Débat national sur la transition énergétique, retour en actes et vidéos

Le Débat national sur la transition énergétique (DNTE), dont l’objectif était d’imaginer l’avenir énergétique de la France, s’est conclut le 18 juillet 2013. Les vidéos et actes des ateliers organisés par le Grand Lyon et ses partenaires sont désormais disponibles sur www.grandlyon.com

>> Mesure visée par l’action 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Les atliers organisés par le Grand Lyon ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs locaux.

Les ateliers organisés par le Grand Lyon ont été l’occasion de mobiliser en nombre les acteurs locaux.

Expression de tous les points de vue, ce débat a permis d’échanger, d’expliquer et de mobiliser sur les enjeux énergétiques de notre avenir à tous. Prochaine étape : la remise officielle de la synthèse des 15 enjeux majeurs au président François Hollande aura lieu en septembre prochain lors de la Conférence environnementale.

Vous voulez en savoir plus sur les ateliers organisés par le Grand Lyon et ses partenaires dans le cadre du DNTE ? Vous souhaitez connaître les avis de plusieurs experts sur la future politique énergétique de la France ?
>> Toutes les vidéos et actes des ateliers débats sont en ligne à partir de la rubrique Transition énergétique du site www.grandlyon.com

 

Pour aller plus loin

>> Télécharger la synthèse du DNTE

>> Lire aussi « Débat national sur la transition énergétique – “Nous allons devenir une population consciente de l’énergie.”

Transition énergétique, le Grand Lyon s’investit dans le débat national

Le Grand Lyon s’investit dans le « Débat national sur la transition énergétique » en organisant deux ateliers débats les 6 et 14 mai prochains.

>> Mesure visée par le 4.5 & 5.2 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40 & 54]

Le Grand Lyon et ses partenaires organisent deux événements en mai dans le cadre du débat national

Jusqu’en juillet 2013, les Français sont invités à participer au grand débat sur la transition énergique initié par le gouvernement. La France s’est en effet engagée dans un processus de transition énergétique fondé sur la sobriété et l’efficacité, ainsi que sur le développement des énergies renouvelables.

Le débat qui se déroule dans toute la France jusqu’en juillet 2013 conduira à un projet de loi de programmation à l’automne 2013.

A l’échelle territoriale, chaque acteur local peut participer au débat, en proposant des événements « Débat Transition Énergétique », labellisés par la Région.

Le Grand Lyon s’implique dans cette démarche te interroge la transition énergétique  en proposant notamment deux ateliers-débats les 6 et 14 mai prochains :

Le 6 mai 2013 : « Le Grand Lyon face au défi de la transition énergétique »

L’atelier-débat se déroulera à l’ Institut Lumière – 25 rue du 1er film, 69 008 Lyon – de 14h à 18h30, avec :

  • 14h – 14h30 : Plénière d’ouverture
  • 14h30-16h : Table ronde « Rénovation énergétique : les clés du financement innovant »
    Quels sont les enjeux du financement de la rénovation énergétique ? Quels sont les différents business modèles européens qui ont fait leurs preuves ? Quelles sont les possibilités d’adaptation de ces modèles en France ? Quels sont les rôles de chaque acteur : banques, collectivités, énergéticiens, filière bâtiment, bailleurs sociaux, copropriétés…
  • 16h30-18h : Table ronde « Le Grand Lyon, vers une ville sobre et efficace pour 2050″
    Interrogation sur le « modèle lyonnais » dans sa vision globale (démarches Plan Energie Climat et Ville Intelligente). Quelle transition souhaitons-nous ? Quels rôles jouent les expérimentations dans cette transition ? Quels rôles pour les smart grids ? En quoi ces expérimentations vont-elles permettre de répondre aux problématiques énergétiques ? Quels impacts auront-elles dans la construction d’une nouvelle vision du territoire ?
  • 18 h – 18h30 : Discours de clôture

Inscriptions par mail auprès de Natacha Hirth : nhirth@gmail.com

Le 14 mai 1013 : « Les smart grids au service de la transition énergétique »

L’atelier-débat co-organisé avec l’ALE et erdf aura lieu au Palais de la mutualité – 1 Place Antonin Jutard, 69003 Lyon – de 14h à 18h, avec :

  • 14h -14h20 : Propos introductifs
  • 14h20 – 15h50 : Table ronde « Comment les smart grids contribuent à la transition énergétique ? Focus sur le Grand Lyon »
    • Projet Greenlys
    • Projet Lyon Smart Community
    • Projet Smart Electric Lyon
    • Quel business model pour ces projets ?
  • 16h20 – 17h40 : Table ronde « Comment les smart grids interrogent la société ? »
    17h50 – 18h – Conclusion

