Schéma directeur des énergies : un diagnostic clair, des partenaires enthousiastes et moteurs

Jeudi 9 février s’est tenu à l’Université de Lyon le 2ème séminaire du Schéma directeur des énergies auquel ont participé plus de 200 personnes. 

Gérard Collomb introduit la séance - photo Pauline Gabillet

Gérard Collomb introduit la séance – photo Pauline Gabillet

L’énergie, une politique transversale

Accueillis par Frédéric Fleury, Président de l’Université Claude Bernard 1 et vice-président de l’Université de Lyon et sous la présidence de Gérard Collomb qui a introduit la journée, les participants ont assisté toute la matinée à la présentation du diagnostic du système énergétique métropolitain.

Le diagnostic propose une vision du système énergétique structurée, ce qui permet sa projection détaillée (maille géographique à l’IRIS, typologies de consommateurs, distinction par usage et par vecteur énergétique), et au plus proche de la réalité territoriale. Sa construction s’appuie sur un vaste corpus de données hétérogènes, récoltées auprès de nombreux acteurs métropolitains, et sur des bases de données publiques. L’ensemble de ces données est mis en cohérence grâce à des techniques avancées d’analyse statistiques et d’optimisation.

Roland Crimier, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’énergie, a introduit la présentation du diagnostic en insistant sur la nécessaire transversalité de cette démarche de planification énergétique, concrétisée par la présence de cinq autres vice-présidents et d’un représentant de l’université. La présentation du diagnostic a été structurée autour de six focus permettant d’illustrer l’étendue du diagnostic réalisé et son utilisation possible :

  • L’articulation des politiques urbanisme et énergie, levier d’une métropole durable
  • Le résidentiel, premier secteur de consommation énergétique
  • L’énergie, un enjeu de développement économique ; l’économie, un enjeu énergétique
  • Le tertiaire : un secteur diffus et de grands acteurs
  • Énergies renouvelables et de récupération : des gisements à valoriser
  • Réseaux, dépendance à l’extérieur et coordination

Tous les élus ont rappelé l’évidence, dans leurs interventions respectives, de la nécessaire prise en compte de la question énergétique dans les politiques publiques de l’urbanisme (Michel Le Faou), de l’écorénovation de l’habitat (Béatrice Vessiller), du numérique et du développement industriel (Karine Dognin-Sauze), du développement durable et des énergies renouvelables (Bruno Charles) et dans la gestion et le développement des réseaux (Pierre Abadie). Le directeur de cabinet de l’Université a également insisté sur l’importance d’un travail partenarial avec les grands acteurs du tertiaire.

La deuxième partie de la matinée a été consacrée à la présentation du diagnostic des acteurs, un travail qualitatif permettant de compléter le travail de modélisation présenté auparavant. La parole a enfin été donnée aux énergéticiens : RTE et GRT gaz pour le transport, Enedis et GrDF pour la distribution.

Contribution des acteurs : préparons la scénarisation !

L’après-midi, 2 sessions de 6 ateliers ont été organisées autour des consommations dans le résidentiel, le tertiaire, l’industrie, la mobilité, mais aussi la production d’énergie, l’optimisation des réseaux et l’outil de modélisation du SDE. Ainsi, les partenaires ont pu se retrouver en comités plus restreints et commencer à émettre des pistes pour l’étape suivante : quels scénarios pour notre système énergétique en 2030 ? Quelles pistes d’actions et avec quelles priorités ?

Place désormais à la diffusion d’indicateurs choisis sur le volet et à l’élaboration, tant attendue, des scénarios. Rendez-vous fin 2017 pour leur présentation à l’occasion du séminaire #3 !

Pour plus d’informations

Retrouvez les documents publiés à cette occasion :

2eme séminaire d'ensemble du SDE - support de la plénière (2017) (53 téléchargements )

Plaquette SDE - éléments de diagnostic (2017) (61 téléchargements )

 

 

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

adaptation_paysage

A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (77 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (83 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (78 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (312 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (13 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!

