De l’énergie positive en 2019 !

Pour reprendre l’année en beauté, un petit tour du côté des « familles à énergie positives ». Ce défi rassemble depuis 2009 des familles en équipes pour s’aider mutuellement à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie au quotidien. Retour sur la 9e édition du défi.

Famille energie positive LOGO

Un défi familial en pleine expansion

Les nouveautés du défi Famille à énergie positive 2018-2019

Au 1er décembre 2018, la saison 2018-2019 du Défi Famille à énergie positive est officiellement lancée. Désormais, chacun peut s’inscrire librement, sans s’appuyer sur le partenariat avec une association locale. Des « apéros capitaines » sont mis en place avec les chefs de chaque équipe car ce sont eux qui formeront leur groupe aux relevés, et motiveront les troupes. Et pour simplifier les démarches, une nouvelle plateforme est en ligne. Ce qui devrait ouvrir à de nouveaux ajustements et développements pour l’édition 2019-2020.

Objectif : bons résultats et changements de comportements

En moyenne, sur les éditions précédentes, les participants ont atteint 12 % d’économie d’énergie. Soit 1 600 kWh et 200 € d’économies en moyenne par famille dans le Grand Lyon sur les factures hivernales, période où la consommation bondit. « Ce défi est un engagement sur 6 mois et permet d’ancrer les habitudes dans le quotidien des familles participantes », explique Chloé, chargée de projets éducation à la transition énergétique à l’ALEC.

Ces bons chiffres sont rendus possibles grâce à un modèle ludique et convivial. « On voit la corrélation entre bons résultats d’économie et bonne ambiance d’équipe. Les gens arrivent à faire beaucoup d’économie d’énergie et ont pris plaisir à le faire ». La preuve avec le retour d’expérience d’un participant de l’édition précédente.

3 points forts selon François Tardy, capitaine de l’équipe gagnante du défi Familles à énergie positive 2017-2018

Francois Tardy, capitaine, et toute son équipe, gagnante du défi Famille à énergie positive 2017-2018

Francois Tardy, capitaine, et toute son équipe,

Une équipe de 8 agents du Grand Lyon s’est formée lors de l’édition 2017-2018. C’est elle qui a remporté le défi avec 18 % de baisse des consommations moyennes !

Le rôle du capitaine, relai entre son équipe et l’ALEC

J’ai bénéficié de 3 formations sur l’animation d’équipe et l’utilisation d’outils pour mesurer les dépenses énergétiques afin de transmettre les informations aux familles de mon équipe. Nous étions  un groupe particulier puisque notre lien est professionnel. Ma situation n’était pas confortable au départ car je discutais de choses personnelles dans un cadre de travail avec des collègues, mais nous avons rapidement pris plaisir à nous retrouver à la pause déjeuner, jusqu’à un grand pique-nique de clôture.

C’est à plusieurs qu’on arrive à des résultats !

Mon foyer a été le bonnet d’âne de l’équipe. C’est grâce aux autres familles qu’on est arrivé à une moyenne de -18 % de nos consommations ! On réalise que tous ensemble, avec des actions concrètes, on peut lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre. Les efforts individuels chacun chez soi c’est bien, mais on a besoin d’une dynamique de groupe pour se motiver, se serrer les coudes parce qu’au bout de quelques semaines de défi, on a tendance à se relâcher. On se rend vite compte que cette démarche, loin d’être punitive, est ludique et enrichissante. On peut quand même être fiers dans ma famille de la gestion du chauffage, puisqu’on a réussi à baisser le thermostat d’1°C. J’ai aussi refait les joints extérieurs et installé des réflecteurs de chaleur.

Un point de départ vers d’autres engagements

J’ai pris conscience de l’urgence d’agir à la naissance de ma première fille. J’ai associé mes enfants au projet : elles m’accompagnaient au rituel relevé des compteurs hebdomadaires. J’ai été surpris de voir à quel point les enfants peuvent être réceptifs aux bonnes pratiques. En 6 mois, ces habitudes sont devenues des fondamentaux. Nous avons vécu le défi comme une étape, pas comme un aboutissement. On projette de nous pencher sur le volet gaspillage avec le défi Famille zéro déchet. On essaye de sensibiliser nos voisins dans l’immeuble à mieux trier et à mettre en place un compost. C’est à nous de montrer aux dirigeants que nous sommes prêts à aller vers une société plus sobre, et que le bonheur ne se base pas sur l’hyperconsommation.

