POLLUTEC ONLINE, c’est cette semaine ! Du 1er au 4 décembre 2020

 

Face à la situation exceptionnelle, Pollutec a lieu 100% en ligne cette année, du 1er au 4 décembre. Vous pouvez retrouver toutes les conférences ici [clic !] , sur les domaines de l’économie circulaire, de l’eau, des déchets, de la mobilité durable, mais aussi la biodiversité, ou encore l’énergie et le climat.

 

Pollutec Online, du 1er au 4 décembre 2020

Pollutec Online, du 1er au 4 décembre 2020

 

Vous trouverez…

Des conférences en format plénière, de 45 minutes avec modérateur, organisées avec des officiels sur des plateaux TV à Paris mardi et mercredi, et à Lyon jeudi et vendredi à EDF Pulse Lab.

Nos élus interviennent dans 2 tables rondes :

  • Mines urbaines Jeudi 3 décembre | 16h30 – 17h15 : Quelles solutions pour transformer nos villes, en augmentant la flexibilité et la capacité de nos bâtiments à se transformer ? Construire des bâtiments éco-conçus pour faciliter la déconstruction sélective. Mise en valeur de mines et carrières urbaines en France et en Europe. Avec Emeline Baume : 1ère Vice-Présidente, Métropole de Lyon (ILOE/Chantier R Station R) ; Alexandre Doyere : Président, Doyere Démolition, Administrateur du SEDDRe ; Cédric Borel : Directeur Institut Français pour la performance du Bâtiment  ; Véronique Pappe : Déléguée Générale, Construction 21.
  • Mobilité des personnes au sein des villes Vendredi 4 décembre | 14h – 14h45 : Comment maîtriser et répondre à la demande ? Quelles possibilités pour le report modal ? Comment l’accélérer ? Comment améliorer l’existant ? Avec Jean-Charles Kohlhaas : Vice-Président en charge des déplacements, intermodalités et logistique urbaine, Métropole de Lyon ; Pauline Desmedt : chef de projets Innovation (LEMON), Transdev ; Jérémie Almosni : chef de service, Service Transports et Mobilités, ADEME ; Timothée David : Directeur territorial, EDF Collectivités Auvergne Rhône-Alpes.

Des formats ateliers, où les entreprises peuvent évoquer les solutions ou projets concrets.

L’annuaire des solutions, qui met en avant toutes les solutions/innovations que les exposants voulaient présenter en 2020. Il sera mis en ligne le 1er décembre et restera actif pendant 1 an. Objectifs : présenter ses produits ; faire connaître son entreprise ; mettre en avant ses innovations ;  développer sa visibilité auprès des différents acteurs du secteur ; générer des contacts qualifiés intéressés par ces solutions. L’annuaire des exposants est disponible ici [clic !]

Des rendez-vous d’affaires, via une plateforme en ligne gratuite qui aide à qualifier les personnes à cibler prioritairement pour favoriser les rencontres entre donneurs d’ordres publics et privés, industriels et collectivités. Objectifs : faciliter les rencontres entre les professionnels des métiers de l’environnement et les porteurs de projets publics et privés. Où ? [clic !] Comment ça marche ? [clic !] Qui est déjà inscrit ? [clic !]

Et finalement, deux escape game jeudi à 12h et vendredi à 11h10 : comment allez-vous échapper au réchauffement climatique ? 60 minutes pour choisir collectivement les meilleures solutions pour la transition énergétique, l’évolution de notre mobilité ou notre alimentation !

En attendant le retour de la version salon à Eurexpo du 5 au 8 octobre 2021 !

 

Participez à la préservation des forêts avec l’association Sylv’acctes !

 
 
L’association Sylv’acctes lance une campagne de don « J’aime ma forêt » pour aider à la préservation des massifs de la Chartreuse, du Mont Blanc et des Bauges face aux affres du changement climatique.
 
J'aimeMaForet

J’aime ma forêt

 
Parce qu’il est essentiel de préserver nos forêts face au changement climatique
 
Poumon vert de la planète, puits de biodiversité, essentielles au cycle de l’eau, nos forêts jouent un rôle fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Pourtant, chaque année, elles sont elles aussi victimes du changement climatique, les plus vulnérables d’entre elles finiront même par s’effondrer.
 
