Sappi s’applique à réduire sa facture énergétique

Comment optimiser sa consommation d’électricité ? Les solutions concrètes pour économiser l’énergie sont nombreuses, mais il faut parfois un coup de pouce pour passer à l’action. La société Sappi, PME implantée à Vaulx-en-Velin, en a fait l’expérience en suivant le programme Lyon Eco-énergie (une action du Plan Climat). Rencontre avec la directrice générale, Sam Pourcher.

L'entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

L’entreprise Sappi a investi dans un éclairage LED pour remplacer les néons.

Spécialisée dans l’application de revêtements anti-adhérents, anti-corrosion et de lubrifiants secs sur tout type de pièces industrielles, l’entreprise Sappi, implantée à Vaulx-en-Velin, est engagée depuis 2015 dans une démarche visant à faire baisser le montant de sa facture énergétique. En deux ans, le système d’éclairage a été changé et les 19 salariés ont été sensibilisés aux éco-gestes. S’il est encore trop tôt pour mesurer précisément les économies réalisées, Sam Pourcher, directrice générale, a rapidement été convaincue de l’intérêt de la démarche : « notre certification MASE (manuel d’amélioration sécurité santé environnement des entreprises) était en cours, et nous avions constaté qu’il n’était pas forcément évident pour tous les opérateurs de penser à éteindre la lumière en sortant de l’atelier, ou qu’il arrivait que toutes les machines soient mises en route en même temps ». Consciente de ces marges de progression, la filiale du groupe Sofiplast a alors accepté la proposition de la CCI de bénéficier du programme Lyon Eco-énergie. La visite énergie, entièrement gratuite, est effectuée en 2015 par Thibault Costantino, conseiller affilié à la CCI, qui réalise un diagnostic en évaluant les consommations d’énergie sur le site de production.

Investir dans un éclairage LED

Première préconisation, toute simple : changer le système d’éclairage en remplaçant les néons par des LEDs. Si l’investissement de départ est important, il sera amorti à moyen et à long terme par une moindre facture d’électricité. Autre action rapidement mise en place : profiter des réunions hebdomadaires avec l’atelier pour diffuser de l’information pratique aux salariés, par exemple en rappelant que baisser le chauffage d’un degré permet déjà de faire des économies. En complément, des détecteurs de présence ont été installés dans certaines zones pour gérer automatiquement l’éclairage. Parce que l’être humain n’est pas infaillible, et qu’acquérir de nouveaux réflexes prend du temps.

Définir des indicateurs pertinents

Si l’implication du dirigeant est indispensable, il est utile de désigner un référent pour mener à bien la démarche. Chez Sappi, c’est l’animateur HQSE (hygiène, qualité, sécurité, environnement) et le responsable de production qui ont joué ce rôle. Le gaz n’étant pas significatif, l’indicateur retenu a été la moyenne de consommation électrique par rapport au nombre d’heures travaillées. En hiver, le pic de consommation de 16h est clairement apparu. Conséquence : il a fallu identifier les moments auxquels il était possible d’éteindre certains équipements, pour éviter ce pic.

Développer une vision à long terme

Comme l’indique Sam Pourcher, « l’avantage de l’accompagnement, c’est que cela incite à adopter une vision à long terme. Seul, on est vite absorbé par la gestion quotidienne et on n’a pas forcément tendance à se focaliser sur la question de l’énergie ». Plus largement, cela fait réfléchir différemment : « nous sommes plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs, notamment lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel équipement. Nous leur demandons de nous proposer des solutions économes en énergie ». Autre enseignement tiré du programme : concernant les machines, opter pour un nouveau moteur qui consomme moins peut générer plus d’économies que faire réparer un ancien modèle.

Économiser l’énergie : une préoccupation constante

Pour mesurer le retour sur investissement, savoir faire preuve de patience est indispensable. En effet, il est nécessaire d’avoir environ un an et demi de recul pour mesurer concrètement les bénéfices liés aux LEDs installés fin 2016. En revanche, le seul fait d’avoir réalisé un diagnostic énergétique a rapporté des points supplémentaires à Sappi dans le cadre de sa certification MASE. Et, loin d’être achevée, la réflexion se poursuit aujourd’hui : « le local du compresseur dégage de la chaleur, tandis qu’il fait toujours froid dans l’atelier. Nous aimerions utiliser cette chaleur car maintenant, nous avons le souci de ne pas perdre de l’énergie. Le programme a développé chez nous ce réflexe ». Un programme que la directrice générale juge susceptible d’intéresser des entreprises de tous les secteurs : « faire baisser la facture d’énergie est une préoccupation pour tout le monde. Il suffit de prendre le temps de mettre en place des choses simples ». Une piste à ne pas négliger pour augmenter sa compétitivité interne.

SAPPI en bref :
– 1979 : création de SAPPI (SA)
– 1989 : rachat par le groupe Sofiplast
– 19 salariés
– 2,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016
– Activité : traitement et revêtement des métaux
– Domaines d’application principaux : aéronautique, agroalimentaire, électronique…

SAPPI et les économies d’énergie en quelques dates :
– 2015 : visite énergie dans le cadre de Lyon Eco-énergie
– Fin 2015 : remplacement des néons par des LEDs
– Depuis 2016 : sensibilisation des salariés
– Novembre 2016 : installation des détecteurs de présence
– 2017: réflexion sur l’utilisation de la chaleur du local du compresseur pour chauffer l’atelier (en cours)

En savoir plus :

Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, le programme Lyon Eco-Energie vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

 

 

Vallée de la chimie : le photovoltaïque pour donner de la valeur ajoutée aux sites industriels

Friches abandonnées, parkings, toitures de hangars… Un maximum d’espaces disponibles situés dans la « Vallée de la chimie », à l’entrée sud de Lyon, seront valorisés en centrale photovoltaïque dans le cadre de l’Appel des 30 !.

Blog plan climat - appel des 30

L’Appel des 30 !, initiative unique en Europe

Lancé en 2014 pour attirer de nouvelles entreprises dans la Vallée de la chimie, l’Appel des 30 ! a été réédité en 2016. Cette démarche vise à valoriser les gisements fonciers mobilisables de la Vallée de la Chimie et à attirer des activités innovantes des filières chimie, cleantech, énergie et environnement. Dans le cadre de cette seconde édition, l’Appel des 30 ! a voulu aller plus loin en trouvant une valeur ajoutée ou un usage à des  espaces délaissés parfois pollués ou dans des zones de risques technologiques. Portée par des partenaires publics (les communes, la Métropole de Lyon, les services de l’État…) et privés (entreprises implantées sur le secteur, organisme financier…), cette initiative s’adresse à des porteurs de projets professionnels et met à leur disposition :

  • des terrains inexploités, situés à l’intérieur des sites industriels,
  • des locaux d’entreprises,
  • des surfaces de toitures et de parkings destinées à accueillir des installations photovoltaïques,
  • des terrains délaissés, situées en zone très contraintes, à cause des risques industriels, à reconvertir en espaces naturels, bénéfiques pour l’environnement et la biodiversité.

