Avec DORéMI, l’éco-rénovation a tout bon

Le dispositif DORéMI encourage les propriétaires de maisons individuelles à s’engager dans une éco-rénovation complète. Reportage lors d’un test sur la bonne étanchéité d’une maison.

Le formateur Dorémi explique le test de l'étanchéité à l'air auquel il va procéder

Le formateur DORéMI explique le test de l’étanchéité à l’air auquel il va procéder

« Ah, ici, il y a une petite fuite ! » Son engin dégageant de la fumée à la main, Julien Vye teste l’étanchéité à l’air d’une maison engagée dans un chantier d’éco-rénovation, un matin de juillet sur la commune de Saint-Genis-Les-Ollières.
À ses côtés, de nombreux artisans (plombier, électricien, menuisier, plaquiste..) suivent scrupuleusement le résultat du test. Tous ont participé au dispositif DORéMI, qui propose aux propriétaires de maisons individuelles de s’engager dans un programme complet d’éco-rénovation. Avec la livraison clé en main d’un groupement d’artisans formés aux problématiques énergétiques et le gage d’un suivi de chantier rigoureux.

Maison sous pression et test de fuites
Ce matin-là, c’est donc l’heure du test. Mais de quoi s’agit-il exactement ? En fait cela se déroule en deux parties. D’abord, grâce à l’installation d’une porte soufflante (un gros ventilateur), Julien mesure, par une pression constante équivalente à un vent de 35 km/h, l’entrée d’air dans la maison. Et tout ce qui en sort. La maison est mise sous pression. Et si fuite il y a, elle se dégonfle, telle un ballon. Le premier test mesure donc la valeur de fuite en indiquant un débit de m3 par air.
Une fois le chiffre tombé, place à la recherche de fuites. À l’aide d’un générateur de fumées (du type de ceux utilisés en boîte de nuit pour les effets spéciaux), Julien traque les petits trous d’air. Souvent concernés, percement électriques, menuiseries et isolations sont saupoudrés de fumées. Dès qu’elle s’échappe vers l’extérieur, les artisans corrigent rapidement le tir.

Le test de l'étanchéité à l'air permet de déceler d'éventuelles fuites

Le test de l’étanchéité à l’air permet de déceler d’éventuelles fuites

Une éco-rénovation proche de la RT2012
Au final, ce jour-là, la valeur de pertes était proche de la RT 2012, chose rare pour une maison en éco-rénovation. Avec une valeur bien meilleure que l’objectif initialement fixé, les formateurs DORéMI ont félicité les artisans pour leur travail. Entamé en avril 2016, le chantier d’éco-rénovation a été achevé fin juillet. Décaissement sur 50 cm pour créer des pièces de vie au rez-de-chaussée, remplacement de toutes les fenêtres, suppression du balcon, renouvellement complet de l’isolation… Les artisans se sont relayés et ont aussi travaillé de concert pour offrir une rénovation thermique performante.
Fin août, Olivier Lavaux, son épouse et ses deux enfants de 8 et 13 ans s’installeront dans une maison construite dans les années 60. Mais qui désormais, énergétiquement parlant, fait beaucoup moins que son âge.

La maison a été éco-rénovée en quatre mois

La maison a été éco-rénovée en quatre mois

DORéMI ?
Dorémi, pour Dispositif Opérationnel de Rénovation énergétique des Maisons Individuelles est un outil de formation-action développé depuis 2011 l’Institut négaWatt. Officiellement lancé sur le territoire de la Métropole de Lyon en mai 2015, par la signature d’une convention de partenariat entre la collectivité et 5 partenaires, il s’inscrit dans le cadre du plan Climat. En proposant une rénovation complète, souvent moins coûteuse et plus performante que la modification d’un seul poste (fenêtres ou chaudière), la Métropole de Lyon s’engage aussi à subventionner une partie des travaux.
Tous les propriétaires de maison individuelle, située dans le Grand Lyon, datant d’avant 1975 et peu ou pas rénovée thermiquement, peuvent bénéficier de Dorémi. À la clé : une division, par 4 à 6, de la consommation de chauffage.
04 37 48 25 90 // 14 Place Jules Ferry – 69006 Lyon // doremi@ale-lyon.org


« Les artisans travaillent en synergie »