 

 

Référentiel Habitat Durable : le millésime 2016 est arrivé

Créé par la Métropole en 2004, le référentiel Habitat Durable est régulièrement mis à jour par la collectivité. Le millésime 2016 a été publié. Objectif : que les constructeurs travaillant sur les opérations d’aménagement intègrent au mieux les performances énergétiques et la réduction de l’impact des constructions sur l’environnement.

Le calcul en énergie primaire du référentiel est plus exigeant que la RT 2012

Le calcul en énergie primaire du référentiel est plus exigeant que la RT 2012

Pour qui ?

Le référentiel habitat durable définit des exigences de performances environnementales que les projets de construction neuve doivent satisfaire et contenir. Il s’applique :

  • sur l’ensemble de la production de logements sociaux,
  • sur les cessions de terrains publics (Métropole ou commune) en secteur diffus,
  • dans les opérations d’urbanisme d’initiative publique (ZAC),
  • sur les opérations d’urbanisme négociées (PUP).

Comment ça marche ?

Afin de valider la conformité au référentiel, il est nécessaire de respecter toutes les cibles fermes (approche passive et conception bioclimatique, origine des bois, surface des baies…) ainsi qu’un minimum de cinq cibles souples, laissées à la libre appréciation du constructeur (qualité de l’air intérieur, gestion des eaux pluviales, électricité des parties privatives…).

412 opérations de logements utilisent le référentiel Habitat Durable sur la Métropole

412 opérations de logements utilisent le référentiel Habitat Durable sur la Métropole © SPL Lyon Confluence

Quelle différence avec les labels nationaux ou internationaux ?

Ils participent de la même volonté de dépasser les standards règlementaires et de proposer une approche globale et cohérente sur l’ensemble des composants d’un bâtiment. En réalité, la Métropole, l’ADEME et l’Agence Locale de l’Energie, qui ont co-construit le référentiel ensemble, ont toujours eu un temps d’avance sur les réglementations thermiques (RT) en vigueur à l’échelon de l’hexagone. Le premier référentiel, mis en place en 2004, anticipait la RT 2006. L’évolution de 2006 anticipait la RT 2010. Et celle de 2009 anticipait la RT 2012. La consommation en énergie primaire des logements, limitée à 50 kwhep/m²/an, est même plus exigeante que la réglementation (qui tolère 57,5 kwhep/m²/an).

Quelles évolutions ?

Evolution de la part des énergies renouvelables

La mise à jour 2016 permet de prendre en compte les différents retours d’expérience de la part des promoteurs et bailleurs sociaux qui ont eu à appliquer ce document. Ainsi, concernant la part des énergies renouvelables, la principale mesure concerne la suppression des apports passifs. Jusqu’à présent, la méthode de calcul du bilan énergétique global intégrait en effet l’apport du soleil en tant que chaleur pour les bâtiments. Sur les 20 % de part d’énergies renouvelables obligatoires à atteindre, certains programmes bénéficiaient d’un apport passif pouvant atteindre 10 à 11 %. Le référentiel 2016 se base aujourd’hui sur la vraie production d’énergies renouvelables.

Élargissement des systèmes

La version 2013 prenait en compte les énergies renouvelables suivantes : solaire passif, solaire thermique, solaire photovoltaïque, biomasse et éolien. En 2016, la réactualisation intègre de nouveaux systèmes valorisables, parmi lesquels les pompes à chaleur et la récupération d’énergie sur les eaux grises (par exemple les eaux de douches).

Critère alternatif

Sous certaines conditions, la part d’énergies renouvelables dans la production énergétique globale pourra être limitée à 10 % : cela s’appliquera pour les bâtiments qui ne situent pas sur le périmètre d’un réseau de chaleur ou dont la toiture est souvent à l’ombre, car cachée par d’autres bâtiments plus élevés. En contrepartie, un effort plus important est demandé sur l’enveloppe des bâtiments.

Le référentiel Habitat Durable a été créé en 2004

Le référentiel Habitat Durable a été créé en 2004 © SPL Lyon Confluence

Démarche environnementale globale

Le référentiel Habitat Durable a pour principal objectif de réduire la consommation énergétique des bâtiments. Mais il voit aussi plus loin en cherchant à mettre en avant une démarche environnementale globale :

  • promotion de matériaux sains (peintures peu polluantes, taux de composés organiques volatiles à ne pas dépasser…),
  • gestion vertueuse des déchets de chantiers  (rotation raisonnée de véhicules, prévention de pollution…),
  • mise en place d’une gestion des déchets ménagers (équipement des logements en bacs de tris),
  • garantie d’un confort visuel (facteur lumière de jour moyen de 1,5 % pour les chambres et 2% pour les séjours).

