Energie solaire : Meyzieu prête sa toiture contre bons soins

Panneaux photovoltaïques ( vue de dessous)

La production annuelle d'énérgie pourrait atteindre 369 MWh

>> Mesure visée par les 4.6 et 4.10 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46 et p.50]

Échange de bons procédés : la Ville de Meyzieu libère une grande surface de toiture communale pour l’installation de panneaux photovoltaïques à la société Sol ARcadia, spécialisée dans la production d’énergie solaire. En contrepartie, l’entreprise essonnienne s’engage à rénover  les toits concernés et à entretenir pendant 20 ans.

C’est la nature du deal effectué entrela Villede Meyzieu et Sol Arcadia, officialisée par l’attribution de la concession de travaux publics en février dernier.

20 ans sous concession

Des équipements sportifs aux établissements scolaires, sans omettre la salle des fêtes, 6 bâtiments ont été retenus pour accueillir des panneaux photovoltaïques en toiture.

Pendant les 20 années que dure la concession de travaux, l’entretien des panneaux et des toitures est assuré par Sol Arcadia qui se réserve les droits d’exploitation des installations. A ce titre, elle revend pour son compte la production d’électricité à ERDF, au tarif de rachat dit « intégré ».

Au terme de la concession, l’exploitation des panneaux reviendra à la Villede Meyzieu.

Agilité partenariale

Ce partenariat novateur repose sur la volonté de la commune de réduire les coûts d’une réfection des toitures longue et onéreuse, par ailleurs inéluctable. « Nous recherchions des solutions rentables explique Cyril Guillot, ingénieur Energie, Environnement et Développement durable à la Villede Meyzieu, la concession de travaux publics envisagée avec Sol Arcadia nous permet tout à la fois de maîtriser nos coûts  tout en accordant la part  belle aux énergies renouvelables. »

De fait, les quelques 1 770 m² de toiture concernés devraient atteindre une production annuelle de 369 MWh, soit 2,4% de la consommation énergétique totale de la ville ! « A terme, les bâtiments produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment » précise encore Cyril Guillot.

Risque zéro pour la commune

Le financement des travaux est rendu possible par les recettes uniques de la vente de l’électricité produite. « Le prix de revente de l’électricité est sécurisé sur 20 ans, le risque est neutre pour la commune » indique Cyril Guillot. Coup de chapeau pourla Villede Meyzieu qui s’assure par la même une économie de 350 000 €  tout en améliorant les performances énergétiques des bâtiments.

Cette collaboration innovante pourrait-elle inspirer d’autres communes ? « Ce sont des projets qui nécessitent une réflexion poussée, avec d’innombrables facteurs décisionnels parmi lesquels le choix du type de rachat et la rentabilité du dispositif ». Gageons qu’avec le temps – assorti d’une baisse attendue du coût des matériaux et d’une hausse du rendement solaire – l’initiative Majolane fera des petits.

Les travaux débuteront cet été avec la mise en service progressive des installations à compter de l’été 2013.

Ilots de chaleur, la Buire teste le rafraîchissement urbain

>> Mesure visée par le 4.8 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46]

Descriptif simplifié de l’expérience: rampe d’arrosage, capteurs à 4m (l’expérience comporte aussi des capteurs à 1,5m sur les cadélabres)

A l’heure hivernale où les températures flirtent avec la négative, il est presque difficile de croire aux ilôts de chaleur urbain (ICU). Et pourtant… Pour en atténuer les effets,  le Grand Lyon, en partenariat avec Veolia Environnement, expérimente un dispositif d’arrosage de la chaussée dans le quartier neuf de la Buire. Une première vague de tests s’est déroulée du 13 août au 11 septembre 2012. L’expérimentation se poursuivra l’été prochain.

