Avec DORéMI, l’éco-rénovation a tout bon

Le dispositif DORéMI encourage les propriétaires de maisons individuelles à s’engager dans une éco-rénovation complète. Reportage lors d’un test sur la bonne étanchéité d’une maison.

Le formateur Dorémi explique le test de l'étanchéité à l'air auquel il va procéder

Le formateur DORéMI explique le test de l’étanchéité à l’air auquel il va procéder

« Ah, ici, il y a une petite fuite ! » Son engin dégageant de la fumée à la main, Julien Vye teste l’étanchéité à l’air d’une maison engagée dans un chantier d’éco-rénovation, un matin de juillet sur la commune de Saint-Genis-Les-Ollières.
À ses côtés, de nombreux artisans (plombier, électricien, menuisier, plaquiste..) suivent scrupuleusement le résultat du test. Tous ont participé au dispositif DORéMI, qui propose aux propriétaires de maisons individuelles de s’engager dans un programme complet d’éco-rénovation. Avec la livraison clé en main d’un groupement d’artisans formés aux problématiques énergétiques et le gage d’un suivi de chantier rigoureux.

Maison sous pression et test de fuites
Ce matin-là, c’est donc l’heure du test. Mais de quoi s’agit-il exactement ? En fait cela se déroule en deux parties. D’abord, grâce à l’installation d’une porte soufflante (un gros ventilateur), Julien mesure, par une pression constante équivalente à un vent de 35 km/h, l’entrée d’air dans la maison. Et tout ce qui en sort. La maison est mise sous pression. Et si fuite il y a, elle se dégonfle, telle un ballon. Le premier test mesure donc la valeur de fuite en indiquant un débit de m3 par air.
Une fois le chiffre tombé, place à la recherche de fuites. À l’aide d’un générateur de fumées (du type de ceux utilisés en boîte de nuit pour les effets spéciaux), Julien traque les petits trous d’air. Souvent concernés, percement électriques, menuiseries et isolations sont saupoudrés de fumées. Dès qu’elle s’échappe vers l’extérieur, les artisans corrigent rapidement le tir.

Le test de l'étanchéité à l'air permet de déceler d'éventuelles fuites

Le test de l’étanchéité à l’air permet de déceler d’éventuelles fuites

Une éco-rénovation proche de la RT2012
Au final, ce jour-là, la valeur de pertes était proche de la RT 2012, chose rare pour une maison en éco-rénovation. Avec une valeur bien meilleure que l’objectif initialement fixé, les formateurs DORéMI ont félicité les artisans pour leur travail. Entamé en avril 2016, le chantier d’éco-rénovation a été achevé fin juillet. Décaissement sur 50 cm pour créer des pièces de vie au rez-de-chaussée, remplacement de toutes les fenêtres, suppression du balcon, renouvellement complet de l’isolation… Les artisans se sont relayés et ont aussi travaillé de concert pour offrir une rénovation thermique performante.
Fin août, Olivier Lavaux, son épouse et ses deux enfants de 8 et 13 ans s’installeront dans une maison construite dans les années 60. Mais qui désormais, énergétiquement parlant, fait beaucoup moins que son âge.

La maison a été éco-rénovée en quatre mois

La maison a été éco-rénovée en quatre mois

DORéMI ?
Dorémi, pour Dispositif Opérationnel de Rénovation énergétique des Maisons Individuelles est un outil de formation-action développé depuis 2011 l’Institut négaWatt. Officiellement lancé sur le territoire de la Métropole de Lyon en mai 2015, par la signature d’une convention de partenariat entre la collectivité et 5 partenaires, il s’inscrit dans le cadre du plan Climat. En proposant une rénovation complète, souvent moins coûteuse et plus performante que la modification d’un seul poste (fenêtres ou chaudière), la Métropole de Lyon s’engage aussi à subventionner une partie des travaux.
Tous les propriétaires de maison individuelle, située dans le Grand Lyon, datant d’avant 1975 et peu ou pas rénovée thermiquement, peuvent bénéficier de Dorémi. À la clé : une division, par 4 à 6, de la consommation de chauffage.
04 37 48 25 90 // 14 Place Jules Ferry – 69006 Lyon // doremi@ale-lyon.org


« Les artisans travaillent en synergie »

