Héros ordinaires – La Givebox

Une grosse boite ? Du troc ? Un quartier ? La Givebox,  ça ne vous parle pas ? On vous explique !

Lisa Lejeune, designer, et Magali Seghetto, graphiste, deux amies, ont eu l’idée de concevoir et d’installer une Givebox à Lyon. Toutes deux sensibles à la réappropriation de l’espace urbain par les habitants, elles ont découvert le concept de la Givebox, né au début des années 2010 en Allemagne, par hasard par l’intermédiaire d’un article sur Facebook.

 Givebox

Une Givebox ?

C’est simple ! Concrètement, c’est une grosse boite qui sert de support au troc et à des échanges d’objets. Le principe est tout aussi simple : tout le monde peut déposer ou prendre des objets sans contrôle ni protocole.

Lisa et Magali se sont donc lancées dans la construction d’une Givebox lyonnaise en faisant appel au bénévolat de six étudiants de l’école de Condé pendant cinq jours. Elles ont également bénéficié d’un atelier d’artistes prêté par la Factatory (bâtiment qui rassemble plusieurs ateliers pour que les artistes puissent bénéficier d’un endroit où travailler).

La Givebox du 7 ème est disposée sous forme de modules : plusieurs boîtes en bois sont assemblées entre elles pour n’en former qu’une seule. Cela dit, il n’y a pas de règles pour la construction d’une Givebox, on peut la construire selon la forme que l’on souhaite : une simple boîte suffit tant qu’elle peut contenir les objets à l’abri des intempéries. Lisa et Magali se sont assuré que toute la boîte soit intégralement construite avec des matériaux de récupération. La boîte a été installée le matin du 15 novembre 2014 et inaugurée l’après-midi même sur la place Jules Guesde dans le 7ème arrondissement.

Un tel dispositif n’a que deux inconvénients : le risque de dégradations et celui que la Givebox serve de débarras.

givebox2

Mais comme le dit Magali : « on donne l’objet à la rue et on voit comment ça se passe ». Un lâcher-prise est donc nécessaire et les habitants doivent se réapproprier la Givebox d’eux-mêmes pour qu’un système aussi libre puisse fonctionner.

Heureusement, la Givebox du 7ème n’a pas connu de dégradations et les habitants se sont largement impliqués dans le dispositif, ils y trouvent donc un intérêt. Pour preuve, aucun objet ne reste trop longtemps dans la Givebox et la plupart des objets déposés dans la Givebox sont des vêtements, des livres, de la vaisselle… On peut aussi y trouver des objets insolites tels qu’une niche pour chien, un sapin de Noël en carton ou encore des places de théâtre…

Cela permet ainsi de redonner une seconde vie à ces objets et d’éviter qu’ils se retrouvent rejetés dans la nature. Et il faut insister sur le fait qu’une Givebox doit être animée par ses concepteurs à travers des événements afin de tisser des liens entre les habitants d’un quartier.

Par la suite, une Givebox peut se muer en un lieu d’échanges de services via des contacts oraux ou des messages postés sur la boite, notamment pour l’échange d’encombrants comme les meubles. A Lyon, un forum dédié à ces échanges a été lancé en ligne mais n’a pas rencontré un réel succès. Néanmoins, il n’y a pas de doute que du lien social puisse être créé par le biais de ce dispositif.

Et ensuite ?

A Lyon, d’autres projets similaires sont en cours.

Parmi eux, le livre-échange ou les boîtes à lire reprennent le même principe que la Givebox : tout le monde peut y prendre un livre ou en déposer un, le but étant de développer la lecture-plaisir. A Lyon, cette initiative est portée par le fonds Decitre depuis 2014. Dans l’agglomération lyonnaise, il y a cinq boîtes à lire : trois à Vénissieux (place de la Paix, au centre social Moulin à vent, à la maison de quartier de la Darnaise), une au square Matringe à Saint Fons et une boîte route de Vienne à Lyon 8ème depuis le 3 avril 2015. Cette dernière a été installée par l’association Rezo 1901.

Dans le 5ème arrondissement, les « Boîtes d’échange entre voisins » sont en train de se mettre en place. Le fonctionnement est le même que pour la Givebox excepté que les boîtes sont toutes construites sur le même modèle.

