La météo, le climat et vous : votre témoignage intéresse les chercheurs !

Participez à une recherche CNRS sur les relations des citadins de Lyon à la météo et au climat. Nos chercheurs viendront recueillir les témoignages des habitants du quartier Guillotière et du 6e arrondissement. Quel que soit votre profil, vous pouvez participer à cette recherche. Votre point de vue personnel nous intéresse !

Les grand-lyonnais adaptent au quotidien leurs pratiques à la météo et au climat.

Les grand-lyonnais adaptent au quotidien leurs pratiques à la météo et au climat.

Comment cela se passe ?

Prenez contact pour un entretien d’une heure environ : ce sera l’occasion pour vous de nous parler de votre rapport à la météo et au climat. Comment s’est-il construit au fil de votre histoire personnelle ? Quels sont les climats des lieux, régions et pays que vous avez eu l’occasion de fréquenter et de ceux que vous fréquentez actuellement ? Quelle est votre sensibilité et votre exposition en fonction de votre passé, de votre vie, de vos activités et des lieux de votre quotidien ? Comment vous adaptez-vous à la météo, ses changements et aux évolutions du climat ? Nous vous garantissons l’anonymat : vos noms et prénoms resteront confidentiels.

À quoi cela sert-il ?

Ce projet s’inscrit dans le cadre du projet « Nature 4 Cities », mené par plusieurs équipes de chercheurs de villes européennes, avec le soutien de la Métropole de Lyon. Il permettra de mieux prendre en compte le point de vue des habitants, leurs besoins et leur confort pour aménager la ville de demain. Les résultats seront accessibles une fois l’étude finalisée.

Pour prendre RDV ou pour toute demande d’information :

Par mail à agodet@grandlyon.com ou par téléphone au 06 42 85 28 04.

Merci de préciser votre lieu d’habitation (Guillotière ou 6e) et votre âge.

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Sylv’ACCTES reconnue d’intérêt général pour son action en faveur de l’environnement

Grâce à Sylv’ACCTES, collectivités et entreprises peuvent contribuer activement à la lutte contre le changement climatique. Comment ? En investissant dans des projets de gestion forestière éco-responsable. Car la forêt est le seul puits de carbone sur lequel l’homme peut avoir un impact déterminant. A elle seule, la forêt française stocke 65 millions de tonnes de CO2 par an. Explications de Loïc Casset, coordinateur général de cette association reconnue d’intérêt général en février dernier.

Les partenaires de Sylv'ACCTES réunis en foret

Les partenaires de Sylv’ACCTES

Véritables réservoirs qui captent et stockent le gaz carbonique de l’atmosphère, les puits de carbone limitent le réchauffement climatique. A eux seuls, les océans absorbent entre deux et trois milliards de tonnes de carbone par an. Les forêts jouent également ce rôle essentiel, comme l’explique Loïc Casset, coordinateur général de l’association Sylv’ACCTES (Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques) : « le rôle de la forêt dans l’atténuation du changement climatique a été scientifiquement reconnu par le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Par la photosynthèse, la forêt capte et séquestre le CO2. Le carbone est également stocké dans les produits issus de la transformation du bois ». Autre atout du bois : il peut se substituer à des énergies fossiles et à des matériaux énergivores tels que l’acier, le béton ou le plastique, ce qui évite des émissions de CO2.

Entretenir la forêt pour la préserver

Cependant, pour que le bilan carbone du bois soit neutre, il faut qu’il soit issu de forêts gérées durablement. « Seule une gestion forestière durable permet de concilier nos attentes fortes vis-à-vis des forêts (variété des paysages, préservation de la biodiversité…) et la pression que nous faisons peser sur la ressource bois, poursuit Loïc Casset. Or aujourd’hui, le seul revenu du bois est trop faible pour permettre aux propriétaires d’entretenir correctement les forêts. Des massifs entiers sont laissés à l’abandon. »

Soutenir une gestion forestière durable

« Lorsqu’un propriétaire forestier accomplit un acte de gestion durable qui prend en compte d’autres services environnementaux que la seule production de bois, il œuvre pour l’intérêt général. Cela justifie qu’il puisse être soutenu financièrement pour poursuivre cette gestion vertueuse. C’est pourquoi Sylv’ACCTES participe au financement des travaux forestiers durables ».

