Quand on mesure en ville…

C’est aussi la rentrée pour les chercheurs du projet « 3 M’air ». A l’aide de capteurs permettant de connaître la qualité de l’air et la température en ville, ils proposent des campagnes de mesure participatives. 

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Pour quoi 3 M ?

« Mesure citoyenne Mobile et Modélisation » : ce projet rassemble des chercheurs de plusieurs laboratoires lyonnais et des collectivités locales. L’objectif est de voir si la mesure mobile citoyenne, réalisée à partir de capteurs assemblés à Lyon, peut avoir une valeur scientifique pour la modélisation. La première campagne participative a eu lieu en juin, avec 36 participants (voir l’article).

Les capteurs mesurent à la fois des paramètres de qualité de l’air (particules PM, dioxyde d’azote NO2…) mais aussi la température de l’air, et bien sûr la position à l’aide d’un GPS. Celà devrait permettre de voir l’influence de l’activité humaine (mobilité, chauffage, selon les zones) mais aussi, l’été, les effets rafraîchissants de la végétation.

C’est quand ?

Les prochaines campagnes auront lieu dans le centre de Lyon tous les samedis d’octobre :

– samedi 5 octobre

– samedi 12 octobre

– samedi 26 octobre

Pour vous inscrire

Si vous souhaitez participer, merci de nous indiquer votre présence par mail à projet.3mair[a]gmail.com , en précisant les dates où vous vous engagez. N’hésitez pas à diffuser l’information à votre entourage : nous cherchons une dizaine de volontaires pour chaque date.

Le jour J : RDV à 14h sous la statue de la place Bellecour, où nous vous distribuerons les capteurs et les parcours (durée ~1h30). En cas de pluie, nous vous préviendrons par mail la veille si les mesures sont annulées. 

À bientôt !

L’équipe 3 M’Air

 

 

Zone contenant les pièces jointes

La dernière série des ateliers du plan climat fait sa rentrée

À partir du lundi 02 et jusqu’au mardi 24 septembre, une série de neuf ateliers thématiques du plan climat est organisée afin de travailler sur des propositions d’actions.

© Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Les ateliers du plan climat © Thierry Fournier / Métropole de Lyon

Dans le cadre de la révision du plan climat de la Métropole de Lyon en Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET), des ateliers ont été organisés afin que les partenaires (associations, entreprises du territoire…) puissent faire émerger et développer des propositions d’actions. Cette réflexion s’est organisée sur les thématiques clés en lien avec l’atténuation et l’adaptation au changement climatique sur le territoire du Grand Lyon. En septembre, une dernière série d’ateliers est organisée avant la finalisation du document.

Ces ateliers sont répartis en neuf thématiques sur les créneaux suivants

  • lundi 02 septembre de 17h à 19h30 : efficacité énergétique des bâtiments tertiaires
  • mardi 03 septembre de 17h à 19h30 : empreinte carbone du numérique
  • lundi 09 septembre de 17h à 19h30 : efficacité énergétique des logements
  • mardi 10 septembre de 17h à 19h30 : consommation et gestion des déchets
  • mercredi 11 septembre de 17h à 19h30 : adaptation de la ville au réchauffement climatique
  • jeudi 12 septembre de 17h à 19h30 : engagement et implication des citoyens
  • lundi 16 septembre de 17h à 19h30 : mobilités
  • jeudi 19 septembre de 17h à 19h30 : entreprises et transition climatique
  • mardi 24 septembre de 17h à 19h30 : énergies renouvelables

 

Si vous souhaitez participer à un ou plusieurs de ces ateliers, inscrivez-vous en cliquant sur les liens du calendrier suivant [clic!]

 Les propositions issues de ces ateliers feront l’objet d’une analyse et permettront d’alimenter et d’étoffer les actions du futur PCAET de la Métropole de Lyon.

 

 

Schéma directeur des énergies, place à la mise en oeuvre

Nouvelle étape dans la mobilisation partenariale autour de l’énergie : le 26 juin à l’Embarcadère, une journée d’échanges et de partage sur le Schéma directeur des énergies a eu lieu. 220 personnes étaient présentes, représentantes des acteurs du système énergétique territorial, des communes, des services de la Métropole. L’occasion de s’approprier les objectifs ambitieux et crédibles adoptés en mai, et de se projeter concrètement dans la mise en oeuvre des actions.

Pleniere_schema_directeur_des_énergies_26juin

La stratégie énergétique vise à l’horizon 2030 à réduire de 20% les consommations d’énergie dans le territoire (par rapport à 2013) et à doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération. Ces deux objectifs combinés contribuent à baisser de 43% les émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 2000). Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été structurées. Retrouvez le document complet et sa synthèse en téléchargement.

Présenter le SDE finalisé pour une appropriation large

La plénière du matin – voir le support de présentation ici – a permis de présenter les objectifs retenus, les grands équilibres du plan d’actions et des zooms sur certains choix : rénovation de l’habitat et du patrimoine de la Métropole, développement des réseaux de chaleur urbains, motorisations alternatives (notamment GNV) et photovoltaïque (avec l’exemple de Lyon Rhône Solaire). En complément, un zoom spécifique a été fait sur l’articulation entre transition et fabrique de la ville d’une part et avec les réseaux de distribution d’énergie d’autre part.