Certification nationale possible

Le référentiel Habitat Durable peut désormais être certifié par deux des organismes certificateurs : Cerqual et Prestaterre. Cela signifie que ces organismes de certifications attestent de la conformité du référentiel de la Métropole au niveau d’exigence équivalent aux certifications proposées par ces organismes. Pour les promoteurs privés, c’est un vrai argument commercial et pour les bailleurs sociaux, la labellisation ouvre droit à une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties.

Le référentiel en chiffres

412 opérations de logements ont appliqué le référentiel habitat durable depuis 2005, soit 1 192 487 m² de logements.

Pour en savoir plus

La version 2016 du référentiel Habitat Durable :

Référentiel Habitat Durable (2016) (146 téléchargements )

Retrouvez plus de détails du côté de l’Agence Locale de l’Energie.

 

Plan Oxygène : rendre l’air plus respirable

Adopté en juin dernier, le plan Oxygène de la Métropole de Lyon prévoit plusieurs mesures afin d’améliorer la qualité de l’air. Il constitue le volet « Air » du Plan Climat.

Agir pour la qualité de l’air

Le territoire de la Métropole de Lyon est doté d’un Plan Climat Energie Territorial (PCET) depuis 2012, il vise à limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre de l’agglomération. La plupart des actions contribuent aussi à limiter les émissions de polluants. C’est ainsi le cas des transports en commun (plan d’actions pour les mobilités actives) de l’habitat (Écorénov’) ou des technologies propres (cleantechs). Là où le plan Oxygène œuvre, c’est en faveur de nouvelles mesures qui s’intéressent davantage aux effets sur la santé.

Limiter la circulation des véhicules les plus polluants

Premier sujet phare sur lequel le plan Oxygène entend influer : le transport des marchandises en ville. S’ils ne représentent que 7 à 8 % des kilomètres parcourus, les poids-lourds sont pourtant responsables de 17 % des émissions de particules fines.. Pour tenter d’inverser la tendance et accélérer le renouvellement du parc ancien, une zone de circulation restreinte est à l’étude. Les véhicules les plus vieux et les plus polluants ne pourraient pas y rentrer, à l’instar de ce qui existe déjà à Paris et à Grenoble.

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuels bois sont les principales sources de pollution

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuel bois sont les principales sources de pollution

Avoir des chauffages bois plus performants

Aujourd’hui, 8 % des ménages chauffés au bois représentent 25 % des émissions de particules fines rejetées dans l’atmosphère. L’origine ? Une mauvaise combustion dans l’appareil. L’objectif est donc de remplacer les cheminées non performantes en incitant à s’équiper avec des foyers labellisés « Flamme Verte ».

Inciter aux modes actifs

Afin de populariser encore davantage la pratique des modes doux, et notamment du vélo, le plan Oxygène entend relancer le versement de subventions aux particuliers qui feront la démarche d’acquérir un vélo électrique. Lancée en 2012, la démarche avait rencontré un vif succès et devrait réapparaître en 2017, dans des modalités restant à définir (vraisemblablement à hauteur de 250 € par vélo).

L’importance de l’innovation ouverte

Autre avancée significative du plan Oxygène, sa démarche d’innovation ouverte. Présentée à l’occasion du salon Pollutec en décembre 2016, cette initiative rassemble différentes catégories d’acteurs autour de la qualité de l’air. Objectif : utiliser toutes les palettes du numérique pour inciter aux changements de comportements dans les rapports avec l’environnement. Expertises sociologiques, ingénierie numérique (meilleure gestion des bases de données), monitoring urbain (démocratisation des capteurs de qualité de l’air), développement d’applications ludiques pour smartphones… La démarche doit inciter à inventer de nouvelles technologies et à explorer des marchés inconnus.

