A vos capteurs !

Le 20 juin après-midi, la première campagne participative de mesure de la qualité de l’air et de la chaleur en ville aura lieu. A l’aide de capteurs spécialement conçus par les laboratoires de recherche lyonnais, une quarantaine de volontaires sont attendus pour arpenter la ville et récolter de précieuses données. Tentés par l’aventure ?

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Climat urbain

L’été approche avec son lot de canicules : on le sait, ce phénomène va s’intensifier… Mais quel est le lien entre climat local et urbanisme ? Comment évoluent les concentrations de polluants selon les rues, les différents espaces, en lien avec l’activité humaine entre autres ? Depuis quelques années, la possibilité de construire à moindre coût des capteurs offre de nouvelles méthodes de mesure.

Le projet 3 M’air

Tout est parti d’un projet de recherche, « 3 M’air » (comme Mesure citoyenne Mobile & Modélisation). Il rassemble plusieurs laboratoires en  géographie, sciences sociales, télécommunications ainsi que des collectivités et spécialistes de la météo et de la qualité de l’air. L’objectif ? Lors de campagnes de mesure avec les habitants, acquérir des données sur la qualité de l’air (mesure des particules fines et gaz polluants tels que le NO2) et la température de l’air.

Des capteurs spécifiques ont été conçus par le laboratoire CITI à la Doua, leur précision a été comparée aux mesures des professionnels (Météo France et Atmo). La méthode de mesure participative a été testée à plusieurs reprises par les géographes de Lyon 3 – Jean Moulin. Les résultats de ces campagnes, données de terrain, seront ensuite comparés aux informations des différents modèles, afin de les améliorer.

Je m’inscris !

Lors de parcours de 1,5 km en moyenne, les volontaires pourront explorer une partie de la ville et enregistrer les données mesurées par le capteur en continu.

Pour participer :

– inscrivez-vous par mail à projet.3mair(a)gmail.com 

– RDV le jeudi 20 juin à 14h au Tubà (145 rue lafayette)

– n’oubliez pas de prendre un chapeau, de la crème solaire et une paire de baskets

A vos marques… prêts…

 

 

Le Schéma directeur des énergies voté à l’unanimité !

Le 13 mai, le Conseil de la Métropole de Lyon a voté à l’unanimité le Schéma directeur des énergies. Ce document de planification définit de manière volontaire la stratégie énergétique de la Métropole à l’horizon 2030. Cette planification de grande ampleur répond aux défis de la transition énergétique par une feuille de route ambitieuse et crédible, ancrée dans la réalité du territoire.

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Les métropoles ont un rôle clé dans la transition énergétique

Les défis de la transition énergétique pour instaurer un modèle robuste et durable diminuant drastiquement le recours aux énergies fossiles transforment en profondeur le monde de l’énergie. Le modèle centralisé du 20e siècle autour de la production et de la distribution porté par quelques grands acteurs cède rapidement du terrain à un modèle plus local, cherchant à répondre aux impératifs de sobriété, de décarbonation et de résilience.

La transition énergétique passe en premier lieu par la capacité de transformation des villes, qui concentrent à la fois les usages et les leviers pour réduire les consommations, pour mutualiser les besoins et pour optimiser les échanges. Les métropoles en particulier apporteront une contribution décisive dans la lutte contre le changement climatique par une réponse intégrée mobilisant un large pan des politiques publiques dont elles ont la compétence.

Avec le Schéma directeur des énergies, la Métropole de Lyon définit le cadre stratégique de la politique publique de transition énergétique. Celle-ci vise à réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter la production d’énergies renouvelables et de récupération, deux leviers déterminants pour atteindre l’objectif crucial et final de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Métropole de Lyon s’appuie pour cela sur un large pan de ses compétences et politiques publiques, au premier rang desquelles les politiques de l’habitat et du logement, du développement économique, de la mobilité des personnes et des biens, du développement urbain ou encore du cycle de l’eau et des déchets.