Olivier Lavaux, propriétaire des lieux

Olivier Lavaux, propriétaire

Olivier Lavaux, propriétaire

« J’arrive de Toulouse et j’ai acheté la maison en janvier 2016. Il s’agit d’une bâtisse des années 60, construite sur le modèle Favier, avec un garage en rez-de-chaussée et des pièces de vie à l’étage, ce qui ne correspond plus aux modes de vie actuels. J’avais donc l’ambition de procéder à des aménagements. Et quitte à faire des travaux et à repartir de zéro, autant respecter au mieux l’environnement. Je voulais notamment en finir avec le chauffage au fioul. Je me suis donc rendu au salon Pollutec, en novembre 2015, où l’on m’a présenté le dispositif DORéMI. Ce qui m’a séduit ? Que l’on me recommande des artisans et qu’ils travaillent ensemble, en synergie. Il y a une réflexion commune en faveur du développement durable. »

« Plus vigilants à de petits détails »
Gaëtan Martin, plombier à Oullins

Gaëtan Martin, plombier

Gaëtan Martin, plombier

« Avec DORéMI, on apprend une nouvelle manière de travailler. Nous sommes plus vigilants à des petits détails de chantiers qui n’avaient pas d’importance pour nous jusqu’à présent mais auxquels on pensera désormais à l’avenir. Par exemple ? Quand on fait passer des tuyaux dans des trous, d’ordinaire, on met du béton pour reboucher autour. Là, on nous a appris à utiliser une rustine spécifique. Il y a une préoccupation énergétique très importante, qui n’est pas abordée sur d’autres chantiers. Cela nous permet de monter en gamme. Le fait d’être organisé en groupement ? On travaille mieux ensemble, on se connaît. Et on pourra se rassembler encore à l’avenir pour séduire de futurs clients. »

« Proposer une rénovation thermique performante »
Franck Janin, formateur Dorémi

Franck Janin, formateur Dorémi

Franck Janin, formateur Dorémi

« Aux propriétaires qui se renseignent pour changer leurs fenêtres, l’Agence locale de l’Énergie et la Métropole de Lyon leur disent : « Pourquoi vous n’éco-rénovez pas tout de A à Z ? ». Il s’agit d’éviter au maximum les ponts thermiques et les pertes de chaleur. DORéMI permet au client de ne pas se soucier du dialogue entre artisans et des contraintes de planning, le dispositif le fait pour lui. Mais surtout, DORéMI apprend aux entreprises à se synchroniser entre elles. Il n’est pas question d’apprendre son travail à l’électricien. Mais plutôt de dire : pour une bonne étanchéité à l’air, qui pose le scotch ? Est-ce le plaquiste ? Et où doit-il le mettre pour ne pas gêner le menuisier ensuite ? Nous proposons donc des groupements, formés à la méthode, et qui prennent vite conscience des petites erreurs à ne plus commettre car elles pourraient impacter les performances énergétiques à l’avenir. »

Défi Famille À Énergie Positive : de bonnes habitudes pour longtemps ?

Brigitte et Fred de Corbas. Gene de Villeurbanne. Ivan et Marylin d’Albigny. Tous ont participé au « Défi Famille A Energie Positive » en 2011-2012. Sensibilisés, informés, entraînés aux éco-gestes, ont-ils conservé de bonnes habitudes quatre ans plus tard ? Et gardent-ils un bon souvenir du concours ? Rencontre.

Du lien, des amis

Unanimité sur le bénéfice du groupe, qui mêlait la famille, des proches ou de parfaits inconnus. Marylin et Ivan, très engagés pour l’écologie à Albigny ont rassemblé des amis dans leur équipe. Tout comme Brigitte et Fred, enseignants  à Corbas. À l’inverse, Gene, maman d’une famille  nombreuse, ne connaissait personne au départ. Elle a découvert « un vrai groupe humain qui se constituait autour de valeurs super intéressantes », et ce sont devenus des amis !

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Gene et le carnet de bord de son équipe

La stimulation du défi

L’équipe permet de partager des conseils et des astuces, et d’aborder les sujets autrement. Une bonne stimulation pour assumer des tâches ingrates, comme dégivrer le réfrigérateur avant la réunion suivante, se rappelle Gene. « Tout le monde a bien joué le jeu, l’équipe était efficace et stimulante », notent Brigitte et Fred.

Les enfants en première ligne !

