Les effets locaux du confinement : amélioration de la qualité de l’air et baisse du bruit

En cette période difficile de confinement, l’équipe du Plan Climat vous fait parvenir quelques bonnes nouvelles, relevées par ses partenaires Acoucité – Observatoire de l’environnement sonore – et ATMO Auvergne Rhône-Alpes – Observatoires de surveillance de la qualité de l’air. La baisse d’activité a permis d’apaiser notre ville, avec une baisse du bruit et une amélioration de la qualité de l’air.

 

Redécouverte de certains sons par les citadins

Acoucité, l’Observatoire de l’environnement sonore, a observé une réduction des niveaux sonores sur toutes ses balises de mesure dès le début du confinement. Sur la place Bellecour, en plein centre de Lyon, la réduction du bruit est impressionnante la nuit, où on a pu observer une baisse de 8 décibels (dB) les nuits de semaine, et jusqu’à 12 dB les nuits de weekend (vendredi et samedi soirs). Ce sont habituellement des soirs plus animés, la baisse est donc plus importante. Ceci est d’autant plus significatif qu’une réduction de 8 dB correspond à une diminution d’environ 80% en termes d’énergie sonore, quand une réduction de 12 dB correspond à une réduction de 95%. En journée, c’est une réduction de 11 dB qui a été constatée pendant le premier weekend de confinement. [clic !]

 

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

 

Acoucité relève également que la composition même des sons est transformée, puisqu’on peut redécouvrir le chant des oiseaux ou les cloches des églises. Ils ont toujours été présents, mais les citadins ne les entendaient plus car ils étaient masqués par les bruits provenant des transports ou des terrasses des restaurants.

 

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

 

Un autre lieu étudié par Acoucité a été le Boulevard périphérique Laurent Bonnevay à Vénissieux, en sa qualité d’axe routier majeur, permettant de voir l’impact de la baisse des déplacements sur le bruit. La réduction du bruit est moins flagrante, car le trafic y reste important, contrairement au centre-ville. On peut quand même remarquer une baisse progressive du niveau sonore.

 

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année). Source : ACOUCITE

 

Ce graphique présente bien une réduction du niveau sonore : plus le bâton est grand, plus la baisse du bruit est importante.

Globalement, Acoucité relève une moyenne de réduction de 5 dB du bruit sur la Métropole de Lyon, soit une baisse de 70% de l’énergie sonore ! Cette baisse est la plus importante place Bellecour, où le trafic, mais surtout les activités humaines, ont considérablement diminué.

 

Une baisse du trafic routier pour une qualité de l’air améliorée

Grâce à Only Moov’, on apprend que le trafic routier chute drastiquement, jusqu’à -85% le vendredi 20 mars par rapport à la période pré-confinement. Cependant, on peut observer une augmentation de près de 50% des poids lourds sur la Rocade Est.

 

Reportage auprès de l’observatoire agréé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Station de mesure de la qualité de l'air à proximité du périphérique de Lyon.

Station de mesure de la qualité de l’air à proximité du périphérique Laurent Bonnevay. Source : ATMO

 

ATMO nous apporte une bonne nouvelle sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air, et en particulier pour les oxydes d’azote. Ces polluants sont qualifiés de « traceurs de la pollution automobile ». Les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Le trafic routier est responsable de plus des 2/3 des émissions de NOx en ville : c’est un indicateur privilégié de la baisse de la pollution automobile pour les observatoires de la qualité de l’air.

 

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Les données analysées pour les illustrations ci-dessus proviennent des stations de mesures de la qualité de l’air de référence trafic et urbaine de la Métropole de Lyon

 

La baisse du trafic routier, et donc des émissions de NOx, est une excellente nouvelle pour la santé des habitants. La comparaison des concentrations mesurées en dioxydes d’azote (NO2) lors des deux premières semaines de confinement avec celles des mois de mars des 5 années précédentes sur l’agglomération lyonnaise a montré que cette diminution a pu atteindre certains jours 85%, à proximité des routes comme en centre-ville. [Clic !]