Olivier Lavaux, propriétaire des lieux

Olivier Lavaux, propriétaire

Olivier Lavaux, propriétaire

« J’arrive de Toulouse et j’ai acheté la maison en janvier 2016. Il s’agit d’une bâtisse des années 60, construite sur le modèle Favier, avec un garage en rez-de-chaussée et des pièces de vie à l’étage, ce qui ne correspond plus aux modes de vie actuels. J’avais donc l’ambition de procéder à des aménagements. Et quitte à faire des travaux et à repartir de zéro, autant respecter au mieux l’environnement. Je voulais notamment en finir avec le chauffage au fioul. Je me suis donc rendu au salon Pollutec, en novembre 2015, où l’on m’a présenté le dispositif DORéMI. Ce qui m’a séduit ? Que l’on me recommande des artisans et qu’ils travaillent ensemble, en synergie. Il y a une réflexion commune en faveur du développement durable. »

« Plus vigilants à de petits détails »
Gaëtan Martin, plombier à Oullins

Gaëtan Martin, plombier

Gaëtan Martin, plombier

« Avec DORéMI, on apprend une nouvelle manière de travailler. Nous sommes plus vigilants à des petits détails de chantiers qui n’avaient pas d’importance pour nous jusqu’à présent mais auxquels on pensera désormais à l’avenir. Par exemple ? Quand on fait passer des tuyaux dans des trous, d’ordinaire, on met du béton pour reboucher autour. Là, on nous a appris à utiliser une rustine spécifique. Il y a une préoccupation énergétique très importante, qui n’est pas abordée sur d’autres chantiers. Cela nous permet de monter en gamme. Le fait d’être organisé en groupement ? On travaille mieux ensemble, on se connaît. Et on pourra se rassembler encore à l’avenir pour séduire de futurs clients. »

« Proposer une rénovation thermique performante »
Franck Janin, formateur Dorémi

Franck Janin, formateur Dorémi

Franck Janin, formateur Dorémi

« Aux propriétaires qui se renseignent pour changer leurs fenêtres, l’Agence locale de l’Énergie et la Métropole de Lyon leur disent : « Pourquoi vous n’éco-rénovez pas tout de A à Z ? ». Il s’agit d’éviter au maximum les ponts thermiques et les pertes de chaleur. DORéMI permet au client de ne pas se soucier du dialogue entre artisans et des contraintes de planning, le dispositif le fait pour lui. Mais surtout, DORéMI apprend aux entreprises à se synchroniser entre elles. Il n’est pas question d’apprendre son travail à l’électricien. Mais plutôt de dire : pour une bonne étanchéité à l’air, qui pose le scotch ? Est-ce le plaquiste ? Et où doit-il le mettre pour ne pas gêner le menuisier ensuite ? Nous proposons donc des groupements, formés à la méthode, et qui prennent vite conscience des petites erreurs à ne plus commettre car elles pourraient impacter les performances énergétiques à l’avenir. »

Les films de la CEC

Revivez les temps forts de la Conférence Energie Climat du 12 novembre 2015 en visionnant les vidéos diffusées à cette occasion ainsi que le film souvenir de l’événement !

Emissions de CO2 du territoire : comment sont-elles calculées ?

Ecorenov’ : campagne de rénovation de l’habitat.

Adaptation au changement climatique, un nouveau volet pour le Plan Climat !

Retour en image sur la 4ème Conférence Energie Climat, le 12 novembre 2015.

… prochaine CEC en 2017, d’ici là nous aurons l’occasion d’échanger par projet pour aller toujours plus loin dans la mise en oeuvre du plan d’action partenarial !

 

 

 

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique – extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

Visitons les Clochettes

Visitons les Clochettes

 

Pour en savoir plus sur cette rénovation :

Les Clochettes font peau neuve !

Les Clochettes font peau neuve !

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Nous nous rendons à Saint-Fons pour visiter la copropriété des Clochettes en compagnie de M. Jobard, propriétaire, et de M. Monteil, chef de projet pour le PACT ARIM du Rhône.                  

Les Clochettes en travaux 

Nous nous installons dans le jardin situé au cœur de la copropriété, où de nombreux habitants de tout âge et de toute origine se rencontrent. La copropriété des Clochettes accueille près de 1 000 habitants, soit environ un quart de la population du plateau des Clochettes !

Construite au début des années 1960, la résidence se compose de 272 logements répartis en quatre bâtiments. Même si ces immeubles ont fait l’objet de travaux régulièrement, la copropriété a aujourd’hui décidé de s’engager dans une rénovation plus complète. Retour sur une réhabilitation ambitieuse.