Pour Magali et Lisa, il s’agit aussi d’accompagner les gens voulant se lancer dans l’aventure. Cela reste néanmoins à eux de construire et d’installer leur Givebox. Pour les aider, les plans de la Givebox du 7ème sont en ligne sur le site de la Givebox du 7ème ainsi que les outils de communication.

Et vous ? Prêt à vous lancer dans l’aventure d’une Givebox dans votre quartier ?

 

Si vous voulez plus d’infos sur la Givebox, jetez un petit coup d’œil aux sites suivants :

Site de la Givebox : http://giveboxlyon.blogspot.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Givebox-LYON/291157047749989

Page Google+ : https://plus.google.com/100374758594005594677/posts

Pour connaître les autres projets :

Boîtes à lire de Rezo : https://fr-fr.facebook.com/pages/Bo%C3%AEte-%C3%A0-lire/1395505424058320

http://fonds.decitre.org/nos-actions-innovantes/boites-a-lire/

Boîtes d’échange entre voisins : https://www.facebook.com/boitesdechangeentrevoisinslyon/info?tab=page_info

Le réseau Freecycle met en relation des personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin

Climate Change Challenge

La première phase de l’initiative Climate Change Challenge (C3) s’est déroulée le mardi 12 mai au TUBA (Tube A Expérimentations Urbaines) à Lyon. Bruno Charles, vice-président au Plan Climat de la Métropole de Lyon, a inauguré cette journée dédiée à un travail collaboratif sur la question du changement climatique.

TUBA

Climate Change Challenge est une démarche d’innovation ouverte qui répond à un besoin sociétal de réflexion et d’actions collaboratives sur le sujet du changement climatique. Ce Challenge mobilise l’intelligence collective et les données ouvertes pour imaginer des solutions innovantes à la sensibilisation, la prévention, la lutte et l’adaptation au changement climatique.

Le challenge commence par le Vision Camp. Cette première étape permet de mobiliser les acteurs de différents écosystèmes en France et de faire émerger les besoins et idées.

Les participants se sont réunis à Lyon autour de plusieurs ateliers :

  • Le premier atelier avait pour objectif de se positionner sur une vision globale de l’avenir en imaginant les familles « du futur » et leurs façons de vivre dans des conditions climatiques difficiles.
  • Lors du deuxième atelier, les participants ont dû s’inventer un pouvoir (par exemple le pouvoir de réduire la consommation d’énergie). Ils devaient expliquer comment ce pouvoir se manifeste et comment il agit sur la population. Cet exercice a pour but de faire émerger des idées nouvelles et laisse place à la créativité et à l’originalité.
  • Le dernier atelier a réuni les participants autour d’un thème (ressources, santé, économie…). Ils devaient faire un bilan de la situation actuelle de leurs différents thèmes et ensuite imaginer des solutions collectivement.

Les idées ressorties de ce Vision Camp et des autres ateliers organisés en France seront compilés et retranscrits sous forme de défis. Des « challenges workshop » seront ensuite mis en place pour choisir et enrichir les défis auxquels il faut répondre. Cette phase se tiendra à Toulouse et Paris courant juillet.

La dernière phase, l’innovation jam, aura lieu du 6 au 9 novembre 2015. Ce marathon de l’innovation de 36 à 48h  permettra d’imaginer et de développer des solutions innovantes aux défis posés.

Rendez-vous le 7 juillet pour connaître l’avancement des projets !

 

Pour plus d’informations :

Sur le Challenge : http://c3challenge.com/

Sur TUBA : http://www.tuba-lyon.com/

Héros Ordinaires – Le défi Familles à Energie Positive

> Mesure visée par l’action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 30]

Le défi Familles à Energie Positive, ou l’histoire de familles qui s’unissent en équipes locales pour s’aider mutuellement à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie.

Arnaud et Elise, jeune couple de Pierre-Bénite

Arnaud et Elise – équipe de Pierre-Bénite

Un défi en équipe

Qu’est-ce que le défi Familles à Energie Positive ? C’est un défi présent sur tout le territoire, établi et coordonné en Rhône-Alpes depuis cinq ans par l’Agence Locale de l’Energie (ALE) et l’association HESPUL. Les participants sont regroupés en équipes d’une dizaine de foyers représentant leur commune, leur quartier, leur entreprise… “L’objectif est de faire un maximum d’économies d’énergie dans une même équipe, au moins 8% de moyenne, en référence au protocole de Kyoto” nous raconte Arnaud, 30 ans, capitaine de l’équipe de Pierre-Bénite avec sa femme Elise, 27 ans. Pour cela, les participants entrent régulièrement leurs consommations sur le site du défi et un programme calcule la différence avec l’année précédente, en tenant compte des températures extérieures. Les équipes se retrouvent chaque mois pour échanger sur leurs résultats, leurs nouvelles astuces, et se donner quelques conseils.

