La 3e Conférence Energie Climat mobilise les partenaires

Salle comble pour la 3e Conférence Énergie Climat qui s’est tenue le 28 octobre dernier à l’Hôtel de Communauté. L’objectif ? Dresser le bilan des actions engagées, deux ans la signature du Plan Climat Énergie Territoriale (PCET) et réaffirmer la volonté de maintenir une dynamique collective sur le sujet.

>> Mesure visée par l’action 2.2 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 58]

Salle comble pour la 3e Conférence Energie Climat du 28 octobre 2013. © J.Léone

Un auditoire dense et attentif pour la 3e Conférence Énergie Climat du 28 octobre 2013. © J.Léone

Rappelez-vous : les dernières CEC –  qui se sont respectivement tenues en mai 2010 et novembre 2011 – avaient abouti à l’élaboration partenariale des 26 actions cadres du Plan Climat et l’engagement de tous les partenaires à les mettre en oeuvre dans leurs domaines de compétence (transport, énergie, habitat).

Émissions de Co2, deux ans d’actions récompensées

Deux ans après la signature du PCET, il était temps de dresser un premier bilan et de réaffirmer la volonté de maintenir une dynamique collective sur le sujet ! Nous accueillons donc 18 nouveaux signataires en 2013,  portant à 73 le nombre officiel de partenaires mobilisés à l’échelle du territoire.

En matière d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), les actions directement liées au Plan Climat ont permis d’économiser -100 000 tonnes de CO2/an en 2 ans. Les actions les plus impactantes ont été :

  • la mise en place de chaufferies biomasse sur les réseaux de chaleur, avec 70MW de puissance installés aujourd’hui pour un objectif de 160MW en 2020 (-53 000 tonnes de CO2/an)
  • la mise en oeuvre du Plan Mode doux : nous avons atteint l’objectif initial de 520km de pistes cyclables fin 2013 et la part modale du vélo en ville a doublé depuis 2006 (-26 000 tonnes de CO2/an)
  • le succès du covoiturage : une récente enquête auprès de 1000 grand lyonnais a montré que 24 000 à 42 000 personnes covoiturent régulièrement, alors que l’objectif du Plan Climat est de 50 000 en 2020 (-13 000 tonnes de CO2/an)
  • la montée en puissance des rénovations au niveau BBC dans le parc social, avec déjà 2000 logements dont la rénovation sera terminée en 2014 (-2 000 tonnes de CO2/an)
Evolution entre 2000 et 2010 des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire du Grand Lyon. Source : Air Rhône-Alpes et OREGES, 2013.

Evolution entre 2000 et 2010 des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire du Grand Lyon. Source : Air Rhône-Alpes et OREGES, 2013.

 

GES, la tendance est à la baisse

Cette réduction, qui correspond à –1% à -2% des émissions du territoire, s’inscrit dans une tendance de baisse généralisée sur l’agglomération. En effet, le baromètre développé par Air Rhône-Alpes et publié sur le site de l’OREGES (Observatoire Régional des Gaz à Effet de Serre)  montre qu’en 10 ans, les émissions de GES du territoire ont baissé de -10% (période 2000-2010).

 

 

Quand on regarde un peu plus en détails, on s’aperçoit que chaque secteur ne s’est pas comporté de la même manière pendant ces 10 années.

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur des Transports sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur des Transports sur le Grand Lyon

Volet Transport

Ainsi, le transport (qui représente toujours près de 30% des émissions du territoire), a vu ses émissions de GES décroître fortement, principalement en lien avec les évolutions réglementaires imposées aux constructeurs (normes sur les émissions des voitures). En effet, sur cette période la mobilité des Grands Lyonnais n’a pas diminué : si le trafic a diminué dans le centre-ville, il est en hausse en périphérie (voir la publication de l’Observatoire des déplacements de l’agence d’Urbanisme sur le trafic routier). 

2 actions des partenaires ont été présentées à la Conférence Energie Climat sur le volet « Transport », des services d’auto-partage 100% électriques :

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l'Industrie sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l’Industrie sur le Grand Lyon

Volet Industrie

Du côté de l’Industrie (à peu près 1/3 des émissions), la baisse est largement visible et – surprise ? – pas uniquement liée à la conjoncture économique : on peut penser que la pression accrue du coût de l’énergie et d’autres contraintes (réglementation, quotas carbone) ont poussé le secteur industriel à s’intéresser de près à la question de l’efficacité énergétique.

