Unis-cité : bilan de l’année

La saison d’accompagnement d’Unis-Cités s’achève : l’équipe a sensibilisé de manière ludique 145 « éco-citoyens au bureau » grâce à des outils développés spécifiquement. Retour sur le bilan des volontaires en service civique. 

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L’équipe Unis-cité 2016-2017

Cette année… en quelques chiffres

Nous avons contacté 93 structures sur le territoire de la Métropole de Lyon, dont 23 en quartier politique de la ville. Parmi elles, ont accueilli notre intervention (entreprise, centre social, collectivité, associations, centre ETIC, institution). Nous avons ainsi pu sensibiliser près de 145 personnes.

Cette expérience montre  la richesse et la diversité des interventions effectuées. Nous avons touché des structures variées et des publics tout aussi hétérogènes : collaborateurs de grande structure ou en comité plus réduit, exerçant dans le public ou dans le privé, familles, enfants, simples curieux ou salariés… Des profils variés qui ont fait la richesse des échanges sur la thématique des éco-gestes au bureau.

Cette année… pour les bénéficiaires

Cette année, jeu de l’oie et jeu de piste ont été à l’honneur : n’y a-t-il pas meilleurs moyens de sensibilisation que le divertissement et l’échange ? Que ce soit en animation complète (sur le temps d’une pause de midi) ou en jeu ouvert (en extérieur), la curiosité a poussé notre public à se pencher sur ses usages de l’énergie dans le cadre professionnel.

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Le temps d’un café ou d’une pause, on réfléchit en équipe -ou même avec l’équipe adverse !- sur les éco-gestes possibles dans une situation donnée, on compare les habitudes, remarque les pratiques quotidiennes des autres, on cherche des solutions ou on teste sa culture générale en énergie… ce sujet se retrouve au centre de l’attention le temps de l’animation.

« Une animation vivante, participative et ludique autour des bons gestes du quotidien »Marie-Pierre FERNANDES – Chargée de mission Centre Social de Parilly

Au-delà du temps convivial, les salariés se sentent prêts à faire davantage d’efforts sur leurs pratiques simples et quotidiennes. Grâce à leurs retours, nous sommes ravis de constater que ce format fonctionne et nous sommes confiants sur le fait que les structures ayant participé garderons leurs nouvelles habitudes.

« Le bilan que nous tirons de ces ateliers est très positif, malgré le nombre limité de participants : bon fonctionnement des supports d’animation, tant du jeu de l’oie que du jeu de piste; enthousiasme des participants et bonne implication dans les réponses, ce qui permet d’enclencher une dynamique au sein du service» Gwendolyn WEST BIENVENUE, Chargée de mission au service de Développement durable de la Mairie de Vaulx en Velin

Cette année… pour les volontaires

Ce service civique nous a donné l’occasion de nous impliquer activement dans la société sur une thématique d’intérêt général ; ici l’importance de l’évolution des comportements dans le cadre de la transition énergétique. Formations sur le développement durable et sur la transition énergétique, découvertes des initiatives prises par la Métropole de Lyon pour aborder le sujet et comment accompagner les citoyens lyonnais dans cette démarche… nous ressortons donc enrichis d’une nouvelle sensibilité sur la thématique, d’une meilleure compréhension des enjeux actuels de la transition énergétique et d’une conscience citoyenne vis à vis de ce développement ; tout ce que nous avons voulu vous communiquer cette année lors de cette mission.

Au-delà de l’intérêt de la thématique, ce service civique nous a donné l’occasion de découvrir autrement le monde professionnel en développant autant de compétences de gestion, de communication et d’organisation. Travailler en équipe n’a pas toujours été de tout repos, mais nous en sortons tous plus grands et plus mûrs. Maturité, responsabilité et confiance en soi ont les grandes lignes de notre développement personnel tout au long de l’année.

 

Cette année… pour l’année prochaine !

Cette année nous avons pu créer un carnet d’adresse bien rempli. Celui-ci, nous le souhaitons, pourra aider l’équipe de l’année prochaine à trouver plus facilement des lieux d’intervention. Ayant déjà amélioré les outils d’animations cette année, l’équipe suivante devrait avoir plus de temps pour proposer des interventions. Ce qui leur permettraient de toucher plus de monde et diffuser le message plus largement.

A vous, diverses structures de la Métropole de Lyon, merci d’être aussi présents pour eux comme vous l’avez été pour nous !

