Les films de la CEC

Revivez les temps forts de la Conférence Energie Climat du 12 novembre 2015 en visionnant les vidéos diffusées à cette occasion ainsi que le film souvenir de l’événement !

Emissions de CO2 du territoire : comment sont-elles calculées ?

Ecorenov’ : campagne de rénovation de l’habitat.

Adaptation au changement climatique, un nouveau volet pour le Plan Climat !

Retour en image sur la 4ème Conférence Energie Climat, le 12 novembre 2015.

… prochaine CEC en 2017, d’ici là nous aurons l’occasion d’échanger par projet pour aller toujours plus loin dans la mise en oeuvre du plan d’action partenarial !

 

 

 

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique – extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

Les Clochettes font peau neuve !

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Nous nous rendons à Saint-Fons pour visiter la copropriété des Clochettes en compagnie de M. Jobard, propriétaire, et de M. Monteil, chef de projet pour le PACT ARIM du Rhône.                  

Les Clochettes en travaux 

Nous nous installons dans le jardin situé au cœur de la copropriété, où de nombreux habitants de tout âge et de toute origine se rencontrent. La copropriété des Clochettes accueille près de 1 000 habitants, soit environ un quart de la population du plateau des Clochettes !

Construite au début des années 1960, la résidence se compose de 272 logements répartis en quatre bâtiments. Même si ces immeubles ont fait l’objet de travaux régulièrement, la copropriété a aujourd’hui décidé de s’engager dans une rénovation plus complète. Retour sur une réhabilitation ambitieuse.

Une copropriété engagée

A la demande de la copropriété qui rencontrait quelques difficultés, un plan de sauvegarde a été signé en 2010 par l’État, l’Agence Nationale de l’Habitat, le Grand Lyon, la Ville de Saint-Fons, le Conseil Général et Procivis. L’engagement du conseil syndical, des copropriétaires et des partenaires a permis d’élaborer étape par étape un projet de réhabilitation complet, avec l’accompagnement du PACT ARIM. L’objectif : revaloriser les immeubles en luttant contre la précarité énergétique tout en travaillant sur l’amélioration de son fonctionnement.

En 2012, la possibilité de mobiliser de nouvelles aides grâce au Plan Climat du Grand Lyon et à la Région Rhône-Alpes a permis à la copropriété de se fixer comme nouvel objectif l’atteinte du niveau de performance énergétique « BBC rénovation ». Avec une diminution de moitié des consommations de chauffage, les ménages feront des économies importantes et le confort des logements sera amélioré, en hiver comme en été.

Une réhabilitation complète

L’absence d’isolation dans les constructions des années 1960 fait qu’il est nécessaire aujourd’hui de faire de gros travaux pour atteindre le niveau « BBC rénovation ». Le programme de travaux, voté en 2012 en assemblée générale des copropriétaires, a dû être ajusté en 2013 suite à la découverte d’amiante dans certains matériaux (façades, toiture, fenêtres). Les travaux ont commencé en juillet 2014 et se termineront en décembre 2016.

Ancienne façade

L’ancienne façade

Le premier volet des rénovations vise à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, avec :

  • L’isolation thermique par l’extérieur des façades, terrasses et caves
  • Le changement des fenêtres (non obligatoire pour les propriétaires les ayant remplacées peu auparavant)
  • La pose de volets-roulants
  • L’installation d’une ventilation naturelle assistée 
Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Le deuxième volet a pour but de sécuriser les immeubles avec notamment :

  • L’amélioration de la sécurité incendie
  • Le remplacement de l’éclairage des caves
  • La reprise de l’électricité des parties communes

Enfin, d’autres travaux sont réalisés pour compléter la rénovation :

  • Installation de bouquets de paraboles sur le toit de chaque immeuble
  • Désamiantage

Ces travaux ont permis de réaliser une économie de 634 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 72 tours du monde en avion ou encore de plus de 2,6 millions de kilomètres en voiture !

Les travaux continuent !

Les travaux continuent !

Quel montage financier ?

Coût total de la réhabilitation : 6,7 millions d’euros soit en moyenne 24 600 € / logement.

A titre exceptionnel, les partenaires ont contribué au financement des travaux à hauteur de 70% du montant de l’opération, en octroyant des aides collectives et des aides individuelles selon les niveaux de ressources des propriétaires. Les restes à charge, compris entre 500 et 13 000 € par logement, sont relativement faibles comparés à l’ampleur du projet. En outre, certains propriétaires ont accès à des dispositifs d’avance de trésorerie et de prêt à taux zéro proposés par Procivis.