 
Il est encore temps d’agir
 
La campagne de dons « J’aime ma forêt » donne la possibilité à chaque citoyen de contribuer à la régénération des forêts les plus impactées sur les massifs de Chartreuse, du Mont Blanc et des Bauges.
Un don de 10€, ce sont 5 arbres d’avenir qui seront sélectionnés et accompagnés pour construire la forêt de demain.
 
Pour en savoir plus et/ou participer, c’est ici [clic !]
 

Vous souhaitez renouveler votre équipement de chauffage au bois ? Avec la Prime Air Bois, c’est le moment !

Saviez-vous que la majeure partie des particules fines, responsables de la dégradation de la qualité de l’air, était due à un chauffage au bois non performant ? Non ? Saviez-vous qu’un équipement performant est respectueux de l’environnement et tout aussi confortable à l’usage ? Non plus ? Et saviez-vous que La Métropole de Lyon finance un renouvellement des équipements de chauffage au bois non performants à hauteur de 1000€ ; voire 2000€ à travers son dispositif Prime Air bois ? Toujours pas ? Alors, il vous faut absolument lire ce qui suit !

Visuel_Prime_Air_Bois

Changer son équipement de chauffage au bois pour un appareil performant : une bonne initiative pour améliorer la qualité de l’air !

Contrairement aux idées reçues, les particules fines (PM10 et PM2,5) présentes sur le territoire sont en majorité le résultat d’un équipement de chauffage au bois non performant. C’est même leur source première, et cela en particulier durant la période hivernale. Certains jours, en hiver,  jusqu’à 70% des particules fines respirées sur le territoire de la Métropole de Lyon sont issues des chauffages au bois non performants des particuliers. Pour enrayer cette pollution, une solution simple existe : s’équiper d’un appareil performant. En effet, le bois reste une source d’énergie locale et durable qu’il serait dommage de ne plus utiliser.

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Appareils neufs installés ayant bénéficié de la prime air bois

Une aide métropolitaine pour remplacer votre appareil !

Pour accompagner ce changement, la Métropole de Lyon a mis en place une Prime Air Bois, qui consiste en un financement de 1000€ pour tous (et 2000€ sous conditions de ressources), afin de changer son ancien poêle ou sa cheminée pour  un appareil neuf à haute qualité environnementale (label Flamme verte). La pose doit également être effectuée par un professionnel qualifié. Depuis sa création il y a deux ans, la prime a ainsi permis à 850 foyers de renouveler leur équipement. Vous trouverez toutes les informations dans la brochure disponible ici [Dépliant Prime Air Bois], le dossier en téléchargement [Dossier Aide Prime Air Bois]et pour les professionnels, c’est là [Dossier Professionnels Prime Air Bois].

 

Pour plus de renseignements et/ou déposer votre dossier :

  • Présentation de la Prime Air Bois et téléchargement d’un dossier : [clic !]
  • Guichet numérique pour retrait et dépôt de dossier : [clic !]
  • Accompagnement des particuliers dans leur démarche d’éco-rénovation, et informations sur les aides : Espace INFO ENERGIE Rhône – Métropole de Lyon.
  • Tél. 04 37 48 25 90
  • contact@infoenergie69-grandlyon.org
  • Contact avec le service écologie pour toute question, proposition d’animations locales, mobilisation citoyenne…
  • Primeairbois@grandlyon.com

 

La BD comme alternative aux interventions des Volontaires en période de crise sanitaire

 

L’année s’est achevée pour les volontaires en service civique, aussi bien pour l’équipe éco-gestes recrutée par Unis-Cité (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick), que pour le duo recruté par la Métropole de Lyon au sein de la mission énergie (Marc et Valentin).

Pour rappel (voir article du blog du 22 janvier 2020), depuis 2015 pour Unis-Cité, et depuis 2018 pour la Métropole, leur mission a pour but de sensibiliser les salariés de bureaux aux éco-gestes, ciblés sur les économies d’énergie et d’eau potable ainsi qu’au tri des déchets. Alors, qu’ont donc fait nos « volos » cette année si perturbée ?