Lancé en septembre 2016, l’appel à candidatures ciblait trois domaines d’activité :

  • l’industrie, principalement dans les domaines de la chimie, de l’énergie renouvelable et de l’environnement ;
  • le photovoltaïque, qui conforte la Vallée de la Chimie comme Usine énergétique métropolitaine ;
  • le paysage productif, avec le positionnement de démonstrateurs innovants dans la production de biomasse et la remédiation des sols, créant ainsi un véritable écosystème au service de la Vallée

10 projets lauréats ont été choisis parmi les 27 pré-sélectionnés .

Le photovoltaïque, préoccupation de la Vallée de la Chimie

Pour monter l’appel à projets de centrales photovoltaïques, la Métropole de Lyon a d’abord recherché des sites bien exposés, puis a sollicité les partenaires, propriétaires de ces sites. Au total, 87 000m2 de toitures et parkings ont été identifiés, pour une puissance de 7,7 MW  (soit 1/3 de la puissance actuellement installée sur l’ensemble de la Métropole de Lyon). « Installer des panneaux solaires sur les toitures des hangars est intéressant, mais cela reste une approche classique peu innovante, explique Fabien Bordon, chef de projet à mission de Vallée de la chimie, nous avons eu l’idée d’une approche collective à l’échelle de la Vallée pour regrouper toutes les surfaces, gérées par le privé. Ce dispositif a permis aux industriels qui ne s’étaient encore pas posé la question d’installer une centrale photovoltaïque, de passer à l’action en intégrant un positionnement plus écologique. Les entreprises sont également rassurées par le suivi et l’accompagnement de la Métropole de Lyon qui apporte son expertise. »

Exploiter l’ensemble de l’espace perdu

Afin de privilégier d’augmenter les surfaces aménagées et la production d’énergie, les 6 propriétaires industriels de la Vallée (Arkema, JTEKT, Kem One, Vos Logistics, Total Cres, IFP EN) ont choisi d’attribuer des surfaces à un opérateur unique : Terre et Lac – Langa. La Métropole a d’abord formulé son analyse des candidats, avant de la partager avec les propriétaires fonciers qui ont fait le choix de leur partenaire photovoltaïque. « Certains terrains, moins faciles à aménager que d’autres, sont moins rentables. En faisant le choix d’un opérateur unique, nous avons cherché à aménager le plus de centrales solaires possibles, sur la totalité des gisements.  Il y a une vraie logique de projet global. Tous les gisements vont ainsi être exploités.», précise Fabien Bordon.

Un projet participatif

Le projet de panneaux solaires mis au point, il a fallu prévoir la vente d’électricité sur le réseau  -afin d’assurer les recettes-. Terre et Lac – Langa candidate aux appels à projets de la commission de régulation de l’énergie qui sont lancés au niveau national. Les premiers résultats sur les projets en toitures sont positifs et les deux projets déposés par la société ont été retenus, lui permettant ainsi de vendre l’électricité produite.

Et après ? Le contrat de rachat de l’électricité est signé pour 20 ans, et les panneaux pourront être exploités bien plus longtemps si les propriétaires fonciers veulent poursuivre l’opération. La Métropole négocie actuellement pour investir dans la société de projet et souhaite également faire participer les Grands lyonnais au projet « Nous voulons mettre en place un financement participatif, détaille Fabien Bordon, et ainsi proposer aux salariés et habitants de devenir acteur de ce projet innovant. »

 

 

5ème Conférence Energie Climat

Le 23 novembre, la 5ème Conférence Enegie Climat et 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies a rassemblé 300 personnes au musée des Confluences. Un lieu symbolique pour marquer la convergence des thématiques « climat, air, et énergie » au sein du futur PCAET qui sera élaboré en 2018.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences.

Les 101 partenaires de la Conférence Energie Climat se sont rassemblés pour une journée de bilan et de perspectives, le 23 novembre 2017 au musée des Confluences (photo Thierry Fournier Métropole de Lyon)

Point d’étape 2017

Comme tous les 2 ans, la Métropole a publié le bilan des actions du territoire. On retrouve l’évolution des principaux indicateurs sur l’évolution des émissions du territoire par secteurs d’activité. Ainsi, les émissions de Gaz à Effet de Serre du territoire ont baissé de 16% entre 2000 et 2015, alors que la consommation d’énergie baissait de 9.5% : la population ayant augmenté de 13% sur cette période, notre agglomération montre qu’il est possible, par des évolutions de modes de vie et des actions d’efficacité énergétique, de dé-corréler l’attractivité et l’impact climatique. La part des énergies renouvelables et de récupération produites sur le territoire couvre 7% des consommations.

Au-delà de ces indicateurs globaux, les actions ont avancé sur chaque secteur et les chiffres l’illustrent : 5400 logements éco-rénovés depuis le lancement du plan climat et des subventions pour les rénovations globales et performantes, +28% de fréquentation dans les transports en commun depuis 2006, 40 000 covoitureurs réguliers… Les 100 partenaires du Plan Climat ont aussi fait le bilan de leurs actions en interne et sur le territoire, elles sont rassemblées dans le document « point d’étape 2017″:

  2017 - Point d'étape PCET (696 téléchargements )

18 nouveaux partenaires

Une Conférence Energie Climat ne serait pas complète sans la traditionnelle valse des signatures… 18 nouveaux partenaires rejoignent la démarche : Arkema, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Chambre d’Agriculture, le cluster EcoEnergies, General Electric, GRT Gaz, IDEX, Lyon Parc Auto, Météo France, le SIGERLy, RTE et les communes de : Couzon au Mont-d’Or, Fontaines-sur-Saône, Genay, Givors, Irigny, Quincieux et Rochetaillée-Sur-Saône.

