Héros ordinaires – A la rencontre de Zina

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Dans le cadre du projet Héros ordinaires, nous avons eu pour mission de partir à la recherche de personnes ayant participé au projet « Mediaterre », mené par les précédentes équipes, pour voir, un an ou deux après, le souvenir que cette sensibilisation a laissé auprès des habitants.

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Le projet « Mediaterre » mobilise une équipe de volontaires d’Unis-Cité dans un quartier pour sensibiliser les familles aux enjeux de l’éco-citoyenneté avec un suivi individuel : éco-gestes dans le logement, atelier de fabrication de produits ménagers, etc. Depuis 2012, plusieurs initiatives « Mediaterre » ont eu lieu : deux éditions successives à Vaulx-en-velin (les Noirettes) et à St Priest – Garibaldi, un médiaterre à St Priest (Bellevue et Bel air) et Vaulx-en-Velin (Thibaude).  Nous sommes partis à la recherche des habitants ayant participé à la toute première édition.

Comment les retrouver ?

Par l’intermédiaire des bailleurs sociaux partenaires du projet qui nous ont fourni la liste des familles suivies par les « Médiaterre », nous sommes allés dans un premier temps dans les quartiers pour rencontrer les gardiens d’immeuble et avertir les habitants de notre présence.

Dans un deuxième temps, nous avons téléphoné aux familles pour obtenir une interview.

Parmi les 15 familles contactées, nous avons choisi de vous présenter Zina.

Zina

Zina, infirmière et maman d’une petite fille de 4 ans, vit dans le quartier des Noirettes depuis environ 5 ans et a participé au projet « Médiaterre » en 2013 et 2014.

Elle garde un bon souvenir des volontaires d’Unis-Cité qui ont su l’accompagner dans sa démarche pour acquérir les bons éco gestes du quotidien. Elle a vivement salué l’une des équipes « Médiaterre » qui a su attirer l’attention des habitants en organisant des temps d’animation collective dans le quartier, ce qui a permis de créer du lien social entre les résidents.

Les jeunes volontaires lui ont également donné des informations plus générales concernant l’écologie telles que la provenance de l’eau de Vaulx-en-Velin ou encore l’acheminement des déchets lors du tri. Selon elle, le fait que les volontaires soient formés et motivés était essentiel pour le bon déroulement du suivi.

Des gestes qui se transmettent

Un an après son suivi, Zina exerce toujours ces gestes du quotidien tels que le tri des déchets ou les économies d’eau.

Mais elle n’a pas été la seule à avoir été sensibilisée « aux bons gestes » ! Motivée pour changer ses habitudes, elle à également transmis ce qu’elle a elle-même appris à sa petite fille de 4 ans. Elle lui explique comment faire attention à l’eau, à la lumière et au tri car d’après elle “il est important de sensibiliser dès le plus jeune âge”.

 

Pour en savoir plus :

Le site des Mediaterre

 

C’était le dernier article des volontaires d’Unis-Cité, bon vent et bonne continuation à Margaux, Laurine, Quentin, Louis et César!

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique – extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

Les Clochettes font peau neuve !

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Nous nous rendons à Saint-Fons pour visiter la copropriété des Clochettes en compagnie de M. Jobard, propriétaire, et de M. Monteil, chef de projet pour le PACT ARIM du Rhône.                  

Les Clochettes en travaux 

Nous nous installons dans le jardin situé au cœur de la copropriété, où de nombreux habitants de tout âge et de toute origine se rencontrent. La copropriété des Clochettes accueille près de 1 000 habitants, soit environ un quart de la population du plateau des Clochettes !

Construite au début des années 1960, la résidence se compose de 272 logements répartis en quatre bâtiments. Même si ces immeubles ont fait l’objet de travaux régulièrement, la copropriété a aujourd’hui décidé de s’engager dans une rénovation plus complète. Retour sur une réhabilitation ambitieuse.

Une copropriété engagée

A la demande de la copropriété qui rencontrait quelques difficultés, un plan de sauvegarde a été signé en 2010 par l’État, l’Agence Nationale de l’Habitat, le Grand Lyon, la Ville de Saint-Fons, le Conseil Général et Procivis. L’engagement du conseil syndical, des copropriétaires et des partenaires a permis d’élaborer étape par étape un projet de réhabilitation complet, avec l’accompagnement du PACT ARIM. L’objectif : revaloriser les immeubles en luttant contre la précarité énergétique tout en travaillant sur l’amélioration de son fonctionnement.

