4ème Conférence Energie Climat

Le jeudi 12 novembre 2015, 180 personnes représentant 80 structures du territoire se sont réunies avec la Métropole de Lyon pour partager les avancées du Plan Climat Energie Territorial (PCET) en présence de Gérard Collomb, Président de la Métropole, et Bruno Charles, Vice-Président en charge du Plan Climat. Retour sur ce point d’étape.

La séance plénière de la 4ème Conférence Energie Climat : ouverture avec des témoignages d'autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Ouverture de la séance plénière avec des témoignages d’autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Une CEC labellisée « COP21″

La Conférence Energie Climat, qui a lieu tous les 2 ans, rassemble les partenaires qui ont signé le PCET et se sont ainsi engagés, aux côtés de la Métropole, à agir pour un territoire sobre en carbone. En 2015, 11 nouveaux signataires ont rejoint la démarche, ils sont 83 au total. L’objectif commun : réduire de -20% les émissions du territoire en 2020, par rapport à leur niveau en 2000. Cette année, l’événement a été labellisé « COP 21″ car il contribue à démontrer qu’à l’échelle des territoires, une telle transition est possible : que les Etats n’hésitent pas à s’engager au niveau international !

Les avancées sur le territoire GES_2000-2013

Les émissions de gaz à effet de serre du Grand Lyon ont baissé de 11% entre 2000 et 2013. Pendant cette même période, la population a augmenté de 10% et la dynamique économique de 17% (PIB régional). Ces évolutions sont différentes selon les secteurs : les industries ont eu la baisse la plus forte, les transports et plus récemment l’habitat sont en baisse régulière, quant au tertiaire, ce secteur est en hausse (car l’activité de ce secteur augmente dans le Grand Lyon).

Les témoignages des partenaires

Les interventions rythmées des partenaires ont permis d’avoir un aperçu de la diversité des actions menées sur le territoire.

  •  Habitat – Pour Daniel Godet, ABC HLM, la rénovation thermique est entrée dans la culture des bailleurs car l’énergie est un budget important pour un ménage modeste : le parc social est aujourd’hui dans un meilleur état que le parc privé de logement. Du côté des entreprises, Jean-François Dubray, Rhône-Toitures, revient sur le dispositif « DORéMI » lancé en 2015 : pour les artisans, se grouper pour développer une offre de rénovation globale et performante des maisons individuelles offre de nouvelles opportunités de marché.
  • Transport – Julien Caraux, Groupe La Poste, présente le nouvel Espace Logistique Urbain installé près de la place Bellecour : les différentes filiales de livraison de colis du groupe se sont regroupées. Les livraisons du « dernier kilomètre » se font en commun avec une flotte mutualisée de véhicules électriques et gaz. A ce sujet, Didier Saussier expose la stratégie de mobilité du groupe GRDF : le biogaz d’origine renouvelable pourra bientôt alimenter nos véhicules. La station d’épuration de la Feyssine devrait injecter le biogaz produit à partir des boues sur le réseau de gaz de ville. Côté mobilité douce, Pascal Chopin, JC Decaux, est revenu sur la ‘culture velo’v‘ qui s’est développée chez les Lyonnais ces 10 dernières années.
  • Energie – Fréderic Storck, Compagnie Nationale du Rhône, présente le projet « Hyway » de station de recharge hydrogène, électrique et gaz sur le port de Lyon.Pour cette entreprise qui produit entre autre de l’électricité renouvelable intermittente, l’hydrogène est une manière de la stocker. Mais qu’en est-il du côté des réseaux ? Patrick Rakotondranahy, ERDF, explique l’intérêt du smart grid pour mieux gérer l’équilibre entre production et consommation d’énergie, informer le consommateur, mais aussi pour lier planification urbaine énergétique.
Marie-France Raty, présidente du groupe Maviflex (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Anne-Sophie Panseri, présidente de Maviflex, et Marie-France Raty, groupe Solvay (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

  • Entreprises – Anne Sophie Panseri présente la démarche de Maviflex, une des premières PME à bénéficier de l’accompagnement « Lyon EcoEnergie » : pour cette entreprise spécialisée dans la vente de portes souples et rapides, agir sur ses propres consommations fait partie de l’exemplarité. Du côté des plus grandes entreprises, Marie France Raty revient sur deux actions du Groupe Solvay : le projet EECO de récupération de chaleur sur le site de Belle Etoile et le projet AERIDE de rénovation des bureaux administratifs St Fons, qui prévoit de diviser par 4 les consommations tout en améliorant la résistance aux risques technologiques. Une démarche qui pourrait être répliquée dans d’autres bâtiments du secteur. 
  • Adaptation au changement climatique – Bruno Imbert, pépiniériste, expérimente depuis plusieurs années la plantation d’espèces plus adaptées au climat lyonnais urbain (Lyon a le climat de Montpellier il y a 30 ans!). Objectif : aller chercher des essences locales et méditerranéennes plus résistantes à la chaleur et les faire grandir sur notre territoire. Florence Belaën, de l’Université de Lyon, élargit le sujet à la perception citoyenne : un travail de recherche cet été a mis en valeur le rôle central des émotions dans notre rapport au changement climatique. Les sentiments négatifs (colère, angoisse) cèdent la place à des émotions plus positives quand on cherche à construire des solutions (une ville plus végétale, de l’eau, de l’ombre…).