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Table ronde sur les choix de motorisations alternatives

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Table ronde sur la fabrique de la ville

Ouvrir la phase de mise en oeuvre

Dans la continuité, une table ronde a précisé les enjeux de mise en œuvre de la démarche, car il s’agit bien aujourd’hui d’enclencher cette mise en œuvre avec les différentes parties prenantes. Les articulations sont ainsi à construire ou à consolider : par le PCAET et son lien avec les partenaires, avec le Conseil de développement pour co-construire avec les parties prenantes, avec les citoyens, avec les communes et avec les territoires environnants.

Table ronde sur la mise en oeuvre et l'implication des parties prenantes du territoire

Table ronde sur la mise en oeuvre et l’implication des parties prenantes du territoire

Une centaine de participants a ensuite travaillé au cours de l’après-midi dans le cadre de cinq ateliers sur des actions sur lesquelles la co-construction de la manière d’atteindre les objectifs est à structurer dans la durée. Les questions étaient les suivantes :

  • Quels outils pour un territoire zéro fioul ?
  • Comment atteindre les objectifs de rénovation du tertiaire privé ?
  • Comment déployer les actions d’accompagnement à la sobriété énergétique pour les ménages ?
  • Quelle articulation des outils pour multiplier par dix la production photovoltaïque ?
  • Quelle gouvernance des données énergie pour amplifier la transition énergétique ?
Travail en atelier l'après-midi

Travail en atelier l’après-midi

Pour rappel, le Schéma directeur des énergies constitue le socle atténuation du PCAET, dont la phase de consultation du public s’est achevée et qui sera voté fin 2019.

 

 

Sylv’acctes : visite de terrain

Le 5 juin, les équipes de la Métropole sont allées se rendre compte sur le terrain des mesures engagées par l’association Sylv’acctes. Au sud de l’Isère, deux forêts se font face : le massif de Bonnevaux et celui des Chambarans. Au carrefour de Grenoble, Lyon et Valence, ces forêts commencent à sentir une pression croissante depuis que le bois a le vent en poupe. Comment repenser la gestion traditionnelle ?

Vue sur le massif des Chambarans (33 000 hectares de forêt à 86% privée) depuis le massif de Bonnevaux (28 000 hectares à 90% privée).

Vue sur le massif des Chambarans (33 000 hectares de forêt à 86% privée) depuis le massif de Bonnevaux (28 000 hectares, à 90% privés). 60 hectares de la forêt de Chamabaran sont engagés dans Sylv’acctes depuis 3 ans,  une partie du massif de Bonnevaux va rejoindre le dispositif.

Le bois, ça pousse tout seul ?

Les forêts sont en croissance mais celà ne veut pas dire qu’elles sont gérées durablement : dans ce secteur, les « coupes rases » sont encore fréquentes. Or elles sont de moins en moins tolérées par les habitants car elles dégradent le paysage, ont des impacts négatifs de tassement et d’érosion du sol et de destruction de la biodiversité. Soutenue depuis sa création par la Métropole, l’association Sylv’acctes intervient sur ces forêts pour améliorer leur gestion. L’objectif? Faire en sorte que les forêts de la région, qui connaissent une pression croissante du fait de la demande de bois-énergie et de bois d’oeuvre pour la construction, puissent assurer l’approvisionnement des territoires tout en favorisant le stockage du carbone et la biodiversité. Or, il n’est pas simple d’agir collectivement car la forêt appartient à de nombreux propriétaires, qui parfois ont même oublié qu’ils possédaient une parcelle… Sylv’acctes agit avec les acteurs locaux pour monter des programmes de travaux collectifs et améliorer peu à peu la qualité des forêts.

A l'orée de la forêt de Bonnevaux-bas dauphiné, une coupe récente a permis d'extraire des arbres pour faire des piquets de clôture (au premier plan)  et du bois-énergie avec les troncs mons intéressants (le camion viendra déchiqueter le bois sir place)

A l’orée de la forêt de Bonnevaux-bas dauphiné, une coupe récente a permis d’extraire des arbres pour faire des piquets de clôture (au premier plan) et du bois-énergie avec les troncs moins intéressants (au second plan, le camion viendra déchiqueter le bois sur place).

Irrégulière mais belle 

La parcelle vient d'être éclaircie : les branches sont laissées au sol pour conserver les sels minéraux, les robinier, frênes, merisers, acacias présentent un bon potentiel

La parcelle est éclaircie pour permettre aux « arbres d’avenir » de se développer.

 

 

Jean-René, expert forestier dans le massif de Bonnevaux, nous présente la méthode choisie pour gérée une parcelle privée. « La méthode traditionnelle sur cette forêt était de couper tous les 15 ans, pour faire des piquets ou du bois de chauffage. C’est ce qu’on appelle le taillis (les branches repoussent depuis les troncs coupés). Je vais faire en sorte qu’on laisse pousser des arbres de plusieurs âges, pouvant fournir du bois de haute qualité (comme le chêne) en plus des produits traditionnels. On appelle ça la futaie (grands arbres) irrégulière (car les arbres sont de taille variée). »

Ici, la parcelle vient d’être éclaircie : les branches sont laissées au sol car elles contiennent des sels minéraux. Une forêt naturelle comporte 20% de bois mort au sol, celà lui permet de se régénérer.