Chaque geste compte

Comment le défi se manifeste-t-il concrètement ? Mathieu et Etienne, qui participent depuis cette année à Oullins, nous expliquent : “C’est vivre aujourd’hui en faisant des efforts mais sans revenir à l’âge de pierre, on doit garder un certain confort”. Il s’agit avant tout de réflexes simples à adopter dans la vie de tous les jours : prendre des douches plus courtes, éteindre tous les appareils en veille, mettre un pull plutôt que surchauffer, aérer cinq minutes chaque jour, réfléchir avant d’ouvrir le frigo etc… On peut également concéder un faible investissement rapidement amorti, en installant des mousseurs sur ses robinets, des ampoules à LED, des multiprises à interrupteur…

Mathieu et Etienne, couple de l'équipe d'Oullins

Mathieu et Etienne – équipe d’Oullins

Les résultats

Agir avec bon sens se traduit de façon directe sur le portefeuille des participants. Solinne, ingénieur de 34 ans, a réduit sa consommation d’eau de 30% chaque année depuis trois ans. Mathieu et Etienne, eux, observent depuis le début de l’année une diminution de 25% pour l’eau et de 50% pour l’électricité et le gaz. Au niveau du département, la moyenne varie entre 12 et 18% chaque année, soit 310€ d’économie sur les factures de l’hiver 2013-2014.

L’an dernier, les vainqueurs ont gagné une croisière sur la Saône à bord d’un bateau à énergie solaire, mais tous les participants y trouvent leur compte, notamment financièrement. Outre les économies, le défi permet de faire des rencontres. Pour Solinne, “le défi a un rôle de lien social, il permet les rencontres et la mixité grâce à la diversité des profils et incite aux échanges et à l’entraide.” Pour Arnaud, “c’est aussi plus facile de rester motivé et dynamique en équipe”. Mathieu et Etienne ajoutent : “Des liens se nouent en dehors des écogestes, une entraide voire des amitiés voient le jour.” Par ailleurs, l’ALE distribue un guide des 100 écogestes qu’on peut mettre en place, à chacun de décider lesquels suivre effectivement. On peut toujours abandonner le défi en cours, mais dans tous les cas, on aura fait des économies d’énergie et amélioré son empreinte carbone ! Comme le résume bien Arnaud : “On n’a vraiment rien à perdre à participer au défi.”

Solinne, participante à Lyon

Solinne – équipe de Lyon

Comment participer ?

Tout le monde peut participer. Le défi s’appelle “Familles à Energie Positive” mais vous pouvez vous inscrire seul, en couple, en colocation… Solinne nous dit : “le défi est aussi axé vers les enfants avec un côté ludique, des livrets et appareils adaptés sont mis à disposition, cela permet de les sensibiliser et c’est un vecteur pour pousser les parents.” On peut trouver des informations auprès de l’ALE, dans les mairies, ou sur le site du défi.

Le défi se déroule sur une “saison de chauffage”, c’est-à-dire de décembre à avril environ, mais les démarches pour s’inscrire commencent plus tôt, dès septembre. Si votre commune n’y participe pas, vous pouvez lancer l’initiative vous-même. “J’ai simplement proposé l’idée à la municipalité, ils se sont occupé de trouver les familles, monter l’équipe et organiser les réunions avec l’ALE” raconte Arnaud. Pour vous inscrire, il est simplement nécessaire de retrouver vos factures de l’année précédente comme base de progression. Bien entendu, certaines familles n’hésitent pas à participer plusieurs années de suite pour vérifier leurs résultats dans le temps.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

 

Pour plus d’infos :

http://rhone.familles-a-energie-positive.fr/

http://www.ale-lyon.org/

http://www.hespul.org/

Le guide des éco-gestes :

A télécharger ici

 

Héros ordinaire – Des ruches en ville

Des ruches en ville, c’est possible ? Nicolas Masurel nous répond ici avec la création de « La ruche urbaine », une initiative qui a pour but d’installer des ruches sur les toits des immeubles d’entreprises lyonnaises.