CEC_elus_TFournier

L’engagement de la collectivité

Le Plan Climat Energie Territorial a été voté en 2012, il est né de l’Agenda 21 de 2005 et constitue le volet d’action de la Métropole dans la lutte contre le changement climatique. Les actions chiffrées du Plan Climat ont permis une baisse de 180 000 tonnes de CO2/an soit 2 à 3% des émissions du territoire :

  • 108 000 tonnes eq CO2/an économisées dans le secteur des transports : fréquentation en hausse de 24% entre 2006 et 2014 sur le réseau de transport en commun, développement du réseau cyclable avec 640 km de pistes à ce jour, covoiturage avec 24 000 à 42 000 co-voitureurs réguliers sur le Grand Lyon.
  • 53 000 tonnes eq CO2/an économisées grâce au déploiement des chaudières bois sur le territoire : 48 installations pour un total de 70 MW ont été recensées. Les réseaux de chaleur sont un vecteur efficace de cette substitution pour éviter d’utiliser du gaz ou du fuel.
  • 16 000 tonnes eq CO2/an économisées sur l’habitat : les référentiels « construction durable » appliqués depuis 2009 ont permis de construire des bâtiments neufs très performants avant la réglementation thermique, pour l’existant 2 500 logements sociaux et privés ont déjà fait l’objet de rénovations au niveau BBC. La nouvelle plateforme écoreno’v devrait permettre d’atteindre 1 800 logements/an!

D’autres actions ne sont pas chiffrées car il est difficile d’en mesurer l’impact : c’est le cas du Plan local d’urbanisme, qui limite la place de la voiture en ville et concentre l’habitat autour des axes de transport collectif (la ‘ville des courtes distances’) ou encore toutes les actions des associations et des collectivités sur les ‘changements de comportements’, ces habitudes individuelles qui restent un levier essentiel pour une ville sobre en carbone…

… alors, ensemble, amplifions le mouvement!

CEC_83_partenaires_TFournier

Les 83 partenaires et la Métropole de Lyon réunis après la 4ème Conférence Energie Climat (photo Thierry Fournier, Grand Lyon).

Pour en savoir plus

Vous n’avez pu être présent à la Conférence ? Retrouvez les documents diffusés :

2015 - programme 4ème Conference Energie Climat (380 téléchargements )

2015 - Point d'étape PCET (1036 téléchargements )

2015 - Adaptation : socle des connaissances (780 téléchargements )

Marque-page GES pedagogique (382 téléchargements )

2015 - synthèse du point d'étape (401 téléchargements )  

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique – extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

Visitons les Clochettes

Visitons les Clochettes

 

Pour en savoir plus sur cette rénovation :

Les Clochettes font peau neuve !

Héros Ordinaires – Le défi Familles à Energie Positive

> Mesure visée par l’action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 30]

Le défi Familles à Energie Positive, ou l’histoire de familles qui s’unissent en équipes locales pour s’aider mutuellement à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie.

Arnaud et Elise, jeune couple de Pierre-Bénite

Arnaud et Elise – équipe de Pierre-Bénite

Un défi en équipe

Qu’est-ce que le défi Familles à Energie Positive ? C’est un défi présent sur tout le territoire, établi et coordonné en Rhône-Alpes depuis cinq ans par l’Agence Locale de l’Energie (ALE) et l’association HESPUL. Les participants sont regroupés en équipes d’une dizaine de foyers représentant leur commune, leur quartier, leur entreprise… “L’objectif est de faire un maximum d’économies d’énergie dans une même équipe, au moins 8% de moyenne, en référence au protocole de Kyoto” nous raconte Arnaud, 30 ans, capitaine de l’équipe de Pierre-Bénite avec sa femme Elise, 27 ans. Pour cela, les participants entrent régulièrement leurs consommations sur le site du défi et un programme calcule la différence avec l’année précédente, en tenant compte des températures extérieures. Les équipes se retrouvent chaque mois pour échanger sur leurs résultats, leurs nouvelles astuces, et se donner quelques conseils.

