Ouverture de la consultation sur le projet de plan climat

Fruit de plusieurs années de travail, le plan climat décrit la trajectoire de notre territoire à horizon 2030. Le document, encore sous forme de projet, entre en phase de consultation.

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Historique

La Métropole de Lyon s’est engagée depuis 2015 dans la révision de son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Ce document a pour but de définir la stratégie de transition « air-énergie-climat » du territoire aux horizons 2030 et 2050. Son élaboration s’est déroulée en plusieurs étapes : construction d’un modèle énergétique du territoire, élaboration de 4 scénarios de transition, proposition d’une trajectoire associée à un plan d’action décrivant les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs. Ce travail de scénarisation s’est appuyé sur le « schéma directeur des énergies », adopté en mai 2019 (voir l’article ou télécharger).

Plusieurs séries d’ateliers ont eu lieu entre 2017 et 2018 pour construire cette trajectoire : ils ont associé des partenaires du territoire (entreprises, associations, communes, bailleurs sociaux, etc) pour pouvoir fixer les « curseurs » d’une trajectoire ambitieuse mais réaliste.

Deux documents ont été rédigés :

  • le projet de Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) [clic!];
  • l’évaluation environnementale du PCAET, menée en parallèle pour s’assurer de la cohérence avec les enjeux environnementaux locaux [clic!]. 

Ces documents ont été transmis pour avis à l’autorité environnementale le 7 mars 2019, puis à l’état et à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les avis de ces organismes sont joints au dossier.

Récolter les avis du public

Comme le prévoit la loi, une période de mise à disposition électronique du dossier de consultation du projet de Plan Climat Air Energie Territorial est prévue. D’une durée réglementaire de 30 jours, elle se tient entre le 14 juin et le 14 juillet 2019 sur la plateforme officielle du Grand Lyon.

Pendant cette période, le public peut formuler des observations et propositions sur la base du dossier et les envoyer par voie électronique (adresse mail dédiée : consultationpcaet@grandlyon.com) ou par courrier. 

Pour compléter cette consultation, des ateliers thématiques sont prévus en juin et septembre, à destination des acteurs du territoire (associations, partenaires du plan climat, entreprises, acteurs publics, etc). Une démarche à destination du grand public est aussi engagée, avec un événement festif le 30 juin au parc de Miribel-Jonage (clic!).

Adoption

Après ces différentes étapes de consultation, le projet de plan climat sera modifié, pendant l’été, pour tenir compte des différentes remarques. Les actions des partenaires souhaitant signer le plan climat seront aussi ajoutées, afin que figurent l’ensemble des engagements. L’adoption finale du plan climat sera proposée au vote des élus lors du conseil de la Métropole en fin d’année 2019.

Bonne lecture !

 

A vos capteurs !

Le 20 juin après-midi, la première campagne participative de mesure de la qualité de l’air et de la chaleur en ville aura lieu. A l’aide de capteurs spécialement conçus par les laboratoires de recherche lyonnais, une quarantaine de volontaires sont attendus pour arpenter la ville et récolter de précieuses données. Tentés par l’aventure ?

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Climat urbain

L’été approche avec son lot de canicules : on le sait, ce phénomène va s’intensifier… Mais quel est le lien entre climat local et urbanisme ? Comment évoluent les concentrations de polluants selon les rues, les différents espaces, en lien avec l’activité humaine entre autres ? Depuis quelques années, la possibilité de construire à moindre coût des capteurs offre de nouvelles méthodes de mesure.

Le projet 3 M’air

Tout est parti d’un projet de recherche, « 3 M’air » (comme Mesure citoyenne Mobile & Modélisation). Il rassemble plusieurs laboratoires en  géographie, sciences sociales, télécommunications ainsi que des collectivités et spécialistes de la météo et de la qualité de l’air. L’objectif ? Lors de campagnes de mesure avec les habitants, acquérir des données sur la qualité de l’air (mesure des particules fines et gaz polluants tels que le NO2) et la température de l’air.

Des capteurs spécifiques ont été conçus par le laboratoire CITI à la Doua, leur précision a été comparée aux mesures des professionnels (Météo France et Atmo). La méthode de mesure participative a été testée à plusieurs reprises par les géographes de Lyon 3 – Jean Moulin. Les résultats de ces campagnes, données de terrain, seront ensuite comparés aux informations des différents modèles, afin de les améliorer.

Je m’inscris !

Lors de parcours de 1,5 km en moyenne, les volontaires pourront explorer une partie de la ville et enregistrer les données mesurées par le capteur en continu.

Pour participer :

– inscrivez-vous par mail à projet.3mair(a)gmail.com 

– RDV le jeudi 20 juin à 14h au Tubà (145 rue lafayette)

– n’oubliez pas de prendre un chapeau, de la crème solaire et une paire de baskets

A vos marques… prêts…

 

 

Le Schéma directeur des énergies voté à l’unanimité !

