Sur la bonne pente !

Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire ont baissé de 12,5% entre 2000 et 2014, alors que l’énergie finale consommée sur le territoire est en baisse de 7%. Ce sont les nouveaux chiffres publiés par l’OREGES sur le territoire du Grand Lyon.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

La tendance se poursuit 

Alors que la population augmente de 12% sur cette période, la baisse des émissions de Gaz à Effet de Serre se poursuit, dans la continuité de la tendance observée lors de la dernière Conférence Energie Climat. Pour autant, les secteurs n’évoluent pas tous de la même manière. On observe une baisse plus importante dans le secteur industriel (-19%), une baisse moyenne dans le transport (-11%) et le résidentiel (-13%), alors que les émissions du secteur tertiaire sont en augmentation (+6%).

Si l’on ramène à un habitant, chaque Grand Lyonnais émet 5 tonnes de CO2 par an. A noter que ce chiffre ne contient pas la totalité des émissions de nos modes de vie. Une grande partie des émissions liées à l’achat de biens consommables (nourriture, appareils électroniques, vêtements) a lieu en dehors de notre territoire. Au niveau national, on serait plutôt autour de 10 tCO2/an/habitant si l’on inclut ces émissions (voir cette étude).

Le bilan diffusé par l’OREGES inclut 3 Gaz à Effet de Serre principaux : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O). Les autres Gaz à Effet de Serre ont été évalués grâce au projet « MRV » (lire l’article), ils représentent environ 8% des nos émissions. La totalité de la méthodologie de l’OREGES peut être consultée ici.

Et pour l’énergie ?

L’énergie finale consommée par toutes les activités du territoire a baissé de 7% entre 2000 et 2014. Les produits pétroliers sont principalement utilisés par le transport, l’électricité et le gaz pour les activités (tertiaire, industrie) et le logement.

Consommation par type d'énergie finale.

Consommation par type d’énergie finale.

Pourquoi la baisse est-elle plus forte en CO2 ?

Toutes les énergies n’émettent pas la même quantité de CO2. Par exemple, on observe une baisse de l’usage du fioul et une hausse de l’usage du bois-énergie (comptabilisé dans « EnR thermique »). Or, 1 kWh de fioul émet plus de CO2 qu’1 kWh de bois-énergie. Ainsi, la substitution d’une énergie par une autre ne modifie pas la consommation, mais joue sur les émissions de CO2.

Pour prendre un autre exemple dans le domaine des transports, les bio-carburants ont été incorporés dans les mélanges distribués en station-service. On voit donc apparaître une consommation « d’organo-carburants » liée à ce nouveau dosage, qui diminue le contenu CO2 des carburants et accentue la baisse des émissions du secteur des transports.

Ces nouveaux chiffres sont encourageants sur la route du « -20% en 2020″, même si des efforts restent à fournir pour atteindre cet objectif européen et local…

Pour plus d’informations

Le site de l’OREGES

 

Lancement du site « Agir à Lyon »

Le site web « Agir à Lyon et alentours » a été officiellement lancé le 14 mars. Ses objectifs ? Relayer les besoins des associations en bénévolat, et susciter l’engagement écologique et solidaire de la population.

Le site Agir à Lyon permet de recenser l'ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Le site Agir à Lyon permet de recenser l’ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Agir à Lyon  = s’engager pour l’écologie et la solidarité

Être utile, agir selon ses convictions écologiques, trouver sa vocation, donner un coup de main à une association… C’est ce que permet Agiralyon.fr, un site internet solidaire lancé officiellement à la mi-mars, mais actif depuis l’automne 2016. Sa créatrice, l’association Anciela, espère ainsi mieux faire connaître l’offre associative disponible sur le territoire de la Métropole de Lyon. Et permettre à ceux qui veulent s’engager, pour la solidarité et l’écologie, de le faire beaucoup plus facilement.

Avec Agir à Lyon, une meilleure connaissance de l’offre associative

« Lorsque l’on a fait une recherche sur l’engagement, en 2014, on s’est rendus compte que le besoin d’utilité était le premier moteur de l’engagement, »  détaille Justine Swordy-Borie, co-secrétaire de l’association Anciela. Depuis, on rencontre beaucoup de personnes qui ont ce besoin très fort de se sentir utile. Leur permettre de consulter des annonces d’associations qui ont besoin d’un coup de main, c’est leur permettre de trouver des endroits où ils pourraient s’engager et ainsi peut-être satisfaire cette envie. » La mise en valeur des actions et des besoins des associations était donc nécessaire. « Mettre en valeur ce qui existe permet aussi de montrer aux gens que c’est possible d’agir. On sait que beaucoup de personnes sont touchées par les questions d’écologie et de solidarité et ont envie d’agir. Parfois il en faut peu pour sauter le pas ! » Avec agiralyon.fr, on a un outil idéal pour construire ensemble une société plus solidaire en s’engageant. »

Le site Agir à Lyon a été imaginé par l’association Anciela. Lancement officiel à la Maison de l’Environnement, le 14 mars.