Nicolas Masurel

Nicolas Masurel, la trentaine, est fils d’apiculteur. Il a donc grandi au contact des abeilles et a tout appris de son père. Celui-ci partant à la retraite, il souhaitait vendre ses ruches. Nicolas, qui venait de finir ses études, a vu l’opportunité d’allier sa formation de paysagiste et d’urbaniste à l’apiculture : « La ruche urbaine », dont le concept est d’installer des ruches sur les toits d’immeubles d’entreprises, a alors vu le jour.

Le projet

Voilà deux ans maintenant que Nicolas Masurel travaille au lancement de son projet. Il va pouvoir le concrétiser cette année en installant sa première ruche sur les toits de l’entreprise Cirly, fabricant en circuits imprimés à Brignais.

L’installation de ces ruches permet à l’entreprise de bénéficier de sa propre récolte de miel. Les employés auront ainsi chaque année leur pot de miel. Mais plus que le miel, l’installation des ruches apporte une fédération des employés autour de ce projet.

Mais cette initiative permet aussi de médiatiser la mise en danger des abeilles. En effet, depuis plusieurs années, l’utilisation abusive de pesticides au sein de notre agriculture a accru la mortalité de ces insectes. Nicolas Masurel nous indique : « Mon père a perdu plus de 70 % de ses abeilles en une année à cause des essais de pesticides dans la région ». Ainsi, la ville apparaît aujourd’hui comme « un refuge » pour les abeilles et l’apiculteur, car il y a très peu de pesticides en ville.

Ruche urbaine

Et vous ?

Comment agir nous-mêmes face au déclin de l’abeille? Semer des graines, planter des fleurs, cesser d’acheter des pesticides, fabriquer son engrais soi-même, acheter du miel local, installer une ruche dans son jardin… Ce sont de petits gestes simples qui peuvent faire de grandes différences. C’est ce qui fait de chaque citoyen un héros ordinaire.

Alors, des ruches en ville c’est possible et c’est même devenu essentiel pour que les abeilles puissent continuer de butiner en sécurité !

 

Pour plus d’infos sur ce projet, allez faire un petit tour sur le site de la ruche urbaine :

http://larucheurbaine.com/site/

Pour en savoir plus sur l’intégration des abeilles en ville :

Vous souhaitez être un observateur des abeilles sauvages ?

http://www.urbanbees.eu/

Seriez-vous un bon apiculteur urbain ? Faites le test !

http://www.bee-happy.asso.fr/

Le 20 mai, construisons l’Observatoire Lyonnais du Climat !

Pour construire le volet ‘Adaptation au changement climatique’ du PCET du Grand Lyon, une collaboration a été initiée avec le laboratoire d’excellence « IMU » (Intelligences des Mondes Urbains). Le 20 mai, une journée de concertation est proposée dans ce cadre avec la recherche locale et les praticiens sur l’opportunité d’initier un Observatoire local du Climat. 

S'adapter au changement climatique sur le territoire du Grand Lyon : un observatoire pour rassembler les compétences des chercheurs, praticiens et l'expertise d'usage des habitants ?

S’adapter au changement climatique sur le territoire du Grand Lyon : un observatoire pour rassembler les compétences des chercheurs, praticiens et l’expertise d’usage des habitants ?

Lyon en 2050 ?

On sait depuis quelques temps que notre territoire ne sera plus le même à horizon 2050 ou 2100. En effet, nous allons vivre les effets locaux d’un changement climatique global : fortes chaleurs, notamment en ville; sécheresses et diminution du débit du Rhône; possible modification des pluies.

Ce qu’on sait moins, c’est la façon dont certains secteurs seront touchés (santé ? biodiversité locale ?), l’impact positif de certains choix d’aménagement (qu’apporte la végétalisation des avenues ? les jardins de pluie qui apparaissent dans certains quartiers ? les matériaux clairs ou perméables ?) et les nouveaux usages que celà peut induire au niveau des habitants (vivre comme à Madrid ?).

EPOC ?

« Etude de Préfiguration d’un Observatoire local du Climat ».