Rappel du concept du défi Familles à énergie positive

36 territoires français participent au défi, et c’est l’ALEC Lyon qui pilote le défi sur le territoire depuis 2010. La démarche à l’échelle métropolitaine est notamment soutenue par l’ADEME, le Conseil Régional Rhône-Alpes et le Grand Lyon. Une dizaine d’équipes, constituées d’une dizaine de familles, sont en lice, soit environ 150 familles au total.

Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8 % d’économies d’énergie par rapport à l’hiver précédant. Elles piochent dans le guide des 100 éco-gestes quelques actions à tester à domicile. Exemples : purger régulièrement les radiateurs hydrauliques, basculer sa chaudière individuelle en mode « eau chaude seule » pendant l’été, isoler les tuyaux d’eau chaude des espaces non chauffés, optimiser le rangement dans le réfrigérateur pour avoir accès aux denrées rapidement et fermer la porte aussi vite… Des écogestes à la carte pour coller à son mode de vie et aux efforts que chacun est prêt à faire, car l’objectif est de réduire ses consommations d’énergie et d’eau tout en vivant confortablement.

100 eco gestes Familles à Energie Positive (299 téléchargements )

Alors, prêt à relever le défi ?

Vous aussi, vous voulez faire des économies ? Retrouvez les équipes créées dans votre commune sur le site dédié. Vous pouvez aussi contacter l’Espace Info-Energie du Rhône au 04 37 48 25 90, ou l’animatrice locale du défi pour la Métropole de Lyon : Chloé SPITZ  – faep@alec-lyon.org

 

Défi Famille À Énergie Positive : que sont devenus les sous-voltés ?

Elles ont participé à la troisième saison du défi Famille à Énergie Positive. Elles, ce sont les familles qui composaient les « Sous-voltés de Villeurbanne », une équipe dynamique qui a conservé de bonnes habitudes énergétiques.

Sylvie, Brigitte, Sonia, Jean-Marc, Anouck et Bruno au sein de la conciergerie LELL ouvert par Bruno cette année

Sylvie, Brigitte, Sonia, Jean-Marc, Anouck et Bruno au sein de la conciergerie LELL ouvert par Bruno cette année

À la recherche d’une expérience collective

Sonia, Brigitte, Anouck et Jean-Marc, Bruno et Sylvie. Avec leurs familles, tous ont pris part au Défi Famille à Énergie positive avec les mêmes envies : évoluer, trouver d’autres façons de consommer, faire de vraies économies, partager avec d’autres qui agissent différemment… Une expérience personnelle et collective pour laquelle il a fallu parfois motiver le reste de la famille, enfants et conjoint. Mais le côté ludique a vite séduit l’ensemble des participants, tous désireux de se mesurer aux autres et à eux-mêmes.

Une vraie dynamique de groupe

L’équipe d’une dizaine de familles s’est rencontrée régulièrement durant le concours. Ainsi, une fois par mois, tous se retrouvaient chez l’un d’entre eux pour partager un repas et discuter. Une convivialité fondamentale pour réussir et qui a permis de tisser des liens. Car la plus-value du Défi est aussi dans la rencontre et le réel plaisir à s’engager autour des mêmes valeurs.
Menée par Thomas, le capitaine, déjà présent l’année précédente, la « team » a aussi mis en place un blog en ligne. Son utilité ? Dès que quelqu’un trouvait une information pertinente sur l’énergie, il la relayait et alimentait la réflexion du groupe.

Trois ans après, les gestes perdurent

Ne pas laisser de lumières allumées dans les pièces vides, mieux gérer le chauffage et la cuisson, mettre des prises coupe-veilles ou encore réduire le volume d’eau des chasses d’eau et programmer le thermostat . Durant le concours, des éco-gestes simples ont été mis en place. Ce changement dans les comportements est encore présent aujourd’hui, où la vigilance est toujours de mise. Avec des résultats visibles : de – 15 à – 44 % pour la consommation d’énergie, et – 43 % pour la réduction de la consommation d’eau. Chose insolite, le défi a mis en lumière des situations cocasses : ainsi, au début du concours, Bruno s’est tout simplement rendu compte que depuis son emménagement, on lui facturait… les consommations de son voisin !