Les arbres de la futaie sont jeunes et pourront servir pour la construction : robiniers, frênes, merisiers, acacias, chataigners… les plus beaux sont identifiés par l’expert forestier.

 

 

 

 

Agir plus souvent mais plus légèrement 

Le principe de la gestion durable est d’intervenir sur la forêt plus régulièrement, tous les 5 à 6 ans. On repère les jeunes arbres d’avenir, comme les chênes, que l’on va aider à se développer jusqu’à 60 à 80 ans. Au fur et à mesure de la croissance, on prélève régulièrement du bois pour différentes applications (dont le bois-énergie). Les travaux de dégagement, de détourage ou d’élagage sont plus légers que lorsque l’on doit planter une forêt sur un terrain nu : le coût moyen avoisine les 1000€/hectare, alors qu’une reforestation coûte 4000 à 5000€/hectare. Avec le même budget, on peut donc gérer de plus grandes surfaces de forêt dans des conditions favorables à la biodiversité.

Bruno, technicien de l’Office National des Forêts en charge de cette forêt communale, explique : « on a aussi un argument économique à mieux gérer les forêts, ici 2% du bois vendu est destiné au bois d’oeuvre et il apporte 17% des recettes. Passer à 20% de bois d’oeuvre permettrait de tripler les recettes de la commune. » Cela vaut donc le coup d’être patient…

Parcours d'un chêne d'avenir : de gauche à droite, l'arbre est repérée et sélectionné quand il sort de terre, puis on défriche tous les 5 ans pour permettre son développement, lui permettant d'atteindre, à 18 ans, la cime de la forêt. Il lui restera encore à gagner en épaisseur pendant de nombreuses années...

Parcours d’un chêne d’avenir : de gauche à droite, l’arbre est repérée et sélectionné quand il sort de terre, puis on défriche tous les 5 ans pour permettre son développement, lui permettant d’atteindre, à 18 ans, la cime de la forêt. Il lui restera encore à gagner en épaisseur pendant de nombreuses années…

Sur ce territoire, Sylv’acctes finance les travaux qui ne sont pas rémunérateurs, c’est-à-dire dans les premières années de mise en place de la futaie irrégulière et où aucun bois n’est fourni. A partir du moment où la forêt pourra être entretenue grâce à la vente du bois, l’association se retirera. Loïc de Sylv’acctes complète « le prix du bois actuel ne permet pas de gérer la forêt durablement. Mais si on ne fait qu’augmenter le prix, ce n’est pas une solution car les exploitants iront chercher des forêts moins accessibles mais pourront toujours faire des coupes rases. On a besoin d’accompagner la mise en place de pratiques de gestion durable ».

Une fois de plus, accompagner les changements d’habitudes est une des clés (tiens! c’est l’action 3 du plan climat).

Un refuge pour la biodiversité

Saurez-vous repérer le crapaud dissimulé sur cette image ?

Saurez-vous repérer le crapaud dissimulé sur cette image ?

 

Comment s’assurer que la biodiversité retrouvera ses marques ? On ne va pas compter les espèces mais on s’assure que les conditions sont favorables : présence d’arbres-patrimoniaux (de vieux arbres laissés sur pied pour accueillir différents insectes ou oiseaux), multiples strates de végétation pour servir d’abris, diversité d’essences d’arbre…

La méthode a été développée par sylv’acctes et son conseil scientifique, auquel participe plusieurs associations environnementales. 

 

 

 

Cet arbre patrimonial est laissé en place : en effet, certains insectes sont exigents : ils ne s'installent que sur les arbres de plus de 40 cm de diamètre !

Cet arbre patrimonial est laissé en place. En effet, certains insectes, comme le lucane cerf-volant ou le grand capricorne, sont exigeants : ils ne s’installent que dans les troncs de plus de 40 cm de diamètre !

Retour au quotidien

Cette visite révèle une temporalité qui nous dépasse : le plan climat estime les besoins de son territoire et les conditions climatiques à horizon 2030 et 2050. Celà vous paraît lointain ? Pour les gestionnaires de forêt, c’est bien le minimum de perspective à avoir pour pouvoir « jardiner » les forêts de demain. Pour adapter les essences aux conditions climatiques, les choix se font bien aujourd’hui. Les forêts de résineux plantées dans les années 70 (épicea, douglas, sapin), inspirées des pratiques du nord de l’Europe, sont aujourd’hui en difficultés sous nos latitudes. 70% des épicéas du sud de la Drôme dépérissent, pour ces massifs la diversification sera une question de survie.

Penser la forêt nécessite forcément un petit saut dans le futur.

Pour en savoir plus 

Retrouvez les différents territoires de projets de l’association Sylv’acctes, ainsi que l’activité de l’Office National des Forêts qui gère les forêts publiques.

 

 

Ouverture de la consultation sur le projet de plan climat

Fruit de plusieurs années de travail, le plan climat décrit la trajectoire de notre territoire à horizon 2030. Le document, encore sous forme de projet, entre en phase de consultation.

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Historique

La Métropole de Lyon s’est engagée depuis 2015 dans la révision de son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Ce document a pour but de définir la stratégie de transition « air-énergie-climat » du territoire aux horizons 2030 et 2050. Son élaboration s’est déroulée en plusieurs étapes : construction d’un modèle énergétique du territoire, élaboration de 4 scénarios de transition, proposition d’une trajectoire associée à un plan d’action décrivant les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs. Ce travail de scénarisation s’est appuyé sur le « schéma directeur des énergies », adopté en mai 2019 (voir l’article ou télécharger).