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Grand Lyon)

Les 18 nouveaux signataires du Plan Climat de la Métropole de Lyon (photo Emma Arbogast Métropole de Lyon)

 Un nouveau volet « Adaptation »

Un plan climat comporte 2 volets : l’atténuation du changement climatique (par les actions de maîtrise de la demande en énergie), et l’adaptation. Ce deuxième volet n’était pas encore ajouté formellement au Plan Climat. C’est maintenant chose faite : après la publication en 2015 du « Diagnostic Adaptation : socle des connaissances« , la stratégie s’est construite en 2016 et 2017 avec l’aide des partenaires. Un appel à contribution a fait émergé 165 actions de la part de 32 porteurs de projet, la plupart d’entre elles étant déjà en cours : l’Adaptation est un sujet approprié qui touche différents métiers et activités ! La Conférence Energie Climat a validé l’intégration de 5 nouveaux axes stratégiques dans le plan climat, qui passe de 26 à 31 actions.

Les films diffusés à cette occasion

Convergence des thématiques « Climat, Air, Energie » : nos actions quotidiennes ont un triple bénéfice ! C’est donc en toute cohérence que la Métropole de Lyon rassemble ces trois thématiques dans l’élaboration de son futur Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). Une seule et même démarche pour continuer les efforts ensemble et se projeter à 2030.

Exemples d’actions mises en oeuvre par les partenaires sur l’Adaptation au changement climatique : l’activité de chacun va être impactée, comment en faire une opportunité ?

Qu’attendent les citoyens du prochain PCAET ? La coalition climat a proposé une contribution en amont de la refonte du PCAET, prévue pour 2018, grâce à une série d’ateliers et d’un débat collectif (le 8 novembre 2017) qui a rassemblé 120 citoyens issus d’associations ou en tant qu’individus. Les éléments proposés sont à l’étude pour être intégrés à l’écriture du nouveau PCAET.

Se projeter à 2030

Cet événement, en tant que 3ème séminaire d’ensemble du Schéma directeur des énergies, a été l’occasion de se projeter vers l’avenir. Le diagnostic du territoire a été mis à jour en 2016 et constitue une photographie du système énergétique autant sur la consommation, la production et la distribution d’énergie à la maille IRIS (maille infra-communale de l’INSEE). Sur cette base, la Métropole et ses partenaires ont construit au cours de l’année 2017 4 scénarios qui pourraient être les « futurs possibles » du territoire à horizon 2030. Pour celà, 8 ateliers on été nécessaires rassemblant 50 acteurs du monde associatif, économique et les collectivités. Les ateliers de l’après-midi de la Conférence Énergie Climat ont eu pour but de s’immerger dans chacun de ces scénarios, en se mettant dans la peau de différents acteurs : un scénario « la force de la multitude », qu’est-ce que ça implique pour une association? pour un gestionnaire de réseau ?

  2017Les 4 scenarios du SDE (336 téléchargements )

Lancement de la révision du PCAET

En 2018, la Métropole et ses partenaires choisiront, en panachant les 4 scénarios, la trajectoire énergétique à horizon 2030. La première moitié de l’année sera dédiée à la définition de cette stratégie (ajuster les curseurs), la deuxième à l’écriture du plan d’actions. Cette trajectoire énergétique sera ensuite chiffrée en impact « gaz à effets de serre » et « polluants » afin de fixer des objectifs ambitieux et atteignables pour les 10 prochaines années. A cette occasion, les avancées du Plan Oxygène seront intégrées et complétées pour concourir aux objectifs d’amélioration de la santé en lien avec l’environnement.

Le futur PCAET sera la synthèse de ce travail partenarial. Fin 2018, la trajectoire énergétique sera présentées aux maires des 59 communes de l’agglomération et un travail sera réalisé à l’échelle des conférences territoriales des maires pour intégrer les enjeux locaux. Au premier semestre 2019, le document sera soumis à la consultation du public comme le prévoit la réglementation. Enfin, un nouvel « appel à partenaires » sera diffusé pour permettre aux 100 partenaires actuels et à d’autres de signer le nouveau plan et de s’engager sur leurs compétences. 

Une nouvelle page à écrire pour le plan climat !

GL-logo-PCAET_2017

 

 

 

Réduc’Mob calcule le gain environnemental et financier du télétravail

Disposer d’un outil facile pour connaitre les économies réalisées sur les déplacements lorsqu’un salarié télé-travaille : c’est l’objectif de Réduc’Mob. Testé pendant 2 ans, il pourrait très vite intéresser  d’autres territoires. Retour sur l’expérimentation de la métropole lyonnaise.

Le logiciel Réduc'Mob calcule les gains financiers et environnemetaux du télétravail

Plateforme en ligne de calcul des gains environnementaux et financiers

En France, le télétravail est d’actualité avec un plan national de déploiement, pour réduire les temps de déplacement et améliorer la qualité de vie. Un phénomène qui devrait aussi se développer avec l’ordonnance incitative n°3 de la loi travail (31 août 2017), qui préfigure un « droit au télétravail ». Tout refus de l’employeur devra désormais être motivé et le salarié sera mieux protégé, en cas d’accident sur le lieu de télétravail par exemple.

Le logiciel Réduc’Mob, qu’est-ce que c’est ?

Développé en 2016-2017 par la Métropole de Lyon, cette plateforme web quantifie le gain économique et environnemental du travail à distance. « C’est un dispositif unique car il part du principe que la meilleure des mobilités durables est celle que l’on ne fait pas. Inédit aussi car nous avons choisi deux territoires tests très différents : industriel pour la Vallée de la Chimie et de services pour le quartier lyonnais Part-Dieu » explique Lucie Verchère, chef de projet Réduc’Mob.

2 territoires tests, une démarche commune  

Sur chaque territoire, une discussion a eu lieu avec les entreprises de la zone (EDF, Solvay, Arkema, …) sur la mobilité et les ressources humaines. Au total, plus de 10 réunions ont eu lieu pour partager les expériences de télétravail, leur apporter des réponses managériales et juridiques, puis évaluer le déploiement. Chaque salarié remplit, sur une plateforme en ligne sécurisée, son lieu de travail et de domicile, ainsi que ses jours télé-travaillés. Et les résultats obtenus sont fins, notamment grâce à la prise en compte des trajets supplémentaires lorsque le salarié est en télétravail (courses, écoles…).  L’entreprise et les collectivités obtiennent des indicateurs développement durable comme le nombre de km et de gaz à effet de serre évités. Les salariés télétravailleurs connaissent eux leur budget économisé et leur bilan carbone.