Et chers futurs volontaires sur cette mission, n’oubliez pas le sourire : c’est contagieux ! Maintenant a vous de jouer !!!


Contact

Si vous êtes intéressés par la prochain saison d’animations d’Unis-Cité, vous pouvez contacter l’association à l’adresse suivante : rhone-alpes[]uniscite.fr  ; 09 50 29 47 71 .
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financeurs

Sylv’ACCTES soutient une gestion durable de la forêt

Après 1 ans et demi d’existence, l’association Sylv’acctes partage ses premiers résultats : en 2016, elle a accompagné 500 hectares de forêt en accordant 165 000 euros d’aide financière en faveur du climat, de la biodiversité et du développement local (action 4.9 du Plan Climat de la Métropole).

Visite en forêt des partenaitres Sylv'ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

Visite en forêt des partenaires Sylv’ACCTES: financeurs, propriétaires forestiers et gestionnaires.

« La forêt rend de multiples services pour les habitants et les territoires », explique Loïc Casset, coordinateur de Sylv’ACCTES : « production de bois, puits de carbone, préservation de la qualité de l’eau, protection des paysages, attractivité, accueil du public (sentiers), protection des risques naturels (en montagne). Il convient donc de la préserver. C’est le rôle que s’est donné Sylv’ACCTES. Lyon est la 1ère Métropole à investir en dehors de son périmètre administratif et directement en forêt ». L’association a été créée en 2015 pour soutenir une gestion durable de la forêt dans les territoires proches de l’agglomération.

Investir dans des puits de carbone

« Le premier objectif est d’atténuer le changement climatique grâce aux puits de carbone que constitue la forêt », poursuit Loïc Casset. « 30 % du territoire régional est couvert par de la forêt, et permet chaque année d’absorber 18 millions de tonne de CO2 soit 3 % des émissions de CO2 nationales annuelles. Il s’agit donc de pérenniser des forêts jeunes et en croissance, sachant qu’une partie sert en plus à la production de bois (énergie/construction) ». En d’autres termes, « cette initiative permet d’élargir le périmètre d’action du Plan Climat du Grand Lyon, au-delà de son territoire, en jouant un rôle de complément, dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ». « Mais on ne peut parler de compensation carbone, car il faudrait pour cela que l’action en forêt de Sylv’ACCTES aboutissent à la production de crédits carbone échangeables contre des émissions de GES », précise Loïc Casset. L’action de l’association consiste également à adapter la forêt aux changements climatiques en cours : diversifier les essences, multiplier les étages du peuplement forestier, diminuer les densités de peuplement, optimiser les âges d’exploitabilité.

Soutenir le développement des territoires ruraux

La Métropole de Lyon s’est engagée, dans son Plan Climat, à favoriser la dynamique régionale de production de bois : il s’agit bien de répondre de manière durable aux usages croissants du bois, pour la construction et pour la production d’énergie. Sylv’ACCTES permet de soutenir un développement innovant dans les territoires ruraux et la structuration de la filière économique. A ce titre, l’association ne finance pas directement les propriétaires mais les entreprises qui réalisent les travaux : plantation, élagage, travaux d’éclaircie, etc. En contrepartie du soutien financier, les partenaires de Sylv’ACCTES (entreprises et collectivités) accompagnent l’amélioration de la gestion des forêts détenues par les communes ou propriétaires privés. « Notre aide permet d’accompagner des changements de pratique en matière de gestion des forêts », précise Loïc Casset. La démarche participe ainsi au maintien de l’emploi en zone rurale.

500 hectares de forêt améliorés

En 2016, 7 territoires ont bénéficié des premiers travaux, dans le Nord Isère, le Bugey, le Pilat et le Nord Ardèche. 431 700€ d’investissements ont permis d’améliorer la gestion de 500 hectares de forêts, représentant 52 bénéficiaires, soit un montant d’aides versées de 165 650 €. Cela permet très concrètement 2 254 arbres conservés pour la biodiversité et 364 000 tonnes de CO2 stockées, séquestrées ou substituées. En matière de production, les forêts ont généré 109 630 m3 de bois énergie et 261 610 m3 de bois d’œuvre.

En 2017, le nombre de territoires concernés en Rhône-Alpes devrait doubler. L’association souhaite se développer notamment sur l’Auvergne.

Comment bénéficier de ces aides ?