Pour les enfants aussi, l’expérience a bien fonctionné et n’a pas été oubliée. Les deux petites filles d’Yvan, Marilyn étaient très jeunes au moment du concours, mais elles ont appris à bien éteindre la lumière en sortant d’une pièce, et le geste est acquis. « Elles font déjà très attention au quotidien », notent leurs parents. Dans la famille de Gene, le démarrage a été plus lent et, surtout, il a fallu convaincre le père de famille.  « Je faisais des efforts pour la planète alors que lui songeait aux économies. De fil en aiguille, en voyant les factures diminuer, il s’est intéressé à la question », raconte-t-elle. Leurs filles, au contraire, se sont tout de suite beaucoup impliquées dans le concours en participant également aux réunions. La cadette a même dessiné le logo de l’équipe. Depuis, l’aînée a emporté les éco-gestes appris jusqu’en Belgique où elle a initié ses colocataires.

Fred et Brigitte ont beaucoup diminué leur consommation d’eau. Ils ont installé un osmoseur dans leur cuisine qui filtre l’eau et la partie non filtrée est récupérée pour d’autres usages de la maison.

Fred et Brigitte ont beaucoup diminué leur consommation d’eau. Ils ont installé un osmoseur dans leur cuisine qui filtre l’eau et la partie non filtrée est récupérée pour d’autres usages de la maison.

Des outils ludiques

Le Défi Famille À Énergie Positive aide à voir ce qui est consommé réellement en énergie et donne des clés simples pour diminuer ses consommations. Il a laissé un bon souvenir pour son côté « ludique et challenge » et les outils intéressants qui étaient proposés. Le guide des 100 éco-gestes, par exemple, a beaucoup servi pour trouver de nouvelles idées d’économies. Car, même pour ceux qui sont déjà vigilants, il y a toujours de nouvelles habitudes à intégrer au quotidien. Même utilité pour le Wattmètre, qui fait prendre conscience qu’un appareil, même éteint, consomme de l’électricité.

Quel bilan alors ?

Pour Brigitte et Fred « C’est une super expérience ! », car quand on s’y met, on fait des économies ! Gene a le même avis positif. La conclusion de Marylin et Ivan : « C’est un concours où tout le monde gagne à la fin. Chacun fait ce qu’il veut, à son rythme, et ce n’est pas culpabilisant. »

Pour en savoir plus 

Rendez-vous sur le Site du défi pour découvrir l’initiative : prochain recrutement en septembre !

Électricité : la Métropole passe au vert

Désormais, la moitié de l’électricité consommée par les bâtiments de la Métropole de Lyon est verte, c’est-à-dire certifiée 100% renouvelable.

L'Hôtel de la Métropole de Lyon est concerné à 100 % par cette nouvelle sources d'énergie

L’Hôtel de la Métropole de Lyon est concerné à 100 % par cette nouvelle source d’énergie (Photo T.Fournier)

Tous concernés

Sites opérationnels (usines de traitements de l’eau, d’incinération des déchets, tunnels, etc.), locaux administratifs et techniques : l’ensemble des bâtiments de la Métropole, hormis les collèges, est concerné par cette avancée majeure. Désormais, la lumière, le chauffage ou l’ascenseur fonctionnent pour moitié grâce à l’électricité dite verte, c’est-à-dire produite par des systèmes hydrauliques, éoliens ou solaires.

Des sites à 100 % !

Les deux contrats passés avec les prestataires EDF et Gaz Electricité de Grenoble garantissent une électricité verte à 50 %. Mais certains bâtiments, et pas des moindres, vont plus loin. C’est notamment le cas pour l’Hôtel de Métropole qui abrite la majorité des effectifs, rue du Lac. Lui et le centre d’échanges Lyon Perrache sont fournis en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable.

Le centre d’échanges Lyon-Perrache est fourni en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable (Photo T.Fournier)

Le centre d’échanges Lyon-Perrache est fourni en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable (Photo T.Fournier)

Ambition : montrer la marche à suivre

La Direction de la Logistique, du Patrimoine et des Bâtiments – en charge de l’achat de l’ensemble des énergies pour les besoins de la Métropole de Lyon- a franchi le pas. Avec plusieurs autres collectivités et établissements publics en France, comme les villes de Lyon et de Paris ou les Aéroports de Lyon, qui l’ont déjà franchi à des degrés d’engagement divers, la Métropole de Lyon montre la marche à suivre. Tout en y allant de manière progressive, afin que les fournisseurs puissent aussi avoir le temps de s’adapter à ces nouvelles commandes.