Inscriptions en ligne sur le site de l’ALE

Pour aller plus loin

>> Projets et expérimentations smart city dans le Grand Lyon sur le site éco du Grand Lyon

>> Répondre aux enjeux territoriaux du défi énergétique sur grandlyon.com

 

Vaporetto, chronique d’un succès annoncé

Devant le succès de sa première mise à l’eau en avril 2012, le Vaporetto reprend du service au fil de la Saône. Malgré le temps morose – et  bravant les gouttes d’une pluie incessante – les lyonnais étaient nombreux ce week-end à guetter le passage du bateau-bus. Un aller simple pour Confluence s’il vous plaît !

>> Mesure visée par le 4.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.36]

Le pont du Vaporetto

Le Vaporetto qui dessert Confluence toutes les heures peut embarquer jusqu'à 70 personnes et 10 vélos.

Le bâteau qui venait de Nantes a conquis les grandlyonnais ! Après un relooking intégral d’inspiration italienne aux frais d’Unibail Rodamco, le Vaporetto mis à l’eau au printemps 2012 pour desservir le Pôle de commerces et de loisirs Confluence a pulvérisé tous ses objectifs ! « Nous tablions sur un remplissage de l’ordre de 80 000 passagers pour cette première période d’avril à novembre 2012″, indique Olivier Pillonel, chargé de mission au Grand Lyon – qui a travaillé main dans la main avec le propriétaire du centre commercial Confluence pour assurer la mise en service de la navette fluviale. Résultat ? Plus de 180 000 personnes se sont pressées sur le pont de l’embarcation hybride !

Assigné au quai depuis le 13 avril dernier en raison de la crue de la Saône, le Vaporetto a repris son service sans interruption, 7j/7, de 10 h à 21 h 30, avec 1 départ toutes les heures à chaque haltes :

  • Confluence,
  • Bellecour et
  • Saint-Paul.

A 1,5 €  l’aller simple, le tarif demeure inchangé. Comme en 2012, les porteurs de la carte fidélité du centre montrant une preuve d’achat du jour même à Confluence bénéficient de la gratuité du trajet.

Avec 13 allers-retours quotidiens et une capacité de 70 personnes, le Vaporetto vient étoffer l’offre des modes de déplacements doux à Lyon et permet des économies de gazole de 40%. Bon à savoir : à l’arrière de l’embarcation, 10 vélos peuvent être stationnés le temps du voyage.

  • Premier départ 10h de St Paul – Fin du service 21h30 à Confluence.
  • Consulter les horaires de passage encliquant ici

Transition énergétique, donnez de la voix !

Pour engager pleinement le pays dans un changement de nos modes de consommation et de production d’énergie, le débat national sur la transition énergétique propose d’échanger sur les grands choix en matière de politique énergétique.

doigts levées

Le débat national, décliné au niveau territorial, est l'occasion pour chacun d’entre nous d'approfondir ces problématiques énergétiques

La transition énergétique souhaitée repose sur trois grands principes, à savoir : la sobriété, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Volonté du Président de la République définie en septembre 2012, le grand débat citoyen et territorial sur la future politique énergétique de la France a lieu de mars à juin 2013 et débouchera sur une loi de programmation à l’automne.

L’organisation du débat

La conférence environnementale a arrêté 4 questions – formulées dans la feuille de route pour la transition écologique – autour desquelles le débat s’articule :
  1. Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ? L’évolution des modes de vie, de production, de consommation, de transport ainsi que des services énergétiques nécessaires doit constituer le point de départ.
  2. Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Quels scénarios possibles aux horizons 2030 et 2050, dans le respect des engagements climatiques de la France ?
  3. Quels choix en matière d’énergies renouvelables et de nouvelles technologies de l’énergie et quelle stratégie de développement industriel et territorial ?
  4. Quels coûts, quels bénéfices et quel financement de la transition énergétique ?

Ces questions sont abordées et discutées lors des événements organisées dans les territoires jusqu’en juin 2013. Comme l’indique le livret de connaissances du débat, ce processus devra produire les bases d’une stratégie de transition énergétique pour le pays, en répondant à de multiples enjeux : énergétiques bien sûr, mais aussi économiques, sociaux, environnementaux et de gouvernance.

