Un îlot près de chez vous

Au coeur de l’été, une vidéo pour tout savoir sur l’ « Îlot de Chaleur Urbain » et le rôle du végétal pour tempérer nos agglomérations (CEREMA, 2016).

Retrouvez aussi un tour d’horizon des stratégies de lutte contre l’ICU dans différentes villes, un dossier publié par Environnement & Technique en Juillet :

2016_article_ICU_reinventer_la_ville.pdf (418 téléchargements )

Bonne lecture !

 

Le changement climatique menace-t-il le vin ?

Autour de la projection du documentaire « La clef des terroirs » de Guillaume Bodin, un public très motivé est venu débattre des effets du climat sur la vigne, le vin et l’avenir de la viticulture. C’était le 6 juin dernier au Musée des Confluences, en présence du réalisateur et d’experts. Ce qu’on peut en retenir.

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

Un documentaire à voir

Les 52 minutes de « La clef des terroirs » sont une défense et illustration des principes de l’agriculture biodynamique appliqués à la production du vin. Il démontre l’extrême sensibilité de la vigne à la vie du sol et en particulier aux organismes vivants qui le composent. Et surtout, il illustre combien la connaissance précise (et le respect) de l’environnement de la vigne permet de résoudre certains problèmes récurrents de l’agriculture traditionnelle. Les vignerons déploient classiquement une grande énergie, (au propre et au figuré) à lutter contre les mauvaises herbes et les insectes. Or ces « ennemis » prolifèrent précisément sur les déséquilibres créés par une agriculture peu respectueuse de son environnement.

Le respect de l’écosystème de la vigne

À l’opposé de l’agriculture traditionnelle, la viticulture biodynamique revient aux chevaux pour labourer entre les vignes, et préfère à la chimie les « tisanes » faites de plantes locales et de produits animaux (la fameuse bouse de vache diluée). Tout est fait pour conserver les particularités locales qui composent l’écosystème de la vigne, ce qui fait le terroir et le gout unique d’un vin. À l’origine de grands succès sur le plan gustatif (bien reconnus par de nombreux cavistes), la viticulture biodynamique est aussi une réponse et une adaptation aux effets du changement climatique. Elle ne concerne aujourd’hui que 8 % de la production viticole, ce qui constitue cependant une percée puisque la proportion de culture en biodynamie tombe à 1% pour l’ensemble de l’agriculture en France.

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

La question de l’enherbement

Essentiel en viticulture biodynamique, la question de la présence (ou pas) d’herbe dans les vignes est intéressante, parce qu’elle croise une des grandes préoccupation des vignerons traditionnels. Le sol est loin d’être un simple support minéral, mais les générations précédentes ont voulu en faire un réceptacle propre, débarrassé de toute végétation. « Pas d’herbe dans les rangs ! », ce souhait collectif a été exaucé par la chimie et les produits désherbants. Florence Leriche, viticultrice (domaine des Accoles, Ardèche) a acheté en 2010 19 hectares de vignes en terrasses. Elle raconte que le sol était « lunaire » à force de désherbage. La question est plus psychologique que technique, liée à des représentations. Pendant longtemps, un bon vigneron était celui qui n’avait pas d’herbe dans sa vigne.

Une protection contre l’érosion

Pourtant, un enherbement maîtrisé évite que les sols soient lessivés et subissent une érosion à chaque pluie. Une protection particulièrement utile si les épisodes climatiques violents augmentent en nombre ou en intensité avec le changement climatique. Aujourd’hui, beaucoup d’agriculteurs sont conscients des dégâts des herbicides sur l’environnement et sur leur santé, mais ils n’ont pas les solutions pour en sortir. Les pratiques d’avant le désherbage chimique ont été perdues, depuis longtemps déjà. Une génération entière a oublié le travail du sol, une autre le réapprend. Alors comment faire de la viticulture durable ?  En s‘appuyant sur la science et la reprise de traditions perdues. Et en menant une réflexion dans son ensemble sur la santé de la vigne.