Au niveau de l’agglomération lyonnaise, les résultats de la surveillance de la qualité de l’air d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes mettent en effet en évidence une baisse des concentrations en oxydes d’azote en mars 2020 de 63% aux abords des grands axes de circulation [Clic !]. La baisse de concentration en particules fines et très fines (PM10 et PM2,5) est elle aussi remarquée au niveau des voiries, où l’on observe une baisse moyenne de 16%. Au contraire, lors des deux premières semaines de confinement, une augmentation de la concentration en particules fines a été relevée en milieu urbain [clic !].

 

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Les données analysées pour l’infographie ci-dessus proviennent de stations de mesures de la qualité de l’air représentatives de la pollution due au trafic routier (Lyon périphérique pour l’agglomération de Lyon et avenue Jean Jaurès pour la ville de Lyon).

 

Ce confinement aura donc permis de baisser la pollution sonore et la pollution de l’air : de bonnes nouvelles pour la qualité de vie et le climat lyonnais ! Surtout, nous avons pu observer l’immédiateté de ces baisses, montrant que les mesures visant à diminuer le trafic routier pour améliorer la qualité de vie en ville ont un impact positif à court et à long terme.

 

Baisse nationale des émissions de gaz à effet de serre

Et pour terminer, le confinement aura aussi eu un impact positif pour les émissions de gaz à effet de serre (GES), au niveau mondial, régional et local. En France, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), estime que les émissions de GES ont baissé de 30% avec le confinement [clic !]. C’est en grande partie grâce à la baisse des transports de surface : ils sont responsables de 60% de ces émissions de GES évitées ! L’aviation représente quant à elle 10% supplémentaires. De quoi nous inciter toutes et tous à envisager des mobilités plus douces à l’avenir.

A nous tous de faire en sorte que toutes ces améliorations ne soient pas momentanées, mais au contraire qu’elles s’inscrivent dans la durée ! [Clic !]

 

Pour aller plus loin :

Acoucité a publié un nouveau document sur l’impact du confinement sur l’environnement sonore [clic !]

ATMO propose un premier bilan sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air [clic !]

Héros ordinaires – La P’tite Rustine

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Un nouvel arrivant vient de s’établir sur le campus de Porte des Alpes à Bron. Qu’est-ce que La P’tite Rustine, “l’atelier de l’écomobilité” ? Rencontre avec Jonathan, un de ses créateurs.

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Le concept

La P’tite Rustine est une association qui a pour but de promouvoir une autre façon de penser notre mobilité, en se centrant surtout autour du vélo.

Cela part de plusieurs constats. Jonathan nous explique : “selon l’OMS, 31% des adultes manquent d’activité sportive. L’entretien d’une voiture est également le deuxième poste de dépenses des ménages en France. On sait aussi que 56% des trajets en voiture font moins de 3km.” Le vélo apparaît alors comme la solution idéale à toutes ces problématiques…

Par où commencer ?

En 2012, l’idée d’implanter un atelier d’auto-réparation de vélos à Bron naît dans l’esprit de Rémi Rebour, kinésithérapeute de formation et adepte de la Petite Reine. En 2013, Jonathan Simonard et Léonard Pinton entrent en service civique à Unis-Cité pour développer ce projet dans le cadre du programme des Jeunes Bâtisseurs d’Avenir. Un business plan social est mis au point et en novembre 2013, le projet remporte le prix « coup de cœur » du jury d’un social business challenge et s’installe pour six mois au Comptoir Éthique de Vaulx-en-Velin, un espace de travail collaboratif pour l’économie sociale et solidaire. En 2014, le projet collabore avec Ronalpia, incubateur de projets sociaux. Puis une campagne de financement participatif permet à la P’tite Rustine de se doter d’une remorque-atelier mobile, en attendant un local. C’est aussi en mars 2014 que Valentin Carle rejoint le projet en prenant les commandes de l’atelier.

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Un atelier nomade qui s’implante à Bron

Dès lors, l’association anime un atelier mobile autour de l’auto-réparation dans la rue, en entreprise, à l’université, sur des festivals… La production de vélos recyclés se met également en place. “Chaque année, 2 millions de vélos sont achetés et 1.5 millions jetés en France” nous explique Jonathan. En six mois, la P’tite Rustine a sauvé une centaine de vélos de la déchèterie et vendu plus de 30 “Recyclettes”. L’initiative fait fureur auprès du public universitaire et des conventions sont signées avec Lyon 3 et Lyon 2. C’est ainsi que l’association a pu s’établir sur le campus de Bron le 15 janvier 2015.