Les territoires forestiers doivent porter un Projet Sylvicole Territorial (PST). Sylv’ACCTES évalue l’efficacité des projets sylvicoles en fonction de quatre critères : efficacité CO2, amélioration de la biodiversité, impacts sur l’écosystème, impacts économiques.

 

Label Cit’ergie : Vénissieux et Rillieux-la-Pape, aux avant-postes de la transition énergétique

Economies d’énergie, rénovation thermique, énergies renouvelables, mobilité… Pour Vénissieux et Rillieux-la-Pape, la démarche Cit’ergie permet de mesurer chaque année l’avancée des projets sur le territoire et de renouveler les actions.

4 collectivités sont labellisées Cit'ergie. De gauche à droite aux côtés de l'ADEME : Métropole de Lyon (Vice-Président Bruno Charles)

Les 4 collectivités labellisées Cit’ergie lors de la réception de leur le label, décerné par l’ADEME. De gauche à droite : la Métropole de Lyon (Bruno Charles), la Ville de Lyon (Nicole Gay), la Ville de Vénissieux (Pierre-Alain Millet et Sandrine Perrier), la Ville de Rillieux-la-Pape (Alexandre Vincendet).

En juin 2016, Vénissieux a reçu le label Cit’ergie et Rillieux-la-Pape le label Cap Cit’ergie. Pour rappel, la Métropole est labellisée depuis 2014 au niveau Cit’ergie et anime un réseau avec les trois autres collectivités engagées sur le territoire : la Ville de Lyon, labellisée en 2015, Rillieux-la-Pape et Vénissieux. Cécile Vigouroux, responsable du service environnement à la ville de Vénissieux et Catherine Vial, chef du service environnement et énergie de Rillieux-la-Pape, reviennent sur un an d’expérience dans la démarche.

Quel est votre niveau d’engagement dans la démarche Cit’ergie ?

Cécile Vigouroux : Vénissieux a obtenu le label au niveau Cit’ergie, ce qui qui veut dire que nous avons déjà réalisé plus de 50 % de notre potentiel d’action (soit 56 %). Cette distinction confirme la mise en œuvre de plus de la moitié des possibilités d’actions et de progression dont notre commune a la compétence.

Catherine Vial : Pour Rillieux, le label CAP Cit’ergie montre que nous sommes en bonne voie pour atteindre le label Cit’ergie en 4 ans : la ville a réalisée 49,2 % de son objectif. Prochaine étape, atteindre le niveau Cit’ergie, situé à plus de 50 %.

Qu’apporte Cit’ergie pour la collectivité ?

Cécile Vigouroux : L’obtention de ce label est une récompense, mais aussi un encouragement pour mobiliser les services. Car c’est avant tout un bon outil de management pour s’assurer de l’avancée des projets sur le territoire, un outil d’évaluation, une démarche d’amélioration continue. Le label nous permet d’être exhaustif, plus transparent, plus visible dans ce que l’on fait. Aujourd’hui, l’information est plus partagée, il y a plus d’adhésion à nos actions.

Catherine Vial : Effectivement, le label récompense d’abord une démarche. Il permet de mettre la collectivité en mode projet, de mobiliser tous les services et les acteurs du territoire. Cit’ergie récompense notamment notre modèle de gouvernance, avec un comité de pilotage annuel et une revue des services deux fois par an. Le label pousse à mettre réellement en œuvre les actions programmées, à en assurer le suivi, à en évaluer les impacts  et amène ainsi à un processus d’amélioration continue.

Quels sont vos points forts ?

Cécile Vigouroux : Dans le cadre du plan climat, on a atteint le facteur 4 en matière de réduction des Gaz à effet de serre (GES) sur le patrimoine et services de la ville. Un de nos autres points forts est le réseau de chaleur : 3 chaudières bois ont été installées et raccordées au réseau, qui bénéficie ainsi d’un taux de mixité EnR (énergie renouvelable) de 58 % en 2017 (contre 39 % en 2012). Le réseau dessert près de la moitié de la population. Vénissieux, la Métropole de Lyon et l’Etat ont par ailleurs mis en place un Programme d’intérêt général (PIG) sur cinq ans (2013-2017) pour soutenir la rénovation énergétique des logements privés. Le label récompense également notre Plan de déplacement de l’administration, mis en place dès 2012, et notre politique d’achats durables. Enfin, la ville a lancé un appel à projet pour soutenir les éco-projets d’habitants depuis 2011 sur la commune. 6 à 10 éco-projets sont soutenus chaque année pour un budget d’environ 5 000 euros.

