L’édition 2020 du Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre est publiée !

La Métropole de Lyon, en tant que collectivité territoriale de de plus de 50 000 habitants, est tenue de réaliser un Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES ou Bilan GES) tous les trois ans. Il s’agit du bilan des émissions dues aux compétences et aux activités de l’institution : il permet de connaitre les postes sur lesquels la Métropole doit travailler en priorité pour améliorer son empreinte carbone.

 

BEGES_2020

 

Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre de la Métropole de Lyon en 2020

Le BEGES est une photographie des émissions de gaz à effet de serre induites par l’activité et le patrimoine de l’institution. Son objectif : connaitre les postes les plus émetteurs de gaz à effet de serre, dans le but de les réduire. Le bilan réalisé en 2020 porte sur les données d’émissions de gaz à effet de serre de 2019.

En 2019, les émissions de gaz à effet de serre relatives au fonctionnement et aux compétences de la Métropole de Lyon sont évaluées à environ 405 000 tonnes de CO2 équivalent (tCO2). Ce sont les émissions induites par son fonctionnement (patrimoine) et ses services publics (compétences déchets, réseaux de chaleurs, eau-assainissement) : on peut parler de l’empreinte carbone de l’institution (Scopes 1 et 2).

Cela représente environ 5% des émissions totales produites sur le territoire de la Métropole de Lyon parmi les 7 692 000 tCO2e émises par le territoire dans son ensemble : habitants, activités économiques, communes…

 

Émissions de l’institution Métropole par rapport au territoire du Grand Lyon

Émissions de l’institution Métropole par rapport au territoire du Grand Lyon

 

Ce qui est comptabilisé dans le BEGES

Le BEGES intègre les émissions inhérentes au fonctionnement de son patrimoine (bâtiments et véhicules) et des équipements qu’elle gère (collèges, équipements sportifs). On prend en compte les consommations d’énergie des bâtiments (en kilowattheure par type d’énergie), les consommations de carburant des véhicules (en litre par type de carburant), mais aussi les gaz réfrigérant des climatisations, dont l’impact environnemental est très élevé.

Il intègre également les émissions produites dans le cadre de l’exercice des compétences de l’institution, effectuées en régie ou déléguées, telles que la collecte et le traitement des déchets, la production d’énergie dans les réseaux de chaleur urbain, l’eau potable et l’assainissement, la voirie …

Les 2 catégories et postes d’émissions prises en compte dans le BEGES, liées aux activités ci-dessus, sont de 2 types : 

  • Les émissions directes de GES, c’est le scope 1. Ce sont les émissions qui ont lieu directement sur le territoire et qui sont liées aux infrastructures, aux équipements détenus par la collectivité, comme la consommation de carburant de la flotte de véhicules ou les fluides frigorigènes des climatisations.
  • Les émissions indirectes énergétiques, c’est le scope 2. Il correspond aux émissions indirectes liées à la production d’électricité et à l’alimentation des réseaux de chaleur et de froid.

Enfin, vient le scope 3, qui n’est aujourd’hui pas comptabilisé pour la Métropole de Lyon, et qui correspond à toutes les autres émissions indirectes, associées aux biens et services importés, tels que les process de fabrication du matériel informatique utilisé ou encore les déplacements domicile-travail des agents.

 

Le profil des émissions de la Métropole de Lyon

Profil d’émissions de GES du patrimoine et des compétences de la Métropole de Lyon, en tCO2e

Profil d’émissions de GES du patrimoine et des compétences de la Métropole de Lyon, en tCO2e

 