Grâce au plan Climat déjà à l'oeuvre depuis 2012, la qualité de l'air s'est beaucoup améliorée

Grâce au plan Climat déjà à l’œuvre depuis 2012, la qualité de l’air s’est beaucoup améliorée

Plusieurs origines, de multiples ambitions

L’élaboration du plan Oxygène s’est faite en parallèle de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 qui oblige désormais les collectivités à intégrer la notion d’air à leur plan Climat actuel. En 2018, les deux plans ne formeront plus qu’un au sein d’un PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial).

Ce nouvel outil est la mise en œuvre de l’appel à projets national « villes respirables à cinq ans », dont la Métropole de Lyon a été lauréate en juin 2016 et qui demandait entre autres la mise en place de zones de restriction de circulation (ZCR).

Le plan entend également venir en appui du plan de protection de l’atmosphère (PPA) sur le volet réglementaire. Ce dernier a été mis en place par le Préfet en 2014 sur la Métropole. Les PPA sont la réponse de la France au non respect des directives de la commission européenne sur les standards de la qualité de l’air.

Son ambition ? Améliorer la santé de tous et la qualité de l’air respiré. Car les habitants du territoire pourraient gagner 5 à 7 mois d’espérance de vie si les niveaux de particules fines respectaient les prescriptions de l’OMS.

« La question économique est au premier plan »

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personaz, directrice régionale d’Air Rhône-Alpes, partenaire de la Métropole dans son élaboration
« L’air pose des questions de santé publique et l’aspect économique est évidemment inévitable. Mieux respirer, c’est être moins malade. Les dégâts sur la santé, l’environnement et les rendements agricoles sont estimés à 100 milliards chaque année sur le territoire national. Au discours centré sur les maladies, il faut associer celui des réalités économiques. Le plan Oxygène a un coût, certes. Mais au regard de ce que nous coûte la pollution, il est largement rentable ! »

Unis Cité 2017, au bureau !

En 2016 et 2017, une nouvelle équipe de volontaires d’Unis-Cité prend le relai du projet « Héros ordinaires ». Présentation de l’action proposée cette année.

Une association, quatre volontaires 

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. Cette année sur l’antenne de Lyon, nous sommes pas moins de 80 volontaires engagés au service de l’intérêt général pour une période d’au moins 6 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions. Les grandes thématiques abordées tournent autour du lien social (C.A.D.A, Cadre de vie…), de l’intergénérationnelle (E.H.P.A.D, Inter-généreux…), de l’environnement (Médiaterre, Métropole mission énergie…) et de la participation citoyenne (Néo-Citoyen, Ciné et citoyenneté… ).

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Nathanaël (17 ans), Célestine (18 ans), Alexis (19 ans) et Annabelle (23 ans).

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De gauche à droite : Nathanaël, Célestine, Alexis et Annabelle

 

Notre mission : votre divertissement

En partenariat avec la mission énergie de la Métropole de Lyon, nous proposons de sensibiliser le milieu professionnel aux éco-gestes dans les bureaux. Pour cela, nous intervenons dans un premier temps dans différentes structures sociales (telles que les MJC, les centres sociaux, MDR, IDEF…) pour nous consacrer dans un second temps à des entreprises (signataires du plan Climat par exemple).

Nous suggérons ainsi plusieurs outils d’animation afin de sensibiliser de manière ludique et conviviale les employés de bureau aux différents éco-gestes possibles sur leur lieu de travail. On allie ainsi les ingrédients d’une recette réussie : une réflexion autour du développement durable, de la joie et de la bonne humeur, le tout pour un bon moment partagé entre collègues !

Suite à notre intervention, nous proposons des livrables récapitulant tous les gestes évoqués par les participants durant l’animation afin qu’ils en gardent un support écrit. Puis nous transmettons un questionnaire de suivi afin d’analyser l’évolution des comportements envers les écogestes.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas de nous contacter pour qu’on intervienne dans votre structure ! A très vite pour de nouvelles aventures avec Unis cité !