Catherine Vial : La commission nationale du label a souligné les objectifs en matière d’économie d’énergie sur éclairage public (- 50 % en 5 ans), notamment par des actions sur la régulation horaire et le remplacement des ampoules classiques par des LED. Autre point fort, le réseau de chaleur que la ville de Rillieux-la-Pape a fait classer fin 2013 : désormais toute nouvelle construction est obligée de s’y raccorder. Une extension de ce réseau est en cours. Enfin, 50 % de la flotte de véhicules de la ville est passée au GNV (gaz naturel pour véhicule).

Quelles seront vos prochains chantiers ?

Cécile Vigouroux : Notre objectif est d’abord de réaliser notre plan d’actions : développer les modes de déplacements alternatifs à la voiture, développer les achats durables (critères environnementaux dans les marchés publics), la maîtrise des énergies, etc.

Catherine Vial : Alors qu’elle n’est pas « obligée », la ville a lancé un bilan des émissions de GES sur son patrimoine et ses services. Pour les bâtiments communaux, elle formalise un cahier de prescriptions qui sera repris dans les marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux pour systématiser l’intégration de critère de développement durable : chantiers propres, approvisionnement local, gestion des déchets, qualité des matériaux, faibles consommations d’énergies…. La ville vient également d’entrer au capital de la SPL Oser bâtiments publics. Enfin, nous avons multiplié les partenariats pour mobiliser les habitants : avec l’ALE et Soliha sur des actions de sensibilisations pour les habitants (éco gestes), avec GRDF sur la thermographie ou avec Toits en transition (mise à disposition d’une école pour installer des panneaux solaires pour un projet photovoltaïque citoyen).

Le label Cit’ergie

Cit’ergie est la déclinaison française du « European Energy Award » qui récompense les démarches énergie-climat exemplaires mises en oeuvre dans plusieurs pays européens. En France, le label est porté et diffusé par l’Ademe. Il est donné pour 4 ans.

 

Toits en transition : Le projet de toitures photovoltaïques citoyennes prend forme

L’association Toits en transition porte un projet ambitieux : faire naître, sur 11 toitures de collectivités du territoire, des installations photovoltaïques financées par des citoyens, investisseurs privés et publics. La SAS Un deux toits soleil s’ouvre aujourd’hui aux investisseurs !

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Après de nombreux temps d’échange pour consolider son projet (ci-dessus une réunion publique), Toits en transition passe à la vitesse supérieure et ouvre aujourd’hui la levée de fonds.

Un projet citoyen

Toits en Transition, association créée en mai 2015, est né à l’initiative de l’ALE (Agence Locale de l’Energie). « Un groupe de citoyens s’est constitué avec pour objectif de trouver des toits de bâtiments publics ou privés sur la Métropole afin d’y installer des panneaux solaires », explique Jean-Marc Denise, président de Toits en Transition. « L’association a également pour mission de mener des actions de sensibilisations aux questions des énergies renouvelables sur le territoire de la Métropole de Lyon et ses environs ».

10 collectivités engagées

« Le Grand Lyon nous a aidés en incitant les communes à se porter volontaire », poursuit Jean-Marc Denise. Une démarche qui a fini par payer : 10 collectivités du Grand Lyon ont accepté de mettre à disposition de l’association un site : Rillieux-la-Pape, Villeurbanne, Lyon, Sainte-Foy-lès-Lyon, Bron, Pierre-Bénite, Corbas, Mions, Grigny et la Métropole de Lyon. « Chaque installation de production d’électricité solaire photovoltaïque a une puissance de 9kWcrêtes, au total on atteindra une puissance d’environ 100 kWc pour 650 m2 de toiture. La production annuelle des centrales citoyennes sera de 104 MWh/an soit la consommation de 26 ménages (selon le diagnostic du Schéma Directeur des Energies, un logement grand-lyonnais consomme en moyenne 4 MWh d’électricité).

Contribuer aux objectifs du Plan Climat

« Pour les communes, l’intérêt est d’augmenter la part d’énergie renouvelable produite, et de contribuer ainsi à ses objectifs en matière de développement durable, le tout sans aucun investissement. Ça rentre dans leur plan climat, et cela permet de sensibiliser et communiquer sur des actions concrètes », assure Jean-Marc Denise. Pour rappel, le Plan Climat Energie Territorial de la Métropole vise 20 % de production d’énergie renouvelable d’ici 2020.

