Hyway, première station à hydrogène

Le 1er février dernier, les partenaires du projet HyWay ont inauguré, à Lyon, la première station de recharge hydrogène pour les véhicules. L’hydrogène présente les atouts d’un carburant classique (beaucoup d’énergie dans un faible volume) avec l’avantage de pouvoir être produit à partir d’énergie intermittente d’origine renouvelable.

La station hydrogène située sur le port Edouard Herriot (sur le site de la CNR), crédit photo Véronique Védrenne.

La station hydrogène située sur le port Edouard Herriot (sur le site de la CNR), crédit photo Véronique Védrenne.

Une flotte de véhicules hydrogène

Dans le cas du projet HyWay, déployé sur Lyon et Grenoble, c’est une flotte de véhicules Kangoo qui a été choisie : une petite bonbonne d’hydrogène de 1.7 kg située dans les véhicules électriques permet de prolonger l’autonomie de 170 km. Au total on obtient 130 km grâce à la batterie classique + 170 = 300 km d’autonomie. Ça commence à être intéressant !

La formule a séduit plusieurs professionnels pour leur flotte captive (DREAL, Serfim, Linde, DHL, City logistics…). 21 véhicules circulent à Grenoble, près de 10 à Lyon, l’objectif est d’atteindre 50 véhicules au total.

Le projet 

Le projet HyWay est coordonné par le pôle de compétitivité Tenerrdis, il réunit le CEA, Air Liquide, la CNR, ENGIE, GEG, McPhy Energy et Symbio FCell. Il est soutenu par l’ADEME, le Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Europe via les fonds FEDER. Le budget total du projet est de l’ordre de 4 M€ pour 3 ans.

La « phase 1″ inaugurée en février permet aux utilisateurs de la kangoo hydrogène de faire le plein sur la station, située dans le port Edouard Herriot sur un terrain appartenant à la CNR, à l’aide d’une carte à puce. La capacité de la station est de 15 véhicules/jour, il faut 7 minutes pour faire le plein. A ce jour, l’hydrogène est acheminé, dans un an la « phase 2″permettra de le produire sur place.

Prochaine étape ?

La prochaine étape consistera à installer un nouveau module près de la station pour produire sur place l’hydrogène à partir d’électricité d’origine renouvelable. Un électrolyseur permettra de fabriquer l’hydrogène à partir d’eau et d’électricité. Cette électricité renouvelable sera produite par la CNR au moment où elle n’est pas valorisable sur le marché (trop-pleins de barrages sur le Rhône, production solaire photovoltaïque ou éolienne coïncidant avec de faibles consommations). Ainsi, l’hydrogène sera un moyen de « stocker » cette énergie renouvelable pour un usage futur dans les véhicules.

La station définitive, prévue pour l’été 2017, sera multi-carburants : électricité, hydrogène, gaz naturel pour véhicules (GNV). Elle sera située à l’entrée du port Edouard Herriot pour pouvoir permettre un accès ‘grand public’.

A noter que l’hydrogène pourrait être une passerelle vers un autre vecteur énergétique : le réseau de gaz. Pour celà, plusieurs méthodes : on peut injecter directement l’hydrogène dans le réseau en petites proportions (c’est le « power-to-gas ») ou créer du méthane en combinant l’hydrogène est le CO2 (c’est la méthanation)… mais ça, c’est une autre histoire !

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique – extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

La boulangerie Saint-Vincent met la main à la pâte pour réaliser des économies d’énergie

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

La Boulangerie Saint-Vincent

Idéalement située sur les quais, face à la passerelle Saint-Vincent et au dos de la fresque des lyonnais, la boulangerie Saint-Vincent s’est lancée parmi les premiers dans le dispositif Lyon Eco Énergie.

Denis Roisil, ancien cuisinier et pâtissier, a repris la boulangerie Saint-Vincent en novembre 2011. Passionné par son métier, il a développé cette boulangerie bio où tout est fait maison. « On peut faire énormément de choses différentes avec très peu de matières premières ! ». Nous nous installons dans l’arrière-boutique où une grande fenêtre permet aux passants d’apercevoir la fabrication de ses produits.

