Appel des 30 !

La Mission Vallée de la Chimie de la Métropole, associée à une trentaine de partenaires publics et privés, lance aujourd’hui l’édition 2016 de son appel à projet : l’Appel des 30 ! 

Ce dispositif, unique en son genre, vise à transformer en profondeur l’entrée Sud de la Métropole de Lyon grâce à l’accueil de nouvelles activités dans une logique d’économie circulaire.

Cette année, l’Appel des 30! met en visibilité une surface de près de 100 000 m² destinée à accueillir des installations photovoltaïques afin de conforter la Vallée de la Chimie comme « l’usine énergétique métropolitaine » de l’agglomération lyonnaise.

La production d'énergie est l'un des 6 axes stratégiques de l'Appel des 30 !

La production d’énergie est l’un des 6 axes stratégiques de l’Appel des 30 !

Prochaines étapes

  • 15 et 29 septembre : visite des opportunités immobilières sur site
  • 30 octobre : date limite de réception des candidatures
  • 28 février 2017 : date limite de réception des projets

Plus d’infos

Retrouvez le cahier des charges sur le site de l’Appel des 30 !

Contact : projet[a]appeldes30.fr ; 04 69 64 59 20

Production d'énergie aujourd'hui dans la Vallée de la Chimie

Production d’énergie aujourd’hui dans la Vallée de la Chimie

 

Un îlot près de chez vous

Au coeur de l’été, une vidéo pour tout savoir sur l’ « Îlot de Chaleur Urbain » et le rôle du végétal pour tempérer nos agglomérations (CEREMA, 2016).

Retrouvez aussi un tour d’horizon des stratégies de lutte contre l’ICU dans différentes villes, un dossier publié par Environnement & Technique en Juillet :

2016_article_ICU_reinventer_la_ville.pdf (312 téléchargements )

Bonne lecture !

 

Défi Famille À Énergie Positive : que sont devenus les sous-voltés ?

Elles ont participé à la troisième saison du défi Famille à Énergie Positive. Elles, ce sont les familles qui composaient les « Sous-voltés de Villeurbanne », une équipe dynamique qui a conservé de bonnes habitudes énergétiques.

Sylvie, Brigitte, Sonia, Jean-Marc, Anouck et Bruno au sein de la conciergerie LELL ouvert par Bruno cette année

Sylvie, Brigitte, Sonia, Jean-Marc, Anouck et Bruno au sein de la conciergerie LELL ouvert par Bruno cette année

À la recherche d’une expérience collective

Sonia, Brigitte, Anouck et Jean-Marc, Bruno et Sylvie. Avec leurs familles, tous ont pris part au Défi Famille à Énergie positive avec les mêmes envies : évoluer, trouver d’autres façons de consommer, faire de vraies économies, partager avec d’autres qui agissent différemment… Une expérience personnelle et collective pour laquelle il a fallu parfois motiver le reste de la famille, enfants et conjoint. Mais le côté ludique a vite séduit l’ensemble des participants, tous désireux de se mesurer aux autres et à eux-mêmes.

Une vraie dynamique de groupe

L’équipe d’une dizaine de familles s’est rencontrée régulièrement durant le concours. Ainsi, une fois par mois, tous se retrouvaient chez l’un d’entre eux pour partager un repas et discuter. Une convivialité fondamentale pour réussir et qui a permis de tisser des liens. Car la plus-value du Défi est aussi dans la rencontre et le réel plaisir à s’engager autour des mêmes valeurs.
Menée par Thomas, le capitaine, déjà présent l’année précédente, la « team » a aussi mis en place un blog en ligne. Son utilité ? Dès que quelqu’un trouvait une information pertinente sur l’énergie, il la relayait et alimentait la réflexion du groupe.

