Héros ordinaires – La P’tite Rustine

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Un nouvel arrivant vient de s’établir sur le campus de Porte des Alpes à Bron. Qu’est-ce que La P’tite Rustine, “l’atelier de l’écomobilité” ? Rencontre avec Jonathan, un de ses créateurs.

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Le concept

La P’tite Rustine est une association qui a pour but de promouvoir une autre façon de penser notre mobilité, en se centrant surtout autour du vélo.

Cela part de plusieurs constats. Jonathan nous explique : “selon l’OMS, 31% des adultes manquent d’activité sportive. L’entretien d’une voiture est également le deuxième poste de dépenses des ménages en France. On sait aussi que 56% des trajets en voiture font moins de 3km.” Le vélo apparaît alors comme la solution idéale à toutes ces problématiques…

Par où commencer ?

En 2012, l’idée d’implanter un atelier d’auto-réparation de vélos à Bron naît dans l’esprit de Rémi Rebour, kinésithérapeute de formation et adepte de la Petite Reine. En 2013, Jonathan Simonard et Léonard Pinton entrent en service civique à Unis-Cité pour développer ce projet dans le cadre du programme des Jeunes Bâtisseurs d’Avenir. Un business plan social est mis au point et en novembre 2013, le projet remporte le prix « coup de cœur » du jury d’un social business challenge et s’installe pour six mois au Comptoir Éthique de Vaulx-en-Velin, un espace de travail collaboratif pour l’économie sociale et solidaire. En 2014, le projet collabore avec Ronalpia, incubateur de projets sociaux. Puis une campagne de financement participatif permet à la P’tite Rustine de se doter d’une remorque-atelier mobile, en attendant un local. C’est aussi en mars 2014 que Valentin Carle rejoint le projet en prenant les commandes de l’atelier.

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Un atelier nomade qui s’implante à Bron

Dès lors, l’association anime un atelier mobile autour de l’auto-réparation dans la rue, en entreprise, à l’université, sur des festivals… La production de vélos recyclés se met également en place. “Chaque année, 2 millions de vélos sont achetés et 1.5 millions jetés en France” nous explique Jonathan. En six mois, la P’tite Rustine a sauvé une centaine de vélos de la déchèterie et vendu plus de 30 “Recyclettes”. L’initiative fait fureur auprès du public universitaire et des conventions sont signées avec Lyon 3 et Lyon 2. C’est ainsi que l’association a pu s’établir sur le campus de Bron le 15 janvier 2015.

Un atelier polyvalent

La P’tite Rustine fait partie du réseau national des ateliers vélo participatifs et solidaires « l’Heureux Cyclage ». Aujourd’hui, l’association compte quatre membres permanents et une centaine d’adhérents.

L’atelier-vélo, situé à Bron, a pour objectif d’offrir l’ensemble des services possibles aux cyclistes et non-cyclistes. Concrètement, vous pouvez apprendre à réparer votre vélo pour un abonnement annuel de 20 à 30 euros, acheter des pièces de rechanges neuves et d’occasions et des accessoires. “L’atelier, c’est aussi maîtriser son vélo” nous dit Jonathan. On y apprend à réparer soi-même son vélo. Un partenariat est aussi établi avec Pignon Sur Rue, une “vélo-école” dont Jonathan est administrateur. Par ailleurs, le projet “Mon vélo pour dix ans” permet de louer un vélo pour enfants en en changeant au fur et à mesure de la croissance, sans avoir à en racheter un neuf tous les deux ans.

Ensuite, il y a l’atelier-mobile qui a pour but de sensibiliser plus largement à la pratique du vélo. “Une étude a révélé que les cyclistes déclarent faire du vélo “parce que c’est pratique” tandis que les non-cyclistes n’en font pas “parce que ce n’est pas pratique”. Il y a donc une vraie sensibilisation à faire” signale Jonathan. L’atelier mobile va donc sensibiliser les gens sur leurs lieux de travail ou de vie, il se rend dans les entreprises, sur les campus et propose des formations mécaniques de groupe, des sessions d’auto-réparation ou de l’entretien sur place : “les employés déposent leur vélo le matin en arrivant et le récupèrent réparé et entretenu le soir.”