La loi de programmation attendue pour l’automne 2013 définira alors les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs de la France, avec la définition précise du mix énergétique, des priorités sectorielles, des politiques et mesures de financement et d’incitation – et, au-delà de ces engagements – à la définition des trajectoires de long terme.
Comment  participer au débat ?

Le débat national, décliné au niveau territorial, est l’occasion pour chacun d’entre nous d’approfondir ces problématiques énergétiques, de participer aux ateliers débats organisés dans sa région et de déposer ses contributions sur les grandes questions portées au débat.

Pour faire entendre leur voix, les citoyens disposent de plusieurs espaces de débat :

  • Des débats territoriaux sous forme de réunions publiques initiées par les collectivités, les associations ou les entreprises sur les territoires.
    > Tous les rendez vous territoriaux sont annoncés sur le site dédié de la région Rhône Alpes
  • Le site internet national du débat où les internautes sont appelés à donner régulièrement leur avis et contributions sur des thèmes relatifs aux grandes questions soulevées par le débat.

Transition énergétique on-line

Engageons la France dans la transition énergétique ! Un optimisme affiché pour le nouveau site gouvernemental, mis en ligne ce lundi 4 février 2013, pour accompagner le débat national sur la transition énergétique jusqu’en juillet 2013.

Transition énergétique en ligne de mire : pour engager pleinement le pays dans cette optique décarbonée, le débat national se propose de faire émerger un projet de société autour de nouveaux modes de vie sobres et efficaces en énergie. Le débat ouvert et citoyen – programmé selon un calendrier précis – se déroule dans toute la France jusqu’en juillet 2013. Pour participer, n’hésitez pas à  guetter les évènements prévus en Rhône-Alpes (en cours d’élaboration) ou proposez vos idées grâce au formulaire en ligne destiné à l’équipe nationale du débat.

Outre la cartographie régionale des conférences, débats et autres rencontres citoyennes organisées dans le cadre du débat national, le site permet notamment de soumettre à labellisation l’organisation d’événements locaux liés à l’énergie.
Pas d’espace de discussion public ou d’échange mais la possibilité de poster autant de propositions qui seront portées à la connaissance du Conseil National, en charge de la restitution du débat.

Sur cette base, des recommandations doivent être formulées pour aboutir un projet de loi de programmation à l’automne 2013.

Energie solaire : Meyzieu prête sa toiture contre bons soins

Panneaux photovoltaïques ( vue de dessous)

La production annuelle d'énérgie pourrait atteindre 369 MWh

>> Mesure visée par les 4.6 et 4.10 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46 et p.50]

Échange de bons procédés : la Ville de Meyzieu libère une grande surface de toiture communale pour l’installation de panneaux photovoltaïques à la société Sol ARcadia, spécialisée dans la production d’énergie solaire. En contrepartie, l’entreprise essonnienne s’engage à rénover  les toits concernés et à entretenir pendant 20 ans.

C’est la nature du deal effectué entrela Villede Meyzieu et Sol Arcadia, officialisée par l’attribution de la concession de travaux publics en février dernier.

20 ans sous concession

Des équipements sportifs aux établissements scolaires, sans omettre la salle des fêtes, 6 bâtiments ont été retenus pour accueillir des panneaux photovoltaïques en toiture.

Pendant les 20 années que dure la concession de travaux, l’entretien des panneaux et des toitures est assuré par Sol Arcadia qui se réserve les droits d’exploitation des installations. A ce titre, elle revend pour son compte la production d’électricité à ERDF, au tarif de rachat dit « intégré ».

Au terme de la concession, l’exploitation des panneaux reviendra à la Villede Meyzieu.

Agilité partenariale

Ce partenariat novateur repose sur la volonté de la commune de réduire les coûts d’une réfection des toitures longue et onéreuse, par ailleurs inéluctable. « Nous recherchions des solutions rentables explique Cyril Guillot, ingénieur Energie, Environnement et Développement durable à la Villede Meyzieu, la concession de travaux publics envisagée avec Sol Arcadia nous permet tout à la fois de maîtriser nos coûts  tout en accordant la part  belle aux énergies renouvelables. »

De fait, les quelques 1 770 m² de toiture concernés devraient atteindre une production annuelle de 369 MWh, soit 2,4% de la consommation énergétique totale de la ville ! « A terme, les bâtiments produiront plus d’énergie qu’ils n’en consomment » précise encore Cyril Guillot.