 

Pour plus d’informations :

http://uniscite.fr

https://uniscite-auvergnerhonealpes.org/

ucgrandlyon2015(at)gmail.com

Écorénov’ : une charte des partenaires pour consolider la démarche

Engagée depuis 2015, la plate-forme d’éco-rénovation Écorénov’ réunit de nombreux partenaires. Lesquels ont signé le 30 novembre une charte commune qui va faciliter leurs échanges et permettre au dispositif de se structurer encore davantage.

Les partenaires signataires de la charte Écorénov' ©DR

Les partenaires signataires de la charte Écorénov’ ©DR

Écorénov’, c’est quoi ?

Il s’agit de la plateforme locale de rénovation énergétique de l’habitat privé de la Métropole de Lyon. Elle permet aux propriétaires de maisons individuelles ou aux copropriétés de bénéficier de subventions pour réaliser des travaux énergétiques dans leurs logements. Travaux qui entraîneront, à court terme, des réductions significatives de consommations énergétiques. La porte d’entrée de toutes les démarches d’Écorénov’ est l’ALE (Agence Locale de l’Habitat).

Le plan Climat impulse la démarche

La plate-forme est une des actions fortes du Plan Climat de la Métropole de Lyon, voté en 2012. À l’époque, le volet habitat de ce plan affichait la volonté de développer des rénovations thermiques très performantes, en atteignant le niveau « BBC Rénovation », soit 96 kWhep/an/m2.
Suite à l’adoption du plan début 2012, une première phase (2012-2014) a permis de rénover 1700 logements du parc social et 850 logements du parc privé. Les résultats affichés (6000 tonnes de C02 économisées par an) ont conforté la collectivité dans la nécessité d’amplifier ce volet de la rénovation énergétique des habitations. En 2014, la Métropole a répondu à l’appel à manifestation d’intérêt de la Région et de l’ADEME pour mettre en place une plate-forme, qui a vu le jour début 2015. Éco’rénov bénéficie d’un budget de 30 millions d’euros d’investissement, inscrite à la Programmation Pluriannuelle d’Investissement 2015-2020.

Tour à tour, les partenaires ont signé la charte

Tour à tour, les partenaires ont signé la charte

Points d’échanges réguliers

Pour maintenir le dialogue avec les acteurs de la rénovation énergétique sur le territoire, Ecorenov’ est piloté par un comité de suivi partenarial. Réuni à deux reprises en 2015, le rendez-vous de cette fin d’année 2016 avait pour but de signer la « charte des partenaires » et de partager les points de vue autour de tables-rondes. Les sujets abordés : l’accompagnement des particuliers et la mobilisation des professionnels pour une éco-rénovation de qualité. L’occasion d’instaurer dialogues et échanges entre les différentes structures présentes.

Signature d’une charte partenariale

Le 30 novembre 2016, la signature de la charte des partenaires est venue officialiser une alliance forte qui existe depuis le lancement de la plate-forme. Elle va permettre aux signataires de valoriser leurs actions, de faire connaître le dispositif auprès des professionnels du bâtiment, ou encore de faciliter la prise de décision de travaux chez les particuliers. Elle a également pour objectif d’aider la filière professionnelle à se structurer sur la thématique, tout en gardant en tête que la qualité architecturale et urbaine des projets est importante. Avec cette charte, tous œuvrent pour consolider et booster le secteur de l’éco-rénovation. Ambition : atteindre 1200 à 1800 logements éco-rénovés par an.

Rassembler différents horizons

Autre intérêt de la charte : fédérer des différents corps de métiers  (conseil, maîtrise d’oeuvre, entreprises du bâtiment, énergéticiens, banques…) afin d’atteindre ensemble les objectifs affichés. Cette signature rassemble aussi bien les financeurs (Métropole, Région, ADEME) que les spécialistes de l’accompagnement humain et technique (ALE, Soliha). Mais aussi les acteurs de la maîtrise d’œuvre (Ordre des Architectes, CAPEB,  BTP Rhône) ceux représentant les copropriétaires (UNIS…). Autres interlocuteurs associés, les banques, afin de les sensibiliser à la délivrance de prêts à taux zéro, et les énergéticiens : Enedis et GRDF, distributeurs d’énergie et qui disposent des consommations des particuliers. Ils seront très utiles dans un futur proche, lorsqu’il s’agira de mesure les économies réelles réalisées.