Un atelier polyvalent

La P’tite Rustine fait partie du réseau national des ateliers vélo participatifs et solidaires « l’Heureux Cyclage ». Aujourd’hui, l’association compte quatre membres permanents et une centaine d’adhérents.

L’atelier-vélo, situé à Bron, a pour objectif d’offrir l’ensemble des services possibles aux cyclistes et non-cyclistes. Concrètement, vous pouvez apprendre à réparer votre vélo pour un abonnement annuel de 20 à 30 euros, acheter des pièces de rechanges neuves et d’occasions et des accessoires. “L’atelier, c’est aussi maîtriser son vélo” nous dit Jonathan. On y apprend à réparer soi-même son vélo. Un partenariat est aussi établi avec Pignon Sur Rue, une “vélo-école” dont Jonathan est administrateur. Par ailleurs, le projet “Mon vélo pour dix ans” permet de louer un vélo pour enfants en en changeant au fur et à mesure de la croissance, sans avoir à en racheter un neuf tous les deux ans.

Ensuite, il y a l’atelier-mobile qui a pour but de sensibiliser plus largement à la pratique du vélo. “Une étude a révélé que les cyclistes déclarent faire du vélo “parce que c’est pratique” tandis que les non-cyclistes n’en font pas “parce que ce n’est pas pratique”. Il y a donc une vraie sensibilisation à faire” signale Jonathan. L’atelier mobile va donc sensibiliser les gens sur leurs lieux de travail ou de vie, il se rend dans les entreprises, sur les campus et propose des formations mécaniques de groupe, des sessions d’auto-réparation ou de l’entretien sur place : “les employés déposent leur vélo le matin en arrivant et le récupèrent réparé et entretenu le soir.”

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Au-delà du vélo

La P’tite Rustine souhaite porter un message sur l’écomobilité au sens large. La voiture pourrait en effet facilement être remplacée par le vélo, les transports en commun, le covoiturage ou l’auto-partage. “En ville, on estime qu’une voiture en auto-partage pourrait remplacer dix voitures personnelles.” Toutes ces solutions douces répondent aux problématiques du bruit, de la pollution, du stress au travail (les embouteillages étant un important facteur de stress). Par ailleurs, les infrastructures routières pourraient disparaître pour libérer énormément de place en ville et décloisonner les quartiers.

Dans cet objectif, la P’tite Rustine ne compte pas s’arrêter là. En 2016, un programme de suivi personnalisé sera mis en place et dès la rentrée prochaine, des séances de projection-débat auront lieu sur le campus. La CLAVEL (Coordination Locale des Ateliers Vélo) est actuellement mise en place avec des partenaires comme le Chat Perché, le Tricycle et l’Heureux Cyclage (le réseau national des ateliers vélo). Enfin, un des buts est de former un village de l’écomobilité avec tous les acteurs (utilisateurs, entreprises, associations, pouvoirs publics…). A titre d’information, le Grand Lyon compte actuellement 618km de pistes cyclables, l’objectif est d’atteindre 900km en 2020.

Ainsi, la mobilité douce est en train de prendre une toute nouvelle importance dans la vie urbaine et il appartient à chacun de s’adapter et d’opter pour des déplacements éco-responsables. Le vélo reste le roi de ces modes de transports écologiques. Pour les sceptiques, Jonathan nous explique aussi que c’est le mode de transport le plus rapide pour les trajets urbains jusqu’à 6km. De plus en plus d’initiatives comme la P’tite Rustine sont mises en place pour permettre à tout le monde de rejoindre ce mouvement. Tous à vos Petites Reines !

 

Pour aller plus loin :

Le site de la P’tite Rustine

Une super vidéo qui résume tout

Unis-Cité

L’Heureux Cyclage

Pignon Sur Rue

Le plan des pistes cyclables

Optimod

Héros Ordinaires – Djamel, le super Vélov’man

 >> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Employé de Grand Lyon Habitat dans le quartier des Etats-Unis (Lyon 8ème), et résidant à Vaise (Lyon 9ème), cet homme accomplit chaque jour un grand exploit : une traversée de Lyon, de son domicile à son lieu de travail, grâce à la force de ses jambes et à un vélov. Ainsi, il parcourt plus de 300 km par mois !