  • L’exercice de la compétence de gestion des déchets est la principale source d’émissions de la Métropole, elle représente 64% des émissions, dont 93% sont issues de la combustion des déchets lors des process d’incinération, en particulier celle du plastique. À noter que la chaleur produite par le procédé d’incinération alimente en partie les réseaux de chaleur, limitant ainsi le recours à des énergies plus carbonées (on parle d’« émissions évitées », à l’échelle territoriale).
  • Les réseaux de chaleur représentent le second poste d’émissions de la Métropole (29% des émissions). Des efforts sont faits pour diminuer les émissions liées au RCU grâce au verdissement du mix énergétique qui alimente les RCU (aujourd’hui, autour de 60% d’ENR).
  • Troisième source d’émissions, l’assainissement et l’eau potable contribuent pour 4% aux émissions de la Métropole. Ces émissions sont essentiellement induites par le traitement des boues (50%) et les consommations d’énergie des process de collecte et d’épuration (47%).
  • Les consommations du patrimoine administratif (bâti et roulant) ne représentent que 3% des émissions totales. Pour autant, la Métropole se veut exemplaire sur cette question, et ambitionne sur le mandat un important plan de rénovation de son patrimoine bâti.
  • La voirie (tunnels, parking…) représente moins de 1% du profil d’émissions de la Métropole.

 

Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre : un outil pour le Plan Climat

Au-delà du caractère réglementaire de l’exercice, le BEGES représente l’opportunité pour la collectivité de cibler les secteurs d’émission clefs, et d’en connaitre les évolutions. Cette dernière donnée est importante pour le suivi du Plan Climat 2030, qui fixe des objectifs à atteindre (notamment en termes d’émissions) en vue de se mettre sur la voie d’une neutralité carbone à 2050.

Les évolutions constatées d’une année à l’autre sont toutefois à prendre avec des pincettes : en effet, comme il l’a été vu plus haut, une partie de l’activité, émettrice, génère également des « émissions évitées » que l’on ne peut soustraire au bilan global. Par exemple, l’extension des réseaux de chaleur urbain va mathématiquement générer plus d’émissions pour l’institution, mais diminuer le bilan du territoire en se substituant à des sources fossiles.

 

Retrouvez le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre – 64 pages – ici [clic!]

 

Ecolyo, pas encore née, déjà primée !

 

Ecolyo, future application à destination des habitants pour suivre les consommations de leur logement, vient d’être récompensée pour son prototype, l’occasion de vous dévoiler ses services…

 

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Visualiser ses consommations pour mieux les maitriser…

Pour utiliser Ecolyo​, les usagers devront être équipés d’un compteur communicant : Linky​ pour l’électricité, ou Gazpar​ pour le gaz, ou Téléo pour l’eau. Cette application permettra de suivre l’ensemble des consommations (électricité, gaz, eau) des logements, par an, mois, jour, heure, en quantité ou en euros. Grâce à un tableau de bord personnalisable, l’usager visualisera ses consommations, pourra les comparer dans le temps ou avec des profils types. Ecolyo rappellera les écogestes, actions simples permettant de réduire ses consommations tout en proposant des défis, individuels ou collectifs.

 

Quid de la sécurité des données individuelles ?

La Métropole de Lyon est particulièrement attentive à la gestion des données personnelles. Pour utiliser Ecolyo, l’usager n’aura pas à partager ses données personnelles, ni avec la Métropole, ni avec aucun prestataire. Concrètement, Ecolyo fonctionne dans un espace personnel numérique sécurisé auquel seul l’intéressé aurez accès. Dans cet espace, les données personnelles seront récupérées sans les faire sortir vers un tiers. À terme, d’autres services seront proposés dans cet espace.

 

Une application exemplaire et sécurisée

Le prototype Ecolyo a été récompensé par un 3e  Prix du Jury dans le cadre du DataChallenge​ organisé par le Ministère de la Transition écologique, ​​l’ADEMEEnedis​ et GRDF. Ecolyo se distingue sur trois points :

  • C’est un service qui regroupe au même endroit les consommations d’électricité, de gaz et d’eau.
  • La gestion des données personnelles dans le cadre du service est exemplaire via l’utilisation d’un espace personnel sécurisé  pour accéder au service et la possibilité à terme de croiser d’autres données personnelles et d’accéder à d’autres services.
  • L’outil est gratuit et le code de développement du service est en open source.