 

Le ressenti des températures, le confort et les économies d'énergie, tout un programme !

Le ressenti des températures, le confort et les économies d’énergie, tout un programme !

 

Avant le confinement : un nouveau jeu de piste et un escape game !

Cette année, l’équipe d’Unis-Cité a décidé de revisiter l’un des outils utilisé pendant les interventions : le jeu de piste ! Les salariés doivent se déplacer dans leurs locaux dans 3 lieux différents :

  • le coin cuisine, lieu se prêtant aux thèmes de l’éco-consommation et de l’énergie (alimentation, mobilités domicile-travail, éclairage et chauffage)
  • le coin imprimante où sont abordés les thèmes des déchets (consommation du papier et logos des tris notamment)
  • le bureau où est abordé l’impact du numérique (navigation internet, mailing)

De leur côté, le binôme de la Métropole de Lyon a mis en pratique un escape game. Sur chacun de ces mêmes lieux, les participants doivent résoudre des énigmes pour obtenir des objets ou trouver les codes des cadenas leur permettant de sortir (!) et d’avancer dans la salle suivante. Chaque énigme porte sur un éco-geste ou une information sur l’écologie au bureau.

Ces 2 formats d’intervention durent environ 45 minutes incluant le débrief de fin pour une dizaine de participants. Ils nécessitent une visite préalable des lieux pour préparer l’intervention, contrairement au jeu de plateau, format également utilisé comme le jeu de l’oie.

 

Récit de l’équipe des 4 volontaires d’Unis-cité avant confinement (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick) :

« Nous avons commencé nos premières interventions “test” en janvier sur les volontaires d’autres promotions à Unis-cité. Notre jeu de piste n’était pas encore prêt, nous avons donc utilisé le jeu de plateau, les réactions des participants ont été très positives et la plupart avaient beaucoup de questions sur l’écologie.

Le démarchage des entreprises a commencé en décembre et nous avons obtenu notre première intervention début mars à la mairie de Cailloux-sur-Fontaine. Nous avions la possibilité de sensibiliser au moins 300 salariés avant le confinement, notamment dans les entreprises Safran et Météo France. La crise sanitaire nous a malheureusement permis de sensibiliser seulement 30 personnes ».

Récit du binôme de volontaires à la mission énergie avant confinement (Marc et Valentin) :

« Pour la mission « adopte un éco-geste », nous avons pu réaliser 5 interventions sur les 18 demandes en interne à la collectivité. Le confinement a été annoncé suite à l’envoi de notre second mail de démarchage. Loin d’atteindre nos objectifs en présentiel, nous aurons tout de même touché 63 agents. Pour notre seconde mission qui consistait à créer du lien et faire émerger un projet de compostage avec des habitants de deux copropriétés ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétiques, nous avons tout de même réussi à parler avec une trentaine d’habitants entre février et mars. On s’est aperçu que beaucoup d’habitants aimeraient avoir un compost dans leur parc. Nous nous sommes alors portés médiateurs de ces habitants pour obtenir une adhésion forte à la mise en place d’un tel projet. Il faut un minimum de 15 foyers pour obtenir un équipement gratuitement de la part de la Métropole de Lyon. Juste avant le début du confinement, nous en étions à un peu moins de 10 habitants volontaires. Avec un peu plus de temps nous aurions vite su réunir le maximum de personnes autour de ce beau projet.»

 

Pendant le confinement, peu de répit pour les volontaires !

Les salariés et les volontaires de la promotion éducation d’Unis-Cité ont su rebondir avec la création de nouveaux outils ! Une page Instagram et un serveur Discord ont ainsi été créés pour continuer à diffuser des messages en lien avec les missions. Retour sur une vie de volos confinés :

« Sur la page Instagram qui a été baptisée “confinetoicestsympa”, chaque mission de la promotion éducation mettait en ligne un post par semaine. Ainsi tous les mercredis, les 200 abonnés de la page pouvaient apprendre de nouveaux éco-gestes et leurs intérêts pour l’environnement. Dans ces posts on parle de compostage, de produits ménagers fait maison, des éco-gestes que l’on peut faire tous les jours chez soi, de la démarche zéro déchet, des impacts du numérique et des moyens de transports urbains.