Rendez-vous début 2017 pour voir le résultat !

Copropriété Alpes C et D à Saint-Priest : une réhabilitation exemplaire

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Visite d’un projet ambitieux à Saint-Priest avec Riad Chérif, Président du conseil syndical de la copropriété Alpes C et D, et Stéphane Collacciani, directeur de projet ORU & Politique de la Ville à la Métropole de Lyon.

Façade avant travaux

Façade avant travaux

Le projet de tout un centre-ville

Saint-Priest a connu une augmentation exceptionnelle de sa population, passant de 2 500 à 40 000 habitants en moins d’un siècle. De nouveaux quartiers se sont développés, créant plusieurs centres urbains. Depuis 2001, la ville et ses partenaires (Grand Lyon, Etat, Région…) ont mis en place une opération de renouvellement urbain « coeur de Saint-Priest » qui s’étend sur 61 hectares et concerne 2 500 logements, soit 6 500 habitants, dans le but de créer un véritable centre-ville sur ce territoire résidentiel de « grands ensembles ».

La réhabilitation de la copropriété Alpes C et D est un « petit grand projet » selon Stéphane Collacciani, qui participe à l’Opération de Renouvellement Urbain. Même si elle ne concerne que deux bâtiments, construits au milieu des années 1960, elle a pour but de replacer cet ensemble dans le marché immobilier ainsi que dans le centre-ville renouvelé en réhabilitant 90 logements à un niveau d’exigence architectural et énergétique élevé.

Les immeubles C et D font partie d’un ensemble de dix bâtiments situés au coeur du périmètre de l’Opération de Renouvellement Urbain, dont deux ont été détruits après acquisition des 198 logements par le Grand Lyon. Les bâtiments C et D ayant peu fait l’objet de rénovations de grande ampleur, la copropriété et les pouvoirs publics se sont lancés dans une opération de réhabilitation. Retour sur une rénovation exemplaire.

Les immeubles font l'objet d'un plan de sauvegarde

Les immeubles font l’objet d’un plan de sauvegarde

Aller plus loin qu’un coup de peinture

La copropriété envisageait au départ un simple ravalement de façade autofinancé. Les partenaires publics (ANAH, Ville de Saint Priest, Métropole de Lyon) ont missionné l’association Pact Arim pour accompagner les copropriétaires dans leurs réflexions sur le projet de travaux. Grâce aux aides au syndicat et aux aides individuelles liées aux conditions de ressources et aux engagements de la copropriété et des partenaires, le projet de rénovation a pris peu à peu de l’ampleur.

Le conseil syndical a alors tenu à fixer un objectif précis à cette rénovation et à étudier plus en détails le plan de financement. Les partenaires ont vu grand et ont décidé d’atteindre le seuil BBC rénovation (moins de 96 kWhep/m².an), privilégiant ainsi la performance énergétique et une meilleure maîtrise des charges.

Les travaux, définis après un audit énergétique des bâtiments, ont été votés en 2013 lors d’une Assemblée Générale des copropriétaires. Le conseil syndical est devenu à ce moment-là maître d’ouvrage pour les travaux et études complémentaires (amiante…), se saisissant pleinement du projet.

Nouvelle façade isolée, côté rue

Nouvelle façade isolée, côté rue

Des habitants informés et engagés

Le projet a globalement été bien accueilli par les propriétaires, qui ont pu donner leur avis lors de réunions de concertation et d’assemblées générales où étaient votés les travaux. Les parties prenantes se réunissaient en amont de ces assemblées lors de réunions publiques pour les préparer en abordant les aspects techniques.

Au-delà des copropriétaires, les San-Priots aussi sont concernés par cette réhabilitation ! Des expositions sur l’opération de renouvellement urbain du centre-ville et un article dans la lettre d’information Cœur Saint-Priest ont permis d’informer les riverains du projet.

Zoom sur les travaux

Les travaux ont débuté en juillet 2014 et devraient se terminer en novembre 2015. Ils comportent deux volets : un volet architectural (avec notamment le ravalement des façades en harmonie avec les nouveaux immeubles créés dans le quartier dans le cadre de la ZAC du Triangle) et un volet énergétique.