« Une partie des réponses au défi climatique réside dans l’innovation » ont rappelé les partenaires à cette occasion. De nombreuses initiatives privées fleurissent sur le territoire pour faire du Grand Lyon un terrain d’expérimentations grandeur nature de la transition énergétique.

 

Volet Énergie
Comme nous l’avons évoqué plus tôt, le déploiement du bois-énergie sur les réseaux de chaleur porte la puissance des installations en place à 70MW en 2013 ! En parallèle, les expérimentations de nouvelles formes de consommation énergétiques se multiplient – plaçant l’usager au cœur du dispositif.

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l'Habitat et du tertiaire sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l’Habitat et du tertiaire sur le Grand Lyon

Volet Habitat

Enfin, dans le secteur de l’habitat et du tertiaire, on observe une certaine stabilité des émissions de GES. De fait, en 10 ans, nous avons construit davantage de logements, mais qui consommaient moins d’énergie, ce qui peut expliquer cette stabilité. Comment infléchir la courbe? On voit bien que la production de logements et de bureaux neufs performants ne suffira pas, l’effort est à porter sur la rénovation…
Le Grand Lyon a justement voté un budget de 10 millions d’euros pour un plan de rénovation du parc privé et public existant portant sur 3200 logements . 275 logements de la Cité Perrache – qualifiés de « véritables passoires énergétiques » – vont notamment bénéficier d’une réhabilitation en règle pour l’atteinte du niveau BBC Rénovation.

 

18 nouveaux partenaires ont paraphé le précieux document à l'issue de la Conférence Enrgie Climat. © J. Léone

18 nouveaux partenaires ont paraphé le précieux document à l’issue de la Conférence Énergie Climat. © J. Léone

Il est enfin difficile de chiffrer quelle est la part de chaque facteur – notamment les changements de comportements dont on sait qu’ils ont une influence très forte… En témoigne le défi Famille à Énergie positive permettant la diminution de 12 à 17% des consommations énergétiques par la simple adoption d’écogestes, faciles à mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

Prochaine étape ? L’élaboration du volet « Adaptation ». Il s’agit de s’interroger ici sur les changements climatiques et leur influence induite sur nos modes de faire, de vivre.  Dès 2014, l’équipe du Plan Climat repartira en campagne pour mobiliser les acteurs concernés et initier une nouvelle démarche partenariale.
Pour aller plus loin

Hiver 2013 : Vaulx-en-Velin se chauffe au bois

Le bois est devenu, à 65%, le premier combustible de la chaufferie centrale de Vaulx-en-Velin. Une révolution énergétique pour le réseau de chaleur quarantenaire qui, jusqu’en 2011, fonctionnait au charbon, gaz et fioul lourd.

>> Mesure visée par l’action 2.2 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 12]

SAMSUNG CSC

La chaufferie biomasse inaugurée en juin 2013 produit 89 % de l’énergie nécessaire au réseau de chaleur vaudais.

Fin octobre, début novembre. Les jours raccourcissent, les matinées se font plus fraîches, on se surprendrait même à allumer le radiateur en soirée : c’est la saison de chauffe qui débute avec les prémisses de l’hiver. Après une phase de tests concluante cet été, Vaulx-en-Velin passe son chauffage urbain à l’énergie bois.

Une production énergie soucieuse de l’environnement
Exploitée en délégation de service public par Cofely Services – filiale du groupe GDF Suez, la chaufferie biomasse compte trois chaudières bois interopérables pour une puissance cumulée de 22,5 MW. A titre de comparaison, la chaufferie biomasse de Vénissieux produit 12,7 MW ; celle de La Duchère 14 MW.

Sur place, M.Verand, directeur d’exploitation veille au grain : « c’est ici qu’est produite la chaleur nécessaire au chauffage et à la production d’eau chaude sanitaire des habitations, écoles, collèges lycées et établissements professionnels – soit 12000 équivalents-logements. »
La chaufferie biomasse assure à elle seule 89% de la demande en énergie du réseau ! Pour le reste, elle est couplée avec des équipements d’appoint – une cogénération et deux chaudières gaz. Précaution oblige, une chaudière de sécurité au fioul demeure de manière à parer les sollicitations exceptionnelles du réseau, lors d’une période prolongée de grand froid par exemple.

