énergie en quelques dates :
– 2015 : visite énergie dans le cadre de Lyon Eco-énergie
– Fin 2015 : remplacement des néons par des LEDs
– Depuis 2016 : sensibilisation des salariés
– Novembre 2016 : installation des détecteurs de présence
– 2017: réflexion sur l’utilisation de la chaleur du local du compresseur pour chauffer l’atelier (en cours)

En savoir plus :

Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, le programme Lyon Eco-Energie vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

 

 

Vallée de la chimie : le photovoltaïque pour donner de la valeur ajoutée aux sites industriels

Friches abandonnées, parkings, toitures de hangars… Un maximum d’espaces disponibles situés dans la « Vallée de la chimie », à l’entrée sud de Lyon, seront valorisés en centrale photovoltaïque dans le cadre de l’Appel des 30 !.

Blog plan climat - appel des 30

L’Appel des 30 !, initiative unique en Europe

Lancé en 2014 pour attirer de nouvelles entreprises dans la Vallée de la chimie, l’Appel des 30 ! a été réédité en 2016. Cette démarche vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables de la Vallée de la Chimie et à attirer des activités innovantes des filières chimie, cleantech, énergie et environnement. Dans le cadre de cette seconde édition, l’Appel des 30 ! a voulu aller plus loin en trouvant une valeur ajoutée ou un usage à des  espaces délaissés parfois pollués ou dans des zones de risques technologiques. Portée par des partenaires publics (les communes, la Métropole de Lyon, les services de l’État…) et privés (entreprises implantées sur le secteur, organisme financier…), cette initiative s’adresse à des porteurs de projets professionnels et met à leur disposition :

  • des terrains inexploités, situés à l’intérieur des sites industriels,
  • des locaux d’entreprises,
  • des surfaces de toitures et de parkings destinées à accueillir des installations photovoltaïques,
  • des terrains délaissés, situées en zone très contraintes, à cause des risques industriels, à reconvertir en espaces naturels, bénéfiques pour l’environnement et la biodiversité.

Lancé en septembre 2016, l’appel à candidatures ciblait trois domaines d’activité :

  • l’industrie, principalement dans les domaines de la chimie, de l’énergie renouvelable et de l’environnement ;
  • le photovoltaïque, qui conforte la Vallée de la Chimie comme Usine énergétique métropolitaine ;
  • le paysage productif, avec le positionnement de démonstrateurs innovants dans la production de biomasse et la remédiation des sols, créant ainsi un véritable écosystème au service de la Vallée

10 projets lauréats ont été choisis parmi les 27 pré-sélectionnés .

Le photovoltaïque, préoccupation de la Vallée de la Chimie

Pour monter l’appel à projets de centrales photovoltaïques, la Métropole de Lyon a d’abord recherché des sites bien exposés, puis a sollicité les partenaires, propriétaires de ces sites. Au total, 87 000m2 de toitures et parkings ont été identifiés, pour une puissance de 7,7 MW  (soit 1/3 de la puissance actuellement installée sur l’ensemble de la Métropole de Lyon). « Installer des panneaux solaires sur les toitures des hangars est intéressant, mais cela reste une approche classique peu innovante, explique Fabien Bordon, chef de projet à mission de Vallée de la chimie, nous avons eu l’idée d’une approche collective à l’échelle de la Vallée pour regrouper toutes les surfaces, gérées par le privé. Ce dispositif a permis aux industriels qui ne s’étaient encore pas posé la question d’installer une centrale photovoltaïque, de passer à l’action en intégrant un positionnement plus écologique. Les entreprises sont également rassurées par le suivi et l’accompagnement de la Métropole de Lyon qui apporte son expertise. »

Exploiter l’ensemble de l’espace perdu

Afin de privilégier d’augmenter les surfaces aménagées et la production d’énergie, les 6 propriétaires industriels de la Vallée (Arkema, JTEKT, Kem One, Vos Logistics, Total Cres, IFP EN) ont choisi d’attribuer des surfaces à un opérateur unique : Terre et Lac – Langa. La Métropole a d’abord formulé son analyse des candidats, avant de la partager avec les propriétaires fonciers qui ont fait le choix de leur partenaire photovoltaïque. « Certains terrains, moins faciles à aménager que d’autres, sont moins rentables. En faisant le choix d’un opérateur unique, nous avons cherché à aménager le plus de centrales solaires possibles, sur la totalité des gisements.  Il y a une vraie logique de projet global. Tous les gisements vont ainsi être exploités.», précise Fabien Bordon.