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Au-delà du vélo

La P’tite Rustine souhaite porter un message sur l’écomobilité au sens large. La voiture pourrait en effet facilement être remplacée par le vélo, les transports en commun, le covoiturage ou l’auto-partage. “En ville, on estime qu’une voiture en auto-partage pourrait remplacer dix voitures personnelles.” Toutes ces solutions douces répondent aux problématiques du bruit, de la pollution, du stress au travail (les embouteillages étant un important facteur de stress). Par ailleurs, les infrastructures routières pourraient disparaître pour libérer énormément de place en ville et décloisonner les quartiers.

Dans cet objectif, la P’tite Rustine ne compte pas s’arrêter là. En 2016, un programme de suivi personnalisé sera mis en place et dès la rentrée prochaine, des séances de projection-débat auront lieu sur le campus. La CLAVEL (Coordination Locale des Ateliers Vélo) est actuellement mise en place avec des partenaires comme le Chat Perché, le Tricycle et l’Heureux Cyclage (le réseau national des ateliers vélo). Enfin, un des buts est de former un village de l’écomobilité avec tous les acteurs (utilisateurs, entreprises, associations, pouvoirs publics…). A titre d’information, le Grand Lyon compte actuellement 618km de pistes cyclables, l’objectif est d’atteindre 900km en 2020.

Ainsi, la mobilité douce est en train de prendre une toute nouvelle importance dans la vie urbaine et il appartient à chacun de s’adapter et d’opter pour des déplacements éco-responsables. Le vélo reste le roi de ces modes de transports écologiques. Pour les sceptiques, Jonathan nous explique aussi que c’est le mode de transport le plus rapide pour les trajets urbains jusqu’à 6km. De plus en plus d’initiatives comme la P’tite Rustine sont mises en place pour permettre à tout le monde de rejoindre ce mouvement. Tous à vos Petites Reines !

 

Pour aller plus loin :

Le site de la P’tite Rustine

Une super vidéo qui résume tout

Unis-Cité

L’Heureux Cyclage

Pignon Sur Rue

Le plan des pistes cyclables

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Héros ordinaires – La Givebox

Une grosse boite ? Du troc ? Un quartier ? La Givebox,  ça ne vous parle pas ? On vous explique !

Lisa Lejeune, designer, et Magali Seghetto, graphiste, deux amies, ont eu l’idée de concevoir et d’installer une Givebox à Lyon. Toutes deux sensibles à la réappropriation de l’espace urbain par les habitants, elles ont découvert le concept de la Givebox, né au début des années 2010 en Allemagne, par hasard par l’intermédiaire d’un article sur Facebook.

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Une Givebox ?

C’est simple ! Concrètement, c’est une grosse boite qui sert de support au troc et à des échanges d’objets. Le principe est tout aussi simple : tout le monde peut déposer ou prendre des objets sans contrôle ni protocole.

Lisa et Magali se sont donc lancées dans la construction d’une Givebox lyonnaise en faisant appel au bénévolat de six étudiants de l’école de Condé pendant cinq jours. Elles ont également bénéficié d’un atelier d’artistes prêté par la Factatory (bâtiment qui rassemble plusieurs ateliers pour que les artistes puissent bénéficier d’un endroit où travailler).

La Givebox du 7 ème est disposée sous forme de modules : plusieurs boîtes en bois sont assemblées entre elles pour n’en former qu’une seule. Cela dit, il n’y a pas de règles pour la construction d’une Givebox, on peut la construire selon la forme que l’on souhaite : une simple boîte suffit tant qu’elle peut contenir les objets à l’abri des intempéries. Lisa et Magali se sont assuré que toute la boîte soit intégralement construite avec des matériaux de récupération. La boîte a été installée le matin du 15 novembre 2014 et inaugurée l’après-midi même sur la place Jules Guesde dans le 7ème arrondissement.

Un tel dispositif n’a que deux inconvénients : le risque de dégradations et celui que la Givebox serve de débarras.

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Mais comme le dit Magali : « on donne l’objet à la rue et on voit comment ça se passe ». Un lâcher-prise est donc nécessaire et les habitants doivent se réapproprier la Givebox d’eux-mêmes pour qu’un système aussi libre puisse fonctionner.