Une interface de financement au mode d’action unique

« L’association fait le lien entre des financeurs souhaitant répondre à des enjeux ciblés (collectivités) ou améliorer leur empreinte climat/environnement (entreprises) et des travaux forestiers ayant fait preuve de leurs qualités économiques, climatiques, environnementales et sociétales. Son mode d’action repose sur une concertation locale avec les communes rurales, les associations de protection de la nature et les forestiers. L’objectif est d’identifier les opérations forestières qui génèrent, au-delà du carbone, des impacts positifs sur la biodiversité, la qualité des paysages ou l’économie locale. Cette approche est unique en Europe. »

Logo de l'association Sylv'acctes

Des projets sylvicoles territoriaux

Concrètement, comment ça marche ? « Les collectivités rédigent leurs cahiers des charges en fonction de leurs besoins et/ou urgences. Il peut s’agir de protection contre les risques naturels, de protection des paysages comme dans les Bauges ou de conserver des résineux et des feuillus comme dans le Bugey. Les forestiers proposent des modalités techniques de gestion forestière qui sont évaluées par Sylv’ACCTES, au moyen d’un référentiel d’outils normés déposé à l’INPI. On aboutit à un projet sylvicole territorial (PST), validé par les élus locaux, qui définit les projets finançables par Sylv’ACCTES. L’objectif est de rompre avec une vision de court terme et d’adopter des techniques qui porteront leurs fruits dans 10, 20 ou 50 ans. »

Mécénat d’entreprises au service de la RSE

Pour les entreprises, c’est le régime du mécénat qui s’applique. « Elles peuvent investir dans un projet local qui a du sens pour elles et valoriser cet investissement dans le cadre de leur RSE. Pour un 1 ha de gestion améliorée, on peut calculer combien de tonnes de carbone seront stockées. C’est très concret. » Précision : Sylv’ACCTES ne crée pas de droits à polluer mais oriente les financements qu’elle perçoit vers des actions vertueuses.

La Métropole de Lyon soutient Sylv’ACCTES

En prenant part à l’action de Sylv’ACCTES, entreprises et collectivités contribuent activement à la lutte contre le changement climatique et créent du lien entre l’urbain (qui consomme le bois) et le rural (qui le produit). « C’est ce qui a convaincu la Métropole de Lyon. En effet, le territoire du Grand Lyon consomme du bois – pour la construction et comme source d’énergie -, ce qui exerce une pression sur cette ressource, mais n’en produit pas. La Métropole a choisi de soutenir Sylv’ACCTES dès sa création, pour faire en sorte que les forêts puissent continuer à répondre durablement aux besoins du milieu urbain. »

Un homme mesure le diamètre d'un arbre à l'aide d'un compas forestier

A l’aide d’un compas forestier, on peut mesurer le diamètre d’un arbre

750 000 € d’investissements accompagnés pour 1000 ha de travaux

Deux ans après sa création, Sylv’ACCTES couvre 8 massifs : le Mont-Blanc, les Bauges, le Pilat, le Diois, le Livradois-Forez, le Bugey, l’est du Massif central (Ardèche verte) et le massif de Chambaran. Sur ces 8 territoires, 22 modalités de gestion différentes sont appliquées, car Sylv’ACCTES favorise l’émergence de solutions spécifiques à chaque zone. Fin 2017, le cap des 1000 hectares de travaux était franchi, avec 750 000 € d’investissements réalisés, dont 350 000 € d’aide apportée par Sylv’ACCTES. « La majorité des dossiers émanent de petites communes rurales, mais parfois aussi de propriétaires privés. Sylv’ACCTES a su rencontrer son public technique », constate Loïc Casset.

Vers une portée nationale

En février 2018, l’Etat a reconnu l’action de Sylv’ACCTES d’intérêt général. Celà permettra notamment aux entreprises mécènes de bénéficier d’une déduction d’impôts. « Cette reconnaissance va donner à l’association une portée nationale. Nous pouvons travailler partout en France. Nous souhaitons rallier d’autres entreprises à notre cause et nous sommes prêts à accueillir d’autres territoires, pour nous développer dans de nouveaux massifs et étendre notre périmètre au-delà d’Auvergne-Rhône-Alpes. A terme, notre objectif serait aussi de faire évoluer notre statut d’association loi 1901 vers celui de fondation ».

Chiffres clés :

– La forêt française est la 3e plus grande d’Europe, elle couvre 1/3 du territoire national
– 75 % de la forêt française est détenue par des propriétaires privés
– Seul 1/3 de la forêt française est géré avec un document de planification
– Lyon a le 2e plus grand réseau de chaleur au bois de France, derrière Grenoble

Sylv’ACCTES en bref :

– Sylviculture d’atténuation du changement climatique et services écosystémiques
– Association loi 1901 créée en septembre 2015
– Objectif : 300 000 tonnes de CO2 stockées à terme (soit l’équivalent des émissions annuelles de CO2 d’une ville de 70 000 habitants)
– Membres fondateurs : Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon, banque Neuflize OBC
– Autres membres : entreprises publiques et privées, collectivités locales, territoires porteurs d’opérations sylvicoles, représentants de la société civile et acteurs des domaines de l’énergie et du climat

 

 

Débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) à Lyon

La Métropole et l’Agence Locale de l’Energie et du Climat organisent ce 14 juin un événement dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. Jusqu’au 30 juin 2018, tous les territoires se mobilisent pour participer au débat sur la « Programmation Pluriannuelle de l’Energie » (PPE). Les habitants peuvent donner leur avis sur la trajectoire énergétique prévue pour les 10 prochaines années à venir. 