En route vers d’autres engagements

Et une fois le concours fini ? La plupart des sous-voltés ont eu envie de poursuivre l’aventure, de différentes manières. Le capitaine Thomas a emmené certains participants au concours Famille à alimentation positive. D’autres ont préféré le « Défi 80 km » ou « Le climat dans nos assiettes ». Bruno, Brigitte, Anouck et le chef Delphine ont ainsi cuisiné un repas dont l’impact carbone devait être le plus bas possible.

La première marche vers de grands projets

Certains ont vu encore plus loin : Bruno a monté LELL, un marché en ligne pour commander des aliments produits dans un rayon de 50 km autour de Lyon. Ne reste plus ensuite qu’à aller retirer la commande au local.
Quand à Jean-Marc, salarié de l’association Hespul (chargée d’accompagner des projets liés au photovoltaïque, à la transition énergétique, aux smartgrids et à l’éco-urbanisme) il met en place, avec la structure Toits en transition, une centrale solaire sur les toits de Lyon. Enfin, question énergie, certains ont changé de fournisseurs pour se tourner vers l’énergie renouvelable et Enercoop. Ce qui leur a permis de participer à « Docteur Watt », une formation d’autodiagnostic pour réduire facilement les consommations des appareils électriques.
Au final, le défi Famille à Énergie positive a donné des ailes aux sous-voltés !

Pour en savoir plus

Rendez-vous sur le site du défi pour découvrir l’initiative : prochain recrutement en septembre !

Cet article a été rédigé par les volontaires d’Unis-Cité dans le cadre du projet « Héros ordinaires ».

 

 

Défi Famille À Énergie Positive : de bonnes habitudes pour longtemps ?

Brigitte et Fred de Corbas. Gene de Villeurbanne. Ivan et Marylin d’Albigny. Tous ont participé au « Défi Famille A Energie Positive » en 2011-2012. Sensibilisés, informés, entraînés aux éco-gestes, ont-ils conservé de bonnes habitudes quatre ans plus tard ? Et gardent-ils un bon souvenir du concours ? Rencontre.

Du lien, des amis

Unanimité sur le bénéfice du groupe, qui mêlait la famille, des proches ou de parfaits inconnus. Marylin et Ivan, très engagés pour l’écologie à Albigny ont rassemblé des amis dans leur équipe. Tout comme Brigitte et Fred, enseignants  à Corbas. À l’inverse, Gene, maman d’une famille  nombreuse, ne connaissait personne au départ. Elle a découvert « un vrai groupe humain qui se constituait autour de valeurs super intéressantes », et ce sont devenus des amis !

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Gene et le carnet de bord de son équipe

La stimulation du défi

L’équipe permet de partager des conseils et des astuces, et d’aborder les sujets autrement. Une bonne stimulation pour assumer des tâches ingrates, comme dégivrer le réfrigérateur avant la réunion suivante, se rappelle Gene. « Tout le monde a bien joué le jeu, l’équipe était efficace et stimulante », notent Brigitte et Fred.

Les enfants en première ligne !

Pour les enfants aussi, l’expérience a bien fonctionné et n’a pas été oubliée. Les deux petites filles d’Yvan, Marilyn étaient très jeunes au moment du concours, mais elles ont appris à bien éteindre la lumière en sortant d’une pièce, et le geste est acquis. « Elles font déjà très attention au quotidien », notent leurs parents. Dans la famille de Gene, le démarrage a été plus lent et, surtout, il a fallu convaincre le père de famille.  « Je faisais des efforts pour la planète alors que lui songeait aux économies. De fil en aiguille, en voyant les factures diminuer, il s’est intéressé à la question », raconte-t-elle. Leurs filles, au contraire, se sont tout de suite beaucoup impliquées dans le concours en participant également aux réunions. La cadette a même dessiné le logo de l’équipe. Depuis, l’aînée a emporté les éco-gestes appris jusqu’en Belgique où elle a initié ses colocataires.