« Les copropriétaires ont rapidement adhéré »

Isabelle Vincent © DR

Isabelle Vincent © DR

Isabelle Vincent, présidente du conseil syndical de la copropriété « Les 3 écureuils » à Villeurbanne
« Notre bâtiment date de 1969 et comprend 27 logements. Il ne comporte quasiment aucune isolation et comme nous avions le ravalement de la façade et la reprise de la toiture-terrasse à programmer, nous avons évoqué la nécessité de repenser aussi l’isolation. Entre l’envoi de l’ordre du jour de notre assemblée générale et sa tenue, nous avons fait des permanences pour recevoir les copropriétaires et répondre à leurs questions sur l’éco-rénovation. Si nous n’avions pas la réponse, nous avons tout fait pour l’avoir lors de l’AG. Ce jour-là, une personne de l’ALE était présente pour appuyer nos propos. Nous avons pu présenter différents scénarios et les aides proposées par la Métropole ont bien entendu également pesé dans la balance. À l’arrivée, 26 des 27 copropriétaires ont opté pour le BBC. »

Pour en savoir plus

Téléchargez la charte des partenaires Ecorenov’

Retrouvez la démarche Ecorenov’

Réseau de chaleur urbain : ça bouge !

Le contrat du plus important des neuf réseaux de chaleur urbains (RCU) que compte le territoire de la Métropole vient d’être attribué à ELM, société dédiée de Dalkia, qui va développer et gérer le chauffage pour plus de 80 000 logements pour les 25 prochaines années. L’occasion de faire le point sur cette énergie économique et écologique.

La chaleur est produite dans une centrale thermique afin de passer dans les canalisations jusqu'aux sous-stations

La chaleur est produite dans une centrale thermique afin de passer dans les canalisations jusqu’aux sous-stations (ici Vaulx-en-Velin)

Développement conséquent du réseau

La signature de ce nouveau contrat marque une grande avancée dans le maillage du réseau de chaleur urbain. Le réseau « Centre Métropole » existant* va ainsi voir son nombre de kilomètres doubler, pour passer de 65 à 130 km. La quantité de chaleur vendue va quant à elle être multipliée par 3. Et de 33 000 équivalents logements desservis aujourd’hui sur ce périmètre, ils seront ainsi 86 000 à être raccordés à l’horizon 2040.

Le RCU, comment ça marche ?

Produite par une centrale thermique, la chaleur est distribuée dans des canalisations via le réseau primaire jusqu’à une sous-station, positionnée dans chaque immeuble desservi. Les besoins en chaleur (eau chaude sanitaire et chauffage) sont ensuite distribués via un réseau secondaire qui appartient à chaque propriétaire de bâtiment. Pour se raccorder, la régie ou le conseil syndical doit faire voter le projet en assemblée générale avant de signer la police d’abonnement avec le délégataire.

 

Le réseau de chaleur urbain se développe notamment sur le quartier de Lyon Confluence

Le réseau de chaleur urbain se développe notamment sur le quartier de Lyon Confluence

Prix plus abordable

Pour les particuliers, se raccorder à un réseau de chaleur urbain présente dans la plupart des cas un réel intérêt financier. Pour le réseau Centre Métropole, le prix sera en effet plus compétitif que celui du fioul, des chaudières gaz (individuelles ou collectives), ou encore de l’électricité. L’évolution tarifaire est également beaucoup plus maîtrisée car les réseaux permettent l’utilisation de ressources locales et c’est la collectivité qui est maître des changements de prix sur la durée. Les modifications tarifaires du fioul ou du gaz, elles, sont beaucoup moins prévisibles car elles dépendent souvent de contextes géopolitiques.

Gain environnemental

Se chauffer via le RCU, c’est aussi faire un geste fort pour la planète puisque cela mobilise les énergies renouvelables. D’une part, celles provenant de la chaleur des usines d’incinération, désormais mieux valorisées. Et d’autre part, par l’utilisation du bois énergie. Y avoir recours dans des installations d’envergure plutôt qu’au sein de plusieurs logements individuels permet de mieux traiter les fumées générées et de limiter considérablement la combustion de poussière dans l’atmosphère. Le nouveau contrat prévoit la création d’une nouvelle chaufferie biomasse de forte capacité : la chaufferie bois de Surville, dans le 7eme arrondissement, aura une capacité de 34MW à horizon 2019 puis de 50MW en 2024. Une belle augmentation puisque la puissance actuelle de l’ensemble des chaufferies bois du territoire est de 70 MW.