Heureusement, la Givebox du 7ème n’a pas connu de dégradations et les habitants se sont largement impliqués dans le dispositif, ils y trouvent donc un intérêt. Pour preuve, aucun objet ne reste trop longtemps dans la Givebox et la plupart des objets déposés dans la Givebox sont des vêtements, des livres, de la vaisselle… On peut aussi y trouver des objets insolites tels qu’une niche pour chien, un sapin de Noël en carton ou encore des places de théâtre…

Cela permet ainsi de redonner une seconde vie à ces objets et d’éviter qu’ils se retrouvent rejetés dans la nature. Et il faut insister sur le fait qu’une Givebox doit être animée par ses concepteurs à travers des événements afin de tisser des liens entre les habitants d’un quartier.

Par la suite, une Givebox peut se muer en un lieu d’échanges de services via des contacts oraux ou des messages postés sur la boite, notamment pour l’échange d’encombrants comme les meubles. A Lyon, un forum dédié à ces échanges a été lancé en ligne mais n’a pas rencontré un réel succès. Néanmoins, il n’y a pas de doute que du lien social puisse être créé par le biais de ce dispositif.

Et ensuite ?

A Lyon, d’autres projets similaires sont en cours.

Parmi eux, le livre-échange ou les boîtes à lire reprennent le même principe que la Givebox : tout le monde peut y prendre un livre ou en déposer un, le but étant de développer la lecture-plaisir. A Lyon, cette initiative est portée par le fonds Decitre depuis 2014. Dans l’agglomération lyonnaise, il y a cinq boîtes à lire : trois à Vénissieux (place de la Paix, au centre social Moulin à vent, à la maison de quartier de la Darnaise), une au square Matringe à Saint Fons et une boîte route de Vienne à Lyon 8ème depuis le 3 avril 2015. Cette dernière a été installée par l’association Rezo 1901.

Dans le 5ème arrondissement, les « Boîtes d’échange entre voisins » sont en train de se mettre en place. Le fonctionnement est le même que pour la Givebox excepté que les boîtes sont toutes construites sur le même modèle.

Pour Magali et Lisa, il s’agit aussi d’accompagner les gens voulant se lancer dans l’aventure. Cela reste néanmoins à eux de construire et d’installer leur Givebox. Pour les aider, les plans de la Givebox du 7ème sont en ligne sur le site de la Givebox du 7ème ainsi que les outils de communication.

Et vous ? Prêt à vous lancer dans l’aventure d’une Givebox dans votre quartier ?

 

Si vous voulez plus d’infos sur la Givebox, jetez un petit coup d’œil aux sites suivants :

Site de la Givebox : http://giveboxlyon.blogspot.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Givebox-LYON/291157047749989

Page Google+ : https://plus.google.com/100374758594005594677/posts

Pour connaître les autres projets :

Boîtes à lire de Rezo : https://fr-fr.facebook.com/pages/Bo%C3%AEte-%C3%A0-lire/1395505424058320

http://fonds.decitre.org/nos-actions-innovantes/boites-a-lire/

Boîtes d’échange entre voisins : https://www.facebook.com/boitesdechangeentrevoisinslyon/info?tab=page_info

Le réseau Freecycle met en relation des personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin

Héros ordinaire – Des ruches en ville

Des ruches en ville, c’est possible ? Nicolas Masurel nous répond ici avec la création de « La ruche urbaine », une initiative qui a pour but d’installer des ruches sur les toits des immeubles d’entreprises lyonnaises.

Nicolas Masurel

Nicolas Masurel, la trentaine, est fils d’apiculteur. Il a donc grandi au contact des abeilles et a tout appris de son père. Celui-ci partant à la retraite, il souhaitait vendre ses ruches. Nicolas, qui venait de finir ses études, a vu l’opportunité d’allier sa formation de paysagiste et d’urbaniste à l’apiculture : « La ruche urbaine », dont le concept est d’installer des ruches sur les toits d’immeubles d’entreprises, a alors vu le jour.

