Copropriété Alpes C et D à Saint-Priest : une réhabilitation exemplaire

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Visite d’un projet ambitieux à Saint-Priest avec Riad Chérif, Président du conseil syndical de la copropriété Alpes C et D, et Stéphane Collacciani, directeur de projet ORU & Politique de la Ville à la Métropole de Lyon.

Façade avant travaux

Façade avant travaux

Le projet de tout un centre-ville

Saint-Priest a connu une augmentation exceptionnelle de sa population, passant de 2 500 à 40 000 habitants en moins d’un siècle. De nouveaux quartiers se sont développés, créant plusieurs centres urbains. Depuis 2001, la ville et ses partenaires (Grand Lyon, Etat, Région…) ont mis en place une opération de renouvellement urbain « coeur de Saint-Priest » qui s’étend sur 61 hectares et concerne 2 500 logements, soit 6 500 habitants, dans le but de créer un véritable centre-ville sur ce territoire résidentiel de « grands ensembles ».

La réhabilitation de la copropriété Alpes C et D est un « petit grand projet » selon Stéphane Collacciani, qui participe à l’Opération de Renouvellement Urbain. Même si elle ne concerne que deux bâtiments, construits au milieu des années 1960, elle a pour but de replacer cet ensemble dans le marché immobilier ainsi que dans le centre-ville renouvelé en réhabilitant 90 logements à un niveau d’exigence architectural et énergétique élevé.

Les immeubles C et D font partie d’un ensemble de dix bâtiments situés au coeur du périmètre de l’Opération de Renouvellement Urbain, dont deux ont été détruits après acquisition des 198 logements par le Grand Lyon. Les bâtiments C et D ayant peu fait l’objet de rénovations de grande ampleur, la copropriété et les pouvoirs publics se sont lancés dans une opération de réhabilitation. Retour sur une rénovation exemplaire.

Les immeubles font l'objet d'un plan de sauvegarde

Les immeubles font l’objet d’un plan de sauvegarde

Aller plus loin qu’un coup de peinture

La copropriété envisageait au départ un simple ravalement de façade autofinancé. Les partenaires publics (ANAH, Ville de Saint Priest, Métropole de Lyon) ont missionné l’association Pact Arim pour accompagner les copropriétaires dans leurs réflexions sur le projet de travaux. Grâce aux aides au syndicat et aux aides individuelles liées aux conditions de ressources et aux engagements de la copropriété et des partenaires, le projet de rénovation a pris peu à peu de l’ampleur.

Le conseil syndical a alors tenu à fixer un objectif précis à cette rénovation et à étudier plus en détails le plan de financement. Les partenaires ont vu grand et ont décidé d’atteindre le seuil BBC rénovation (moins de 96 kWhep/m².an), privilégiant ainsi la performance énergétique et une meilleure maîtrise des charges.

Les travaux, définis après un audit énergétique des bâtiments, ont été votés en 2013 lors d’une Assemblée Générale des copropriétaires. Le conseil syndical est devenu à ce moment-là maître d’ouvrage pour les travaux et études complémentaires (amiante…), se saisissant pleinement du projet.

Nouvelle façade isolée, côté rue

Nouvelle façade isolée, côté rue

Des habitants informés et engagés

Le projet a globalement été bien accueilli par les propriétaires, qui ont pu donner leur avis lors de réunions de concertation et d’assemblées générales où étaient votés les travaux. Les parties prenantes se réunissaient en amont de ces assemblées lors de réunions publiques pour les préparer en abordant les aspects techniques.

Au-delà des copropriétaires, les San-Priots aussi sont concernés par cette réhabilitation ! Des expositions sur l’opération de renouvellement urbain du centre-ville et un article dans la lettre d’information Cœur Saint-Priest ont permis d’informer les riverains du projet.

Zoom sur les travaux

Les travaux ont débuté en juillet 2014 et devraient se terminer en novembre 2015. Ils comportent deux volets : un volet architectural (avec notamment le ravalement des façades en harmonie avec les nouveaux immeubles créés dans le quartier dans le cadre de la ZAC du Triangle) et un volet énergétique.