Une copropriété engagée

A la demande de la copropriété qui rencontrait quelques difficultés, un plan de sauvegarde a été signé en 2010 par l’État, l’Agence Nationale de l’Habitat, le Grand Lyon, la Ville de Saint-Fons, le Conseil Général et Procivis. L’engagement du conseil syndical, des copropriétaires et des partenaires a permis d’élaborer étape par étape un projet de réhabilitation complet, avec l’accompagnement du PACT ARIM. L’objectif : revaloriser les immeubles en luttant contre la précarité énergétique tout en travaillant sur l’amélioration de son fonctionnement.

En 2012, la possibilité de mobiliser de nouvelles aides grâce au Plan Climat du Grand Lyon et à la Région Rhône-Alpes a permis à la copropriété de se fixer comme nouvel objectif l’atteinte du niveau de performance énergétique « BBC rénovation ». Avec une diminution de moitié des consommations de chauffage, les ménages feront des économies importantes et le confort des logements sera amélioré, en hiver comme en été.

Une réhabilitation complète

L’absence d’isolation dans les constructions des années 1960 fait qu’il est nécessaire aujourd’hui de faire de gros travaux pour atteindre le niveau « BBC rénovation ». Le programme de travaux, voté en 2012 en assemblée générale des copropriétaires, a dû être ajusté en 2013 suite à la découverte d’amiante dans certains matériaux (façades, toiture, fenêtres). Les travaux ont commencé en juillet 2014 et se termineront en décembre 2016.

Ancienne façade

L’ancienne façade

Le premier volet des rénovations vise à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, avec :

  • L’isolation thermique par l’extérieur des façades, terrasses et caves
  • Le changement des fenêtres (non obligatoire pour les propriétaires les ayant remplacées peu auparavant)
  • La pose de volets-roulants
  • L’installation d’une ventilation naturelle assistée 
Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Une nouvelle isolation pour une nouvelle façade

Le deuxième volet a pour but de sécuriser les immeubles avec notamment :

  • L’amélioration de la sécurité incendie
  • Le remplacement de l’éclairage des caves
  • La reprise de l’électricité des parties communes

Enfin, d’autres travaux sont réalisés pour compléter la rénovation :

  • Installation de bouquets de paraboles sur le toit de chaque immeuble
  • Désamiantage

Ces travaux ont permis de réaliser une économie de 634 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 72 tours du monde en avion ou encore de plus de 2,6 millions de kilomètres en voiture !

Les travaux continuent !

Les travaux continuent !

Quel montage financier ?

Coût total de la réhabilitation : 6,7 millions d’euros soit en moyenne 24 600 € / logement.

A titre exceptionnel, les partenaires ont contribué au financement des travaux à hauteur de 70% du montant de l’opération, en octroyant des aides collectives et des aides individuelles selon les niveaux de ressources des propriétaires. Les restes à charge, compris entre 500 et 13 000 € par logement, sont relativement faibles comparés à l’ampleur du projet. En outre, certains propriétaires ont accès à des dispositifs d’avance de trésorerie et de prêt à taux zéro proposés par Procivis.

Rendez-vous début 2017 pour voir le résultat !

Copropriété Alpes C et D à Saint-Priest : une réhabilitation exemplaire

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. Visite d’un projet ambitieux à Saint-Priest avec Riad Chérif, Président du conseil syndical de la copropriété Alpes C et D, et Stéphane Collacciani, directeur de projet ORU & Politique de la Ville à la Métropole de Lyon.

Façade avant travaux

Façade avant travaux

Le projet de tout un centre-ville

Saint-Priest a connu une augmentation exceptionnelle de sa population, passant de 2 500 à 40 000 habitants en moins d’un siècle. De nouveaux quartiers se sont développés, créant plusieurs centres urbains. Depuis 2001, la ville et ses partenaires (Grand Lyon, Etat, Région…) ont mis en place une opération de renouvellement urbain « coeur de Saint-Priest » qui s’étend sur 61 hectares et concerne 2 500 logements, soit 6 500 habitants, dans le but de créer un véritable centre-ville sur ce territoire résidentiel de « grands ensembles ».

La réhabilitation de la copropriété Alpes C et D est un « petit grand projet » selon Stéphane Collacciani, qui participe à l’Opération de Renouvellement Urbain. Même si elle ne concerne que deux bâtiments, construits au milieu des années 1960, elle a pour but de replacer cet ensemble dans le marché immobilier ainsi que dans le centre-ville renouvelé en réhabilitant 90 logements à un niveau d’exigence architectural et énergétique élevé.