Pour répondre à ces questions, le projet EPOC est lancé depuis 6 mois par le laboratoire d’excellence IMU, la Métropole de Lyon et des partenaires du territoire (Agence d’Urbanisme, Meteo France, CETHIL, Ecole Centrale, Universités Lyon 2 et Lyon 3). Il s’agit de mobiliser et de rassembler différents acteurs du territoire : chercheurs, praticiens (architectes, bureaux d’étude, collectivités), associations, habitants.

A ce stade nous nous posons beaucoup de questions : que peut-on attendre d’un observatoire ou réseau local d’expertise sur l’Adaptation au changement climatique ? Concrètement, quel serait son mode d’intervention sur des projets ? Qui participerait ?

Afin de concerter sur ce sujet, la journée du 20 mai est proposée pour mobiliser la communauté scientifique et praticienne. Il s’agira  de valider l’intérêt de se doter d’un tel outil sur le territoire de la métropole lyonnaise et d’inviter les participants à se projeter dans le dispositif en tant qu’utilisateurs et contributeurs.

Pour vous inscrire : n’hésitez pas à parcourir le programme et l’Invitation !

 

Plus d’infos sur les projets 2014 du Labex IMU

 

 

Héros Ordinaires – Les nouvelles recrues pour l’année 2015

 >> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Une nouvelle bande de joyeux turlurons arrive sur le blog du plan climat pour les Héros Ordinaires ! Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous devez commencer à nous reconnaître. Sinon, ce n’est pas grave, présentons nous !

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De gauche à droite, de haut en bas : Quentin, Louis, Margaux, Lorine et César

Nous sommes donc une équipe de cinq courageux volontaires engagés pour un Service Civique au sein de l’association Unis-Cité. On peut y trouver Quentin, le danseur fou ; César, le montagnard au grand coeur ; Margaux, défenseuse des fromages et des chiens ; Lorine, la globe-trotteuse nantaise ; et Louis, l’ami des chats et du cinéma !

Nous allons pendant six mois mener divers projets d’intérêt collectif, dans des thématiques sociales et environnementales variées. En l’occurence, nous rejoignons ce blog que nous allons alimenter avec de fantastiques reportages sur des citoyens non-moins fantastiques, des “Héros Ordinaires” qui mènent des actions simples et accessibles à tous, au quotidien, des actions permettant de réduire l’impact néfaste de la population humaine sur la planète.

Alors certes, nous sommes moins nombreux que les années précédentes, mais notre engagement est un peu plus long ! Les Héros du quotidien sont toujours parmi vous, aussi actifs, aussi nombreux… Et nous allons les trouver ! Nous les trouverons, nous les valoriserons, et nous animerons ce blog !

Si vous connaissez ces éco-citoyens, ces bienfaiteurs de l’ombre, si vous pensez vous-même avoir des idées ou des comportements innovants et bénéfiques pour notre chère planète, alors n’hésitez pas : contactez-nous !

 

Pour plus d’info :

uniscite69.ho.balcons[a]gmail.com 

06 65 31 79 93

 

Faites le plein d’énergie positive !

Le défi qui permet d'envoyer ballader 12% de ses consommations d'énergie

Le défi qui permet d’envoyer ballader 12% de ses consommations d’énergie

 

Augmentations du prix du gaz de 4% depuis le 1er octobre et de près de 2% annoncés pour l’électricité, ça tombe bien : les inscriptions au défi familles à énergie positive sont ouvertes !

L’automne a certes été indien, mais l’hiver se rapproche tout de même, et les frais de chauffage aussi… Pour y faire face, l’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise anime la saison 5 du défi « familles à énergie positive ». C’est un défi qui se joue toujours en équipes d’une dizaine de familles. Le but est de réduire sa facture d’énergie de 8% entre le 1er décembre et le 30 avril. Difficile ? La moyenne atteinte par les familles sur les 4 dernières éditions est de 12%. C’est gratuit, simple, convivial, festif et économique !

Gratuit car il suffit d’une simple inscription sur le site internet du défi pour participer.

Simple parce que les participants sont accompagnés avec des outils mis à disposition : guide des 100 éco-gestes, outil de suivi en ligne, mallette de mesure, formation d’un « capitaine » pour chaque équipe… Chacun choisit les éco-gestes qu’il est prêt à faire en fonction de son logement et de ses habitudes. « Personne n’a fait de gros investissements. Ce sont simplement des astuces auxquelles on ne pense pas forcément. » Mireille B., ancienne participante à Villeurbanne

Convivial car le défi est réalisé en équipe, avec des moments d’échanges et de partage des bonnes idées pour être les plus efficaces. « L’aventure est sympathique, car sous couvert d’économies d’énergie, on fait des rencontres, on développe de nouveaux réseaux » Mireille P., ancienne participante à Bron

Festif car le défi est rythmé par des événements avec des animations, des jeux et des cadeaux pour les équipes gagnantes.