Debat_public_PPE

Partout en France, les collectivités, associations, syndicats d’énergie, entreprises et universités organisent des échanges pour recueillir les attentes et avis des habitants sur notre futur énergétique.

La PPE ?

Nous parlons là de la trajectoire française de transition énergétique : la Programmation Pluri-annuelle de l’Energie définit pour 10 ans la part que chaque énergie doit jouer dans l’approvisionnement du pays. La prochaine PPE, pour la période 2018-2028, est en cours d’élaboration par le gouvernement. Le débat national est coordonné par la Commission nationale du débat public (CNDP), qui sollicite les territoire pour recueillir des avis dans toute la France. 

C’est dans ce cadre qu’une rencontre est prévue, le jeudi 14 juin 2018 de 19h à 22h à l’Hôtel de Ville de Lyon (1 place de la comédie). Pour vous inscrire, dans la limite des places disponibles, c’est par ici.

La transition énergétique de la Métropole de Lyon ?

La transition énergétique concerne tous les territoires et ne sera pas la même partout : au-delà de la stratégie nationale, vous pourrez découvrir le portrait de notre territoire. Quelles sont aujourd’hui les sources de consommation d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre ? Comment peut-on limiter ces émissions dans le futur et développer les énergies renouvelables ? Le schéma directeur des énergies, outil de planification à l’horizon 2030 pour notre territoire, servira de clé d’entrée au débat.

Pour vous inscrire

On le rappelle, c’est ici !

Pour vous mettre dans le bain, retrouvez une présentation synthétique de la PPE, la vidéo officielle du ministre et les autres dates du débat public à cette adresse.

 

 

Les partenaires ECORENO’V font le point

Le 29 mars dernier, les 36 partenaires de la charte ECORENO’V se sont retrouvés pour partager la dynamique observée autour de la plateforme. Ces rendez-vous ont lieu au moins une fois par an et sont l’occasion de partager le bilan et d’échanger sur le dispositif.

Partenaires_ecorenov

Les nouveaux partenaires signent la charte ECORENO’V. Syndicats professionnels d’entreprises de construction ou d’ingénierie, banques, opérateurs, représentants de copropriétés ou de syndics, énergéticiens… ils sont désormais 36 organismes à s’engager sur leurs compétences.

L’éco-rénovation est bel et bien en route

Quand on sait qu’il faut près de 3 ans pour qu’une copropriété engage une rénovation thermique globale, on comprend mieux la dynamique ECORENO’V : 3 ans après le lancement de la plateforme (début 2015), la filière commence à ressentir sérieusement l’augmentation des demandes. Les partenaires de la plateforme locale d’éco-rénovation prennent la parole.

Côté accueil des propriétaires de logements, l’Agence Locale de l’Energie et du Climat (ALEC) enregistre une croissance de +40% des contacts ces 2 dernières années. SOLIHA, qui accompagne les ménages modestes, enregistre une hausse assez proche (+34%). Les Grands Lyonnais se renseignent plus, conséquence d’une communication plus forte de l’ALEC, de la Métropole, des communes, des partenaires au contact des habitants et syndics.

Retour en images d’une rénovation de copropriété à Lyon 8, diffusée lors de la séance :

Côté financement, la Métropole a reçu en mars 2018, 2907 demandes de financement pour des travaux ECORENO’V dans le parc de logements privés, soit près de 43 M€ de travaux et honoraires TTC (dont 33 M€ de travaux ECORENO’V HT) et 7 M€ d’aides métropolitaines. Une dynamique forte s’est enclenchée, sur tous les territoires de la Métropole et qui concerne aussi les ménages aux ressources plus limitées. 

L’une des banques signataires, le Crédit Foncier, témoigne aussi d’une augmentation des prêts octroyés sur notre territoire : les dossiers ECORENO’V représentaient 15% des demandes de prêt en 2017, en 2018 ils seront 40%. La banque explique qu’elle répond à ces demandes principalement avec le dispositif « copro 100″ en complément de l' »éco-prêt à taux zéro collectif » (EcoPTZ).

La filière du bâtiment est-elle capable d’absorber cette activité ?