Plusieurs séries d’ateliers ont eu lieu entre 2017 et 2018 pour construire cette trajectoire : ils ont associé des partenaires du territoire (entreprises, associations, communes, bailleurs sociaux, etc) pour pouvoir fixer les « curseurs » d’une trajectoire ambitieuse mais réaliste.

Deux documents ont été rédigés :

  • le projet de Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) [clic!];
  • l’évaluation environnementale du PCAET, menée en parallèle pour s’assurer de la cohérence avec les enjeux environnementaux locaux [clic!]. 

Ces documents ont été transmis pour avis à l’autorité environnementale le 7 mars 2019, puis à l’état et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les avis de ces organismes sont joints au dossier.

Récolter les avis du public

Comme le prévoit la loi, une période de mise à disposition électronique du dossier de consultation du projet de Plan Climat Air Energie Territorial est prévue. D’une durée réglementaire de 30 jours, elle se tient entre le 14 juin et le 14 juillet 2019 sur la plateforme officielle du Grand Lyon.

Pendant cette période, le public peut formuler des observations et propositions sur la base du dossier et les envoyer par voie électronique (adresse mail dédiée : consultationpcaet@grandlyon.com) ou par courrier. 

Pour compléter cette consultation, des ateliers thématiques sont prévus en juin et septembre, à destination des acteurs du territoire (associations, partenaires du plan climat, entreprises, acteurs publics, etc). Une démarche à destination du grand public est aussi engagée, avec un événement festif le 30 juin au parc de Miribel-Jonage (clic!).

Adoption

Après ces différentes étapes de consultation, le projet de plan climat sera modifié, pendant l’été, pour tenir compte des différentes remarques. Les actions des partenaires souhaitant signer le plan climat seront aussi ajoutées, afin que figurent l’ensemble des engagements. L’adoption finale du plan climat sera proposée au vote des élus lors du conseil de la Métropole en fin d’année 2019.

Bonne lecture !

 

A vos capteurs !

Le 20 juin après-midi, la première campagne participative de mesure de la qualité de l’air et de la chaleur en ville aura lieu. A l’aide de capteurs spécialement conçus par les laboratoires de recherche lyonnais, une quarantaine de volontaires sont attendus pour arpenter la ville et récolter de précieuses données. Tentés par l’aventure ?

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Climat urbain

L’été approche avec son lot de canicules : on le sait, ce phénomène va s’intensifier… Mais quel est le lien entre climat local et urbanisme ? Comment évoluent les concentrations de polluants selon les rues, les différents espaces, en lien avec l’activité humaine entre autres ? Depuis quelques années, la possibilité de construire à moindre coût des capteurs offre de nouvelles méthodes de mesure.

Le projet 3 M’air

Tout est parti d’un projet de recherche, « 3 M’air » (comme Mesure citoyenne Mobile & Modélisation). Il rassemble plusieurs laboratoires en  géographie, sciences sociales, télécommunications ainsi que des collectivités et spécialistes de la météo et de la qualité de l’air. L’objectif ? Lors de campagnes de mesure avec les habitants, acquérir des données sur la qualité de l’air (mesure des particules fines et gaz polluants tels que le NO2) et la température de l’air.

Des capteurs spécifiques ont été conçus par le laboratoire CITI à la Doua, leur précision a été comparée aux mesures des professionnels (Météo France et Atmo). La méthode de mesure participative a été testée à plusieurs reprises par les géographes de Lyon 3 – Jean Moulin. Les résultats de ces campagnes, données de terrain, seront ensuite comparés aux informations des différents modèles, afin de les améliorer.

Je m’inscris !

Lors de parcours de 1,5 km en moyenne, les volontaires pourront explorer une partie de la ville et enregistrer les données mesurées par le capteur en continu.

Pour participer :

– inscrivez-vous par mail à projet.3mair(a)gmail.com 

– RDV le jeudi 20 juin à 14h au Tubà (145 rue lafayette)

– n’oubliez pas de prendre un chapeau, de la crème solaire et une paire de baskets

A vos marques… prêts…

 

 

Le Schéma directeur des énergies voté à l’unanimité !

Le 13 mai, le Conseil de la Métropole de Lyon a voté à l’unanimité le Schéma directeur des énergies. Ce document de planification définit de manière volontaire la stratégie énergétique de la Métropole à l’horizon 2030. Cette planification de grande ampleur répond aux défis de la transition énergétique par une feuille de route ambitieuse et crédible, ancrée dans la réalité du territoire.

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Les métropoles ont un rôle clé dans la transition énergétique

Les défis de la transition énergétique pour instaurer un modèle robuste et durable diminuant drastiquement le recours aux énergies fossiles transforment en profondeur le monde de l’énergie. Le modèle centralisé du 20e siècle autour de la production et de la distribution porté par quelques grands acteurs cède rapidement du terrain à un modèle plus local, cherchant à répondre aux impératifs de sobriété, de décarbonation et de résilience.