Montrer que toutes les initiatives solidaires sont possibles

Si l’engagement est le maître mot, il peut se traduire de plusieurs façons : rejoindre une association pour défendre une cause en laquelle on croit ; monter sa propre initiative en complément de ce qui existe déjà… « Avec Agir à Lyon, on raconte aussi des histoires, on montre que tout est possible et que ceux qui mènent les actions, qu’il s’agisse de créer une recyclerie ou de fonder une association d’aide aux migrants par exemple, sont des gens normaux. Ne pas héroïser, c’est donner envie aux autres de faire pareil. »

Carto, petites annonces, agenda… Agir à Lyon, c’est tout ça à la fois

Très interactif, le site agiralyon.fr propose plusieurs façons de s’engager. Pourquoi ? « Parce qu’il y a toutes sortes de manière de concrétiser un engagement solidaire et que personne n’a la même », explique la webmestre. Ainsi, celui qui cherche concrètement comment devenir bénévole peut consulter les petites annonces ; la personne qui souhaite déposer du compost à côté de chez elle ou trouver le jardin partagé le plus proche utilisera la cartographie ; quand à ceux qui veulent s’inscrire à une collecte de déchets ou à un comptage d’oiseaux par la Frapna, rendez-vous dans l’agenda.
Et si c’est davantage l’acte citoyen plutôt que le bénévolat qui intéresse ? Anciela et Agir à Lyon ont la réponse : « On recense aussi les campagnes citoyennes auxquelles participer : consultation publique, signature de pétition, rassemblement pour une cause… » Avec Agir à Lyon, la connaissance des solutions existantes ainsi que la prise de contact avec les associations sont grandement facilitées.

Schéma directeur des énergies : un diagnostic clair, des partenaires enthousiastes et moteurs

Jeudi 9 février s’est tenu à l’Université de Lyon le 2ème séminaire du Schéma directeur des énergies auquel ont participé plus de 200 personnes. 

Gérard Collomb introduit la séance - photo Pauline Gabillet

Gérard Collomb introduit la séance – photo Pauline Gabillet

L’énergie, une politique transversale

Accueillis par Frédéric Fleury, Président de l’Université Claude Bernard 1 et vice-président de l’Université de Lyon et sous la présidence de Gérard Collomb qui a introduit la journée, les participants ont assisté toute la matinée à la présentation du diagnostic du système énergétique métropolitain.

Le diagnostic propose une vision du système énergétique structurée, ce qui permet sa projection détaillée (maille géographique à l’IRIS, typologies de consommateurs, distinction par usage et par vecteur énergétique), et au plus proche de la réalité territoriale. Sa construction s’appuie sur un vaste corpus de données hétérogènes, récoltées auprès de nombreux acteurs métropolitains, et sur des bases de données publiques. L’ensemble de ces données est mis en cohérence grâce à des techniques avancées d’analyse statistiques et d’optimisation.

Roland Crimier, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’énergie, a introduit la présentation du diagnostic en insistant sur la nécessaire transversalité de cette démarche de planification énergétique, concrétisée par la présence de cinq autres vice-présidents et d’un représentant de l’université. La présentation du diagnostic a été structurée autour de six focus permettant d’illustrer l’étendue du diagnostic réalisé et son utilisation possible :

  • L’articulation des politiques urbanisme et énergie, levier d’une métropole durable
  • Le résidentiel, premier secteur de consommation énergétique
  • L’énergie, un enjeu de développement économique ; l’économie, un enjeu énergétique
  • Le tertiaire : un secteur diffus et de grands acteurs
  • Énergies renouvelables et de récupération : des gisements à valoriser
  • Réseaux, dépendance à l’extérieur et coordination

Tous les élus ont rappelé l’évidence, dans leurs interventions respectives, de la nécessaire prise en compte de la question énergétique dans les politiques publiques de l’urbanisme (Michel Le Faou), de l’écorénovation de l’habitat (Béatrice Vessiller), du numérique et du développement industriel (Karine Dognin-Sauze), du développement durable et des énergies renouvelables (Bruno Charles) et dans la gestion et le développement des réseaux (Pierre Abadie). Le directeur de cabinet de l’Université a également insisté sur l’importance d’un travail partenarial avec les grands acteurs du tertiaire.

La deuxième partie de la matinée a été consacrée à la présentation du diagnostic des acteurs, un travail qualitatif permettant de compléter le travail de modélisation présenté auparavant. La parole a enfin été donnée aux énergéticiens : RTE et GRT gaz pour le transport, Enedis et GrDF pour la distribution.

Contribution des acteurs : préparons la scénarisation !

L’après-midi, 2 sessions de 6 ateliers ont été organisées autour des consommations dans le résidentiel, le tertiaire, l’industrie, la mobilité, mais aussi la production d’énergie, l’optimisation des réseaux et l’outil de modélisation du SDE. Ainsi, les partenaires ont pu se retrouver en comités plus restreints et commencer à émettre des pistes pour l’étape suivante : quels scénarios pour notre système énergétique en 2030 ? Quelles pistes d’actions et avec quelles priorités ?

Place désormais à la diffusion d’indicateurs choisis sur le volet et à l’élaboration, tant attendue, des scénarios. Rendez-vous fin 2017 pour leur présentation à l’occasion du séminaire #3 !

Pour plus d’informations

Retrouvez les documents publiés à cette occasion :

2eme séminaire du SDE - plénière (2017) (342 téléchargements )

Plaquette SDE - éléments de diagnostic (2017) (411 téléchargements )

SéminaireSDE_#2_synthese_ateliers (190 téléchargements ) SéminaireSDE_#2_support_ateliers (171 téléchargements )