La commune de Vaulx-en-Velin acte par là-même une mutation exemplaire, inscrite au titre du Plan Climat Énergie Territorial. L’installation rutilante permet d’économiser chaque année l’équivalent de 15000 tonnes de pétrole et d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 37800 tonnes de CO2. « Soit l’équivalent de 7785 tours de la Terre en petite cylindrée ! » précise le directeur d’exploitation.

Un approvisionnement en circuits courts
Pour assurer le ravitaillement de la chaufferie au plus fort de l’hiver, 12 à 13 camions acheminent quotidiennement le bois de combustion – plaquettes forestières (50%), rafles de maïs, résidus agricoles et forestiers – depuis la plateforme de Saint-Maurice-de-Gourdans, à 30 km à peine de Lyon.
Au total, 12 exploitations locales, voire régionales, sont mobilisées pour fournir les 40000 tonnes annuelles nécessaires au fonctionnement de la chaufferie biomasse.

La chaufferie biomasse dispose d'une capacité de stockage de trois jours en pleine période de chauffe.

La chaufferie biomasse dispose d’une capacité de stockage de trois jours en pleine période de chauffe.

Une fois réceptionné, le bois est stocké, brûlé, séché puis carbonisé pour alimenter le réseau en énergie. On récupère les cendres en bout de course : 1200 tonnes annuelles dont 800 revalorisées en béton de mâchefer.

« En terme d’émission carbone, la combustion du bois est neutre, rappelle le directeur d’exploitation. Elle se contente de réémettre dans l’atmosphère le CO2 absorbé par l’arbre lors de sa croissance. »

Un prix de l’énergie plus avantageux
Nous l’avons vu, la chaufferie biomasse assure 65 % de la production de chaleur avec une énergie renouvelable. Coïncidence hasardeuse ? Point du tout : au dessus de 60%, la TVA passe à 5.5 pour la biomasse – contre 19,6 % pour les énergies fossiles. Une économie à la source répercutée sur le consommateur final.

Résultat ? Dès 2014, la facture moyenne de chauffage/eau chaude devrait diminuer de 18 % en moyenne : une réponse solidaire à la montée inquiétante de la précarité énergétique.

SAMSUNG CSCLe chauffage urbain Vaudais en chiffres

  • 25 km de réseau primaire
  • 135 sous-stations
  • 12 000 équivalents logements desservis
  • 40 000 tonnes de bois par an au maximum
  • 37 800 tonnes de CO2 par an en moins
  • 22,5 MW de puissance bois
  • 15 à 20% de baisse du prix de l’énergie
  • 65% de la chaleur produite par le bois

Rénovation énergétique, de nouvelles subventions pour sauter le pas

Pour encourager les ménages à la rénovation énergétique de leur habitat, le gouvernement développe de nouvelles aides. Ce sont désormais 46 % des français qui pourront obtenir une subvention publique pour leurs travaux d’éco-rénovation. Pour accompagner les (co)propriétaires et locataires dans leurs démarches et connaître les modalités de financement, un guichet unique a été mis en place.

>> Mesure visée par l’action 4.4 et 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Conseiller énergie ALE

Un conseiller énergie en plein travail dans les locaux de l’ALE.
© Rose-Marie Loisy – idelibile / ADEME

Changer la chaudière, poser des fenêtres à double vitrage, isoler les murs et la toiture de votre logement, miser sur les énergies renouvelables pour la production eau chaude sanitaire, etc. : nombreux sont les travaux susceptibles de diminuer vos consommations d’énergie – et, par là même de mettre le holà aux factures trop salées.

Deux nouvelles primes à l’éco-rénovation

Les opérations de cette nature chiffrent vite et pour espérer faire des économies à terme, il faut être en capacité d’en supporter l’investissement initial. Pour soutenir l’éco-rénovation et encourager les ménages à mettre la main au porte-monnaie, le gouvernement et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) revoient leur dispositif de financement à la hausse.

Deux primes exceptionnelles de 1350 et 3000 euros font ainsi leur entrée :

  • une prime de 1350 euros pour les ménages aux revenus moyens et
  • une prime de 3000 euros pour les ménages les plus modestes.

Résultat ? 46 % des ménages français peuvent désormais compter sur les aides publiques. Pour les autres, le crédit d’impôt développement durable (CIDD) et le prêt à taux zero (PTZ) demeurent des solutions encourageantes.

Un service public de la rénovation énergétique

Pour soutenir la mise en place de ces nouvelles mesures inscrites au dispositif « J’éco-rénove, j’économise», le réseau Rénovation info services se développe partout en France autour des structures locales de l’énergie.