Ce cadre stratégique intègre les nouvelles compétences énergie dont la Métropole de Lyon dispose depuis 2015 : soutien aux actions de maîtrise de la demande en énergie, développement des énergies renouvelables et de récupération, création, aménagement, entretien, gestion de réseaux de chaleur ou de froid urbains et concession de la distribution publique d’électricité et de gaz. Forte de ces nouvelles compétences d’autorité organisatrice des réseaux énergétiques, la Métropole muscle sa responsabilité de porteuse de la politique publique de la transition énergétique dans son territoire.

Retour sur l’élaboration du schéma directeur des énergies

Le SDE s’inscrit dans la continuité de la montée en puissance de l’enjeu énergie climat depuis une quarantaine d’années dans le territoire métropolitain. Il constitue l’un des instruments de mise en oeuvre du Plan climat énergie territorial voté en 2012 et s’inscrit également dans le cadre des nouvelles compétences énergie de la Métropole.

Avec ce schéma, la Métropole accélère le pilotage des transformations du système énergétique territorial et affirme son rôle d’autorité organisatrice de l’énergie. Réponse stratégique et opérationnelle pour la transition énergétique, la stratégie se fonde sur une connaissance fine du territoire et définit un portefeuille d’actions avec des objectifs opérationnels quantifiés et une planification temporelle et financière.

Le schéma a été construit de manière participative autour de trois grandes étapes :

– Le diagnostic quantitatif et qualitatif a permis de construire un état des lieux énergétique à une maille fine (la maille IRIS, d’environ 2 000 habitants) intégré dans un outil de modélisation. Il a été complété par un diagnostic qualitatif s’appuyant sur de nombreux entretiens avec les acteurs du système énergétique métropolitain (énergéticiens, bailleurs, fédérations du BTP, Université, HCL, etc.).

– La scénarisation et le choix d’un scénario. Quatre orientations majeures ont permis d’explorer la diversité de futurs possibles. Les objectifs ont été fixés en s’appuyant sur la connaissance du territoire, les retours d’expérience des différents projets et l’expertise des acteurs locaux. Un appel à contributions a permis de recueillir 108 solutions innovantes issues de 53 partenaires qui ont nourri les orientations. Un travail de calibrage des objectifs de chacune des actions recherchant le point d’équilibre entre ambition et crédibilité a été mené dans le cadre de quatre groupes de travail partenariaux et transversaux. Cette large participation a permis d’estimer le niveau d’engagement maximal des acteurs et les impacts des orientations étudiées. Enfin, le Conseil de développement a posé un regard prospectif sur les évolutions du rapport des citoyens et des entreprises à l’énergie pour baliser les modalités adéquates de mise en oeuvre.

– La conception d’un plan d’actions permettant d’atteindre les objectifs du scénario retenu. Celui-ci a été défini par un travail conjoint entre les politiques métropolitaines (habitat, développement économique, déplacements, patrimoine, planification urbaine, eau, déchets). Deux passages en conférences territoriales des maires ont permis d’associer les communes dans une dynamique d’échange et de co-construction. De par leurs relations de proximité et leur connaissance fine du territoire, les communes ont en effet un rôle fondamental pour la mise en oeuvre territorialisée des actions.

Les objectifs et le plan d’actions reposent ainsi sur une construction rigoureuse, ancrée dans la réalité, qui permet une confiance forte en son caractère atteignable.

Les objectifs du SDE

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À l’issue de la phase de scénarisation, des objectifs quantifiés ont été fixés :

  • Baisser de 20% les consommations d’énergie d’ici 2030 par rapport à 2013 (ce qui revient à réduire de 30% les consommations par rapport à 2000)

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  • Doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2030 pour atteindre 17% dans la part des consommations métropolitaines

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Ces deux objectifs permettent de réduire de 43% les émissions de gaz à effet de serre du territoire par rapport à 2000. La trajectoire du schéma directeur a été utilisée pour construire le projet de plan climat air énergie territorial (PCAET).

Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été co-construites en lien avec les différentes politiques publiques de la Métropole. Chacune d’entre elle est coordonnée par un référent dédié. Des livrables, des échéances ainsi qu’une estimation budgétaire ont été définies pour chacune. Tous ces éléments sont disponibles dans le document complet.