Le serveur discord nous a permis de faire des interventions ainsi que des ateliers à distance. Par exemple, il y a eu des ateliers pour faire les produits ménagers soi-même, des discussions autour de l’environnement et du confinement, en particulier sur le déconfinement, mais aussi des questionnaires en ligne sur le thème des éco-gestes. Ce serveur a aussi eu un rôle psychologique important puisqu’il aidait à lutter contre l’isolement durant cette période. »

 

Un déconfinement très productif et tout en couleur

L’expérimentation de ces nouveaux outils a permis d’imaginer un nouveau portefeuille d’interventions à distance. Il a fallu ré-imaginer la suite pour ne pas tourner en rond, faute d’intervention possible en présentiel. Il leur a donc bien fallut innover et proposer un nouveau mode de sensibilisation…

Marc et Valentin se sont inspirés d’une action d’un service voisin qui envoyait chaque jour par mail pendant et un peu après le confinement, la « question du jour ». C’est sur la base d’une telle communication, régulière et très rapide à intégrer, qu’est née la « BDécogestes du jour ». La conjugaison des connaissances sur les éco-gestes et des talents artistiques et humoristiques ont permis la production de 16 numéros + 1 hors-série, pendant la période du 18 mai au 18 juin. Le principe était simple : une BD 3 cases par jour ouvré, 2 collègues de travail bien différents, Sylvie experte en éco-gestes et Denis, son collègue, qui essaie de lui faire plaisir en lui montrant qu’il les intègre au fil des jours.

Au total, ce sont plus de 400 mails par jour qui ont été envoyés aux services de la Métropole, avec des retours spontanés de lecteurs très enthousiastes « En globalité les retours étaient positifs, les agents de la Métropole attendais avec impatiente l’épisode du lendemain. Nous avons quand même eu à faire à deux lectrices trouvant notre BD sexiste. La critique fait partie du jeu mais les personnages sont souvent des caricatures dans la BD. Alors quand on fait parler un homme et une femme de caractère opposé, forcément, on se heurte à quelques sensibilités. En parallèle nous nous efforcions aussi de répondre aux questions que les gens se posaient pour aller plus loin dans les explications sur les consommations d’énergie. » confient Marc et Valentin dans leur bilan de fin de mission.

De son côté, l’équipe éco-gestes d’Unis-Cité a également été séduit par l’idée d’une BD, version qui a été envoyée aux entreprises du territoire qui avaient été démarchées et avaient montré un intérêt pour une intervention. L’histoire ne nous dira pas si elles ont aimé la BD !

 

La multi-prise version fable ! (Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick)

La multi-prise version fable !
(Eva-Luna, Marine, Antoine et Patrick)

 

Paroles de résilients :

« Malgré les circonstances qui ont rendu cette année très particulière, notre équipe est resté soudée et s’est adaptée pour modifier nos objectifs. Même si nous ne sommes pas parvenus à intervenir auprès du nombre de salariés prévu au départ, nous avons pu créer un jeu de piste, une BD, des pancartes de sensibilisation. Cette année fut riche en expériences et en nouvelles connaissances, nous sommes reconnaissants envers ceux qui nous ont permis de participer à cette mission !»

 

Et après ?

Un peu avant l’hiver, une nouvelle équipe d’éco-gestes poursuivra ce beau projet. Ils devraient être deux fois plus nombreux pour sensibiliser deux fois plus de salariés de bureau ! La mission reprendra en novembre 2020 avec à disposition tous les outils des années précédentes. Ils seront équipés et prêts à intervenir dans les locaux des entreprises intéressées ! A la Métropole, on récidive également. En tout, ce seront 10 volontaires qui devraient vadrouiller dans les bureaux l’hiver et le printemps prochains, avec ou sans masque !

 

Salariés engagés de retour sur votre lieu de travail ? Répondez à l’enquête du Réseau FEVE !