En 2012, la possibilité de mobiliser de nouvelles aides grâce au Plan Climat du Grand Lyon et à la Région Rhône-Alpes a permis à la copropriété de se fixer comme nouvel objectif l’atteinte du niveau de performance énergétique « BBC rénovation ». Avec une diminution de moitié des consommations de chauffage, les ménages feront des économies importantes et le confort des logements sera amélioré, en hiver comme en été.

Une réhabilitation complète

L’absence d’isolation dans les constructions des années 1960 fait qu’il est nécessaire aujourd’hui de faire de gros travaux pour atteindre le niveau « BBC rénovation ». Le programme de travaux, voté en 2012 en assemblée générale des copropriétaires, a dû être ajusté en 2013 suite à la découverte d’amiante dans certains matériaux (façades, toiture, fenêtres). Les travaux ont commencé en juillet 2014 et se termineront en décembre 2016.

Ancienne façade

L’ancienne façade

Le premier volet des rénovations vise à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, avec :

  • L’isolation thermique par l’extérieur des façades, terrasses et caves
  • Le changement des fenêtres (non obligatoire pour les propriétaires les ayant remplacées peu auparavant)
  • La pose de volets-roulants
  • L’installation d’une ventilation naturelle assistée 
Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Le deuxième volet a pour but de sécuriser les immeubles avec notamment :

  • L’amélioration de la sécurité incendie
  • Le remplacement de l’éclairage des caves
  • La reprise de l’électricité des parties communes

Enfin, d’autres travaux sont réalisés pour compléter la rénovation :

  • Installation de bouquets de paraboles sur le toit de chaque immeuble
  • Désamiantage

Ces travaux ont permis de réaliser une économie de 634 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 72 tours du monde en avion ou encore de plus de 2,6 millions de kilomètres en voiture !

Les travaux continuent !

Les travaux continuent !

Quel montage financier ?

Coût total de la réhabilitation : 6,7 millions d’euros soit en moyenne 24 600 € / logement.

A titre exceptionnel, les partenaires ont contribué au financement des travaux à hauteur de 70% du montant de l’opération, en octroyant des aides collectives et des aides individuelles selon les niveaux de ressources des propriétaires. Les restes à charge, compris entre 500 et 13 000 € par logement, sont relativement faibles comparés à l’ampleur du projet. En outre, certains propriétaires ont accès à des dispositifs d’avance de trésorerie et de prêt à taux zéro proposés par Procivis.

Rendez-vous début 2017 pour voir le résultat !

La boulangerie Saint-Vincent met la main à la pâte pour réaliser des économies d’énergie

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

La Boulangerie Saint-Vincent

Idéalement située sur les quais, face à la passerelle Saint-Vincent et au dos de la fresque des lyonnais, la boulangerie Saint-Vincent s’est lancée parmi les premiers dans le dispositif Lyon Eco Énergie.

Denis Roisil, ancien cuisinier et pâtissier, a repris la boulangerie Saint-Vincent en novembre 2011. Passionné par son métier, il a développé cette boulangerie bio où tout est fait maison. « On peut faire énormément de choses différentes avec très peu de matières premières ! ». Nous nous installons dans l’arrière-boutique où une grande fenêtre permet aux passants d’apercevoir la fabrication de ses produits.

Lyon Eco Énergie vous aide à anticiper la hausse des prix

En lisant un article sur les économies d’énergie dans le mensuel de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Denis Roisil a pris connaissance du dispositif Lyon Eco Énergie. Avec la suppression des tarifs jaune et vert de l’électricité fin 2015, il prévoit une « explosion » des prix de l’électricité dans les années à venir. Pour évaluer les économies à réaliser en prévision de cette hausse, il a décidé de réaliser un diagnostic des consommations énergétiques de la boulangerie. Lyon Eco Énergie est donc arrivé au bon moment pour lui proposer un bilan indépendant, chiffré et gratuit de ses consommations d’énergie.