Chaque geste compte

Comment le défi se manifeste-t-il concrètement ? Mathieu et Etienne, qui participent depuis cette année à Oullins, nous expliquent : “C’est vivre aujourd’hui en faisant des efforts mais sans revenir à l’âge de pierre, on doit garder un certain confort”. Il s’agit avant tout de réflexes simples à adopter dans la vie de tous les jours : prendre des douches plus courtes, éteindre tous les appareils en veille, mettre un pull plutôt que surchauffer, aérer cinq minutes chaque jour, réfléchir avant d’ouvrir le frigo etc… On peut également concéder un faible investissement rapidement amorti, en installant des mousseurs sur ses robinets, des ampoules à LED, des multiprises à interrupteur…

Mathieu et Etienne, couple de l'équipe d'Oullins

Mathieu et Etienne – équipe d’Oullins

Les résultats

Agir avec bon sens se traduit de façon directe sur le portefeuille des participants. Solinne, ingénieur de 34 ans, a réduit sa consommation d’eau de 30% chaque année depuis trois ans. Mathieu et Etienne, eux, observent depuis le début de l’année une diminution de 25% pour l’eau et de 50% pour l’électricité et le gaz. Au niveau du département, la moyenne varie entre 12 et 18% chaque année, soit 310€ d’économie sur les factures de l’hiver 2013-2014.

L’an dernier, les vainqueurs ont gagné une croisière sur la Saône à bord d’un bateau à énergie solaire, mais tous les participants y trouvent leur compte, notamment financièrement. Outre les économies, le défi permet de faire des rencontres. Pour Solinne, “le défi a un rôle de lien social, il permet les rencontres et la mixité grâce à la diversité des profils et incite aux échanges et à l’entraide.” Pour Arnaud, “c’est aussi plus facile de rester motivé et dynamique en équipe”. Mathieu et Etienne ajoutent : “Des liens se nouent en dehors des écogestes, une entraide voire des amitiés voient le jour.” Par ailleurs, l’ALE distribue un guide des 100 écogestes qu’on peut mettre en place, à chacun de décider lesquels suivre effectivement. On peut toujours abandonner le défi en cours, mais dans tous les cas, on aura fait des économies d’énergie et amélioré son empreinte carbone ! Comme le résume bien Arnaud : “On n’a vraiment rien à perdre à participer au défi.”

Solinne, participante à Lyon

Solinne – équipe de Lyon

Comment participer ?

Tout le monde peut participer. Le défi s’appelle “Familles à Energie Positive” mais vous pouvez vous inscrire seul, en couple, en colocation… Solinne nous dit : “le défi est aussi axé vers les enfants avec un côté ludique, des livrets et appareils adaptés sont mis à disposition, cela permet de les sensibiliser et c’est un vecteur pour pousser les parents.” On peut trouver des informations auprès de l’ALE, dans les mairies, ou sur le site du défi.

Le défi se déroule sur une “saison de chauffage”, c’est-à-dire de décembre à avril environ, mais les démarches pour s’inscrire commencent plus tôt, dès septembre. Si votre commune n’y participe pas, vous pouvez lancer l’initiative vous-même. “J’ai simplement proposé l’idée à la municipalité, ils se sont occupé de trouver les familles, monter l’équipe et organiser les réunions avec l’ALE” raconte Arnaud. Pour vous inscrire, il est simplement nécessaire de retrouver vos factures de l’année précédente comme base de progression. Bien entendu, certaines familles n’hésitent pas à participer plusieurs années de suite pour vérifier leurs résultats dans le temps.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

 

Pour plus d’infos :

http://rhone.familles-a-energie-positive.fr/

http://www.ale-lyon.org/

http://www.hespul.org/

Le guide des éco-gestes :

A télécharger ici

 

Les Clochettes font peau neuve !

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Nous nous rendons à Saint-Fons pour visiter la copropriété des Clochettes en compagnie de M. Jobard, propriétaire, et de M. Monteil, chef de projet pour le PACT ARIM du Rhône.                  

Les Clochettes en travaux 

Nous nous installons dans le jardin situé au cœur de la copropriété, où de nombreux habitants de tout âge et de toute origine se rencontrent. La copropriété des Clochettes accueille près de 1 000 habitants, soit environ un quart de la population du plateau des Clochettes !

Construite au début des années 1960, la résidence se compose de 272 logements répartis en quatre bâtiments. Même si ces immeubles ont fait l’objet de travaux régulièrement, la copropriété a aujourd’hui décidé de s’engager dans une rénovation plus complète. Retour sur une réhabilitation ambitieuse.