 

Djemal : faire chaque jour près de 10km en vélo'v.. c'est possible !

Djamel : faire chaque jour près de 10km en vélo’v.. c’est possible !

Originaire d’Algérie, Djamel est un passionné de sport en tout genre : 25 ans de karaté derrière lui, du football en club… Quel grand sportif ! Malgré l’obtention de son permis de conduire, il a préféré mettre sa voiture au garage et enjamber un vélo pour aller au boulot.

 

Mais pourquoi a-t-il choisit le vélov ???

Il faut déjà savoir que sur Lyon et sa périphérie, il y a plus de 347 stations de vélov et 4000 vélos, tous gérés par l’entreprise JCDecaux. Ce service de location est proposé par le Grand Lyon et exploité par la société Cyclocity. Ils sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 dans les stations implantées sur les communes de Lyon, Villeurbanne, Caluire-et-Cuire et Vaulx-en-Velin.

Ce moyen de transport, utilisé par notre super vélov-man, est plus écologique et économique que la voiture ou les transports en commun.

Ainsi, chaque année, Djamel évite l’émission d’1 tonne de CO2 dans l’atmosphère (c’est ce qui génèrerait une voiture sur son trajet).

Le seul carburant pour avancer, c’est la force de nos jambes ! Cette énergie est renouvelable et presque illimitée. La pratique du vélo permet d’entretenir sa forme et fait travailler le cœur : rien de mieux pour avoir un corps en bonne santé. Mais attention aux courbatures !

 

De plus, un proverbe dit : « 30 minutes de vélov par jour tu feras ; 3ans de vie tu gagneras ». Ne serait-ce  pas la solution pour une jeunesse éternelle ?

Alors si vous y croyez (ou pas, d’ailleurs), n’hésitez pas et, comme Djamel, foncez prendre un vélov !

Pour plus d’informations rendez-vous sur  www.velov.grandlyon.com

 

 

C’était le dernier article de l’équipe « Héros Ordinaires » d’Unis-Cité, nous souhaitons une bonne continuation à Roxane, Yassine, Manon & Mathilde…

L’électron qui fait rouler…

La curiosité vous titille quant à la mobilité électrique? L’ADDVC (Association pour le Développement Durable de la Vallée de la Chimie) organise en collaboration avec le Grand Lyon, le mercredi 18 septembre prochain, une journée de découverte et de promotion de la mobilité électrique.

>> Mesure visée par l’action 2.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 18]

Soyons branchés

Des professionnels du secteur seront sur place pour répondre à vos questions : conception des véhicules électriques, conduite, sécurité et performance, autonomie et recharge… Testez ensuite par vous-même : des véhicules, vélos à assistance électrique et bornes de recharge seront exposés et à disposition pour faire des essais.

La rencontre aura lieu à Saint-Fons sur le parking de la gare et dans les locaux d’INTERFLORA :

  •  Matinée et déjeuner pour les entreprises et collectivités: conférences & témoignages, essais des véhicules et buffet
  • Après-midi dès 14h : pour les salariés et riverains

Les inscriptions doivent être envoyées par mail à sb.addvc[a]gmail.com

Vaporetto, chronique d’un succès annoncé

Devant le succès de sa première mise à l’eau en avril 2012, le Vaporetto reprend du service au fil de la Saône. Malgré le temps morose – et  bravant les gouttes d’une pluie incessante – les lyonnais étaient nombreux ce week-end à guetter le passage du bateau-bus. Un aller simple pour Confluence s’il vous plaît !

>> Mesure visée par le 4.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.36]

Le pont du Vaporetto

Le Vaporetto qui dessert Confluence toutes les heures peut embarquer jusqu'à 70 personnes et 10 vélos.