Lyon Eco Énergie vous aide à anticiper la hausse des prix

En lisant un article sur les économies d’énergie dans le mensuel de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Denis Roisil a pris connaissance du dispositif Lyon Eco Énergie. Avec la suppression des tarifs jaune et vert de l’électricité fin 2015, il prévoit une « explosion » des prix de l’électricité dans les années à venir. Pour évaluer les économies à réaliser en prévision de cette hausse, il a décidé de réaliser un diagnostic des consommations énergétiques de la boulangerie. Lyon Eco Énergie est donc arrivé au bon moment pour lui proposer un bilan indépendant, chiffré et gratuit de ses consommations d’énergie.

Des bouleversements climatiques aux bouleversements économiques

L’énergie occupe une place bien plus importante dans son métier que ce que l’on pourrait soupçonner. Aujourd’hui, la boulangerie dispose d’un four électrique et de chambres de fermentation pour la pâte, qui font de l’électricité un poste de dépenses prédominant, devant les matières premières. Le boulanger doit donc être très précis dans ses consommations d’énergie et essayer de les réduire au maximum, sinon le surcoût sera répercuté directement sur le prix de vente. Une mauvaise gestion des consommations d’énergie impacte directement la trésorerie : les bouleversements climatiques entraînent des bouleversements économiques. Il faut donc adapter ses méthodes de travail en conséquence.Denis Roisil dans sa boulangerie

Du pain sur la planche

La visite du conseiller Lyon Eco Énergie Julien Gornet, de la Chambre de Métiers et d’Artisanat, a permis de mettre en évidence les postes où la boulangerie pourra réaliser de véritables économies d’énergie.

Premier consommateur d’électricité : le four. Denis Roisil a acheté ce four électrique en 2012 suite à une panne de l’ancien : l’achat s’est fait en urgence et le boulanger n’a eu le temps ni de réaliser des devis ni de choisir le four le mieux adapté à sa manière de travailler. En optant aujourd’hui pour un four à granulés de bois, il pourrait économiser 1 000€ par mois, un gain considérable. Ce projet est actuellement à l’étude.

Denis Roisil réfléchit aussi à améliorer l’entretien de ses groupes frigorifiques, véritables « boîtes à farine ». Placer ces groupes dans une pièce bien ventilée permet en général d’augmenter leur durée de vie de 4 à 5 ans.

Enfin, seront installés rapidement des détecteurs de mouvement pour le contrôle des lumières, mesure simple et efficace.

Le boulanger ne souhaite pour l’instant pas modifier son contrat électrique. Il refera cependant faire un diagnostic à la fin de l’année après la suppression des tarifs jaune et vert pour s’adapter aux nouveaux prix de l’électricité, aux nouvelles offres et peut-être au changement de son four.

Tout le monde s’engage

Les huit employés de la boulangerie s’investissent déjà pleinement dans la production de pain bio. Sensibilisés aux questions environnementales, ils sont réceptifs à la démarche Lyon Eco Énergie et toute la boulangerie se mobilise pour réaliser des économies d’énergie.

A vous de jouer !

Denis Roisil conseille ce dispositif « à tout le monde ! A tous ceux qui sont en recherche d’éléments pointus sur leurs dépenses ».

Souhaitons que les entreprises seront nombreuses à suivre ce conseil !

 

Pour en savoir plus :

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie.

Contact des conseillers :

– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr

Article en lien : Lyon Eco Énergie

Pour mieux connaître la boulangerie : http://boulangerie-saint-vincent.fr/

TSV s’engage pour réaliser des économies d’énergie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44] 

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

TSV

TSV, entreprise de réparation et de maintenance des transformateurs électriques, fait partie des pionnières du dispositif Lyon Eco Energie. Rencontre avec Christophe Berne, directeur Qualité Santé Sécurité Environnement.

Réduire son empreinte écologique

La réduction de l’empreinte écologique est inscrite depuis longtemps dans les objectifs de l’entreprise. Lorsque la CCI a proposé à TSV de s’engager dans Lyon Eco Energie, l’entreprise n’a pas hésité. Même si elle était consciente d’être parmi les premières à suivre ce dispositif.

Pour Christophe Berne, cette proposition est arrivée au bon moment et a permis de donner de vraies pistes pour savoir par où commencer pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise. Le dispositif, gratuit, permet en effet de structurer cette réflexion et d’avoir un diagnostic tangible sur lequel s’appuyer.