Présentation de Réduc’Mob, témoignages d’entreprises et d’utilisateurs


En chiffres : résultats concrets sur les déplacements et l’économie de CO2

Pendant l’expérimentation Réduc’Mob, 760 journées télé-travaillées ont permis d’éviter 62 000 km de déplacements en voiture individuelle, soit une économie de 5,2 tonnes de CO2. 40 entreprises ont pris part au projet et 100 télétravailleurs se sont inscrits sur le site pour remplir leur trajet, dont 77 % habitent à plus de 30 minutes de leur travail. L’étude démontre aussi un potentiel de développement important dans le futur. L’enquête sur les salariés des entreprises de la Part-Dieu (11 000 réponses) indique que 15 % d’entre eux pratiquent le télétravail. D’ici 2020, cela pourrait concerner 5 000 salariés évitant ainsi 2 millions de kms/an sur le territoire de la métropole de Lyon.

Salariés, entreprises, territoires : les arguments du « tous gagnants » avec le travail à distance

« Nous avons posé les bases d’une méthodologie pour sensibiliser. D’autres territoires peuvent l’utiliser et la compléter pour mettre en place une démarche similaire. La plateforme en ligne aussi est à disposition puisqu’elle est encore hébergée pendant un an» souligne Lucie Verchère. Pour inciter les différents publics au travail à distance, quelques exemples issus de l’argumentaire Réduc’Mob :

  • Salariés d’entreprises : meilleure qualité de vie, souplesse d’organisation, diminution du stress et de la fatigue, augmentation du pouvoir d’achat.
  • Entreprises : + de concentration et – d’absentéisme, de turnover chez les salariés, recrutements facilités, image d’une entreprise innovante.
  • Collectivités territoriales : meilleure qualité de l’air, sécurité routière accrue et maintien d’activités en journée dans les territoires périurbains/ruraux

Retrouvez tous les arguments, duplicables à d’autres territoires


Des territoires engagés : préalable indispensable de Réduc’Mob

Pour bien démarrer Réduc’Mob, « l’implication des acteurs du territoire a été primordial » souligne Lucie Verchère. Deux associations d’entreprises se sont engagées : club Part-Dieu et ADDVC (Association Développement Durable Vallée de la Chimie). Deux autres acteurs spécialistes de l’environnement ont également accompagné Réduc’Mob : Alternatives & Développement pour créer la plateforme et l’ADEME qui a financé à hauteur de 70 %. Pour convaincre, nous avons insisté sur le fait que Réduc’Mob n’est pas le seul outil mais bien « un moyen supplémentaire d’agir sur l’environnement à côté d’autres services de mobilité : covoiturage, vélo en libre-service, transports en commun… » explique Lucie Verchère.

L’animation territoriale : clé de réussite du projet

Différentes obstacles sont apparus au cours du projet, notamment dans la pratique du télétravail dans les entreprises. Réunions, groupes de travail, plaquettes, site internet, vidéo… l’animation territoriale a été l’une des clés pour les dépasser. « C’est un point qu’il ne faut surtout pas négliger » rappelle Lucie Verchère. 1/3 du coût total du projet était d’ailleurs consacré à la mobilisation des entreprises, des animateurs de PDIE, des développeurs économiques…

Le logiciel Réduc'Mob calcule les gains financiers et environnemetaux du télétravail

Le salarié remplit régulièrement ses informations de trajets et de jours télétravaillés

Venez partager le bilan de Reduc’Mob le 21 novembre !

Pour tirer les enseignements de Réduc’Mob, tous les acteurs se réunissent à la Métropole de Lyon le 21 novembre 2017. Le projet sera clôturé avec la présentation des résultats, en présence des entreprises partenaires. L’occasion aussi de revenir sur les bonnes pratiques de déploiement du travail à distance, afin de réduire la mobilité.
Inscription en ligne gratuite mais obligatoire

En savoir plus

Site internet Réduc’Mob
Plus d’informations sur la démarche

 

 

Wasteblasterz, un serious game pour se familiariser aux éco-gestes

Rester ludique pour sensibiliser le grand public à l’impact environnemental des gestes du quotidien : telle est l’ambition de Wasteblasterz, serious game développé par EDF Smart Electric Lyon et Dowino. Né dans la métropole de Lyon, ce projet s’étend à d’autres territoires. Il se décline aussi en version plateau pour aller à la rencontre des scolaires. Point d’étape.

Image de prévisualisation YouTube

Réussir la transition énergétique demandera des efforts coordonnés, associant institutions, collectivités, entreprises publiques et privées… Dans cette optique, le démonstrateur EDF Smart Electric Lyon a lancé plusieurs expérimentations destinées à trouver des solutions pour rendre nos villes plus durables. Désireuse de développer la sensibilité à l’environnement et à l’éco-citoyenneté, la Métropole de Lyon a rejoint le projet Wasteblasterz, suivie par Grenoble Alpes Métropole, Saint-Etienne et l’Académie de Clermont-Ferrand.

Mobiliser les partenaires autour d’un jeu pédagogique

Comment convaincre un grand nombre de citoyens de devenir acteurs de leur consommation énergétique, sans être moralisateur ou culpabilisateur ? En faisant le pari de l’originalité ! Truffé de questions sur les économies d’énergie, la gestion de l’eau, les déchets ou le gaspillage alimentaire, le jeu vidéo Wasteblasterz se veut aussi ludique que pédagogique. Raphaël Youssoufian, chargé de mission maîtrise de la demande en énergie à la Métropole de Lyon, raconte : « L’idée était de créer un sentiment d’addiction pour inciter les joueurs à se connecter souvent. Comme tous les partenaires, nous avons trouvé ce projet stimulant par sa nouveauté et nous nous sommes fortement impliqués dans toutes les phases du projet, de la conception au test de la version alpha ».

Promotion du jeu par un grand événement culturel

Aussi ludique soit-il, un serious game génère rarement beaucoup de buzz. D’où l’importance d’une communication bien pensée, pour faire connaître le jeu au plus grand nombre. Lancée en mai 2017, l’application Wasteblasterz, entièrement gratuite, a tout de suite été présentée aux Nuits Sonores, festival de musique électronique, puis testée par le public de différents événements (Grenoble Maker-Faire, Foire de Lyon, Super Demain). Ce qui a plu : le côté inédit, le graphisme, ainsi que les défis qui opposent des joueurs de différentes villes et créent un peu d’émulation.

L'application Wasteblasterz a été lancée en mai 2017

L’application Wasteblasterz a été lancée en mai dernier

Du serious game aux éco-gestes

Pour inciter les joueurs à passer à l’action dans le monde réel, des conseils pratiques sont distillés et un agenda annonce les événements liés au développement durable à proximité. Aujourd’hui, l’ambition est d’aller plus loin en offrant aux joueurs la possibilité de convertir leurs points en récompenses tangibles, comme un abonnement de transport ou un panier de fruits. Dans les mois à venir, grâce à l’intensification de la communication digitale, le développement de la communauté des joueurs devrait permettre d’intéresser de nouveaux partenaires et de proposer des gains variés.