Pour atteindre le niveau de rénovation BBC, la copropriété a entrepris de nombreux travaux :

  • Isolation maximale des bâtiments : isolation extérieure de la façade, des caves, des terrasses, des pignons, changement des fenêtres et des volets
  • Travail architectural sur les parties communes et la façade
  • Renforcement de l’étanchéité du bâtiment
  • Uniformisation des allées (fenêtres, clés, peintures)
  • Révision de l’électricité
  • Pose de panneaux photovoltaïques sur le toit
  • Création d’un système de ventilation assistée
  • Changement des portes palières (installation de portes coupe-feu)
  • Mise en place de mats en toiture pour les paraboles
  • Équipement de chaque logement avec un thermostat permettant la régulation individuelle de la température entre 19 et 21°

Globalement, les travaux permettent de passer de 224 à 90 kWhep/m².an, soit un gain de 196 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 22 tours du monde en avion ou encore de plus de 805 000 km en voiture chaque année !

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l'ancienne

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l’ancienne

Une réhabilitation exceptionnelle

Le niveau de rénovation des immeubles C et D de la copropriété des Alpes est exceptionnel. Le projet est de forte ampleur, avec un coût d’opération se chiffrant à environ 40 000 € par logement. Le plan de sauvegarde a cependant permis de mobiliser des aides importantes.

Le montage financier du projet, réalisé avec l’aide du PACT ARIM, a permis de mobiliser toutes les aides disponibles. Ainsi, sur les 3,6 millions d’euros de travaux, 93% sont issus de financements publics, ce qui est une situation exceptionnelle. Le complément est financé par les propriétaires, avec un reste à charge s’élevant de 500 à 4 900€ par logement. En outre, un système de prêt à taux zéro (ProcivisRhone) a été mis en place comme aide au financement.

Enfin, la dynamique et l’implication du conseil syndical en tant que maître d’ouvrage sont à souligner. Le conseil syndical s’est monté comme une véritable force à même de mener les travaux et de permettre à l’ensemble des copropriétaires de s’approprier le projet.

Espérons que les San-Priots seront séduits par le résultat !

La 3e Conférence Energie Climat mobilise les partenaires

Salle comble pour la 3e Conférence Énergie Climat qui s’est tenue le 28 octobre dernier à l’Hôtel de Communauté. L’objectif ? Dresser le bilan des actions engagées, deux ans la signature du Plan Climat Énergie Territoriale (PCET) et réaffirmer la volonté de maintenir une dynamique collective sur le sujet.

>> Mesure visée par l’action 2.2 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 58]

Salle comble pour la 3e Conférence Energie Climat du 28 octobre 2013. © J.Léone

Un auditoire dense et attentif pour la 3e Conférence Énergie Climat du 28 octobre 2013. © J.Léone

Rappelez-vous : les dernières CEC –  qui se sont respectivement tenues en mai 2010 et novembre 2011 – avaient abouti à l’élaboration partenariale des 26 actions cadres du Plan Climat et l’engagement de tous les partenaires à les mettre en oeuvre dans leurs domaines de compétence (transport, énergie, habitat).

Émissions de Co2, deux ans d’actions récompensées

Deux ans après la signature du PCET, il était temps de dresser un premier bilan et de réaffirmer la volonté de maintenir une dynamique collective sur le sujet ! Nous accueillons donc 18 nouveaux signataires en 2013,  portant à 73 le nombre officiel de partenaires mobilisés à l’échelle du territoire.

En matière d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), les actions directement liées au Plan Climat ont permis d’économiser -100 000 tonnes de CO2/an en 2 ans. Les actions les plus impactantes ont été :

  • la mise en place de chaufferies biomasse sur les réseaux de chaleur, avec 70MW de puissance installés aujourd’hui pour un objectif de 160MW en 2020 (-53 000 tonnes de CO2/an)
  • la mise en oeuvre du Plan Mode doux : nous avons atteint l’objectif initial de 520km de pistes cyclables fin 2013 et la part modale du vélo en ville a doublé depuis 2006 (-26 000 tonnes de CO2/an)
  • le succès du covoiturage : une récente enquête auprès de 1000 grand lyonnais a montré que 24 000 à 42 000 personnes covoiturent régulièrement, alors que l’objectif du Plan Climat est de 50 000 en 2020 (-13 000 tonnes de CO2/an)
  • la montée en puissance des rénovations au niveau BBC dans le parc social, avec déjà 2000 logements dont la rénovation sera terminée en 2014 (-2 000 tonnes de CO2/an)
Evolution entre 2000 et 2010 des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire du Grand Lyon. Source : Air Rhône-Alpes et OREGES, 2013.