À peine plus cher que l’électricité classique

Au moment de franchir un palier dans l’adoption d’une électricité verte, la collectivité a bénéficié d’une conjoncture favorable : l’offre étant encore bien supérieure à la demande, le prix d’achat de cette énergie renouvelable est quasiment au même niveau que l’offre de marché de l’électricité classique. Un tout petit peu plus cher, certes (+0,9%), mais beaucoup plus vert. D’où la volonté d’aller au-delà des objectifs nationaux en la matière. Avec le sentiment, aussi, de donner un coup de pouce à la filière en favorisant son développement.

Que dit la loi ?

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit de porter à 32 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale en 2030. En prenant le parti de passer directement à 50 %, la Métropole de Lyon prend donc de l’avance et montre l’exemple. Pour rappel, en 2014, la part d’électricité « verte » dans la consommation totale d’électricité en France était de 16%*. Le chemin à parcourir est donc encore long. Et bonne nouvelle : tout le monde peut s’y mettre, collectivité, comme simple citoyen ! Alors rendez-vous ici !

Coup de fraîcheur sur la rue Garibaldi !

Ni fleurs ni fruits, depuis quelques jours les arbres de la rue Garibaldi se sont vu pousser de drôles de boîtes blanches, assorties de sangles orange. Les avez-vous remarquées ?

Capteur météo rue Garibaldi Lyon Plan Climat

Un des 17 capteurs météo de la rue Garibaldi [Photo T. Fournier]

Climatisation naturelle

L’axe Vauban-Bouchut de la rue Garibaldi, réaménagé en 2014, a fait la part belle à la verdure dans un environnement autrefois presque entièrement minéral. Toute cette végétation apporte un gain esthétique, mais pas seulement ! En effet, les plantes évaporent par leurs feuilles l’eau puisée dans le sol. Et comme ce processus consomme de la chaleur, elles jouent le rôle de climatiseurs naturels en rafraîchissant l’air qui les entoure.

Quel rapport avec ces boîtes blanches ?

Pour mieux comprendre le rôle de la végétation sur le confort thermique, notamment en période de fortes chaleurs, l’équipe du Plan Climat a lancé une campagne de mesures pour l’été 2016. Une première partie de celle-ci consiste en l’installation de 17 capteurs fixes, répartis sur les arbres ou les mâts d’éclairage de la rue Garibaldi. Ces capteurs enregistrent chaque heure la température et l’humidité de l’air. Ils sont protégés du soleil, de la pluie et du vent par des abris météorologiques. Ce sont les fameuses boîtes blanches que vous apercevrez en levant les yeux.

Le micro-climat de la ville

Saviez-vous qu’il faisait plus chaud en ville qu’à la campagne ? Cette différence de température, appelée Îlot de Chaleur Urbain, a pour cause principale la forme urbaine, qui piège la chaleur et ralentit la circulation de l’air, ainsi qu’un large éventail d’activités humaines (industrie, trafic, climatisation, etc.). C’est une source d’inconfort pour les habitants, surtout durant l’été. Il est donc intéressant de comprendre comment la forme de la ville, et en particulier les espaces végétalisés, peut jouer un rôle positif contre ce stockage de chaleur.

Pour aller plus loin, il est envisagé dans le cadre du projet d’utiliser l’eau de pluie stockée sous la rue Garibaldi. Celle-ci permettrait de stimuler l’activité de la végétation durant les périodes de sécheresse. Les capteurs installés réaliseront des mesures durant toute la période, et nous permettront de mesurer l’éventuel gain apporté en terme de confort. Il ne reste qu’à attendre l’arrivée des beaux jours !

Unis Cité sur les traces des « familles à énergie positive »

Le concours Famille à énergie positive (FAEP) de la région lyonnaise permet depuis 6 ans à des foyers de faire des économies sur leurs consommation d’énergie et d’eau. L’équipe des volontaires en service civique d’Unis Cité a rencontré 10 familles ayant participé au concours et vous font le récit de leurs expériences.

 Soirée de lancement de la 6e saison du défi à l’Hôtel de Ville de Lyon

Soirée de lancement de la 6e saison du défi à l’Hôtel de Ville de Lyon

Le défi FAEP, pour agir ensemble contre le réchauffement climatique

Le défi Famille à énergie positive est un défi proposé aux habitants. Chacun apprend et met en place des petits gestes du quotidien pour faire des économies. Le défi existe dans 81 départements français et l’année dernière 8000 familles se sont inscrites en France. Ensemble, les économies sont énormes !