 La visite énergie

Ayant déjà conscience de la plupart des sources de pertes d’énergie, Christophe Berne n’a pas été vraiment surpris par les résultats de la  visite. Mais le rendu de cette étude, à savoir un diagnostic global chiffré, a permis de prioriser les actions au regard de l’aspect financier et de faire connaître certains outils pouvant appuyer cette démarche de réduction des dépenses énergétiques, tels que les Certificats d’Économie d’Énergie. L’intervention du conseiller énergie affilié à la CCI, Thibault Costantino, a conforté les réflexions menées en interne insistant sur la nécessité de faire des économies d’énergie par quelqu’un d’extérieur ayant une légitimité technique.

Cap sur les travaux !

Priorité aux réseaux d’air comprimé, très gourmands en énergie. La première étape, cartographier ces réseaux, est déjà lancée. Viendra ensuite la recherche de fuites et une réflexion sur une meilleure distribution de l’air comprimé.

Priorité aussi au chauffage. Pour l’instant, les bureaux sont chauffés en majorité par des « grille-pains », ces petits radiateurs électriques énergivores peu performants. Objectif : réduire l’utilisation de ces radiateurs et se servir davantage des climatiseurs réversibles déjà en place.

D’autres projets, tel que le remplacement de l’éclairage existant par des LED, seront entrepris de façon progressive.

Enfin, TSV n’envisage pas de passer par des campagnes d’information officielles pour sensibiliser son personnel à la réduction des dépenses d’énergie mais compte plutôt sur des discussions informelles. « C’est l’avantage d’être une PME indépendante ! », souligne Christophe Berne. Si le changement de comportements prendra du temps, les salariés sont cependant réceptifs à la démarche d’économies d’énergie, surtout aux actions simples.

Pour TSV, priorité aux travaux. Espérons que les TPE / PME du territoire seront nombreuses à suivre ce chemin !

 

Pour en savoir plus

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

Maviflex, en avant pour Lyon Eco Energie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie a commencé ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

Maviflex

La société Maviflex, installée à Décines, est une des premières entreprises qui bénéficie de l’accompagnement « Lyon Eco Energie »

Maviflex, fabricant de portes souples industrielles, a rejoint le dispositif Lyon Eco Énergie en octobre 2014. Rencontre énerg(ét)ique avec Laurent Melia, coordinateur sécurité, qualité et environnement, et porteur du projet en interne.

 

Top départ

 Maviflex a connu le dispositif par l’intermédiaire de la CCI. Ayant fait la démarche de certification ISO 14001, l’entreprise a vu dans ces 4 jours de conseil approfondi un moyen d’aller plus loin dans sa démarche d’économies d’énergie.

Envisager des aménagements pour réduire les dépenses énergétiques est une chose, mais passer à l’acte est plus difficile. Lyon Eco Énergie a joué le rôle de déclencheur en proposant au bon moment un accompagnement et un diagnostic gratuits.

 Première étape : la visite énergie

Première étape : une visite énergie effectuée par le conseiller affilié à la CCI, Thibault Costantino. Cette visite a permis de produire un diagnostic global de l’état énergétique de l’entreprise et de pointer du doigt les points à améliorer. Si les résultats n’ont pas vraiment surpris Laurent Melia, qui avait conscience depuis longtemps de certains problèmes, ils ont néanmoins servi à quantifier les pertes d’énergies et à proposer des outils concrets pour y remédier.

 En piste !

Étape suivante : prendre des mesures pour réaliser les économies d’énergie espérées.

Maviflex étudie plusieurs pistes pour réduire ses dépenses énergétiques :

            – Une temporisation de l’utilisation de la VMC des sanitaires pour éviter les pertes de chauffage la nuit et pendant les week-ends ;

            – Le remplacement des éclairages par des LED et l’installation de détecteurs de mouvements dans les sanitaires et couloirs…

Un investissement plus lourd mais aussi plus ambitieux : renforcer l’étanchéité de la toiture. Le diagnostic a permis de quantifier un retour sur investissement assez intéressant (travaux amortis en seulement 8 ans !).

Des opérations de sensibilisation à destination des salariés pourront être mises en place, avec notamment des campagnes d’incitation à l’extinction des lumières ou encore des ordinateurs en fin de journée.

Enfin, l’accompagnement a fourni une aide non négligeable sur l’étude des contrats de fourniture d’électricité. Maviflex suit de près ses consommations quotidiennes d’électricité et va peut-être envisager une baisse des puissances souscrites ou une refonte de son contrat d’électricité.