Evolution entre 2000 et 2010 des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire du Grand Lyon. Source : Air Rhône-Alpes et OREGES, 2013.

 

GES, la tendance est à la baisse

Cette réduction, qui correspond à –1% à -2% des émissions du territoire, s’inscrit dans une tendance de baisse généralisée sur l’agglomération. En effet, le baromètre développé par Air Rhône-Alpes et publié sur le site de l’OREGES (Observatoire Régional des Gaz à Effet de Serre)  montre qu’en 10 ans, les émissions de GES du territoire ont baissé de -10% (période 2000-2010).

 

 

Quand on regarde un peu plus en détails, on s’aperçoit que chaque secteur ne s’est pas comporté de la même manière pendant ces 10 années.

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur des Transports sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur des Transports sur le Grand Lyon

Volet Transport

Ainsi, le transport (qui représente toujours près de 30% des émissions du territoire), a vu ses émissions de GES décroître fortement, principalement en lien avec les évolutions réglementaires imposées aux constructeurs (normes sur les émissions des voitures). En effet, sur cette période la mobilité des Grands Lyonnais n’a pas diminué : si le trafic a diminué dans le centre-ville, il est en hausse en périphérie (voir la publication de l’Observatoire des déplacements de l’agence d’Urbanisme sur le trafic routier). 

2 actions des partenaires ont été présentées à la Conférence Energie Climat sur le volet « Transport », des services d’auto-partage 100% électriques :

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l'Industrie sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l’Industrie sur le Grand Lyon

Volet Industrie

Du côté de l’Industrie (à peu près 1/3 des émissions), la baisse est largement visible et – surprise ? – pas uniquement liée à la conjoncture économique : on peut penser que la pression accrue du coût de l’énergie et d’autres contraintes (réglementation, quotas carbone) ont poussé le secteur industriel à s’intéresser de près à la question de l’efficacité énergétique.

« Une partie des réponses au défi climatique réside dans l’innovation » ont rappelé les partenaires à cette occasion. De nombreuses initiatives privées fleurissent sur le territoire pour faire du Grand Lyon un terrain d’expérimentations grandeur nature de la transition énergétique.

 

Volet Énergie
Comme nous l’avons évoqué plus tôt, le déploiement du bois-énergie sur les réseaux de chaleur porte la puissance des installations en place à 70MW en 2013 ! En parallèle, les expérimentations de nouvelles formes de consommation énergétiques se multiplient – plaçant l’usager au cœur du dispositif.

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l'Habitat et du tertiaire sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l’Habitat et du tertiaire sur le Grand Lyon

Volet Habitat

Enfin, dans le secteur de l’habitat et du tertiaire, on observe une certaine stabilité des émissions de GES. De fait, en 10 ans, nous avons construit davantage de logements, mais qui consommaient moins d’énergie, ce qui peut expliquer cette stabilité. Comment infléchir la courbe? On voit bien que la production de logements et de bureaux neufs performants ne suffira pas, l’effort est à porter sur la rénovation…
Le Grand Lyon a justement voté un budget de 10 millions d’euros pour un plan de rénovation du parc privé et public existant portant sur 3200 logements . 275 logements de la Cité Perrache – qualifiés de « véritables passoires énergétiques » – vont notamment bénéficier d’une réhabilitation en règle pour l’atteinte du niveau BBC Rénovation.

 

18 nouveaux partenaires ont paraphé le précieux document à l'issue de la Conférence Enrgie Climat. © J. Léone

18 nouveaux partenaires ont paraphé le précieux document à l’issue de la Conférence Énergie Climat. © J. Léone

Il est enfin difficile de chiffrer quelle est la part de chaque facteur – notamment les changements de comportements dont on sait qu’ils ont une influence très forte… En témoigne le défi Famille à Énergie positive permettant la diminution de 12 à 17% des consommations énergétiques par la simple adoption d’écogestes, faciles à mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

Prochaine étape ? L’élaboration du volet « Adaptation ». Il s’agit de s’interroger ici sur les changements climatiques et leur influence induite sur nos modes de faire, de vivre.  Dès 2014, l’équipe du Plan Climat repartira en campagne pour mobiliser les acteurs concernés et initier une nouvelle démarche partenariale.
Pour aller plus loin

Lancement du « PIG énergie » de Vénissieux

>> Mesure visée par l’action 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Dans le cadre du Plan Climat, un des défis consiste à rénover les bâtiments existants. En effet, 80% des bâtiments que nous utiliserons en 2050… sont déjà construits! Le Grand Lyon a voté une subvention pour encourager les propriétaires à engager des travaux de rénovation thermique ambitieux, Vénissieux fait partie des zones pilotes sur lesquelles un accompagnement a été mis en place.