Le bâteau qui venait de Nantes a conquis les grandlyonnais ! Après un relooking intégral d’inspiration italienne aux frais d’Unibail Rodamco, le Vaporetto mis à l’eau au printemps 2012 pour desservir le Pôle de commerces et de loisirs Confluence a pulvérisé tous ses objectifs ! « Nous tablions sur un remplissage de l’ordre de 80 000 passagers pour cette première période d’avril à novembre 2012″, indique Olivier Pillonel, chargé de mission au Grand Lyon – qui a travaillé main dans la main avec le propriétaire du centre commercial Confluence pour assurer la mise en service de la navette fluviale. Résultat ? Plus de 180 000 personnes se sont pressées sur le pont de l’embarcation hybride !

Assigné au quai depuis le 13 avril dernier en raison de la crue de la Saône, le Vaporetto a repris son service sans interruption, 7j/7, de 10 h à 21 h 30, avec 1 départ toutes les heures à chaque haltes :

  • Confluence,
  • Bellecour et
  • Saint-Paul.

A 1,5 €  l’aller simple, le tarif demeure inchangé. Comme en 2012, les porteurs de la carte fidélité du centre montrant une preuve d’achat du jour même à Confluence bénéficient de la gratuité du trajet.

Avec 13 allers-retours quotidiens et une capacité de 70 personnes, le Vaporetto vient étoffer l’offre des modes de déplacements doux à Lyon et permet des économies de gazole de 40%. Bon à savoir : à l’arrière de l’embarcation, 10 vélos peuvent être stationnés le temps du voyage.

  • Premier départ 10h de St Paul – Fin du service 21h30 à Confluence.
  • Consulter les horaires de passage encliquant ici

Pôle d’échanges multimodal La Saulaie, le Sud-ouest lyonnais en mouvement

La ligne de métro B, à Lyon

Ligne de métro B : 1,8 km de plus pour gagner Oullins

Mercredi 29 août 2012. Casques de chantier vissés sur le crâne et gilets jaunes sur costumes impeccables. Deux ans avant l’achèvement des travaux qui verront naître le pôle d’échanges multimodal La Saulaie [le fameux PEM], Jean-Jack Queyranne – Président de la Région – Gérard Collomb – Sénateur Maire de Lyon et Président du Grand Lyon – et Bernard Rivalta – Président du Sytral – s’offraient une petite visite guidée du chantier oullinois.

 

« Avec le pôle d’échanges multimodal d’Oullins, le Sud-ouest de l’agglomération lyonnaise va bénéficier, à son tour, d’une modernisation en profondeur de son système de desserte par les transports en commun » a indiqué Gérard Collomb devant l’ampleur du travail déjà accompli.

Ici, sur d’anciens terrains ayant appartenu à la SNCF et sous maîtrise d’ouvrage Réseau Ferré de France, les premiers travaux du PEM ont débuté en janvier 2012 pour se terminer au premier semestre 2014, avec la suppression du passage à niveau.

De cette manière, le PEM participe au projet urbain de franchissement des voies ferrées et parachève la connexion initiée entre le centre-ville historique d’Oullins et l’éco quartier de La Saulaie.

>> Voir les plans d’aménagements RFF 

De fait, la mise en place du PEM s’accompagne d’un renforcement des lignes de transport de ce côté-ci du Rhône. Bus, modes doux, TER et – point d’orgue du futur centre névralgique d’Oullins-la-Belle : la prolongation de la ligne de métro B, flanquée de ses deux parcs relais [1000 places tout de même], pour une desserte en cœur de ville.

La mise en service de la bête souterraine, attendue le 11 décembre 2013, permettra de limiter significativement le nombre de véhicules en mouvement pour une réduction annuelle de 4 000 tonnes de CO2.

Oullins à 15 minutes de la Part-Dieu, les voyageurs sont sur le « quai-vive » !

 

L’opération en chiffres
Coût total de l’opération 24,9 millions d’euros, dont :

8,121 millions financés par le Grand Lyon,
5,49 millions financés par la Région,
6,037 millions financés par RFF,
2,19 millions financés par l’Etat,
0,999 million financé par le SYTRAL,
1,330 million financé par la Ville d’Oullins, et
0,998 million financé par la SNCF

*CP*

Pédibus Grand Lyon, 1 km à pied, ça n’use que les souliers !

 >> Mesure visée par le 2.4 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.16]

Pédibus Grand Lyon

En marche vers l'école !