Économique, pour preuve les 16 000 participants des précédentes éditions ont en moyenne économisé 200 € sur leur facture d’énergie.

Alors, prêt à relever le défi ?

Pour participer et rejoindre une équipe, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 novembre sur le site rhone.familles-a-energie-positive.fr

Le Défi familles à énergie positive est soutenu financièrement par l’ADEME, le Conseil Régional Rhône-Alpes, le Grand Lyon et les partenaires et collectivités participantes.

Pour plus d’informations, n’hésitez-pas à contacter l’Espace INFO->ÉNERGIE du Rhône au 04 37 48 25 90 – contact@infoenergie69.org

Contact presse : Chloé Spitz – 04 37 48 22 42 – faep@ale-lyon.org

 

 

Héros Ordinaires – Djamel, le super Vélov’man

 >> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Employé de Grand Lyon Habitat dans le quartier des Etats-Unis (Lyon 8ème), et résidant à Vaise (Lyon 9ème), cet homme accomplit chaque jour un grand exploit : une traversée de Lyon, de son domicile à son lieu de travail, grâce à la force de ses jambes et à un vélov. Ainsi, il parcourt plus de 300 km par mois !

 

Djemal : faire chaque jour près de 10km en vélo'v.. c'est possible !

Djamel : faire chaque jour près de 10km en vélo’v.. c’est possible !

Originaire d’Algérie, Djamel est un passionné de sport en tout genre : 25 ans de karaté derrière lui, du football en club… Quel grand sportif ! Malgré l’obtention de son permis de conduire, il a préféré mettre sa voiture au garage et enjamber un vélo pour aller au boulot.

 

Mais pourquoi a-t-il choisit le vélov ???

Il faut déjà savoir que sur Lyon et sa périphérie, il y a plus de 347 stations de vélov et 4000 vélos, tous gérés par l’entreprise JCDecaux. Ce service de location est proposé par le Grand Lyon et exploité par la société Cyclocity. Ils sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 dans les stations implantées sur les communes de Lyon, Villeurbanne, Caluire-et-Cuire et Vaulx-en-Velin.

Ce moyen de transport, utilisé par notre super vélov-man, est plus écologique et économique que la voiture ou les transports en commun.

Ainsi, chaque année, Djamel évite l’émission d’1 tonne de CO2 dans l’atmosphère (c’est ce qui génèrerait une voiture sur son trajet).

Le seul carburant pour avancer, c’est la force de nos jambes ! Cette énergie est renouvelable et presque illimitée. La pratique du vélo permet d’entretenir sa forme et fait travailler le cœur : rien de mieux pour avoir un corps en bonne santé. Mais attention aux courbatures !

 

De plus, un proverbe dit : « 30 minutes de vélov par jour tu feras ; 3ans de vie tu gagneras ». Ne serait-ce  pas la solution pour une jeunesse éternelle ?

Alors si vous y croyez (ou pas, d’ailleurs), n’hésitez pas et, comme Djamel, foncez prendre un vélov !

Pour plus d’informations rendez-vous sur  www.velov.grandlyon.com

 

 

C’était le dernier article de l’équipe « Héros Ordinaires » d’Unis-Cité, nous souhaitons une bonne continuation à Roxane, Yassine, Manon & Mathilde…

Héros ordinaires – Epicentre : une épicerie sociale et solidaire pour les habitants du 8ème

>> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

C’est l’histoire de quatre étudiants en école de commerce qui ont décidé de s’investir aux côtés des acteurs associatifs du 8eme arrondissement de Lyon afin de monter un projet d’épicerie sociale et solidaire. La motivation et la persévérance des quatre amis ont porté leurs fruits puisqu’après un an de travail, Epi Centre, est sur le point d’ouvrir !

epicentre

Mais pourquoi sociale ? La précarité augmente et les ménages ont de plus en plus de mal à « joindre les deux bouts ». En parallèle, le gaspillage alimentaire s’accroît tous les jours un peu plus : en France, entre 25% et 55% de la production agricole est gaspillée chaque année, soit 280 kg par personne (Source: FAO) …