Périmètre du Programme d'Intérêt Général (PIG)

Périmètre du Programme d’Intérêt Général (PIG)

Dans le contexte actuel de l’augmentation du coût des énergies, la Ville de Vénissieux, le Grand Lyon et l’Agence Nationale de l’Habitat ont mis en place un programme d’intérêt général (PIG) autour de la thématique Energie. Ce programme d’une durée de 5 ans (2013-2017) vise à apporter un conseil gratuit et des subventions aux propriétaires qui souhaitent engager des travaux d’économies d’énergie (isolation, chauffage, ventilation…).

Vous êtes propriétaires d’un logement situé dans le périmètre du PIG et vous prévoyez de réaliser des travaux énergétiques?

Contactez l’équipe d’animation au 04 37 28 70 30 ou par mail : energie.venissieux[a]pact-habitat.org

… ou venez en parler lors des permanences en mairie de Vénissieux de 9h30 à 12h les mardis suivants (le calendrier 2014 sera communiqué ultérieurement) :

10 septembre 2013
24 septembre 2013
8 octobre 2013
22 octobre 2013
5 novembre 2013
19 novembre 2013
3 décembre 2013
17 décembre 2013

A bientôt!

 

5 à 7 de l’éco-construction

 L’étanchéité à l’air – De la théorie… à la pratique

Jeudi 21 mars 2013 de 16h à 19h à l’amphithéâtre de la cité administrative d’État, Lyon 3

Entrée 165 rue Garibaldi (bâtiment de impôts)

 

PROGRAMME

 Accueil dès 16h00 – Expositions de matériels sur les stands de professionnels de l’étanchéité à l’air

 

17h00 En théorie, comment ça marche ?

Enjeux de la perméabilité à l’air de l’enveloppe, des réseaux

Les exigences de la RT 2012 : quel impact sur la conception ?

Peut-on atteindre des résultats satisfaisants en rénovation ?

Les méthodes de test et les matériels : avantages et inconvénients par Romuald Jobert, CETE de Lyon, co-auteur du carnet de détail du projet > PREBAT MININFIL

 

17h45 En pratique, comment faire ?

Mise en œuvre, astuces… en neuf et en rénovation ?

Bonnes et mauvaises pratiques par Alain Soler, AS Infiltrométrie

 

18h30 Echange avec la salle

19h00 Cocktail

 

Incrivez-vous ICI

Guide Ville et Quartiers Durables

Le nouveau guide « ville et quartiers durables » de l’agglomération lyonnaise, dont l’élaboration a été pilotée par le service Stratégies d’agglomération de la DGDU, est le résultat d’une collaboration participative qui a associé de nombreux services du Grand Lyon ainsi que des partenaires extérieurs tels que l’Agence locale de l’énergie, le CERTU, le CETE de Lyon et l’agence d’urbanisme.

Ce guide est un document cadre dont la vocation est d’informer de manière claire sur les enjeux et les objectifs visés par le Grand Lyon, en matière de développement territorial durable.

Il vient enrichir les outils dont le Grand Lyon dispose pour effectuer ses missions, de la planification jusqu’aux projets opérationnels.

Vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien suivant: Guide VIlle et Quartiers Durables (1804 téléchargements )

La mise à jour 2012 du référentiel habitat 2009 est en ligne!

Le Référentiel habitat durable a fait l’objet de modifications sur le volet « choix des matériaux » et sur les conditions d’instruction des dossiers pour les bailleurs sociaux. Il est maintenant disponible en téléchargement directement sur le blog plan climat: [Téléchargement non trouvé]

Les annexes sont disponibles ici: Annexes

 

Qu’est-ce que le référentiel habitat durable du Grand Lyon ?

 Dès 2003, le Grand Lyon s’est engagé dans une démarche de qualité environnementale des bâtiments, ciblée, à l’époque, sur le logement neuf. Il s’agissait de proposer un outil (référentiel) permettant de produire un habitat sain (matériaux), qui réduise fortement les besoins énergétiques et limite les émissions de gaz à effet de serre. Pour ce travail, le Grand Lyon a fait appel à l’ALE. Cette démarche a été soutenue par l’ADEME. Depuis la parution de la première version, deux actualisations ont été produites : l’une en 2007 et une deuxième en 2009 permettant d’élever le niveau d’exigence et d’anticiper les évolutions règlementaires (règlementations thermiques 2005 puis 2010).