Difficile de savoir ce que pensent les joueurs

En quelques mois, l’application Wasteblasterz a déjà été téléchargée 4000 fois. S’il est malheureusement impossible de mesurer l’impact du jeu sur les gestes écologiques quotidiens, les statistiques montrent qu’en moyenne une session dure 10 minutes et que les joueurs se connectent une dizaine de fois. Une quarantaine de personnes ont même terminé le jeu. « Ces résultats sont encourageants, même si nous manquons de retours qualitatifs. Nous ne voulions pas obliger les joueurs à laisser leurs coordonnées, ce qui empêche de leur envoyer un questionnaire de satisfaction », explique Raphaël Youssoufian.

Une version plateau pour toucher autrement les scolaires

« Au-delà du jeu vidéo, les Agences Locales de l’Énergie vont diffuser des mallettes pédagogiques lors de leurs séances de médiation en milieu scolaire. La version jeu de plateau intéresse également les bibliothèques, et la Bibliothèque municipale de Lyon va organiser des ateliers pour jouer en groupe. Les scolaires eux-mêmes s’emparent du jeu : deux lycées de l’académie de Clermont vont renouveler les questions et réfléchir à l’ajout d’un univers ‘établissement scolaire’ dans le jeu, en complément des univers ville et maison », détaille Christelle Stirer, chef de projet EDF Smart Electric Lyon.

Rappel du concept de Wasteblasterz

Selon le scénario du jeu, après le fiasco d’une expérience scientifique, sont apparus les Wastivores, des monstres qui se nourrissent des déperditions d’énergie et grossissent, jusqu’à mesurer jusqu’à plusieurs dizaines de mètres. Impossible de laisser ces créatures se multiplier : aux chasseurs de Wastivores de les identifier et les faire disparaitre !
Pour jouer : sur le site Wasteblasterz ou Play store et App store. A suivre sur Facebook et Twitter.

Prochain rendez-vous

Le comité de pilotage de Wasteblasterz souhaite réunir d’ici fin 2017/début 2018 toutes les associations et organismes du territoire disposant d’une expérience significative en matière de développement de jeux sur le volet développement durable.
Prochaines cibles : les adultes, notamment ceux qui travaillent dans le tertiaire, secteur qui représente un gisement de sobriété important. Car dégommer les Wastivores, ce n’est pas que pour les enfants !

 

Unis-cité : bilan de l’année

La saison d’accompagnement d’Unis-Cités s’achève : l’équipe a sensibilisé de manière ludique 145 « éco-citoyens au bureau » grâce à des outils développés spécifiquement. Retour sur le bilan des volontaires en service civique. 

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L’équipe Unis-cité 2016-2017

Cette année… en quelques chiffres

Nous avons contacté 93 structures sur le territoire de la Métropole de Lyon, dont 23 en quartier politique de la ville. Parmi elles, ont accueilli notre intervention (entreprise, centre social, collectivité, associations, centre ETIC, institution). Nous avons ainsi pu sensibiliser près de 145 personnes.

Cette expérience montre  la richesse et la diversité des interventions effectuées. Nous avons touché des structures variées et des publics tout aussi hétérogènes : collaborateurs de grande structure ou en comité plus réduit, exerçant dans le public ou dans le privé, familles, enfants, simples curieux ou salariés… Des profils variés qui ont fait la richesse des échanges sur la thématique des éco-gestes au bureau.

Cette année… pour les bénéficiaires

Cette année, jeu de l’oie et jeu de piste ont été à l’honneur : n’y a-t-il pas meilleurs moyens de sensibilisation que le divertissement et l’échange ? Que ce soit en animation complète (sur le temps d’une pause de midi) ou en jeu ouvert (en extérieur), la curiosité a poussé notre public à se pencher sur ses usages de l’énergie dans le cadre professionnel.

unis-cité2016-2017

Le temps d’un café ou d’une pause, on réfléchit en équipe -ou même avec l’équipe adverse !- sur les éco-gestes possibles dans une situation donnée, on compare les habitudes, remarque les pratiques quotidiennes des autres, on cherche des solutions ou on teste sa culture générale en énergie… ce sujet se retrouve au centre de l’attention le temps de l’animation.

« Une animation vivante, participative et ludique autour des bons gestes du quotidien »Marie-Pierre FERNANDES – Chargée de mission Centre Social de Parilly

Au-delà du temps convivial, les salariés se sentent prêts à faire davantage d’efforts sur leurs pratiques simples et quotidiennes. Grâce à leurs retours, nous sommes ravis de constater que ce format fonctionne et nous sommes confiants sur le fait que les structures ayant participé garderons leurs nouvelles habitudes.

« Le bilan que nous tirons de ces ateliers est très positif, malgré le nombre limité de participants : bon fonctionnement des supports d’animation, tant du jeu de l’oie que du jeu de piste; enthousiasme des participants et bonne implication dans les réponses, ce qui permet d’enclencher une dynamique au sein du service» Gwendolyn WEST BIENVENUE, Chargée de mission au service de Développement durable de la Mairie de Vaulx en Velin

Cette année… pour les volontaires

Ce service civique nous a donné l’occasion de nous impliquer activement dans la société sur une thématique d’intérêt général ; ici l’importance de l’évolution des comportements dans le cadre de la transition énergétique. Formations sur le développement durable et sur la transition énergétique, découvertes des initiatives prises par la Métropole de Lyon pour aborder le sujet et comment accompagner les citoyens lyonnais dans cette démarche… nous ressortons donc enrichis d’une nouvelle sensibilité sur la thématique, d’une meilleure compréhension des enjeux actuels de la transition énergétique et d’une conscience citoyenne vis à vis de ce développement ; tout ce que nous avons voulu vous communiquer cette année lors de cette mission.

Au-delà de l’intérêt de la thématique, ce service civique nous a donné l’occasion de découvrir autrement le monde professionnel en développant autant de compétences de gestion, de communication et d’organisation. Travailler en équipe n’a pas toujours été de tout repos, mais nous en sortons tous plus grands et plus mûrs. Maturité, responsabilité et confiance en soi ont les grandes lignes de notre développement personnel tout au long de l’année.

 

Cette année… pour l’année prochaine !