Olivier Morgand, chef de projet incubateur de projets énergie à la Métropole : « La production d’électricité reste limitée, mais c’est aussi un projet pédagogique, qui doit permettre de sensibiliser les citoyens aux questions énergétiques. En outre, il participe aux objectifs du Plan Climat, mais aussi aux principes de l’économie circulaire : production et consommation de l’électricité au niveau local, développement économique, emplois indirects (installation, maintenance, ingénierie…) ».

Une SAS pour financer les installations photovoltaïques

L’installation, le financement et la gestion des panneaux solaires sont assurés par la SAS Un deux toits soleil. La société passe un contrat de 25 ans avec le propriétaire qui récupère l’installation après l’échéance. Elle loue les toits pour une somme symbolique. L’électricité produite grâce aux panneaux photovoltaïques est revendue à un fournisseur d’électricité, selon les tarifs d’achat fixés et garantis par l’État, et permet de financer les installations. La mise en service de ce projet est prévue pour 2018.

1 tiers des financeurs sont des citoyens

« Un deux toits soleil est composé de 4 collèges de financeurs : 35 % des fonds propres sont détenus par les citoyens, 35 % par Toits en transition et le reste par les collectivités et personnes morales. Pour financer ces premiers projets, la société doit constituer un budget de 300 000 euros dont 100 000 euros d’actions détenus par les sociétaires. Le reste est constitué d’emprunts et d’une subvention de la région à hauteur de 70 000 euros environ, qui permet de financer jusqu’à 30 % des investissements en matériel. Toits en Transition, accompagné par l’ALE (Agence Locale de l’Energie), a établi également des partenariats avec les CIGALES, groupes d’investisseurs citoyens, Énergie Partagée, association de financement citoyen des énergies renouvelables et Enercoop Rhône-Alpes, fournisseur coopératif d’énergie 100 % renouvelable.

SAS Un deux toits soleil

La SAS Un deux toits soleil permet de gérer financièrement les projets d’installations photovoltaïques

Gestion démocratique

« La SAS est gouvernée de manière transparente et démocratique (1 personne = 1 voix) », tient à souligner Jean-Marc Denise. « L’utilisation des bénéfices est discutée et votée en assemblée générale. Ils peuvent financer de nouveaux projets, des actions de sensibilisation ou bien rémunérer les investisseurs. La rentabilité est estimée à 3,5 % sur 25 ans ». L’association compte 40 adhérents, 10 membres actifs, et la SAS a actuellement 75 sociétaires.

Comment devenir sociétaire ?

Particuliers, collectivités ou entreprises peuvent devenir actionnaires : le montant des parts sociales est de 50 euros. Les parts sont bloquées (non remboursables) pendant 10 ans, le temps de rembourser l’emprunt bancaire. Toutefois, pendant cette durée, elles génèrent des dividendes et peuvent être cédées à un repreneur. La société souhaite également développer à l’avenir des dividendes en gonettes, la monnaie locale de Lyon. Aujourd’hui, l’investissement citoyen est de 20 000€ soit 1/5 de l’objectif : n’hésitez pas à contribuer !

Pour investir dans le projet

 

 

 

Ecoreno’v – les films

Retrouvez l’éco-rénovation en image !

* Reportage France 3 (janvier 2017) en présence de l’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise.

* Reportage sur la copropriété « Les églantiers » (juin 2016)

C’est le printemps, envie de rénover votre logement ?

Le guichet ECORENOV’ est toujours actif, avec plus de 1 200 logements financés entre septembre 2015 et février 2017. Retrouvez les informations sur le site de la Métropole ou la page ALE dédiée.

 

 

Le diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains est sorti !

Le Schéma directeur des énergies a permis de réaliser un diagnostic des acteurs : comment évolue notre système énergétique ? Les acteurs sont-ils prêts ? Quels points de vigilance devrons-nous anticiper collectivement ? Explications sur cette analyse qualitative qui interpelle la Métropole.

Les dynamiques de l'écosystème énergétique Métropolitain.

Les dynamiques de l’écosystème énergétique Métropolitain.

Pourquoi un diagnostic des acteurs ?

Le diagnostic du SDE comporte un volet technico-économique, dont l’objectif est de caractériser le territoire en termes de consommation, d’infrastructures de distribution et de production d’énergies. Cette analyse quantitative s’appuie sur un outil de modélisation alimenté par une collecte large de données.