La combustion des poussières générées par les fumées des chaudières bois est beaucoup plus contenue que des installations individuelles

La combustion des poussières générées par les fumées des chaudières bois est beaucoup plus contenue que des installations individuelles

Une Métropole plus verte et attentive

Les réseaux de chaleur urbains du territoire datent des années 70, à l’époque où de nombreux grands ensembles ont été érigés. Alimentés à l’origine par l’énergie fossile ou au gaz, les réseaux sont aujourd’hui approvisionnés à plus de 60% au moyen d’énergies renouvelables. Et ce depuis l’adoption, en 2012, du plan Climat qui a œuvré pour une Métropole plus responsable sur les questions d’énergies renouvelables. Une attention écologique qui va de pair avec une implication plus forte dans le suivi de la qualité de service rendu aux usagers. La Métropole œuvre à tous les niveaux (technique, financier, juridique) pour que l’exigence soit au rendez-vous en termes de résultats pour les citoyens.

Poursuivre l’effort, partout

À moyen terme, l’objectif de la collectivité est de pérenniser la compétitivité des réseaux existants, notamment  en remplaçant les canalisations vétustes et en optimisant le fonctionnement des moyens de production existants et à créer. Aujourd’hui dépourvues de RCU, de nombreuses communes péri-urbaines pourraient en bénéficier dans les années à venir.  Avec les objectifs inscrits dans la loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte et une augmentation constante de la population du territoire, les réseaux de chaleur urbains de la Métropole de Lyon ont donc de beaux jours devant eux.

* Centre Métropole est le plus important des neuf réseaux de chaleur urbains existants sur le territoire de la Métropole de Lyon. Les autres sont ceux de Givors, La Tour de Salvagny, Lyon Confluence, Lyon La Duchère, Rillieux-la-Pape, Stahonay-Camp, Vaulx-en-Velin et Vénissieux.

Pour en savoir plus

Retrouvez sur le site de l’Agence Locale de l’Energie les fiches réseaux de chaleur.

 

 

Solvay : ou comment éco-réhabiliter en zone PPRT

Porté par le groupe Solvay, le projet Aeride a permis de réhabiliter un immeuble de bureaux en répondant à une double problématique : être moins énergivore et s’adapter aux contraintes d’une zone à risques. Explications.

La rénovation du bâtiment offre un meilleur confort et une plus grande sécurité aux usagers

La rénovation du bâtiment offre un meilleur confort et une plus grande sécurité aux usagers

Aeride, pour Amélioration Énergétique et Rénovation de l’Immeuble Delta. Construit durant l’après-guerre, ce bâtiment de 3900 m2, propriété de Solvay, abrite la direction de la sécurité du groupe. Sa vétusté, responsable de 33 % des déperditions de chaleur, a conduit à une profonde réhabilitation pour répondre aux normes environnementales, et offrir de meilleures conditions de travail. Menés sur 18 mois, d’octobre 2014 à mars 2016, les travaux offrent depuis peu un nouveau confort aux usagers. Et un bâtiment énergétique de tout premier ordre.

Une réhabilitation, deux objectifs

Au moment de faire face à la nécessaire rénovation de cet immeuble, Solvay a dû répondre à deux objectifs. Celui de mener une éco-réhabilitation exemplaire d’un point de vue énergétique avec un engagement en faveur du développement durable. Et l’obligation de composer, dans le même temps, avec les contraintes de la zone PPRT (Plan de prévention des risques technologiques). Le tout avec la volonté de montrer qu’il est possible de réhabiliter de manière ambitieuse un bâtiment situé en zone SEVESO.