Un projet participatif

Le projet de panneaux solaires mis au point, il a fallu prévoir la vente d’électricité sur le réseau  -afin d’assurer les recettes-. Terre et Lac – Langa candidate aux appels à projets de la commission de régulation de l’énergie qui sont lancés au niveau national. Les premiers résultats sur les projets en toitures sont positifs et les deux projets déposés par la société ont été retenus, lui permettant ainsi de vendre l’électricité produite.

Et après ? Le contrat de rachat de l’électricité est signé pour 20 ans, et les panneaux pourront être exploités bien plus longtemps si les propriétaires fonciers veulent poursuivre l’opération. La Métropole négocie actuellement pour investir dans la société de projet et souhaite également faire participer les Grands lyonnais au projet « Nous voulons mettre en place un financement participatif, détaille Fabien Bordon, et ainsi proposer aux salariés et habitants de devenir acteur de ce projet innovant. »

 

 

Réduc’Mob calcule le gain environnemental et financier du télétravail

Disposer d’un outil facile pour connaitre les économies réalisées sur les déplacements lorsqu’un salarié télé-travaille : c’est l’objectif de Réduc’Mob. Testé pendant 2 ans, il pourrait très vite intéresser  d’autres territoires. Retour sur l’expérimentation de la métropole lyonnaise.

Le logiciel Réduc'Mob calcule les gains financiers et environnemetaux du télétravail

Plateforme en ligne de calcul des gains environnementaux et financiers

En France, le télétravail est d’actualité avec un plan national de déploiement, pour réduire les temps de déplacement et améliorer la qualité de vie. Un phénomène qui devrait aussi se développer avec l’ordonnance incitative n°3 de la loi travail (31 août 2017), qui préfigure un « droit au télétravail ». Tout refus de l’employeur devra désormais être motivé et le salarié sera mieux protégé, en cas d’accident sur le lieu de télétravail par exemple.

Le logiciel Réduc’Mob, qu’est-ce que c’est ?

Développé en 2016-2017 par la Métropole de Lyon, cette plateforme web quantifie le gain économique et environnemental du travail à distance. « C’est un dispositif unique car il part du principe que la meilleure des mobilités durables est celle que l’on ne fait pas. Inédit aussi car nous avons choisi deux territoires tests très différents : industriel pour la Vallée de la Chimie et de services pour le quartier lyonnais Part-Dieu » explique Lucie Verchère, chef de projet Réduc’Mob.

2 territoires tests, une démarche commune  

Sur chaque territoire, une discussion a eu lieu avec les entreprises de la zone (EDF, Solvay, Arkema, …) sur la mobilité et les ressources humaines. Au total, plus de 10 réunions ont eu lieu pour partager les expériences de télétravail, leur apporter des réponses managériales et juridiques, puis évaluer le déploiement. Chaque salarié remplit, sur une plateforme en ligne sécurisée, son lieu de travail et de domicile, ainsi que ses jours télé-travaillés. Et les résultats obtenus sont fins, notamment grâce à la prise en compte des trajets supplémentaires lorsque le salarié est en télétravail (courses, écoles…).  L’entreprise et les collectivités obtiennent des indicateurs développement durable comme le nombre de km et de gaz à effet de serre évités. Les salariés télétravailleurs connaissent eux leur budget économisé et leur bilan carbone.