L’ALE encadre le concours dans la région lyonnaise. Nous en sommes à la 6e saison cette année avec 115 familles sur les différentes communes participantes. Les foyers se regroupent en équipes pour représenter leur ville, leur quartier ou leur entreprise. Chaque équipe fait le pari d’atteindre 8 % d’économies d’énergie par rapport à l’hiver précédant le défi. Pour cela on regarde toutes les consommations de la maison (chauffage, eau chaude, équipement domestique, etc.). Le défi se base sur le progrès global de chacun : peu importe d’où on part, l’essentiel est de progresser tous ensemble !

Sur les traces des anciens participants

En 6 ans, 550 familles ont déjà participé au moins une fois au défi dans le Grand Lyon : parfois seulement pour la première saison, parfois sur les trois dernières. Ça fait du monde ! Et tous ces anciens participants, qu’ont-ils à dire sur le concours aujourd’hui ?

Une équipe de volontaires en service civique part à leur rencontre. Nous sommes 4 jeunes engagés durant 9 mois pour un service civique. Nous sommes allé voir 8 familles et avons réuni 2 équipes entières pour collecter leur témoignage, leur expérience avec du recul sur le concours. Ils nous ont également fait partagé les actions, défis et engagements qu’ils ont réalisés depuis. Voici le premier témoignage.

Laetitia et Tolis, une famille qui chasse les Watts à plusieurs

Aujourd’hui nous vous présentons la famille de Laetitia et Tolis qui ont participé avec leurs deux enfants à la troisième saison (2012-2013). Le concours les a intéressés car il alliait le côté environnemental, la réduction du budget et le côté ludique par sa forme de concours.

Durant le concours, les participants font des relevés de compteurs pour enregistrer leur consommation. Pour Tolis, cet aspect « comptable » permet d’avoir une vision fiable et pertinente de ses consommations. Tous les dimanches, les relevés permettent de voir la consommation en “Wattheures” de la semaine.

De plus, le Wattmètre, permettant de mesurer la consommation individuelle des objets, est prêté aux participants. On sait ainsi quel appareil consomme le plus ! Par exemple, l’ampli consomme 20 W en marche comme en veille, ce qui est énorme mais le chargeur du portable consomme très peu. Savoir ce qui consomme leur a permis d’ajuster leurs gestes quotidiens. « On arrive à faire diminuer notre consommation et on ne vit pas plus mal. ». Si certains gestes étaient déjà connus avant le concours, le défi en équipe est un bon moyen de les mettre vraiment en place. La distribution du guide des 100 éco-gestes permet d’ajouter des gestes sans engager des moyens financiers.

Tolis et Leatitia avec leur enfants Timeo et Ariane dans leur maison de Lyon. S’ils ont participé au concours FAEP dans leur ancien appartement, ils n’ont pas oublié les écogestes qui réduissent la facture

Tolis et Leatitia avec leur enfants Timeo et Ariane dans leur maison de Lyon. S’ils ont participé au concours FAEP dans leur ancien appartement, ils n’ont pas oublié les écogestes qui réduisent la facture

Pour les enfants aussi, c’est une expérience. Si Ariane se souvient peu du concours, Timeo a participé. Ils ont collé des messages dans la maison : « Je fais attention à l’eau », « J’éteins la lumière » et ont réalisé les gestes. La famille est arrivée seconde avec son équipe. Le défi a été un bon apprentissage et ils ont donc réitéré l’expérience avec le défi Famille à Alimentation positive (FAAP) 2 ans après. Ils ont gagné ce second concours où l’objectif est de réduire son impact carbone sur l’alimentation.

Depuis le concours, la famille a quitté son appartement pour habiter dans une maison. Le gaspillage d’énergie y a aussi été traqué : des réflecteurs de chaleur derrière les radiateurs, des coupe-veilles et une température d’ambiance adaptée.

Pour en savoir plus

Défi FAEP dans le grand Lyon 

Les volontaires d’Unis Cité 

Défi FAAP (famille à alimentation positive)

Hyway, première station à hydrogène

Le 1er février dernier, les partenaires du projet HyWay ont inauguré, à Lyon, la première station de recharge hydrogène pour les véhicules. L’hydrogène présente les atouts d’un carburant classique (beaucoup d’énergie dans un faible volume) avec l’avantage de pouvoir être produit à partir d’énergie intermittente d’origine renouvelable.