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Une viticulture témoin du changement climatique

Le réchauffement climatique peut se lire dans les dates de vendanges, notés depuis 5 siècles.  Dans le Beaujolais, la date moyenne des vendanges était le 10 septembre dans les années 1970, le 18 septembre entre 1970 et 1980 et le 4 septembre entre 2005 et 2015. Outre les précipitations violentes, et la grêle, bien connus comme destructrice du raisin, le changement climatique est responsable d’une maturité précoce du raisin, ce qui est une mauvaise nouvelle pour de nombreux vignobles. Trop de chaleur, c’est moins d’arômes et plus de sucre, ce qui dénature le vin. Dans ce contexte, l’important est de garder de l’ombre et de la fraîcheur : donc de l’herbe et la proximité d’arbres.
En revanche, ce pourrait être une opportunité dans le nord et dans l’ouest ou pour le rouge d’Alsace.

S’adapter mais à quel prix ?

Le réchauffement menace directement certaines AOC. Pour mémoire, un degré de réchauffement correspond environ à 200 kilomètres de déplacement vers le Nord et à 200 mètres d’altitude supplémentaire. Avec un degré de plus, Lyon se retrouve avec le climat de Montélimar. En soi, l’adaptation est toujours possible. La vigne est cultivée en altitude au Tibet, dans le désert de Gobi, ou sur des sols volcanique comme à Santorin.
Mais avec quelle rentabilité et quels coûts de production ? S’il ne trouve pas de viticulteurs qui peuvent vivre de leur activité, une partie du vignoble pourrait être abandonné.

La vitiulture biodynamique est une réponse au changement climatique

La viticulture biodynamique est une réponse au changement climatique

Déjà ne pas contribuer au réchauffement !

Victime du réchauffement, la viticulture y contribue aussi, mais de plus en plus de vignerons ont à cœur de limiter leur impact carbone. Cela passe notamment par la diminution du poids de la bouteille, et par la restructuration et la création de caves qui consomment  moins d’énergie fossile, avec des murs et les toits végétalisés et le recours à la géothermie.

Les participants à la projection-conférence :

  • Guillaume Bodin, réalisateur de « La clef des terroirs »
  • Jean Masson, directeur de recherche à l’INRA
  • Bertrand Chatelet, œnologue, directeur de la SICAREX Beaujolais
  • Joël Rochard, spécialiste du climat à l’institut de la vigne et du vin
  • Florence Leriche, viticultrice en Ardèche
  • David Bessenay, rédacteur en chef de l’agence de presse agricole du Sud-Est Centre

Plus d’infos :

Retrouvez les événements organisés par le Musée des confluences ici.

Coup de fraîcheur sur la rue Garibaldi !

Ni fleurs ni fruits, depuis quelques jours les arbres de la rue Garibaldi se sont vu pousser de drôles de boîtes blanches, assorties de sangles orange. Les avez-vous remarquées ?

Capteur météo rue Garibaldi Lyon Plan Climat

Un des 17 capteurs météo de la rue Garibaldi [Photo T. Fournier]

Climatisation naturelle

L’axe Vauban-Bouchut de la rue Garibaldi, réaménagé en 2014, a fait la part belle à la verdure dans un environnement autrefois presque entièrement minéral. Toute cette végétation apporte un gain esthétique, mais pas seulement ! En effet, les plantes évaporent par leurs feuilles l’eau puisée dans le sol. Et comme ce processus consomme de la chaleur, elles jouent le rôle de climatiseurs naturels en rafraîchissant l’air qui les entoure.

Quel rapport avec ces boîtes blanches ?

Pour mieux comprendre le rôle de la végétation sur le confort thermique, notamment en période de fortes chaleurs, l’équipe du Plan Climat a lancé une campagne de mesures pour l’été 2016. Une première partie de celle-ci consiste en l’installation de 17 capteurs fixes, répartis sur les arbres ou les mâts d’éclairage de la rue Garibaldi. Ces capteurs enregistrent chaque heure la température et l’humidité de l’air. Ils sont protégés du soleil, de la pluie et du vent par des abris météorologiques. Ce sont les fameuses boîtes blanches que vous apercevrez en levant les yeux.

Le micro-climat de la ville

Saviez-vous qu’il faisait plus chaud en ville qu’à la campagne ? Cette différence de température, appelée Îlot de Chaleur Urbain, a pour cause principale la forme urbaine, qui piège la chaleur et ralentit la circulation de l’air, ainsi qu’un large éventail d’activités humaines (industrie, trafic, climatisation, etc.). C’est une source d’inconfort pour les habitants, surtout durant l’été. Il est donc intéressant de comprendre comment la forme de la ville, et en particulier les espaces végétalisés, peut jouer un rôle positif contre ce stockage de chaleur.