Pour atteindre le niveau de rénovation BBC, la copropriété a entrepris de nombreux travaux :

  • Isolation maximale des bâtiments : isolation extérieure de la façade, des caves, des terrasses, des pignons, changement des fenêtres et des volets
  • Travail architectural sur les parties communes et la façade
  • Renforcement de l’étanchéité du bâtiment
  • Uniformisation des allées (fenêtres, clés, peintures)
  • Révision de l’électricité
  • Pose de panneaux photovoltaïques sur le toit
  • Création d’un système de ventilation assistée
  • Changement des portes palières (installation de portes coupe-feu)
  • Mise en place de mats en toiture pour les paraboles
  • Équipement de chaque logement avec un thermostat permettant la régulation individuelle de la température entre 19 et 21°

Globalement, les travaux permettent de passer de 224 à 90 kWhep/m².an, soit un gain de 196 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 22 tours du monde en avion ou encore de plus de 805 000 km en voiture chaque année !

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l'ancienne

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l’ancienne

Une réhabilitation exceptionnelle

Le niveau de rénovation des immeubles C et D de la copropriété des Alpes est exceptionnel. Le projet est de forte ampleur, avec un coût d’opération se chiffrant à environ 40 000 € par logement. Le plan de sauvegarde a cependant permis de mobiliser des aides importantes.

Le montage financier du projet, réalisé avec l’aide du PACT ARIM, a permis de mobiliser toutes les aides disponibles. Ainsi, sur les 3,6 millions d’euros de travaux, 93% sont issus de financements publics, ce qui est une situation exceptionnelle. Le complément est financé par les propriétaires, avec un reste à charge s’élevant de 500 à 4 900€ par logement. En outre, un système de prêt à taux zéro (ProcivisRhone) a été mis en place comme aide au financement.

Enfin, la dynamique et l’implication du conseil syndical en tant que maître d’ouvrage sont à souligner. Le conseil syndical s’est monté comme une véritable force à même de mener les travaux et de permettre à l’ensemble des copropriétaires de s’approprier le projet.

Espérons que les San-Priots seront séduits par le résultat !

Débat national sur la transition énergétique, retour en actes et vidéos

Le Débat national sur la transition énergétique (DNTE), dont l’objectif était d’imaginer l’avenir énergétique de la France, s’est conclut le 18 juillet 2013. Les vidéos et actes des ateliers organisés par le Grand Lyon et ses partenaires sont désormais disponibles sur www.grandlyon.com

>> Mesure visée par l’action 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Les atliers organisés par le Grand Lyon ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs locaux.

Les ateliers organisés par le Grand Lyon ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs locaux.

Expression de tous les points de vue, ce débat a permis d’échanger, d’expliquer et de mobiliser sur les enjeux énergétiques de notre avenir à tous. Prochaine étape : la remise officielle de la synthèse des 15 enjeux majeurs au président François Hollande aura lieu en septembre prochain lors de la Conférence environnementale.

Vous voulez en savoir plus sur les ateliers organisés par le Grand Lyon et ses partenaires dans le cadre du DNTE ? Vous souhaitez connaître les avis de plusieurs experts sur la future politique énergétique de la France ?
>> Toutes les vidéos et actes des ateliers débats sont en ligne à partir de la rubrique Transition énergétique du site www.grandlyon.com

 

Pour aller plus loin

>> Télécharger la synthèse du DNTE

>> Lire aussi « Débat national sur la transition énergétique – “Nous allons devenir une population consciente de l’énergie.”

Débat national sur la transition énergétique – « Nous allons devenir une population consciente de l’énergie. »

Le débat national sur la transition énergétique (DNTE) qui se déroule dans toute la France jusqu’en juillet doit conduire à un projet de loi de programmation à l’automne 2013. Les deux ateliers débats, organisés en mai 2013 – le premier à l’initiative du Grand Lyon ; le deuxième co-organisé par l’ALE, ERDF et le Grand Lyon – ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs stratégiques locaux pour croiser les premiers retours d’expériences menées à l’échelle du territoire.
Alors que la transition énergétique éveille des échanges passionnés, de grandes tendances se dessinent et semblent d’ores et déjà faire consensus dans les salles combles.

>> Mesure visée par le 4 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 32]

Vers la transition énergétique, l’échelon local s’impose

La transition énergétique est un objectif de bien commun incontournable dans lequel les collectivités territoriales ont un rôle primordial à jouer. « Dans la mesure où elle peut proposer des solutions modelées sur les caractéristiques intrinsèques de son territoire, l’institution communautaire apparaît un échelon pertinent pour prendre en compte les enjeux économiques, sociaux, techniques et financiers liés à l’Énergie » appuie Eymeric Lefort, responsable de la mission Énergie à la DPPA.

En s’intéressant à la planification énergétique jusqu’ici laissée à d’autres acteurs : l’État dans un contexte national ; la collectivité reprend son rôle d’aménageur du territoire et combine les outils et les partenaires – usagers, promoteurs, gestionnaires de réseaux, collectivité via ses aménageurs – autour de l’élaboration d’un schéma directeur énergie.