Ce prix a été décerné par un jury d’experts réunissant les organisateurs, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL)​la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le Médiateur de l’Énergie et un sociologue. Il récompense un travail collectif entre la Métropole de Lyon, l’ALEC et les gestionnaires de réseaux (Enedis, GRDF, Eau du Grand Lyon).

Ecolyo est encore dans une phase de développement qui se poursuivra jusqu’en 2021. Si vous êtes intéressé(e)s, vous pouvez contribuer et tester ce nouveau service : www.ecolyo.com

 

 

POLLUTEC ONLINE, c’est cette semaine ! Du 1er au 4 décembre 2020

 

Face à la situation exceptionnelle, Pollutec a lieu 100% en ligne cette année, du 1er au 4 décembre. Vous pouvez retrouver toutes les conférences ici [clic !] , sur les domaines de l’économie circulaire, de l’eau, des déchets, de la mobilité durable, mais aussi la biodiversité, ou encore l’énergie et le climat.

 

Pollutec Online, du 1er au 4 décembre 2020

Pollutec Online, du 1er au 4 décembre 2020

 

Vous trouverez…

Des conférences en format plénière, de 45 minutes avec modérateur, organisées avec des officiels sur des plateaux TV à Paris mardi et mercredi, et à Lyon jeudi et vendredi à EDF Pulse Lab.

Nos élus interviennent dans 2 tables rondes :

  • Mines urbaines Jeudi 3 décembre | 16h30 – 17h15 : Quelles solutions pour transformer nos villes, en augmentant la flexibilité et la capacité de nos bâtiments à se transformer ? Construire des bâtiments éco-conçus pour faciliter la déconstruction sélective. Mise en valeur de mines et carrières urbaines en France et en Europe. Avec Emeline Baume : 1ère Vice-Présidente, Métropole de Lyon (ILOE/Chantier R Station R) ; Alexandre Doyere : Président, Doyere Démolition, Administrateur du SEDDRe ; Cédric Borel : Directeur Institut Français pour la performance du Bâtiment  ; Véronique Pappe : Déléguée Générale, Construction 21.
  • Mobilité des personnes au sein des villes Vendredi 4 décembre | 14h – 14h45 : Comment maîtriser et répondre à la demande ? Quelles possibilités pour le report modal ? Comment l’accélérer ? Comment améliorer l’existant ? Avec Jean-Charles Kohlhaas : Vice-Président en charge des déplacements, intermodalités et logistique urbaine, Métropole de Lyon ; Pauline Desmedt : chef de projets Innovation (LEMON), Transdev ; Jérémie Almosni : chef de service, Service Transports et Mobilités, ADEME ; Timothée David : Directeur territorial, EDF Collectivités Auvergne Rhône-Alpes.

Des formats ateliers, où les entreprises peuvent évoquer les solutions ou projets concrets.

L’annuaire des solutions, qui met en avant toutes les solutions/innovations que les exposants voulaient présenter en 2020. Il sera mis en ligne le 1er décembre et restera actif pendant 1 an. Objectifs : présenter ses produits ; faire connaître son entreprise ; mettre en avant ses innovations ;  développer sa visibilité auprès des différents acteurs du secteur ; générer des contacts qualifiés intéressés par ces solutions. L’annuaire des exposants est disponible ici [clic !]

Des rendez-vous d’affaires, via une plateforme en ligne gratuite qui aide à qualifier les personnes à cibler prioritairement pour favoriser les rencontres entre donneurs d’ordres publics et privés, industriels et collectivités. Objectifs : faciliter les rencontres entre les professionnels des métiers de l’environnement et les porteurs de projets publics et privés. Où ? [clic !] Comment ça marche ? [clic !] Qui est déjà inscrit ? [clic !]

Et finalement, deux escape game jeudi à 12h et vendredi à 11h10 : comment allez-vous échapper au réchauffement climatique ? 60 minutes pour choisir collectivement les meilleures solutions pour la transition énergétique, l’évolution de notre mobilité ou notre alimentation !

En attendant le retour de la version salon à Eurexpo du 5 au 8 octobre 2021 !