Le projet

Voilà deux ans maintenant que Nicolas Masurel travaille au lancement de son projet. Il va pouvoir le concrétiser cette année en installant sa première ruche sur les toits de l’entreprise Cirly, fabricant en circuits imprimés à Brignais.

L’installation de ces ruches permet à l’entreprise de bénéficier de sa propre récolte de miel. Les employés auront ainsi chaque année leur pot de miel. Mais plus que le miel, l’installation des ruches apporte une fédération des employés autour de ce projet.

Mais cette initiative permet aussi de médiatiser la mise en danger des abeilles. En effet, depuis plusieurs années, l’utilisation abusive de pesticides au sein de notre agriculture a accru la mortalité de ces insectes. Nicolas Masurel nous indique : « Mon père a perdu plus de 70 % de ses abeilles en une année à cause des essais de pesticides dans la région ». Ainsi, la ville apparaît aujourd’hui comme « un refuge » pour les abeilles et l’apiculteur, car il y a très peu de pesticides en ville.

Ruche urbaine

Et vous ?

Comment agir nous-mêmes face au déclin de l’abeille? Semer des graines, planter des fleurs, cesser d’acheter des pesticides, fabriquer son engrais soi-même, acheter du miel local, installer une ruche dans son jardin… Ce sont de petits gestes simples qui peuvent faire de grandes différences. C’est ce qui fait de chaque citoyen un héros ordinaire.

Alors, des ruches en ville c’est possible et c’est même devenu essentiel pour que les abeilles puissent continuer de butiner en sécurité !

 

Pour plus d’infos sur ce projet, allez faire un petit tour sur le site de la ruche urbaine :

http://larucheurbaine.com/site/

Pour en savoir plus sur l’intégration des abeilles en ville :

Vous souhaitez être un observateur des abeilles sauvages ?

http://www.urbanbees.eu/

Seriez-vous un bon apiculteur urbain ? Faites le test !

http://www.bee-happy.asso.fr/

Copropriété Alpes C et D à Saint-Priest : une réhabilitation exemplaire

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Visite d’un projet ambitieux à Saint-Priest avec Riad Chérif, Président du conseil syndical de la copropriété Alpes C et D, et Stéphane Collacciani, directeur de projet ORU & Politique de la Ville à la Métropole de Lyon.

Façade avant travaux

Façade avant travaux

Le projet de tout un centre-ville

Saint-Priest a connu une augmentation exceptionnelle de sa population, passant de 2 500 à 40 000 habitants en moins d’un siècle. De nouveaux quartiers se sont développés, créant plusieurs centres urbains. Depuis 2001, la ville et ses partenaires (Grand Lyon, Etat, Région…) ont mis en place une opération de renouvellement urbain « coeur de Saint-Priest » qui s’étend sur 61 hectares et concerne 2 500 logements, soit 6 500 habitants, dans le but de créer un véritable centre-ville sur ce territoire résidentiel de « grands ensembles ».

La réhabilitation de la copropriété Alpes C et D est un « petit grand projet » selon Stéphane Collacciani, qui participe à l’Opération de Renouvellement Urbain. Même si elle ne concerne que deux bâtiments, construits au milieu des années 1960, elle a pour but de replacer cet ensemble dans le marché immobilier ainsi que dans le centre-ville renouvelé en réhabilitant 90 logements à un niveau d’exigence architectural et énergétique élevé.

Les immeubles C et D font partie d’un ensemble de dix bâtiments situés au coeur du périmètre de l’Opération de Renouvellement Urbain, dont deux ont été détruits après acquisition des 198 logements par le Grand Lyon. Les bâtiments C et D ayant peu fait l’objet de rénovations de grande ampleur, la copropriété et les pouvoirs publics se sont lancés dans une opération de réhabilitation. Retour sur une rénovation exemplaire.

Les immeubles font l'objet d'un plan de sauvegarde

Les immeubles font l’objet d’un plan de sauvegarde

Aller plus loin qu’un coup de peinture

La copropriété envisageait au départ un simple ravalement de façade autofinancé. Les partenaires publics (ANAH, Ville de Saint Priest, Métropole de Lyon) ont missionné l’association Pact Arim pour accompagner les copropriétaires dans leurs réflexions sur le projet de travaux. Grâce aux aides au syndicat et aux aides individuelles liées aux conditions de ressources et aux engagements de la copropriété et des partenaires, le projet de rénovation a pris peu à peu de l’ampleur.