Cette année nous avons pu créer un carnet d’adresse bien rempli. Celui-ci, nous le souhaitons, pourra aider l’équipe de l’année prochaine à trouver plus facilement des lieux d’intervention. Ayant déjà amélioré les outils d’animations cette année, l’équipe suivante devrait avoir plus de temps pour proposer des interventions. Ce qui leur permettraient de toucher plus de monde et diffuser le message plus largement.

A vous, diverses structures de la Métropole de Lyon, merci d’être aussi présents pour eux comme vous l’avez été pour nous !

Et chers futurs volontaires sur cette mission, n’oubliez pas le sourire : c’est contagieux ! Maintenant a vous de jouer !!!


Contact

Si vous êtes intéressés par la prochain saison d’animations d’Unis-Cité, vous pouvez contacter l’association à l’adresse suivante : rhone-alpes[]uniscite.fr  ; 09 50 29 47 71 .
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financeurs

Sylv’ACCTES soutient une gestion durable de la forêt

Après 1 ans et demi d’existence, l’association Sylv’acctes partage ses premiers résultats : en 2016, elle a accompagné 500 hectares de forêt en accordant 165 000 euros d’aide financière en faveur du climat, de la biodiversité et du développement local (action 4.9 du Plan Climat de la Métropole).

Visite en forêt des partenaitres Sylv'ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

Visite en forêt des partenaires Sylv’ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

« La forêt rend de multiples services pour les habitants et les territoires », explique Loïc Casset, coordinateur de Sylv’ACCTES : « production de bois, puits de carbone, préservation de la qualité de l’eau, protection des paysages, attractivité, accueil du public (sentiers), protection des risques naturels (en montagne). Il convient donc de la préserver. C’est le rôle que s’est donné Sylv’ACCTES. Lyon est la 1ère Métropole à investir en dehors de son périmètre administratif et directement en forêt ». L’association a été créée en 2015 pour soutenir une gestion durable de la forêt dans les territoires proches de l’agglomération.

Investir dans des puits de carbone

« Le premier objectif est d’atténuer le changement climatique grâce aux puits de carbone que constitue la forêt », poursuit Loïc Casset. « 30 % du territoire régional est couvert par de la forêt, et permet chaque année d’absorber 18 millions de tonne de CO2 soit 3 % des émissions de CO2 nationales annuelles. Il s’agit donc de pérenniser des forêts jeunes et en croissance, sachant qu’une partie sert en plus à la production de bois (énergie/construction) ». En d’autres termes, « cette initiative permet d’élargir le périmètre d’action du Plan Climat du Grand Lyon, au-delà de son territoire, en jouant un rôle de complément, dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ». « Mais on ne peut parler de compensation carbone, car il faudrait pour cela que l’action en forêt de Sylv’ACCTES aboutissent à la production de crédits carbone échangeables contre des émissions de GES », précise Loïc Casset. L’action de l’association consiste également à adapter la forêt aux changements climatiques en cours : diversifier les essences, multiplier les étages du peuplement forestier, diminuer les densités de peuplement, optimiser les âges d’exploitabilité.

Soutenir le développement des territoires ruraux

La Métropole de Lyon s’est engagée, dans son Plan Climat, à favoriser la dynamique régionale de production de bois : il s’agit bien de répondre de manière durable aux usages croissants du bois, pour la construction et pour la production d’énergie. Sylv’ACCTES permet de soutenir un développement innovant dans les territoires ruraux et la structuration de la filière économique. A ce titre, l’association ne finance pas directement les propriétaires mais les entreprises qui réalisent les travaux : plantation, élagage, travaux d’éclaircie, etc. En contrepartie du soutien financier, les partenaires de Sylv’ACCTES (entreprises et collectivités) accompagnent l’amélioration de la gestion des forêts détenues par les communes ou propriétaires privés. « Notre aide permet d’accompagner des changements de pratique en matière de gestion des forêts », précise Loïc Casset. La démarche participe ainsi au maintien de l’emploi en zone rurale.

500 hectares de forêt améliorés

En 2016, 7 territoires ont bénéficié des premiers travaux, dans le Nord Isère, le Bugey, le Pilat et le Nord Ardèche. 431 700€ d’investissements ont permis d’améliorer la gestion de 500 hectares de forêts, représentant 52 bénéficiaires, soit un montant d’aides versées de 165 650 €. Cela permet très concrètement 2 254 arbres conservés pour la biodiversité et 364 000 tonnes de CO2 stockées, séquestrées ou substituées. En matière de production, les forêts ont généré 109 630 m3 de bois énergie et 261 610 m3 de bois d’œuvre.

En 2017, le nombre de territoires concernés en Rhône-Alpes devrait doubler. L’association souhaite se développer notamment sur l’Auvergne.

Comment bénéficier de ces aides ?

Les territoires forestiers doivent porter un Projet Sylvicole Territorial (PST). Sylv’ACCTES évalue l’efficacité des projets sylvicoles en fonction de quatre critères : efficacité CO2, amélioration de la biodiversité, impacts sur l’écosystème, impacts économiques.

 

Label Cit’ergie : Vénissieux et Rillieux-la-Pape, aux avant-postes de la transition énergétique

Economies d’énergie, rénovation thermique, énergies renouvelables, mobilité… Pour Vénissieux et Rillieux-la-Pape, la démarche Cit’ergie permet de mesurer chaque année l’avancée des projets sur le territoire et de renouveler les actions.

4 collectivités sont labellisées Cit'ergie. De gauche à droite aux côtés de l'ADEME : Métropole de Lyon (Vice-Président Bruno Charles)

Les 4 collectivités labellisées Cit’ergie lors de la réception de leur le label, décerné par l’ADEME. De gauche à droite : la Métropole de Lyon (Bruno Charles), la Ville de Lyon (Nicole Gay), la Ville de Vénissieux (Pierre-Alain Millet et Sandrine Perrier), la Ville de Rillieux-la-Pape (Alexandre Vincendet).

En juin 2016, Vénissieux a reçu le label Cit’ergie et Rillieux-la-Pape le label Cap Cit’ergie. Pour rappel, la Métropole est labellisée depuis 2014 au niveau Cit’ergie et anime un réseau avec les trois autres collectivités engagées sur le territoire : la Ville de Lyon, labellisée en 2015, Rillieux-la-Pape et Vénissieux. Cécile Vigouroux, responsable du service environnement à la ville de Vénissieux et Catherine Vial, chef du service environnement et énergie de Rillieux-la-Pape, reviennent sur un an d’expérience dans la démarche.

Quel est votre niveau d’engagement dans la démarche Cit’ergie ?

