A7, les automobilistes lèvent le pied

panneau de signalisation vitesse limitée à 70 km/h

La traversée de Lyon limitée à 70 km/h

>> Mesure visée par le 2.4 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.16]

Les furieux bolides du bitume n’ont qu’à bien se tenir ! Depuis ce vendredi 11 mai, les portions d’autoroute traversant le centre-ville de Lyon sont limitées à 70km/h. La décélération en question vise à réduire la pollution et le bruit aux abords des zones urbanisées de l’autoroute du Soleil.

En tout et pour tout, seuls trois kilomètres de l’A7 sont concernés par une vitesse maximale de 70 km/h : depuis la courbe de la Mulatière jusqu’à la sortie du tunnel Fourvière.
« Cette nouvelle mesure vise l’amélioration du plan de protection de l’atmosphère (PPA) du Grand Lyon qui doit être adopté prochainement » a déclaré le Préfet du Rhône Jean-François Carenco, à l’origine du décret.

De fait, 40% de la pollution de l’air dans l’agglomération lyonnaise sont directement imputables au trafic routier. Ralentir c’est consommer moins de carburant. Lever le pied (sans aller jusqu’à la tendinite), c’est déjà limiter ses rejets de microparticules nocives.

Paul F. emprunte quotidiennement l’A7 pour rejoindre son domicile à Oullins : « si la volonté politique est véritablement de réduire les émissions carbone sur l’agglomération, la limitation de vitesse pérenne et contrainte – matérialisée par autant de panneaux signalétiques [NDLR et de "prunes" au goût amer ?] - est certainement plus adaptée que l’affichage lumineux épisodique lors des pics de pollution.» Et d’ajouter, pragmatique : « même si je vais perdre un temps précieux… »

Si l’A7 ouvre la voie, cette première disposition – entrée en vigueur le 11 mai 2012 – s’inscrit dans un schéma plus global visant l’homogénéisation progressive des limitations de vitesse aux abords de Lyon. De cette façon, la vitesse maximale autorisée sur les voies rapides de l’agglomération lyonnaise sera réduite de 20 km/h, d’ici fin juin. [NDLR Dans le même temps, les limitations de vitesse épisodiques* seront abandonnées.]

Perdre un peu de son temps pour en faire gagner à la planète, ça a du bon, non ?

* Le Grand Lyon compte 125 jours annuels d’alerte à la pollution

Une logistique urbaine sobre en carbone

Inauguration de l'ELU Cordeliers

Gérard Collomb inaugure le premier espace de logistique urbaine de Lyon (26 avril 2012).

>> Mesure visée par le 2.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.22]

Le Grand Lyon et ses partenaires créent le premier espace logistique urbain : l’ELU Cordeliers – ventricule palpitant des livraisons de marchandises au cœur de la Presqu’île – inauguré le 26 avril dernier.

Il ne s’agit ni d’un hurluberlu mystique autoproclamé, ni d’un politique influent. Cet ELU là compte 314m² de surface dédiés à la logistique avancée, au rez-de-chaussée du parking des Cordeliers (Lyon 2e). Mis à disposition par LPA, l’exploitation de l’espace de logistique urbaine est assurée par Transports Deret*. Objectif ? Optimiser la circulation des marchandises en ville, aussi bien sur le plan fonctionnel qu’environnemental. Explications.

« En général, les plateformes logistiques sont situées en périphéries quand les clients sont, pour la plupart, en centre-ville » explique Marie-Claude Nicolas Bauer, chargée de mission au Grand Lyon. Par ailleurs, les horaires de livraison, conditionnées par les heures d’ouverture/fermeture des magasins, contraignent tous les gros transporteurs à prendre la route vers l’hypercentre aux heures de pointe… Résultat ? Conditions d’accès, de circulation et de distribution difficiles, encombrement des rues, pollution de l’air et nuisances sonores additionnée d’une perte de temps indiscutable. Sans compter le ras le bol de nos concitoyens et des chauffeurs-livreurs de bonne composition, la mobilité urbaine en prend un coup…

Fonctionnement des livraisons sans ELU

Fonctionnement des livraisons sans ELU

Avec un accès illimité à l’ELU Cordeliers, les transporteurs privilégient les approches nocturnes – en dehors des heures de pointe – s’exonérant ainsi des contraintes de livraison traditionnelles. Les marchandises venant de la périphérie lyonnaise sont ainsi regroupées sur l’ELU Cordeliers avant d’être redistribuées vers les 31 destinataires finaux, via les véhicules propres, à l’instar des deux véhicules électriques récemment acquis par le transporteur Deret.
Outre le désengorgement des voies de circulation en période de pointe, cette nouvelle formule contribue à la diminution du nombre de véhicules polluants vers les centres denses. La seule exploitation des 2 camions électriques sur les derniers kilomètres devrait permettre une économie de 14 tonnes de CO2 par an !