Au plus fort de l’été, la ville minérale capte le rayonnement solaire et emmagasine la chaleur. À la différence des campagnes périphériques, les centres urbains, hérissés de rues et de grands ensembles sont autant d’obstacles aux courants d’air et offrent peu de végétation pour rafraîchir l’atmosphère. Ce phénomène d’ilots de chaleur urbains (ICU) peut conduire à des écarts de températures ville/campagne de l’ordre de 5 à 10°c !
Atténuer les ICU
En 2011, ces ICU ont fait l’objet d’une cartographie grâce à des capteurs de température disposés sur le périmètre élargi de la Part-Dieu*. Restent à trouver les solutions adaptées à ces phénomènes locaux pour en diminuer les effets. « Pour justifier des choix de construction, il est indispensable de chiffrer les performances globales des techniques préconisées, en terme de gain de rafraîchissement, de coût et d’impact environnemental » indique Luce Ponsar, chargée de mission Plan Climat au Grand Lyon.
Côté direction de l’Eau, un partenariat a été mis en place avec la R&D de Veolia Environnement pour tester, rue de la Buire, une technique de rafraichissement urbain par arrosage de la rue. La méthode n’est pas neuve, au plus fort de l’été, nos aïeux en quête de fraîcheur arrosaient déjà leurs pas de porte à grandes eaux ! La véritable innovation réside dans la mesure de l’impact de cet arrosage sur le climat local, grâce à des capteurs implantés au niveau de la chaussée et sur le trottoir à hauteur de visage.
Le principe est simple. L’été, le bitume stocke la chaleur et devient plus chaud que l’air qu’il finit invariablement par réchauffer. Avec ce système d’arrosage, on prévient la surchauffe du bitume pour limiter le phénomène d’ICU. Les essais initiés cet été devraient permettre de mesurer l’impact de l’arrosage sur plusieurs paramètres physiques et indicateurs de confort du site pilote.
Capter la chaleur
Sur le plan technique, le pilote intègre un système de buses d’arrosage, installées tous les deux mètres au niveau du trottoir, et une chambre de commande avec débitmètre et vanne à débit variable, le tout raccordé au circuit d’eau potable. Le système sera automatisé pour l’été 2013 et l’arrosage sera déclenché à partir des enregistrements des capteurs.

Début de l'expérience en juillet 2012

Pour mesurer l’impact d’un tel dispositif sur le climat local, la rue de la Buire – et une rue témoin – se sont équipées de trois types de capteurs, chacun responsable d’enregistrer une information spécifique :
  1. au niveau du sol, les capteurs mesurent la température de la chaussée,
  2. à 1,50 m du sol, les capteurs mesurent la température de l’air, l’hygrométrie et la température moyenne de rayonnement,
  3. à 4 m du sol, les capteurs mesurent la température de l’air, l’hygrométrie, la direction et la vitesse du vent ainsi que l’ensoleillement.

Les données enregistrées sont croisées pour juger de l’impact de l’arrosage intermittent de la chaussée.

Les premiers résultats démontrent un effet important sur le rafraichissement de la surface « le bitume reste à la température de l’air au lieu d’être 5 à 8°C plus chaud lorsqu’il n’est pas arrosé. »  L’arrosage permettrait donc de réduire en conséquence la température nocturne responsable du phénomène d’ICU et d’améliorer les indicateurs de confort durant la journée.

Les tests se poursuivront sur l’été 2013 avec une accentuation du suivi sociologique de l’expérimentation, auprès des habitants et des passants.
La Direction de l’Eau étudie d’ores et déjà la possibilité de raccorder le système d’arrosage sur le circuit d’eaux pluviales filtrées qui alimente le parc Kaplan et la fontaine.

* A quelques rues de distance, la température peut varier de 4°C. Des écarts s’expliquant par la présence rafraichissante du parc de la Tête d’or d’un côté, et l’accumulation de chaleur sur les boulevards et places non ombragées de l’autre.

La glace de la patinoire Baraban recyclée en eau de nettoiement

La glace de la patinoire Baraban déversée dans la cuve de stockage.

L’eau issue de la seule fonte de la glace de la patinoire Baraban représente une économie de 14 000 litres d'eau potable par jour.

>> Mesure visée par le 1.1 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.8]

Dans un souci de préservation de la ressource en eau, les services du Grand Lyon et de la Ville de Lyon ont imaginé un dispositif efficace pour recycler l’eau de la patinoire Baraban, jusqu’alors rejetée dans le réseau d’assainissement. Un projet innovant qui s’est concrétisé fin novembre, grâce à la mobilisation des deux collectivités.