Le conseil syndical a alors tenu à fixer un objectif précis à cette rénovation et à étudier plus en détails le plan de financement. Les partenaires ont vu grand et ont décidé d’atteindre le seuil BBC rénovation (moins de 96 kWhep/m².an), privilégiant ainsi la performance énergétique et une meilleure maîtrise des charges.

Les travaux, définis après un audit énergétique des bâtiments, ont été votés en 2013 lors d’une Assemblée Générale des copropriétaires. Le conseil syndical est devenu à ce moment-là maître d’ouvrage pour les travaux et études complémentaires (amiante…), se saisissant pleinement du projet.

Nouvelle façade isolée, côté rue

Nouvelle façade isolée, côté rue

Des habitants informés et engagés

Le projet a globalement été bien accueilli par les propriétaires, qui ont pu donner leur avis lors de réunions de concertation et d’assemblées générales où étaient votés les travaux. Les parties prenantes se réunissaient en amont de ces assemblées lors de réunions publiques pour les préparer en abordant les aspects techniques.

Au-delà des copropriétaires, les San-Priots aussi sont concernés par cette réhabilitation ! Des expositions sur l’opération de renouvellement urbain du centre-ville et un article dans la lettre d’information Cœur Saint-Priest ont permis d’informer les riverains du projet.

Zoom sur les travaux

Les travaux ont débuté en juillet 2014 et devraient se terminer en novembre 2015. Ils comportent deux volets : un volet architectural (avec notamment le ravalement des façades en harmonie avec les nouveaux immeubles créés dans le quartier dans le cadre de la ZAC du Triangle) et un volet énergétique.

Pour atteindre le niveau de rénovation BBC, la copropriété a entrepris de nombreux travaux :

  • Isolation maximale des bâtiments : isolation extérieure de la façade, des caves, des terrasses, des pignons, changement des fenêtres et des volets
  • Travail architectural sur les parties communes et la façade
  • Renforcement de l’étanchéité du bâtiment
  • Uniformisation des allées (fenêtres, clés, peintures)
  • Révision de l’électricité
  • Pose de panneaux photovoltaïques sur le toit
  • Création d’un système de ventilation assistée
  • Changement des portes palières (installation de portes coupe-feu)
  • Mise en place de mats en toiture pour les paraboles
  • Équipement de chaque logement avec un thermostat permettant la régulation individuelle de la température entre 19 et 21°

Globalement, les travaux permettent de passer de 224 à 90 kWhep/m².an, soit un gain de 196 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 22 tours du monde en avion ou encore de plus de 805 000 km en voiture chaque année !

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l'ancienne

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l’ancienne

Une réhabilitation exceptionnelle

Le niveau de rénovation des immeubles C et D de la copropriété des Alpes est exceptionnel. Le projet est de forte ampleur, avec un coût d’opération se chiffrant à environ 40 000 € par logement. Le plan de sauvegarde a cependant permis de mobiliser des aides importantes.

Le montage financier du projet, réalisé avec l’aide du PACT ARIM, a permis de mobiliser toutes les aides disponibles. Ainsi, sur les 3,6 millions d’euros de travaux, 93% sont issus de financements publics, ce qui est une situation exceptionnelle. Le complément est financé par les propriétaires, avec un reste à charge s’élevant de 500 à 4 900€ par logement. En outre, un système de prêt à taux zéro (ProcivisRhone) a été mis en place comme aide au financement.

Enfin, la dynamique et l’implication du conseil syndical en tant que maître d’ouvrage sont à souligner. Le conseil syndical s’est monté comme une véritable force à même de mener les travaux et de permettre à l’ensemble des copropriétaires de s’approprier le projet.

Espérons que les San-Priots seront séduits par le résultat !

Héros ordinaires – Epicentre : une épicerie sociale et solidaire pour les habitants du 8ème

>> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

C’est l’histoire de quatre étudiants en école de commerce qui ont décidé de s’investir aux côtés des acteurs associatifs du 8eme arrondissement de Lyon afin de monter un projet d’épicerie sociale et solidaire. La motivation et la persévérance des quatre amis ont porté leurs fruits puisqu’après un an de travail, Epi Centre, est sur le point d’ouvrir !