La dimension multi-partenariale de l’écosystème énergétique pousse à compléter ce travail par une analyse qualitative et à interroger les acteurs qui le composent. La Métropole a ainsi souhaité que son assistance à maîtrise d’ouvrage Algoé et Urbanova réalise un diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains. Alimenté par une vingtaine d’entretiens, ce travail vise à comprendre les dynamiques énergétiques territoriales et la

manière dont elles interpellent la Métropole dans sa politique de transition énergétique.

Que cherche-t-on à comprendre ?

Le diagnostic des acteurs répond à trois objectifs :

  • Caractériser les grandes tendances qui, selon les acteurs interrogés, impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques des métropoles françaises
  • Partager les caractéristiques et les enjeux énergétiques du territoire métropolitain lyonnais et identifier les points qui interpellent directement la Métropole
  • Partager les apports et attentes des partenaires vis-à-vis de cette démarche

Il ressort de cette analyse que le territoire et ses acteurs font face à de multiples transformations énergétiques. Certaines sont structurantes et prévisibles : la meilleure connaissance du système énergétique local, l’implication des institutions locales, la place accrue de l’énergie dans la planification territoriale, le développement des smart grids, l’importance des EnR&R dans le mix énergétique et la logique de la demande qui tend à être privilégiée par rapport à celle de l’offre. D’autres sont plus incertaines et moins prévisibles, comme l’implication des usagers, la vitesse de déploiement des smart grids, les nouvelles capacités de stockage, l’importance des facteurs exogènes, les prix des énergies et des tonnes CO2 ou encore l’évolution de l’activité industrielle.

Ces évolutions impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques. Le diagnostic identifie les enjeux énergétiques caractéristiques du territoire métropolitain et les points qui interpellent directement la Métropole. Il analyse ainsi notamment les jeux d’acteurs relatifs à la compétition/complémentarité entre réseaux, aux marges de développement des EnR&R ou encore aux leviers métropolitains concernant la chaleur industrielle.

Et ensuite ?

Ce document permet de mieux comprendre l’écosystème énergétique : c’est le socle qui permettra de construire une stratégie énergétique métropolitaine solide et partagée.

Retrouvez le document ici :

Diagnostic des acteurs énergétiques lyonnais (2017) (146 téléchargements )

Sur la bonne pente !

Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire ont baissé de 12,5% entre 2000 et 2014, alors que l’énergie finale consommée sur le territoire est en baisse de 7%. Ce sont les nouveaux chiffres publiés par l’OREGES sur le territoire du Grand Lyon.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

La tendance se poursuit 

Alors que la population augmente de 12% sur cette période, la baisse des émissions de Gaz à Effet de Serre se poursuit, dans la continuité de la tendance observée lors de la dernière Conférence Energie Climat. Pour autant, les secteurs n’évoluent pas tous de la même manière. On observe une baisse plus importante dans le secteur industriel (-19%), une baisse moyenne dans le transport (-11%) et le résidentiel (-13%), alors que les émissions du secteur tertiaire sont en augmentation (+6%).

Si l’on ramène à un habitant, chaque Grand Lyonnais émet 5 tonnes de CO2 par an. A noter que ce chiffre ne contient pas la totalité des émissions de nos modes de vie. Une grande partie des émissions liées à l’achat de biens consommables (nourriture, appareils électroniques, vêtements) a lieu en dehors de notre territoire. Au niveau national, on serait plutôt autour de 10 tCO2/an/habitant si l’on inclut ces émissions (voir cette étude).

Le bilan diffusé par l’OREGES inclut 3 Gaz à Effet de Serre principaux : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O). Les autres Gaz à Effet de Serre ont été évalués grâce au projet « MRV » (lire l’article), ils représentent environ 8% des nos émissions. La totalité de la méthodologie de l’OREGES peut être consultée ici.

Et pour l’énergie ?

L’énergie finale consommée par toutes les activités du territoire a baissé de 7% entre 2000 et 2014. Les produits pétroliers sont principalement utilisés par le transport, l’électricité et le gaz pour les activités (tertiaire, industrie) et le logement.

Consommation par type d'énergie finale.

Consommation par type d’énergie finale.

Pourquoi la baisse est-elle plus forte en CO2 ?