Les immeubles C et D font partie d’un ensemble de dix bâtiments situés au coeur du périmètre de l’Opération de Renouvellement Urbain, dont deux ont été détruits après acquisition des 198 logements par le Grand Lyon. Les bâtiments C et D ayant peu fait l’objet de rénovations de grande ampleur, la copropriété et les pouvoirs publics se sont lancés dans une opération de réhabilitation. Retour sur une rénovation exemplaire.

Les immeubles font l'objet d'un plan de sauvegarde

Les immeubles font l’objet d’un plan de sauvegarde

Aller plus loin qu’un coup de peinture

La copropriété envisageait au départ un simple ravalement de façade autofinancé. Les partenaires publics (ANAH, Ville de Saint Priest, Métropole de Lyon) ont missionné l’association Pact Arim pour accompagner les copropriétaires dans leurs réflexions sur le projet de travaux. Grâce aux aides au syndicat et aux aides individuelles liées aux conditions de ressources et aux engagements de la copropriété et des partenaires, le projet de rénovation a pris peu à peu de l’ampleur.

Le conseil syndical a alors tenu à fixer un objectif précis à cette rénovation et à étudier plus en détails le plan de financement. Les partenaires ont vu grand et ont décidé d’atteindre le seuil BBC rénovation (moins de 96 kWhep/m².an), privilégiant ainsi la performance énergétique et une meilleure maîtrise des charges.

Les travaux, définis après un audit énergétique des bâtiments, ont été votés en 2013 lors d’une Assemblée Générale des copropriétaires. Le conseil syndical est devenu à ce moment-là maître d’ouvrage pour les travaux et études complémentaires (amiante…), se saisissant pleinement du projet.

Nouvelle façade isolée, côté rue

Nouvelle façade isolée, côté rue

Des habitants informés et engagés

Le projet a globalement été bien accueilli par les propriétaires, qui ont pu donner leur avis lors de réunions de concertation et d’assemblées générales où étaient votés les travaux. Les parties prenantes se réunissaient en amont de ces assemblées lors de réunions publiques pour les préparer en abordant les aspects techniques.

Au-delà des copropriétaires, les San-Priots aussi sont concernés par cette réhabilitation ! Des expositions sur l’opération de renouvellement urbain du centre-ville et un article dans la lettre d’information Cœur Saint-Priest ont permis d’informer les riverains du projet.

Zoom sur les travaux

Les travaux ont débuté en juillet 2014 et devraient se terminer en novembre 2015. Ils comportent deux volets : un volet architectural (avec notamment le ravalement des façades en harmonie avec les nouveaux immeubles créés dans le quartier dans le cadre de la ZAC du Triangle) et un volet énergétique.

Pour atteindre le niveau de rénovation BBC, la copropriété a entrepris de nombreux travaux :

  • Isolation maximale des bâtiments : isolation extérieure de la façade, des caves, des terrasses, des pignons, changement des fenêtres et des volets
  • Travail architectural sur les parties communes et la façade
  • Renforcement de l’étanchéité du bâtiment
  • Uniformisation des allées (fenêtres, clés, peintures)
  • Révision de l’électricité
  • Pose de panneaux photovoltaïques sur le toit
  • Création d’un système de ventilation assistée
  • Changement des portes palières (installation de portes coupe-feu)
  • Mise en place de mats en toiture pour les paraboles
  • Équipement de chaque logement avec un thermostat permettant la régulation individuelle de la température entre 19 et 21°

Globalement, les travaux permettent de passer de 224 à 90 kWhep/m².an, soit un gain de 196 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 22 tours du monde en avion ou encore de plus de 805 000 km en voiture chaque année !

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l'ancienne

A gauche, la nouvelle façade. A droite, l’ancienne

Une réhabilitation exceptionnelle

Le niveau de rénovation des immeubles C et D de la copropriété des Alpes est exceptionnel. Le projet est de forte ampleur, avec un coût d’opération se chiffrant à environ 40 000 € par logement. Le plan de sauvegarde a cependant permis de mobiliser des aides importantes.