Fonctionnement des livraisons avec ELU

Fonctionnement des livraisons avec ELU

« La logistique urbaine est un maillon indispensable au développement d’une ville qui relève le défi de la mobilité durable » rappelait Gérard Collomb à l’occasion de l’inauguration de l’ELU Cordeliers. De fait, l’initiative partenariale s’inscrit dans une longue série d’engagements à la faveur d’une logistique urbaine sobre en carbone. On pense notamment à l’expérimentation d’un centre de distribution des matériaux de construction, pour organiser au mieux l’approvisionnement des chantiers grandlyonnais en milieu urbain (projet à l’étude), ou à la possibilité d’intégrer d’autres espaces de logistique urbaine  dans l’agglomération.

* En 2010, Deret s’est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 20% pour son activité transport. Un véhicule électrique de Deret émet 29 g/km contre environ 400 g pour un véhicule thermique équivalent, soit environ 14 fois moins par kilomètre parcouru.

Pour aller plus loin
>> Consulter le dossier de presse « ELU Cordeliers »
>> Citylog, le programme de recherche européen pour une logistique urbaine durable et efficace

Guide Ville et Quartiers Durables

Le nouveau guide « ville et quartiers durables » de l’agglomération lyonnaise, dont l’élaboration a été pilotée par le service Stratégies d’agglomération de la DGDU, est le résultat d’une collaboration participative qui a associé de nombreux services du Grand Lyon ainsi que des partenaires extérieurs tels que l’Agence locale de l’énergie, le CERTU, le CETE de Lyon et l’agence d’urbanisme.

Ce guide est un document cadre dont la vocation est d’informer de manière claire sur les enjeux et les objectifs visés par le Grand Lyon, en matière de développement territorial durable.

Il vient enrichir les outils dont le Grand Lyon dispose pour effectuer ses missions, de la planification jusqu’aux projets opérationnels.

Vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien suivant:

pdf - Guide VIlle et Quartiers Durables

La mise à jour 2012 du référentiel habitat 2009 est en ligne!

Le Référentiel habitat durable a fait l’objet de modifications sur le volet « choix des matériaux » et sur les conditions d’instruction des dossiers pour les bailleurs sociaux. Il est maintenant disponible en téléchargement directement sur le blog plan climat:

pdf - Référentiel Habitat Durable 2012

Les annexes sont disponibles ici: Annexes

 

Qu’est-ce que le référentiel habitat durable du Grand Lyon ?

 Dès 2003, le Grand Lyon s’est engagé dans une démarche de qualité environnementale des bâtiments, ciblée, à l’époque, sur le logement neuf. Il s’agissait de proposer un outil (référentiel) permettant de produire un habitat sain (matériaux), qui réduise fortement les besoins énergétiques et limite les émissions de gaz à effet de serre. Pour ce travail, le Grand Lyon a fait appel à l’ALE. Cette démarche a été soutenue par l’ADEME. Depuis la parution de la première version, deux actualisations ont été produites : l’une en 2007 et une deuxième en 2009 permettant d’élever le niveau d’exigence et d’anticiper les évolutions règlementaires (règlementations thermiques 2005 puis 2010).

 Béatrice Couturier, chargée de mission urbanisme et développement durable au Grand Lyon et Christelle Julliand, chargée de mission bâtiments durables à l’ALE présentent ce référentiel.

 Pourquoi un référentiel habitat durable ?

Le principal objectif du référentiel est d’amener l’ensemble des acteurs de la construction intervenant sur l’agglomération à mettre en œuvre, dès la conception de chaque opération de logement, les mesures nécessaires pour répondre à deux enjeux : produire un habitat respectueux de l’environnement tout au long de son cycle de vie et promouvoir une conception environnementale des bâtiments sur un plan architectural, fonctionnel, technique et économique.