Un exemple du système constructif de la façade de l’immeuble

Le bois, matériau plébiscité

Pour mener à bien le volet environnemental du projet, Solvay a opté pour une utilisation poussée du bois. Fenêtres, isolation, chauffage : la majorité des composants et des systèmes utilisent ce matériau. Mur bois en matériaux biosourcés, menuiserie bois-alu, isolation thermique par l’extérieur à base de fibre de bois composent aujourd’hui l’édifice. Ce dernier comporte aussi un bardage final en polymère, dont la durée de vie est supérieure à 30 ans, afin d’exclure toute dégradation rapide. À l’arrivée, grâce à ces modifications, les consommations énergétiques de l’immeuble ont été divisées par 4.

Résistance à la surpression

Localisé en zone SEVESO, seuil haut, le bâtiment est exposé à un risque technologique de surpression de 112 millibars, défini dans le PPRT. Un seuil déterminé par les scénarios d’explosions de l’atelier voisin, seuil auquel les façades et les parties vitrées ne pouvaient pas faire face. Ce qui signifiait que la sécurité des usagers n’était pas assurée. Pour y remédier, Solvay a revu la composition du bâtiment. Il accueille une nouvelle façade, collée sur l’existant. Et les fenêtres et leurs châssis sont désormais solidaires.

Le bâtiment Solvay est situé en zone SEVESO, seuil haut

Bénéfices inattendus

Améliorer le confort des salariés était l’un des objectifs recherchés du projet. Objectif atteint puisque grâce à une meilleure isolation thermique, les occupants du bâtiment ont moins froid en hiver et moins chaud en été. D’autres bénéfices, non ciblés au départ, sont également apparus lors de l’utilisation des lieux. Grâce à l’épaisseur des vitrages, l’absence de bruit en est un. Les salariés peuvent désormais pleinement en profiter, en ayant l’impression de travailler comme dans un cocon.

Un exemple pour la Vallée de la Chimie

Implanté au cœur du site industriel de la Vallée de la Chimie, Solvay a achevé une réhabilitation qui pourrait bien donner des idées aux groupes voisins. Car la majorité des bâtiments construits à l’époque l’ont été sur le même principe, celui du béton/poutre. La reproduction de ce type d’opérations est donc envisageable afin de faire du site industriel un modèle énergétique. Une « réplicabilité » qui peut également s’appliquer aux bâtiments administratifs, aux équipements éducatifs ou encore aux logements collectifs.

Appel des 30 !

La Mission Vallée de la Chimie de la Métropole, associée à une trentaine de partenaires publics et privés, lance aujourd’hui l’édition 2016 de son appel à projet : l’Appel des 30 ! 

Ce dispositif, unique en son genre, vise à transformer en profondeur l’entrée Sud de la Métropole de Lyon grâce à l’accueil de nouvelles activités dans une logique d’économie circulaire.

Cette année, l’Appel des 30! met en visibilité une surface de près de 100 000 m² destinée à accueillir des installations photovoltaïques afin de conforter la Vallée de la Chimie comme « l’usine énergétique métropolitaine » de l’agglomération lyonnaise.

La production d'énergie est l'un des 6 axes stratégiques de l'Appel des 30 !

La production d’énergie est l’un des 6 axes stratégiques de l’Appel des 30 !

Prochaines étapes

  • 15 et 29 septembre : visite des opportunités immobilières sur site
  • 30 octobre : date limite de réception des candidatures
  • 28 février 2017 : date limite de réception des projets

Plus d’infos

Téléchargez le flyer et retrouvez le cahier des charges sur le site de l’Appel des 30 !

Contact : projet[a]appeldes30.fr ; 04 69 64 59 20

Production d'énergie aujourd'hui dans la Vallée de la Chimie

Production d’énergie aujourd’hui dans la Vallée de la Chimie

Un îlot près de chez vous

Au coeur de l’été, une vidéo pour tout savoir sur l’ « Îlot de Chaleur Urbain » et le rôle du végétal pour tempérer nos agglomérations (CEREMA, 2016).

Retrouvez aussi un tour d’horizon des stratégies de lutte contre l’ICU dans différentes villes, un dossier publié par Environnement & Technique en Juillet :

2016_article_ICU_reinventer_la_ville.pdf (132 téléchargements )

Bonne lecture !