Le Réseau FEVE, que nous vous avons présenté dans un précédent article [clic!], organise une enquête pour mieux connaitre les salariés engagés au travail, qui lancent et/ou participent à des projets citoyens, environnementaux et/ou solidaires, sur leur lieu de travail. Vous pouvez répondre via ce questionnaire en ligne :

https://enquetes.univ-lyon2.fr/index.php/135125?lang=fr

L’objectif est de mieux connaitre les salariés engagés sur ces thématiques, et mieux appréhender leurs situations.

N’hésitez pas à participer !

 

Les effets locaux du confinement : amélioration de la qualité de l’air et baisse du bruit

En cette période difficile de confinement, l’équipe du Plan Climat vous fait parvenir quelques bonnes nouvelles, relevées par ses partenaires Acoucité – Observatoire de l’environnement sonore – et ATMO Auvergne Rhône-Alpes – Observatoires de surveillance de la qualité de l’air. La baisse d’activité a permis d’apaiser notre ville, avec une baisse du bruit et une amélioration de la qualité de l’air.

 

Redécouverte de certains sons par les citadins

Acoucité, l’Observatoire de l’environnement sonore, a observé une réduction des niveaux sonores sur toutes ses balises de mesure dès le début du confinement. Sur la place Bellecour, en plein centre de Lyon, la réduction du bruit est impressionnante la nuit, où on a pu observer une baisse de 8 décibels (dB) les nuits de semaine, et jusqu’à 12 dB les nuits de weekend (vendredi et samedi soirs). Ce sont habituellement des soirs plus animés, la baisse est donc plus importante. Ceci est d’autant plus significatif qu’une réduction de 8 dB correspond à une diminution d’environ 80% en termes d’énergie sonore, quand une réduction de 12 dB correspond à une réduction de 95%. En journée, c’est une réduction de 11 dB qui a été constatée pendant le premier weekend de confinement. [clic !]

 

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

Comparaison des niveaux sonores en période de nuit (22h-6h) sur la Place Bellecour – Source : ACOUCITE

 

Acoucité relève également que la composition même des sons est transformée, puisqu’on peut redécouvrir le chant des oiseaux ou les cloches des églises. Ils ont toujours été présents, mais les citadins ne les entendaient plus car ils étaient masqués par les bruits provenant des transports ou des terrasses des restaurants.

 

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

Mesure du bruit. Source : ACOUCITE

 

Un autre lieu étudié par Acoucité a été le Boulevard périphérique Laurent Bonnevay à Vénissieux, en sa qualité d’axe routier majeur, permettant de voir l’impact de la baisse des déplacements sur le bruit. La réduction du bruit est moins flagrante, car le trafic y reste important, contrairement au centre-ville. On peut quand même remarquer une baisse progressive du niveau sonore.

 

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année

Réduction du niveau sonore observée sur le Boulevard périphérique à Vénissieux pendant la semaine du 16 au 22 mars (par période, comparaison par rapport à un jour type dans la même période de l’année). Source : ACOUCITE

 

Ce graphique présente bien une réduction du niveau sonore : plus le bâton est grand, plus la baisse du bruit est importante.

Globalement, Acoucité relève une moyenne de réduction de 5 dB du bruit sur la Métropole de Lyon, soit une baisse de 70% de l’énergie sonore ! Cette baisse est la plus importante place Bellecour, où le trafic, mais surtout les activités humaines, ont considérablement diminué.

 

Une baisse du trafic routier pour une qualité de l’air améliorée

Grâce à Only Moov’, on apprend que le trafic routier chute drastiquement, jusqu’à -85% le vendredi 20 mars par rapport à la période pré-confinement. Cependant, on peut observer une augmentation de près de 50% des poids lourds sur la Rocade Est.

 

Reportage auprès de l’observatoire agréé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes. Station de mesure de la qualité de l'air à proximité du périphérique de Lyon.

Station de mesure de la qualité de l’air à proximité du périphérique Laurent Bonnevay. Source : ATMO

 

ATMO nous apporte une bonne nouvelle sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air, et en particulier pour les oxydes d’azote. Ces polluants sont qualifiés de « traceurs de la pollution automobile ». Les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Le trafic routier est responsable de plus des 2/3 des émissions de NOx en ville : c’est un indicateur privilégié de la baisse de la pollution automobile pour les observatoires de la qualité de l’air.