En initiant cet outil, le Grand Lyon entendait également avoir un impact sur la précarité énergétique puisqu’il apparaissait déjà clairement à cette époque que les pays européens risquaient d’être soumis à de fortes fluctuations des prix de l’énergie. Il s’agissait donc d’essayer de réduire notre dépendance énergétique en proposant des logements économes en énergie.

 Que trouve-t-on dans ce référentiel ?

Le référentiel est un guide d’accompagnement des pilotes d’opérations de construction de logements neufs, dans la mesure où il apporte un certain nombre d’informations sur les enjeux environnementaux liés aux bâtiments mais aussi sur le management environnemental d’une opération. Il est aussi un outil prescriptif qui impose des niveaux d’exigence à respecter. Les prescriptions concernent 5 volets liés à la construction : l’insertion du projet dans son environnement immédiat, les procédés et les produits de construction, la maîtrise des flux et des conforts, la gestion des nuisances, les pollutions et risques.

 A qui est-il destiné ? Sur quels aspects ?

Il est destiné aux maîtres d’ouvrages et maîtres d’œuvres et s’applique pour :

- les opérations d’aménagement initiées par le Grand Lyon sur son territoire,

- les terrains vendus par le Grand Lyon à de opérateurs publics ou privés,

- la production de logements sociaux réalisée sur le territoire du Grand Lyon.

A ce jour, plus de 9500 logements (réalisés ou en conception) appliquent  les prescriptions du référentiel habitat.

Pour toute information sur ce référentiel, contacter:

- l’Agence Locale de l’Energie

- ou Béatrice Couturier, Grand Lyon, Direction des Politiques d’Agglomération

 

Rejets industriels, l’innovation Alter Eco

L’industrie rejette d’importantes quantités d’énergie. Dans un contexte marqué par la nécessaire sobriété énergétique, la valorisation des rejets industriels à basse température, c’est-à-dire inférieurs à 150°C, revêt des enjeux majeurs. C’est pour y répondre qu’est né en octobre 2008 le projet Alter Eco, projet de recherche et de développement dans la maîtrise de l’énergie, labellisé par le pôle de compétitivité Axelera, élaboré par le Centre d’Etudes et de Recherches Economique sur l’Energie (CEREN), coordonné par Arkéma et regroupant différents partenaires scientifiques et industriels*. Un projet qui s’inscrit dans le Plan d’Action Partenarial du Plan Climat du Grand Lyon, un des financeurs du projet.

 
*: le CEA/LITEN – Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles et les nanomatériaux, le CETIAT- Centre technique des industries aérauliques et thermiques, Ciat, le CTP- Centre Technique du Papier, Danfoss Commercial Compressor, EDF, Eymin Leydier, GEA-Erge-Spirale, Iterg – Institut des Corps Gras, le GRETH– Groupement pour la Recherche sur les Echangeurs Thermiques et Rhodia.
 

300 ans d’énergies fossiles en 300 secondes

Une vidéo proposée par le post carbon institute

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Plan Climat : vers des logements mieux isolés

 
La campagne Plan Climat

Trois délibérations importantes concernant l’habitat ont été votées. Les logements représentent en effet 17% des émissions de gaz à effet de serre.

En novembre dernier, 54 partenaires du Grand Lyon ont signé le Plan Energie Climat, un plan d’actions partenarial pour atteindre les objectifs fixés : les fameux 3×20. D’ici 2020, réduire 20% des rejets CO2 et des consommations énergétiques et consommer 20% d’énergies renouvelables.

Le Conseil communautaire a adopté lundi soir le Plan Energie Climat avec  notamment un volet habitat important : les logements représentent, en effet, 17% des émissions de gaz à effet de serre.

Trois délibérations du Conseil répondent à cet enjeu majeur :
- Subvention éco-rénovation de 2500€ aux propriétaires s’engageant dans une démarche de réhabilitation de leur logement. L’idée est d’aider à une réhabilitation très performante de 16 000 logements tous les ans, dont 12 000 dans le privé.
- Subvention à Réseau Ferré de France (RFF) dans sa démarche expérimentale de réhabilitation acoustique et thermique des logements le long des voies ferrées à Lyon centre, la Mouche, Perrache et la Guillotière. 900 logements sont concernés. Le Grand Lyon renforce le volet thermique de ces réhabilitations, en accordant à RFF une subvention maximum de 100 000 € pour 2012.
- Subvention au GIE Est Habitat pour un projet de recherches. Une équipe de recherche composée de différents laboratoires de recherche et de l’Office public de l’habitat (OPH) Villeurbanne va étudier la requalification énergétique du logement collectif social construit entre 1945 et 1975.
Le Grand Lyon va y participer financièrement via le financement du poste de doctorante pour les deux premières années pour un montant de 30 000 € sur un montant total de 120 000 € TTC et la valorisation du projet de recherche pour un montant de 5 000 € sur un total de 11 500 €.