Ce changement de paradigme permettant une meilleure coordination des réseaux (électrique, gazier et chaleur) à l’échelle locale arrive à l’heure où nous entrons dans un nouveau cycle d’investissement du système électrique (1700 milliards d’euros répartis sur le système électrique horizon 2030), induisant nécessairement de nouveaux usages.

Dans cette configuration, le Grand Lyon incarne cette entité neutre, capable de rassembler et de fédérer les partenaires autour de projets intelligents pour l’avènement d’un modèle énergétique grand lyonnais.

Vers un nouveau modèle énergétique, l’essor des smart grids

Préalables indispensables à la planification énergétique, les réseaux intelligents – dits  « smart grids » – rapatrient de la donnée pour une connaissance fine du territoire : autant d’informations nécessaires aux justes choix des investissements, au meilleur dimensionnement des réseaux, etc.

Les réseaux électriques vont connaître une révolution sans précédent : 95% des installations d’énergies renouvelables seront reliées aux circuits de distribution ! Les réseaux électriques intégreront de plus en plus les nouvelles technologies de l’information et de la communication, encourageant  les gestionnaires à développer leur offre de services auprès des usagers.

L’évolution vers un réseau électrique « smart » devrait donc permettre de développer des solutions innovantes pour l’optimisation globale des différents réseaux en soi et dans leurs relations les uns avec les autres.

Dans ce nouveau modèle, l’usager aura accès à sa consommation énergétique au jour le jour. « Il sera beaucoup plus impliqué et pourra ainsi ainsi s’engager en tant que producteur de sa propre énergie et participer à la stabilité du réseau par ses choix et ses actes. En bref, il devra se réapproprier l’énergie » s’enthousiasme Eymeric Lefort.
Dans cette perspective, les partenariats entre exploitants, gestionnaires et consommateurs vont prendre de l’ampleur, à l’image des expérimentations smart grids testées sur différents sites pilotes de l’agglomération. Avec 4 grands démonstrateurs à l’œuvre – Lyon Smart Community, Greenlys, Watt&Moi et Smart Electric Lyon – Lyon s’impose aujourd’hui comme le terrain privilégié d’expérimentations Smart Grids en France.

DSC_0635_1600px

Vers une sociologie de l’énergie, une variable d’ajustement primordiale

Consommer moins, consommer mieux, consommer autrement : tels sont les trois leviers interdépendants au service de la transition énergétique. Si les « smart grids » constituent la base d’un modèle énergétique plus efficace, le consommateur demeure la clé de voûte de ce triptyque gagnant.

« L’intelligence n’est pas (seulement) dans la technique mais (surtout) dans la consommation » indique le sociologue F.Labranche. Les « smart grids » permettent aux citoyens d’être plus sobres à la condition d’être utilisés correctement. En clair, « l’outil technologique cesse d’être un bidule à partir du moment où on m’explique comment m’en servir. »

A cet égard, les profils des usagers sont très différents, chacun s’appropriant l’innovation à sa façon et agissant selon des motivations propres. Les blocages au changement existent – on pense notamment aux inquiétudes liées à la valeur et à la propriété des données personnelles – il faut alors réfléchir sur la capacité et la volonté des usagers à se saisir de ces technologies nouvelles et mettre en place, pour chacune des expérimentations à l’œuvre, un suivi sociologique rigoureux.

« Nous allons devenir une population consciente de l’énergie », martèle le sociologue. Un consommateur éclairé qui n’en demeure pas moins libre d’agir : les comportements à l’égard de la technologie constituent donc une variable d’ajustement primordiale.  » Il est alors important d’intégrer les usagers au processus car la réussite de la transition énergétique ne se fera pas sans eux. Les mutations technologiques à l’œuvre doivent nécessairement s’accompagner d’une sociologie de l’énergie poussée, c’est le principal enseignement de ces rencontres » souligne Eymeric Lefort.

Pour aller plus loin
L’intégralité des ateliers-débats sera restituée sous forme d’actes et de vidéos, disponibles prochainement sur les site et chaîne Youtube du Grand Lyon. Les contributions au débat ont également été remises à la Région puis au Comité national du DNTE.

Transition énergétique, le Grand Lyon s’investit dans le débat national

Le Grand Lyon s’investit dans le « Débat national sur la transition énergétique » en organisant deux ateliers débats les 6 et 14 mai prochains.