 Béatrice Couturier, chargée de mission urbanisme et développement durable au Grand Lyon et Christelle Julliand, chargée de mission bâtiments durables à l’ALE présentent ce référentiel.

 Pourquoi un référentiel habitat durable ?

Le principal objectif du référentiel est d’amener l’ensemble des acteurs de la construction intervenant sur l’agglomération à mettre en œuvre, dès la conception de chaque opération de logement, les mesures nécessaires pour répondre à deux enjeux : produire un habitat respectueux de l’environnement tout au long de son cycle de vie et promouvoir une conception environnementale des bâtiments sur un plan architectural, fonctionnel, technique et économique.

En initiant cet outil, le Grand Lyon entendait également avoir un impact sur la précarité énergétique puisqu’il apparaissait déjà clairement à cette époque que les pays européens risquaient d’être soumis à de fortes fluctuations des prix de l’énergie. Il s’agissait donc d’essayer de réduire notre dépendance énergétique en proposant des logements économes en énergie.

 Que trouve-t-on dans ce référentiel ?

Le référentiel est un guide d’accompagnement des pilotes d’opérations de construction de logements neufs, dans la mesure où il apporte un certain nombre d’informations sur les enjeux environnementaux liés aux bâtiments mais aussi sur le management environnemental d’une opération. Il est aussi un outil prescriptif qui impose des niveaux d’exigence à respecter. Les prescriptions concernent 5 volets liés à la construction : l’insertion du projet dans son environnement immédiat, les procédés et les produits de construction, la maîtrise des flux et des conforts, la gestion des nuisances, les pollutions et risques.

 A qui est-il destiné ? Sur quels aspects ?

Il est destiné aux maîtres d’ouvrages et maîtres d’œuvres et s’applique pour :

– les opérations d’aménagement initiées par le Grand Lyon sur son territoire,

– les terrains vendus par le Grand Lyon à de opérateurs publics ou privés,

– la production de logements sociaux réalisée sur le territoire du Grand Lyon.

A ce jour, plus de 9500 logements (réalisés ou en conception) appliquent  les prescriptions du référentiel habitat.

Pour toute information sur ce référentiel, contacter:

l’Agence Locale de l’Energie

– ou Béatrice Couturier, Grand Lyon, Direction des Politiques d’Agglomération

 

Plan Climat : vers des logements mieux isolés

 

Trois délibérations importantes concernant l’habitat ont été votées. Les logements représentent en effet 17% des émissions de gaz à effet de serre.

En novembre dernier, 54 partenaires du Grand Lyon ont signé le Plan Energie Climat, un plan d’actions partenarial pour atteindre les objectifs fixés : les fameux 3×20. D’ici 2020, réduire 20% des rejets CO2 et des consommations énergétiques et consommer 20% d’énergies renouvelables.

Le Conseil communautaire a adopté lundi soir le Plan Energie Climat avec  notamment un volet habitat important : les logements représentent, en effet, 17% des émissions de gaz à effet de serre.

Trois délibérations du Conseil répondent à cet enjeu majeur :
– Subvention éco-rénovation de 2500€ aux propriétaires s’engageant dans une démarche de réhabilitation de leur logement. L’idée est d’aider à une réhabilitation très performante de 16 000 logements tous les ans, dont 12 000 dans le privé.
– Subvention à Réseau Ferré de France (RFF) dans sa démarche expérimentale de réhabilitation acoustique et thermique des logements le long des voies ferrées à Lyon centre, la Mouche, Perrache et la Guillotière. 900 logements sont concernés. Le Grand Lyon renforce le volet thermique de ces réhabilitations, en accordant à RFF une subvention maximum de 100 000 € pour 2012.
– Subvention au GIE Est Habitat pour un projet de recherches. Une équipe de recherche composée de différents laboratoires de recherche et de l’Office public de l’habitat (OPH) Villeurbanne va étudier la requalification énergétique du logement collectif social construit entre 1945 et 1975.
Le Grand Lyon va y participer financièrement via le financement du poste de doctorante pour les deux premières années pour un montant de 30 000 € sur un montant total de 120 000 € TTC et la valorisation du projet de recherche pour un montant de 5 000 € sur un total de 11 500 €.