La station hydrogène située sur le port Edouard Herriot (sur le site de la CNR), crédit photo Véronique Védrenne.

La station hydrogène située sur le port Edouard Herriot (sur le site de la CNR), crédit photo Véronique Védrenne.

Une flotte de véhicules hydrogène

Dans le cas du projet HyWay, déployé sur Lyon et Grenoble, c’est une flotte de véhicules Kangoo qui a été choisie : une petite bonbonne d’hydrogène de 1.7 kg située dans les véhicules électriques permet de prolonger l’autonomie de 170 km. Au total on obtient 130 km grâce à la batterie classique + 170 = 300 km d’autonomie. Ça commence à être intéressant !

La formule a séduit plusieurs professionnels pour leur flotte captive (DREAL, Serfim, Linde, DHL, City logistics…). 21 véhicules circulent à Grenoble, près de 10 à Lyon, l’objectif est d’atteindre 50 véhicules au total.

Le projet 

Le projet HyWay est coordonné par le pôle de compétitivité Tenerrdis, il réunit le CEA, Air Liquide, la CNR, ENGIE, GEG, McPhy Energy et Symbio FCell. Il est soutenu par l’ADEME, le Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Europe via les fonds FEDER. Le budget total du projet est de l’ordre de 4 M€ pour 3 ans.

La « phase 1″ inaugurée en février permet aux utilisateurs de la kangoo hydrogène de faire le plein sur la station, située dans le port Edouard Herriot sur un terrain appartenant à la CNR, à l’aide d’une carte à puce. La capacité de la station est de 15 véhicules/jour, il faut 7 minutes pour faire le plein. A ce jour, l’hydrogène est acheminé, dans un an la « phase 2″permettra de le produire sur place.

Prochaine étape ?

La prochaine étape consistera à installer un nouveau module près de la station pour produire sur place l’hydrogène à partir d’électricité d’origine renouvelable. Un électrolyseur permettra de fabriquer l’hydrogène à partir d’eau et d’électricité. Cette électricité renouvelable sera produite par la CNR au moment où elle n’est pas valorisable sur le marché (trop-pleins de barrages sur le Rhône, production solaire photovoltaïque ou éolienne coïncidant avec de faibles consommations). Ainsi, l’hydrogène sera un moyen de « stocker » cette énergie renouvelable pour un usage futur dans les véhicules.

La station définitive, prévue pour l’été 2017, sera multi-carburants : électricité, hydrogène, gaz naturel pour véhicules (GNV). Elle sera située à l’entrée du port Edouard Herriot pour pouvoir permettre un accès ‘grand public’.

A noter que l’hydrogène pourrait être une passerelle vers un autre vecteur énergétique : le réseau de gaz. Pour celà, plusieurs méthodes : on peut injecter directement l’hydrogène dans le réseau en petites proportions (c’est le « power-to-gas ») ou créer du méthane en combinant l’hydrogène est le CO2 (c’est la méthanation)… mais ça, c’est une autre histoire !

Les films de la CEC

Revivez les temps forts de la Conférence Energie Climat du 12 novembre 2015 en visionnant les vidéos diffusées à cette occasion ainsi que le film souvenir de l’événement !

Emissions de CO2 du territoire : comment sont-elles calculées ?

Ecorenov’ : campagne de rénovation de l’habitat.

Adaptation au changement climatique, un nouveau volet pour le Plan Climat !

Retour en image sur la 4ème Conférence Energie Climat, le 12 novembre 2015.

… prochaine CEC en 2017, d’ici là nous aurons l’occasion d’échanger par projet pour aller toujours plus loin dans la mise en oeuvre du plan d’action partenarial !

 

 

 

La ville de Lyon obtient le label Cit’ergie

La Ville de Lyon a obtenu en janvier le label européen Cit’ergie pour la qualité de sa politique énergie climat. La remise du label a eu lieu à Dunkerque lors des Assises Européennes de la Transition Énergétique. 

Bruno Lechevin, président de l'ADEME, remet le label à Nicole Gay, Adjointe au Maire de Lyon déléguée à la Préservation et au Développement du Patrimoine Immobilier (Dunkerque, jeudi 28 janvier  2016, crédit photo Sarah Alcalay).

Bruno Léchevin, président de l’ADEME, remet le label à Nicole Gay, Adjointe au Maire de Lyon déléguée à la Préservation et au Développement du Patrimoine Immobilier (Dunkerque, jeudi 28 janvier 2016, crédit photo Sarah Alcalay).