La hausse d’activité se fait progressivement, au rythme des projets. Les maîtres d’oeuvre (architectes, économistes, bureaux d’étude thermiques) témoignent d’un carnet de commandes particulièrement rempli en 2018 : ces études mèneront à de nouveaux projets. Côté travaux, la filière bâtiment a pu anticiper cette nouvelle demande en poursuivant la formation des artisans, et en travaillant sur les groupements d’entreprises. Dans ce sens, l’action DoRéMI (voir l’article) s’est avérée pertinente pour monter des groupements d’artisans capables de proposer des bouquets de travaux en maison. Operene, réseau qui rassemble 40 entreprises proposant des rénovations globales, voit la progression forte du marché : depuis 4 ans, le marché se ré-oriente du simple ravalement de façade à l’amélioration thermique. L’entreprise propose des services plus poussés comme la garantie de performance énergétique permettant de vérifier le maintien des gains dans le temps. Pour accélérer le mouvement, elle recherche de nouveaux outils et a rejoint la démarche energie sprong, qui vise à accélérer les chantiers de rénovation en travaillant entre autres sur les procédés de fabrication en amont du chantier.

Nouveautés 2018

En 2018, les règles vont s’adapter pour prendre en compte le retour d’expérience de ces 2 ans : ajustement des règles concernant les logements collectifs, promotion des matériaux bio-sourcés, meilleur financement de l’audit et des travaux BBC en maison individuelle… Les questions fusent : est-on en mesure de produire localement et à prix raisonnable des matériaux bio-sourcés ? Les professionnels indiquent que c’est bien la demande qui rendra ces matériaux compétitifs : le prix de la laine de bois a ainsi été divisé par 2 en cinq ans. La Ville de Bron confirme que la commande publique a aussi un rôle a jouer, elle a ainsi formé ses agents pour intégrer le biosourcé dans ses constructions.

Et après ?

En en 2020, avec les élections, aura-t-on de la visibilité ? Béatrice Vessiller, Vice-Présidente en charge de la rénovation thermique des logements, rassure l’assemblée : « nous avons fait le tour des Conférences Territoriales des Maires pour expliquer le dispositif ECORENO’V. Partout, la démarche est bien accueillie et reconnue comme nécessaire pour nos concitoyens et pour les territoires. Notre bilan et l’assemblée réunie aujourd’hui témoignent de la dynamique bien installée maintenant, qui devrait se poursuivre après 2020″.

Pour en savoir plus

Les aides ECORENO’V

Le bilan des 2 premières années de la plateforme : Bilan ECORENO'V 2017 (33 téléchargements )

 

Envie de donner un coup de neuf à votre maison ?

L’été revient avec son lot de bonnes résolutions : pour ceux qui se lancent dans un projet de rénovation, l’association OIKOS propose un cycle de formation spécifiquement dédié aux propriétaires de maisons. 

Prenez le temps de réfléchir à votre projet de rénovation au sein de l'éco-centre d'Oïkos, à la Tour-de-Salvagny

Prenez le temps de réfléchir à votre projet de rénovation au sein de l’éco-centre d’Oïkos, à la Tour-de-Salvagny

Une bonne conception pour plus de confort thermique, la prise en compte de l’architecture, le recours aux éco-matériaux, le choix des bons équipements technique… Le cycle d’ateliers comprend les conseils d’experts de chaque domaine et des visites de terrain, entre mai et août. Il est à destination des particuliers, dans le cadre du dispositif ECORENO’V de la Métropole de Lyon.

clic! pour le programme

Il est préférable de participer à l’ensemble des 5 ateliers mais vous pouvez aussi vous inscrire seulement à quelques dates, selon vos disponibilités. N’hésitez pas à vous inscrire, le premier atelier est le 26 Mai. Pour toutes questions : lp@oikos-ecoconstruction.com et 09 81 60 92 83

Parlez-en aussi autour de vous !

 

 

Éteins la lumière, on verra mieux les étoiles !

La pollution lumineuse ne cesse d’augmenter : la France compte 10 millions de points lumineux, soit une augmentation de plus de 84% en 25 ans. Si certaines communes ont choisi de ne plus éclairer leurs rues pendant une partie de la nuit, d’autres hésitent, s’inquiètent de la réaction de leurs administrés. Le SIGERLY consacre une matinale à ce sujet le 30 mai, ouverte à tous.

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l'éclairage pour faire tomber les idées reçues...

Le 30 mai matin, venez échanger avec les acteurs de l’éclairage pour faire tomber les idées reçues… Rendez-vous à l’hôtel de Métropole (20 rue du lac, Lyon3), inscription obligatoire.

Un enjeu énergétique, économique et environnemental

Sur notre territoire, l’éclairage public consomme 117 GWh/an soit 1% des consommations d’électricité du Grand Lyon (source : diagnostic du schéma directeur des énergie). Ce service représente un budget conséquent pour les communes (entre 20 et 30% du budget ‘énergie’). Au-delà de l’intérêt économique et de la sobriété énergétique, l’extinction partielle ou totale de l’éclairage permet de mieux respecter la biodiversité. En effet, les oiseaux diurnes ont besoin de la nuit pour se reposer, alors que les espèces nocturnes s’alimentent et se reproduisent dans l’obscurité. Pour chacun, une alternance marquée entre jour et nuit est essentielle.