Délibération Plan Climat: de la Vision aux Actions

La délibération cadre plan climat a été adoptée à l’unanimité le 13 février.

Elle est téléchargeable ici:

pdf - Délibération cadre 13 février 2012

Cette délibération inscrit dans le marbre les objectifs que se fixe le Grand Lyon pour diminuer de 20% les émissions de CO2 à horizon 2020, sur son patrimoine, dans le cadre de ses politiques publiques et bien sûr en lien avec les partenaires du territoire: isolation des logements, augmentation de la fréquentation des transports en commun, développement des modes doux, mise en place de réseaux de chaleur, accompagnement des entreprises, mobilisation des habitants, etc.

Elle sera suivie par des « délibérations filles » qui viendront préciser les modalités conrètes de mise en oeuvre des actions. Le 13 février, 3 premières délibérations portant sur le volet habitat du Plan Climat ont été votées.

Une démarche partenariale inédite autour de 173 actions pour atteindre l’objectif des 3×20

 La Communauté Urbaine de Lyon n’ayant d’influence directe et indirecte que sur un quart des émissions de gaz à effet de serre sur son territoire, il lui fallait mobiliser un grand nombre de ses partenaires pour que leurs actions concertée permette d’atteindre l’objectif des 3×20. Le 28 novembre 2011 s’est ainsi réunie la Conférence Énergie Climat du Grand Lyon, scène de gouvernance innovante qui fédère plus de 150 acteurs clés du territoire, mobilisés pour atteindre ces objectifs.

 Lors de cette séance, 54 premiers partenaires ont signé le Plan Énergie Climat, un plan d’actions partenarial rassemblant l’ensemble de leurs engagements concrets, soit 173 actions qui portent notamment sur la réhabilitation thermique des logements existants, l’accompagnement des entreprises à l’efficacité énergétique, les usages alternatifs à la voiture, l’utilisation de la chaleur fatale, la mobilisation des citoyens, le développement des réseaux de chaleur et de la biomasse, etc.

La Conférence Énergie Climat devrait se réunir à nouveau en fin d’année 2012 afin de faire un état d’avancement des différentes actions engagées

 

Communes, Climat et Energie: la dynamique BEAM* 21

 

 

Chassieu, Corbas, Lyon, Saint-Fons, Saint-Priest, Rillieux-la-Pape et Vénissieux sont engagées dans le programme de formation BEAM 21. De quoi s’agit-t-il ? D’un programme européen porté et animé en France par l’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise, missionnée par le Grand Lyon**. La finalité est d’approfondir les connaissances d’élus et techniciens sur le climat et l’énergie. Mais aussi de développer le partage d’expérience.    

 

BEAM 21 est lancé en 2009. L’ambition de ce nouveau programme européen est de permettre la diffusion de savoirs et compétences en termes de climat et d’énergie au sein des conseils municipaux et d’équilibrer le niveau d’information partagé par les élus et les techniciens. Une opportunité intéressante puisque communes et communautés de communes de plus de 50 000 habitants doivent avoir adopté un plan climat-énergie territorial pour le 31 décembre 2012.

Le Grand Lyon, signataire de la Convention des maires et engagé dans une démarche de Plan Climat, se mobilise alors avec l’ALE pour solliciter les communes de l’agglomération. Elles sont sept au final et incarnent, avec le Grand Lyon et l’ALE, la déclinaison française du programme également développé en Autriche, Bulgarie, République Tchèque, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Pologne et Roumanie. 