Le 13 mai, le Conseil de la Métropole de Lyon a voté à l’unanimité le Schéma directeur des énergies. Ce document de planification définit de manière volontaire la stratégie énergétique de la Métropole à l’horizon 2030. Cette planification de grande ampleur répond aux défis de la transition énergétique par une feuille de route ambitieuse et crédible, ancrée dans la réalité du territoire.

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Les métropoles ont un rôle clé dans la transition énergétique

Les défis de la transition énergétique pour instaurer un modèle robuste et durable diminuant drastiquement le recours aux énergies fossiles transforment en profondeur le monde de l’énergie. Le modèle centralisé du 20e siècle autour de la production et de la distribution porté par quelques grands acteurs cède rapidement du terrain à un modèle plus local, cherchant à répondre aux impératifs de sobriété, de décarbonation et de résilience.

La transition énergétique passe en premier lieu par la capacité de transformation des villes, qui concentrent à la fois les usages et les leviers pour réduire les consommations, pour mutualiser les besoins et pour optimiser les échanges. Les métropoles en particulier apporteront une contribution décisive dans la lutte contre le changement climatique par une réponse intégrée mobilisant un large pan des politiques publiques dont elles ont la compétence.

Avec le Schéma directeur des énergies, la Métropole de Lyon définit le cadre stratégique de la politique publique de transition énergétique. Celle-ci vise à réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter la production d’énergies renouvelables et de récupération, deux leviers déterminants pour atteindre l’objectif crucial et final de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Métropole de Lyon s’appuie pour cela sur un large pan de ses compétences et politiques publiques, au premier rang desquelles les politiques de l’habitat et du logement, du développement économique, de la mobilité des personnes et des biens, du développement urbain ou encore du cycle de l’eau et des déchets.

Ce cadre stratégique intègre les nouvelles compétences énergie dont la Métropole de Lyon dispose depuis 2015 : soutien aux actions de maîtrise de la demande en énergie, développement des énergies renouvelables et de récupération, création, aménagement, entretien, gestion de réseaux de chaleur ou de froid urbains et concession de la distribution publique d’électricité et de gaz. Forte de ces nouvelles compétences d’autorité organisatrice des réseaux énergétiques, la Métropole muscle sa responsabilité de porteuse de la politique publique de la transition énergétique dans son territoire.

Retour sur l’élaboration du schéma directeur des énergies

Le SDE s’inscrit dans la continuité de la montée en puissance de l’enjeu énergie climat depuis une quarantaine d’années dans le territoire métropolitain. Il constitue l’un des instruments de mise en oeuvre du Plan climat énergie territorial voté en 2012 et s’inscrit également dans le cadre des nouvelles compétences énergie de la Métropole.

Avec ce schéma, la Métropole accélère le pilotage des transformations du système énergétique territorial et affirme son rôle d’autorité organisatrice de l’énergie. Réponse stratégique et opérationnelle pour la transition énergétique, la stratégie se fonde sur une connaissance fine du territoire et définit un portefeuille d’actions avec des objectifs opérationnels quantifiés et une planification temporelle et financière.

Le schéma a été construit de manière participative autour de trois grandes étapes :

– Le diagnostic quantitatif et qualitatif a permis de construire un état des lieux énergétique à une maille fine (la maille IRIS, d’environ 2 000 habitants) intégré dans un outil de modélisation. Il a été complété par un diagnostic qualitatif s’appuyant sur de nombreux entretiens avec les acteurs du système énergétique métropolitain (énergéticiens, bailleurs, fédérations du BTP, Université, HCL, etc.).

– La scénarisation et le choix d’un scénario. Quatre orientations majeures ont permis d’explorer la diversité de futurs possibles. Les objectifs ont été fixés en s’appuyant sur la connaissance du territoire, les retours d’expérience des différents projets et l’expertise des acteurs locaux. Un appel à contributions a permis de recueillir 108 solutions innovantes issues de 53 partenaires qui ont nourri les orientations. Un travail de calibrage des objectifs de chacune des actions recherchant le point d’équilibre entre ambition et crédibilité a été mené dans le cadre de quatre groupes de travail partenariaux et transversaux. Cette large participation a permis d’estimer le niveau d’engagement maximal des acteurs et les impacts des orientations étudiées. Enfin, le Conseil de développement a posé un regard prospectif sur les évolutions du rapport des citoyens et des entreprises à l’énergie pour baliser les modalités adéquates de mise en oeuvre.

– La conception d’un plan d’actions permettant d’atteindre les objectifs du scénario retenu. Celui-ci a été défini par un travail conjoint entre les politiques métropolitaines (habitat, développement économique, déplacements, patrimoine, planification urbaine, eau, déchets). Deux passages en conférences territoriales des maires ont permis d’associer les communes dans une dynamique d’échange et de co-construction. De par leurs relations de proximité et leur connaissance fine du territoire, les communes ont en effet un rôle fondamental pour la mise en oeuvre territorialisée des actions.