Des bouleversements climatiques aux bouleversements économiques

L’énergie occupe une place bien plus importante dans son métier que ce que l’on pourrait soupçonner. Aujourd’hui, la boulangerie dispose d’un four électrique et de chambres de fermentation pour la pâte, qui font de l’électricité un poste de dépenses prédominant, devant les matières premières. Le boulanger doit donc être très précis dans ses consommations d’énergie et essayer de les réduire au maximum, sinon le surcoût sera répercuté directement sur le prix de vente. Une mauvaise gestion des consommations d’énergie impacte directement la trésorerie : les bouleversements climatiques entraînent des bouleversements économiques. Il faut donc adapter ses méthodes de travail en conséquence.Denis Roisil dans sa boulangerie

Du pain sur la planche

La visite du conseiller Lyon Eco Énergie Julien Gornet, de la Chambre de Métiers et d’Artisanat, a permis de mettre en évidence les postes où la boulangerie pourra réaliser de véritables économies d’énergie.

Premier consommateur d’électricité : le four. Denis Roisil a acheté ce four électrique en 2012 suite à une panne de l’ancien : l’achat s’est fait en urgence et le boulanger n’a eu le temps ni de réaliser des devis ni de choisir le four le mieux adapté à sa manière de travailler. En optant aujourd’hui pour un four à granulés de bois, il pourrait économiser 1 000€ par mois, un gain considérable. Ce projet est actuellement à l’étude.

Denis Roisil réfléchit aussi à améliorer l’entretien de ses groupes frigorifiques, véritables « boîtes à farine ». Placer ces groupes dans une pièce bien ventilée permet en général d’augmenter leur durée de vie de 4 à 5 ans.

Enfin, seront installés rapidement des détecteurs de mouvement pour le contrôle des lumières, mesure simple et efficace.

Le boulanger ne souhaite pour l’instant pas modifier son contrat électrique. Il refera cependant faire un diagnostic à la fin de l’année après la suppression des tarifs jaune et vert pour s’adapter aux nouveaux prix de l’électricité, aux nouvelles offres et peut-être au changement de son four.

Tout le monde s’engage

Les huit employés de la boulangerie s’investissent déjà pleinement dans la production de pain bio. Sensibilisés aux questions environnementales, ils sont réceptifs à la démarche Lyon Eco Énergie et toute la boulangerie se mobilise pour réaliser des économies d’énergie.

A vous de jouer !

Denis Roisil conseille ce dispositif « à tout le monde ! A tous ceux qui sont en recherche d’éléments pointus sur leurs dépenses ».

Souhaitons que les entreprises seront nombreuses à suivre ce conseil !

 

Pour en savoir plus :

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie.

Contact des conseillers :

– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr

Article en lien : Lyon Eco Énergie

Pour mieux connaître la boulangerie : http://boulangerie-saint-vincent.fr/

TSV s’engage pour réaliser des économies d’énergie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44] 

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

TSV

TSV, entreprise de réparation et de maintenance des transformateurs électriques, fait partie des pionnières du dispositif Lyon Eco Energie. Rencontre avec Christophe Berne, directeur Qualité Santé Sécurité Environnement.

Réduire son empreinte écologique

La réduction de l’empreinte écologique est inscrite depuis longtemps dans les objectifs de l’entreprise. Lorsque la CCI a proposé à TSV de s’engager dans Lyon Eco Energie, l’entreprise n’a pas hésité. Même si elle était consciente d’être parmi les premières à suivre ce dispositif.

Pour Christophe Berne, cette proposition est arrivée au bon moment et a permis de donner de vraies pistes pour savoir par où commencer pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise. Le dispositif, gratuit, permet en effet de structurer cette réflexion et d’avoir un diagnostic tangible sur lequel s’appuyer.

 La visite énergie

Ayant déjà conscience de la plupart des sources de pertes d’énergie, Christophe Berne n’a pas été vraiment surpris par les résultats de la  visite. Mais le rendu de cette étude, à savoir un diagnostic global chiffré, a permis de prioriser les actions au regard de l’aspect financier et de faire connaître certains outils pouvant appuyer cette démarche de réduction des dépenses énergétiques, tels que les Certificats d’Économie d’Énergie. L’intervention du conseiller énergie affilié à la CCI, Thibault Costantino, a conforté les réflexions menées en interne insistant sur la nécessité de faire des économies d’énergie par quelqu’un d’extérieur ayant une légitimité technique.

Cap sur les travaux !

Priorité aux réseaux d’air comprimé, très gourmands en énergie. La première étape, cartographier ces réseaux, est déjà lancée. Viendra ensuite la recherche de fuites et une réflexion sur une meilleure distribution de l’air comprimé.