Présentation de Réduc’Mob, témoignages d’entreprises et d’utilisateurs


En chiffres : résultats concrets sur les déplacements et l’économie de CO2

Pendant l’expérimentation Réduc’Mob, 760 journées télé-travaillées ont permis d’éviter 62 000 km de déplacements en voiture individuelle, soit une économie de 5,2 tonnes de CO2. 40 entreprises ont pris part au projet et 100 télétravailleurs se sont inscrits sur le site pour remplir leur trajet, dont 77 % habitent à plus de 30 minutes de leur travail. L’étude démontre aussi un potentiel de développement important dans le futur. L’enquête sur les salariés des entreprises de la Part-Dieu (11 000 réponses) indique que 15 % d’entre eux pratiquent le télétravail. D’ici 2020, cela pourrait concerner 5 000 salariés évitant ainsi 2 millions de kms/an sur le territoire de la métropole de Lyon.

Salariés, entreprises, territoires : les arguments du « tous gagnants » avec le travail à distance

« Nous avons posé les bases d’une méthodologie pour sensibiliser. D’autres territoires peuvent l’utiliser et la compléter pour mettre en place une démarche similaire. La plateforme en ligne aussi est à disposition puisqu’elle est encore hébergée pendant un an» souligne Lucie Verchère. Pour inciter les différents publics au travail à distance, quelques exemples issus de l’argumentaire Réduc’Mob :

  • Salariés d’entreprises : meilleure qualité de vie, souplesse d’organisation, diminution du stress et de la fatigue, augmentation du pouvoir d’achat.
  • Entreprises : + de concentration et – d’absentéisme, de turnover chez les salariés, recrutements facilités, image d’une entreprise innovante.
  • Collectivités territoriales : meilleure qualité de l’air, sécurité routière accrue et maintien d’activités en journée dans les territoires périurbains/ruraux

Retrouvez tous les arguments, duplicables à d’autres territoires


Des territoires engagés : préalable indispensable de Réduc’Mob

Pour bien démarrer Réduc’Mob, « l’implication des acteurs du territoire a été primordial » souligne Lucie Verchère. Deux associations d’entreprises se sont engagées : club Part-Dieu et ADDVC (Association Développement Durable Vallée de la Chimie). Deux autres acteurs spécialistes de l’environnement ont également accompagné Réduc’Mob : Alternatives & Développement pour créer la plateforme et l’ADEME qui a financé à hauteur de 70 %. Pour convaincre, nous avons insisté sur le fait que Réduc’Mob n’est pas le seul outil mais bien « un moyen supplémentaire d’agir sur l’environnement à côté d’autres services de mobilité : covoiturage, vélo en libre-service, transports en commun… » explique Lucie Verchère.

L’animation territoriale : clé de réussite du projet

Différentes obstacles sont apparus au cours du projet, notamment dans la pratique du télétravail dans les entreprises. Réunions, groupes de travail, plaquettes, site internet, vidéo… l’animation territoriale a été l’une des clés pour les dépasser. « C’est un point qu’il ne faut surtout pas négliger » rappelle Lucie Verchère. 1/3 du coût total du projet était d’ailleurs consacré à la mobilisation des entreprises, des animateurs de PDIE, des développeurs économiques…

Le logiciel Réduc'Mob calcule les gains financiers et environnemetaux du télétravail

Le salarié remplit régulièrement ses informations de trajets et de jours télétravaillés

Venez partager le bilan de Reduc’Mob le 21 novembre !

Pour tirer les enseignements de Réduc’Mob, tous les acteurs se réunissent à la Métropole de Lyon le 21 novembre 2017. Le projet sera clôturé avec la présentation des résultats, en présence des entreprises partenaires. L’occasion aussi de revenir sur les bonnes pratiques de déploiement du travail à distance, afin de réduire la mobilité.
Inscription en ligne gratuite mais obligatoire

En savoir plus

Site internet Réduc’Mob
Plus d’informations sur la démarche

 

 

Appel des 30 !

La Mission Vallée de la Chimie de la Métropole, associée à une trentaine de partenaires publics et privés, lance aujourd’hui l’édition 2016 de son appel à projet : l’Appel des 30 ! 

Ce dispositif, unique en son genre, vise à transformer en profondeur l’entrée Sud de la Métropole de Lyon grâce à l’accueil de nouvelles activités dans une logique d’économie circulaire.