>> Mesure visée par le 4.5 & 5.2 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40 & 54]

Le Grand Lyon et ses partenaires organisent deux événements en mai dans le cadre du débat national

Jusqu’en juillet 2013, les Français sont invités à participer au grand débat sur la transition énergique initié par le gouvernement. La France s’est en effet engagée dans un processus de transition énergétique fondé sur la sobriété et l’efficacité, ainsi que sur le développement des énergies renouvelables.

Le débat qui se déroule dans toute la France jusqu’en juillet 2013 conduira à un projet de loi de programmation à l’automne 2013.

A l’échelle territoriale, chaque acteur local peut participer au débat, en proposant des événements « Débat Transition Énergétique », labellisés par la Région.

Le Grand Lyon s’implique dans cette démarche te interroge la transition énergétique  en proposant notamment deux ateliers-débats les 6 et 14 mai prochains :

Le 6 mai 2013 : « Le Grand Lyon face au défi de la transition énergétique »

L’atelier-débat se déroulera à l’ Institut Lumière – 25 rue du 1er film, 69 008 Lyon – de 14h à 18h30, avec :

  • 14h – 14h30 : Plénière d’ouverture
  • 14h30-16h : Table ronde « Rénovation énergétique : les clés du financement innovant »
    Quels sont les enjeux du financement de la rénovation énergétique ? Quels sont les différents business modèles européens qui ont fait leurs preuves ? Quelles sont les possibilités d’adaptation de ces modèles en France ? Quels sont les rôles de chaque acteur : banques, collectivités, énergéticiens, filière bâtiment, bailleurs sociaux, copropriétés…
  • 16h30-18h : Table ronde « Le Grand Lyon, vers une ville sobre et efficace pour 2050″
    Interrogation sur le « modèle lyonnais » dans sa vision globale (démarches Plan Energie Climat et Ville Intelligente). Quelle transition souhaitons-nous ? Quels rôles jouent les expérimentations dans cette transition ? Quels rôles pour les smart grids ? En quoi ces expérimentations vont-elles permettre de répondre aux problématiques énergétiques ? Quels impacts auront-elles dans la construction d’une nouvelle vision du territoire ?
  • 18 h – 18h30 : Discours de clôture

Inscriptions par mail auprès de Natacha Hirth : nhirth@gmail.com

Le 14 mai 1013 : « Les smart grids au service de la transition énergétique »

L’atelier-débat co-organisé avec l’ALE et erdf aura lieu au Palais de la mutualité – 1 Place Antonin Jutard, 69003 Lyon – de 14h à 18h, avec :

  • 14h -14h20 : Propos introductifs
  • 14h20 – 15h50 : Table ronde « Comment les smart grids contribuent à la transition énergétique ? Focus sur le Grand Lyon »
    • Projet Greenlys
    • Projet Lyon Smart Community
    • Projet Smart Electric Lyon
    • Quel business model pour ces projets ?
  • 16h20 – 17h40 : Table ronde « Comment les smart grids interrogent la société ? »
    17h50 – 18h – Conclusion

Inscriptions en ligne sur le site de l’ALE

Pour aller plus loin

>> Projets et expérimentations smart city dans le Grand Lyon sur le site éco du Grand Lyon

>> Répondre aux enjeux territoriaux du défi énergétique sur grandlyon.com

 

Transition énergétique on-line

Engageons la France dans la transition énergétique ! Un optimisme affiché pour le nouveau site gouvernemental, mis en ligne ce lundi 4 février 2013, pour accompagner le débat national sur la transition énergétique jusqu’en juillet 2013.

Transition énergétique en ligne de mire : pour engager pleinement le pays dans cette optique décarbonée, le débat national se propose de faire émerger un projet de société autour de nouveaux modes de vie sobres et efficaces en énergie. Le débat ouvert et citoyen – programmé selon un calendrier précis – se déroule dans toute la France jusqu’en juillet 2013. Pour participer, n’hésitez pas à  guetter les évènements prévus en Rhône-Alpes (en cours d’élaboration) ou proposez vos idées grâce au formulaire en ligne destiné à l’équipe nationale du débat.

Outre la cartographie régionale des conférences, débats et autres rencontres citoyennes organisées dans le cadre du débat national, le site permet notamment de soumettre à labellisation l’organisation d’événements locaux liés à l’énergie.
Pas d’espace de discussion public ou d’échange mais la possibilité de poster autant de propositions qui seront portées à la connaissance du Conseil National, en charge de la restitution du débat.

Sur cette base, des recommandations doivent être formulées pour aboutir un projet de loi de programmation à l’automne 2013.