Une copropriété engagée

A la demande de la copropriété qui rencontrait quelques difficultés, un plan de sauvegarde a été signé en 2010 par l’État, l’Agence Nationale de l’Habitat, le Grand Lyon, la Ville de Saint-Fons, le Conseil Général et Procivis. L’engagement du conseil syndical, des copropriétaires et des partenaires a permis d’élaborer étape par étape un projet de réhabilitation complet, avec l’accompagnement du PACT ARIM. L’objectif : revaloriser les immeubles en luttant contre la précarité énergétique tout en travaillant sur l’amélioration de son fonctionnement.

En 2012, la possibilité de mobiliser de nouvelles aides grâce au Plan Climat du Grand Lyon et à la Région Rhône-Alpes a permis à la copropriété de se fixer comme nouvel objectif l’atteinte du niveau de performance énergétique « BBC rénovation ». Avec une diminution de moitié des consommations de chauffage, les ménages feront des économies importantes et le confort des logements sera amélioré, en hiver comme en été.

Une réhabilitation complète

L’absence d’isolation dans les constructions des années 1960 fait qu’il est nécessaire aujourd’hui de faire de gros travaux pour atteindre le niveau « BBC rénovation ». Le programme de travaux, voté en 2012 en assemblée générale des copropriétaires, a dû être ajusté en 2013 suite à la découverte d’amiante dans certains matériaux (façades, toiture, fenêtres). Les travaux ont commencé en juillet 2014 et se termineront en décembre 2016.

Ancienne façade

L’ancienne façade

Le premier volet des rénovations vise à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, avec :

  • L’isolation thermique par l’extérieur des façades, terrasses et caves
  • Le changement des fenêtres (non obligatoire pour les propriétaires les ayant remplacées peu auparavant)
  • La pose de volets-roulants
  • L’installation d’une ventilation naturelle assistée 
Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Le deuxième volet a pour but de sécuriser les immeubles avec notamment :

  • L’amélioration de la sécurité incendie
  • Le remplacement de l’éclairage des caves
  • La reprise de l’électricité des parties communes

Enfin, d’autres travaux sont réalisés pour compléter la rénovation :

  • Installation de bouquets de paraboles sur le toit de chaque immeuble
  • Désamiantage

Ces travaux ont permis de réaliser une économie de 634 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 72 tours du monde en avion ou encore de plus de 2,6 millions de kilomètres en voiture !

Les travaux continuent !

Les travaux continuent !

Quel montage financier ?

Coût total de la réhabilitation : 6,7 millions d’euros soit en moyenne 24 600 € / logement.

A titre exceptionnel, les partenaires ont contribué au financement des travaux à hauteur de 70% du montant de l’opération, en octroyant des aides collectives et des aides individuelles selon les niveaux de ressources des propriétaires. Les restes à charge, compris entre 500 et 13 000 € par logement, sont relativement faibles comparés à l’ampleur du projet. En outre, certains propriétaires ont accès à des dispositifs d’avance de trésorerie et de prêt à taux zéro proposés par Procivis.

Rendez-vous début 2017 pour voir le résultat !

La boulangerie Saint-Vincent met la main à la pâte pour réaliser des économies d’énergie

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

La Boulangerie Saint-Vincent

Idéalement située sur les quais, face à la passerelle Saint-Vincent et au dos de la fresque des lyonnais, la boulangerie Saint-Vincent s’est lancée parmi les premiers dans le dispositif Lyon Eco Énergie.

Denis Roisil, ancien cuisinier et pâtissier, a repris la boulangerie Saint-Vincent en novembre 2011. Passionné par son métier, il a développé cette boulangerie bio où tout est fait maison. « On peut faire énormément de choses différentes avec très peu de matières premières ! ». Nous nous installons dans l’arrière-boutique où une grande fenêtre permet aux passants d’apercevoir la fabrication de ses produits.

Lyon Eco Énergie vous aide à anticiper la hausse des prix

En lisant un article sur les économies d’énergie dans le mensuel de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Denis Roisil a pris connaissance du dispositif Lyon Eco Énergie. Avec la suppression des tarifs jaune et vert de l’électricité fin 2015, il prévoit une « explosion » des prix de l’électricité dans les années à venir. Pour évaluer les économies à réaliser en prévision de cette hausse, il a décidé de réaliser un diagnostic des consommations énergétiques de la boulangerie. Lyon Eco Énergie est donc arrivé au bon moment pour lui proposer un bilan indépendant, chiffré et gratuit de ses consommations d’énergie.

Des bouleversements climatiques aux bouleversements économiques

L’énergie occupe une place bien plus importante dans son métier que ce que l’on pourrait soupçonner. Aujourd’hui, la boulangerie dispose d’un four électrique et de chambres de fermentation pour la pâte, qui font de l’électricité un poste de dépenses prédominant, devant les matières premières. Le boulanger doit donc être très précis dans ses consommations d’énergie et essayer de les réduire au maximum, sinon le surcoût sera répercuté directement sur le prix de vente. Une mauvaise gestion des consommations d’énergie impacte directement la trésorerie : les bouleversements climatiques entraînent des bouleversements économiques. Il faut donc adapter ses méthodes de travail en conséquence.Denis Roisil dans sa boulangerie

Du pain sur la planche

La visite du conseiller Lyon Eco Énergie Julien Gornet, de la Chambre de Métiers et d’Artisanat, a permis de mettre en évidence les postes où la boulangerie pourra réaliser de véritables économies d’énergie.