Compétent en matière de propreté pour l’ensemble du territoire, le Grand Lyon utilise de l’eau potable en grande quantité pour assurer le nettoiement des rues, des caniveaux et des trottoirs. « Jusqu’ici, les eaux issues de la fonte de la glace étaient directement réinjectées dans le circuit d’assainissement. Quant aux eaux pluviales, elles ruisselaient le long des toitures avant de gagner prestement le caniveau » confie le directeur des services techniques de la patinoire.

Limiter le recours à l’eau potable

Avec les eaux récupérées de la fonte de la glace et des toits de la patinoire Baraban,  la Ville de Lyon fournit un volume de 20 m3 d’eau par jour aux engins de nettoiement du Grand Lyon, mobilisés sur les 3e et 6e arrondissements de la ville.

Concrètement, la Ville de Lyon collecte l’eau provenant de la glace et des toits de la patinoire et la stocke dans une cuve de 50 000 litres, mise à disposition des véhicules de nettoiement du Grand Lyon qui s’approvisionnent directement à la source. « Ce dispositif permet de couvrir 17 % des besoins en eau pour les laveuses‐balayeuses du Grand Lyon » précise la Direction de la Propreté.

Un partenariat innovant qui devrait permettre au service de nettoiement de recycler près de 20 000 litres d’eau par jour – soit 5 millions de litres d’eau par an ! – pour économiser autant d’eau potable provenant du réseau.

Diminuer les émissions carbone

Cercle vertueux, la démarche collaborative permet de réduire les rejets d’eau dans le circuit d’assainissement, de diminuer en conséquence la quantité d’eau traitée à la station d’épuration Feyssine pour réduire, in fine, les émissions de CO2 liées au traitement de l’eau. Au total, les économies d’eau correspondent à 1.3t eq CO2/an (1m3 d’eau potable engendre une émission de 250g eq CO2 pour sa production, transport et traitement).

Par ailleurs la proximité du lieu d’approvisionnement en eau induit une réduction significative  de la consommation de carburant – et des rejets de Co2 associés – des engins de nettoiement.

Le dispositif pourrait être étendu à la patinoire Charlemagne et aux piscines municipales,  à l’image de la Ville de Rennes où les eaux de vidange des piscines municipales sont réemployées au nettoiement de la voirie depuis 2011. «Reste à trouver les moyens de stocker l’eau », tempère toutefois le service de nettoiement.

Un signe fort des deux collectivités qui, à travers cette action, affichent une volonté commune de s’engager dans des projets soucieux de l’environnement, sans altérer toutefois la qualité de service rendu aux usagers.

 

L’équipe du Plan Climat à Pollutec 2012

Pollutec 2012

Pollutec 2012, le n°1 des rencontres environnement

La 25e édition de Pollutec, le salon international des équipements, des technologies et des services de l’environnement, se tiendra à Lyon du 27 au 30 novembre 2012, à Eurexpo. Sur place, retrouvez l’équipe du Plan Climat !

Le salon mondial du marché de l’environnement enregistre chaque année plus de 75 000 visites et accueille plus de 2 400 exposants spécialisés dans le traitement des pollutions, la préservation de l’environnement et la mise en œuvre du développement durable.

En phase avec l’actualité environnementale française et internationale, cette année Pollutec met la ville durable à l’honneur.

Retrouvez l’équipe du Plan Climat à Pollutec 2012 !
A l’entrée du salon, au sein de l’espace institutionnel, le stand du Grand Lyon présentera les projets phares de l’agglomération qui contribueront à faire de Lyon une métropole intelligente et durable.

Sur place, les directions des services urbains du Grand Lyon – eau, propreté, voirie, développement urbain – présenteront les nouvelles techniques utilisées,
leurs derniers projets menées sur le territoire dans des domaines tels que :

  • les nouvelles mobilités,
  • les éco-quartiers,
  • les smart grids,
  • les technologies dématérialisées,
  • les capteurs, etc.

Le stand accueillera également plusieurs événementiels et des rendez-vous professionnels avec les partenaires économiques du Grand Lyon spécialisés dans les cleantech.