Le programme de formation est définitivement validé à l’automne 2010, affiné par les besoins et attentes exprimés des communes. Chacune d’entre elles a, grâce à BEAM 21, la possibilité de former trois techniciens ainsi que trois élus et de consolider sa démarche Plan Climat. Cette formation de 50 heures, est pour moitié assurée en ateliers et pour moitié par e-learning.  Elle a commencé début 2011 pour un premier groupe tandis qu’un deuxième groupe sera mobilisé à partir de fin 2011. Les thématiques abordées  vont du changement climatique aux énergies locales en passant par les déplacements municipaux, 10 au total. La particularité de cette formation est de faire intervenir des acteurs-experts locaux (ALE, INSA, Sigerly, association AMORCE…) et de favoriser ainsi le transfert de compétences et le partage des savoirs. Une bonne manière de développer les synergies.

[Mise à jour 16/01/2012: les communes de BRON, CALUIRE, DARDILLY, DECINES et MEYZIEU rejoignent le programme BEAM 21 pour la nouvelle session 2012!]

Contacts :

ALE : 04 37 48 22 42

Fabien Moudileno

Sylvain Godinot

 

* Blended capacity-building on sustainable energy measures and action plans for European municipalities.

** Missionnée par le Grand Lyon, l’ALE accompagne également 26 communes de l’agglomération dans la mise en œuvre de leur Plan Climat.

Transport de marchandises dans le Grand Lyon, moins encombrant, moins polluant

Au sein du pôle de compétitivité Lyon Urban Truck & Bus (LUTB)*, City Fret est un programme innovant de démonstration des solutions pour un transport de marchandises optimisé et plus sobre en énergie. Ce programme s’inscrit dans l’axe stratégique « Cleantech » de la politique du Grand Lyon en matière de développement économique. City Fret est aussi un jeu que vous pouvez découvrir ici (lien : http://lutb.fr/).

 

Il n’y a pas une façon unique de distribuer de la marchandise. Les besoins sont aussi multiples que les produits qui sont aujourd’hui transportés sur l’ensemble de l’agglomération. Le programme City Fret, développé au sein de LUTB, a pour finalité de concilier les savoir-faire et de favoriser la mise en œuvre de pilotes visant un transport de marchandises optimisé et moins polluant sur différents espaces urbains dont celui du Grand Lyon. « L’objectif est que les systèmes soient les plus intelligents possibles et que la distribution soit efficace. L’enjeu est que ce type de transport ne soit pas un obstacle à la fluidité de circulation en ville et qu’il s’inscrive dans un partage harmonieux de l’espace entre les différents utilisateurs des voies et des transports eux-mêmes » explique Denis Caux responsable du programme City Fret. Mutualisation des véhicules, remplissage optimal… sont autant de pistes d’ores et déjà étudiées.

Le Grand Lyon est largement impliqué dans les travaux menés dans le cadre de City Fret, à la fois comme partenaire et « espace » de démonstration, mais aussi comme porteur de projets.  Il intervient par exemple dans Géode, le programme d’utilisation de véhicules hybrides pour les bennes à ordures ménagères, un projet né en 2009 sous l’impulsion de Renault Trucks. La communauté urbaine est aussi partenaire du projet européen Freilot (2009-2012) qui valorise les transports non polluants, des marchandises notamment, expérimenté dans quatre grandes villes européennes.

Au niveau du portage de projets, le Grand Lyon est chef de file dans la mise en œuvre du projet Optimod’. Il s’agit de constituer un groupe d’acteurs clés du territoire pour permettre l’analyse et la gestion des données multiples (feux tricolores, fluidité du trafic, travaux) afin de mettre à disposition des usagers un « super GPS » capable de fournir les informations les plus détaillées possibles et le meilleur itinéraire en temps réel et prévisionnel à 15 mn, 30 mn. Au niveau logistique, le grand projet Part Dieu 2030 est un vaste champ d’étude. « Pour la première fois dans un programme urbain de cette envergure, un volet est entièrement consacré au transport de marchandises » souligne Denis Caux. Dans le cadre de ce projet sont notamment en cours de réflexion la mise en place d’une centrale de distribution urbaine, l’évolution du pôle multimodal et des structures commerciales avec la mise en place de voies réservées ou encore un centre de consolidation qui permettrait de stocker les matériaux des différentes entreprises dans un même lieu et de limiter ainsi les transports.

Pour plus d’infos : http://lutb.fr/

 

* LUTB accompagne les projets de ses membres et crée notamment des synergies en permettant l’association de grands groupes, de petites unités et de centres de recherche. Tous les projets en lien avec l’évolution du transport de marchandises peuvent être présentés au pôle.