Le SDE élaboré, il faut le mettre en œuvre !

Il s’agit maintenant de concrétiser cette stratégie. L’enjeu principal est de garder le cap et d’utiliser le schéma comme un levier de transformation de l’action publique en faveur de la transition énergétique territoriale. Pour cela, il faut :

– Partager largement cette stratégie énergétique

– Mettre en œuvre les actions de manière transversale et partenariale sur la base d’un travail important de co-construction à élaborer avec les parties prenantes (associations, entreprises, communes, citoyens)

– Piloter et évaluer le déploiement

– Mesurer les impacts des actions et l’état énergétique du territoire

– Rester ouvert aux nouvelles dynamiques et solutions tout en maintenant le cap pour cette transition énergétique

Cette mise en oeuvre se fera en articulation étroite avec l’animation du plan climat air énergie territorial.

Pour aller plus loin

Téléchargez le document complet du SDE et la version synthétique.

 

 

Vallée de la chimie : le photovoltaïque pour donner de la valeur ajoutée aux sites industriels

Friches abandonnées, parkings, toitures de hangars… Un maximum d’espaces disponibles situés dans la « Vallée de la chimie », à l’entrée sud de Lyon, seront valorisés en centrale photovoltaïque dans le cadre de l’Appel des 30 !.

Blog plan climat - appel des 30

L’Appel des 30 !, initiative unique en Europe

Lancé en 2014 pour attirer de nouvelles entreprises dans la Vallée de la chimie, l’Appel des 30 ! a été réédité en 2016. Cette démarche vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables de la Vallée de la Chimie et à attirer des activités innovantes des filières chimie, cleantech, énergie et environnement. Dans le cadre de cette seconde édition, l’Appel des 30 ! a voulu aller plus loin en trouvant une valeur ajoutée ou un usage à des  espaces délaissés parfois pollués ou dans des zones de risques technologiques. Portée par des partenaires publics (les communes, la Métropole de Lyon, les services de l’État…) et privés (entreprises implantées sur le secteur, organisme financier…), cette initiative s’adresse à des porteurs de projets professionnels et met à leur disposition :

  • des terrains inexploités, situés à l’intérieur des sites industriels,
  • des locaux d’entreprises,
  • des surfaces de toitures et de parkings destinées à accueillir des installations photovoltaïques,
  • des terrains délaissés, situées en zone très contraintes, à cause des risques industriels, à reconvertir en espaces naturels, bénéfiques pour l’environnement et la biodiversité.

Lancé en septembre 2016, l’appel à candidatures ciblait trois domaines d’activité :

  • l’industrie, principalement dans les domaines de la chimie, de l’énergie renouvelable et de l’environnement ;
  • le photovoltaïque, qui conforte la Vallée de la Chimie comme Usine énergétique métropolitaine ;
  • le paysage productif, avec le positionnement de démonstrateurs innovants dans la production de biomasse et la remédiation des sols, créant ainsi un véritable écosystème au service de la Vallée

10 projets lauréats ont été choisis parmi les 27 pré-sélectionnés .

Le photovoltaïque, préoccupation de la Vallée de la Chimie

Pour monter l’appel à projets de centrales photovoltaïques, la Métropole de Lyon a d’abord recherché des sites bien exposés, puis a sollicité les partenaires, propriétaires de ces sites. Au total, 87 000m2 de toitures et parkings ont été identifiés, pour une puissance de 7,7 MW  (soit 1/3 de la puissance actuellement installée sur l’ensemble de la Métropole de Lyon). « Installer des panneaux solaires sur les toitures des hangars est intéressant, mais cela reste une approche classique peu innovante, explique Fabien Bordon, chef de projet à mission de Vallée de la chimie, nous avons eu l’idée d’une approche collective à l’échelle de la Vallée pour regrouper toutes les surfaces, gérées par le privé. Ce dispositif a permis aux industriels qui ne s’étaient encore pas posé la question d’installer une centrale photovoltaïque, de passer à l’action en intégrant un positionnement plus écologique. Les entreprises sont également rassurées par le suivi et l’accompagnement de la Métropole de Lyon qui apporte son expertise. »