Trois ans après, les gestes perdurent

Ne pas laisser de lumières allumées dans les pièces vides, mieux gérer le chauffage et la cuisson, mettre des prises coupe-veilles ou encore réduire le volume d’eau des chasses d’eau et programmer le thermostat . Durant le concours, des éco-gestes simples ont été mis en place. Ce changement dans les comportements est encore présent aujourd’hui, où la vigilance est toujours de mise. Avec des résultats visibles : de – 15 à – 44 % pour la consommation d’énergie, et – 43 % pour la réduction de la consommation d’eau. Chose insolite, le défi a mis en lumière des situations cocasses : ainsi, au début du concours, Bruno s’est tout simplement rendu compte que depuis son emménagement, on lui facturait… les consommations de son voisin !

En route vers d’autres engagements

Et une fois le concours fini ? La plupart des sous-voltés ont eu envie de poursuivre l’aventure, de différentes manières. Le capitaine Thomas a emmené certains participants au concours Famille à alimentation positive. D’autres ont préféré le « Défi 80 km » ou « Le climat dans nos assiettes ». Bruno, Brigitte, Anouck et le chef Delphine ont ainsi cuisiné un repas dont l’impact carbone devait être le plus bas possible.

La première marche vers de grands projets

Certains ont vu encore plus loin : Bruno a monté LELL, un marché en ligne pour commander des aliments produits dans un rayon de 50 km autour de Lyon. Ne reste plus ensuite qu’à aller retirer la commande au local.
Quand à Jean-Marc, salarié de l’association Hespul (chargée d’accompagner des projets liés au photovoltaïque, à la transition énergétique, aux smartgrids et à l’éco-urbanisme) il met en place, avec la structure Toits en transition, une centrale solaire sur les toits de Lyon. Enfin, question énergie, certains ont changé de fournisseurs pour se tourner vers l’énergie renouvelable et Enercoop. Ce qui leur a permis de participer à « Docteur Watt », une formation d’autodiagnostic pour réduire facilement les consommations des appareils électriques.
Au final, le défi Famille à Énergie positive a donné des ailes aux sous-voltés !

Pour en savoir plus

Rendez-vous sur le site du défi pour découvrir l’initiative : prochain recrutement en septembre !

Cet article a été rédigé par les volontaires d’Unis-Cité dans le cadre du projet « Héros ordinaires ».

 

 

Le changement climatique menace-t-il le vin ?

Autour de la projection du documentaire « La clef des terroirs » de Guillaume Bodin, un public très motivé est venu débattre des effets du climat sur la vigne, le vin et l’avenir de la viticulture. C’était le 6 juin dernier au Musée des Confluences, en présence du réalisateur et d’experts. Ce qu’on peut en retenir.

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

Un documentaire à voir

Les 52 minutes de « La clef des terroirs » sont une défense et illustration des principes de l’agriculture biodynamique appliqués à la production du vin. Il démontre l’extrême sensibilité de la vigne à la vie du sol et en particulier aux organismes vivants qui le composent. Et surtout, il illustre combien la connaissance précise (et le respect) de l’environnement de la vigne permet de résoudre certains problèmes récurrents de l’agriculture traditionnelle. Les vignerons déploient classiquement une grande énergie, (au propre et au figuré) à lutter contre les mauvaises herbes et les insectes. Or ces « ennemis » prolifèrent précisément sur les déséquilibres créés par une agriculture peu respectueuse de son environnement.

Le respect de l’écosystème de la vigne

À l’opposé de l’agriculture traditionnelle, la viticulture biodynamique revient aux chevaux pour labourer entre les vignes, et préfère à la chimie les « tisanes » faites de plantes locales et de produits animaux (la fameuse bouse de vache diluée). Tout est fait pour conserver les particularités locales qui composent l’écosystème de la vigne, ce qui fait le terroir et le gout unique d’un vin. À l’origine de grands succès sur le plan gustatif (bien reconnus par de nombreux cavistes), la viticulture biodynamique est aussi une réponse et une adaptation aux effets du changement climatique. Elle ne concerne aujourd’hui que 8 % de la production viticole, ce qui constitue cependant une percée puisque la proportion de culture en biodynamie tombe à 1% pour l’ensemble de l’agriculture en France.