Premier consommateur d’électricité : le four. Denis Roisil a acheté ce four électrique en 2012 suite à une panne de l’ancien : l’achat s’est fait en urgence et le boulanger n’a eu le temps ni de réaliser des devis ni de choisir le four le mieux adapté à sa manière de travailler. En optant aujourd’hui pour un four à granulés de bois, il pourrait économiser 1 000€ par mois, un gain considérable. Ce projet est actuellement à l’étude.

Denis Roisil réfléchit aussi à améliorer l’entretien de ses groupes frigorifiques, véritables « boîtes à farine ». Placer ces groupes dans une pièce bien ventilée permet en général d’augmenter leur durée de vie de 4 à 5 ans.

Enfin, seront installés rapidement des détecteurs de mouvement pour le contrôle des lumières, mesure simple et efficace.

Le boulanger ne souhaite pour l’instant pas modifier son contrat électrique. Il refera cependant faire un diagnostic à la fin de l’année après la suppression des tarifs jaune et vert pour s’adapter aux nouveaux prix de l’électricité, aux nouvelles offres et peut-être au changement de son four.

Tout le monde s’engage

Les huit employés de la boulangerie s’investissent déjà pleinement dans la production de pain bio. Sensibilisés aux questions environnementales, ils sont réceptifs à la démarche Lyon Eco Énergie et toute la boulangerie se mobilise pour réaliser des économies d’énergie.

A vous de jouer !

Denis Roisil conseille ce dispositif « à tout le monde ! A tous ceux qui sont en recherche d’éléments pointus sur leurs dépenses ».

Souhaitons que les entreprises seront nombreuses à suivre ce conseil !

 

Pour en savoir plus :

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie.

Contact des conseillers :

– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr

Article en lien : Lyon Eco Énergie

Pour mieux connaître la boulangerie : http://boulangerie-saint-vincent.fr/

Copropriété Alpes C et D à Saint-Priest : une réhabilitation exemplaire

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Visite d’un projet ambitieux à Saint-Priest avec Riad Chérif, Président du conseil syndical de la copropriété Alpes C et D, et Stéphane Collacciani, directeur de projet ORU & Politique de la Ville à la Métropole de Lyon.

Façade avant travaux

Façade avant travaux

Le projet de tout un centre-ville

Saint-Priest a connu une augmentation exceptionnelle de sa population, passant de 2 500 à 40 000 habitants en moins d’un siècle. De nouveaux quartiers se sont développés, créant plusieurs centres urbains. Depuis 2001, la ville et ses partenaires (Grand Lyon, Etat, Région…) ont mis en place une opération de renouvellement urbain « coeur de Saint-Priest » qui s’étend sur 61 hectares et concerne 2 500 logements, soit 6 500 habitants, dans le but de créer un véritable centre-ville sur ce territoire résidentiel de « grands ensembles ».

La réhabilitation de la copropriété Alpes C et D est un « petit grand projet » selon Stéphane Collacciani, qui participe à l’Opération de Renouvellement Urbain. Même si elle ne concerne que deux bâtiments, construits au milieu des années 1960, elle a pour but de replacer cet ensemble dans le marché immobilier ainsi que dans le centre-ville renouvelé en réhabilitant 90 logements à un niveau d’exigence architectural et énergétique élevé.

Les immeubles C et D font partie d’un ensemble de dix bâtiments situés au coeur du périmètre de l’Opération de Renouvellement Urbain, dont deux ont été détruits après acquisition des 198 logements par le Grand Lyon. Les bâtiments C et D ayant peu fait l’objet de rénovations de grande ampleur, la copropriété et les pouvoirs publics se sont lancés dans une opération de réhabilitation. Retour sur une rénovation exemplaire.

Les immeubles font l'objet d'un plan de sauvegarde

Les immeubles font l’objet d’un plan de sauvegarde

Aller plus loin qu’un coup de peinture

La copropriété envisageait au départ un simple ravalement de façade autofinancé. Les partenaires publics (ANAH, Ville de Saint Priest, Métropole de Lyon) ont missionné l’association Pact Arim pour accompagner les copropriétaires dans leurs réflexions sur le projet de travaux. Grâce aux aides au syndicat et aux aides individuelles liées aux conditions de ressources et aux engagements de la copropriété et des partenaires, le projet de rénovation a pris peu à peu de l’ampleur.