Exploiter l’ensemble de l’espace perdu

Afin de privilégier d’augmenter les surfaces aménagées et la production d’énergie, les 6 propriétaires industriels de la Vallée (Arkema, JTEKT, Kem One, Vos Logistics, Total Cres, IFP EN) ont choisi d’attribuer des surfaces à un opérateur unique : Terre et Lac – Langa. La Métropole a d’abord formulé son analyse des candidats, avant de la partager avec les propriétaires fonciers qui ont fait le choix de leur partenaire photovoltaïque. « Certains terrains, moins faciles à aménager que d’autres, sont moins rentables. En faisant le choix d’un opérateur unique, nous avons cherché à aménager le plus de centrales solaires possibles, sur la totalité des gisements.  Il y a une vraie logique de projet global. Tous les gisements vont ainsi être exploités.», précise Fabien Bordon.

Un projet participatif

Le projet de panneaux solaires mis au point, il a fallu prévoir la vente d’électricité sur le réseau  -afin d’assurer les recettes-. Terre et Lac – Langa candidate aux appels à projets de la commission de régulation de l’énergie qui sont lancés au niveau national. Les premiers résultats sur les projets en toitures sont positifs et les deux projets déposés par la société ont été retenus, lui permettant ainsi de vendre l’électricité produite.

Et après ? Le contrat de rachat de l’électricité est signé pour 20 ans, et les panneaux pourront être exploités bien plus longtemps si les propriétaires fonciers veulent poursuivre l’opération. La Métropole négocie actuellement pour investir dans la société de projet et souhaite également faire participer les Grands lyonnais au projet « Nous voulons mettre en place un financement participatif, détaille Fabien Bordon, et ainsi proposer aux salariés et habitants de devenir acteur de ce projet innovant. »

 

 

Les films de la CEC

Revivez les temps forts de la Conférence Energie Climat du 12 novembre 2015 en visionnant les vidéos diffusées à cette occasion ainsi que le film souvenir de l’événement !

Emissions de CO2 du territoire : comment sont-elles calculées ?

Ecorenov’ : campagne de rénovation de l’habitat.

Adaptation au changement climatique, un nouveau volet pour le Plan Climat !

Retour en image sur la 4ème Conférence Energie Climat, le 12 novembre 2015.

… prochaine CEC en 2017, d’ici là nous aurons l’occasion d’échanger par projet pour aller toujours plus loin dans la mise en oeuvre du plan d’action partenarial !

 

 

 

4ème Conférence Energie Climat

Le jeudi 12 novembre 2015, 180 personnes représentant 80 structures du territoire se sont réunies avec la Métropole de Lyon pour partager les avancées du Plan Climat Energie Territorial (PCET) en présence de Gérard Collomb, Président de la Métropole, et Bruno Charles, Vice-Président en charge du Plan Climat. Retour sur ce point d’étape.

La séance plénière de la 4ème Conférence Energie Climat : ouverture avec des témoignages d'autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Ouverture de la séance plénière avec des témoignages d’autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Une CEC labellisée « COP21″

La Conférence Energie Climat, qui a lieu tous les 2 ans, rassemble les partenaires qui ont signé le PCET et se sont ainsi engagés, aux côtés de la Métropole, à agir pour un territoire sobre en carbone. En 2015, 11 nouveaux signataires ont rejoint la démarche, ils sont 83 au total. L’objectif commun : réduire de -20% les émissions du territoire en 2020, par rapport à leur niveau en 2000. Cette année, l’événement a été labellisé « COP 21″ car il contribue à démontrer qu’à l’échelle des territoires, une telle transition est possible : que les Etats n’hésitent pas à s’engager au niveau international !

Les avancées sur le territoire GES_2000-2013

Les émissions de gaz à effet de serre du Grand Lyon ont baissé de 11% entre 2000 et 2013. Pendant cette même période, la population a augmenté de 10% et la dynamique économique de 17% (PIB régional). Ces évolutions sont différentes selon les secteurs : les industries ont eu la baisse la plus forte, les transports et plus récemment l’habitat sont en baisse régulière, quant au tertiaire, ce secteur est en hausse (car l’activité de ce secteur augmente dans le Grand Lyon).