L’équipe du Plan Climat sera présente sur le stand Grand Lyon les matinées des mercredi 28 et vendredi 30 novembre 2012.
En dehors de ces créneaux horaires, pour toute information : lponsar@grandlyon.com ou calice@grandlyon.com

Familles à énergie positive, le défi pour une vie sobre en carbone

 

Bruno H, volontaire de l'équipe "Grand Lyon" (édition 2011).

Marre du survoltage ? A partir du 1er novembre 2012, tentez le régime sobre en carbone de l’Agence Locale de l’Energie [ALE] et perdez jusqu’à 3 000 Kilos ! Plus motivant à plusieurs, relevez le défi en équipe. Inscriptions ouvertes jusqu’au 31 octobre 2012 sur le site « Familles à énergie positive ».

Initiée en 2009, le défi « Familles à énergie positive » a lieu sur 36 territoires et vise à diminuer les consommations d’énergie des ménages en les aidant à adopter des gestes simples au quotidien.

Co2 et modes de vie, plus qu’une pierre à l’édifice
La question des modes de vie pèsent beaucoup sur les émissions de CO2 d’un territoire. Ainsi, sur les -20% visés à horizon 2020 sur le territoire du Grand Lyon, la seule question des modes de vie pourrait permettre d’atteindre -4% (soit 300 000 tonnes de CO2/an). Cet objectif pourrait être atteint par une intervention dite « soft* » sur les déplacements, l’habitat et les lieux de travail… à condition de mobiliser tout le monde!
* c’est-à-dire sans investissements : gestion des températures, distances de déplacements, luminaires…

Familles à énergie positive, ces petits gestes qui rapportent gros
Pour sa 4e édition, le challenge « Familles à énergie positive », soutenu par le Grand Lyon et la région Rhône-Alpes, s’intéresse au volet habitat et vous propose d’appliquer le protocole de Kyoto à la maison.

Constituée en équipe, avec pour seule arme l’adaptation de vos comportements, votre mission si vous l’acceptez, est de réaliser 8% d’économie d’énergie en 6 mois* (du 16 novembre 2012 au 30 avril 2013). Les postes de consommation concernés sont le chauffage, l’eau chaude et l’électricité.
* sur la base de votre facture énergétique de l’année précédente.
 
Un défi qui ne doit pas vous effrayer puisque l’année dernière, fortes des conseils avisés du guide des 100 écogestes, chaque famille du département investie dans l’opération a économisé 15% d’énergie en moyenne, soit 3000 kWh et 245 € !

L’équipe gagnante : « Villeurbanne- Défidée », a remporté le premier prix avec 23 % d’économies d’énergie.
> Accéder au classement de l’édition 2012

Vous habitez votre logement – depuis au moins un an – sur une des communes du Grand Lyon et vous êtes en mesure de présenter vos factures (eau-gaz-électricité) de l’année écoulée, n’attendez plus ! Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 octobre 2012 sur le site « Familles à énergie positive ».

Arvi Pierre, je reprends le flambeau !

La rentrée 2012 apporte un peu de remue-ménage dans les locaux du Plan Climat : cartons, post-its, liste de courses… Pierre s’en va vers la Bretagne, et Luce arrive des montagnes, chassé-croisé régional.

J’en profite pour me présenter en quelques mots. Après quatre ans de travail sur les problématiques CO2 et énergie dans le service de l’eau (chez Veolia Eau à Lyon), j’ai décidé d’approfondir ce thème en réfléchissant cette fois à la dimension d’un territoire. Cet objectif de facteur 4 va révolutionner nos modes de vie, notre façon de penser l’économie… sommes-nous prêts ?

Bien que sur un domaine différent, j’ai pu observer l’évolution des consommations d’eau sur le Grand Lyon et les facteurs du changement : le comportement joue un rôle clé. De plus, la majorité des citoyens est sensible à la protection de la ressource en eau (alertes sécheresse, niveau des nappes qui baisse l’été, ce sont des signes visibles). Pour le CO2, c’est plus compliqué… on ne parle pas de « niveau des puits de pétrole », la problématique n’est plus locale mais on parle de ressources situées bien loin de chez nous… Est-ce cette distance qui nous fait penser que nous avons encore le temps?
 