Porte d’entrée pour le territoire du Grand Lyon l’ALE assure le conseil technique et l’accompagnement de projets, elle renseigne sur les moyens de financement ainsi que sur les nouvelles aides disponibles, dont les dossiers éligibles sont montés par l’Anah.

En améliorant la performance énergétique de votre bien, vous augmentez sa valeur et votre confort tout en diminuant votre facture énergétique.

En améliorant la performance énergétique de votre bien, vous augmentez sa valeur et votre confort tout en diminuant votre facture énergétique.

« Nos conseillers répondent gratuitement à toutes les questions techniques et financières sur l’habitat, les économies d’énergie, les énergies renouvelables et l’éco-consommation » explique Stéphane Rouvier, chargé de communication côté ALE.

« On espère que le nouveau dispositif engendrera une augmentation de la demande d’éco-rénovation, notamment dans les copropriétés ». L’ALE a développé dans ce sens un outil de diagnostic en ligne : renocopro, qui propose un parcours chronologique en 4 étapes.

Pour aller plus loin

  • Point info-énergie ALE : permanence téléphonique du mardi au vendredi 04 37 48 22 42, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30
  • Plus d’infos sur le site gouvernemental 

Lancement du « PIG énergie » de Vénissieux

>> Mesure visée par l’action 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Dans le cadre du Plan Climat, un des défis consiste à rénover les bâtiments existants. En effet, 80% des bâtiments que nous utiliserons en 2050… sont déjà construits! Le Grand Lyon a voté une subvention pour encourager les propriétaires à engager des travaux de rénovation thermique ambitieux, Vénissieux fait partie des zones pilotes sur lesquelles un accompagnement a été mis en place.

Périmètre du Programme d'Intérêt Général (PIG)

Périmètre du Programme d’Intérêt Général (PIG)

Dans le contexte actuel de l’augmentation du coût des énergies, la Ville de Vénissieux, le Grand Lyon et l’Agence Nationale de l’Habitat ont mis en place un programme d’intérêt général (PIG) autour de la thématique Energie. Ce programme d’une durée de 5 ans (2013-2017) vise à apporter un conseil gratuit et des subventions aux propriétaires qui souhaitent engager des travaux d’économies d’énergie (isolation, chauffage, ventilation…).

Vous êtes propriétaires d’un logement situé dans le périmètre du PIG et vous prévoyez de réaliser des travaux énergétiques?

Contactez l’équipe d’animation au 04 37 28 70 30 ou par mail : energie.venissieux[a]pact-habitat.org

… ou venez en parler lors des permanences en mairie de Vénissieux de 9h30 à 12h les mardis suivants (le calendrier 2014 sera communiqué ultérieurement) :

10 septembre 2013
24 septembre 2013
8 octobre 2013
22 octobre 2013
5 novembre 2013
19 novembre 2013
3 décembre 2013
17 décembre 2013

A bientôt!

 

Eco-construction : la vraie nature des matériaux biosourcés

Les  5 à 7 de l’éco-construction du Rhône font leur rentrée ce  jeudi 10 octobre 2013. De 17h à 19h, l’INSA de Lyon accueillera les professionnels du bâtiment désireux d’en savoir plus sur les  matériaux biosourcés.

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Une fois encore les partenaires à l’initiative de ces rendez-vous s’unissent pour offrir une information technique de qualité portant sur les matériaux biosourcés. Au programme :

  • caractéristiques des matériaux biosourcés : écobilan, performance coût, santé,
  • réglementation et  normes propres aux matériaux biosourcés,
  • retour d’expériences :  techniques et compétences requises pour l’utilisation des matériaux biosourcés.

>> Le détail du programme sur le site officiel

 

INSA de Lyon

Amphithéâtre Lespinasse ,
20, avenue Albert Einstein
69 100 Villeurbanne

Défi familles à énergie positive : les inscriptions sont ouvertes !

Le Défi familles à énergie positive est reconduit pour la 4ème édition, à compter du 1er novembre 2013. L’objectif ? Réduire les consommations  énergétiques dans son logement de 8 %. Comment ? En agissant uniquement sur « ces petits gestes du quotidien ».

>> Mesure visée par l’action 3.3 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 30]

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Sobriété énergétique, êtes-vous prêt à rejoindre la Famille ?

Etes-vous prêt à participer ?