Les objectifs et le plan d’actions reposent ainsi sur une construction rigoureuse, ancrée dans la réalité, qui permet une confiance forte en son caractère atteignable.

Les objectifs du SDE

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À l’issue de la phase de scénarisation, des objectifs quantifiés ont été fixés :

  • Baisser de 20% les consommations d’énergie d’ici 2030 par rapport à 2013 (ce qui revient à réduire de 30% les consommations par rapport à 2000)

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  • Doubler la production d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2030 pour atteindre 17% dans la part des consommations métropolitaines

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Ces deux objectifs permettent de réduire de 43% les émissions de gaz à effet de serre du territoire par rapport à 2000. La trajectoire du schéma directeur a été utilisée pour construire le projet de plan climat air énergie territorial (PCAET).

Pour atteindre ces objectifs, 125 actions ont été co-construites en lien avec les différentes politiques publiques de la Métropole. Chacune d’entre elle est coordonnée par un référent dédié. Des livrables, des échéances ainsi qu’une estimation budgétaire ont été définies pour chacune. Tous ces éléments sont disponibles dans le document complet.

Le SDE élaboré, il faut le mettre en œuvre !

Il s’agit maintenant de concrétiser cette stratégie. L’enjeu principal est de garder le cap et d’utiliser le schéma comme un levier de transformation de l’action publique en faveur de la transition énergétique territoriale. Pour cela, il faut :

– Partager largement cette stratégie énergétique

– Mettre en œuvre les actions de manière transversale et partenariale sur la base d’un travail important de co-construction à élaborer avec les parties prenantes (associations, entreprises, communes, citoyens)

– Piloter et évaluer le déploiement

– Mesurer les impacts des actions et l’état énergétique du territoire

– Rester ouvert aux nouvelles dynamiques et solutions tout en maintenant le cap pour cette transition énergétique

Cette mise en oeuvre se fera en articulation étroite avec l’animation du plan climat air énergie territorial.

Pour aller plus loin

Téléchargez le document complet du SDE et la version synthétique.

 

 

ECORENO’V passe la barre des 8 000!

Chaque trimestre, retrouvez sur le blog du plan climat de bilan d’avancement d’ECORENO’V [clic!]. Ce printemps, le nombre de logements financés pour des travaux de rénovation énergétique sur notre territoire atteint 8 930 depuis le lancement du dispositif. 

La copropriété "La rose de la Haye", à St Genis Laval, a été rénovée fin 2018 (la photo est prise pendant les travaux). Elle a divisé par 2 ses consommations d'énergie ! retrouvez les détails sur la fiche de site.

La copropriété « La rose de l’Haye », à St Genis Laval, a été rénovée fin 2018 (la photo est prise pendant les travaux). Elle a divisé par deux ses consommations d’énergie et atteindre le niveau « BBC rénovation » (Bâtiment Basse Consommation). Retrouvez les détails de l’opération sur la fiche de site (clic!).

La plateforme ECORENO’V, lancée en 2015, est en phase d’accélération. Sur les 8 930 logements financés depuis le début du dispositif, on retrouve en première position les copropriétés (5 000 logements), les logements sociaux (3 600 logements) et les maisons (bientôt 200 logements).

Et ce n’est pas fini! Les bonnes idées se propagent vite : les équipes d’ECORENO’V anticipent que les propriétaires de 8 000 logements supplémentaires s’engageront dans des travaux d’ici la fin de l’année. Du pain sur la planche pour un dispositif maintenant bien rôdé.

Si vous ne connaissez pas (encore) cet accompagnement, ou pour connaître ses dernières évolutions, c’est par ici !

Le suivi trimestriel d’ECORENO’V sur le blog fait l’objet d’une rubrique dédiée (clic)

 

 

 

Qualité de l’air : La Météo du Souffle se déploie

Lauréat de l’appel à projets [R]Challenge porté par la Métropole de Lyon mi 2018, le programme Météo du Souffle poursuit son ingénieux développement. Son objectif ? Croiser les données sur les pollens et la qualité de l’air pour offrir à la population des mesures précises sur le bien-être respiratoire, en rapport avec l’âge et la santé. Territoire test, Lyon-Confluence accueille de premiers capteurs en mars 2019.

À Lyon, la qualité de l'air est un vrai sujet de préoccupation pour les acteurs du territoire

À Lyon, la qualité de l’air est un vrai sujet de préoccupation pour les acteurs du territoire

Le projet a mûri dans la tête de Benjamin Guinot, chercheur au CNRS, qui travaille depuis longtemps sur la question de la pollution de l’air, notamment en Chine. Rapidement, le Réseau National Pollens (RNSA) et le CEA ont rejoint l’aventure. Avec l’ambition de fournir un service de prévention individualisée : « Concrètement, les personnes pourront recevoir sur leur téléphone un baromètre individualisé de leur niveau de bien-être respiratoire pour la journée en cours et sur 48 h. Et si la personne est fragile, cela doit l’inviter à se mettre à l’abri, à adapter ses déplacements, à ajuster son itinéraire, comme ne pas traverser les parcs en période de pollinisation par exemple. L’ambition ? Offrir un service pour que les personnes vivent mieux leur environnement. »