Pourquoi solidaire ? L’association a vocation à devenir un « épicentre de solidarité » pour renforcer la cohésion sociale et la solidarité entre habitants, notamment en créant des ateliers sur différents thèmes (CV, lettre de motivation, ateliers cuisines…)

Les quatre étudiants, sensibles à ces problèmes sociétaux et attentifs aux demandes des acteurs associatifs du  8eme arrondissement, se sont engagés pour apporter une solution concrète aux habitants des quartiers de Grand Trou – Moulin à Vent et Etats-Unis. Epi Centre permettra ainsi de proposer des produits alimentaires de bonne qualité, issus majoritairement de l’agriculture locale, à des résidents qui n’ont pas forcement accès à ce type de denrées.

L’épicerie s’adresse à deux types d’adhérents : « les solidaires » et les « bénéficiaires ». Ces derniers auront accès à l’épicerie et seront accompagnés par des conseillères en économie sociale et familiale. Ils auront accès à des produits de qualité à des prix réduits. Les adhérents solidaires, quant à eux, soutiendront l’activité en achetant les produits au prix du marché et participeront ainsi au financement de la structure.

Les porteurs du projet ont établi des partenariats avec de nombreuses structures lyonnaises qui soutiennent cette initiative de proximité originale visant à dynamiser le quartier en créant de la mixité sociale!

 

Pour plus d’info :

 epicentre.lyon8[]gmail.com

Héros ordinaires – Micro-trottoir : et vous, comment imaginez-vous la ville du futur ?

Mission Héros ordinaires des volontaires d’Unis-Cité Facebook

Nous sommes allés à la rencontre de jeunes gens, âgés entre 18 et 25 ans, place Louis Pradel, dans le 1er arrondissement, pour recueillir leur vision de l’avenir. C’était la période des révisions. Spontanément, ils ont parlé d’énergie, de transports et de pollution. Voici leurs propos :

Matthieu, 18 ans :

La ville de demain ? Je pense (et j’espère) que la plupart des objets  fonctionneront à l’énergie solaire, et que les voitures seront toutes électriques. Mais je ne sais pas ce qu’on fera de toutes celles qui ne le sont pas, si on en vient à manquer de carburants…

Nahim, 19 ans :

Je n’imagine pas la ville de demain! Je pense qu’on va continuer au pétrole jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus du tout… Et on trouvera une nouvelle forme d’énergie qui remplacera le pétrole…

Laurie, 22 ans :

Je pense qu’une ville sans pollution n’est pas envisageable parce que l’homme crée des déchets quoi qu’il arrive, il y aura donc toujours une forme de pollution. Ensuite, pour ce qui est des déplacements, plusieurs solutions existent. Notamment le moteur à eau, dont le brevet a été racheté par…attention, surprise : UNE SOCIETE PETROLIERE ! Bien évidemment. Je pense qu’il faut développer les moyens de production d’électricité plus écolos, comme le solaire, l’éolien, ou  l’utilisation des courants marins. On pourrait aussi parler du moteur qui fonctionne grâce aux produits dérivés de l’agriculture, mais c’est une fausse bonne idée parce que ça risque de causer des famines, la création d’une nouvelle classe dominante comparable aux producteurs de pétrole, et accroitre encore un peu plus les disparités et les inégalités…

Christopher, 19 ans

Pour moi, la société va surement faire des efforts d’un point de vue environnemental, de toute façon on n’aura pas le choix vu que le pétrole n’est pas infini. On ne pourra jamais supprimer toutes les sources de pollution mais des choses peuvent être faites et améliorées. Par exemple, on pourrait aussi multiplier les transports en commun. Déjà aujourd’hui, on utilise bien plus d’énergies renouvelables car on prend conscience qu’on détruit la Terre.

Leeloo, 20 ans :

J’imagine que l’on ne pourra que se diriger vers des solutions autres que le pétrole, d’une part parce que nos ressources s’épuisent et d’autre part pour le bien de notre planète. Par exemple, exploiter l’énergie que produit une réaction chimique ou recréer une substance équivalente au pétrole. D’une manière générale, je pense qu’il est primordial que la population mondiale s’intéresse davantage aux problèmes environnementaux : quand on connait les enjeux, on pense mieux au futur.