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

La question de l’enherbement

Essentiel en viticulture biodynamique, la question de la présence (ou pas) d’herbe dans les vignes est intéressante, parce qu’elle croise une des grandes préoccupation des vignerons traditionnels. Le sol est loin d’être un simple support minéral, mais les générations précédentes ont voulu en faire un réceptacle propre, débarrassé de toute végétation. « Pas d’herbe dans les rangs ! », ce souhait collectif a été exaucé par la chimie et les produits désherbants. Florence Leriche, viticultrice (domaine des Accoles, Ardèche) a acheté en 2010 19 hectares de vignes en terrasses. Elle raconte que le sol était « lunaire » à force de désherbage. La question est plus psychologique que technique, liée à des représentations. Pendant longtemps, un bon vigneron était celui qui n’avait pas d’herbe dans sa vigne.

Une protection contre l’érosion

Pourtant, un enherbement maîtrisé évite que les sols soient lessivés et subissent une érosion à chaque pluie. Une protection particulièrement utile si les épisodes climatiques violents augmentent en nombre ou en intensité avec le changement climatique. Aujourd’hui, beaucoup d’agriculteurs sont conscients des dégâts des herbicides sur l’environnement et sur leur santé, mais ils n’ont pas les solutions pour en sortir. Les pratiques d’avant le désherbage chimique ont été perdues, depuis longtemps déjà. Une génération entière a oublié le travail du sol, une autre le réapprend. Alors comment faire de la viticulture durable ?  En s‘appuyant sur la science et la reprise de traditions perdues. Et en menant une réflexion dans son ensemble sur la santé de la vigne.

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Une viticulture témoin du changement climatique

Le réchauffement climatique peut se lire dans les dates de vendanges, notés depuis 5 siècles.  Dans le Beaujolais, la date moyenne des vendanges était le 10 septembre dans les années 1970, le 18 septembre entre 1970 et 1980 et le 4 septembre entre 2005 et 2015. Outre les précipitations violentes, et la grêle, bien connus comme destructrice du raisin, le changement climatique est responsable d’une maturité précoce du raisin, ce qui est une mauvaise nouvelle pour de nombreux vignobles. Trop de chaleur, c’est moins d’arômes et plus de sucre, ce qui dénature le vin. Dans ce contexte, l’important est de garder de l’ombre et de la fraîcheur : donc de l’herbe et la proximité d’arbres.
En revanche, ce pourrait être une opportunité dans le nord et dans l’ouest ou pour le rouge d’Alsace.

S’adapter mais à quel prix ?

Le réchauffement menace directement certaines AOC. Pour mémoire, un degré de réchauffement correspond environ à 200 kilomètres de déplacement vers le Nord et à 200 mètres d’altitude supplémentaire. Avec un degré de plus, Lyon se retrouve avec le climat de Montélimar. En soi, l’adaptation est toujours possible. La vigne est cultivée en altitude au Tibet, dans le désert de Gobi, ou sur des sols volcanique comme à Santorin.
Mais avec quelle rentabilité et quels coûts de production ? S’il ne trouve pas de viticulteurs qui peuvent vivre de leur activité, une partie du vignoble pourrait être abandonné.

La vitiulture biodynamique est une réponse au changement climatique

La viticulture biodynamique est une réponse au changement climatique

Déjà ne pas contribuer au réchauffement !

Victime du réchauffement, la viticulture y contribue aussi, mais de plus en plus de vignerons ont à cœur de limiter leur impact carbone. Cela passe notamment par la diminution du poids de la bouteille, et par la restructuration et la création de caves qui consomment  moins d’énergie fossile, avec des murs et les toits végétalisés et le recours à la géothermie.

Les participants à la projection-conférence :

  • Guillaume Bodin, réalisateur de « La clef des terroirs »
  • Jean Masson, directeur de recherche à l’INRA
  • Bertrand Chatelet, œnologue, directeur de la SICAREX Beaujolais
  • Joël Rochard, spécialiste du climat à l’institut de la vigne et du vin
  • Florence Leriche, viticultrice en Ardèche
  • David Bessenay, rédacteur en chef de l’agence de presse agricole du Sud-Est Centre

Plus d’infos :

Retrouvez les événements organisés par le Musée des confluences ici.