Le défi concerne donc tous les types de consommations d’énergie du logement sur une saison de chauffe, soit du 1er novembre 2013 au 30 avril 2014.

Les familles participent au défi régional en équipe d’une douzaine de familles, composée également d’un « capitaine » (et si c’était vous?) formé par l’Agence Locale de l’Energie . En charge de l’animation du groupe, le capitaine  aide les familles à renseigner leurs consommations d’énergie sur le site internet dédié.

Etape 1: Identifiez votre consommation d’énergie de l’année précédente. Pour cela, il vous faudra mettre la main sur vos anciennes factures pour y trouver l’information nécessaire. Pour cette raison, vous devez habiter votre logement depuis au moins un an. Votre capitaine et l’ALE vous aideront dans cette étape.

Etape 2: Effectuez vos relevés de consommation hebdomadaires. Pour cela il vous suffit de relever vos compteurs (eau, électricité, gaz…) et de les entrer dans votre espace participant sur le site du défi. Le logiciel en ligne calculera l’évolution de votre consommation en comparaison à celle de l’année précédente. Les données sont corrigées du climat.

Etape 3: Grâce au guide des 100 écogestes et aux rencontres avec votre équipe et votre capitaine, vous choisissez les écogestes que vous souhaitez tester à votre domicile pour tenter de faire baisser votre consommation d’énergie!

En moyenne sur les 3 éditions précédentes, les participants ont atteint 14% d’économie d’énergie en moyenne! En 2012-2013, cela correspond à 1 600 kWh économisés par famille en moyenne sur le Grand Lyon, soit environ 135 € d’économie sur les factures de l’hiver. Si vous aussi vous voulez faire des économies, inscrivez-vous! Parlez-en autour de vous! Nous comptons sur vous pour transmettre ce mail dans vos réseaux: amis, collègues, voisins…

Alors, prêt à relever le défi ?

> Pour participer et rejoindre une équipe : les inscriptions sont ouvertes sur le site rhone.familles-a-energie-positive.fr ou contactez l’ALE dès maintenant

> Le Défi familles à énergie positive est soutenu par l’ADEME, le Conseil Régional Rhône-Alpes, le Grand Lyon et les partenaires et collectivités participantes.

> Pour plus d’informations, n’hésitez-pas à contacter l’Agence Locale de l’Energie, Espace INFO->ÉNERGIE de l’agglomération lyonnaise.

L’électron qui fait rouler…

La curiosité vous titille quant à la mobilité électrique? L’ADDVC (Association pour le Développement Durable de la Vallée de la Chimie) organise en collaboration avec le Grand Lyon, le mercredi 18 septembre prochain, une journée de découverte et de promotion de la mobilité électrique.

>> Mesure visée par l’action 2.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 18]

Soyons branchés

Des professionnels du secteur seront sur place pour répondre à vos questions : conception des véhicules électriques, conduite, sécurité et performance, autonomie et recharge… Testez ensuite par vous-même : des véhicules, vélos à assistance électrique et bornes de recharge seront exposés et à disposition pour faire des essais.

La rencontre aura lieu à Saint-Fons sur le parking de la gare et dans les locaux d’INTERFLORA :

  •  Matinée et déjeuner pour les entreprises et collectivités: conférences & témoignages, essais des véhicules et buffet
  • Après-midi dès 14h : pour les salariés et riverains

Les inscriptions doivent être envoyées par mail à sb.addvc[a]gmail.com

Débat national sur la transition énergétique, retour en actes et vidéos

Le Débat national sur la transition énergétique (DNTE), dont l’objectif était d’imaginer l’avenir énergétique de la France, s’est conclut le 18 juillet 2013. Les vidéos et actes des ateliers organisés par le Grand Lyon et ses partenaires sont désormais disponibles sur www.grandlyon.com

>> Mesure visée par l’action 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Les atliers organisés par le Grand Lyon ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs locaux.

Les ateliers organisés par le Grand Lyon ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs locaux.

Expression de tous les points de vue, ce débat a permis d’échanger, d’expliquer et de mobiliser sur les enjeux énergétiques de notre avenir à tous. Prochaine étape : la remise officielle de la synthèse des 15 enjeux majeurs au président François Hollande aura lieu en septembre prochain lors de la Conférence environnementale.