Aujourd’hui, je rejoins le Grand Lyon pour continuer le travail engagé depuis plusieurs années sur le Plan Climat (merci à Pierre et Irène, je récupère des dossiers solides et un fourmillement d’idées !).
De nombreux défis restent à relever : conforter la dynamique engagée lors de la Conférence Energie Climat, mettre en oeuvre le plan d’actions partenarial, faire certifier la démarche par le label Cit’ergie… et construire peu à peu notre politique sur le volet « adaptation au changements climatiques ».
 
Enfin, je peux vous annoncer que l’équipe du plan climat sera au complet fin novembre 2012 avec l’arrivée de la chargée de mission « Partenariats »… à suivre !

Conversations Carbone : le changement climatique, ça se discute !

Le climat entre nos mains !

Les Conversations carbone, une initiative du "climat entre nos mains".

 
Après les familles à énergie positive, portées par l’ALE, le Grand Lyon expérimente une autre façon de faire évoluer les modes de vie sous forme de groupes de discussion : les Conversations Carbone.
Huit agents de la Communauté Urbaine se sont portés volontaires pour tester la méthode anglosaxonne cet été.
 
Conversations Carbone, mobilisation estivale
A l’initiative du climat entre nos mains, le Grand Lyon teste un nouveau dispositif à la faveur des réductions de gaz à effets de serre : les Conversations Carbone.
« Cette méthode anglosaxonne a déjà fait ses preuves outre-manche, il s’agit désormais de l’expérimenter sur le territoire grandyonnais auprès de 2 équipes de 8 personnes » explique Pierre Crépeaux, chargé de mission Plan Climat à la DGDU.
 
« Dans la continuité de nos actions engagées sur la modification des modes de vie nécessaire à la diminution des émissions de CO2, il nous est apparu pertinent de former une équipe spéciale agents Grand Lyon » précise le chargé de mission.
 
Conversations Carbone, les origines du projet
Alors que nous connaissons tous des actions que nous pouvons faire pour contribuer à un monde plus durable, nous ressentons souvent un sentiment d’impuissance et d’injustice : pourquoi devrions-nous changer alors qu’une majorité continue à gaspiller et que chaque semaine il se construit une nouvelle centrale à charbon en Chine ?
A ce jour, les gouvernements ne semblent pas avoir les moyens politiques ou le leadership nécessaire pour résoudre le défi de la durabilité. De leur côté, les entreprises sont divisées entre celles qui ne s’y intéressent pas, celles qui veulent préserver le statu quo et celles qui poussent au changement.
Restent les individus, submergés par l’ampleur du problème…
 
Conversations Carbone, une solution sur-mesure pour une société plus durable
Les Conversations Carbone aident à surmonter ces obstacles, à choisir des actions judicieuses et à construire une société plus durable. Mieux ! Cette méthode soutient ceux qui font certains choix de prime abord difficiles si on est seul à les faire.
 
Les membre des deux équipes participeront à une série de discussions estivales sur les modes de vie sobres en carbone pour construire une société durable.
Ici, on discutera du changement climatique, de sa base scientifique, de ce qu’il pourrait signifier pour nos modes de vie et de ce que nous pouvons faire, individuellement et collectivement.

A7, les automobilistes lèvent le pied

panneau de signalisation vitesse limitée à 70 km/h

La traversée de Lyon limitée à 70 km/h

>> Mesure visée par le 2.4 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.16]

Les furieux bolides du bitume n’ont qu’à bien se tenir ! Depuis ce vendredi 11 mai, les portions d’autoroute traversant le centre-ville de Lyon sont limitées à 70km/h. La décélération en question vise à réduire la pollution et le bruit aux abords des zones urbanisées de l’autoroute du Soleil.

En tout et pour tout, seuls trois kilomètres de l’A7 sont concernés par une vitesse maximale de 70 km/h : depuis la courbe de la Mulatière jusqu’à la sortie du tunnel Fourvière.
« Cette nouvelle mesure vise l’amélioration du plan de protection de l’atmosphère (PPA) du Grand Lyon qui doit être adopté prochainement » a déclaré le Préfet du Rhône Jean-François Carenco, à l’origine du décret.