Risque zéro pour la commune

Le financement des travaux est rendu possible par les recettes uniques de la vente de l’électricité produite. « Le prix de revente de l’électricité est sécurisé sur 20 ans, le risque est neutre pour la commune » indique Cyril Guillot. Coup de chapeau pourla Villede Meyzieu qui s’assure par la même une économie de 350 000 €  tout en améliorant les performances énergétiques des bâtiments.

Cette collaboration innovante pourrait-elle inspirer d’autres communes ? « Ce sont des projets qui nécessitent une réflexion poussée, avec d’innombrables facteurs décisionnels parmi lesquels le choix du type de rachat et la rentabilité du dispositif ». Gageons qu’avec le temps – assorti d’une baisse attendue du coût des matériaux et d’une hausse du rendement solaire – l’initiative Majolane fera des petits.

Les travaux débuteront cet été avec la mise en service progressive des installations à compter de l’été 2013.

Global Services : le projet en devenir qui mobilise les énergies

>> Mesure visée par le 4.6 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46]

Déchets du chantier de la Tour In City

En décembre dernier, le Grand Prix national Talents des Cités 2012 – catégorie Émergence – était attribué au projet Global Services qui fait de la revalorisation et du recyclage des déchets de chantier son cheval de bataille. 

Né de l’initiative d’un trio de choc du quartier des Minguettes à Vénissieux, le projet parrainé par la Société Générale et attentivement suivi par la Ville de Vénissieux, a trouvé un écho positif auprès du jury professionnel de Talents des Cités 2012.
« Le Grand Prix Émergence lui revient de droit, a affirmé à cette occasion le Président du jury, pour son initiative éco-citoyenne qui devrait générer, horizon 2013, de nouveaux emplois dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. »

Trier pour mieux valoriser

L’idée qui fait tilt ? Implanter directement sur les chantiers du territoire une plateforme de tri dédiée au recyclage des déchets. Gravats amoncelés,  cartons délaissés, plastiques pluriels et autres matériaux plus nobles tels que le cuivre et autres métaux transitent par cette plateforme, placée sous la vigilance d’un agent, avant d’être « redispatchés » vers la  filière de recyclage appropriée.

Même plus peur de la benne, exit le gaspillage des matières ! Les déchets de ces chantiers là trouveront une seconde vie.
Et ce n’est pas tout, au listing des nombreux avantages de l’initiative Global Services il faut ajouter la réduction des coûts d’élimination des déchets pour les entreprises du bâtiment et des émissions carbone inhérentes et la création d’emplois au cœur d’un quartier prioritaire de l’agglomération lyonnaise.
« Avec ce projet, nous espérons faire évoluer les mentalités et encourager des pratiques plus respectueuses de l’environnement » indiquent les associés Nader Oueslati, Malek Oueslati et Walid El Houweij.

> Voir la vidéo Talents des Cités 2012 sur Daily Motion

Global Services, bénéficie par ailleurs du soutien de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrised’Energie) et de la FFB (Fédération Française du Bâtiment). Tous les ingrédients sont désormais rassemblés dans le creuset des Minguettes pour le lancement effectif de cette nouvelle activité qui devrait débuter au 1er semestre 2013. Chantiers à suivre…

Ilots de chaleur, la Buire teste le rafraîchissement urbain

>> Mesure visée par le 4.8 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.46]

Descriptif simplifié de l’expérience: rampe d’arrosage, capteurs à 4m (l’expérience comporte aussi des capteurs à 1,5m sur les cadélabres)

A l’heure hivernale où les températures flirtent avec la négative, il est presque difficile de croire aux ilôts de chaleur urbain (ICU). Et pourtant… Pour en atténuer les effets,  le Grand Lyon, en partenariat avec Veolia Environnement, expérimente un dispositif d’arrosage de la chaussée dans le quartier neuf de la Buire. Une première vague de tests s’est déroulée du 13 août au 11 septembre 2012. L’expérimentation se poursuivra l’été prochain.