 

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Taux de dioxyde d’azote NO2 en µg/m3 lors des deux premières semaines de confinement- Proximité routière à gauche, fond urbain à droite. Source : ATMO

Les données analysées pour les illustrations ci-dessus proviennent des stations de mesures de la qualité de l’air de référence trafic et urbaine de la Métropole de Lyon

 

La baisse du trafic routier, et donc des émissions de NOx, est une excellente nouvelle pour la santé des habitants. La comparaison des concentrations mesurées en dioxydes d’azote (NO2) lors des deux premières semaines de confinement avec celles des mois de mars des 5 années précédentes sur l’agglomération lyonnaise a montré que cette diminution a pu atteindre certains jours 85%, à proximité des routes comme en centre-ville. [Clic !]

Au niveau de l’agglomération lyonnaise, les résultats de la surveillance de la qualité de l’air d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes mettent en effet en évidence une baisse des concentrations en oxydes d’azote en mars 2020 de 63% aux abords des grands axes de circulation [Clic !]. La baisse de concentration en particules fines et très fines (PM10 et PM2,5) est elle aussi remarquée au niveau des voiries, où l’on observe une baisse moyenne de 16%. Au contraire, lors des deux premières semaines de confinement, une augmentation de la concentration en particules fines a été relevée en milieu urbain [clic !].

 

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Confinement et pollution automobile. Source : ATMO

Les données analysées pour l’infographie ci-dessus proviennent de stations de mesures de la qualité de l’air représentatives de la pollution due au trafic routier (Lyon périphérique pour l’agglomération de Lyon et avenue Jean Jaurès pour la ville de Lyon).

 

Ce confinement aura donc permis de baisser la pollution sonore et la pollution de l’air : de bonnes nouvelles pour la qualité de vie et le climat lyonnais ! Surtout, nous avons pu observer l’immédiateté de ces baisses, montrant que les mesures visant à diminuer le trafic routier pour améliorer la qualité de vie en ville ont un impact positif à court et à long terme.

 

Baisse nationale des émissions de gaz à effet de serre

Et pour terminer, le confinement aura aussi eu un impact positif pour les émissions de gaz à effet de serre (GES), au niveau mondial, régional et local. En France, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), estime que les émissions de GES ont baissé de 30% avec le confinement [clic !]. C’est en grande partie grâce à la baisse des transports de surface : ils sont responsables de 60% de ces émissions de GES évitées ! L’aviation représente quant à elle 10% supplémentaires. De quoi nous inciter toutes et tous à envisager des mobilités plus douces à l’avenir.

A nous tous de faire en sorte que toutes ces améliorations ne soient pas momentanées, mais au contraire qu’elles s’inscrivent dans la durée ! [Clic !]

 

Pour aller plus loin :

Acoucité a publié un nouveau document sur l’impact du confinement sur l’environnement sonore [clic !]

ATMO propose un premier bilan sur l’impact du confinement sur la qualité de l’air [clic !]

L’usine solaire métropolitaine déploie ses panneaux photovoltaïques dans la Vallée de la Chimie

Nous vous parlions à l’automne 2019 d’investissement citoyen possible pour des projets de développement des énergies renouvelables sur le territoire de la Métropole de Lyon [voir l’article blog ici]. C’était le cas du projet porté par la société Lyon Rhône Solaire dans la Vallée de la Chimie : zoom sur son état d’avancement !

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Vue aérienne et simulation des ombrières photovoltaïques sur le parking du site d’Arkema – © Terre et Lac Solaire

 

Une usine solaire pour développer les énergies renouvelables produites localement

La Métropole de Lyon pilote un ambitieux projet de transition énergétique dans la Vallée de la Chimie : créer une usine solaire métropolitaine qui produira environ 7 500 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 591 foyers, et permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 709 tonnes de CO2 chaque année.

Revivez en 2 min le chantier de la pose d’ombrières photovoltaïques sur le site de JTEKT à Irigny ! Il n’aura fallu que quelques semaines aux équipes des lyonnais de TERRE ET LAC Solaire pour recouvrir 540 places de parking… Impressionnant !