Le montage financier du projet, réalisé avec l’aide du PACT ARIM, a permis de mobiliser toutes les aides disponibles. Ainsi, sur les 3,6 millions d’euros de travaux, 93% sont issus de financements publics, ce qui est une situation exceptionnelle. Le complément est financé par les propriétaires, avec un reste à charge s’élevant de 500 à 4 900€ par logement. En outre, un système de prêt à taux zéro (ProcivisRhone) a été mis en place comme aide au financement.

Enfin, la dynamique et l’implication du conseil syndical en tant que maître d’ouvrage sont à souligner. Le conseil syndical s’est monté comme une véritable force à même de mener les travaux et de permettre à l’ensemble des copropriétaires de s’approprier le projet.

Espérons que les San-Priots seront séduits par le résultat !

Gerland : la Grande Halle vise le label effinergie +

Perspective aérienne de la future Grande Halle © Reichen et Robert & Associés

Perspective aérienne de la future Grande Halle © Reichen et Robert & Associés

>> Mesure visée par l’action 4.2 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 34]

Le quartier de Lyon Gerland poursuit sa mutation. Au terme d’un appel d’offres piloté par EDF, Gecina a été sélectionnée pour y construire un immeuble de bureaux de 20000 m². L’opération d’ampleur vise la certification HQE et le label effinergie +

« La Grande Halle » c’est son nom, sera développée sur une réserve foncière appartenant à Gecina. Elle intègre notamment la restructuration d’une halle existante pour y accueillir, fin 2016, un millier de salariés EDF.

Le projet imaginé par le cabinet d’architectes Reichen et Robert & Associés compte 3 bâtiments, réunis sous forme de Campus, et s’inscrit dans le développement durable de Gerland.
Le Grand Lyon et la Ville de Lyon ont d’ores et déjà accepté de programmer les travaux nécessaires à sa réalisation : voiries, liaisons en mode doux, réseaux, éclairage public et espaces verts.

Pour aller plus loin
Basée sur la RT 2012, le label Effinergie + va encore plus loin que le label BBC dans la performance énergétique des constructions neuves et oblige, notamment, l’affichage des consommations d’usage en amont des bâtiments à énergie positive en 2020.

Vénissieux, sur la route de l’éco-rénovation

>> Mesure visée par l’action 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Que vous habitiez en maison individuelle ou en immeuble collectif, des solutions de travaux existent ainsi que des aides publiques.

Que vous habitiez en maison individuelle ou en immeuble collectif, des solutions de travaux existent ainsi que des aides publiques.

Les rencontres énergie continuent à Vénissieux autour de l’éco-rénovation des logements !

Depuis le lancement en octobre 2013 (lire l’article), une équipe de conseillers vous accueille le mardi de 9h30 à 12h30 en mairie. Les prochaines dates :

  • 4 et 18 mars
  • 1, 15 et 29 avril
  • 13 et 27 mai
  • 10 et 24 juin
  • 8 et 22 juillet
  • 2, 16 et 30 septembre
  • 14 et 28 octobre
  • 18 novembre
  • 2 et 16 décembre

Téléchargez la plaquette ici !

Contactez les conseillers au 04 37 28 70 30 ou par mail : energie.venissieux[a]pact-habitat.org

 

La 3e Conférence Energie Climat mobilise les partenaires

Salle comble pour la 3e Conférence Énergie Climat qui s’est tenue le 28 octobre dernier à l’Hôtel de Communauté. L’objectif ? Dresser le bilan des actions engagées, deux ans la signature du Plan Climat Énergie Territoriale (PCET) et réaffirmer la volonté de maintenir une dynamique collective sur le sujet.

>> Mesure visée par l’action 2.2 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 58]

Salle comble pour la 3e Conférence Energie Climat du 28 octobre 2013. © J.Léone

Un auditoire dense et attentif pour la 3e Conférence Énergie Climat du 28 octobre 2013. © J.Léone

Rappelez-vous : les dernières CEC –  qui se sont respectivement tenues en mai 2010 et novembre 2011 – avaient abouti à l’élaboration partenariale des 26 actions cadres du Plan Climat et l’engagement de tous les partenaires à les mettre en oeuvre dans leurs domaines de compétence (transport, énergie, habitat).

Émissions de Co2, deux ans d’actions récompensées

Deux ans après la signature du PCET, il était temps de dresser un premier bilan et de réaffirmer la volonté de maintenir une dynamique collective sur le sujet ! Nous accueillons donc 18 nouveaux signataires en 2013,  portant à 73 le nombre officiel de partenaires mobilisés à l’échelle du territoire.