Le conseil syndical a alors tenu à fixer un objectif précis à cette rénovation et à étudier plus en détails le plan de financement. Les partenaires ont vu grand et ont décidé d’atteindre le seuil BBC rénovation (moins de 96 kWhep/m².an), privilégiant ainsi la performance énergétique et une meilleure maîtrise des charges.

Les travaux, définis après un audit énergétique des bâtiments, ont été votés en 2013 lors d’une Assemblée Générale des copropriétaires. Le conseil syndical est devenu à ce moment-là maître d’ouvrage pour les travaux et études complémentaires (amiante…), se saisissant pleinement du projet.

Nouvelle façade isolée, côté rue

Nouvelle façade isolée, côté rue

Des habitants informés et engagés

Le projet a globalement été bien accueilli par les propriétaires, qui ont pu donner leur avis lors de réunions de concertation et d’assemblées générales où étaient votés les travaux. Les parties prenantes se réunissaient en amont de ces assemblées lors de réunions publiques pour les préparer en abordant les aspects techniques.

Au-delà des copropriétaires, les San-Priots aussi sont concernés par cette réhabilitation ! Des expositions sur l’opération de renouvellement urbain du centre-ville et un article dans la lettre d’information Cœur Saint-Priest ont permis d’informer les riverains du projet.

Zoom sur les travaux

Les travaux ont débuté en juillet 2014 et devraient se terminer en novembre 2015. Ils comportent deux volets : un volet architectural (avec notamment le ravalement des façades en harmonie avec les nouveaux immeubles créés dans le quartier dans le cadre de la ZAC du Triangle) et un volet énergétique.

Pour atteindre le niveau de rénovation BBC, la copropriété a entrepris de nombreux travaux :

  • Isolation maximale des bâtiments : isolation extérieure de la façade, des caves, des terrasses, des pignons, changement des fenêtres et des volets
  • Travail architectural sur les parties communes et la façade
  • Renforcement de l’étanchéité du bâtiment
  • Uniformisation des allées (fenêtres, clés, peintures)
  • Révision de l’électricité
  • Pose de panneaux photovoltaïques sur le toit
  • Création d’un système de ventilation assistée
  • Changement des portes palières (installation de portes coupe-feu)
  • Mise en place de mats en toiture pour les paraboles
  • Équipement de chaque logement avec un thermostat permettant la régulation individuelle de la température entre 19 et 21°

Globalement, les travaux permettent de passer de 224 à 90 kWhep/m².an, soit un gain de 196 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 22 tours du monde en avion ou encore de plus de 805 000 km en voiture chaque année !

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l'ancienne

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l’ancienne

Une réhabilitation exceptionnelle

Le niveau de rénovation des immeubles C et D de la copropriété des Alpes est exceptionnel. Le projet est de forte ampleur, avec un coût d’opération se chiffrant à environ 40 000 € par logement. Le plan de sauvegarde a cependant permis de mobiliser des aides importantes.

Le montage financier du projet, réalisé avec l’aide du PACT ARIM, a permis de mobiliser toutes les aides disponibles. Ainsi, sur les 3,6 millions d’euros de travaux, 93% sont issus de financements publics, ce qui est une situation exceptionnelle. Le complément est financé par les propriétaires, avec un reste à charge s’élevant de 500 à 4 900€ par logement. En outre, un système de prêt à taux zéro (ProcivisRhone) a été mis en place comme aide au financement.

Enfin, la dynamique et l’implication du conseil syndical en tant que maître d’ouvrage sont à souligner. Le conseil syndical s’est monté comme une véritable force à même de mener les travaux et de permettre à l’ensemble des copropriétaires de s’approprier le projet.

Espérons que les San-Priots seront séduits par le résultat !

TSV s’engage pour réaliser des économies d’énergie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44] 

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie continue ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

TSV

TSV, entreprise de réparation et de maintenance des transformateurs électriques, fait partie des pionnières du dispositif Lyon Eco Energie. Rencontre avec Christophe Berne, directeur Qualité Santé Sécurité Environnement.

Réduire son empreinte écologique

La réduction de l’empreinte écologique est inscrite depuis longtemps dans les objectifs de l’entreprise. Lorsque la CCI a proposé à TSV de s’engager dans Lyon Eco Energie, l’entreprise n’a pas hésité. Même si elle était consciente d’être parmi les premières à suivre ce dispositif.

Pour Christophe Berne, cette proposition est arrivée au bon moment et a permis de donner de vraies pistes pour savoir par où commencer pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise. Le dispositif, gratuit, permet en effet de structurer cette réflexion et d’avoir un diagnostic tangible sur lequel s’appuyer.