En France, environ 12 000 communes pratiquent l’extinction nocturne partielle ou totale de leurs éclairages publics. Sur le territoire du Grand Lyon, on compte notamment notamment les villes de Givors, Grigny, Saint Didier-au-Mont-d’Or, Rochetaillée-sur-saôneCharly. D’autres villes modulent la puissance pendant la nuit ou utilisent le déclenchement des luminaires « à la demande » pour les cheminements piétons (Lyon, Villeurbanne et  Neuville-Sur-Saône).

Cette matinale a pour objectif de répondre aux différentes interrogations des communes que ce soit sur le plan réglementaire, technique, sécuritaire ou encore environnemental. Un menu varié : retour d’expérience de communes (Givors et Lyon), approche juridique, explications de la FRAPNA, approche « sécurité » avec la gendarmerie… Retrouvez le programme complet ici : invitation_matinale

Pour vous inscrire

C’est par ici

 

 

Un drone pour améliorer l’efficacité énergétique

L’hiver dernier, une opération de thermographie par drone a eu lieu sur un quartier de Saint-Priest. 270 maisons ont ainsi bénéficié d’un diagnostic sur leurs déperditions énergétiques. Objectif ? Inciter les habitants à engager des opérations de réhabilitation thermique.

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Le drone chargé de réaliser les thermographies à Saint-Priest est intervenu au petit matin à basse altitude

L’opération de thermographie menée par GRDF (Gaz Réseau Distribution France) à Saint-Priest s’inscrit dans le cadre de la mission de service public du distributeur de gaz naturel. C’est en partenariat avec les communes intéressées et engagées dans une logique de développement durable que GRDF met en place cette action. « Nous avons pris les premiers contacts à l’été 2017, explique Maha Merilhou, déléguée territoriale de GRDF Lyon Métropole. Nous identifions ensemble un secteur qui va convenir aux deux parties : pour nous, des maisons individuelles chauffées au gaz. Et pour la commune, des maisons anciennes avec un vrai besoin de rénovation. Une fois que le secteur est arrêté, en l’occurrence ici le quartier des Marendiers (construit dans les années 60-70), la commune envoie un courrier aux personnes concernées pour les informer. »

Survol de drone au petit matin

Place ensuite au passage du drone, à trois reprises, juste avant le lever du jour, avec une trajectoire pré-programmée pour filmer les toitures. « La fenêtre de tir était très réduite, » détaille Robin Lhuillier, chargé de mission habitat privé de l’ALEC (Agence Locale de l’Énergie et du Climat), qui accompagne GRDF sur cette mission. Pourquoi une fenêtre réduite ? « Parce que le drone ne peut pas voler la nuit, faute d’autorisation suffisante. Et s’il fait trop jour, le rayonnement solaire fausserait le résultat. » « Les passages ont eu lieu en février, à une époque où le froid était bien présent pour avoir des résultats significatifs », complète Maha Merilhou. Et en complément du drone, qui filmait les toitures, un passage à pied a permis de réaliser la thermographie des façades.

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Les habitants du quartier des Marendiers se sont déplacés nombreux à la restitution début mars

120 personnes à la restitution

Le 8 mars dernier, en mairie de Saint-Priest, 120 personnes sont venues assister à la restitution du diagnostic et récupérer leurs résultats. « Nous ne nous substituons pas à un bureau d’études, prévient Maha Merilhou. L’objectif est de présenter un diagnostic de prise de conscience. Pas de réaliser un audit énergétique. » Pour cela, et pour entreprendre les travaux nécessaires dans leur maison, les personnes concernés pourront se tourner vers l’ALEC et Robin Lhullier, lui-aussi présent le jour de la restitution. « Mon rôle était de présenter les aides disponibles, notamment auprès de l’ANAH, de la Métropole de Lyon, mais aussi de la mairie de Saint-Priest. Elles sont cumulables et nombreux sont ceux qui ignorent souvent ce qui existe pour les aider. » ECORENO’V, ou encore Eco-PTZ et CEE sont en effet autant de dispositifs disponibles. « Et l’ALEC est la porte d’entrée pour accompagner les propriétaires dans leurs réhabilitations. Connaître les aides peut inciter à aller plus loin » complète Robin Lhuillier. Ce soir-là, des professionnels du gaz, du bâti et de la toiture étaient également présents pour renseigner les habitants.

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Fenêtres et portes sont les principaux points de déperdition

Les résultats ? Des déperditions enfin visibles

Le jour de la réunion, chaque personne est repartie avec un dossier photos sur sa maison. « Ce qui ressort des prises de vues, c’est que les déperditions ont majoritairement lieu via les « ouvrants » (porte d’entrées, fenêtres, porte de garage). Les dalles de planchers et les linteaux de fenêtres sont également des endroits par lesquels la chaleur s’échappe, » détaille Maha Merilhou. Côté point positif, 50 % des habitants du quartier adoptent la bonne attitude en fermant leurs volets la nuit. Cela empêche les fuites de chaleur. Quelques logements sont aussi isolés par l’extérieur, ce qui limite considérablement les déperditions, et constitue un bon exemple à suivre. GRDF a également profité de la réunion pour donner quelques conseils : 1 degré de moins de chauffage, c’est 7 % d’économie sur la facture !