En matière d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), les actions directement liées au Plan Climat ont permis d’économiser -100 000 tonnes de CO2/an en 2 ans. Les actions les plus impactantes ont été :

  • la mise en place de chaufferies biomasse sur les réseaux de chaleur, avec 70MW de puissance installés aujourd’hui pour un objectif de 160MW en 2020 (-53 000 tonnes de CO2/an)
  • la mise en oeuvre du Plan Mode doux : nous avons atteint l’objectif initial de 520km de pistes cyclables fin 2013 et la part modale du vélo en ville a doublé depuis 2006 (-26 000 tonnes de CO2/an)
  • le succès du covoiturage : une récente enquête auprès de 1000 grand lyonnais a montré que 24 000 à 42 000 personnes covoiturent régulièrement, alors que l’objectif du Plan Climat est de 50 000 en 2020 (-13 000 tonnes de CO2/an)
  • la montée en puissance des rénovations au niveau BBC dans le parc social, avec déjà 2000 logements dont la rénovation sera terminée en 2014 (-2 000 tonnes de CO2/an)
Evolution entre 2000 et 2010 des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire du Grand Lyon. Source : Air Rhône-Alpes et OREGES, 2013.

Evolution entre 2000 et 2010 des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire du Grand Lyon. Source : Air Rhône-Alpes et OREGES, 2013.

 

GES, la tendance est à la baisse

Cette réduction, qui correspond à –1% à -2% des émissions du territoire, s’inscrit dans une tendance de baisse généralisée sur l’agglomération. En effet, le baromètre développé par Air Rhône-Alpes et publié sur le site de l’OREGES (Observatoire Régional des Gaz à Effet de Serre)  montre qu’en 10 ans, les émissions de GES du territoire ont baissé de -10% (période 2000-2010).

 

 

Quand on regarde un peu plus en détails, on s’aperçoit que chaque secteur ne s’est pas comporté de la même manière pendant ces 10 années.

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur des Transports sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur des Transports sur le Grand Lyon

Volet Transport

Ainsi, le transport (qui représente toujours près de 30% des émissions du territoire), a vu ses émissions de GES décroître fortement, principalement en lien avec les évolutions réglementaires imposées aux constructeurs (normes sur les émissions des voitures). En effet, sur cette période la mobilité des Grands Lyonnais n’a pas diminué : si le trafic a diminué dans le centre-ville, il est en hausse en périphérie (voir la publication de l’Observatoire des déplacements de l’agence d’Urbanisme sur le trafic routier). 

2 actions des partenaires ont été présentées à la Conférence Energie Climat sur le volet « Transport », des services d’auto-partage 100% électriques :

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l'Industrie sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l’Industrie sur le Grand Lyon

Volet Industrie

Du côté de l’Industrie (à peu près 1/3 des émissions), la baisse est largement visible et – surprise ? – pas uniquement liée à la conjoncture économique : on peut penser que la pression accrue du coût de l’énergie et d’autres contraintes (réglementation, quotas carbone) ont poussé le secteur industriel à s’intéresser de près à la question de l’efficacité énergétique.

« Une partie des réponses au défi climatique réside dans l’innovation » ont rappelé les partenaires à cette occasion. De nombreuses initiatives privées fleurissent sur le territoire pour faire du Grand Lyon un terrain d’expérimentations grandeur nature de la transition énergétique.

 

Volet Énergie
Comme nous l’avons évoqué plus tôt, le déploiement du bois-énergie sur les réseaux de chaleur porte la puissance des installations en place à 70MW en 2013 ! En parallèle, les expérimentations de nouvelles formes de consommation énergétiques se multiplient – plaçant l’usager au cœur du dispositif.

 

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l'Habitat et du tertiaire sur le Grand Lyon

Evolution 2000-2010 des émissions de GES du secteur de l’Habitat et du tertiaire sur le Grand Lyon

Volet Habitat

Enfin, dans le secteur de l’habitat et du tertiaire, on observe une certaine stabilité des émissions de GES. De fait, en 10 ans, nous avons construit davantage de logements, mais qui consommaient moins d’énergie, ce qui peut expliquer cette stabilité. Comment infléchir la courbe? On voit bien que la production de logements et de bureaux neufs performants ne suffira pas, l’effort est à porter sur la rénovation…
Le Grand Lyon a justement voté un budget de 10 millions d’euros pour un plan de rénovation du parc privé et public existant portant sur 3200 logements . 275 logements de la Cité Perrache – qualifiés de « véritables passoires énergétiques » – vont notamment bénéficier d’une réhabilitation en règle pour l’atteinte du niveau BBC Rénovation.