Les projets sont à l’étude et seront réalisés petit à petit. Pour effectuer ces changements, l’entreprise compte sur ses fonds propres mais aussi sur les aides de la Région et de l’Union Européenne.

 On partage ?

Début d’essaimage : à travers son réseau, Laurent Melia conseille ce dispositif à d’autres PME. De plus, cette démarche exemplaire sera aussi mise en avant dans l’argumentaire de vente de l’entreprise. Maviflex produisant des portes rapides pour l’isolation thermique des bâtiments (facture de chauffage divisée par 4 en moyenne), il est logique que l’entreprise soit sensible à ses propres économies d’énergie !

 

Pour en savoir plus

 A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

 

Assises de l’énergie – Bordeaux

Les 16ème Assises de l’Energie ont rassemblé près de 1 500 personnes à Bordeaux pour 3 jours d’échange et de retour d’expérience. Plateformes de rénovation de l’habitat, planification énergétique, participation citoyenne et de premiers échanges sur l’adaptation (îlots de chaleur en ville)… Ce temps fort annuel est aussi l’occasion de remettre les labels « Citergie », avec cette année le Grand Lyon !

Le 29 janvier, 13 collectivités ont reçu le label Cit'ergie à Bordeaux

Le 29 janvier, 13 collectivités ont reçu le label Cit’ergie à Bordeaux

 

En ce mois de Janvier 2015, la Métropole de Lyon a reçu le label Cit’ergie aux côtés de la communauté d’agglomération de Centre de la Martinique et de la Communauté Urbaine de Dijon. La Métropole a atteint le score de 62%, c’est la plus grande collectivité labellisée à ce jour.

Voir ici le film de présentation des 3 collectivités Cit’ergie en 2015 !

Les 10 autres collectivités ont reçu le label CAP Cit’ergie. Cela veut dire qu’elles n’ont pas passé le score de 50% (nécessaire pour avoir le label) mais qu’elles sont capables de le passer dans les 4 ans.

A ce jour, 80 collectivités – couvrant 13% de la population française – sont engagées dans cette démarche qualité qui a l’avantage d’être très structurantes pour les Plans Climat et plus généralement pour la prise en compte de l’énergie dans les politiques locales.

A noter aussi que d’autres labellisations sont attendues sur le territoire : la Ville de Lyon, la Ville de Rillieux-la-Pape et la ville de Vénissieux sont engagées elles aussi… nous leur souhaitons de bientôt pouvoir « monter les marches » lors des prochaines Assises !

 

Voir l’article en lien : L’automne des audits

Voir le site de l’ADEME : www.citergie.ademe.fr

Lyon EcoEnergie, soutenir la compétitivité des petites entreprises

>> Mesure visée par l’action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

Adossé au Plan Climat Énergie Territorial, le programme Lyon Eco Énergie est une nouvelle offre de service à destination des TPE/PME du territoire.  L’enjeu ? Améliorer leurs performances énergétiques au profit d’une meilleure compétitivité.

logo Lyon écoénergie

Le Grand Lyon s’est développé autour d’un lourd héritage industriel et compte aujourd’hui de nombreuses entreprises gourmandes en process et émettrices en carbone. Premiers secteurs concernés : la métallurgie, la chimie, l’agroalimentaire et la plasturgie.

Lyon EcoEnergie, un dispositif multi partenarial

Le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la CCI et la CMA ont donc réfléchi à une action de soutien aux entreprises de ces secteurs prioritaires pour les accompagner dans la diminution de leur facture énergétique. Résultat : 1800 TPE / PME sont ciblées par le programme Lyon EcoEnergie – soit un potentiel de 134 KT Co2 !
A la croisée des préoccupations économiques et énergétiques, le programme apporte une solution concrète, en phase avec les besoins des industriels et la gouvernance économique du territoire. Sa mise en œuvre est assurée par le Grand Lyon, la CCI et la CMA qui font le pari d’une approche incitative.

Alors que le Grand Lyon mobilise des ressources en interne, la CCI de Lyon et la CMA ont respectivement créé un poste de conseiller énergétique pour assurer l’accompagnement sur le terrain des entrepreneurs. Concrètement, Julien Gornet pour la CMA et Thibault Costantino pour la CCI – tous deux issus d’un bureau d’étude spécialisé dans la thermique du bâtiment –  se rapprochent des entreprises ciblées au cours d’une visite énergie. « Il s’agit d’un premier rendez-vous, gratuit et sans engagements » précise Julien Gornet.