 

Un projet partenarial industriel et citoyen fort

Ce projet repose sur l’engagement de six industriels (ARKEMA, JTEKT, KEM ONE, VOS Logistics, TOTAL CRES et IFPEN) qui mettent à disposition des surfaces sur les toitures de leurs bâtiments et en ombrières de parking pour permettre le déploiement de 35 000 m² de panneaux photovoltaïques d’ici l’été 2020. Aujourd’hui, 30 500 m² de panneaux sont déjà installés.

La société de projet Lyon Rhône Solaire a été créée pour faire le lien entre les industriels impliqués et les habitants du territoire, tout en permettant un suivi optimal de cette réalisation. Elle privilégie ainsi une approche globale garante d’une production d’énergie maximisée. Ce partenariat public-privé associe depuis avril 2019 Corfu Solaire, entreprise filiale du groupe lyonnais Terre et Lac, la Métropole de Lyon et le fonds régional d’investissement OSER.

Enfin, l’implication dans le projet des salariés et des habitants du territoire n’est pas en reste. En effet ce sont 275 000 euros qui ont été collectés lors de la campagne de financement participatif du projet fin 2019.

 

Les chiffres clés du projet global

  • 6 centrales photovoltaïques : des ombrières de parking, des toitures industrielles
  • Coût du projet : 8 millions d’euros
  • 30 500 m² de panneaux solaires photovoltaïques
  • 5,9 MWc de puissance
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Ombrières de parking de Total Cres et de l’IFPEN le long du canal du Rhône à Solaize – © Terre et Lac Solaire

 

Envie d’agir au travail pour l’environnement et la solidarité ? Rejoignez le réseau FEVE !

C’est quoi ?

Le réseau FEVE (For Environmental Value Empowerment) est une association créée en 2016 à Lyon par un groupe de salariés. Ils sont motivés à mettre en accord leur environnement de travail et leurs convictions écologiques et solidaires. Il s’agit d’accompagner les changements de comportements des salariés : « l’association accompagne les salariés dans leurs envies d’agir au travail en faveur de l’environnement, de la solidarité et la citoyenneté. » Les actions du réseau FEVE s’inscrivent dans l’action 3 du Plan Climat « Susciter et accompagner les changements d’habitude ».

« Convaincue de la nécessité d’une prise de responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de son impact sur la société, j’étais intiment convaincue qu’une telle responsabilité n’avait de sens que par l’humain» – Solinne Moretti, présidente et fondatrice du réseau FEVE

C’est pour qui ?

L’association est à destination des salariés et employés. Le but du réseau FEVE est de soutenir leurs actions dans le Développement Durable (DD) et la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Grâce au réseau FEVE, les initiatives peuvent être partagées, et même accompagnées par des bénévoles compétents, pour soutenir les prises de conscience écocitoyennes sur les lieux de travail.

Formation de salariés par le réseau FEVE

 

Ça marche comment ?

La particularité de la démarche FEVE vient de son organisation écocitoyenne « bottom-up », c’est-à-dire qu’elle part d’en bas, du salarié, pour infuser jusqu’à la stratégie RSE de l’entreprise, pour agir en faveur de la transition écologique et solidaire. L’association agit selon 4 axes :

  • Un accompagnement individuel et collectif en externe pour faciliter les rencontres entre salariés et favoriser l’inspiration, et rencontrer les acteurs ressources du territoire, à travers des bénévoles formés à l’accompagnement au changement.
  • Une formation intrapreneur IpESS (Intrapreneur Environnemental Social et Solidaire), qui vise à former des citoyens grâce à des mises en situation et une certification finale, pour être reconnu IpESS par son organisation. Elle s’articule autour de l’intrapreneuriat (développer la culture d’entreprendre), de l’empowerement (cultiver l’esprit critique pour mieux agir), et de l’accompagnement aux changements éco-responsables.
  • Un accompagnement à la création de FEVES en interne : pour les salariés certifiés IpESS, mais aussi pour tous les autres, un soutien pour créer des FEVES sur le lieu de travail, où salariés et employés peuvent se retrouver autour de valeurs et projets ESS (environnement social et solidaire) partagés. Les FEVES participent ensuite aux stratégies de développement durable et de RSE de leur entreprise, elles sont une instance de dialogue.
  • Une aide à la transformation des métiers de l’entreprise : les salariés accompagnés sont amenés à réfléchir pour donner un sens plus écologique et solidaire à leurs fonctions (écoconception, informatique écoresponsable ou éthique écologique.)