 

18 nouveaux partenaires ont paraphé le précieux document à l'issue de la Conférence Enrgie Climat. © J. Léone

18 nouveaux partenaires ont paraphé le précieux document à l’issue de la Conférence Énergie Climat. © J. Léone

Il est enfin difficile de chiffrer quelle est la part de chaque facteur – notamment les changements de comportements dont on sait qu’ils ont une influence très forte… En témoigne le défi Famille à Énergie positive permettant la diminution de 12 à 17% des consommations énergétiques par la simple adoption d’écogestes, faciles à mettre en pratique dans la vie de tous les jours.

Prochaine étape ? L’élaboration du volet « Adaptation ». Il s’agit de s’interroger ici sur les changements climatiques et leur influence induite sur nos modes de faire, de vivre.  Dès 2014, l’équipe du Plan Climat repartira en campagne pour mobiliser les acteurs concernés et initier une nouvelle démarche partenariale.
Pour aller plus loin

Rénovation énergétique, de nouvelles subventions pour sauter le pas

Pour encourager les ménages à la rénovation énergétique de leur habitat, le gouvernement développe de nouvelles aides. Ce sont désormais 46 % des français qui pourront obtenir une subvention publique pour leurs travaux d’éco-rénovation. Pour accompagner les (co)propriétaires et locataires dans leurs démarches et connaître les modalités de financement, un guichet unique a été mis en place.

>> Mesure visée par l’action 4.4 et 4.5 du  Plan d’Actions Partenarial [clic !  à lire en p. 40]

Conseiller énergie ALE

Un conseiller énergie en plein travail dans les locaux de l’ALE.
© Rose-Marie Loisy – idelibile / ADEME

Changer la chaudière, poser des fenêtres à double vitrage, isoler les murs et la toiture de votre logement, miser sur les énergies renouvelables pour la production eau chaude sanitaire, etc. : nombreux sont les travaux susceptibles de diminuer vos consommations d’énergie – et, par là même de mettre le holà aux factures trop salées.

Deux nouvelles primes à l’éco-rénovation

Les opérations de cette nature chiffrent vite et pour espérer faire des économies à terme, il faut être en capacité d’en supporter l’investissement initial. Pour soutenir l’éco-rénovation et encourager les ménages à mettre la main au porte-monnaie, le gouvernement et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) revoient leur dispositif de financement à la hausse.

Deux primes exceptionnelles de 1350 et 3000 euros font ainsi leur entrée :

  • une prime de 1350 euros pour les ménages aux revenus moyens et
  • une prime de 3000 euros pour les ménages les plus modestes.

Résultat ? 46 % des ménages français peuvent désormais compter sur les aides publiques. Pour les autres, le crédit d’impôt développement durable (CIDD) et le prêt à taux zero (PTZ) demeurent des solutions encourageantes.

Un service public de la rénovation énergétique

Pour soutenir la mise en place de ces nouvelles mesures inscrites au dispositif « J’éco-rénove, j’économise», le réseau Rénovation info services se développe partout en France autour des structures locales de l’énergie.

Porte d’entrée pour le territoire du Grand Lyon l’ALE assure le conseil technique et l’accompagnement de projets, elle renseigne sur les moyens de financement ainsi que sur les nouvelles aides disponibles, dont les dossiers éligibles sont montés par l’Anah.

En améliorant la performance énergétique de votre bien, vous augmentez sa valeur et votre confort tout en diminuant votre facture énergétique.

En améliorant la performance énergétique de votre bien, vous augmentez sa valeur et votre confort tout en diminuant votre facture énergétique.

« Nos conseillers répondent gratuitement à toutes les questions techniques et financières sur l’habitat, les économies d’énergie, les énergies renouvelables et l’éco-consommation » explique Stéphane Rouvier, chargé de communication côté ALE.

« On espère que le nouveau dispositif engendrera une augmentation de la demande d’éco-rénovation, notamment dans les copropriétés ». L’ALE a développé dans ce sens un outil de diagnostic en ligne : renocopro, qui propose un parcours chronologique en 4 étapes.

Pour aller plus loin

  • Point info-énergie ALE : permanence téléphonique du mardi au vendredi 04 37 48 22 42, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30
  • Plus d’infos sur le site gouvernemental