 La visite énergie

Ayant déjà conscience de la plupart des sources de pertes d’énergie, Christophe Berne n’a pas été vraiment surpris par les résultats de la  visite. Mais le rendu de cette étude, à savoir un diagnostic global chiffré, a permis de prioriser les actions au regard de l’aspect financier et de faire connaître certains outils pouvant appuyer cette démarche de réduction des dépenses énergétiques, tels que les Certificats d’Économie d’Énergie. L’intervention du conseiller énergie affilié à la CCI, Thibault Costantino, a conforté les réflexions menées en interne insistant sur la nécessité de faire des économies d’énergie par quelqu’un d’extérieur ayant une légitimité technique.

Cap sur les travaux !

Priorité aux réseaux d’air comprimé, très gourmands en énergie. La première étape, cartographier ces réseaux, est déjà lancée. Viendra ensuite la recherche de fuites et une réflexion sur une meilleure distribution de l’air comprimé.

Priorité aussi au chauffage. Pour l’instant, les bureaux sont chauffés en majorité par des « grille-pains », ces petits radiateurs électriques énergivores peu performants. Objectif : réduire l’utilisation de ces radiateurs et se servir davantage des climatiseurs réversibles déjà en place.

D’autres projets, tel que le remplacement de l’éclairage existant par des LED, seront entrepris de façon progressive.

Enfin, TSV n’envisage pas de passer par des campagnes d’information officielles pour sensibiliser son personnel à la réduction des dépenses d’énergie mais compte plutôt sur des discussions informelles. « C’est l’avantage d’être une PME indépendante ! », souligne Christophe Berne. Si le changement de comportements prendra du temps, les salariés sont cependant réceptifs à la démarche d’économies d’énergie, surtout aux actions simples.

Pour TSV, priorité aux travaux. Espérons que les TPE / PME du territoire seront nombreuses à suivre ce chemin !

 

Pour en savoir plus

A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

Maviflex, en avant pour Lyon Eco Energie !

>> Action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

La mise en œuvre du programme Lyon Eco Énergie a commencé ! Porté par le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, ce dispositif vise à améliorer les performances énergétiques des PME du territoire au profit d’une meilleure compétitivité.

Maviflex

La société Maviflex, installée à Décines, est une des premières entreprises qui bénéficie de l’accompagnement « Lyon Eco Energie »

Maviflex, fabricant de portes souples industrielles, a rejoint le dispositif Lyon Eco Énergie en octobre 2014. Rencontre énerg(ét)ique avec Laurent Melia, coordinateur sécurité, qualité et environnement, et porteur du projet en interne.

 

Top départ

 Maviflex a connu le dispositif par l’intermédiaire de la CCI. Ayant fait la démarche de certification ISO 14001, l’entreprise a vu dans ces 4 jours de conseil approfondi un moyen d’aller plus loin dans sa démarche d’économies d’énergie.

Envisager des aménagements pour réduire les dépenses énergétiques est une chose, mais passer à l’acte est plus difficile. Lyon Eco Énergie a joué le rôle de déclencheur en proposant au bon moment un accompagnement et un diagnostic gratuits.

 Première étape : la visite énergie

Première étape : une visite énergie effectuée par le conseiller affilié à la CCI, Thibault Costantino. Cette visite a permis de produire un diagnostic global de l’état énergétique de l’entreprise et de pointer du doigt les points à améliorer. Si les résultats n’ont pas vraiment surpris Laurent Melia, qui avait conscience depuis longtemps de certains problèmes, ils ont néanmoins servi à quantifier les pertes d’énergies et à proposer des outils concrets pour y remédier.

 En piste !

Étape suivante : prendre des mesures pour réaliser les économies d’énergie espérées.

Maviflex étudie plusieurs pistes pour réduire ses dépenses énergétiques :

            – Une temporisation de l’utilisation de la VMC des sanitaires pour éviter les pertes de chauffage la nuit et pendant les week-ends ;

            – Le remplacement des éclairages par des LED et l’installation de détecteurs de mouvements dans les sanitaires et couloirs…

Un investissement plus lourd mais aussi plus ambitieux : renforcer l’étanchéité de la toiture. Le diagnostic a permis de quantifier un retour sur investissement assez intéressant (travaux amortis en seulement 8 ans !).

Des opérations de sensibilisation à destination des salariés pourront être mises en place, avec notamment des campagnes d’incitation à l’extinction des lumières ou encore des ordinateurs en fin de journée.

Enfin, l’accompagnement a fourni une aide non négligeable sur l’étude des contrats de fourniture d’électricité. Maviflex suit de près ses consommations quotidiennes d’électricité et va peut-être envisager une baisse des puissances souscrites ou une refonte de son contrat d’électricité.