Pour aller plus loin, il est envisagé dans le cadre du projet d’utiliser l’eau de pluie stockée sous la rue Garibaldi. Celle-ci permettrait de stimuler l’activité de la végétation durant les périodes de sécheresse. Les capteurs installés réaliseront des mesures durant toute la période, et nous permettront de mesurer l’éventuel gain apporté en terme de confort. Il ne reste qu’à attendre l’arrivée des beaux jours !

Glace, Ciel et Climat… au Musée des Confluences

La mer de glace à Lyon? Non, le Musée des Confluences ne vous propose pas un voyage aux temps glaciaires mais bien une exploration de notre temps présent avec une série d’événements les 12 et 13 décembre en écho à la fin des négociations de la COP21.

"La glace et le ciel", film de Luc Jacquet sorti en octobre 2015.

« La glace et le ciel », un film de Luc Jacquet sorti en octobre 2015, fait partie des animations proposées par le Musée dans le cadre de deux jours dédiés au Climat.

Programme du weekend

Une activité originale proposée par l’association « Avenir Climatique » : « La COP 21 comme si vous y étiez« ! Glissez-vous dans la peau des négociateurs et défendez vos convictions et les intérêts des pays que vous représentez… pas besoin d’être spécialiste du climat mais il vous faudra certainement jouer les diplomates (grand auditorium, 11h-13h le samedi et dimanche, inscription gratuite en ligne)

Pour le jeune public, l’association Wild Touche propose deux animations : « Raconte-moi le climat » (11h-12h au petit auditorium) autour de l’expédition de Claude Lorius en Antarctique et ses recherches sur le climat et « Voyage dasn la machine climatique » (12h-13h au petit auditorium).

Enfin, ne manquez pas les projections de deux très beaux documentaires de Luc Jacquet : « La Glace et le ciel », en présence de l’explorateur Claude Lorius (samedi 15h-17h15) et « La marche de l’empereur » (dimanche de 15h à 17h).

Toutes les informations…

… sur le site du musée des confluences !

 

 

4ème Conférence Energie Climat

Le jeudi 12 novembre 2015, 180 personnes représentant 80 structures du territoire se sont réunies avec la Métropole de Lyon pour partager les avancées du Plan Climat Energie Territorial (PCET) en présence de Gérard Collomb, Président de la Métropole, et Bruno Charles, Vice-Président en charge du Plan Climat. Retour sur ce point d’étape.

La séance plénière de la 4ème Conférence Energie Climat : ouverture avec des témoignages d'autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Ouverture de la séance plénière avec des témoignages d’autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Une CEC labellisée « COP21″

La Conférence Energie Climat, qui a lieu tous les 2 ans, rassemble les partenaires qui ont signé le PCET et se sont ainsi engagés, aux côtés de la Métropole, à agir pour un territoire sobre en carbone. En 2015, 11 nouveaux signataires ont rejoint la démarche, ils sont 83 au total. L’objectif commun : réduire de -20% les émissions du territoire en 2020, par rapport à leur niveau en 2000. Cette année, l’événement a été labellisé « COP 21″ car il contribue à démontrer qu’à l’échelle des territoires, une telle transition est possible : que les Etats n’hésitent pas à s’engager au niveau international !

Les avancées sur le territoire GES_2000-2013

Les émissions de gaz à effet de serre du Grand Lyon ont baissé de 11% entre 2000 et 2013. Pendant cette même période, la population a augmenté de 10% et la dynamique économique de 17% (PIB régional). Ces évolutions sont différentes selon les secteurs : les industries ont eu la baisse la plus forte, les transports et plus récemment l’habitat sont en baisse régulière, quant au tertiaire, ce secteur est en hausse (car l’activité de ce secteur augmente dans le Grand Lyon).

Les témoignages des partenaires

Les interventions rythmées des partenaires ont permis d’avoir un aperçu de la diversité des actions menées sur le territoire.