Priorité aussi au chauffage. Pour l’instant, les bureaux sont chauffés en majorité par des « grille-pains », ces petits radiateurs électriques énergivores peu performants. Objectif : réduire l’utilisation de ces radiateurs et se servir davantage des climatiseurs réversibles déjà en place.

D’autres projets, tel que le remplacement de l’éclairage existant par des LED, seront entrepris de façon progressive.

Enfin, TSV n’envisage pas de passer par des campagnes d’information officielles pour sensibiliser son personnel à la réduction des dépenses d’énergie mais compte plutôt sur des discussions informelles. « C’est l’avantage d’être une PME indépendante ! », souligne Christophe Berne. Si le changement de comportements prendra du temps, les salariés sont cependant réceptifs à la démarche d’économies d’énergie, surtout aux actions simples.

Pour TSV, priorité aux travaux. Espérons que les TPE / PME du territoire seront nombreuses à suivre ce chemin !

 

Pour en savoir plus

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

Maviflex, en avant pour Lyon Eco Energie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie a commencé ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

Maviflex

La société Maviflex, installée à Décines, est une des premières entreprises qui bénéficie de l’accompagnement « Lyon Eco Energie »

Maviflex, fabricant de portes souples industrielles, a rejoint le dispositif Lyon Eco Énergie en octobre 2014. Rencontre énerg(ét)ique avec Laurent Melia, coordinateur sécurité, qualité et environnement, et porteur du projet en interne.

 

Top départ

 Maviflex a connu le dispositif par l’intermédiaire de la CCI. Ayant fait la démarche de certification ISO 14001, l’entreprise a vu dans ces 4 jours de conseil approfondi un moyen d’aller plus loin dans sa démarche d’économies d’énergie.

Envisager des aménagements pour réduire les dépenses énergétiques est une chose, mais passer à l’acte est plus difficile. Lyon Eco Énergie a joué le rôle de déclencheur en proposant au bon moment un accompagnement et un diagnostic gratuits.

 Première étape : la visite énergie

Première étape : une visite énergie effectuée par le conseiller affilié à la CCI, Thibault Costantino. Cette visite a permis de produire un diagnostic global de l’état énergétique de l’entreprise et de pointer du doigt les points à améliorer. Si les résultats n’ont pas vraiment surpris Laurent Melia, qui avait conscience depuis longtemps de certains problèmes, ils ont néanmoins servi à quantifier les pertes d’énergies et à proposer des outils concrets pour y remédier.

 En piste !

Étape suivante : prendre des mesures pour réaliser les économies d’énergie espérées.

Maviflex étudie plusieurs pistes pour réduire ses dépenses énergétiques :

            – Une temporisation de l’utilisation de la VMC des sanitaires pour éviter les pertes de chauffage la nuit et pendant les week-ends ;

            – Le remplacement des éclairages par des LED et l’installation de détecteurs de mouvements dans les sanitaires et couloirs…

Un investissement plus lourd mais aussi plus ambitieux : renforcer l’étanchéité de la toiture. Le diagnostic a permis de quantifier un retour sur investissement assez intéressant (travaux amortis en seulement 8 ans !).

Des opérations de sensibilisation à destination des salariés pourront être mises en place, avec notamment des campagnes d’incitation à l’extinction des lumières ou encore des ordinateurs en fin de journée.

Enfin, l’accompagnement a fourni une aide non négligeable sur l’étude des contrats de fourniture d’électricité. Maviflex suit de près ses consommations quotidiennes d’électricité et va peut-être envisager une baisse des puissances souscrites ou une refonte de son contrat d’électricité.

Les projets sont à l’étude et seront réalisés petit à petit. Pour effectuer ces changements, l’entreprise compte sur ses fonds propres mais aussi sur les aides de la Région et de l’Union Européenne.

 On partage ?

Début d’essaimage : à travers son réseau, Laurent Melia conseille ce dispositif à d’autres PME. De plus, cette démarche exemplaire sera aussi mise en avant dans l’argumentaire de vente de l’entreprise. Maviflex produisant des portes rapides pour l’isolation thermique des bâtiments (facture de chauffage divisée par 4 en moyenne), il est logique que l’entreprise soit sensible à ses propres économies d’énergie !

 

Pour en savoir plus

 A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

 

Faites le plein d’énergie positive !

