Coup de fraîcheur sur la rue Garibaldi !

Ni fleurs ni fruits, depuis quelques jours les arbres de la rue Garibaldi se sont vu pousser de drôles de boîtes blanches, assorties de sangles orange. Les avez-vous remarquées ?

Capteur météo rue Garibaldi Lyon Plan Climat

Un des 17 capteurs météo de la rue Garibaldi [Photo T. Fournier]

Climatisation naturelle

L’axe Vauban-Bouchut de la rue Garibaldi, réaménagé en 2014, a fait la part belle à la verdure dans un environnement autrefois presque entièrement minéral. Toute cette végétation apporte un gain esthétique, mais pas seulement ! En effet, les plantes évaporent par leurs feuilles l’eau puisée dans le sol. Et comme ce processus consomme de la chaleur, elles jouent le rôle de climatiseurs naturels en rafraîchissant l’air qui les entoure.

Quel rapport avec ces boîtes blanches ?

Pour mieux comprendre le rôle de la végétation sur le confort thermique, notamment en période de fortes chaleurs, l’équipe du Plan Climat a lancé une campagne de mesures pour l’été 2016. Une première partie de celle-ci consiste en l’installation de 17 capteurs fixes, répartis sur les arbres ou les mâts d’éclairage de la rue Garibaldi. Ces capteurs enregistrent chaque heure la température et l’humidité de l’air. Ils sont protégés du soleil, de la pluie et du vent par des abris météorologiques. Ce sont les fameuses boîtes blanches que vous apercevrez en levant les yeux.

Le micro-climat de la ville

Saviez-vous qu’il faisait plus chaud en ville qu’à la campagne ? Cette différence de température, appelée Îlot de Chaleur Urbain, a pour cause principale la forme urbaine, qui piège la chaleur et ralentit la circulation de l’air, ainsi qu’un large éventail d’activités humaines (industrie, trafic, climatisation, etc.). C’est une source d’inconfort pour les habitants, surtout durant l’été. Il est donc intéressant de comprendre comment la forme de la ville, et en particulier les espaces végétalisés, peut jouer un rôle positif contre ce stockage de chaleur.

Pour aller plus loin, il est envisagé dans le cadre du projet d’utiliser l’eau de pluie stockée sous la rue Garibaldi. Celle-ci permettrait de stimuler l’activité de la végétation durant les périodes de sécheresse. Les capteurs installés réaliseront des mesures durant toute la période, et nous permettront de mesurer l’éventuel gain apporté en terme de confort. Il ne reste qu’à attendre l’arrivée des beaux jours !

Lyon Vaise, Spi West équilibre les énergies

Le premier immeuble de bureaux à énergie zéro de l’agglomération étrenne ses façades, arrondies de panneaux photovoltaïques, sous le soleil de Lyon Vaise. Le Spi West – c’est son nom – incarne la performance énergétique d’un ancien quartier industriel en reconversion.

>> Mesure visée par le 4.2 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.34]

Spi West à Lyon Vaise

Bâtiment Spi West, vue générale, côté Rives numériques © Stéphane Rambaud

Lyon 9. Sous ses allures de soucoupe volante posée à la pointe nord du quartier de l’Industrie, Spi West est le premier immeuble tertiaire à énergie zéro de l’agglomération. Dans la toute proximité des Rives de Saône, le bâtiment – inauguré en février dernier – héberge une pépinière d’entreprises numériques, des bureaux d’études et des commerces.

« J’veux du soleil ! » pourrait entonner le démonstrateur nouvelle génération qui équilibre ses consommations énergétiques au moyen d’une production propre, via une centrale photovoltaïque. Avec 800 m² de panneaux solaires – en toiture, où ils servent également de couverture et de protection, et en façades, où les panneaux sont traités en brise-soleil photovoltaïques verriers – la centrale produit l’équivalent des besoins énergétiques de l’immeuble, très inférieurs (27kWh/m²) au niveau de référence du label BBC (Bâtiment Basse Consommation). « En clair, 100 % des besoins du bâtiment en matière de chauffage, de ventilation, de rafraîchissement et d’éclairage sont couverts », explique Patrick Leroy, architecte-associé chez Sud Architectes qui a dessiné le bâtiment.

Une attention toute particulière a été apportée à l’éclairage des bureaux avec, notamment, la commande de l’éclairage des locaux par détecteurs de présence et éclairage gradable asservi à des sondes de luminosité.

De la même façon, la température et la ventilation des locaux sont contrôlées à distance, au moyen des ces capteurs intelligents.

L’orientation et la volumétrie de l’édifice, le traitement des façades – une ossature bois réduisant les ponts thermiques et revêtues de parements de terre cuite agrafés – l’ensemble des choix techniques et de matériaux parachèvent l’éco-construction pour conférer à Spi West sa performance exemplaire.

Ilots de chaleur, la Buire teste le rafraîchissement urbain

>> Mesure visée par le 4.8 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46]

Descriptif simplifié de l’expérience: rampe d’arrosage, capteurs à 4m (l’expérience comporte aussi des capteurs à 1,5m sur les cadélabres)

A l’heure hivernale où les températures flirtent avec la négative, il est presque difficile de croire aux ilôts de chaleur urbain (ICU). Et pourtant… Pour en atténuer les effets,  le Grand Lyon, en partenariat avec Veolia Environnement, expérimente un dispositif d’arrosage de la chaussée dans le quartier neuf de la Buire. Une première vague de tests s’est déroulée du 13 août au 11 septembre 2012. L’expérimentation se poursuivra l’été prochain.