La transition énergétique passe en premier lieu par la capacité de transformation des villes, qui concentrent à la fois les usages et les leviers pour réduire les consommations, pour mutualiser les besoins et pour optimiser les échanges. Les métropoles en particulier apporteront une contribution décisive dans la lutte contre le changement climatique par une réponse intégrée mobilisant un large pan des politiques publiques dont elles ont la compétence.

Avec le Schéma directeur des énergies, la Métropole de Lyon définit le cadre stratégique de la politique publique de transition énergétique. Celle-ci vise à réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter la production d’énergies renouvelables et de récupération, deux leviers déterminants pour atteindre l’objectif crucial et final de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Métropole de Lyon s’appuie pour cela sur un large pan de ses compétences et politiques publiques, au premier rang desquelles les politiques de l’habitat et du logement, du développement économique, de la mobilité des personnes et des biens, du développement urbain ou encore du cycle de l’eau et des déchets.

Ce cadre stratégique intègre les nouvelles compétences énergie dont la Métropole de Lyon dispose depuis 2015 : soutien aux actions de maîtrise de la demande en énergie, développement des énergies renouvelables et de récupération, création, aménagement, entretien, gestion de réseaux de chaleur ou de froid urbains et concession de la distribution publique d’électricité et de gaz. Forte de ces nouvelles compétences d’autorité organisatrice des réseaux énergétiques, la Métropole muscle sa responsabilité de porteuse de la politique publique de la transition énergétique dans son territoire.

Retour sur l’élaboration du schéma directeur des énergies

Le SDE s’inscrit dans la continuité de la montée en puissance de l’enjeu énergie climat depuis une quarantaine d’années dans le territoire métropolitain. Il constitue l’un des instruments de mise en oeuvre du Plan climat énergie territorial voté en 2012 et s’inscrit également dans le cadre des nouvelles compétences énergie de la Métropole.

Avec ce schéma, la Métropole accélère le pilotage des transformations du système énergétique territorial et affirme son rôle d’autorité organisatrice de l’énergie. Réponse stratégique et opérationnelle pour la transition énergétique, la stratégie se fonde sur une connaissance fine du territoire et définit un portefeuille d’actions avec des objectifs opérationnels quantifiés et une planification temporelle et financière.

Le schéma a été construit de manière participative autour de trois grandes étapes :

– Le diagnostic quantitatif et qualitatif a permis de construire un état des lieux énergétique à une maille fine (la maille IRIS, d’environ 2 000 habitants) intégré dans un outil de modélisation. Il a été complété par un diagnostic qualitatif s’appuyant sur de nombreux entretiens avec les acteurs du système énergétique métropolitain (énergéticiens, bailleurs, fédérations du BTP, Université, HCL, etc.).

– La scénarisation et le choix d’un scénario. Quatre orientations majeures ont permis d’explorer la diversité de futurs possibles. Les objectifs ont été fixés en s’appuyant sur la connaissance du territoire, les retours d’expérience des différents projets et l’expertise des acteurs locaux. Un appel à contributions a permis de recueillir 108 solutions innovantes issues de 53 partenaires qui ont nourri les orientations. Un travail de calibrage des objectifs de chacune des actions recherchant le point d’équilibre entre ambition et crédibilité a été mené dans le cadre de quatre groupes de travail partenariaux et transversaux. Cette large participation a permis d’estimer le niveau d’engagement maximal des acteurs et les impacts des orientations étudiées. Enfin, le Conseil de développement a posé un regard prospectif sur les évolutions du rapport des citoyens et des entreprises à l’énergie pour baliser les modalités adéquates de mise en oeuvre.

– La conception d’un plan d’actions permettant d’atteindre les objectifs du scénario retenu. Celui-ci a été défini par un travail conjoint entre les politiques métropolitaines (habitat, développement économique, déplacements, patrimoine, planification urbaine, eau, déchets). Deux passages en conférences territoriales des maires ont permis d’associer les communes dans une dynamique d’échange et de co-construction. De par leurs relations de proximité et leur connaissance fine du territoire, les communes ont en effet un rôle fondamental pour la mise en oeuvre territorialisée des actions.

Les objectifs et le plan d’actions reposent ainsi sur une construction rigoureuse, ancrée dans la réalité, qui permet une confiance forte en son caractère atteignable.

Les objectifs du SDE

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À l’issue de la phase de scénarisation, des objectifs quantifiés ont été fixés :

  • Baisser de 20% les consommations d’énergie d’ici 2030 par rapport à 2013 (ce qui revient à réduire de 30% les consommations par rapport à 2000)

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  • Doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2030 pour atteindre 17% dans la part des consommations métropolitaines

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Ces deux objectifs permettent de réduire de 43% les émissions de gaz à effet de serre du territoire par rapport à 2000. La trajectoire du schéma directeur a été utilisée pour construire le projet de plan climat air énergie territorial (PCAET).

Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été co-construites en lien avec les différentes politiques publiques de la Métropole. Chacune d’entre elle est coordonnée par un référent dédié. Des livrables, des échéances ainsi qu’une estimation budgétaire ont été définies pour chacune. Tous ces éléments sont disponibles dans le document complet.

Le SDE élaboré, il faut le mettre en œuvre !