Le Grand Lyon réaffirme son soutien au dispositif d’autobus pédestres avec le lancement du blog pédibus. Une mine d’informations précieuses pour tous ceux qui préfèrent user leurs souliers dans le cadre des déplacements maison-école.

« Le Pédibus du Grand Lyon est un véritable autobus de ramassage scolaire pédestre qui compte aujourd’hui 65 groupes scolaires, avec plus de 120 lignes opérationnelles créées dans 38 communes de l’agglomération » restitue Sophie R, maman d’élèves consciencieuse, investie de surcroît dans le dispositif pédibus de Givors.

A l’instar de l’engagement éco-citoyen de Sophie, le blog pédibus capitalise les bonnes pratiques et valorise les actions des lignes les plus actives du territoire. Actus, événements, outils de gestion et autres supports de communication, on y trouve toutes les informations pratico-pratiques de l’autobus aux mille pattes qui essaime sur le territoire.

Du cœur de la Presqu’île aux confins de Lissieu, les lignes Pédibus sillonnent le Grand Lyon et s’étirent généralement sur moins d’un kilomètre. Alors que le premier kilomètre effectué en voiture est celui qui pollue le plus, le Pédibus et ses petits-pieds trotteurs donnent le change et une sacrée bouffée d’air pur à l’environnement en prime ! S’il serait prématuré de déceler chez nos « galoches juvéniles » une forme de militantisme écologique exacérbée à la faveur des modes doux, reconnaissons tout de même la performance sportive :1 km à pied, ça use les souliers !

Pour aller plus loin
>>
Créer une ligne Pédibus ? S’inscrire à une ligne Pédibus ? Trouver des outils pour faire vivre votre ligne Pédibus ? Toute l’info et plus encore sur le blog pédibus du Grand Lyon.
>> « Marcher, de nombreux atouts » sur le site info-trafic du Grand Lyon
>> Consulter la page spéciale « Déplacements » sur grandlyon.com

Rencontre – Zone Verte, boire & manger bio

Mission Héros ordinaires des volontaires d’Unis-Cité Facebook

Nous avons rencontré Laurent BOUFFANET, le directeur du restaurant & salon de thé bio Zone Verte, qui a bien voulu nous expliquer les raisons pour lesquelles il a décidé d’être utile pour l’environnement et de s’engager dans la protection de la nature.

Après avoir passé de nombreuses années en Asie et principalement au Japon, il s’est inspiré du mode de vie asiatique qui selon lui est bien plus écolo que le mode de vie européen. Ayant quitté son travail, il a préféré allier convictions personnelles et activité professionnelle en créant Zone Verte, mais également en ouvrant le magasin Vélonaute.

Pour ces deux projets, il a gardé en tête d’avoir une responsabilité vis-à-vis de l’environnement. Il a donc priorisé, pour son restaurant, de cuisiner des produits locaux, bio et de saison. Zone Verte aligne les initiatives écologiques en privilégiant des attitudes éco citoyennes de la part de ses employés et en utilisant au maximum des matériaux naturels, de la vaisselle jusqu’aux plateaux en passant par les peintures murales ou encore la tenue des employés !

Etant lui-même un fervent partisan du vélo en ville, il a décidé de joindre l’utile à l’agréable et a ouvert Vélonaute, un magasin proposant des vélos adaptés à chaque personne (vélo électrique, pliant, hollandais…)

« Quand j’arrive chez moi en vélo, je suis moins fatigué qu’au moment de sortir du travail »

Laurent a mis en place un système pédagogique pour le public car il a conscience qu’une sensibilisation à l’environnement et aux éco-gestes est nécessaire pour faire avancer les choses en matière d’éco-responsabilité ; il nous a confié que ses clients, qui d’ailleurs pour la plupart d’entre eux côtoient les deux lieux, sont ouverts et curieux sur les questions environnementales.

 

Après le petit entretien que nous avons eu, l’image de Laurent que nous avons gardé en tête est celle d’une personne souriante qui a la volonté d’être utile et de préserver notre belle planète en s’inspirant de ce qu’il a pu voir ailleurs, du côté du Pacifique.

Si vous voulez passer un bon moment en mangeant des spécialités locales, nous vous recommandons d’aller faire un petit tour dans ce restaurant ou vous serez accueillis chaleureusement !