Les projets sont à l’étude et seront réalisés petit à petit. Pour effectuer ces changements, l’entreprise compte sur ses fonds propres mais aussi sur les aides de la Région et de l’Union Européenne.

 On partage ?

Début d’essaimage : à travers son réseau, Laurent Melia conseille ce dispositif à d’autres PME. De plus, cette démarche exemplaire sera aussi mise en avant dans l’argumentaire de vente de l’entreprise. Maviflex produisant des portes rapides pour l’isolation thermique des bâtiments (facture de chauffage divisée par 4 en moyenne), il est logique que l’entreprise soit sensible à ses propres économies d’énergie !

 

Pour en savoir plus

 A ce jour, 40 entreprises ont déjà rejoint Lyon Eco Énergie. 

Contact des conseillers :

– pour la CCI : Thibaut COSTANTINO costantino [a] lyon.cci.fr
– pour la CMA : Julien GORNET j.gornet [a] cma-lyon.fr

 

Article en lien : Lyon Eco Energie

 

 

Lyon EcoEnergie, soutenir la compétitivité des petites entreprises

>> Mesure visée par l’action 4.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.44]

Adossé au Plan Climat Énergie Territorial, le programme Lyon Eco Énergie est une nouvelle offre de service à destination des TPE/PME du territoire.  L’enjeu ? Améliorer leurs performances énergétiques au profit d’une meilleure compétitivité.

logo Lyon écoénergie

Le Grand Lyon s’est développé autour d’un lourd héritage industriel et compte aujourd’hui de nombreuses entreprises gourmandes en process et émettrices en carbone. Premiers secteurs concernés : la métallurgie, la chimie, l’agroalimentaire et la plasturgie.

Lyon EcoEnergie, un dispositif multi partenarial

Le Grand Lyon, l’Ademe, la Région Rhône-Alpes, la CCI et la CMA ont donc réfléchi à une action de soutien aux entreprises de ces secteurs prioritaires pour les accompagner dans la diminution de leur facture énergétique. Résultat : 1800 TPE / PME sont ciblées par le programme Lyon EcoEnergie – soit un potentiel de 134 KT Co2 !
A la croisée des préoccupations économiques et énergétiques, le programme apporte une solution concrète, en phase avec les besoins des industriels et la gouvernance économique du territoire. Sa mise en œuvre est assurée par le Grand Lyon, la CCI et la CMA qui font le pari d’une approche incitative.

Alors que le Grand Lyon mobilise des ressources en interne, la CCI de Lyon et la CMA ont respectivement créé un poste de conseiller énergétique pour assurer l’accompagnement sur le terrain des entrepreneurs. Concrètement, Julien Gornet pour la CMA et Thibault Costantino pour la CCI – tous deux issus d’un bureau d’étude spécialisé dans la thermique du bâtiment –  se rapprochent des entreprises ciblées au cours d’une visite énergie. « Il s’agit d’un premier rendez-vous, gratuit et sans engagements » précise Julien Gornet.

Lyon EcoEnergie, un accompagnement personnalisé

Une fois passé la prise de conscience essentielle, les deux spécialistes accompagnent les dirigeants dans la définition d’actions d’économies d’énergie. « Dans une approche systémique de réduction des coûts énergétiques, nous interrogeons tout à la fois les process, le bâti et l’organisation » explique Thibault Costantino. Toutes les installations des sites industriels sont passées en revue : machines, éclairage, chauffage, ventilation, isolation etc. A l’issue de l’entrevue, une analyse globale leur est restituée sous forme d’un pré-diagnostic des gains réalisables. Les actions sont priorisées selon un rapport efficacité/coût, « cela va de la recommandation d’un contrat électricité mieux adapté à l’installation d’un système d’air comprimé « . Les industriels disposent alors de toute l’information nécessaire à la prise de décision.

Dans une seconde phase, les conseillers peuvent accompagner les entreprises dans la rédaction de cahiers des charges techniques ou les aider au montage des dossiers de financement (Ademe, CEE). En parallèle, les conseillers assurent la formation d’un référent énergie pour chaque entreprise visitée.

Lyon EcoEnergie, des actions valorisables sur le marché des CEE

« Nous mettons en avant la maîtrise des coûts de production, gage de compétitivité pour les entreprises » précisent les conseillers. Cerise sur le gâteau : les économies réalisées sont valorisables en certificats d’économies d’énergie ! « Les TPE/PME n’ont pas directement accès au marché des Certificats d’économie d’énergie, précise-t-on côté Grand Lyon. Rassemblées par notre intermédiaire, les actions engagées par les TPE/PME peuvent être valorisées en monnaie sonnante et trébuchante. »

Officiellement lancé cet été, le programme Lyon Eco Énergie affiche un premier objectif de 250 visites énergie en 3 ans.