Il s’agit maintenant de concrétiser cette stratégie. L’enjeu principal est de garder le cap et d’utiliser le schéma comme un levier de transformation de l’action publique en faveur de la transition énergétique territoriale. Pour cela, il faut :

– Partager largement cette stratégie énergétique

– Mettre en œuvre les actions de manière transversale et partenariale sur la base d’un travail important de co-construction à élaborer avec les parties prenantes (associations, entreprises, communes, citoyens)

– Piloter et évaluer le déploiement

– Mesurer les impacts des actions et l’état énergétique du territoire

– Rester ouvert aux nouvelles dynamiques et solutions tout en maintenant le cap pour cette transition énergétique

Cette mise en oeuvre se fera en articulation étroite avec l’animation du plan climat air énergie territorial.

Pour aller plus loin

Téléchargez le document complet du SDE et la version synthétique.

 

 

ECORENO’V passe la barre des 8 000!

Chaque trimestre, retrouvez sur le blog du plan climat de bilan d’avancement d’ECORENO’V [clic!]. Ce printemps, le nombre de logements financés pour des travaux de rénovation énergétique sur notre territoire atteint 8 930 depuis le lancement du dispositif. 

La copropriété "La rose de la Haye", à St Genis Laval, a été rénovée fin 2018 (la photo est prise pendant les travaux). Elle a divisé par 2 ses consommations d'énergie ! retrouvez les détails sur la fiche de site.

La copropriété « La rose de l’Haye », à St Genis Laval, a été rénovée fin 2018 (la photo est prise pendant les travaux). Elle a divisé par deux ses consommations d’énergie et atteindre le niveau « BBC rénovation » (Bâtiment Basse Consommation). Retrouvez les détails de l’opération sur la fiche de site (clic!).

La plateforme ECORENO’V, lancée en 2015, est en phase d’accélération. Sur les 8 930 logements financés depuis le début du dispositif, on retrouve en première position les copropriétés (5 000 logements), les logements sociaux (3 600 logements) et les maisons (bientôt 200 logements).

Et ce n’est pas fini! Les bonnes idées se propagent vite : les équipes d’ECORENO’V anticipent que les propriétaires de 8 000 logements supplémentaires s’engageront dans des travaux d’ici la fin de l’année. Du pain sur la planche pour un dispositif maintenant bien rôdé.

Si vous ne connaissez pas (encore) cet accompagnement, ou pour connaître ses dernières évolutions, c’est par ici !

Le suivi trimestriel d’ECORENO’V sur le blog fait l’objet d’une rubrique dédiée (clic)

 

 

 

Qualité de l’air : La Météo du Souffle se déploie

Lauréat de l’appel à projets [R]Challenge porté par la Métropole de Lyon mi 2018, le programme Météo du Souffle poursuit son ingénieux développement. Son objectif ? Croiser les données sur les pollens et la qualité de l’air pour offrir à la population des mesures précises sur le bien-être respiratoire, en rapport avec l’âge et la santé. Territoire test, Lyon-Confluence accueille de premiers capteurs en mars 2019.

À Lyon, la qualité de l'air est un vrai sujet de préoccupation pour les acteurs du territoire

À Lyon, la qualité de l’air est un vrai sujet de préoccupation pour les acteurs du territoire

Le projet a mûri dans la tête de Benjamin Guinot, chercheur au CNRS, qui travaille depuis longtemps sur la question de la pollution de l’air, notamment en Chine. Rapidement, le Réseau National Pollens (RNSA) et le CEA ont rejoint l’aventure. Avec l’ambition de fournir un service de prévention individualisée : « Concrètement, les personnes pourront recevoir sur leur téléphone un baromètre individualisé de leur niveau de bien-être respiratoire pour la journée en cours et sur 48 h. Et si la personne est fragile, cela doit l’inviter à se mettre à l’abri, à adapter ses déplacements, à ajuster son itinéraire, comme ne pas traverser les parcs en période de pollinisation par exemple. L’ambition ? Offrir un service pour que les personnes vivent mieux leur environnement. »

Le constat d’origine : des données cloisonnées et pas simples à déchiffrer

Si le consortium CNRS-RNSA-CEA en est venu à se lancer dans la création de cette solution (qui mobilise une équipe de 5 personnes à temps plein), c’est parce que les données, telles qu’elles sont compilées aujourd’hui, montrent, pour Benjamin Guinot, des limites. « Les univers des pollens et de la pollution de l’air s’ignorent alors qu’ils ont un dénominateur commun : la santé respiratoire, explique-t-il. De plus, les éléments ne sont pas forcément faciles à saisir pour un public malade qui en aurait besoin. On mesure parfois des choses qui n’ont pas grand intérêt, comme le SO2. Il y aurait des indicateurs plus pertinents à relever, mais ça met du temps à bouger au niveau réglementation. »

Mars puis mai 2019 : les Polcube® en action à La Confluence

Soucieux de ne pas attendre et de dépasser le constat que « les informations s’arrêtent à la mesure sans arriver à se rendre utiles », le chercheur et ses acolytes travaillent pour « casser les barrières et parler aux premiers concernés, directement. » Informer en temps quasi réel quelle est la qualité de l’air que la population respire et ce à quoi elle est exposée : voilà la prouesse que l’équipe va bientôt réaliser, aidée en cela par les moyens déployés sur la Métropole de Lyon : La Confluence, bientôt territoire-test, mais aussi le Tubà, qui accompagne le projet sur la partie usages et permet des liens avec des collectifs d’usagers, des malades notamment. Sur La Confluence, justement, ce sont 15 béta-testeurs qui entrent en action en mars 2019, en participant à des prises de données grâce à quatre premiers capteurs. En mai, ce seront cette fois les Polcube® qui s’installeront. Implantés en quatre endroits stratégiques (zones résidentielles, espaces publics, voirie…), ils vont mesurer quantité de pollens et de polluants, croiser les données et proposer une analyse fiable des risques et de leurs causes.