Après une phase de préparation et un audit fin 2014, la Commission nationale du label a donné son accord :  « La qualité du suivi de votre patrimoine, les mesures correctives associées aux bâtiments les plus énergivores, l’efficacité énergétique de votre éclairage public montrent qu’il est possible d’être exemplaire même avec un patrimoine conséquent ». Un patrimoine de 1 200 bâtiments et 72 000 lampes pour éclairer les rues !

Sur le total des 370,5 points possibles, Lyon a atteint 212,3 points, soit 57% de son potentiel, ce qui remplit les critères de labellisation (50%).

La Ville de Lyon a publié en 2015 une nouvelle version de son plan climat, qui intègre des actions sur son patrimoine mais aussi en lien avec le territoire. Un volet « Adaptation au changement climatique » a aussi été ajouté.

Quatre collectivités sont engagées à ce jour dans la démarche Cit’ergie sur le territoire du Grand Lyon : la Métropole (labellisée en 2015 sur le périmètre communauté urbaine), la Ville de Lyon, les Villes de Rillieux-la-Pape et de Vénissieux actuellement en processus Cit’ergie. C’est un label délivré pour 4 ans, il offre une « grille de lecture » européenne permettant d’identifier des points de progression.

Pour en savoir plus

Lire en ligne : le plan climat de la ville de lyon.

Site du label Cit’ergie

Héros Ordinaires – La Gonette, monnaie locale et citoyenne

Le 7 novembre 2015, une nouvelle monnaie est apparue à Lyon. L’objectif ? Échanger des biens et des services en consommant local et écologique, une expérience collective originale.

Gonette_groupe

Peu après son lancement en novembre 2015, la gonette est présentée aux étudiants de Lyon 2 -Porte des Alpes. De gauche à droite : Louis, étudiant en sociologie, Nicolas, salarié de la Gonette qui souhaite remettre la finance à sa place au service de l’économie et Marianne, éducatrice spécialisé qui souhaite démystifier l’économie.

Une monnaie locale, mais d’où vient cette idée ?

En 2011, une conférence sur les monnaies locales est organisée à Lyon. La monnaie locale de Toulouse mise en circulation cette année-là, le sol-violette, sert d’exemple pour expliquer le fonctionnement de ces nouvelles monnaies. Un collectif d’une trentaine de personnes est alors né à Lyon avec l’objectif de mettre en place la même chose dans leur ville. Le projet met 4 ans à se construire grâce à la communication (salon Primevère, site, page facebook…) et à la participation de citoyens engagés. « Pour qu’une monnaie locale marche, il faut une bonne adhésion » souligne Nicolas Briet, membre de l’association la Gonette. C’est pourquoi les choix importants sont faits lors d’ateliers participatifs et de votes sur le site internet et les réseaux sociaux. Par exemple, les couleurs, les dessins, les tailles des billets sont discutés et validés ensemble.

Au final, 1 500 personnes ont assisté à l’inauguration du 7 novembre 2015. L’association compte 350 adhérents et une quarantaine de partenaires (commerces, services).

Une monnaie locale, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

La Gonette est la 31e monnaie locale française. C’est une monnaie locale complémentaire (MLC). A la différence du troc, elle existe sous forme de billets papier, est indexée sur l’euro et a pour objectif de construire des réseaux d’échanges. Le réseau français de ces MLC se développe et le nombre d’adhérents augmente chaque année.

(voir la liste des monnaies locales en France)

Pour qu’une monnaie locale soit bien implantée, il faut environ 1 000 utilisateurs et 100 commerces. Le réseau de la Gonette est donc en cours de développement. Pour sa mise en place comme pour d’autres monnaies locales de la région (la mesure à Roman-sur-Isère, la luciole et la bogue en Ardèche), la Gonette a été subventionnée par la Région Rhône-Alpes dans le cadre de la politique en faveur de l’économie de proximité.

Gonette 2

La Gonette finance l’économie de proximité car elle ne sert qu’à des échanges locaux réels.

La Gonette a également une charte de valeurs et défend des principes : le local, le social, l’humain et l’écologie.

Comment devient-on partenaire et quel est l’intérêt ?

Si un professionnel est intéressé, l’agrément se passe en 3 étapes.

1) Le professionnel vient prendre des informations sur le fonctionnement de la Gonette.

