L’usine solaire métropolitaine déploie ses panneaux photovoltaïques dans la Vallée de la Chimie

Nous vous parlions à l’automne 2019 d’investissement citoyen possible pour des projets de développement des énergies renouvelables sur le territoire de la Métropole de Lyon [voir l’article blog ici]. C’était le cas du projet porté par la société Lyon Rhône Solaire dans la Vallée de la Chimie : zoom sur son état d’avancement !

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Vue aérienne et simulation des ombrières photovoltaïques sur le parking du site d’Arkema – © Terre et Lac Solaire

 

Une usine solaire pour développer les énergies renouvelables produites localement

La Métropole de Lyon pilote un ambitieux projet de transition énergétique dans la Vallée de la Chimie : créer une usine solaire métropolitaine qui produira environ 7 500 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 591 foyers, et permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 709 tonnes de CO2 chaque année.

Revivez en 2 min le chantier de la pose d’ombrières photovoltaïques sur le site de JTEKT à Irigny ! Il n’aura fallu que quelques semaines aux équipes des lyonnais de TERRE ET LAC Solaire pour recouvrir 540 places de parking… Impressionnant !

 

Un projet partenarial industriel et citoyen fort

Ce projet repose sur l’engagement de six industriels (ARKEMA, JTEKT, KEM ONE, VOS Logistics, TOTAL CRES et IFPEN) qui mettent à disposition des surfaces sur les toitures de leurs bâtiments et en ombrières de parking pour permettre le déploiement de 35 000 m² de panneaux photovoltaïques d’ici l’été 2020. Aujourd’hui, 30 500 m² de panneaux sont déjà installés.

La société de projet Lyon Rhône Solaire a été créée pour faire le lien entre les industriels impliqués et les habitants du territoire, tout en permettant un suivi optimal de cette réalisation. Elle privilégie ainsi une approche globale garante d’une production d’énergie maximisée. Ce partenariat public-privé associe depuis avril 2019 Corfu Solaire, entreprise filiale du groupe lyonnais Terre et Lac, la Métropole de Lyon et le fonds régional d’investissement OSER.

Enfin, l’implication dans le projet des salariés et des habitants du territoire n’est pas en reste. En effet ce sont 275 000 euros qui ont été collectés lors de la campagne de financement participatif du projet fin 2019.

 

Les chiffres clés du projet global

  • 6 centrales photovoltaïques : des ombrières de parking, des toitures industrielles
  • Coût du projet : 8 millions d’euros
  • 30 500 m² de panneaux solaires photovoltaïques
  • 5,9 MWc de puissance
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Ombrières de parking de Total Cres et de l’IFPEN le long du canal du Rhône à Solaize – © Terre et Lac Solaire

 

Le cadastre solaire du Grand Lyon est en ligne !

Votre toit est-il suffisamment ensoleillé pour produire de l’énergie ? Il est désormais possible de le savoir grâce au cadastre solaire, présenté cette semaine au salon Pollutec. Cliquez ici pour connaître le potentiel de votre toiture.

Le cadastre solaire du Grand Lyon identifie, pour chaque pan de toiture, le potentiel d'énergie solaire photovoltaïque que l'on peut récupérer.

Le cadastre solaire du Grand Lyon identifie, pour chaque pan de toiture, le potentiel d’énergie solaire photovoltaïque que l’on peut récupérer.

Que nous dit le cadastre solaire ?

Saviez-vous que l’ensoleillement de la métropole lyonnaise était le même qu’à Pau, Bordeaux ou Toulouse ? Le cadastre solaire permet de connaître le niveau d’ensoleillement de chaque toiture, c’est à dire l’énergie solaire reçue par chaque mètre carré du toit (en kWh/m²). Les toitures sont colorées selon leur ensoleillement, selon 6 niveaux d' »excellent » à « mauvais ». Le cadastre indique aussi la quantité d’énergie totale que l’on peut produire sur une année en installant des panneaux solaires photovoltaïques (kWh/an).

Comment est-ce calculé ?

La Métropole de Lyon dispose d’un modèle 3D très précis de son territoire : chaque bâtiment, chaque toit, est dessiné. À partir de cette maquette et de la course du soleil pendant une année, l’ensoleillement a été calculé pour chaque pan de toiture. Si un arbre ou un bâtiment cache le soleil et que la toiture est à l’ombre, le potentiel est plus faible. Le calcul prend même en compte la réflexion des rayons sur les nuages (le rayonnement « diffus »). A partir de l’ensoleillement, mais aussi de la pente des toits, l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) a calculé l’énergie que l’on pouvait produire.