Le constat d’origine : des données cloisonnées et pas simples à déchiffrer

Si le consortium CNRS-RNSA-CEA en est venu à se lancer dans la création de cette solution (qui mobilise une équipe de 5 personnes à temps plein), c’est parce que les données, telles qu’elles sont compilées aujourd’hui, montrent, pour Benjamin Guinot, des limites. « Les univers des pollens et de la pollution de l’air s’ignorent alors qu’ils ont un dénominateur commun : la santé respiratoire, explique-t-il. De plus, les éléments ne sont pas forcément faciles à saisir pour un public malade qui en aurait besoin. On mesure parfois des choses qui n’ont pas grand intérêt, comme le SO2. Il y aurait des indicateurs plus pertinents à relever, mais ça met du temps à bouger au niveau réglementation. »

Mars puis mai 2019 : les Polcube® en action à La Confluence

Soucieux de ne pas attendre et de dépasser le constat que « les informations s’arrêtent à la mesure sans arriver à se rendre utiles », le chercheur et ses acolytes travaillent pour « casser les barrières et parler aux premiers concernés, directement. » Informer en temps quasi réel quelle est la qualité de l’air que la population respire et ce à quoi elle est exposée : voilà la prouesse que l’équipe va bientôt réaliser, aidée en cela par les moyens déployés sur la Métropole de Lyon : La Confluence, bientôt territoire-test, mais aussi le Tubà, qui accompagne le projet sur la partie usages et permet des liens avec des collectifs d’usagers, des malades notamment. Sur La Confluence, justement, ce sont 15 béta-testeurs qui entrent en action en mars 2019, en participant à des prises de données grâce à quatre premiers capteurs. En mai, ce seront cette fois les Polcube® qui s’installeront. Implantés en quatre endroits stratégiques (zones résidentielles, espaces publics, voirie…), ils vont mesurer quantité de pollens et de polluants, croiser les données et proposer une analyse fiable des risques et de leurs causes.

La qualité des données, un enjeu majeur

Cette qualité, c’est un point crucial pour Benjamin Guinot : « Nous serons très attachés à la qualité des données et c’est pour cela que le travail de mise en place est long, explique-t-il. On nous dit souvent qu’il y a, en de nombreux points du territoire, des données pollens par exemple. Mais ce ne sont que des extrapolations de points de mesure sans aucune garantie de qualité. Les nôtres seront plus qualitatives et adaptées au profil que les gens renseigneront. Car aujourd’hui, on dit « La qualité de l’air est mauvaise. Populations à risques, attention. » Mais comment savoir réellement si je suis à risque ? »

Un financement à trouver

Reste la question de la gratuité du service numérique (une application téléchargeable), pour laquelle l’équipe est également pleinement mobilisée, afin de trouver des financements, et aidée en cela par trois étudiants de Master de Paris Dauphine. « La santé respiratoire doit être la préoccupation de tous car c’est le premier enjeu du développement durable, clame Benjamin Guinot. Aujourd’hui, des millions de nos concitoyens se déplacent avec des difficultés pour respirer, sans être en mesure d’identifier les causes de leur gêne et donc de s’en prémunir. » La Météo du Souffle pourrait bientôt leur apporter une bouffée d’oxygène, en multipliant ses capteurs sur un vaste territoire.

[R]Challenge, qu’est-ce que c’est ?

Lancé par la Métropole de Lyon en 2018, il s’agit d’une démarche d’innovation ouverte en faveur de la qualité de l’air. C’est-à-dire ? Faire le pari que le numérique va aider à changer le comportement des gens vis à vis de la qualité de l’air. Et lancer un appel à projets pour qu’entreprises, start-ups et particuliers proposent des services numériques innovants, incluant dans leur dossier un prototype et une méthode d’expérimentation. La Métropole de Lyon, ATMO Auvergne Rhône-Alpes et la Banque des territoires étaient les trois pilotes de l’opération, accompagnés par TUBA et Nod-A. 28 dossiers ont été déposés. 8 d’entre eux ont été retenus pour être accompagnés lors d’un hackathon de 3 jours, en juin 2018. Tout au long de la démarche, des partenaires comme le Cerema, 1kubator, l’IFSTTAR ou le centre Max Weber ont apporté leurs expertises dans des domaines complémentaires et aspects techniques. À l’arrivée, mi-2018, 5 projets ont été retenus pour être expérimenté en grandeur réelle sur le territoire de la Métropole de Lyon : Météo du Souffle donc, mais aussi Airmap, Geoptis, R#sens et Togeth’air. Le test auprès de panel d’utilisateurs, la viabilité économique et la capacité à être dupliquée sur d’autres territoires seront notamment scrutés. [R]Challenge s’inscrit dans une démarche plus globale de qualité de l’air et a été lancé dans le cadre du plan Oxygène adopté en 2016 par la collectivité.