Au plus fort de l’été, la ville minérale capte le rayonnement solaire et emmagasine la chaleur. À la différence des campagnes périphériques, les centres urbains, hérissés de rues et de grands ensembles sont autant d’obstacles aux courants d’air et offrent peu de végétation pour rafraîchir l’atmosphère. Ce phénomène d’ilots de chaleur urbains (ICU) peut conduire à des écarts de températures ville/campagne de l’ordre de 5 à 10°c !
Atténuer les ICU
En 2011, ces ICU ont fait l’objet d’une cartographie grâce à des capteurs de température disposés sur le périmètre élargi de la Part-Dieu*. Restent à trouver les solutions adaptées à ces phénomènes locaux pour en diminuer les effets. « Pour justifier des choix de construction, il est indispensable de chiffrer les performances globales des techniques préconisées, en terme de gain de rafraîchissement, de coût et d’impact environnemental » indique Luce Ponsar, chargée de mission Plan Climat au Grand Lyon.
Côté direction de l’Eau, un partenariat a été mis en place avec la R&D de Veolia Environnement pour tester, rue de la Buire, une technique de rafraichissement urbain par arrosage de la rue. La méthode n’est pas neuve, au plus fort de l’été, nos aïeux en quête de fraîcheur arrosaient déjà leurs pas de porte à grandes eaux ! La véritable innovation réside dans la mesure de l’impact de cet arrosage sur le climat local, grâce à des capteurs implantés au niveau de la chaussée et sur le trottoir à hauteur de visage.
Le principe est simple. L’été, le bitume stocke la chaleur et devient plus chaud que l’air qu’il finit invariablement par réchauffer. Avec ce système d’arrosage, on prévient la surchauffe du bitume pour limiter le phénomène d’ICU. Les essais initiés cet été devraient permettre de mesurer l’impact de l’arrosage sur plusieurs paramètres physiques et indicateurs de confort du site pilote.
Capter la chaleur
Sur le plan technique, le pilote intègre un système de buses d’arrosage, installées tous les deux mètres au niveau du trottoir, et une chambre de commande avec débitmètre et vanne à débit variable, le tout raccordé au circuit d’eau potable. Le système sera automatisé pour l’été 2013 et l’arrosage sera déclenché à partir des enregistrements des capteurs.

Début de l'expérience en juillet 2012

Pour mesurer l’impact d’un tel dispositif sur le climat local, la rue de la Buire – et une rue témoin – se sont équipées de trois types de capteurs, chacun responsable d’enregistrer une information spécifique :
  1. au niveau du sol, les capteurs mesurent la température de la chaussée,
  2. à 1,50 m du sol, les capteurs mesurent la température de l’air, l’hygrométrie et la température moyenne de rayonnement,
  3. à 4 m du sol, les capteurs mesurent la température de l’air, l’hygrométrie, la direction et la vitesse du vent ainsi que l’ensoleillement.

Les données enregistrées sont croisées pour juger de l’impact de l’arrosage intermittent de la chaussée.

Les premiers résultats démontrent un effet important sur le rafraichissement de la surface « le bitume reste à la température de l’air au lieu d’être 5 à 8°C plus chaud lorsqu’il n’est pas arrosé. »  L’arrosage permettrait donc de réduire en conséquence la température nocturne responsable du phénomène d’ICU et d’améliorer les indicateurs de confort durant la journée.

Les tests se poursuivront sur l’été 2013 avec une accentuation du suivi sociologique de l’expérimentation, auprès des habitants et des passants.
La Direction de l’Eau étudie d’ores et déjà la possibilité de raccorder le système d’arrosage sur le circuit d’eaux pluviales filtrées qui alimente le parc Kaplan et la fontaine.

* A quelques rues de distance, la température peut varier de 4°C. Des écarts s’expliquant par la présence rafraichissante du parc de la Tête d’or d’un côté, et l’accumulation de chaleur sur les boulevards et places non ombragées de l’autre.

La glace de la patinoire Baraban recyclée en eau de nettoiement

La glace de la patinoire Baraban déversée dans la cuve de stockage.

L’eau issue de la seule fonte de la glace de la patinoire Baraban représente une économie de 14 000 litres d'eau potable par jour.

>> Mesure visée par le 1.1 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.8]

Dans un souci de préservation de la ressource en eau, les services du Grand Lyon et de la Ville de Lyon ont imaginé un dispositif efficace pour recycler l’eau de la patinoire Baraban, jusqu’alors rejetée dans le réseau d’assainissement. Un projet innovant qui s’est concrétisé fin novembre, grâce à la mobilisation des deux collectivités.

Compétent en matière de propreté pour l’ensemble du territoire, le Grand Lyon utilise de l’eau potable en grande quantité pour assurer le nettoiement des rues, des caniveaux et des trottoirs. « Jusqu’ici, les eaux issues de la fonte de la glace étaient directement réinjectées dans le circuit d’assainissement. Quant aux eaux pluviales, elles ruisselaient le long des toitures avant de gagner prestement le caniveau » confie le directeur des services techniques de la patinoire.