La même opération a déjà été menée à Décines et Rillieux-la-Pape, GRDF devrait poursuivre l’opération sur d’autres villes du territoire, à raison d’une commune chaque année. Avec toujours le même objectif : travailler à la baisse de la consommation énergétique globale en accompagnant la maîtrise de l’énergie.

 

 

Unis-cité : les éco-gestes au bureau

Comme chaque année, une équipe de jeunes volontaires en service civique sensibilise aux éco-gestes dans les bureaux. Ils sont quatre, motivés, ralliés par la couleur orange, ils viennent dans votre entreprise et proposent une approche ludique, leurs connaissances sont une arme pour notre futur! Ils vont vous raconter leur histoire …

L'équipe 2018 des volontaires d'Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d'animation sur les éco-gestes au bureau.

L’équipe 2018 des volontaires d’Unis-Cité propose à tous les organismes des sessions d’animation sur les éco-gestes au bureau.

Une association et quatre volontaires à votre service !

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. L’antenne du Rhône basée à Lyon accueille cette année 90 volontaires engagés sur des missions d’intérêt général pour une période de 6 à 9 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions.

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Florent (21 ans), Lucille (24 ans), Maëlle (18 ans) et Victor (22 ans).

L’objectif de votre mission c’est quoi exactement ?

Le principe est d’intervenir gratuitement au sein de bureaux sous forme de jeux interactifs avec comme objectif de sensibiliser les salariés aux économies d’énergie. Nos interventions durent entre 45 minutes et 1 heure. Elles regroupent généralement entre 8 et 12 personnes. Sous forme de jeux interactifs, elles se déroulent dans un climat de convivialité et permettent d’aborder le thème des économies d’énergie sans se prendre la tête.

Quels types de jeux proposez-vous ?  

Nous avons deux supports : le jeu de piste et le jeu de l’oie. Ils ont été conçus par les équipes précédentes d’Unis-Cité et sont adaptables en fonction du nombre de participants :

Le "jeu de piste" consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l'énergie

Le « jeu de piste » consiste à parcourir les différents lieux de travail en identifiant les postes qui consomment de l’énergie

Le jeu de piste: Il permet de se déplacer dans l’environnement de travail des salariés et d’aborder différents thèmes lié à l’énergie et au développement durable. Par exemple, on abordera dans la salle de pause la question de « qui pense à arrêter la machine à café ? », dans une salle de réunion « savez-vous comment baisser le thermostat en partant? », etc.

Les + :  

  • Jeu dynamique, on se déplace
  • Thèmes abordés adaptables aux problématiques de chaque lieu,
  • Travail d’équipe pour trouver les éco-gestes.
Une session de "jeu de l'oie" animée par les volontaires

Le « jeu de l’oie » se pratique autour d’une table, il est axé sur la discussion et les pratiques de chacun

 

Le jeu de plateau: Il permet de jouer avec des pions et carte sur les thèmes de l’energie et du développement durable.

Les + :

  • Aborde beaucoup de thèmes différents,
  • Nécessite peu d’espace.

Un point en ce début d’année ?

Nous avons déjà réalisé 7 interventions  : auprès des autres volontaires et des salariés d’Unis-Cité, dans les locaux de la mission Vallée de la Chimie, dans les bureaux du laboratoire de la station d’épuration de Pierre-Bénite, ainsi qu’à la mairie du 6ème. Nous continuons à démarcher de nombreuses structures et espérons que cette belle dynamique persiste !

 

Voulez-vous être les suivants ?

Nous sommes disponibles les mardi et les mercredi. Vous pouvez nous contacter par mail pour planifier une intervention ou pour toute information supplémentaire : ucgrandlyon2015@gmail.com. Retrouvez aussi le flyer décrivant nos animations.

A bientôt!

L’équipe d’unis-cité prête à vous accompagner pour une session d’éco-gestes au bureau !

 

 

 

 

Sappi s’applique à réduire sa facture énergétique

Comment optimiser sa consommation d’électricité ? Les solutions concrètes pour économiser l’énergie sont nombreuses, mais il faut parfois un coup de pouce pour passer à l’action. La société Sappi, PME implantée à Vaulx-en-Velin, en a fait l’expérience en suivant le programme Lyon Eco-énergie (une action du Plan Climat). Rencontre avec la directrice générale, Sam Pourcher.