Cette année, l’Appel des 30! met en visibilité une surface de près de 100 000 m² destinée à accueillir des installations photovoltaïques afin de conforter la Vallée de la Chimie comme « l’usine énergétique métropolitaine » de l’agglomération lyonnaise.

La production d'énergie est l'un des 6 axes stratégiques de l'Appel des 30 !

La production d’énergie est l’un des 6 axes stratégiques de l’Appel des 30 !

Prochaines étapes

  • 15 et 29 septembre : visite des opportunités immobilières sur site
  • 30 octobre : date limite de réception des candidatures
  • 28 février 2017 : date limite de réception des projets

Plus d’infos

Retrouvez le cahier des charges sur le site de l’Appel des 30 !

Contact : projet[a]appeldes30.fr ; 04 69 64 59 20

Production d'énergie aujourd'hui dans la Vallée de la Chimie

Production d’énergie aujourd’hui dans la Vallée de la Chimie

 

La boulangerie Saint-Vincent met la main à la pâte pour réaliser des économies d’énergie

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

La Boulangerie Saint-Vincent

Idéalement située sur les quais, face à la passerelle Saint-Vincent et au dos de la fresque des lyonnais, la boulangerie Saint-Vincent s’est lancée parmi les premiers dans le dispositif Lyon Eco Énergie.

Denis Roisil, ancien cuisinier et pâtissier, a repris la boulangerie Saint-Vincent en novembre 2011. Passionné par son métier, il a développé cette boulangerie bio où tout est fait maison. « On peut faire énormément de choses différentes avec très peu de matières premières ! ». Nous nous installons dans l’arrière-boutique où une grande fenêtre permet aux passants d’apercevoir la fabrication de ses produits.

Lyon Eco Énergie vous aide à anticiper la hausse des prix

En lisant un article sur les économies d’énergie dans le mensuel de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Denis Roisil a pris connaissance du dispositif Lyon Eco Énergie. Avec la suppression des tarifs jaune et vert de l’électricité fin 2015, il prévoit une « explosion » des prix de l’électricité dans les années à venir. Pour évaluer les économies à réaliser en prévision de cette hausse, il a décidé de réaliser un diagnostic des consommations énergétiques de la boulangerie. Lyon Eco Énergie est donc arrivé au bon moment pour lui proposer un bilan indépendant, chiffré et gratuit de ses consommations d’énergie.

Des bouleversements climatiques aux bouleversements économiques

L’énergie occupe une place bien plus importante dans son métier que ce que l’on pourrait soupçonner. Aujourd’hui, la boulangerie dispose d’un four électrique et de chambres de fermentation pour la pâte, qui font de l’électricité un poste de dépenses prédominant, devant les matières premières. Le boulanger doit donc être très précis dans ses consommations d’énergie et essayer de les réduire au maximum, sinon le surcoût sera répercuté directement sur le prix de vente. Une mauvaise gestion des consommations d’énergie impacte directement la trésorerie : les bouleversements climatiques entraînent des bouleversements économiques. Il faut donc adapter ses méthodes de travail en conséquence.Denis Roisil dans sa boulangerie

Du pain sur la planche

La visite du conseiller Lyon Eco Énergie Julien Gornet, de la Chambre de Métiers et d’Artisanat, a permis de mettre en évidence les postes où la boulangerie pourra réaliser de véritables économies d’énergie.

Premier consommateur d’électricité : le four. Denis Roisil a acheté ce four électrique en 2012 suite à une panne de l’ancien : l’achat s’est fait en urgence et le boulanger n’a eu le temps ni de réaliser des devis ni de choisir le four le mieux adapté à sa manière de travailler. En optant aujourd’hui pour un four à granulés de bois, il pourrait économiser 1 000€ par mois, un gain considérable. Ce projet est actuellement à l’étude.

Denis Roisil réfléchit aussi à améliorer l’entretien de ses groupes frigorifiques, véritables « boîtes à farine ». Placer ces groupes dans une pièce bien ventilée permet en général d’augmenter leur durée de vie de 4 à 5 ans.