Limiter le recours à l’eau potable

Avec les eaux récupérées de la fonte de la glace et des toits de la patinoire Baraban,  la Ville de Lyon fournit un volume de 20 m3 d’eau par jour aux engins de nettoiement du Grand Lyon, mobilisés sur les 3e et 6e arrondissements de la ville.

Concrètement, la Ville de Lyon collecte l’eau provenant de la glace et des toits de la patinoire et la stocke dans une cuve de 50 000 litres, mise à disposition des véhicules de nettoiement du Grand Lyon qui s’approvisionnent directement à la source. « Ce dispositif permet de couvrir 17 % des besoins en eau pour les laveuses‐balayeuses du Grand Lyon » précise la Direction de la Propreté.

Un partenariat innovant qui devrait permettre au service de nettoiement de recycler près de 20 000 litres d’eau par jour – soit 5 millions de litres d’eau par an ! – pour économiser autant d’eau potable provenant du réseau.

Diminuer les émissions carbone

Cercle vertueux, la démarche collaborative permet de réduire les rejets d’eau dans le circuit d’assainissement, de diminuer en conséquence la quantité d’eau traitée à la station d’épuration Feyssine pour réduire, in fine, les émissions de CO2 liées au traitement de l’eau. Au total, les économies d’eau correspondent à 1.3t eq CO2/an (1m3 d’eau potable engendre une émission de 250g eq CO2 pour sa production, transport et traitement).

Par ailleurs la proximité du lieu d’approvisionnement en eau induit une réduction significative  de la consommation de carburant – et des rejets de Co2 associés – des engins de nettoiement.

Le dispositif pourrait être étendu à la patinoire Charlemagne et aux piscines municipales,  à l’image de la Ville de Rennes où les eaux de vidange des piscines municipales sont réemployées au nettoiement de la voirie depuis 2011. «Reste à trouver les moyens de stocker l’eau », tempère toutefois le service de nettoiement.

Un signe fort des deux collectivités qui, à travers cette action, affichent une volonté commune de s’engager dans des projets soucieux de l’environnement, sans altérer toutefois la qualité de service rendu aux usagers.

 

Défi 80 km : c’est bon, c’est d’où ?

Défi 80 km

Défi 80 km

>> Mesure visée par le 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Etes-vous prêt à manger local ? Sur un principe simple : concocter un repas complet avec des produits dont la provenance est limitée à 80 km,  10 équipes toquées relèvent le Défi 80 km, à grand renfort de circuits courts et de produits locaux,  samedi 24 novembre,  à l’Escale Lyonnaise (Lyon 6).

4 prix pour récompenser le bien-manger local

Ce samedi 24 novembre, le concours de cuisine locale organisé par les espaces INFO->ENERGIE du Rhône, l’ALE et HESPUL  rassemblera 10 équipes d’amateurs – chacune orchestrée par un restaurateur professionnel –  qui s’évertueront à composer locale pour contenter les papilles et soulager le porte-monnaie.

  • Le détail des équipes sur le site de l’ALE [clic!]

Un jury d’experts emmené par Olivier Canal, Toque Blanche Lyonnais du restaurant les Oliviers, décernera trois prix récompensant :

  1. le goût,
  2. le rapport qualité/prix,
  3. le moindre impact environnemental.

Le prix du public sera remis par les conviviaux gourmets, assemblés pour l’occasion à l’Escale Lyonnaise (100, rue de Créqui – Lyon 6)
Amateurs de bonne chère, dès midi, glissez-vous dans les rangs du public, dégustez les plats en lice et votez pour attribuer le prix spécial public ! (entrée libre)

Réinterroger nos modes d’alimentation

« L’objectif de cette manifestation, organisée dans le cadre de l’appel à projet sur la consommation responsable de la ville de Lyon avec la participation de l’ADEME et du Grand Lyon, est d’interroger les particuliers et les professionnels de la restauration sur leurs pratiques culinaires et leurs modes d’alimentation » indique Yvan Bidalot, chargé de missions Education/Sensibilisation à l’ALE .

Sur place, les fervents défenseurs de l’ESS (économie sociale et solidaires) proposeront une information sur les circuits courts, déclinée à l’issue de la remise des prix au cours d’une table ronde intitulée « L’alimentation en circuit-court : gagnante pour tout le monde ? »

A  la Buvette spéciale 80 km animée par l’épicerie De l’autre coté de la rue, on discutera trucs, astuces et autres bons plans pour une alimentation saine et sobre en énergie.

  • Toute l’info sur le site de l’ALE [clic!]

Pour aller plus loin

  • Consulter et enrichir l’annuaire de l’éco-consommation [clic!]