L’occupation des sols : le taux d’artificialisation des sols

6 août 2013
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 Que prend-on en compte ? 

La loi de Solidarité et Renouvellement Urbain du 13 décembre 2000 a introduit un objectif de maîtrise de l’étalement urbain et donc de l’artificialisation des sols. Le taux d’artificialisation des sols est obtenu par l’analyse de l’occupation des sols.
L’occupation des sols est étudiée avec la base nationale Corine Land Cover. On y distingue des espaces qualifiés d’artificiels, par opposition aux espaces agricoles, aux forêts, aux milieux naturels et aux surfaces en eau. Il s’agit des zones urbanisées, industrielles et commerciales, des infrastructures et des espaces verts urbains.

 Qu’apprend-on ? 

En 2006, le Grand Lyon était artificialisé à hauteur de 59 % de sa surface, contre 56 % en 1990. Cœur de l’aire métropolitaine, le Grand Lyon poursuit son urbanisation. En seize ans, dans un contexte de croissance démographique forte (près de 8 %), les surfaces artificialisées ont progressé au rythme de 90 hectares par an.
L’artificialisation se fait avant tout au détriment des terres agricoles. Les  surfaces d’espaces boisés et naturels apparaissent stables, tandis que les surfaces en eau ont légèrement augmenté, avec l’évolution du site de Miribel-Jonage. Cette dynamique est comparable à la tendance nationale.
Le remplacement du Plan d’occupation des sols de 1993 par le Plan local d’urbanisme de 2005 a cependant permis une prise en compte accrue de la trame verte d’agglomération : les grands sites naturels et agricoles de l’agglomération mais également les continuités vertes ou agricoles qui pénètrent jusque dans les secteurs urbanisés. Cela s’est traduit par une augmentation sensible des surfaces à vocation agricole ou naturelle, en procédant à un réexamen des zones d’urbanisation future inscrite au P.O.S. de 1993. La superficie des zones à vocation naturelle ou agricoles est passée de près de 17 660 ha à plus de 20 195 ha, soit 41 % du territoire communautaire (sans Givors et Grigny) contre 35 % dans le P.O.S. de 1993.

Sources : Corine Land Cover – Ministère en charge de l’écologie

 occupation des sols

 

 

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