Vous voulez en savoir plus sur les ateliers organisés par le Grand Lyon et ses partenaires dans le cadre du DNTE ? Vous souhaitez connaître les avis de plusieurs experts sur la future politique énergétique de la France ?
>> Toutes les vidéos et actes des ateliers débats sont en ligne à partir de la rubrique Transition énergétique du site www.grandlyon.com

 

Pour aller plus loin

>> Télécharger la synthèse du DNTE

>> Lire aussi « Débat national sur la transition énergétique – “Nous allons devenir une population consciente de l’énergie.”

Éteins la lumière !

La nouvelle réglementation relative à l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels est entrée en vigueur le 1er juillet dernier. L’enjeu ? Limiter les pollutions lumineuses et les consommations d’énergie.

Trop d’éclairage constitue une pollution lumineuse, un gaspillage d’énergie, une nuisance pour la santé et l’environnement.

Trop d’éclairage constitue une pollution lumineuse, un gaspillage d’énergie, une nuisance pour la santé et l’environnement.

 L’arrêté ministériel du 25 janvier 2013 relatif à l’éclairage nocturne des bâtiments hors habitation s’applique uniformément en France depuis quelques jours. Bureaux, vitrines, boutiques et façades économisent désormais leur électricité à la nuit tombée.

Sont concernées les sources lumineuses recouvrant à la fois l’éclairage intérieur émis vers l’extérieur de ces bâtiments et l’éclairage des façades de bâtiments. Bien entendu, les enseignes publicitaires et les réverbères d’éclairage public apposés en façade et destinés à éclairer la voirie ne sont pas concernés.

Les règles édictées par l’arrêté sont très simples :

  • les éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel sont éteints une heure après la fin de l’occupation de ces locaux,
  • les illuminations des façades des bâtiments sont éteintes au plus tard à 1:00 du matin,
  • les éclairages des vitrines de magasins de commerce ou d’exposition sont éteints au plus tard à 1:00 du matin ou une heure après la fin de l’occupation de ces locaux si celle-ci intervient plus tardivement,
  • les éclairages des vitrines de magasins de commerce ou d’exposition peuvent être allumés à partir de 7:00 du matin ou une heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt,
  • les illuminations des façades des bâtiments ne peuvent être allumées avant le coucher du soleil.

Le bon reflexe : éteindre en sortant ou programmer l’extinction automatique des éclairages intérieurs ainsi que l’illumination des façades de bâtiments non résidentiels.

Sobriété énergétique au compteur : au prix de l’électricité, cela représente une économie d’environ 200 millions d’euros et évite le rejet de 250 000 tonnes de CO2 chaque année ! Faites le calcul sur une année : l’électricité économisée sera équivalente à la consommation de 750 000 ménages (hors chauffage et eau chaude) !

Des contrôles réguliers seront effectués par les maires et les préfets. Suite à une mise en demeure non suivie d’effets, le contrevenant s’expose à une amende pouvant atteindre 750 euros.

Les illuminations de Noël et autres d’événements exceptionnels à caractère local pourront faire figure d’exception, sous réserve d’un arrêté préfectoral.

Pour aller plus loin

>> Les cartes de pollution lumineuse sur le site généraliste d’astronomie Avex

Débat national sur la transition énergétique – « Nous allons devenir une population consciente de l’énergie. »

Le débat national sur la transition énergétique (DNTE) qui se déroule dans toute la France jusqu’en juillet doit conduire à un projet de loi de programmation à l’automne 2013. Les deux ateliers débats, organisés en mai 2013 – le premier à l’initiative du Grand Lyon ; le deuxième co-organisé par l’ALE, ERDF et le Grand Lyon – ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs stratégiques locaux pour croiser les premiers retours d’expériences menées à l’échelle du territoire.
Alors que la transition énergétique éveille des échanges passionnés, de grandes tendances se dessinent et semblent d’ores et déjà faire consensus dans les salles combles.

>> Mesure visée par le 4 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 32]

Vers la transition énergétique, l’échelon local s’impose

La transition énergétique est un objectif de bien commun incontournable dans lequel les collectivités territoriales ont un rôle primordial à jouer. « Dans la mesure où elle peut proposer des solutions modelées sur les caractéristiques intrinsèques de son territoire, l’institution communautaire apparaît un échelon pertinent pour prendre en compte les enjeux économiques, sociaux, techniques et financiers liés à l’Énergie » appuie Eymeric Lefort, responsable de la mission Énergie à la DPPA.