Le défi qui permet d'envoyer ballader 12% de ses consommations d'énergie

Le défi qui permet d’envoyer ballader 12% de ses consommations d’énergie

 

Augmentations du prix du gaz de 4% depuis le 1er octobre et de près de 2% annoncés pour l’électricité, ça tombe bien : les inscriptions au défi familles à énergie positive sont ouvertes !

L’automne a certes été indien, mais l’hiver se rapproche tout de même, et les frais de chauffage aussi… Pour y faire face, l’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise anime la saison 5 du défi « familles à énergie positive ». C’est un défi qui se joue toujours en équipes d’une dizaine de familles. Le but est de réduire sa facture d’énergie de 8% entre le 1er décembre et le 30 avril. Difficile ? La moyenne atteinte par les familles sur les 4 dernières éditions est de 12%. C’est gratuit, simple, convivial, festif et économique !

Gratuit car il suffit d’une simple inscription sur le site internet du défi pour participer.

Simple parce que les participants sont accompagnés avec des outils mis à disposition : guide des 100 éco-gestes, outil de suivi en ligne, mallette de mesure, formation d’un « capitaine » pour chaque équipe… Chacun choisit les éco-gestes qu’il est prêt à faire en fonction de son logement et de ses habitudes. « Personne n’a fait de gros investissements. Ce sont simplement des astuces auxquelles on ne pense pas forcément. » Mireille B., ancienne participante à Villeurbanne

Convivial car le défi est réalisé en équipe, avec des moments d’échanges et de partage des bonnes idées pour être les plus efficaces. « L’aventure est sympathique, car sous couvert d’économies d’énergie, on fait des rencontres, on développe de nouveaux réseaux » Mireille P., ancienne participante à Bron

Festif car le défi est rythmé par des événements avec des animations, des jeux et des cadeaux pour les équipes gagnantes.

Économique, pour preuve les 16 000 participants des précédentes éditions ont en moyenne économisé 200 € sur leur facture d’énergie.

Alors, prêt à relever le défi ?

Pour participer et rejoindre une équipe, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 novembre sur le site rhone.familles-a-energie-positive.fr

Le Défi familles à énergie positive est soutenu financièrement par l’ADEME, le Conseil Régional Rhône-Alpes, le Grand Lyon et les partenaires et collectivités participantes.

Pour plus d’informations, n’hésitez-pas à contacter l’Espace INFO->ÉNERGIE du Rhône au 04 37 48 25 90 – contact@infoenergie69.org

Contact presse : Chloé Spitz – 04 37 48 22 42 – faep@ale-lyon.org

 

 

Lyon EcoEnergie, soutenir la compétitivité des petites entreprises

>> Mesure visée par l’action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

Adossé au Plan Climat Énergie Territorial, le programme Lyon Eco Énergie est une nouvelle offre de service à destination des TPE/PME du territoire.  L’enjeu ? Améliorer leurs performances énergétiques au profit d’une meilleure compétitivité.

logo Lyon écoénergie

Le Grand Lyon s’est développé autour d’un lourd héritage industriel et compte aujourd’hui de nombreuses entreprises gourmandes en process et émettrices en carbone. Premiers secteurs concernés : la métallurgie, la chimie, l’agroalimentaire et la plasturgie.

Lyon EcoEnergie, un dispositif multi partenarial

Le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la CCI et la CMA ont donc réfléchi à une action de soutien aux entreprises de ces secteurs prioritaires pour les accompagner dans la diminution de leur facture énergétique. Résultat : 1800 TPE / PME sont ciblées par le programme Lyon EcoEnergie – soit un potentiel de 134 KT Co2 !
A la croisée des préoccupations économiques et énergétiques, le programme apporte une solution concrète, en phase avec les besoins des industriels et la gouvernance économique du territoire. Sa mise en œuvre est assurée par le Grand Lyon, la CCI et la CMA qui font le pari d’une approche incitative.

Alors que le Grand Lyon mobilise des ressources en interne, la CCI de Lyon et la CMA ont respectivement créé un poste de conseiller énergétique pour assurer l’accompagnement sur le terrain des entrepreneurs. Concrètement, Julien Gornet pour la CMA et Thibault Costantino pour la CCI – tous deux issus d’un bureau d’étude spécialisé dans la thermique du bâtiment –  se rapprochent des entreprises ciblées au cours d’une visite énergie. « Il s’agit d’un premier rendez-vous, gratuit et sans engagements » précise Julien Gornet.