 

 

Musée des Confluences : des lycéens dans la peau des dirigeants pour sauver le climat

Le Musée des Confluences invite les lycéens du territoire à un jeu de rôle pour enrayer le changement climatique. À la place des dirigeants d’un pays, ils doivent réfléchir à un accord afin de limiter le réchauffement de la planète. Comme lors des vraies COP sur le climat.

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Les élèves (re)découvrent l’histoire des différentes espèces

Sensibiliser les lycéens au climat

L’appropriation du thème commence par une visite de l’exposition « Espèces, la maille du vivant » au Musée des Confluences. Les lycéens visiteurs sont plongés au plus près de la relation qu’entretient l’Homme avec son environnement et comprennent son impact grandissant sur la biodiversité. « Notre objectif initial est de présenter la planète comme un bien commun, explique Sylvie Boucherat, chargée de médiation au Musée des Confluences. Les élèves doivent percevoir la complexité des enjeux climatiques qui nécessite de sortir d’une vision à l’échelle des nations. »

La visite, point de départ pour comprendre

Mi-janvier, c’était justement au tour des élèves du lycée Diderot La Martinière (Lyon) de visiter l’exposition, mais aussi l’auditorium où ils vont officier quelques mois plus tard. Explications sur l’origine et l’architecture du bâtiment étaient aussi au programme. Une occasion de faire découvrir un lieu où certains venaient pour la première fois, et peut-être de susciter l’envie d’y revenir.

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Les élèves des différents établissements visitent l’exposition « Espèces, la maille du vivant »

Un projet pédagogique sur une année scolaire

Les classes viennent plusieurs fois au musée et travaillent la question toute l’année en classe, en SVT, en Histoire ou en SES. « Une formation des équipes enseignantes au musée est le point de départ d’un travail soutenu en classe, note Sylvie Boucherat. Nous remettons aux professeurs des outils pédagogiques conçus en partenariat avec l’ENS et les professeurs relais du musée. » La majeure partie du projet commence ainsi : les élèves représentent les pays, par petits groupes. Se mettre dans la peau du Maroc, de la Chine ou de l’Union Européenne, comprendre l’histoire de la nation, son rapport avec le climat, ses enjeux économiques. Et travailler un argumentaire pour défendre une cause collective, le climat, sans omettre l’intérêt propre au pays. Une réalité qui n’est jamais la même d’un pays à l’autre, les états les plus développés (et donc les plus industrialisés, c’est à dire ceux qui contribuent le plus au réchauffement climatique) ayant souvent plus de mal à inscrire les objectifs de réduction du réchauffement climatique dans leurs lois nationales.

Pour finir, une COP en mai, comme en vrai !

Au mois de mai 2019, les 10 classes se retrouveront dans l’auditorium du Musée des Confluences pour simuler une COP (2 classes par jour durant cinq jours). L’aboutissement d’un travail d’une année, durant laquelle les élèves vont se prendre au jeu et interpréter les personnages : le président, le secrétaire, les ambassadeurs mais aussi les journalistes, qui seront chargés de faire la retranscription de l’évènement auprès de leurs camarades de retour au lycée. L’enjeu est « fictif » : trouver un accord pour limiter la hausse de température moyenne mondiale à +2°C d’ici la fin du siècle. Sylvie Boucherat note toutefois que « lorsqu’ils pénètrent dans l’hémicycle du musée, on sent qu’ils prennent leur rôle très à cœur. Ils ont des badges, un drapeau et ils incarnent à merveille le pays qu’ils représentent. »

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En janvier, les élèves du lycée Diderot-La Martinière ont visité l’auditorium où ils vont officier au mois de mai 2019

Le Musée des Confluences s’engage

Pourquoi une telle implication du musée dans la question climatique ? Pour Sylvie Boucherat, « ce projet, à la confluence de nombreuses disciplines, a du sens pour le musée » Et de détailler : « Au départ, nous avions proposé les simulations de COP à un public adulte. Puis l’idée nous est venue naturellement d’adapter l’approche aux scolaires. » Et le résultat est visiblement au rendez-vous. « Ils s’impliquent vraiment en négociant entre pays et en imaginant des compromis, ce qui est notamment le rôle des ambassadeurs lorsqu’ils vont à la rencontre des délégations des autres pays. Et ils comprennent vite que les promesses de réductions de gaz à effet de serre ne sont pas simples à tenir. Les représentants des pays en voie de développement peuvent alors demander des subventions aux nations les plus riches pour les aider à envisager une transition énergétique. Tout est une question d’aide et d’échanges entre les pays. Et ça, ils l’ont bien compris. »

Dix établissements scolaires sélectionnés

Proposé par le Musée des Confluences pour la troisième année consécutive, ce projet sur les enjeux climatiques est réalisé en partenariat avec l’Ecole Normale Supérieure (via notamment l’Institut Français d’Éducation) et la délégation académique aux arts et à la culture au sein du rectorat. C’est ensemble qu’ils ont sélectionné les dix établissements amenés à prendre part au projet tout au long de l’année scolaire. Les lycéens de seconde sont ainsi issus du territoire de la Métropole (Saint Genis Laval, Lyon, Villeurbanne, Neuville-sur-Saône) mais pas seulement puisqu’ils viennent aussi d’Ambérieu-en-Bugey, Villefranche-sur-Saône ou encore Firminy.