 

Une partie des bénévoles du réseau FEVE

Le réseau FEVE organise aussi différents types d’événements :

Tout d’abord, des afterwork RSE/DD « Bouge ton entreprise ! », pour s’inspirer dans ses actions au travail. Ces temps sont ouverts à tous et ont lieu une fois par mois à Lyon.

Des rencontres sont également proposées pour mieux connaitre les acteurs du territoire et trouver des ressources. Pour ne plus seulement avoir envie d’agir, mais pouvoir passer à l’action. D’autres événements sont organisés, comme des conférences thématiques sur l’engagement éco-citoyen au travail ou des ciné-débats publics.

Enfin, le réseau développe un dernier outil : les Conversations Carbone. C’est un cycle de 6 ateliers de discussion portant sur les différentes thématiques de notre empreinte carbone, à destination des salariés. Un accompagnement en forme de première étape pour agir ensuite sur son lieu de travail et promouvoir un mode de vie plus sobre en carbone.

Et concrètement ?

Voici des exemples d’actions facilement réalisables et reproductibles sur le lieu de travail :

  • Tri et réduction des gobelets et bouteilles plastiques, canettes alu et bouchons aux coins café
  • Tri du papier au bureau
  • Distribution de paniers AMAP
  • Boites à partage, création d’une « salle de la convivialité », frigo solidaire pour partager ses récoltes, échanges de services
  • Installation de ruches d’entreprises
  • Réduction des consommations d’énergie chez soi et au bureau (éclairage, climatisation, eau)
  • Réduction de l’empreinte carbone informatique
  • Déjeuners collectifs zéro déchets, locaux et bios
  • Et bien d’autres encore !

C’est où et quand ?

L’association sera présente au salon Primevère, du 6 au 8 mars 2020 à Eurexpo, alors venez les rencontrer pour trouver des réponses à toutes vos questions !

 

Pour en savoir plus sur le réseau FEVE : www.reseaufeve.fr

Pour contacter le réseau FEVE : contact@reseaufeve.org

 

 

Découvrez le nouveau guide des acteurs de l’économie circulaire !

La Métropole de Lyon vous propose une seconde édition du guide des acteurs de l’économie circulaire. Vous pourrez en apprendre plus sur des projets concrets au service des 4 R « Réduire, Réparer, Réemployer, Recycler ».

L’économie circulaire consiste à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources tout en diminuant l’impact sur l’environnement, notamment en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production de déchets. L’économie circulaire vise donc à faire plus et mieux, avec moins, pour la totalité du cycle de vie du produit (bien ou service).

Vous trouverez à l’intérieur de ce guide, une présentation de projets traitant d’alimentation, de BTP, de mobilité, d’ameublement, de gestion des biodéchets, de culture ou de textile, ainsi que les contacts des différentes structures.

Ce guide s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels, alors n’hésitez pas à aller le télécharger ici [clic !]

 

 

 

Co-exposez sur le stand OnlyLyon au Smart City Expo World Congress 2020

Pour la 4ème année, la Métropole de Lyon aura un stand partenarial au , l’événement mondial de référence dans le domaine de la ville intelligente, du 17 au 19 novembre 2020 à Barcelone (Espagne)

La Métropole lance un appel à manifestation d’intérêt pour les partenaires intéressés pour co-exposer à ses côtés et pour se développer à l’international. Parmi les 5 thématiques identifiées à ce stade, celle sur la smart city et changement climatique pourrait vous intéresser. Il s’agira de mettre en avant des initiatives portant sur les domaines de l’énergie, de l’autoconsommation, des îlots de chaleurs urbains, de l’adaptation au changement climatique, etc.

Vous avez jusqu’au 30 mars 2020 pour répondre à l’appel à manifestation d’intérêt et déposer votre dossier ! Attention places limitées. Plus d’infos sur les critères d’éligibilité, le planning et les thématiques cibles : [clic !]

Le stand Only Lyon de 2019