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Mais pourquoi sociale ? La précarité augmente et les ménages ont de plus en plus de mal à « joindre les deux bouts ». En parallèle, le gaspillage alimentaire s’accroît tous les jours un peu plus : en France, entre 25% et 55% de la production agricole est gaspillée chaque année, soit 280 kg par personne (Source: FAO) …

Pourquoi solidaire ? L’association a vocation à devenir un « épicentre de solidarité » pour renforcer la cohésion sociale et la solidarité entre habitants, notamment en créant des ateliers sur différents thèmes (CV, lettre de motivation, ateliers cuisines…)

Les quatre étudiants, sensibles à ces problèmes sociétaux et attentifs aux demandes des acteurs associatifs du  8eme arrondissement, se sont engagés pour apporter une solution concrète aux habitants des quartiers de Grand Trou – Moulin à Vent et Etats-Unis. Epi Centre permettra ainsi de proposer des produits alimentaires de bonne qualité, issus majoritairement de l’agriculture locale, à des résidents qui n’ont pas forcement accès à ce type de denrées.

L’épicerie s’adresse à deux types d’adhérents : « les solidaires » et les « bénéficiaires ». Ces derniers auront accès à l’épicerie et seront accompagnés par des conseillères en économie sociale et familiale. Ils auront accès à des produits de qualité à des prix réduits. Les adhérents solidaires, quant à eux, soutiendront l’activité en achetant les produits au prix du marché et participeront ainsi au financement de la structure.

Les porteurs du projet ont établi des partenariats avec de nombreuses structures lyonnaises qui soutiennent cette initiative de proximité originale visant à dynamiser le quartier en créant de la mixité sociale!

 

Pour plus d’info :

 epicentre.lyon8[]gmail.com

Rencontre – Green Guerilla – Jardins urbains

Mission Héros ordinaires des volontaires d’Unis-Cité Facebook

L’équipe vidéo, Charly et Naïma, et moi-même, Cindy, de l’équipe blog, sommes allés à la rencontre d’une des militantes lyonnaises de « Green Guerilla » lors du festival du 6ème Continent à la Guillotière.

Nous avons été accueillis dans une ambiance festive et conviviale par le sourire de Louise Marie, une de ces « green guerilleros », qui oeuvre également pour d’autres associations dont Villes en Transition !

L’équipe vidéo s’est cependant rendu compte qu’il serait impossible de tourner un film à cause de la musique et de la foule en délire… J’ai donc eu beaucoup d’enthousiasme pour prendre la relève.

Louise Marie nous a expliqué  que Green n’était pas une association mais un collectif, créé il y a deux ans, qui organise des actions ponctuelles en utilisant des friches, espaces urbains délaissés. Pour Green Guerilla, ce sont ces lieux qui reflètent « toute la magie des espaces en transit ».

Une des friches a été utilisée pour créer des jardins pédagogiques en collaboration avec l’école de quartier. Ces espaces permettent aussi de planter, cultiver, bref, « faire en ville les mêmes choses qu’ à la campagne ». Une ancienne friche du 7e arrondissement, servant plus ou moins de décharge, a été ainsi semée avec des graines de fleurs. Nous avons pu aussi découvrir un tag original, fait de mousse végétale collée au mur de cette friche. Green Guerrilla a enfin installé des sortes de jardinières fleuries fabriquées en pneus colorés.

Quel sera le devenir de ces friches ? Selon Louise Marie, ces endroits doivent continuer à être verts et ouverts car « la végétation se libère de tous les codes ».

Pour compléter notre visite du quartier, nous avons fait le tour du jardin partagé Brin’d’Guill (photo), qui se trouve en plein milieu d’un parking et qui permet la récolte de légumes et la plantation de nombreuses fleurs. Nous avons terminé notre rencontre sous le saule coupé en deux il y a peu de temps par une tempête et remis sur pied par Green Guerilla. En espérant qu’il continue à vivre longtemps…

 

Rencontre – Un petit pois pour moi, un grand pas pour l’humanité !