Une simulation pour agir concrètement à l’avenir

Même si les COP du Musée des Confluences n’accouchent d’aucune décision concrète pour le climat, l’essentiel est ailleurs : dans la capacité du Musée d’avoir su, au fil des années, former des ambassadeurs du climat. D’avoir fait prendre conscience à ces jeunes lycéens de l’importance du respect de la planète. Et d’avoir sensibilisé les générations de demain à l’urgente nécessité d’agir dès maintenant.

Témoignage de Corinne Perret-Thomas, professeur de SVT au lycée Martinière-Diderot

IMG_4338« Nous avons eu connaissance du projet mené par le Musée car ils en ont fait l’écho auprès de notre établissement. J’ai souhaité postuler car le réchauffement climatique est au programme des classes de seconde, et parce que la démarche peut aussi être bénéfique pour notre lycée, en cours de labellisation E3D (démarche de développement durable). Ce projet est aussi très intéressant car il a une vocation bilingue et internationale. Il propose quelque chose de différent aux élèves, de manière pluridisciplinaire puisque je travaille en lien étroit avec une documentaliste et une professeure d’histoire-géo. De plus, le côté simulation/jeu de rôle est une vraie innovation pédagogique et le débat avec d’autres classes va responsabiliser les élèves. La visite du musée est le point de départ de la réflexion, là où ils prennent conscience que la biodiversité est en réduction, à cause du réchauffement climatique. »

 

Témoignage de Selma, élève en classe de seconde

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« Ce projet et cette visite sont une excellente opportunité de mieux comprendre le climat et peu de classes ont la chance de faire partie de ce type de programme. Personnellement, le climat est une cause qui me tient à cœur, j’y suis sensible car je sais que la planète souffre. Et si on continue comme ça, nos futurs enfants ne pourront pas vivre comme nous. Il faut jouer notre rôle à fond et améliorer nos comportements pour changer ce qui peut encore l’être. »

 

  

 

#Onsymettous

Le samedi 9 mars, la Métropole convie les associations de son territoire à la construction du volet « citoyen » du Plan Climat : une démarche dans la durée qui a pour but de renforcer l’engagement de tous pour le climat et la solidarité.

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Comment passer de l’envie à l’action, de la volonté au concret ?

Nous l’avons constaté ces derniers temps, la prise de conscience s’intensifie sur l’importance d’agir pour le climat tout en renforçant la justice sociale et la solidarité. Mais comment agir ? Pour orienter les citoyens et renforcer leurs actions en faveur de la transition écologique et solidaire, les associations sont un relais important. A ce titre, la Métropole souhaite travailler avec elles à la co-construction d’une meilleure mobilisation citoyenne sur le long terme. Lors d’une journée dédiée, les associations œuvrant dans ces domaines, leurs membres, leurs adhérents ainsi que les habitants ayant bénéficié de leurs actions, travailleront à des propositions concrètes.

Déroulé de la journée

La matinée sera dédiée à la présentation, par les élus de la Métropole, du Plan Climat Air Energie Territorial et de sa trajectoire à horizon 2030, ainsi qu’au lancement d’un appel à manifestation d’intérêt en faveur du climat et de la solidarité. L’après-midi permettra aux participants de commencer à construire différentes actions permettant une mobilisation plus grande des citoyens sur l’une des 8 thématiques suivantes : implication citoyenne, engagement citoyen, logement et énergie, mobilité et qualité de l’air, alimentation et consommation, ville et changement climatique, numérique et empreinte carbone, co-construction d’un événement grand public sur le climat. Enfin, la restitution des ateliers et table ronde de clôture se tiendra en présence de grands témoins.

Pour s’inscrire

Retrouvez l’invitation en ligne , le programme, et cliquez ici pour vous inscrire.

 

 

Économie circulaire, zéro gaspillage, c’est reparti !

Réduction des déchets, réemploi des matériaux : c’est pour faire émerger des initiatives innovantes que l’appel à manifestation d’intérêt « Economie circulaire, zéro déchet » a été lancé en 2017. La 2e édition s’est déroulée fin 2018.

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L’initiative a pour objectif de soutenir les porteurs de projet qui expérimentent de nouveaux modèles économiques :

  • plus sobres en ressources et moins producteurs de déchets,
  • créateurs d’emploi,
  • et potentiellement générateur d’économie

Des « appels à manifestation d’intérêt » pour repérer les initiatives

Lors de la première édition, sur les 56 réponses, 47 projets ont été retenus. 12 initiatives ont été jugées particulièrement prometteuses. Elles ont pu bénéficier d’une aide financière pouvant aller jusqu’à 15 000 € ou de la mise à disposition d’un local à bas coût. Grâce à ces 12 projets, 700 tonnes de déchets devraient être évitées ou détournées et une vingtaine d’emplois créés dès 2018. En résultent 3 films et un guide qui valorisent ces projets innovants.