Lyon EcoEnergie, un accompagnement personnalisé

Une fois passé la prise de conscience essentielle, les deux spécialistes accompagnent les dirigeants dans la définition d’actions d’économies d’énergie. « Dans une approche systémique de réduction des coûts énergétiques, nous interrogeons tout à la fois les process, le bâti et l’organisation » explique Thibault Costantino. Toutes les installations des sites industriels sont passées en revue : machines, éclairage, chauffage, ventilation, isolation etc. A l’issue de l’entrevue, une analyse globale leur est restituée sous forme d’un pré-diagnostic des gains réalisables. Les actions sont priorisées selon un rapport efficacité/coût, « cela va de la recommandation d’un contrat électricité mieux adapté à l’installation d’un système d’air comprimé « . Les industriels disposent alors de toute l’information nécessaire à la prise de décision.

Dans une seconde phase, les conseillers peuvent accompagner les entreprises dans la rédaction de cahiers des charges techniques ou les aider au montage des dossiers de financement (Ademe, CEE). En parallèle, les conseillers assurent la formation d’un référent énergie pour chaque entreprise visitée.

Lyon EcoEnergie, des actions valorisables sur le marché des CEE

« Nous mettons en avant la maîtrise des coûts de production, gage de compétitivité pour les entreprises » précisent les conseillers. Cerise sur le gâteau : les économies réalisées sont valorisables en certificats d’économies d’énergie ! « Les TPE/PME n’ont pas directement accès au marché des Certificats d’économie d’énergie, précise-t-on côté Grand Lyon. Rassemblées par notre intermédiaire, les actions engagées par les TPE/PME peuvent être valorisées en monnaie sonnante et trébuchante. »

Officiellement lancé cet été, le programme Lyon Eco Énergie affiche un premier objectif de 250 visites énergie en 3 ans.

Global Services : le projet en devenir qui mobilise les énergies

>> Mesure visée par le 4.6 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46]

Déchets du chantier de la Tour In City

En décembre dernier, le Grand Prix national Talents des Cités 2012 – catégorie Émergence – était attribué au projet Global Services qui fait de la revalorisation et du recyclage des déchets de chantier son cheval de bataille. 

Né de l’initiative d’un trio de choc du quartier des Minguettes à Vénissieux, le projet parrainé par la Société Générale et attentivement suivi par la Ville de Vénissieux, a trouvé un écho positif auprès du jury professionnel de Talents des Cités 2012.
« Le Grand Prix Émergence lui revient de droit, a affirmé à cette occasion le Président du jury, pour son initiative éco-citoyenne qui devrait générer, horizon 2013, de nouveaux emplois dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. »

Trier pour mieux valoriser

L’idée qui fait tilt ? Implanter directement sur les chantiers du territoire une plateforme de tri dédiée au recyclage des déchets. Gravats amoncelés,  cartons délaissés, plastiques pluriels et autres matériaux plus nobles tels que le cuivre et autres métaux transitent par cette plateforme, placée sous la vigilance d’un agent, avant d’être « redispatchés » vers la  filière de recyclage appropriée.

Même plus peur de la benne, exit le gaspillage des matières ! Les déchets de ces chantiers là trouveront une seconde vie.
Et ce n’est pas tout, au listing des nombreux avantages de l’initiative Global Services il faut ajouter la réduction des coûts d’élimination des déchets pour les entreprises du bâtiment et des émissions carbone inhérentes et la création d’emplois au cœur d’un quartier prioritaire de l’agglomération lyonnaise.
« Avec ce projet, nous espérons faire évoluer les mentalités et encourager des pratiques plus respectueuses de l’environnement » indiquent les associés Nader Oueslati, Malek Oueslati et Walid El Houweij.

> Voir la vidéo Talents des Cités 2012 sur Daily Motion

Global Services, bénéficie par ailleurs du soutien de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrised’Energie) et de la FFB (Fédération Française du Bâtiment). Tous les ingrédients sont désormais rassemblés dans le creuset des Minguettes pour le lancement effectif de cette nouvelle activité qui devrait débuter au 1er semestre 2013. Chantiers à suivre…

Défi 80 km : c’est bon, c’est d’où ?

Défi 80 km

Défi 80 km

>> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Etes-vous prêt à manger local ? Sur un principe simple : concocter un repas complet avec des produits dont la provenance est limitée à 80 km,  10 équipes toquées relèvent le Défi 80 km, à grand renfort de circuits courts et de produits locaux,  samedi 24 novembre,  à l’Escale Lyonnaise (Lyon 6).