Toutes les énergies n’émettent pas la même quantité de CO2. Par exemple, on observe une baisse de l’usage du fioul et une hausse de l’usage du bois-énergie (comptabilisé dans « EnR thermique »). Or, 1 kWh de fioul émet plus de CO2 qu’1 kWh de bois-énergie. Ainsi, la substitution d’une énergie par une autre ne modifie pas la consommation, mais joue sur les émissions de CO2.

Pour prendre un autre exemple dans le domaine des transports, les bio-carburants ont été incorporés dans les mélanges distribués en station-service. On voit donc apparaître une consommation « d’organo-carburants » liée à ce nouveau dosage, qui diminue le contenu CO2 des carburants et accentue la baisse des émissions du secteur des transports.

Ces nouveaux chiffres sont encourageants sur la route du « -20% en 2020″, même si des efforts restent à fournir pour atteindre cet objectif européen et local…

Pour plus d’informations

Le site de l’OREGES

 

Lancement du site « Agir à Lyon »

Le site web « Agir à Lyon et alentours » a été officiellement lancé le 14 mars. Ses objectifs ? Relayer les besoins des associations en bénévolat, et susciter l’engagement écologique et solidaire de la population.

Le site Agir à Lyon permet de recenser l'ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Le site Agir à Lyon permet de recenser l’ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Agir à Lyon  = s’engager pour l’écologie et la solidarité

Être utile, agir selon ses convictions écologiques, trouver sa vocation, donner un coup de main à une association… C’est ce que permet Agiralyon.fr, un site internet solidaire lancé officiellement à la mi-mars, mais actif depuis l’automne 2016. Sa créatrice, l’association Anciela, espère ainsi mieux faire connaître l’offre associative disponible sur le territoire de la Métropole de Lyon. Et permettre à ceux qui veulent s’engager, pour la solidarité et l’écologie, de le faire beaucoup plus facilement.

Avec Agir à Lyon, une meilleure connaissance de l’offre associative

« Lorsque l’on a fait une recherche sur l’engagement, en 2014, on s’est rendus compte que le besoin d’utilité était le premier moteur de l’engagement, »  détaille Justine Swordy-Borie, co-secrétaire de l’association Anciela. Depuis, on rencontre beaucoup de personnes qui ont ce besoin très fort de se sentir utile. Leur permettre de consulter des annonces d’associations qui ont besoin d’un coup de main, c’est leur permettre de trouver des endroits où ils pourraient s’engager et ainsi peut-être satisfaire cette envie. » La mise en valeur des actions et des besoins des associations était donc nécessaire. « Mettre en valeur ce qui existe permet aussi de montrer aux gens que c’est possible d’agir. On sait que beaucoup de personnes sont touchées par les questions d’écologie et de solidarité et ont envie d’agir. Parfois il en faut peu pour sauter le pas ! » Avec agiralyon.fr, on a un outil idéal pour construire ensemble une société plus solidaire en s’engageant. »

Le site Agir à Lyon a été imaginé par l’association Anciela. Lancement officiel à la Maison de l’Environnement, le 14 mars.

Montrer que toutes les initiatives solidaires sont possibles

Si l’engagement est le maître mot, il peut se traduire de plusieurs façons : rejoindre une association pour défendre une cause en laquelle on croit ; monter sa propre initiative en complément de ce qui existe déjà… « Avec Agir à Lyon, on raconte aussi des histoires, on montre que tout est possible et que ceux qui mènent les actions, qu’il s’agisse de créer une recyclerie ou de fonder une association d’aide aux migrants par exemple, sont des gens normaux. Ne pas héroïser, c’est donner envie aux autres de faire pareil. »

Carto, petites annonces, agenda… Agir à Lyon, c’est tout ça à la fois

Très interactif, le site agiralyon.fr propose plusieurs façons de s’engager. Pourquoi ? « Parce qu’il y a toutes sortes de manière de concrétiser un engagement solidaire et que personne n’a la même », explique la webmestre. Ainsi, celui qui cherche concrètement comment devenir bénévole peut consulter les petites annonces ; la personne qui souhaite déposer du compost à côté de chez elle ou trouver le jardin partagé le plus proche utilisera la cartographie ; quand à ceux qui veulent s’inscrire à une collecte de déchets ou à un comptage d’oiseaux par la Frapna, rendez-vous dans l’agenda.
Et si c’est davantage l’acte citoyen plutôt que le bénévolat qui intéresse ? Anciela et Agir à Lyon ont la réponse : « On recense aussi les campagnes citoyennes auxquelles participer : consultation publique, signature de pétition, rassemblement pour une cause… » Avec Agir à Lyon, la connaissance des solutions existantes ainsi que la prise de contact avec les associations sont grandement facilitées.