Fred et Brigitte ont beaucoup diminué leur consommation d’eau. Ils ont installé un osmoseur dans leur cuisine qui filtre l’eau et la partie non filtrée est récupérée pour d’autres usages de la maison.

Fred et Brigitte ont beaucoup diminué leur consommation d’eau. Ils ont installé un osmoseur dans leur cuisine qui filtre l’eau et la partie non filtrée est récupérée pour d’autres usages de la maison.

Des outils ludiques

Le Défi Famille À Énergie Positive aide à voir ce qui est consommé réellement en énergie et donne des clés simples pour diminuer ses consommations. Il a laissé un bon souvenir pour son côté « ludique et challenge » et les outils intéressants qui étaient proposés. Le guide des 100 éco-gestes, par exemple, a beaucoup servi pour trouver de nouvelles idées d’économies. Car, même pour ceux qui sont déjà vigilants, il y a toujours de nouvelles habitudes à intégrer au quotidien. Même utilité pour le Wattmètre, qui fait prendre conscience qu’un appareil, même éteint, consomme de l’électricité.

Quel bilan alors ?

Pour Brigitte et Fred « C’est une super expérience ! », car quand on s’y met, on fait des économies ! Gene a le même avis positif. La conclusion de Marylin et Ivan : « C’est un concours où tout le monde gagne à la fin. Chacun fait ce qu’il veut, à son rythme, et ce n’est pas culpabilisant. »

Pour en savoir plus 

Rendez-vous sur le Site du défi pour découvrir l’initiative : prochain recrutement en septembre !

Familles à énergie positive, le défi pour une vie sobre en carbone

 

Bruno H, volontaire de l'équipe "Grand Lyon" (édition 2011).

Marre du survoltage ? A partir du 1er novembre 2012, tentez le régime sobre en carbone de l’Agence Locale de l’Energie [ALE] et perdez jusqu’à 3 000 Kilos ! Plus motivant à plusieurs, relevez le défi en équipe. Inscriptions ouvertes jusqu’au 31 octobre 2012 sur le site « Familles à énergie positive ».

Initiée en 2009, le défi « Familles à énergie positive » a lieu sur 36 territoires et vise à diminuer les consommations d’énergie des ménages en les aidant à adopter des gestes simples au quotidien.

Co2 et modes de vie, plus qu’une pierre à l’édifice
La question des modes de vie pèsent beaucoup sur les émissions de CO2 d’un territoire. Ainsi, sur les -20% visés à horizon 2020 sur le territoire du Grand Lyon, la seule question des modes de vie pourrait permettre d’atteindre -4% (soit 300 000 tonnes de CO2/an). Cet objectif pourrait être atteint par une intervention dite « soft* » sur les déplacements, l’habitat et les lieux de travail… à condition de mobiliser tout le monde!
* c’est-à-dire sans investissements : gestion des températures, distances de déplacements, luminaires…

Familles à énergie positive, ces petits gestes qui rapportent gros
Pour sa 4e édition, le challenge « Familles à énergie positive », soutenu par le Grand Lyon et la région Rhône-Alpes, s’intéresse au volet habitat et vous propose d’appliquer le protocole de Kyoto à la maison.

Constituée en équipe, avec pour seule arme l’adaptation de vos comportements, votre mission si vous l’acceptez, est de réaliser 8% d’économie d’énergie en 6 mois* (du 16 novembre 2012 au 30 avril 2013). Les postes de consommation concernés sont le chauffage, l’eau chaude et l’électricité.
* sur la base de votre facture énergétique de l’année précédente.
 
Un défi qui ne doit pas vous effrayer puisque l’année dernière, fortes des conseils avisés du guide des 100 écogestes, chaque famille du département investie dans l’opération a économisé 15% d’énergie en moyenne, soit 3000 kWh et 245 € !

L’équipe gagnante : « Villeurbanne- Défidée », a remporté le premier prix avec 23 % d’économies d’énergie.
> Accéder au classement de l’édition 2012

Vous habitez votre logement – depuis au moins un an – sur une des communes du Grand Lyon et vous êtes en mesure de présenter vos factures (eau-gaz-électricité) de l’année écoulée, n’attendez plus ! Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 octobre 2012 sur le site « Familles à énergie positive ».