De fait, 40% de la pollution de l’air dans l’agglomération lyonnaise sont directement imputables au trafic routier. Ralentir c’est consommer moins de carburant. Lever le pied (sans aller jusqu’à la tendinite), c’est déjà limiter ses rejets de microparticules nocives.

Paul F. emprunte quotidiennement l’A7 pour rejoindre son domicile à Oullins : « si la volonté politique est véritablement de réduire les émissions carbone sur l’agglomération, la limitation de vitesse pérenne et contrainte – matérialisée par autant de panneaux signalétiques [NDLR et de « prunes » au goût amer ?] – est certainement plus adaptée que l’affichage lumineux épisodique lors des pics de pollution.» Et d’ajouter, pragmatique : « même si je vais perdre un temps précieux… »

Si l’A7 ouvre la voie, cette première disposition – entrée en vigueur le 11 mai 2012 – s’inscrit dans un schéma plus global visant l’homogénéisation progressive des limitations de vitesse aux abords de Lyon. De cette façon, la vitesse maximale autorisée sur les voies rapides de l’agglomération lyonnaise sera réduite de 20 km/h, d’ici fin juin. [NDLR Dans le même temps, les limitations de vitesse épisodiques* seront abandonnées.]

Perdre un peu de son temps pour en faire gagner à la planète, ça a du bon, non ?

* Le Grand Lyon compte 125 jours annuels d’alerte à la pollution

Le Plan Energie Climat du Grand Lyon est signé !

 

Le Grand Lyon a réuni lundi 28 novembre les partenaires de la Conférence Energie Climat  pour signer le Plan d’actions qui permettra à l’agglomération d’atteindre les objectifs du « 3X20 »  et du facteur 4 aux horizons 2020 et 2050.

«  Aujourd’hui est un tournant pour l’agglomération. Nous entrons dans une nouvelle époque et il est important que nous le fassions ensemble ». Ces mots symboliques de Gérard Collomb ont introduit la signature du Plan Energie Climat du Grand Lyon. Véritable feuille de route  vers les « 3 X 20 », il marque la réussite d’un travail partenarial innovant.  Après la réalisation du diagnostic des émissions de gaz à effet de serre du territoire (2009) et l’élaboration d’une vision 2020 pour une agglomération sobre en carbone (2010), place désormais à l’action commune. Le Plan d’actions partenarial, noyau dur du PECT, est composé de fiches actions détaillées, au niveau des résultats attendus comme à celui des investissements nécessaires pour la collectivité comme pour les partenaires. Ils sont à ce jour 54 à accompagner le Grand Lyon dans son engagement pour la sobriété énergétique de l’agglomération et à être engagés dans des actions de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Plus de 173 actions sont d’ores et déjà répertoriées.

Co-créer l’agglomération de demain

Habitat, transport, énergie et ville intelligente, accompagnement des acteurs, mais aussi précarité énergétique, innovation, développement économique et révolution énergétique sont autant de thématiques à avoir été abordées lors de cette soirée de signatures et de débats.  Chacune revêt en effet des enjeux majeurs pour construire le Grand Lyon de demain, une agglomération qui en s’appuyant sur la mobilisation de chacun et sur son Plan d’actions doit pouvoir répondre efficacement aux défis énergétiques et climatiques.

Pour en savoir plus : découvrez le plan d’actions: 2012 - Plan d'actions partenarial (3854 téléchargements )

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Réunion du Comité d’Orientation Stratégique: de la vision à l’action

Grand Lyon : nouvelles étapes franchies pour une agglomération sobre en carbone !

 Illustration d’un engagement fort et régulier du Grand Lyon dans le domaine du développement durable, Gérard Collomb, Président du Grand Lyon a entièrement dédié la journée du jeudi 8 septembre 2011, à cette thématique :

 –          Il a réuni le matin le Comité d’Orientation stratégique de la conférence énergie Climat, une trentaine d’acteurs clés de l’agglomération (industriels, chefs d’entreprises, directeurs d’institution.), pour leur proposer de franchir ensemble  une nouvelle étape vers l’objectif des 3×20 inscrit dans le Plan Climat.