La qualité des données, un enjeu majeur

Cette qualité, c’est un point crucial pour Benjamin Guinot : « Nous serons très attachés à la qualité des données et c’est pour cela que le travail de mise en place est long, explique-t-il. On nous dit souvent qu’il y a, en de nombreux points du territoire, des données pollens par exemple. Mais ce ne sont que des extrapolations de points de mesure sans aucune garantie de qualité. Les nôtres seront plus qualitatives et adaptées au profil que les gens renseigneront. Car aujourd’hui, on dit « La qualité de l’air est mauvaise. Populations à risques, attention. » Mais comment savoir réellement si je suis à risque ? »

Un financement à trouver

Reste la question de la gratuité du service numérique (une application téléchargeable), pour laquelle l’équipe est également pleinement mobilisée, afin de trouver des financements, et aidée en cela par trois étudiants de Master de Paris Dauphine. « La santé respiratoire doit être la préoccupation de tous car c’est le premier enjeu du développement durable, clame Benjamin Guinot. Aujourd’hui, des millions de nos concitoyens se déplacent avec des difficultés pour respirer, sans être en mesure d’identifier les causes de leur gêne et donc de s’en prémunir. » La Météo du Souffle pourrait bientôt leur apporter une bouffée d’oxygène, en multipliant ses capteurs sur un vaste territoire.

[R]Challenge, qu’est-ce que c’est ?

Lancé par la Métropole de Lyon en 2018, il s’agit d’une démarche d’innovation ouverte en faveur de la qualité de l’air. C’est-à-dire ? Faire le pari que le numérique va aider à changer le comportement des gens vis à vis de la qualité de l’air. Et lancer un appel à projets pour qu’entreprises, start-ups et particuliers proposent des services numériques innovants, incluant dans leur dossier un prototype et une méthode d’expérimentation. La Métropole de Lyon, ATMO Auvergne Rhône-Alpes et la Banque des territoires étaient les trois pilotes de l’opération, accompagnés par TUBA et Nod-A. 28 dossiers ont été déposés. 8 d’entre eux ont été retenus pour être accompagnés lors d’un hackathon de 3 jours, en juin 2018. Tout au long de la démarche, des partenaires comme le Cerema, 1kubator, l’IFSTTAR ou le centre Max Weber ont apporté leurs expertises dans des domaines complémentaires et aspects techniques. À l’arrivée, mi-2018, 5 projets ont été retenus pour être expérimenté en grandeur réelle sur le territoire de la Métropole de Lyon : Météo du Souffle donc, mais aussi Airmap, Geoptis, R#sens et Togeth’air. Le test auprès de panel d’utilisateurs, la viabilité économique et la capacité à être dupliquée sur d’autres territoires seront notamment scrutés. [R]Challenge s’inscrit dans une démarche plus globale de qualité de l’air et a été lancé dans le cadre du plan Oxygène adopté en 2016 par la collectivité.

 

 

Musée des Confluences : des lycéens dans la peau des dirigeants pour sauver le climat

Le Musée des Confluences invite les lycéens du territoire à un jeu de rôle pour enrayer le changement climatique. À la place des dirigeants d’un pays, ils doivent réfléchir à un accord afin de limiter le réchauffement de la planète. Comme lors des vraies COP sur le climat.

Les élèves (re)découvrent l'histoire des différentes espèces

Les élèves (re)découvrent l’histoire des différentes espèces

Sensibiliser les lycéens au climat

L’appropriation du thème commence par une visite de l’exposition « Espèces, la maille du vivant » au Musée des Confluences. Les lycéens visiteurs sont plongés au plus près de la relation qu’entretient l’Homme avec son environnement et comprennent son impact grandissant sur la biodiversité. « Notre objectif initial est de présenter la planète comme un bien commun, explique Sylvie Boucherat, chargée de médiation au Musée des Confluences. Les élèves doivent percevoir la complexité des enjeux climatiques qui nécessite de sortir d’une vision à l’échelle des nations. »

La visite, point de départ pour comprendre

Mi-janvier, c’était justement au tour des élèves du lycée Diderot La Martinière (Lyon) de visiter l’exposition, mais aussi l’auditorium où ils vont officier quelques mois plus tard. Explications sur l’origine et l’architecture du bâtiment étaient aussi au programme. Une occasion de faire découvrir un lieu où certains venaient pour la première fois, et peut-être de susciter l’envie d’y revenir.