Pour la deuxième édition, clôturée le 17 décembre 2018, le budget est passé de 80 000 € à 250 000 €. A ce jour, 35 dossiers ont été déposés. Au-delà du soutien financier ou de la mise à disposition de locaux, les porteurs de projet associatifs pourront bénéficier de bénévolat et de mécénat de compétence. De quoi solutionner des questionnements pointus avec une aide extérieure qu’ils n’auraient peut-être pas pu s’offrir. La Métropole organise aussi des rencontres entre acteurs proches afin de voir émerger des dynamiques globales.

Pour comprendre concrètement cet accompagnement, zoom sur 2 projets récompensés en 2017 autour de la seconde vie des produits : Mineka et Techtera.

Minéka, la réutilisation de matériaux de construction

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L’association collecte des matières premières sur les chantiers du BTP. © Minéka

Bois, sols, bardage, contreplaqué, panneau d’isolation, peintures… L’association Mineka collecte les déchets de chantier des entreprises du BTP pour les redistribuer à prix solidaire à tous les publics. « Nous avions expérimenté plusieurs processus de collecte et notre modèle économique. Il nous fallait un lieu où stocker les matériaux collectés, raconte Joanne Boachon, architecte de formation, co-fondatrice de Minéka. Raison pour laquelle nous avons candidaté à l’AMI. Nous avons pu bénéficier d’un local temporaire de 400 m2 à bas prix, en attendant la fin des travaux d’un lieu deux fois plus grand. Même si le processus a été long, la collectivité a été motrice dans ce changement. »

Un investissement de la Métropole que Joanne Boachon juge logique : « Elle génère des déchets lors de ses travaux d’aménagement. C’est essentiel à nos yeux qu’elle soit partenaire de ce genre d’actions. » Sur l’année 2018, l’association a réalisé des investissements matériels (véhicule de collecte, chariot-élévateur, logiciel de caisse, de pesée). Et d’ici à 3 ans, trois autres salariés devraient intégrer l’organisation.

Pour la suite, Minéka espère que par son action, le réemploi ne sera plus une alternative mais qu’il rentrera dans les habitudes. C’est pourquoi l’association étend son action aux distributeurs (magasins de bricolage, fabricants, organismes d’événementiel…).

www.mineka.fr

Chutes, on recycle : évènement d’upcycling Techtera

Techtera   © Sébastien Criner

Techtera organise des évènements qui rapprochent industriels et designers. © Sébastien Criner

Le pôle de compétitivité de la filière textile du territoire Techtera a organisé la première édition de son évènement « Chutes, on recycle ! », le 13 novembre 2018. L’objectif : faire naître des collaborations entre les industriels et les designers afin de valoriser les chutes de production textile au travers de l’upcycling.

Avec près de 100 participants, cette journée d’échange s’est articulée autour de rendez-vous industriels/ designers (plus de 200 rendez-vous sur la journée), d’une conférence, d’une exposition des créations et de la remise des prix du concours de des initiatives d’upcycling.

Pour organiser un événement d’une telle ampleur, il fallait un lieu capable d’accueillir et d’exposer :  la journée a eu lieu au siège de la Métropole de Lyon et une subvention de 8 000 € a été accordée à Techtera. « Une somme qui nous a permis de financer un prestataire, et la location de matériel », détaille Clara Potton, responsable projet chez Techtera. Elle se félicite également du développement de son réseau sur d’autres thématiques : « ça nous a permis de nous rapprocher d’autres acteurs de l’économie circulaire récompensés comme Mineka ».

www.techtera.org

Pour en savoir plus

Plus d’informations sur le site économie du Grand Lyon.

… ou en images!

De l’énergie positive en 2019 !

Pour reprendre l’année en beauté, un petit tour du côté des « familles à énergie positives ». Ce défi rassemble depuis 2009 des familles en équipes pour s’aider mutuellement à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie au quotidien. Retour sur la 9e édition du défi.

Famille energie positive LOGO

Un défi familial en pleine expansion

Les nouveautés du défi Famille à énergie positive 2018-2019

Au 1er décembre 2018, la saison 2018-2019 du Défi Famille à énergie positive est officiellement lancée. Désormais, chacun peut s’inscrire librement, sans s’appuyer sur le partenariat avec une association locale. Des « apéros capitaines » sont mis en place avec les chefs de chaque équipe car ce sont eux qui formeront leur groupe aux relevés, et motiveront les troupes. Et pour simplifier les démarches, une nouvelle plateforme est en ligne. Ce qui devrait ouvrir à de nouveaux ajustements et développements pour l’édition 2019-2020.