Enfin, seront installés rapidement des détecteurs de mouvement pour le contrôle des lumières, mesure simple et efficace.

Le boulanger ne souhaite pour l’instant pas modifier son contrat électrique. Il refera cependant faire un diagnostic à la fin de l’année après la suppression des tarifs jaune et vert pour s’adapter aux nouveaux prix de l’électricité, aux nouvelles offres et peut-être au changement de son four.

Tout le monde s’engage

Les huit employés de la boulangerie s’investissent déjà pleinement dans la production de pain bio. Sensibilisés aux questions environnementales, ils sont réceptifs à la démarche Lyon Eco Énergie et toute la boulangerie se mobilise pour réaliser des économies d’énergie.

A vous de jouer !

Denis Roisil conseille ce dispositif « à tout le monde ! A tous ceux qui sont en recherche d’éléments pointus sur leurs dépenses ».

Souhaitons que les entreprises seront nombreuses à suivre ce conseil !

 

Pour en savoir plus :

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie.

Contact des conseillers :

– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr

Article en lien : Lyon Eco Énergie

Pour mieux connaître la boulangerie : http://boulangerie-saint-vincent.fr/

TSV s’engage pour réaliser des économies d’énergie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44] 

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

TSV

TSV, entreprise de réparation et de maintenance des transformateurs électriques, fait partie des pionnières du dispositif Lyon Eco Energie. Rencontre avec Christophe Berne, directeur Qualité Santé Sécurité Environnement.

Réduire son empreinte écologique

La réduction de l’empreinte écologique est inscrite depuis longtemps dans les objectifs de l’entreprise. Lorsque la CCI a proposé à TSV de s’engager dans Lyon Eco Energie, l’entreprise n’a pas hésité. Même si elle était consciente d’être parmi les premières à suivre ce dispositif.

Pour Christophe Berne, cette proposition est arrivée au bon moment et a permis de donner de vraies pistes pour savoir par où commencer pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise. Le dispositif, gratuit, permet en effet de structurer cette réflexion et d’avoir un diagnostic tangible sur lequel s’appuyer.

 La visite énergie

Ayant déjà conscience de la plupart des sources de pertes d’énergie, Christophe Berne n’a pas été vraiment surpris par les résultats de la  visite. Mais le rendu de cette étude, à savoir un diagnostic global chiffré, a permis de prioriser les actions au regard de l’aspect financier et de faire connaître certains outils pouvant appuyer cette démarche de réduction des dépenses énergétiques, tels que les Certificats d’Économie d’Énergie. L’intervention du conseiller énergie affilié à la CCI, Thibault Costantino, a conforté les réflexions menées en interne insistant sur la nécessité de faire des économies d’énergie par quelqu’un d’extérieur ayant une légitimité technique.

Cap sur les travaux !

Priorité aux réseaux d’air comprimé, très gourmands en énergie. La première étape, cartographier ces réseaux, est déjà lancée. Viendra ensuite la recherche de fuites et une réflexion sur une meilleure distribution de l’air comprimé.

Priorité aussi au chauffage. Pour l’instant, les bureaux sont chauffés en majorité par des « grille-pains », ces petits radiateurs électriques énergivores peu performants. Objectif : réduire l’utilisation de ces radiateurs et se servir davantage des climatiseurs réversibles déjà en place.

D’autres projets, tel que le remplacement de l’éclairage existant par des LED, seront entrepris de façon progressive.

Enfin, TSV n’envisage pas de passer par des campagnes d’information officielles pour sensibiliser son personnel à la réduction des dépenses d’énergie mais compte plutôt sur des discussions informelles. « C’est l’avantage d’être une PME indépendante ! », souligne Christophe Berne. Si le changement de comportements prendra du temps, les salariés sont cependant réceptifs à la démarche d’économies d’énergie, surtout aux actions simples.

Pour TSV, priorité aux travaux. Espérons que les TPE / PME du territoire seront nombreuses à suivre ce chemin !