Les témoignages des partenaires

Les interventions rythmées des partenaires ont permis d’avoir un aperçu de la diversité des actions menées sur le territoire.

  •  Habitat – Pour Daniel Godet, ABC HLM, la rénovation thermique est entrée dans la culture des bailleurs car l’énergie est un budget important pour un ménage modeste : le parc social est aujourd’hui dans un meilleur état que le parc privé de logement. Du côté des entreprises, Jean-François Dubray, Rhône-Toitures, revient sur le dispositif « DORéMI » lancé en 2015 : pour les artisans, se grouper pour développer une offre de rénovation globale et performante des maisons individuelles offre de nouvelles opportunités de marché.
  • Transport – Julien Caraux, Groupe La Poste, présente le nouvel Espace Logistique Urbain installé près de la place Bellecour : les différentes filiales de livraison de colis du groupe se sont regroupées. Les livraisons du « dernier kilomètre » se font en commun avec une flotte mutualisée de véhicules électriques et gaz. A ce sujet, Didier Saussier expose la stratégie de mobilité du groupe GRDF : le biogaz d’origine renouvelable pourra bientôt alimenter nos véhicules. La station d’épuration de la Feyssine devrait injecter le biogaz produit à partir des boues sur le réseau de gaz de ville. Côté mobilité douce, Pascal Chopin, JC Decaux, est revenu sur la ‘culture velo’v‘ qui s’est développée chez les Lyonnais ces 10 dernières années.
  • Energie – Fréderic Storck, Compagnie Nationale du Rhône, présente le projet « Hyway » de station de recharge hydrogène, électrique et gaz sur le port de Lyon.Pour cette entreprise qui produit entre autre de l’électricité renouvelable intermittente, l’hydrogène est une manière de la stocker. Mais qu’en est-il du côté des réseaux ? Patrick Rakotondranahy, ERDF, explique l’intérêt du smart grid pour mieux gérer l’équilibre entre production et consommation d’énergie, informer le consommateur, mais aussi pour lier planification urbaine énergétique.
Marie-France Raty, présidente du groupe Maviflex (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Anne-Sophie Panseri, présidente de Maviflex, et Marie-France Raty, groupe Solvay (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

  • Entreprises – Anne Sophie Panseri présente la démarche de Maviflex, une des premières PME à bénéficier de l’accompagnement « Lyon EcoEnergie » : pour cette entreprise spécialisée dans la vente de portes souples et rapides, agir sur ses propres consommations fait partie de l’exemplarité. Du côté des plus grandes entreprises, Marie France Raty revient sur deux actions du Groupe Solvay : le projet EECO de récupération de chaleur sur le site de Belle Etoile et le projet AERIDE de rénovation des bureaux administratifs St Fons, qui prévoit de diviser par 4 les consommations tout en améliorant la résistance aux risques technologiques. Une démarche qui pourrait être répliquée dans d’autres bâtiments du secteur. 
  • Adaptation au changement climatique – Bruno Imbert, pépiniériste, expérimente depuis plusieurs années la plantation d’espèces plus adaptées au climat lyonnais urbain (Lyon a le climat de Montpellier il y a 30 ans!). Objectif : aller chercher des essences locales et méditerranéennes plus résistantes à la chaleur et les faire grandir sur notre territoire. Florence Belaën, de l’Université de Lyon, élargit le sujet à la perception citoyenne : un travail de recherche cet été a mis en valeur le rôle central des émotions dans notre rapport au changement climatique. Les sentiments négatifs (colère, angoisse) cèdent la place à des émotions plus positives quand on cherche à construire des solutions (une ville plus végétale, de l’eau, de l’ombre…).