L'entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

L’entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

Spécialisée dans l’application de revêtements anti-adhérents, anti-corrosion et de lubrifiants secs sur tout type de pièces industrielles, l’entreprise Sappi, implantée à Vaulx-en-Velin, est engagée depuis 2015 dans une démarche visant à faire baisser le montant de sa facture énergétique. En deux ans, le système d’éclairage a été changé et les 19 salariés ont été sensibilisés aux éco-gestes. S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément les économies réalisées, Sam Pourcher, directrice générale, a rapidement été convaincue de l’intérêt de la démarche : « notre certification MASE (manuel d’amélioration sécurité santé environnement des entreprises) était en cours, et nous avions constaté qu’il n’était pas forcément évident pour tous les opérateurs de penser à éteindre la lumière en sortant de l’atelier, ou qu’il arrivait que toutes les machines soient mises en route en même temps ». Consciente de ces marges de progression, la filiale du groupe Sofiplast a alors accepté la proposition de la CCI de bénéficier du programme Lyon Eco-énergie. La visite énergie, entièrement gratuite, est effectuée en 2015 par Thibault Costantino, conseiller affilié à la CCI, qui réalise un diagnostic en évaluant les consommations d’énergie sur le site de production.

Investir dans un éclairage LED

Première préconisation, toute simple : changer le système d’éclairage en remplaçant les néons par des LEDs. Si l’investissement de départ est important, il sera amorti à moyen et à long terme par une moindre facture d’électricité. Autre action rapidement mise en place : profiter des réunions hebdomadaires avec l’atelier pour diffuser de l’information pratique aux salariés, par exemple en rappelant que baisser le chauffage d’un degré permet déjà de faire des économies. En complément, des détecteurs de présence ont été installés dans certaines zones pour gérer automatiquement l’éclairage. Parce que l’être humain n’est pas infaillible, et qu’acquérir de nouveaux réflexes prend du temps.

Définir des indicateurs pertinents

Si l’implication du dirigeant est indispensable, il est utile de désigner un référent pour mener à bien la démarche. Chez Sappi, c’est l’animateur HQSE (hygiène, qualité, sécurité, environnement) et le responsable de production qui ont joué ce rôle. Le gaz n’étant pas significatif, l’indicateur retenu a été la moyenne de consommation électrique par rapport au nombre d’heures travaillées. En hiver, le pic de consommation de 16h est clairement apparu. Conséquence : il a fallu identifier les moments auxquels il était possible d’éteindre certains équipements, pour éviter ce pic.

Développer une vision à long terme

Comme l’indique Sam Pourcher, « l’avantage de l’accompagnement, c’est que cela incite à adopter une vision à long terme. Seul, on est vite absorbé par la gestion quotidienne et on n’a pas forcément tendance à se focaliser sur la question de l’énergie ». Plus largement, cela fait réfléchir différemment : « nous sommes plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs, notamment lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel équipement. Nous leur demandons de nous proposer des solutions économes en énergie ». Autre enseignement tiré du programme : concernant les machines, opter pour un nouveau moteur qui consomme moins peut générer plus d’économies que faire réparer un ancien modèle.

Économiser l’énergie : une préoccupation constante

Pour mesurer le retour sur investissement, savoir faire preuve de patience est indispensable. En effet, il est nécessaire d’avoir environ un an et demi de recul pour mesurer concrètement les bénéfices liés aux LEDs installés fin 2016. En revanche, le seul fait d’avoir réalisé un diagnostic énergétique a rapporté des points supplémentaires à Sappi dans le cadre de sa certification MASE. Et, loin d’être achevée, la réflexion se poursuit aujourd’hui : « le local du compresseur dégage de la chaleur, tandis qu’il fait toujours froid dans l’atelier. Nous aimerions utiliser cette chaleur car maintenant, nous avons le souci de ne pas perdre de l’énergie. Le programme a développé chez nous ce réflexe ». Un programme que la directrice générale juge susceptible d’intéresser des entreprises de tous les secteurs : « faire baisser la facture d’énergie est une préoccupation pour tout le monde. Il suffit de prendre le temps de mettre en place des choses simples ». Une piste à ne pas négliger pour augmenter sa compétitivité interne.

SAPPI en bref :
– 1979 : création de SAPPI (SA)
– 1989 : rachat par le groupe Sofiplast
– 19 salariés
– 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016
– Activité : traitement et revêtement des métaux
– Domaines d’application principaux : aéronautique, agroalimentaire, électronique…

SAPPI et les économies d’énergie en quelques dates :
– 2015 : visite énergie dans le cadre de Lyon Eco-énergie
– Fin 2015 : remplacement des néons par des LEDs
– Depuis 2016 : sensibilisation des salariés
– Novembre 2016 : installation des détecteurs de présence
– 2017: réflexion sur l’utilisation de la chaleur du local du compresseur pour chauffer l’atelier (en cours)

En savoir plus :

Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, le programme Lyon Eco-Energie vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

 

 

Vallée de la chimie : le photovoltaïque pour donner de la valeur ajoutée aux sites industriels

Friches abandonnées, parkings, toitures de hangars… Un maximum d’espaces disponibles situés dans la « Vallée de la chimie », à l’entrée sud de Lyon, seront valorisés en centrale photovoltaïque dans le cadre de l’Appel des 30 !.