 

Pour en savoir plus

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

Maviflex, en avant pour Lyon Eco Energie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie a commencé ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

Maviflex

La société Maviflex, installée à Décines, est une des premières entreprises qui bénéficie de l’accompagnement « Lyon Eco Energie »

Maviflex, fabricant de portes souples industrielles, a rejoint le dispositif Lyon Eco Énergie en octobre 2014. Rencontre énerg(ét)ique avec Laurent Melia, coordinateur sécurité, qualité et environnement, et porteur du projet en interne.

 

Top départ

 Maviflex a connu le dispositif par l’intermédiaire de la CCI. Ayant fait la démarche de certification ISO 14001, l’entreprise a vu dans ces 4 jours de conseil approfondi un moyen d’aller plus loin dans sa démarche d’économies d’énergie.

Envisager des aménagements pour réduire les dépenses énergétiques est une chose, mais passer à l’acte est plus difficile. Lyon Eco Énergie a joué le rôle de déclencheur en proposant au bon moment un accompagnement et un diagnostic gratuits.

 Première étape : la visite énergie

Première étape : une visite énergie effectuée par le conseiller affilié à la CCI, Thibault Costantino. Cette visite a permis de produire un diagnostic global de l’état énergétique de l’entreprise et de pointer du doigt les points à améliorer. Si les résultats n’ont pas vraiment surpris Laurent Melia, qui avait conscience depuis longtemps de certains problèmes, ils ont néanmoins servi à quantifier les pertes d’énergies et à proposer des outils concrets pour y remédier.

 En piste !

Étape suivante : prendre des mesures pour réaliser les économies d’énergie espérées.

Maviflex étudie plusieurs pistes pour réduire ses dépenses énergétiques :

            – Une temporisation de l’utilisation de la VMC des sanitaires pour éviter les pertes de chauffage la nuit et pendant les week-ends ;

            – Le remplacement des éclairages par des LED et l’installation de détecteurs de mouvements dans les sanitaires et couloirs…

Un investissement plus lourd mais aussi plus ambitieux : renforcer l’étanchéité de la toiture. Le diagnostic a permis de quantifier un retour sur investissement assez intéressant (travaux amortis en seulement 8 ans !).

Des opérations de sensibilisation à destination des salariés pourront être mises en place, avec notamment des campagnes d’incitation à l’extinction des lumières ou encore des ordinateurs en fin de journée.

Enfin, l’accompagnement a fourni une aide non négligeable sur l’étude des contrats de fourniture d’électricité. Maviflex suit de près ses consommations quotidiennes d’électricité et va peut-être envisager une baisse des puissances souscrites ou une refonte de son contrat d’électricité.

Les projets sont à l’étude et seront réalisés petit à petit. Pour effectuer ces changements, l’entreprise compte sur ses fonds propres mais aussi sur les aides de la Région et de l’Union Européenne.

 On partage ?

Début d’essaimage : à travers son réseau, Laurent Melia conseille ce dispositif à d’autres PME. De plus, cette démarche exemplaire sera aussi mise en avant dans l’argumentaire de vente de l’entreprise. Maviflex produisant des portes rapides pour l’isolation thermique des bâtiments (facture de chauffage divisée par 4 en moyenne), il est logique que l’entreprise soit sensible à ses propres économies d’énergie !

 

Pour en savoir plus

 A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

 

Geco-Drive ou le challenge d’éco-conduite accessible à tous

​Après le Challenge mobilité, l’Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles (IFPEN) et le Grand Lyon lancent un challenge d’éco-conduite interentreprises, qui se déroulera du 3 au 19 novembre 2014.

>> Mesure visée par le 2.4 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.16]

challenge d'éco-conduite GécoL’éco-conduite est une conduite automobile économe en carburant, écologique et économique adaptée aux moteurs actuels. Cette conduite a un impact significatif sur la consommation (entre 10 et 15 % d’économie) et l’environnement, ainsi que sur la sécurité.

L’objectif du challenge est simple : récompenser les entreprises qui auront le plus participé et celles dont les salariés auront réalisés les meilleurs scores sur l’application smartphone « Geco – Drive », une application gratuite développée par l’IFPEN et disponible sur l’app store, Googleplay ou via le site www.geco-drive.fr.