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L’engagement de la collectivité

Le Plan Climat Energie Territorial a été voté en 2012, il est né de l’Agenda 21 de 2005 et constitue le volet d’action de la Métropole dans la lutte contre le changement climatique. Les actions chiffrées du Plan Climat ont permis une baisse de 180 000 tonnes de CO2/an soit 2 à 3% des émissions du territoire :

  • 108 000 tonnes eq CO2/an économisées dans le secteur des transports : fréquentation en hausse de 24% entre 2006 et 2014 sur le réseau de transport en commun, développement du réseau cyclable avec 640 km de pistes à ce jour, covoiturage avec 24 000 à 42 000 co-voitureurs réguliers sur le Grand Lyon.
  • 53 000 tonnes eq CO2/an économisées grâce au déploiement des chaudières bois sur le territoire : 48 installations pour un total de 70 MW ont été recensées. Les réseaux de chaleur sont un vecteur efficace de cette substitution pour éviter d’utiliser du gaz ou du fuel.
  • 16 000 tonnes eq CO2/an économisées sur l’habitat : les référentiels « construction durable » appliqués depuis 2009 ont permis de construire des bâtiments neufs très performants avant la réglementation thermique, pour l’existant 2 500 logements sociaux et privés ont déjà fait l’objet de rénovations au niveau BBC. La nouvelle plateforme écoreno’v devrait permettre d’atteindre 1 800 logements/an!

D’autres actions ne sont pas chiffrées car il est difficile d’en mesurer l’impact : c’est le cas du Plan local d’urbanisme, qui limite la place de la voiture en ville et concentre l’habitat autour des axes de transport collectif (la ‘ville des courtes distances’) ou encore toutes les actions des associations et des collectivités sur les ‘changements de comportements’, ces habitudes individuelles qui restent un levier essentiel pour une ville sobre en carbone…

… alors, ensemble, amplifions le mouvement!

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Les 83 partenaires et la Métropole de Lyon réunis après la 4ème Conférence Energie Climat (photo Thierry Fournier, Grand Lyon).

Pour en savoir plus

Vous n’avez pu être présent à la Conférence ? Retrouvez les documents diffusés :

2015 - programme 4ème Conference Energie Climat (389 téléchargements )

2015 - Point d'étape PCET (1058 téléchargements )

2015 - Adaptation : socle des connaissances (868 téléchargements )

Marque-page GES pedagogique (393 téléchargements )

2015 - synthèse du point d'étape (417 téléchargements )  

Assises de l’énergie – Bordeaux

Les 16ème Assises de l’Energie ont rassemblé près de 1 500 personnes à Bordeaux pour 3 jours d’échange et de retour d’expérience. Plateformes de rénovation de l’habitat, planification énergétique, participation citoyenne et de premiers échanges sur l’adaptation (îlots de chaleur en ville)… Ce temps fort annuel est aussi l’occasion de remettre les labels « Citergie », avec cette année le Grand Lyon !

Le 29 janvier, 13 collectivités ont reçu le label Cit'ergie à Bordeaux

Le 29 janvier, 13 collectivités ont reçu le label Cit’ergie à Bordeaux

 

En ce mois de Janvier 2015, la Métropole de Lyon a reçu le label Cit’ergie aux côtés de la communauté d’agglomération de Centre de la Martinique et de la Communauté Urbaine de Dijon. La Métropole a atteint le score de 62%, c’est la plus grande collectivité labellisée à ce jour.

Voir ici le film de présentation des 3 collectivités Cit’ergie en 2015 !

Les 10 autres collectivités ont reçu le label CAP Cit’ergie. Cela veut dire qu’elles n’ont pas passé le score de 50% (nécessaire pour avoir le label) mais qu’elles sont capables de le passer dans les 4 ans.

A ce jour, 80 collectivités – couvrant 13% de la population française – sont engagées dans cette démarche qualité qui a l’avantage d’être très structurantes pour les Plans Climat et plus généralement pour la prise en compte de l’énergie dans les politiques locales.

A noter aussi que d’autres labellisations sont attendues sur le territoire : la Ville de Lyon, la Ville de Rillieux-la-Pape et la ville de Vénissieux sont engagées elles aussi… nous leur souhaitons de bientôt pouvoir « monter les marches » lors des prochaines Assises !

 

Voir l’article en lien : L’automne des audits

Voir le site de l’ADEME : www.citergie.ademe.fr