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Les élèves des différents établissements visitent l’exposition « Espèces, la maille du vivant »

Un projet pédagogique sur une année scolaire

Les classes viennent plusieurs fois au musée et travaillent la question toute l’année en classe, en SVT, en Histoire ou en SES. « Une formation des équipes enseignantes au musée est le point de départ d’un travail soutenu en classe, note Sylvie Boucherat. Nous remettons aux professeurs des outils pédagogiques conçus en partenariat avec l’ENS et les professeurs relais du musée. » La majeure partie du projet commence ainsi : les élèves représentent les pays, par petits groupes. Se mettre dans la peau du Maroc, de la Chine ou de l’Union Européenne, comprendre l’histoire de la nation, son rapport avec le climat, ses enjeux économiques. Et travailler un argumentaire pour défendre une cause collective, le climat, sans omettre l’intérêt propre au pays. Une réalité qui n’est jamais la même d’un pays à l’autre, les états les plus développés (et donc les plus industrialisés, c’est à dire ceux qui contribuent le plus au réchauffement climatique) ayant souvent plus de mal à inscrire les objectifs de réduction du réchauffement climatique dans leurs lois nationales.

Pour finir, une COP en mai, comme en vrai !

Au mois de mai 2019, les 10 classes se retrouveront dans l’auditorium du Musée des Confluences pour simuler une COP (2 classes par jour durant cinq jours). L’aboutissement d’un travail d’une année, durant laquelle les élèves vont se prendre au jeu et interpréter les personnages : le président, le secrétaire, les ambassadeurs mais aussi les journalistes, qui seront chargés de faire la retranscription de l’évènement auprès de leurs camarades de retour au lycée. L’enjeu est « fictif » : trouver un accord pour limiter la hausse de température moyenne mondiale à +2°C d’ici la fin du siècle. Sylvie Boucherat note toutefois que « lorsqu’ils pénètrent dans l’hémicycle du musée, on sent qu’ils prennent leur rôle très à cœur. Ils ont des badges, un drapeau et ils incarnent à merveille le pays qu’ils représentent. »

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En janvier, les élèves du lycée Diderot-La Martinière ont visité l’auditorium où ils vont officier au mois de mai 2019

Le Musée des Confluences s’engage

Pourquoi une telle implication du musée dans la question climatique ? Pour Sylvie Boucherat, « ce projet, à la confluence de nombreuses disciplines, a du sens pour le musée » Et de détailler : « Au départ, nous avions proposé les simulations de COP à un public adulte. Puis l’idée nous est venue naturellement d’adapter l’approche aux scolaires. » Et le résultat est visiblement au rendez-vous. « Ils s’impliquent vraiment en négociant entre pays et en imaginant des compromis, ce qui est notamment le rôle des ambassadeurs lorsqu’ils vont à la rencontre des délégations des autres pays. Et ils comprennent vite que les promesses de réductions de gaz à effet de serre ne sont pas simples à tenir. Les représentants des pays en voie de développement peuvent alors demander des subventions aux nations les plus riches pour les aider à envisager une transition énergétique. Tout est une question d’aide et d’échanges entre les pays. Et ça, ils l’ont bien compris. »

Dix établissements scolaires sélectionnés

Proposé par le Musée des Confluences pour la troisième année consécutive, ce projet sur les enjeux climatiques est réalisé en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure (via notamment l’Institut Français d’Éducation) et la délégation académique aux arts et à la culture au sein du rectorat. C’est ensemble qu’ils ont sélectionné les dix établissements amenés à prendre part au projet tout au long de l’année scolaire. Les lycéens de seconde sont ainsi issus du territoire de la Métropole (Saint Genis Laval, Lyon, Villeurbanne, Neuville-sur-Saône) mais pas seulement puisqu’ils viennent aussi d’Ambérieu-en-Bugey, Villefranche-sur-Saône ou encore Firminy.

Une simulation pour agir concrètement à l’avenir

Même si les COP du Musée des Confluences n’accouchent d’aucune décision concrète pour le climat, l’essentiel est ailleurs : dans la capacité du Musée d’avoir su, au fil des années, former des ambassadeurs du climat. D’avoir fait prendre conscience à ces jeunes lycéens de l’importance du respect de la planète. Et d’avoir sensibilisé les générations de demain à l’urgente nécessité d’agir dès maintenant.

Témoignage de Corinne Perret-Thomas, professeur de SVT au lycée Martinière-Diderot

IMG_4338« Nous avons eu connaissance du projet mené par le Musée car ils en ont fait l’écho auprès de notre établissement. J’ai souhaité postuler car le réchauffement climatique est au programme des classes de seconde, et parce que la démarche peut aussi être bénéfique pour notre lycée, en cours de labellisation E3D (démarche de développement durable). Ce projet est aussi très intéressant car il a une vocation bilingue et internationale. Il propose quelque chose de différent aux élèves, de manière pluridisciplinaire puisque je travaille en lien étroit avec une documentaliste et une professeure d’histoire-géo. De plus, le côté simulation/jeu de rôle est une vraie innovation pédagogique et le débat avec d’autres classes va responsabiliser les élèves. La visite du musée est le point de départ de la réflexion, là où ils prennent conscience que la biodiversité est en réduction, à cause du réchauffement climatique. »

 

Témoignage de Selma, élève en classe de seconde

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« Ce projet et cette visite sont une excellente opportunité de mieux comprendre le climat et peu de classes ont la chance de faire partie de ce type de programme. Personnellement, le climat est une cause qui me tient à cœur, j’y suis sensible car je sais que la planète souffre. Et si on continue comme ça, nos futurs enfants ne pourront pas vivre comme nous. Il faut jouer notre rôle à fond et améliorer nos comportements pour changer ce qui peut encore l’être. »