Cécile Vigouroux : Vénissieux a obtenu le label au niveau Cit’ergie, ce qui qui veut dire que nous avons déjà réalisé plus de 50 % de notre potentiel d’action (soit 56 %). Cette distinction confirme la mise en œuvre de plus de la moitié des possibilités d’actions et de progression dont notre commune a la compétence.

Catherine Vial : Pour Rillieux, le label CAP Cit’ergie montre que nous sommes en bonne voie pour atteindre le label Cit’ergie en 4 ans : la ville a réalisée 49,2 % de son objectif. Prochaine étape, atteindre le niveau Cit’ergie, situé à plus de 50 %.

Qu’apporte Cit’ergie pour la collectivité ?

Cécile Vigouroux : L’obtention de ce label est une récompense, mais aussi un encouragement pour mobiliser les services. Car c’est avant tout un bon outil de management pour s’assurer de l’avancée des projets sur le territoire, un outil d’évaluation, une démarche d’amélioration continue. Le label nous permet d’être exhaustif, plus transparent, plus visible dans ce que l’on fait. Aujourd’hui, l’information est plus partagée, il y a plus d’adhésion à nos actions.

Catherine Vial : Effectivement, le label récompense d’abord une démarche. Il permet de mettre la collectivité en mode projet, de mobiliser tous les services et les acteurs du territoire. Cit’ergie récompense notamment notre modèle de gouvernance, avec un comité de pilotage annuel et une revue des services deux fois par an. Le label pousse à mettre réellement en œuvre les actions programmées, à en assurer le suivi, à en évaluer les impacts  et amène ainsi à un processus d’amélioration continue.

Quels sont vos points forts ?

Cécile Vigouroux : Dans le cadre du plan climat, on a atteint le facteur 4 en matière de réduction des Gaz à effet de serre (GES) sur le patrimoine et services de la ville. Un de nos autres points forts est le réseau de chaleur : 3 chaudières bois ont été installées et raccordées au réseau, qui bénéficie ainsi d’un taux de mixité EnR (énergie renouvelable) de 58 % en 2017 (contre 39 % en 2012). Le réseau dessert près de la moitié de la population. Vénissieux, la Métropole de Lyon et l’Etat ont par ailleurs mis en place un Programme d’intérêt général (PIG) sur cinq ans (2013-2017) pour soutenir la rénovation énergétique des logements privés. Le label récompense également notre Plan de déplacement de l’administration, mis en place dès 2012, et notre politique d’achats durables. Enfin, la ville a lancé un appel à projet pour soutenir les éco-projets d’habitants depuis 2011 sur la commune. 6 à 10 éco-projets sont soutenus chaque année pour un budget d’environ 5 000 euros.

Catherine Vial : La commission nationale du label a souligné les objectifs en matière d’économie d’énergie sur éclairage public (- 50 % en 5 ans), notamment par des actions sur la régulation horaire et le remplacement des ampoules classiques par des LED. Autre point fort, le réseau de chaleur que la ville de Rillieux-la-Pape a fait classer fin 2013 : désormais toute nouvelle construction est obligée de s’y raccorder. Une extension de ce réseau est en cours. Enfin, 50 % de la flotte de véhicules de la ville est passée au GNV (gaz naturel pour véhicule).

Quelles seront vos prochains chantiers ?

Cécile Vigouroux : Notre objectif est d’abord de réaliser notre plan d’actions : développer les modes de déplacements alternatifs à la voiture, développer les achats durables (critères environnementaux dans les marchés publics), la maîtrise des énergies, etc.

Catherine Vial : Alors qu’elle n’est pas « obligée », la ville a lancé un bilan des émissions de GES sur son patrimoine et ses services. Pour les bâtiments communaux, elle formalise un cahier de prescriptions qui sera repris dans les marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux pour systématiser l’intégration de critère de développement durable : chantiers propres, approvisionnement local, gestion des déchets, qualité des matériaux, faibles consommations d’énergies…. La ville vient également d’entrer au capital de la SPL Oser bâtiments publics. Enfin, nous avons multiplié les partenariats pour mobiliser les habitants : avec l’ALE et Soliha sur des actions de sensibilisations pour les habitants (éco gestes), avec GRDF sur la thermographie ou avec Toits en transition (mise à disposition d’une école pour installer des panneaux solaires pour un projet photovoltaïque citoyen).

Le label Cit’ergie

Cit’ergie est la déclinaison française du « European Energy Award » qui récompense les démarches énergie-climat exemplaires mises en oeuvre dans plusieurs pays européens. En France, le label est porté et diffusé par l’Ademe. Il est donné pour 4 ans.

 

Toits en transition : Le projet de toitures photovoltaïques citoyennes prend forme

L’association Toits en transition porte un projet ambitieux : faire naître, sur 11 toitures de collectivités du territoire, des installations photovoltaïques financées par des citoyens, investisseurs privés et publics. La SAS Un deux toits soleil s’ouvre aujourd’hui aux investisseurs !

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Après de nombreux temps d’échange pour consolider son projet (ci-dessus une réunion publique), Toits en transition passe à la vitesse supérieure et ouvre aujourd’hui la levée de fonds.

Un projet citoyen

Toits en Transition, association créée en mai 2015, est né à l’initiative de l’ALE (Agence Locale de l’Energie). « Un groupe de citoyens s’est constitué avec pour objectif de trouver des toits de bâtiments publics ou privés sur la Métropole afin d’y installer des panneaux solaires », explique Jean-Marc Denise, président de Toits en Transition. « L’association a également pour mission de mener des actions de sensibilisations aux questions des énergies renouvelables sur le territoire de la Métropole de Lyon et ses environs ».

10 collectivités engagées

« Le Grand Lyon nous a aidés en incitant les communes à se porter volontaire », poursuit Jean-Marc Denise. Une démarche qui a fini par payer : 10 collectivités du Grand Lyon ont accepté de mettre à disposition de l’association un site : Rillieux-la-Pape, Villeurbanne, Lyon, Sainte-Foy-lès-Lyon, Bron, Pierre-Bénite, Corbas, Mions, Grigny et la Métropole de Lyon. « Chaque installation de production d’électricité solaire photovoltaïque a une puissance de 9kWcrêtes, au total on atteindra une puissance d’environ 100 kWc pour 650 m2 de toiture. La production annuelle des centrales citoyennes sera de 104 MWh/an soit la consommation de 26 ménages (selon le diagnostic du Schéma Directeur des Energies, un logement grand-lyonnais consomme en moyenne 4 MWh d’électricité).