Pour participer, rien de plus simple !

  • Téléchargez l’appilcation Geco – Drive sur www.geco-drive.fr
  • Rendez-vous sur le site www.geco-drive.fr pour s’identifier et s’enregistrer
  • Lancez l’application Geco – Drive à chaque utilisation de votre véhicule

 

Lyon EcoEnergie, soutenir la compétitivité des petites entreprises

>> Mesure visée par l’action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

Adossé au Plan Climat Énergie Territorial, le programme Lyon Eco Énergie est une nouvelle offre de service à destination des TPE/PME du territoire.  L’enjeu ? Améliorer leurs performances énergétiques au profit d’une meilleure compétitivité.

logo Lyon écoénergie

Le Grand Lyon s’est développé autour d’un lourd héritage industriel et compte aujourd’hui de nombreuses entreprises gourmandes en process et émettrices en carbone. Premiers secteurs concernés : la métallurgie, la chimie, l’agroalimentaire et la plasturgie.

Lyon EcoEnergie, un dispositif multi partenarial

Le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la CCI et la CMA ont donc réfléchi à une action de soutien aux entreprises de ces secteurs prioritaires pour les accompagner dans la diminution de leur facture énergétique. Résultat : 1800 TPE / PME sont ciblées par le programme Lyon EcoEnergie – soit un potentiel de 134 KT Co2 !
A la croisée des préoccupations économiques et énergétiques, le programme apporte une solution concrète, en phase avec les besoins des industriels et la gouvernance économique du territoire. Sa mise en œuvre est assurée par le Grand Lyon, la CCI et la CMA qui font le pari d’une approche incitative.

Alors que le Grand Lyon mobilise des ressources en interne, la CCI de Lyon et la CMA ont respectivement créé un poste de conseiller énergétique pour assurer l’accompagnement sur le terrain des entrepreneurs. Concrètement, Julien Gornet pour la CMA et Thibault Costantino pour la CCI – tous deux issus d’un bureau d’étude spécialisé dans la thermique du bâtiment –  se rapprochent des entreprises ciblées au cours d’une visite énergie. « Il s’agit d’un premier rendez-vous, gratuit et sans engagements » précise Julien Gornet.

Lyon EcoEnergie, un accompagnement personnalisé

Une fois passé la prise de conscience essentielle, les deux spécialistes accompagnent les dirigeants dans la définition d’actions d’économies d’énergie. « Dans une approche systémique de réduction des coûts énergétiques, nous interrogeons tout à la fois les process, le bâti et l’organisation » explique Thibault Costantino. Toutes les installations des sites industriels sont passées en revue : machines, éclairage, chauffage, ventilation, isolation etc. A l’issue de l’entrevue, une analyse globale leur est restituée sous forme d’un pré-diagnostic des gains réalisables. Les actions sont priorisées selon un rapport efficacité/coût, « cela va de la recommandation d’un contrat électricité mieux adapté à l’installation d’un système d’air comprimé « . Les industriels disposent alors de toute l’information nécessaire à la prise de décision.

Dans une seconde phase, les conseillers peuvent accompagner les entreprises dans la rédaction de cahiers des charges techniques ou les aider au montage des dossiers de financement (Ademe, CEE). En parallèle, les conseillers assurent la formation d’un référent énergie pour chaque entreprise visitée.

Lyon EcoEnergie, des actions valorisables sur le marché des CEE

« Nous mettons en avant la maîtrise des coûts de production, gage de compétitivité pour les entreprises » précisent les conseillers. Cerise sur le gâteau : les économies réalisées sont valorisables en certificats d’économies d’énergie ! « Les TPE/PME n’ont pas directement accès au marché des Certificats d’économie d’énergie, précise-t-on côté Grand Lyon. Rassemblées par notre intermédiaire, les actions engagées par les TPE/PME peuvent être valorisées en monnaie sonnante et trébuchante. »

Officiellement lancé cet été, le programme Lyon Eco Énergie affiche un premier objectif de 250 visites énergie en 3 ans.