Rencontre – Un petit pois pour moi, un grand pas pour l’humanité !

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Après être tombés sur un article de Rue89 concernant une petite épicerie bio, les « 3 Ptits Pois », l’équipe du blog est allée enquêter sur ce concept original.

3 Ptits Pois est la première épicerie bio de voisinage lancée par Julien, Olivier et Simon, qui ont quitté leur profession pour se lancer dans cette aventure. Ils ont bien voulu nous accorder un peu de temps pour nous donner quelques infos :

Les produits vendus en vrac sont intégralement bio et sont des productions locales et/ou équitables. Ils préservent l’environnement grâce à la suppression quasi-totale d’emballage. En effet, les consommateurs peuvent réutiliser les sachets mis à disposition et venir avec leurs propres boîtes alimentaires.

Les produits bio vendus ici sont bien moins couteux que ceux que l’on peut trouver dans d’autres épiceries bio donc ils sont plus accessibles, affirment les responsables des 3 Ptits Pois.

L’épicerie a aussi mis en place un système de distribution original : des garde-mangers collectifs. Le principe : l’épicerie fournit un stock d’aliments à un groupe d’habitants, qui aménage un local (généralement une cave), lequel devient ainsi le garde-manger. Chacun de ces habitants peut s’approvisionner en fonction de ses besoins en pâtes, farine, épices etc. Sur une feuille de consommation, il indique au fur et à mesure ce qu’il prend. Cette feuille sert à Julien pour établir une facture qu’il envoie à la fin du mois à chaque consommateur. Une caution est demandée afin de pouvoir acheter, et si un habitant ne veut plus se servir dans le garde-manger, sa caution lui sera rendue.

L’épicerie fêtera ses 2 ans le vendredi 11 mai de 16h à 22h au 59 rue Chevreul, Lyon 7ème, et  Julien vous accueillera dans une ambiance festive où les produits locaux seront mis à l’honneur !

Héros ordinaires – Changement d’ère

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Salut amis terriens !

Comme indiqué dans le précédent billet, depuis le début de cette aventure, nous avons eu différentes formations pour nous aider à mener à bien notre projet (formation à l’éco-citoyenneté, initiation à la vidéo, préparation à l’interview,…)

 

Pendant qu'un groupe travaillait sur l’évènement de juin, un autre s'essayait à la prise de vue et au difficile exercice de l'interview.

 

La semaine dernière, nous avions déjà évoqué brièvement notre rencontre avec Bruno Charles, vice-président du Grand Lyon en charge du développement durable.

Il nous a expliqué que malgré les différentes rencontres entre politiciens lors des sommets internationaux (comme le G20, la conférence de Copenhague, le protocole de Kyoto,…) aucune solution n’a été réellement apportée aux problèmes environnementaux. Les Etats n’arrivent pas à se mettre d’accord, personne ne veut se mouiller et globalement, l’immobilisme règne en maître. Il a ajouté que, contrairement aux nations, les villes du monde entier se sentent davantage concernées et essayent d’innover et de mettre en place des solutions afin de réduire les émissions de CO2 au niveau local. Ces anecdotes nous ont permis de réaliser que ce sont vraiment les citoyens qui ont le pouvoir de changer les choses et que chaque geste compte.

Il a donc insisté sur l’importance de notre rôle : trouver des héros ordinaires pour repérer et mettre en valeur leurs « bonnes pratiques » dans les gestes quotidiens en termes d’éco-citoyenneté. En effet, pour faire évoluer nos habitudes et celles de nos concitoyens, quoi de mieux qu’un discours optimiste et non culpabilisateur ? D’ailleurs, nous nous sommes heurtés à un problème de vocabulaire. En ce qui concerne les économies d’énergie et la réduction d’émissions de gaz à effet de serre, il est très difficile de trouver un vocabulaire positif : décroissance vs croissance, sobriété vs progrès… Or les enquêtes menées dans le cadre des « Héros Ordinaires » des années précédentes nous montrent que ceux qui choisissent d’être « sobres en carbone » ne le font pas (que) pour le bien de la planète et de l’humanité : ces « pratiques éco-citoyennes » améliorent leur qualité de vie (moins de stress, plus de sport, plus de contact avec l’environnement, les voisins, les gens du quartier, économies financières, etc.) Quel terme pourrait  transcrire l’idée que ces changements de comportements ne sont pas synonymes de contraintes mais au contraire d’une meilleure qualité de vie ?

À vos idées !