4 prix pour récompenser le bien-manger local

Ce samedi 24 novembre, le concours de cuisine locale organisé par les espaces INFO->ENERGIE du Rhône, l’ALE et HESPUL  rassemblera 10 équipes d’amateurs – chacune orchestrée par un restaurateur professionnel –  qui s’évertueront à composer locale pour contenter les papilles et soulager le porte-monnaie.

  • Le détail des équipes sur le site de l’ALE [clic!]

Un jury d’experts emmené par Olivier Canal, Toque Blanche Lyonnais du restaurant les Oliviers, décernera trois prix récompensant :

  1. le goût,
  2. le rapport qualité/prix,
  3. le moindre impact environnemental.

Le prix du public sera remis par les conviviaux gourmets, assemblés pour l’occasion à l’Escale Lyonnaise (100, rue de Créqui – Lyon 6)
Amateurs de bonne chère, dès midi, glissez-vous dans les rangs du public, dégustez les plats en lice et votez pour attribuer le prix spécial public ! (entrée libre)

Réinterroger nos modes d’alimentation

« L’objectif de cette manifestation, organisée dans le cadre de l’appel à projet sur la consommation responsable de la ville de Lyon avec la participation de l’ADEME et du Grand Lyon, est d’interroger les particuliers et les professionnels de la restauration sur leurs pratiques culinaires et leurs modes d’alimentation » indique Yvan Bidalot, chargé de missions Education/Sensibilisation à l’ALE .

Sur place, les fervents défenseurs de l’ESS (économie sociale et solidaires) proposeront une information sur les circuits courts, déclinée à l’issue de la remise des prix au cours d’une table ronde intitulée « L’alimentation en circuit-court : gagnante pour tout le monde ? »

A  la Buvette spéciale 80 km animée par l’épicerie De l’autre coté de la rue, on discutera trucs, astuces et autres bons plans pour une alimentation saine et sobre en énergie.

  • Toute l’info sur le site de l’ALE [clic!]

Pour aller plus loin

  • Consulter et enrichir l’annuaire de l’éco-consommation [clic!]

Sans auto au boulot !

 

"Au travail, j'y vais autrement", affiche de l'édition 2 du challenge mobilité

Le 5 juin, osez la mobilité durable !

En région Rhône-Alpes, 75% des déplacements « maison-boulot » sont effectués en voiture. Demain, mardi 5 juin, inversons la tendance avec la 2e édition du Challenge Mobilité organisée par la Région Rhône-Alpes et l’Ademe. L’objectif ? Promouvoir l’ensemble des mobilités alternatives à l’auto individuelle pour initier des comportements vertueux en matière de mobilité durable.

Un enjeu important car chaque jour, en Rhône-Alpes, 2,3 millions d’actifs parcourent 50 millions de kilomètres pour aller au turbin (et en revenir). Et seuls 25 % de ces trajets sont effectués en covoiturage, bus, train, vélo ou marche à pied.

Tous les établissements publics, privés ou associatifs de la région, quelle que soit leur taille, sont invités le 5 juin à relever le défi « d’aller autrement au travail ».

Le Grand Lyon participe à l’événement et recense les agents ayant privilégié trottinettes, roulettes et autres gambettes le jour J. « Via les réponses des participants, la journée du challenge mobilité permet de dresser un échantillonnage des déplacements domicile/travail à l’instant « T » et d’en apprécier l’évolution chaque année » explique Danielle Giuliano, chargée de mission à la Direction de la Logistique et des Bâtiments, côté Grand Lyon.
L’année passée, 232 agents Grand Lyon avaient indiqué avoir délaissé leur « titine » au profit d’un mode de déplacement alternatif le jour du Challenge, pour couvrir 3 407 km – 493 km en covoiturage, 82km  à pied -2706 km en TC et126 km à vélo – soit une moyenne de14,7 km par agent.

Amandine Dupré, animatrice de l’association, Pignon sur Rue et interlocutrice référente pour cette édition du challenge est particulièrement attentive au nombre de cyclistes engagés dans le défi : « L’an dernier, sur le Grand Lyon, en nombre de kilomètres cumulés, la distance parcourue à vélo permettait d’aller jusqu’en Inde ! » Alors jusqu’où irons-nous cette année ?