  •  Habitat – Pour Daniel Godet, ABC HLM, la rénovation thermique est entrée dans la culture des bailleurs car l’énergie est un budget important pour un ménage modeste : le parc social est aujourd’hui dans un meilleur état que le parc privé de logement. Du côté des entreprises, Jean-François Dubray, Rhône-Toitures, revient sur le dispositif « DORéMI » lancé en 2015 : pour les artisans, se grouper pour développer une offre de rénovation globale et performante des maisons individuelles offre de nouvelles opportunités de marché.
  • Transport – Julien Caraux, Groupe La Poste, présente le nouvel Espace Logistique Urbain installé près de la place Bellecour : les différentes filiales de livraison de colis du groupe se sont regroupées. Les livraisons du « dernier kilomètre » se font en commun avec une flotte mutualisée de véhicules électriques et gaz. A ce sujet, Didier Saussier expose la stratégie de mobilité du groupe GRDF : le biogaz d’origine renouvelable pourra bientôt alimenter nos véhicules. La station d’épuration de la Feyssine devrait injecter le biogaz produit à partir des boues sur le réseau de gaz de ville. Côté mobilité douce, Pascal Chopin, JC Decaux, est revenu sur la ‘culture velo’v‘ qui s’est développée chez les Lyonnais ces 10 dernières années.
  • Energie – Fréderic Storck, Compagnie Nationale du Rhône, présente le projet « Hyway » de station de recharge hydrogène, électrique et gaz sur le port de Lyon.Pour cette entreprise qui produit entre autre de l’électricité renouvelable intermittente, l’hydrogène est une manière de la stocker. Mais qu’en est-il du côté des réseaux ? Patrick Rakotondranahy, ERDF, explique l’intérêt du smart grid pour mieux gérer l’équilibre entre production et consommation d’énergie, informer le consommateur, mais aussi pour lier planification urbaine énergétique.
Marie-France Raty, présidente du groupe Maviflex (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Anne-Sophie Panseri, présidente de Maviflex, et Marie-France Raty, groupe Solvay (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

  • Entreprises – Anne Sophie Panseri présente la démarche de Maviflex, une des premières PME à bénéficier de l’accompagnement « Lyon EcoEnergie » : pour cette entreprise spécialisée dans la vente de portes souples et rapides, agir sur ses propres consommations fait partie de l’exemplarité. Du côté des plus grandes entreprises, Marie France Raty revient sur deux actions du Groupe Solvay : le projet EECO de récupération de chaleur sur le site de Belle Etoile et le projet AERIDE de rénovation des bureaux administratifs St Fons, qui prévoit de diviser par 4 les consommations tout en améliorant la résistance aux risques technologiques. Une démarche qui pourrait être répliquée dans d’autres bâtiments du secteur. 
  • Adaptation au changement climatique – Bruno Imbert, pépiniériste, expérimente depuis plusieurs années la plantation d’espèces plus adaptées au climat lyonnais urbain (Lyon a le climat de Montpellier il y a 30 ans!). Objectif : aller chercher des essences locales et méditerranéennes plus résistantes à la chaleur et les faire grandir sur notre territoire. Florence Belaën, de l’Université de Lyon, élargit le sujet à la perception citoyenne : un travail de recherche cet été a mis en valeur le rôle central des émotions dans notre rapport au changement climatique. Les sentiments négatifs (colère, angoisse) cèdent la place à des émotions plus positives quand on cherche à construire des solutions (une ville plus végétale, de l’eau, de l’ombre…).

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L’engagement de la collectivité

Le Plan Climat Energie Territorial a été voté en 2012, il est né de l’Agenda 21 de 2005 et constitue le volet d’action de la Métropole dans la lutte contre le changement climatique. Les actions chiffrées du Plan Climat ont permis une baisse de 180 000 tonnes de CO2/an soit 2 à 3% des émissions du territoire :