      Cette nouvelle étape se veut particulièrement ambitieuse : il s’agit pour chaque   partenaire de déterminer, d’ici à la prochaine conférence énergie climat, quelles  actions concrètes il s’engage à mettre en œuvre pour réduire sensiblement l’empreinte carbone du territoire et ainsi contribuer atteindre les objectifs du plan climat. Pour les accompagner dans cette démarche, 12 actions compatibles avec l’objectif des 3×20 leur ont été proposées.

      Le plan d’action partenarial, réunissant l’ensemble des engagements de chacun, sera présenté lors de la séance plénière de la prochaine      conférence énergie climat, le 28 novembre prochain

 

–          Il a ensuite, au sein du centre de recherche de l’IFP-Energies nouvelles, présidé la conférence de presse de présentation du projet INDEED, aux cotés des présidents d’Arkéma, Rhodia, GDF SUEZ et IFP-Energies nouvelles. Ce projet de pôle d’innovation mondial dédié au développement des écotechnologies et des énergies décarbonnées a été labélisé par l’Etat dans le cadre du Grand Emprunt. Il réuni les industriels de la Vallée de la Chimie et notamment les leaders du domaine, tous présents ce matin aux côtés de Gérard Collomb. Ce dernier s’est félicité de cette reconnaissance de la métropole Lyonnaise et de la Vallée de la Chimie comme territoire et acteur incontournable de l’innovation dans le secteur de la chimie verte. Il a rappelé l’engagement du Grand Lyon dans ce domaine pour soutenir la mutation du territoire vers une économie bas carbone, compétitive et créatrice d’emploi.(liste des partenaires dans doc joint)

–      Sa journée s’est poursuivie par la réunion de lancement du comité de pilotage « Vallée de la Chimie » avec les acteurs locaux (Etat, collectivités locales, industriels, .) qui débouchera sur un schéma directeur global pour le territoire « Vallée de la Chimie » effectif dès 2012.

Ils ont dit…

Gérard Collomb, Président du Grand Lyon

«[Citant Saint Jérôme]  Le navire est en train de couler et nous discutons de la cargaison. Nous devons former ensemble un bel équipage pour sortir le navire de la tempête ».

Eric Poyeton, Président de Lyon Urban Truck and Bus (LUTB)

« On va passer de la recherche à des solutions éprouvées ».

Philippe Grillot, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon

« Le rôle d’une CCI est d’aider les TPE et PME à participer à un effort général, à être totalement dans l’esprit citoyen de la communauté qui est la nôtre ».

Jean Pierre Poncin, Directeur de la raffinerie Total de Feyzin

« Il est important d’aider les petites entreprises à suivre le chemin que nous sommes en train de tracer dans l’industrie d’ici 2020 ».

Daniel Godet, Vice-Président d’ABC HLM

« Certains organismes font déjà 100% de production verte. Le pli est pris ».

Gilles Courteix, Président FBTP Rhône

« Le rôle d’une fédération, c’est la formation. Si le marché est réellement là, nous, nous serons prêts ! »

Eric Pacquet, Directeur Environnement du Groupe Casino

« Lyon est une ville prioritaire pour le groupe Casino en matière de transport de marchandises. »

Bernard Rivalta, Président du Sytral

« Il n’y a pas une seule réponse. C’est en mixant les réponses qu’on y arrivera. »

Gérard Collomb, Président du Grand Lyon

« Nous venons d’assister à un débat extrêmement riche. Nous avons tous une vue partielle de tel ou tel problème. La séance de ce matin a montré la nécessité de la complémentarité, de la synergie pour avoir une stratégie globale. »

« Donnons-nous quelques semaines, jusqu’au 28 novembre, pour ensuite partir sur une stratégie partagée. »

« Plus tard, nous devrons communiquer sur ce que nous faisons pour que nos concitoyens s’approprient cette démarche globale. »

« Nous sommes en train de montrer que notre agglomération pense l’avenir. »