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Après être tombés sur un article de Rue89 concernant une petite épicerie bio, les « 3 Ptits Pois », l’équipe du blog est allée enquêter sur ce concept original.

3 Ptits Pois est la première épicerie bio de voisinage lancée par Julien, Olivier et Simon, qui ont quitté leur profession pour se lancer dans cette aventure. Ils ont bien voulu nous accorder un peu de temps pour nous donner quelques infos :

Les produits vendus en vrac sont intégralement bio et sont des productions locales et/ou équitables. Ils préservent l’environnement grâce à la suppression quasi-totale d’emballage. En effet, les consommateurs peuvent réutiliser les sachets mis à disposition et venir avec leurs propres boîtes alimentaires.

Les produits bio vendus ici sont bien moins couteux que ceux que l’on peut trouver dans d’autres épiceries bio donc ils sont plus accessibles, affirment les responsables des 3 Ptits Pois.

L’épicerie a aussi mis en place un système de distribution original : des garde-mangers collectifs. Le principe : l’épicerie fournit un stock d’aliments à un groupe d’habitants, qui aménage un local (généralement une cave), lequel devient ainsi le garde-manger. Chacun de ces habitants peut s’approvisionner en fonction de ses besoins en pâtes, farine, épices etc. Sur une feuille de consommation, il indique au fur et à mesure ce qu’il prend. Cette feuille sert à Julien pour établir une facture qu’il envoie à la fin du mois à chaque consommateur. Une caution est demandée afin de pouvoir acheter, et si un habitant ne veut plus se servir dans le garde-manger, sa caution lui sera rendue.

L’épicerie fêtera ses 2 ans le vendredi 11 mai de 16h à 22h au 59 rue Chevreul, Lyon 7ème, et  Julien vous accueillera dans une ambiance festive où les produits locaux seront mis à l’honneur !

Rencontre – La cordée, vers une ville en transition

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Ce matin Sonia, Naïma (équipe vidéo) et moi (équipe blog) avons rencontré Simon Virlogeux, directeur de l’association Villes En Transition. Elle a été créée en 1995 et elle est composée d’un salarié… et demi !

Nous avons eu une explication des deux activités principales de cette association :

Au niveau de la région lyonnaise, l’association a pour objectif de créer un réseau d’habitants qui accompagne l’évolution de leur quartier vers du développement durable comme à la Duchère. Des événements sont régulièrement organisés afin de permettre aux habitants de se rencontrer et de partager leurs expériences sur le développement de leur quartier.

Villes En Transition a également eu quelques projets avec des jardins partagés notamment celui de St Fons et de Lyon 8. Dans ce projet, l’association a permis de faire le lien entre les habitants de ces quartiers et les associations des jardins partagés.

Elle monte aussi des projets de développement à l’étranger.

Actuellement, un projet est en cours de réalisation en Roumanie pour permettre aux habitants d’avoir accès à de l’eau, des douches, tout ce qui est nécessaire à une condition de vie descente. Un autre projet a été implanté à Madagascar afin de  permettre à la collectivité locale d’avoir accès à des soins médicaux.

A notre grande surprise, nous avons appris que ces régions pauvres sont déjà « éco-responsables » puisqu’elles sont bien moins polluantes que les pays développés !

Nous avons également eu un petit supplément d’information concernant le local en lui-même venant de Julie, fondatrice de La Cordée, que Villes en Transition utilise de temps en temps. C’est un espace de coworking, c’est-à-dire qu’il est partagé entre plusieurs associations ainsi que d’autres personnes venant de secteurs différents tels que des écrivains ou des entrepreneurs. Cet espace de coworking permet aux travailleurs d’avoir un local convivial et accueillant à moindre coût puisque le loyer est plafonné à 200€ maximum par mois et que chaque personne paye uniquement le temps de présence grâce à un badge individuel. Outre ces économies financières, nous, volontaires très investis dans notre projet environnemental, avons remarqué qu’un tel dispositif permettait également de faire des économies d’énergie étant donné qu’un seul endroit est à disposition pour plusieurs personnes !

La sympathique équipe de La Cordée.

Bravo Villes En Transition !

Cindy.