  • 108 000 tonnes eq CO2/an économisées dans le secteur des transports : fréquentation en hausse de 24% entre 2006 et 2014 sur le réseau de transport en commun, développement du réseau cyclable avec 640 km de pistes à ce jour, covoiturage avec 24 000 à 42 000 co-voitureurs réguliers sur le Grand Lyon.
  • 53 000 tonnes eq CO2/an économisées grâce au déploiement des chaudières bois sur le territoire : 48 installations pour un total de 70 MW ont été recensées. Les réseaux de chaleur sont un vecteur efficace de cette substitution pour éviter d’utiliser du gaz ou du fuel.
  • 16 000 tonnes eq CO2/an économisées sur l’habitat : les référentiels « construction durable » appliqués depuis 2009 ont permis de construire des bâtiments neufs très performants avant la réglementation thermique, pour l’existant 2 500 logements sociaux et privés ont déjà fait l’objet de rénovations au niveau BBC. La nouvelle plateforme écoreno’v devrait permettre d’atteindre 1 800 logements/an!

D’autres actions ne sont pas chiffrées car il est difficile d’en mesurer l’impact : c’est le cas du Plan local d’urbanisme, qui limite la place de la voiture en ville et concentre l’habitat autour des axes de transport collectif (la ‘ville des courtes distances’) ou encore toutes les actions des associations et des collectivités sur les ‘changements de comportements’, ces habitudes individuelles qui restent un levier essentiel pour une ville sobre en carbone…

… alors, ensemble, amplifions le mouvement!

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Les 83 partenaires et la Métropole de Lyon réunis après la 4ème Conférence Energie Climat (photo Thierry Fournier, Grand Lyon).

Pour en savoir plus

Vous n’avez pu être présent à la Conférence ? Retrouvez les documents diffusés :

2015 - programme 4ème Conference Energie Climat (370 téléchargements )

2015 - Point d'étape PCET (1017 téléchargements )

2015 - Adaptation : socle des connaissances (725 téléchargements )

Marque-page GES pedagogique (368 téléchargements )

2015 - synthèse du point d'étape (385 téléchargements )  

Conversations Carbone : le changement climatique, ça se discute !

Le climat entre nos mains !

Les Conversations carbone, une initiative du "climat entre nos mains".

 
Après les familles à énergie positive, portées par l’ALE, le Grand Lyon expérimente une autre façon de faire évoluer les modes de vie sous forme de groupes de discussion : les Conversations Carbone.
Huit agents de la Communauté Urbaine se sont portés volontaires pour tester la méthode anglosaxonne cet été.
 
Conversations Carbone, mobilisation estivale
A l’initiative du climat entre nos mains, le Grand Lyon teste un nouveau dispositif à la faveur des réductions de gaz à effets de serre : les Conversations Carbone.
« Cette méthode anglosaxonne a déjà fait ses preuves outre-manche, il s’agit désormais de l’expérimenter sur le territoire grandyonnais auprès de 2 équipes de 8 personnes » explique Pierre Crépeaux, chargé de mission Plan Climat à la DGDU.
 
« Dans la continuité de nos actions engagées sur la modification des modes de vie nécessaire à la diminution des émissions de CO2, il nous est apparu pertinent de former une équipe spéciale agents Grand Lyon » précise le chargé de mission.
 
Conversations Carbone, les origines du projet
Alors que nous connaissons tous des actions que nous pouvons faire pour contribuer à un monde plus durable, nous ressentons souvent un sentiment d’impuissance et d’injustice : pourquoi devrions-nous changer alors qu’une majorité continue à gaspiller et que chaque semaine il se construit une nouvelle centrale à charbon en Chine ?
A ce jour, les gouvernements ne semblent pas avoir les moyens politiques ou le leadership nécessaire pour résoudre le défi de la durabilité. De leur côté, les entreprises sont divisées entre celles qui ne s’y intéressent pas, celles qui veulent préserver le statu quo et celles qui poussent au changement.
Restent les individus, submergés par l’ampleur du problème…
 
Conversations Carbone, une solution sur-mesure pour une société plus durable
Les Conversations Carbone aident à surmonter ces obstacles, à choisir des actions judicieuses et à construire une société plus durable. Mieux ! Cette méthode soutient ceux qui font certains choix de prime abord difficiles si on est seul à les faire.
 
Les membre des deux équipes participeront à une série de discussions estivales sur les modes de vie sobres en carbone pour construire une société durable.
Ici, on discutera du changement climatique, de sa base scientifique, de ce qu’il pourrait signifier pour nos modes de vie et de ce que nous pouvons faire, individuellement et collectivement.