En s’intéressant à la planification énergétique jusqu’ici laissée à d’autres acteurs : l’État dans un contexte national ; la collectivité reprend son rôle d’aménageur du territoire et combine les outils et les partenaires – usagers, promoteurs, gestionnaires de réseaux, collectivité via ses aménageurs – autour de l’élaboration d’un schéma directeur énergie.

Ce changement de paradigme permettant une meilleure coordination des réseaux (électrique, gazier et chaleur) à l’échelle locale arrive à l’heure où nous entrons dans un nouveau cycle d’investissement du système électrique (1700 milliards d’euros répartis sur le système électrique horizon 2030), induisant nécessairement de nouveaux usages.

Dans cette configuration, le Grand Lyon incarne cette entité neutre, capable de rassembler et de fédérer les partenaires autour de projets intelligents pour l’avènement d’un modèle énergétique grand lyonnais.

Vers un nouveau modèle énergétique, l’essor des smart grids

Préalables indispensables à la planification énergétique, les réseaux intelligents – dits  « smart grids » – rapatrient de la donnée pour une connaissance fine du territoire : autant d’informations nécessaires aux justes choix des investissements, au meilleur dimensionnement des réseaux, etc.

Les réseaux électriques vont connaître une révolution sans précédent : 95% des installations d’énergies renouvelables seront reliées aux circuits de distribution ! Les réseaux électriques intégreront de plus en plus les nouvelles technologies de l’information et de la communication, encourageant  les gestionnaires à développer leur offre de services auprès des usagers.

L’évolution vers un réseau électrique « smart » devrait donc permettre de développer des solutions innovantes pour l’optimisation globale des différents réseaux en soi et dans leurs relations les uns avec les autres.

Dans ce nouveau modèle, l’usager aura accès à sa consommation énergétique au jour le jour. « Il sera beaucoup plus impliqué et pourra ainsi ainsi s’engager en tant que producteur de sa propre énergie et participer à la stabilité du réseau par ses choix et ses actes. En bref, il devra se réapproprier l’énergie » s’enthousiasme Eymeric Lefort.
Dans cette perspective, les partenariats entre exploitants, gestionnaires et consommateurs vont prendre de l’ampleur, à l’image des expérimentations smart grids testées sur différents sites pilotes de l’agglomération. Avec 4 grands démonstrateurs à l’œuvre – Lyon Smart Community, Greenlys, Watt&Moi et Smart Electric Lyon – Lyon s’impose aujourd’hui comme le terrain privilégié d’expérimentations Smart Grids en France.

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Vers une sociologie de l’énergie, une variable d’ajustement primordiale

Consommer moins, consommer mieux, consommer autrement : tels sont les trois leviers interdépendants au service de la transition énergétique. Si les « smart grids » constituent la base d’un modèle énergétique plus efficace, le consommateur demeure la clé de voûte de ce triptyque gagnant.

« L’intelligence n’est pas (seulement) dans la technique mais (surtout) dans la consommation » indique le sociologue F.Labranche. Les « smart grids » permettent aux citoyens d’être plus sobres à la condition d’être utilisés correctement. En clair, « l’outil technologique cesse d’être un bidule à partir du moment où on m’explique comment m’en servir. »

A cet égard, les profils des usagers sont très différents, chacun s’appropriant l’innovation à sa façon et agissant selon des motivations propres. Les blocages au changement existent – on pense notamment aux inquiétudes liées à la valeur et à la propriété des données personnelles – il faut alors réfléchir sur la capacité et la volonté des usagers à se saisir de ces technologies nouvelles et mettre en place, pour chacune des expérimentations à l’œuvre, un suivi sociologique rigoureux.

« Nous allons devenir une population consciente de l’énergie », martèle le sociologue. Un consommateur éclairé qui n’en demeure pas moins libre d’agir : les comportements à l’égard de la technologie constituent donc une variable d’ajustement primordiale.  » Il est alors important d’intégrer les usagers au processus car la réussite de la transition énergétique ne se fera pas sans eux. Les mutations technologiques à l’œuvre doivent nécessairement s’accompagner d’une sociologie de l’énergie poussée, c’est le principal enseignement de ces rencontres » souligne Eymeric Lefort.

Pour aller plus loin
L’intégralité des ateliers-débats sera restituée sous forme d’actes et de vidéos, disponibles prochainement sur les site et chaîne Youtube du Grand Lyon. Les contributions au débat ont également été remises à la Région puis au Comité national du DNTE.