Au plus fort de l’été, la ville minérale capte le rayonnement solaire et emmagasine la chaleur. À la différence des campagnes périphériques, les centres urbains, hérissés de rues et de grands ensembles sont autant d’obstacles aux courants d’air et offrent peu de végétation pour rafraîchir l’atmosphère. Ce phénomène d’ilots de chaleur urbains (ICU) peut conduire à des écarts de températures ville/campagne de l’ordre de 5 à 10°c !
Atténuer les ICU
En 2011, ces ICU ont fait l’objet d’une cartographie grâce à des capteurs de température disposés sur le périmètre élargi de la Part-Dieu*. Restent à trouver les solutions adaptées à ces phénomènes locaux pour en diminuer les effets. « Pour justifier des choix de construction, il est indispensable de chiffrer les performances globales des techniques préconisées, en terme de gain de rafraîchissement, de coût et d’impact environnemental » indique Luce Ponsar, chargée de mission Plan Climat au Grand Lyon.
Côté direction de l’Eau, un partenariat a été mis en place avec la R&D de Veolia Environnement pour tester, rue de la Buire, une technique de rafraichissement urbain par arrosage de la rue. La méthode n’est pas neuve, au plus fort de l’été, nos aïeux en quête de fraîcheur arrosaient déjà leurs pas de porte à grandes eaux ! La véritable innovation réside dans la mesure de l’impact de cet arrosage sur le climat local, grâce à des capteurs implantés au niveau de la chaussée et sur le trottoir à hauteur de visage.
Le principe est simple. L’été, le bitume stocke la chaleur et devient plus chaud que l’air qu’il finit invariablement par réchauffer. Avec ce système d’arrosage, on prévient la surchauffe du bitume pour limiter le phénomène d’ICU. Les essais initiés cet été devraient permettre de mesurer l’impact de l’arrosage sur plusieurs paramètres physiques et indicateurs de confort du site pilote.
Capter la chaleur
Sur le plan technique, le pilote intègre un système de buses d’arrosage, installées tous les deux mètres au niveau du trottoir, et une chambre de commande avec débitmètre et vanne à débit variable, le tout raccordé au circuit d’eau potable. Le système sera automatisé pour l’été 2013 et l’arrosage sera déclenché à partir des enregistrements des capteurs.

Début de l'expérience en juillet 2012

Pour mesurer l’impact d’un tel dispositif sur le climat local, la rue de la Buire – et une rue témoin – se sont équipées de trois types de capteurs, chacun responsable d’enregistrer une information spécifique :
  1. au niveau du sol, les capteurs mesurent la température de la chaussée,
  2. à 1,50 m du sol, les capteurs mesurent la température de l’air, l’hygrométrie et la température moyenne de rayonnement,
  3. à 4 m du sol, les capteurs mesurent la température de l’air, l’hygrométrie, la direction et la vitesse du vent ainsi que l’ensoleillement.

Les données enregistrées sont croisées pour juger de l’impact de l’arrosage intermittent de la chaussée.

Les premiers résultats démontrent un effet important sur le rafraichissement de la surface « le bitume reste à la température de l’air au lieu d’être 5 à 8°C plus chaud lorsqu’il n’est pas arrosé. »  L’arrosage permettrait donc de réduire en conséquence la température nocturne responsable du phénomène d’ICU et d’améliorer les indicateurs de confort durant la journée.

Les tests se poursuivront sur l’été 2013 avec une accentuation du suivi sociologique de l’expérimentation, auprès des habitants et des passants.
La Direction de l’Eau étudie d’ores et déjà la possibilité de raccorder le système d’arrosage sur le circuit d’eaux pluviales filtrées qui alimente le parc Kaplan et la fontaine.

* A quelques rues de distance, la température peut varier de 4°C. Des écarts s’expliquant par la présence rafraichissante du parc de la Tête d’or d’un côté, et l’accumulation de chaleur sur les boulevards et places non ombragées de l’autre.

L’équipe du Plan Climat à Pollutec 2012

Pollutec 2012

Pollutec 2012, le n°1 des rencontres environnement

La 25e édition de Pollutec, le salon international des équipements, des technologies et des services de l’environnement, se tiendra à Lyon du 27 au 30 novembre 2012, à Eurexpo. Sur place, retrouvez l’équipe du Plan Climat !

Le salon mondial du marché de l’environnement enregistre chaque année plus de 75 000 visites et accueille plus de 2 400 exposants spécialisés dans le traitement des pollutions, la préservation de l’environnement et la mise en œuvre du développement durable.

En phase avec l’actualité environnementale française et internationale, cette année Pollutec met la ville durable à l’honneur.

Retrouvez l’équipe du Plan Climat à Pollutec 2012 !
A l’entrée du salon, au sein de l’espace institutionnel, le stand du Grand Lyon présentera les projets phares de l’agglomération qui contribueront à faire de Lyon une métropole intelligente et durable.

Sur place, les directions des services urbains du Grand Lyon – eau, propreté, voirie, développement urbain – présenteront les nouvelles techniques utilisées,
leurs derniers projets menées sur le territoire dans des domaines tels que :

  • les nouvelles mobilités,
  • les éco-quartiers,
  • les smart grids,
  • les technologies dématérialisées,
  • les capteurs, etc.

Le stand accueillera également plusieurs événementiels et des rendez-vous professionnels avec les partenaires économiques du Grand Lyon spécialisés dans les cleantech.

L’équipe du Plan Climat sera présente sur le stand Grand Lyon les matinées des mercredi 28 et vendredi 30 novembre 2012.
En dehors de ces créneaux horaires, pour toute information : lponsar@grandlyon.com ou calice@grandlyon.com