Lyon EcoEnergie, un accompagnement personnalisé

Une fois passé la prise de conscience essentielle, les deux spécialistes accompagnent les dirigeants dans la définition d’actions d’économies d’énergie. « Dans une approche systémique de réduction des coûts énergétiques, nous interrogeons tout à la fois les process, le bâti et l’organisation » explique Thibault Costantino. Toutes les installations des sites industriels sont passées en revue : machines, éclairage, chauffage, ventilation, isolation etc. A l’issue de l’entrevue, une analyse globale leur est restituée sous forme d’un pré-diagnostic des gains réalisables. Les actions sont priorisées selon un rapport efficacité/coût, « cela va de la recommandation d’un contrat électricité mieux adapté à l’installation d’un système d’air comprimé « . Les industriels disposent alors de toute l’information nécessaire à la prise de décision.

Dans une seconde phase, les conseillers peuvent accompagner les entreprises dans la rédaction de cahiers des charges techniques ou les aider au montage des dossiers de financement (Ademe, CEE). En parallèle, les conseillers assurent la formation d’un référent énergie pour chaque entreprise visitée.

Lyon EcoEnergie, des actions valorisables sur le marché des CEE

« Nous mettons en avant la maîtrise des coûts de production, gage de compétitivité pour les entreprises » précisent les conseillers. Cerise sur le gâteau : les économies réalisées sont valorisables en certificats d’économies d’énergie ! « Les TPE/PME n’ont pas directement accès au marché des Certificats d’économie d’énergie, précise-t-on côté Grand Lyon. Rassemblées par notre intermédiaire, les actions engagées par les TPE/PME peuvent être valorisées en monnaie sonnante et trébuchante. »

Officiellement lancé cet été, le programme Lyon Eco Énergie affiche un premier objectif de 250 visites énergie en 3 ans.

Rénovation énergétique, de nouvelles subventions pour sauter le pas

Pour encourager les ménages à la rénovation énergétique de leur habitat, le gouvernement développe de nouvelles aides. Ce sont désormais 46 % des français qui pourront obtenir une subvention publique pour leurs travaux d’éco-rénovation. Pour accompagner les (co)propriétaires et locataires dans leurs démarches et connaître les modalités de financement, un guichet unique a été mis en place.

>> Mesure visée par l’action 4.4 et 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Conseiller énergie ALE

Un conseiller énergie en plein travail dans les locaux de l’ALE.
© Rose-Marie Loisy – idelibile / ADEME

Changer la chaudière, poser des fenêtres à double vitrage, isoler les murs et la toiture de votre logement, miser sur les énergies renouvelables pour la production eau chaude sanitaire, etc. : nombreux sont les travaux susceptibles de diminuer vos consommations d’énergie – et, par là même de mettre le holà aux factures trop salées.

Deux nouvelles primes à l’éco-rénovation

Les opérations de cette nature chiffrent vite et pour espérer faire des économies à terme, il faut être en capacité d’en supporter l’investissement initial. Pour soutenir l’éco-rénovation et encourager les ménages à mettre la main au porte-monnaie, le gouvernement et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) revoient leur dispositif de financement à la hausse.

Deux primes exceptionnelles de 1350 et 3000 euros font ainsi leur entrée :

  • une prime de 1350 euros pour les ménages aux revenus moyens et
  • une prime de 3000 euros pour les ménages les plus modestes.

Résultat ? 46 % des ménages français peuvent désormais compter sur les aides publiques. Pour les autres, le crédit d’impôt développement durable (CIDD) et le prêt à taux zero (PTZ) demeurent des solutions encourageantes.

Un service public de la rénovation énergétique

Pour soutenir la mise en place de ces nouvelles mesures inscrites au dispositif « J’éco-rénove, j’économise», le réseau Rénovation info services se développe partout en France autour des structures locales de l’énergie.

Porte d’entrée pour le territoire du Grand Lyon l’ALE assure le conseil technique et l’accompagnement de projets, elle renseigne sur les moyens de financement ainsi que sur les nouvelles aides disponibles, dont les dossiers éligibles sont montés par l’Anah.

En améliorant la performance énergétique de votre bien, vous augmentez sa valeur et votre confort tout en diminuant votre facture énergétique.

En améliorant la performance énergétique de votre bien, vous augmentez sa valeur et votre confort tout en diminuant votre facture énergétique.