Qui peut l’utiliser ?

Le cadastre solaire s’adresse aux particuliers, aux professionnels (opérateur immobilier, bailleur, industriel, fabricant de matériel photovoltaïque) et aux collectivités. Il suffit d’entrer l’adresse du bâtiment concerné pour obtenir gratuitement les informations sur le potentiel de production d’énergie solaire de votre toit. 

Pour aller plus loin

Le cadastre solaire permet d’avoir un premier niveau d’information sur l’intérêt de la toiture pour produire de l’énergie solaire. Pour savoir si cette énergie permet de couvrir une partie des besoins du bâtiment, ou avoir des éléments de coûts, vous pouvez aller sur le site de référence sur le photovoltaïque ici ou contacter l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) ici.
Et pour s’informer sur le module de calcul qui a permis de produire le cadastre à partir de la 3D, c’est par ici.

Bonne navigation !

 

Vallée de la chimie : le photovoltaïque pour donner de la valeur ajoutée aux sites industriels

Friches abandonnées, parkings, toitures de hangars… Un maximum d’espaces disponibles situés dans la « Vallée de la chimie », à l’entrée sud de Lyon, seront valorisés en centrale photovoltaïque dans le cadre de l’Appel des 30 !.

Blog plan climat - appel des 30

L’Appel des 30 !, initiative unique en Europe

Lancé en 2014 pour attirer de nouvelles entreprises dans la Vallée de la chimie, l’Appel des 30 ! a été réédité en 2016. Cette démarche vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables de la Vallée de la Chimie et à attirer des activités innovantes des filières chimie, cleantech, énergie et environnement. Dans le cadre de cette seconde édition, l’Appel des 30 ! a voulu aller plus loin en trouvant une valeur ajoutée ou un usage à des  espaces délaissés parfois pollués ou dans des zones de risques technologiques. Portée par des partenaires publics (les communes, la Métropole de Lyon, les services de l’État…) et privés (entreprises implantées sur le secteur, organisme financier…), cette initiative s’adresse à des porteurs de projets professionnels et met à leur disposition :

  • des terrains inexploités, situés à l’intérieur des sites industriels,
  • des locaux d’entreprises,
  • des surfaces de toitures et de parkings destinées à accueillir des installations photovoltaïques,
  • des terrains délaissés, situées en zone très contraintes, à cause des risques industriels, à reconvertir en espaces naturels, bénéfiques pour l’environnement et la biodiversité.

Lancé en septembre 2016, l’appel à candidatures ciblait trois domaines d’activité :

  • l’industrie, principalement dans les domaines de la chimie, de l’énergie renouvelable et de l’environnement ;
  • le photovoltaïque, qui conforte la Vallée de la Chimie comme Usine énergétique métropolitaine ;
  • le paysage productif, avec le positionnement de démonstrateurs innovants dans la production de biomasse et la remédiation des sols, créant ainsi un véritable écosystème au service de la Vallée

10 projets lauréats ont été choisis parmi les 27 pré-sélectionnés .

Le photovoltaïque, préoccupation de la Vallée de la Chimie

Pour monter l’appel à projets de centrales photovoltaïques, la Métropole de Lyon a d’abord recherché des sites bien exposés, puis a sollicité les partenaires, propriétaires de ces sites. Au total, 87 000m2 de toitures et parkings ont été identifiés, pour une puissance de 7,7 MW  (soit 1/3 de la puissance actuellement installée sur l’ensemble de la Métropole de Lyon). « Installer des panneaux solaires sur les toitures des hangars est intéressant, mais cela reste une approche classique peu innovante, explique Fabien Bordon, chef de projet à mission de Vallée de la chimie, nous avons eu l’idée d’une approche collective à l’échelle de la Vallée pour regrouper toutes les surfaces, gérées par le privé. Ce dispositif a permis aux industriels qui ne s’étaient encore pas posé la question d’installer une centrale photovoltaïque, de passer à l’action en intégrant un positionnement plus écologique. Les entreprises sont également rassurées par le suivi et l’accompagnement de la Métropole de Lyon qui apporte son expertise. »

Exploiter l’ensemble de l’espace perdu

Afin de privilégier d’augmenter les surfaces aménagées et la production d’énergie, les 6 propriétaires industriels de la Vallée (Arkema, JTEKT, Kem One, Vos Logistics, Total Cres, IFP EN) ont choisi d’attribuer des surfaces à un opérateur unique : Terre et Lac – Langa. La Métropole a d’abord formulé son analyse des candidats, avant de la partager avec les propriétaires fonciers qui ont fait le choix de leur partenaire photovoltaïque. « Certains terrains, moins faciles à aménager que d’autres, sont moins rentables. En faisant le choix d’un opérateur unique, nous avons cherché à aménager le plus de centrales solaires possibles, sur la totalité des gisements.  Il y a une vraie logique de projet global. Tous les gisements vont ainsi être exploités.», précise Fabien Bordon.