Contribuer aux objectifs du Plan Climat

« Pour les communes, l’intérêt est d’augmenter la part d’énergie renouvelable produite, et de contribuer ainsi à ses objectifs en matière de développement durable, le tout sans aucun investissement. Ça rentre dans leur plan climat, et cela permet de sensibiliser et communiquer sur des actions concrètes », assure Jean-Marc Denise. Pour rappel, le Plan Climat Energie Territorial de la Métropole vise 20 % de production d’énergie renouvelable d’ici 2020.

Olivier Morgand, chef de projet incubateur de projets énergie à la Métropole : « La production d’électricité reste limitée, mais c’est aussi un projet pédagogique, qui doit permettre de sensibiliser les citoyens aux questions énergétiques. En outre, il participe aux objectifs du Plan Climat, mais aussi aux principes de l’économie circulaire : production et consommation de l’électricité au niveau local, développement économique, emplois indirects (installation, maintenance, ingénierie…) ».

Une SAS pour financer les installations photovoltaïques

L’installation, le financement et la gestion des panneaux solaires sont assurés par la SAS Un deux toits soleil. La société passe un contrat de 25 ans avec le propriétaire qui récupère l’installation après l’échéance. Elle loue les toits pour une somme symbolique. L’électricité produite grâce aux panneaux photovoltaïques est revendue à un fournisseur d’électricité, selon les tarifs d’achat fixés et garantis par l’État, et permet de financer les installations. La mise en service de ce projet est prévue pour 2018.

1 tiers des financeurs sont des citoyens

« Un deux toits soleil est composé de 4 collèges de financeurs : 35 % des fonds propres sont détenus par les citoyens, 35 % par Toits en transition et le reste par les collectivités et personnes morales. Pour financer ces premiers projets, la société doit constituer un budget de 300 000 euros dont 100 000 euros d’actions détenus par les sociétaires. Le reste est constitué d’emprunts et d’une subvention de la région à hauteur de 70 000 euros environ, qui permet de financer jusqu’à 30 % des investissements en matériel. Toits en Transition, accompagné par l’ALE (Agence Locale de l’Energie), a établi également des partenariats avec les CIGALES, groupes d’investisseurs citoyens, Énergie Partagée, association de financement citoyen des énergies renouvelables et Enercoop Rhône-Alpes, fournisseur coopératif d’énergie 100 % renouvelable.

SAS Un deux toits soleil

La SAS Un deux toits soleil permet de gérer financièrement les projets d’installations photovoltaïques

Gestion démocratique

« La SAS est gouvernée de manière transparente et démocratique (1 personne = 1 voix) », tient à souligner Jean-Marc Denise. « L’utilisation des bénéfices est discutée et votée en assemblée générale. Ils peuvent financer de nouveaux projets, des actions de sensibilisation ou bien rémunérer les investisseurs. La rentabilité est estimée à 3,5 % sur 25 ans ». L’association compte 40 adhérents, 10 membres actifs, et la SAS a actuellement 75 sociétaires.

Comment devenir sociétaire ?

Particuliers, collectivités ou entreprises peuvent devenir actionnaires : le montant des parts sociales est de 50 euros. Les parts sont bloquées (non remboursables) pendant 10 ans, le temps de rembourser l’emprunt bancaire. Toutefois, pendant cette durée, elles génèrent des dividendes et peuvent être cédées à un repreneur. La société souhaite également développer à l’avenir des dividendes en gonettes, la monnaie locale de Lyon. Aujourd’hui, l’investissement citoyen est de 20 000€ soit 1/5 de l’objectif : n’hésitez pas à contribuer !

Pour investir dans le projet

 

 

 

Le diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains est sorti !

Le Schéma directeur des énergies a permis de réaliser un diagnostic des acteurs : comment évolue notre système énergétique ? Les acteurs sont-ils prêts ? Quels points de vigilance devrons-nous anticiper collectivement ? Explications sur cette analyse qualitative qui interpelle la Métropole.

Les dynamiques de l'écosystème énergétique Métropolitain.

Les dynamiques de l’écosystème énergétique Métropolitain.

Pourquoi un diagnostic des acteurs ?

Le diagnostic du SDE comporte un volet technico-économique, dont l’objectif est de caractériser le territoire en termes de consommation, d’infrastructures de distribution et de production d’énergies. Cette analyse quantitative s’appuie sur un outil de modélisation alimenté par une collecte large de données.

La dimension multi-partenariale de l’écosystème énergétique pousse à compléter ce travail par une analyse qualitative et à interroger les acteurs qui le composent. La Métropole a ainsi souhaité que son assistance à maîtrise d’ouvrage Algoé et Urbanova réalise un diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains. Alimenté par une vingtaine d’entretiens, ce travail vise à comprendre les dynamiques énergétiques territoriales et la

manière dont elles interpellent la Métropole dans sa politique de transition énergétique.

Que cherche-t-on à comprendre ?

Le diagnostic des acteurs répond à trois objectifs :

  • Caractériser les grandes tendances qui, selon les acteurs interrogés, impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques des métropoles françaises
  • Partager les caractéristiques et les enjeux énergétiques du territoire métropolitain lyonnais et identifier les points qui interpellent directement la Métropole
  • Partager les apports et attentes des partenaires vis-à-vis de cette démarche

Il ressort de cette analyse que le territoire et ses acteurs font face à de multiples transformations énergétiques. Certaines sont structurantes et prévisibles : la meilleure connaissance du système énergétique local, l’implication des institutions locales, la place accrue de l’énergie dans la planification territoriale, le développement des smart grids, l’importance des EnR&R dans le mix énergétique et la logique de la demande qui tend à être privilégiée par rapport à celle de l’offre. D’autres sont plus incertaines et moins prévisibles, comme l’implication des usagers, la vitesse de déploiement des smart grids, les nouvelles capacités de stockage, l’importance des facteurs exogènes, les prix des énergies et des tonnes CO2 ou encore l’évolution de l’activité industrielle.

Ces évolutions impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques. Le diagnostic identifie les enjeux énergétiques caractéristiques du territoire métropolitain et les points qui interpellent directement la Métropole. Il analyse ainsi notamment les jeux d’acteurs relatifs à la compétition/complémentarité entre réseaux, aux marges de développement des EnR&R ou encore aux leviers métropolitains concernant la chaleur industrielle.

Et ensuite ?

Ce document permet de mieux comprendre l’écosystème énergétique : c’est le socle qui permettra de construire une stratégie énergétique métropolitaine solide et partagée.

Retrouvez le document ici :

Diagnostic des acteurs énergétiques lyonnais (2017) (433 téléchargements )