Le Congrès Marguerite #2 amène les ados à la rencontre de leur territoire et éveille les jeunes de notre région à l’agriculture durable et innovante

28 janvier 2019
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Des élèves enthousiastes dans l’Amphi Meyrieux de l’ENS de Lyon (Lyon 7) © Projet Marguerite 2018 – Photo : Videolam

Des élèves enthousiastes dans l’Amphi Meyrieux de l’ENS de Lyon (Lyon 7)
© Projet Marguerite 2018 – Photo : Videolam

Pour la seconde année consécutive, l’Ecole Normale Supérieure de Lyon a réitéré l’organisation du Congrès des Elèves Marguerite. Cet événement s’inscrit dans le projet Marguerite-Sensi Agri finance par le Programme national pour l’Alimentation (DRAAF Auvergne Rhône-Alpes) qui combine recherche et action à travers la coopération de l’École Normale Supérieure de Lyon, du Laboratoire Environnement Ville Société, ainsi que de l’Institut Français de l’Education. Depuis ses débuts, la Métropole de Lyon a fait partie des partenaires de premier plan du projet.

Une deuxième année pour des projets consolidés

Fort de la réussite de sa première édition l’an passé, la deuxième édition du Congrès a vu le nombre d’élèves et d’établissements  participants augmenter sensiblement. 360 élèves encadrés par 40 enseignants ont ainsi fait le voyage jusqu’au quartier de Gerland. Dix collèges et trois lycées ont participé au projet, non seulement dans le Rhône, mais également dans l’Ain et même à Paris.

Tout au long de l’année, ils ont mené des projets visant à penser des formes innovantes d’agriculture et d’alimentation dans l’environnement de leur établissement : spectacle chanté, forum des agriculteurs, projets culinaires novateurs, petits jardins, maquettes d’utopies urbaines, creation d’un composteur, exposition photo… Cela correspondait au thème fixé pour cette année: “les collégiens et les lycéens à la rencontre de leur territoire”. Lors du Congrès du 7 mai dernier, ils ont présenté successivement leurs travaux par des présentations et des clips, ainsi que par des prises de parole des élèves, qui furent nombeux à se porter volontaires.

Les élèves écoutent des conférences (Claire Delfosse, Stéphane Crozat)… puis sont eux-mêmes conférenciers (ici les Collégiens de La Clavelière, Oullins) devant les partenaires du projet (IFÉ, Métropole de Lyon, CARDIE, Académie de Lyon)  © Projet Marguerite 2018 – Photo : Videolam

Les élèves écoutent des conférences (Claire Delfosse, Stéphane Crozat)… puis sont eux-mêmes conférenciers (ici les Collégiens de La Clavelière, Oullins) devant les partenaires du projet (IFÉ, Métropole de Lyon, CARDIE, Académie de Lyon)
© Projet Marguerite 2018 – Photo : Videolam

L’intervention de Philippe Prévost, agriculteur dans l’Ain

Philippe Prévost, éleveur bovin à Foissat et reconnu Producteur Artisan de Qualité par le Collège Culinaire de France, member du réseau Tabl’O Vert de l’AFOCg01 est intervenu auprès des élèves au sujet de l’élevage et de la transformation de la viande bovine tel qu’il le conçoit, c’est-à-dire selon des critères de qualité et de traçabilité.

Dans une démarche résolument pédagogique, Philippe Prévost a détaillé, images à l’appui, son quotidien d’éleveur au rythme des saisons. L’animal était au centre de la présentation, dans le respect de ses conditions de vie normales. En particulier, les élèves ont été initiés à des pratiques spécifiques à l’élevage bovin telles que le vêlage, ou encore la reproduction, naturelle ou assistée, des bovins à l’hiver. Les élèves ont été amenés à réfléchir à l’histoire de la viande qu’ils retrouvent régulièrement dans leur assiette. Philippe Prévost leur a décrit le processus de transformation de la viande en produit de consommation courante, un processus en réalité sensiblement abstrait pour les non-initiés. Sans tabou, les élèves ont visionné des images issues de l’abattoir contrôlé partenaire de l’exploitation de Philippe Prévost, Kamakle. Il les a également incité à visiter des exploitations pour s’informer au mieux des conditions de production de celle-ci.

L’accent mis sur la qualité de la viande a ainsi permis aux élèves de prendre conscience de l’importance de consommer une viande de qualité, quitte à ce que cette consommation soit moins fréquente. Les valeurs d’élevage défendues, centrées sur le pâturage, le maintien de structures familiales bovines, et la qualité de l’alimentation des animaux qui donne le label Agriculture Biologique à la viande émise, incitent en effet à un changement des modes de consommation de viande actuelle reposant sur un élevage intensif, à la traçabilité moindre et aux impacts environnementaux particulièrement élevé. Par ailleurs, les élèves étaient ravis d’approfondir leurs connaissances agricoles, eux qui ont dans une grande majorité déjà été amenés à visiter des établissements agricoles dans leur scolarité.

Des ateliers avec des associations partenaires avant la remise des prix !  © Projet Marguerite 2018 – Photo : Videolam

Des ateliers avec des associations partenaires avant la remise des prix !
© Projet Marguerite 2018 – Photo : Videolam

Une franche réussite éducative, responsable et émancipatrice

Durant toute l’année, le projet Marguerite aura à n’en pas douter suscité des vocations chez les élèves. La qualité et la diversité des projets mis en place par les différents établissements tout au long de l’année témoigne non seulement de l’implication de leurs enseignants dans la promotion de l’agriculture durable, mais aussi des grandes réceptivité et détermination des jeunes à prolonger, année après année, leurs découvertes par des innovations concrètes. En témoigne assurément la fierté ressentie unanimement par les élèves au moment des différentes remises des prix venus récompenser leur travail de toute une année, saluant l’innovation ou encore la créativité des propositions des différents lycées.

Auteur : Alexandre Thurbin, étudiant de l’ENS de Lyon

 

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