Un projet participatif

Le projet de panneaux solaires mis au point, il a fallu prévoir la vente d’électricité sur le réseau  -afin d’assurer les recettes-. Terre et Lac – Langa candidate aux appels à projets de la commission de régulation de l’énergie qui sont lancés au niveau national. Les premiers résultats sur les projets en toitures sont positifs et les deux projets déposés par la société ont été retenus, lui permettant ainsi de vendre l’électricité produite.

Et après ? Le contrat de rachat de l’électricité est signé pour 20 ans, et les panneaux pourront être exploités bien plus longtemps si les propriétaires fonciers veulent poursuivre l’opération. La Métropole négocie actuellement pour investir dans la société de projet et souhaite également faire participer les Grands lyonnais au projet « Nous voulons mettre en place un financement participatif, détaille Fabien Bordon, et ainsi proposer aux salariés et habitants de devenir acteur de ce projet innovant. »

 

 

Le cadastre solaire du quartier Sainte Blandine

POLIS est un programme de coopération européen qui a pour mission d’introduire une prise en compte des apports énergétiques solaires dans la planification urbaine en Europe. Une telle approche permet d’optimiser le développement de l’énergie solaire en milieu urbain et par conséquent de contribuer à un développement plus durable pour les quartiers en construction ou en rénovation. Grâce à cette démarche, l’exploitation de l’énergie solaire devient une composante à part entière et indissociable de la planification urbaine.

L’objectif du travail, qui s’étend sur trois ans est, dans un premier temps, de répertorier et évaluer des exemples de projets « d’urbanisme solaire » en Europe. L’architecture des bâtiments, la disposition des uns par rapport aux autres, ainsi que leurs usages ont un impact direct sur l’exploitation et l’optimisation des apports et de la production solaire. Un réseau d’acteurs, impliqués ou intéressés par mettre en place une telle démarche, sera constitué et permettra d‘échanger sur la thématique au niveau national et européen.

Afin d’aboutir à des projets viables dans le temps, plusieurs paramètres doivent être pris en compte par les différents acteurs de la planification urbaine. De plus, la législation locale et/ou nationale doit en assurer la faisabilité. Plusieurs outils existent ; ils ont été mis en place grâce à des politiques locales favorables au développement du solaire ou suite au développement de programmes solaires urbains.

Par ailleurs, la réhabilitation de quartiers et de bâtiments existants ne doit pas être négligée étant donné que ces derniers représentent le gisement urbain le plus important. Cependant, ce type de projets nécessitent des compétences spécifiques parfois très

Rhodia a inauguré sa centrale photovoltaïque

La Vallée de la Chimie accueille un des plus gros projets photovoltaïque de France. Il s’agit de l’implantation de 12 000 m2 de panneaux sur le site de Rhodia Belle-Etoile à Saint-Fons et Feyzin. Son inauguration officielle a eu lieu le 21 octobre. 

Rhodia s’est engagé fin 2010 dans un projet de grande ampleur : installer 12 000 m2 de panneaux photovoltaïque sur son site de Belle-Etoile. Les entrepôts de Rhodia seront ainsi équipés de nouvelles toitures intégrant des panneaux photovoltaïques. Ce projet est réalisé en partenariat avec Solairedirect, l’un des leaders français de la production d’électricité photovoltaïque, et la société OFI Asset Management dans le cadre de sa gestion privée. D’une puissance de 2 mégawatts-crête, le générateur solaire installé produira 2 millions de kilowatts-heure par an. Cela correspond à la consommation électrique annuelle de 2 000 habitants et permettra d’économiser l’émission de 1 000 tonnes de CO2 par an.

Cette installation est l’un des plus gros projets solaires en France sur des toitures industrielles.

Patrick Cleret Directeur de Rhodia Belle-Etoile présente l'engagement de Rhodia dans le projet Elyos1