« Nos conseillers répondent gratuitement à toutes les questions techniques et financières sur l’habitat, les économies d’énergie, les énergies renouvelables et l’éco-consommation » explique Stéphane Rouvier, chargé de communication côté ALE.

« On espère que le nouveau dispositif engendrera une augmentation de la demande d’éco-rénovation, notamment dans les copropriétés ». L’ALE a développé dans ce sens un outil de diagnostic en ligne : renocopro, qui propose un parcours chronologique en 4 étapes.

Pour aller plus loin

  • Point info-énergie ALE : permanence téléphonique du mardi au vendredi 04 37 48 22 42, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30
  • Plus d’infos sur le site gouvernemental 

Économies d’énergie, les gardiens communaux de Saint-Fons se forment pour agir

Quels gestes adopter dans les bâtiments municipaux pour baisser les consommations d’énergie ? Telle était la question posée aux gardiens des structures communales de Saint-Fons dans le cadre d’une formation dispensée cet automne par l’Agence Locale de l’Energie (ALE). L’objectif ? Renforcer la capacité des gardiens à adopter des gestes simples et par là même, transmettre l’éco-attitude aux usagers.

>> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Double-vitrage, isolation, réfection des toits… pour réussir à réduire sa facture énergétiques, les travaux ne font pas tout ! Les comportements vertueux recèlent des marges de progression réelles. Eclairage, bureautique, chauffage, climatisation – excluant l’éclairage à la bougie ou la bouillotte pour seule source de chaleur hivernale – des actions de mobilisation suivies de mesures ont démontré que des baisses de 10 % à 20% sont – raisonnablement – atteignables.

Occupation des bâtiments, objectif de réduction 15%

Approuvé en décembre 2012, le Plan Climat de la Ville de Saint-Fons intègre un volet interne, orienté sur les services municipaux. « La formation des agents est inscrite à l’engagement « Généraliser les modes d’occupation et de gestion favorisant une baisse des consommations d’énergie dans les bâtiments communaux » avec un objectif de réduction de 15% d’ici 2020, » explique David Leyval, DGA du pôle développement territorial à la Ville de Saint-Fons.

Dans ce scénario là, les gardiens des bâtiments communaux – établissements scolaires et sportifs pour la plupart – occupent le haut de l’affiche. Acteur clé à double titre, le gardien communal, par ses gestes, a une incidence directe sur la consommation de son bâtiment. Dans le même temps, le gardien présent sur site, au contact quotidien de ses occupants, devient le relais privilégié de l’éco-attitude.

Formation ALE, décryptage énergétique pour action

La  première session de formation, qui a réuni 8 gardiens en octobre dernier, alternait séances théoriques et ateliers pratiques. Bons élèves, les gardiens ont ainsi planché sur l’identification des sources de déperditions énergétiques de leurs bâtiments : « des exercices concrets, particulièrement bien adaptés à nos métiers » estiment-ils.

Au cours d’une seconde séance, les gardiens se sont interrogés sur ces gestes simples, susceptibles de réduire les consommations énergétiques. « Au final, nous avons retenu 10 éco-actions faciles à mettre en œuvre dans le cadre de nos missions quotidiennes. » Par exemple ? Mettre au ralenti ou en arrêt les équipements pendant les vacances scolaires, couper les veilles et appareils non-utilisés, ouvrir et éclairer uniquement les locaux utilisés ou encore nettoyer les bouches de ventilation, détartrer les pommeaux de douches et les chasses d’eau.

Dans le même temps, le groupe a travaillé sur la déclinaison de 10 éco-gestes à l’intention des usagers, parmi lesquels fermer les portes et fenêtres après utilisation des lieux, couper le chauffage à la sortie ou éteindre les ordinateurs plutôt que d’opter pour la veille prolongée. Une lettre de mission, à la signature du maire, viendra officialiser les gardiens dans leur rôle de « référent DD sur site« .

Pour suivre les évolutions de consommation, les gardiens ont opté pour la mise en place d’un tableau de bord par site.

« Outre le travail plus théorique encadré par l’ALE, la visite de l’école HQE Jean Guéhenno de Saint-Fons, commentée par le gardien et préparée en amont avec l’ALE et les services techniques municipaux, a été très profitable, » souligne David Leyval, estimant par ailleurs que  » les objectifs les plus opérationnels au regard du plan climat sont atteints. »