Schéma directeur des énergies : un diagnostic clair, des partenaires enthousiastes et moteurs

Jeudi 9 février s’est tenu à l’Université de Lyon le 2ème séminaire du Schéma directeur des énergies auquel ont participé plus de 200 personnes. 

Gérard Collomb introduit la séance - photo Pauline Gabillet

Gérard Collomb introduit la séance – photo Pauline Gabillet

L’énergie, une politique transversale

Accueillis par Frédéric Fleury, Président de l’Université Claude Bernard 1 et vice-président de l’Université de Lyon et sous la présidence de Gérard Collomb qui a introduit la journée, les participants ont assisté toute la matinée à la présentation du diagnostic du système énergétique métropolitain.

Le diagnostic propose une vision du système énergétique structurée, ce qui permet sa projection détaillée (maille géographique à l’IRIS, typologies de consommateurs, distinction par usage et par vecteur énergétique), et au plus proche de la réalité territoriale. Sa construction s’appuie sur un vaste corpus de données hétérogènes, récoltées auprès de nombreux acteurs métropolitains, et sur des bases de données publiques. L’ensemble de ces données est mis en cohérence grâce à des techniques avancées d’analyse statistiques et d’optimisation.

Roland Crimier, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’énergie, a introduit la présentation du diagnostic en insistant sur la nécessaire transversalité de cette démarche de planification énergétique, concrétisée par la présence de cinq autres vice-présidents et d’un représentant de l’université. La présentation du diagnostic a été structurée autour de six focus permettant d’illustrer l’étendue du diagnostic réalisé et son utilisation possible :

  • L’articulation des politiques urbanisme et énergie, levier d’une métropole durable
  • Le résidentiel, premier secteur de consommation énergétique
  • L’énergie, un enjeu de développement économique ; l’économie, un enjeu énergétique
  • Le tertiaire : un secteur diffus et de grands acteurs
  • Énergies renouvelables et de récupération : des gisements à valoriser
  • Réseaux, dépendance à l’extérieur et coordination

Tous les élus ont rappelé l’évidence, dans leurs interventions respectives, de la nécessaire prise en compte de la question énergétique dans les politiques publiques de l’urbanisme (Michel Le Faou), de l’écorénovation de l’habitat (Béatrice Vessiller), du numérique et du développement industriel (Karine Dognin-Sauze), du développement durable et des énergies renouvelables (Bruno Charles) et dans la gestion et le développement des réseaux (Pierre Abadie). Le directeur de cabinet de l’Université a également insisté sur l’importance d’un travail partenarial avec les grands acteurs du tertiaire.

La deuxième partie de la matinée a été consacrée à la présentation du diagnostic des acteurs, un travail qualitatif permettant de compléter le travail de modélisation présenté auparavant. La parole a enfin été donnée aux énergéticiens : RTE et GRT gaz pour le transport, Enedis et GrDF pour la distribution.

Contribution des acteurs : préparons la scénarisation !

L’après-midi, 2 sessions de 6 ateliers ont été organisées autour des consommations dans le résidentiel, le tertiaire, l’industrie, la mobilité, mais aussi la production d’énergie, l’optimisation des réseaux et l’outil de modélisation du SDE. Ainsi, les partenaires ont pu se retrouver en comités plus restreints et commencer à émettre des pistes pour l’étape suivante : quels scénarios pour notre système énergétique en 2030 ? Quelles pistes d’actions et avec quelles priorités ?

Place désormais à la diffusion d’indicateurs choisis sur le volet et à l’élaboration, tant attendue, des scénarios. Rendez-vous fin 2017 pour leur présentation à l’occasion du séminaire #3 !

Pour plus d’informations

Retrouvez les documents publiés à cette occasion :

2eme séminaire du SDE - plénière (2017) (159 téléchargements )

Plaquette SDE - éléments de diagnostic (2017) (192 téléchargements )

SéminaireSDE_#2_synthese_ateliers (58 téléchargements ) SéminaireSDE_#2_support_ateliers (54 téléchargements )

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

adaptation_paysage

A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (163 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (166 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (146 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (405 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (82 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!