Blog plan climat - appel des 30

L’Appel des 30 !, initiative unique en Europe

Lancé en 2014 pour attirer de nouvelles entreprises dans la Vallée de la chimie, l’Appel des 30 ! a été réédité en 2016. Cette démarche vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables de la Vallée de la Chimie et à attirer des activités innovantes des filières chimie, cleantech, énergie et environnement. Dans le cadre de cette seconde édition, l’Appel des 30 ! a voulu aller plus loin en trouvant une valeur ajoutée ou un usage à des  espaces délaissés parfois pollués ou dans des zones de risques technologiques. Portée par des partenaires publics (les communes, la Métropole de Lyon, les services de l’État…) et privés (entreprises implantées sur le secteur, organisme financier…), cette initiative s’adresse à des porteurs de projets professionnels et met à leur disposition :

  • des terrains inexploités, situés à l’intérieur des sites industriels,
  • des locaux d’entreprises,
  • des surfaces de toitures et de parkings destinées à accueillir des installations photovoltaïques,
  • des terrains délaissés, situées en zone très contraintes, à cause des risques industriels, à reconvertir en espaces naturels, bénéfiques pour l’environnement et la biodiversité.

Lancé en septembre 2016, l’appel à candidatures ciblait trois domaines d’activité :

  • l’industrie, principalement dans les domaines de la chimie, de l’énergie renouvelable et de l’environnement ;
  • le photovoltaïque, qui conforte la Vallée de la Chimie comme Usine énergétique métropolitaine ;
  • le paysage productif, avec le positionnement de démonstrateurs innovants dans la production de biomasse et la remédiation des sols, créant ainsi un véritable écosystème au service de la Vallée

10 projets lauréats ont été choisis parmi les 27 pré-sélectionnés .

Le photovoltaïque, préoccupation de la Vallée de la Chimie

Pour monter l’appel à projets de centrales photovoltaïques, la Métropole de Lyon a d’abord recherché des sites bien exposés, puis a sollicité les partenaires, propriétaires de ces sites. Au total, 87 000m2 de toitures et parkings ont été identifiés, pour une puissance de 7,7 MW  (soit 1/3 de la puissance actuellement installée sur l’ensemble de la Métropole de Lyon). « Installer des panneaux solaires sur les toitures des hangars est intéressant, mais cela reste une approche classique peu innovante, explique Fabien Bordon, chef de projet à mission de Vallée de la chimie, nous avons eu l’idée d’une approche collective à l’échelle de la Vallée pour regrouper toutes les surfaces, gérées par le privé. Ce dispositif a permis aux industriels qui ne s’étaient encore pas posé la question d’installer une centrale photovoltaïque, de passer à l’action en intégrant un positionnement plus écologique. Les entreprises sont également rassurées par le suivi et l’accompagnement de la Métropole de Lyon qui apporte son expertise. »

Exploiter l’ensemble de l’espace perdu

Afin de privilégier d’augmenter les surfaces aménagées et la production d’énergie, les 6 propriétaires industriels de la Vallée (Arkema, JTEKT, Kem One, Vos Logistics, Total Cres, IFP EN) ont choisi d’attribuer des surfaces à un opérateur unique : Terre et Lac – Langa. La Métropole a d’abord formulé son analyse des candidats, avant de la partager avec les propriétaires fonciers qui ont fait le choix de leur partenaire photovoltaïque. « Certains terrains, moins faciles à aménager que d’autres, sont moins rentables. En faisant le choix d’un opérateur unique, nous avons cherché à aménager le plus de centrales solaires possibles, sur la totalité des gisements.  Il y a une vraie logique de projet global. Tous les gisements vont ainsi être exploités.», précise Fabien Bordon.

Un projet participatif

Le projet de panneaux solaires mis au point, il a fallu prévoir la vente d’électricité sur le réseau  -afin d’assurer les recettes-. Terre et Lac – Langa candidate aux appels à projets de la commission de régulation de l’énergie qui sont lancés au niveau national. Les premiers résultats sur les projets en toitures sont positifs et les deux projets déposés par la société ont été retenus, lui permettant ainsi de vendre l’électricité produite.

Et après ? Le contrat de rachat de l’électricité est signé pour 20 ans, et les panneaux pourront être exploités bien plus longtemps si les propriétaires fonciers veulent poursuivre l’opération. La Métropole négocie actuellement pour investir dans la société de projet et souhaite également faire participer les Grands lyonnais au projet « Nous voulons mettre en place un financement participatif, détaille Fabien Bordon, et ainsi proposer aux salariés et habitants de devenir acteur de ce projet innovant. »