Objectif : bons résultats et changements de comportements

En moyenne, sur les éditions précédentes, les participants ont atteint 12 % d’économie d’énergie. Soit 1 600 kWh et 200 € d’économies en moyenne par famille dans le Grand Lyon sur les factures hivernales, période où la consommation bondit. « Ce défi est un engagement sur 6 mois et permet d’ancrer les habitudes dans le quotidien des familles participantes », explique Chloé, chargée de projets éducation à la transition énergétique à l’ALEC.

Ces bons chiffres sont rendus possibles grâce à un modèle ludique et convivial. « On voit la corrélation entre bons résultats d’économie et bonne ambiance d’équipe. Les gens arrivent à faire beaucoup d’économie d’énergie et ont pris plaisir à le faire ». La preuve avec le retour d’expérience d’un participant de l’édition précédente.

3 points forts selon François Tardy, capitaine de l’équipe gagnante du défi Familles à énergie positive 2017-2018

Francois Tardy, capitaine, et toute son équipe, gagnante du défi Famille à énergie positive 2017-2018

Francois Tardy, capitaine, et toute son équipe,

Une équipe de 8 agents du Grand Lyon s’est formée lors de l’édition 2017-2018. C’est elle qui a remporté le défi avec 18 % de baisse des consommations moyennes !

Le rôle du capitaine, relai entre son équipe et l’ALEC

J’ai bénéficié de 3 formations sur l’animation d’équipe et l’utilisation d’outils pour mesurer les dépenses énergétiques afin de transmettre les informations aux familles de mon équipe. Nous étions  un groupe particulier puisque notre lien est professionnel. Ma situation n’était pas confortable au départ car je discutais de choses personnelles dans un cadre de travail avec des collègues, mais nous avons rapidement pris plaisir à nous retrouver à la pause déjeuner, jusqu’à un grand pique-nique de clôture.

C’est à plusieurs qu’on arrive à des résultats !

Mon foyer a été le bonnet d’âne de l’équipe. C’est grâce aux autres familles qu’on est arrivé à une moyenne de -18 % de nos consommations ! On réalise que tous ensemble, avec des actions concrètes, on peut lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre. Les efforts individuels chacun chez soi c’est bien, mais on a besoin d’une dynamique de groupe pour se motiver, se serrer les coudes parce qu’au bout de quelques semaines de défi, on a tendance à se relâcher. On se rend vite compte que cette démarche, loin d’être punitive, est ludique et enrichissante. On peut quand même être fiers dans ma famille de la gestion du chauffage, puisqu’on a réussi à baisser le thermostat d’1°C. J’ai aussi refait les joints extérieurs et installé des réflecteurs de chaleur.

Un point de départ vers d’autres engagements

J’ai pris conscience de l’urgence d’agir à la naissance de ma première fille. J’ai associé mes enfants au projet : elles m’accompagnaient au rituel relevé des compteurs hebdomadaires. J’ai été surpris de voir à quel point les enfants peuvent être réceptifs aux bonnes pratiques. En 6 mois, ces habitudes sont devenues des fondamentaux. Nous avons vécu le défi comme une étape, pas comme un aboutissement. On projette de nous pencher sur le volet gaspillage avec le défi Famille zéro déchet. On essaye de sensibiliser nos voisins dans l’immeuble à mieux trier et à mettre en place un compost. C’est à nous de montrer aux dirigeants que nous sommes prêts à aller vers une société plus sobre, et que le bonheur ne se base pas sur l’hyperconsommation.

Rappel du concept du défi Familles à énergie positive

36 territoires français participent au défi, et c’est l’ALEC Lyon qui pilote le défi sur le territoire depuis 2010. La démarche à l’échelle métropolitaine est notamment soutenue par l’ADEME, le Conseil Régional Rhône-Alpes et le Grand Lyon. Une dizaine d’équipes, constituées d’une dizaine de familles, sont en lice, soit environ 150 familles au total.

Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8 % d’économies d’énergie par rapport à l’hiver précédant. Elles piochent dans le guide des 100 éco-gestes quelques actions à tester à domicile. Exemples : purger régulièrement les radiateurs hydrauliques, basculer sa chaudière individuelle en mode « eau chaude seule » pendant l’été, isoler les tuyaux d’eau chaude des espaces non chauffés, optimiser le rangement dans le réfrigérateur pour avoir accès aux denrées rapidement et fermer la porte aussi vite… Des écogestes à la carte pour coller à son mode de vie et aux efforts que chacun est prêt à faire, car l’objectif est de réduire ses consommations d’énergie et d’eau tout en vivant confortablement.

100 eco gestes Familles à Energie Positive (287 téléchargements )

Alors, prêt à relever le défi ?

Vous aussi, vous voulez faire des économies ? Retrouvez les équipes créées dans votre commune sur le site dédié. Vous pouvez aussi contacter l’Espace Info-Energie du Rhône au 04 37 48 25 90, ou l’animatrice locale du défi pour la Métropole de Lyon : Chloé SPITZ  – faep@alec-lyon.org