2) Des membres de l’association le rencontrent pour discuter du fonctionnement de la structure. A la fin de ce second entretien, un questionnaire est laissé au « candidat » qui doit alors expliquer ce qu’il fait et s’engager dans l’année à être en phase avec les valeurs de la charte. Parmi les actions possibles, un commerçant peut améliorer le traitement de ses déchets, chercher des fournisseurs et prestataires locaux, construire une gouvernance plus démocratique… L’objectif est d’être dans une dynamique d’amélioration continue : « la transition est entre mes mains ». La Gonette est donc une forme de « label éthique ».

3) Un comité de membres et salariés de l’association valide l’agrément du professionnel. Les usagers peuvent ainsi choisir leurs commerçants qui se distinguent des autres par leur engagement.

Et si je veux payer en Gonette ?

Pour utiliser la Gonette, il faut être adhérer à l’association. Cette adhésion de 5€ par an permet de changer ses euros en Gonette à tous les comptoirs de change et de  payer les partenaires.

Pour plus d’info 

http://www.lagonette.org/

https://www.facebook.com/LaGonette/

Le site des monnaies locales : http://monnaie-locale-complementaire.net/france/

Contribuez au Schéma directeur des énergies!

La Métropole lance un appel à contributions au Schéma directeur des énergies pour élaborer les scénarios énergétiques à l’horizon 2030. La Mission énergie propose aux partenaires de prendre part à ce travail de définition de la stratégie énergétique métropolitaine. Les acteurs du territoire peuvent présenter une solution technique, des projets énergétiques ou des études.

SDE-contributions

Le Schéma directeur des énergies, outil de planification territoriale de la transition énergétique

Le Schéma directeur des énergies a vocation à donner des orientations pour territorialiser la transition énergétique et élaborer une politique métropolitaine de l’énergie, structurée autour d’arbitrages politiques territorialisés.

Cet outil vise également à mieux intégrer les questions énergétiques dans les différentes politiques publiques. Les projets d’urbanisme, de transport, les politiques de déchets ou encore d’eau et d’assainissement ont une influence directe sur les consommations énergétiques, le dimensionnement des réseaux de distribution et les installations de production. Le Schéma directeur des énergies permettra de modéliser leurs impacts énergétiques tant dans leur dimension économique, environnementale et sociale.

Dans l’esprit de la « Vision 2020″ qui avait été élaborée en 2011 pour tracer la trajectoire du Plan Climat Energie Territorial, le Schéma directeur des énergies pousse la réflexion un cran plus loin (2030) avec un outil plus puissant de modélisation. Les résultats viendront donc enrichir la révision du PCET.

Comment le Schéma directeur des énergies est-il construit ? Où en est-on ? 

La démarche dure quatre ans, de 2015 à 2018. Elle s’appuie sur un diagnostic énergétique. Il s’agit d’avoir connaissance des consommations, des productions et des infrastructures énergétiques, autant en gaz et en électricité qu’en chaleur sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ce diagnostic en cours de construction porte sur le système énergétique actuel, mais également projeté à 2030.

Sur cette base, des scénarios d’évolution du système énergétique métropolitain vont être construits à partir de juin 2016 pour modéliser l’impact potentiel des actions de la Métropole et de ses partenaires. Les arbitrages entre ces scénarios permettront de définir une trajectoire énergétique métropolitaine et un plan d’actions.

Pourquoi cet appel ? 

Se projeter à 2030 n’est pas simple : Quelles seront les technologies disponibles à cet horizon? Quels seront leurs niveaux de déploiement dans la Métropole? Quelles dynamiques les acteurs du territoire auront-ils réussi à engager? Pour répondre à ces questions, il nous paraît indispensable de prendre en compte les points de vue des acteurs du territoire.

L’appel à contributions permettra d’enrichir la scénarisation en intégrant les possibles évolutions du système énergétique métropolitain à l’horizon 2030 et de mettre en lumière les actions exemplaires déjà prévues à l’horizon 2020.

Comment contribuer ?

  • Vous portez des solutions et des projets pour la transition énergétique du territoire à l’horizon 2030…

Quelles évolutions observera-t-on concernant les mobilités? les techniques de construction et de rénovation? la flexibilité des réseaux?

Vous pouvez contribuer en complétant une ou plusieurs des sept fiches proposées, chacune correspondant à une famille de solutions identifiées: rénovation thermique et construction de nouveaux bâtiments, équipements aval compteur ou de micro-production, maîtrise des consommations, flexibilité et pilotage du système énergétique, solutions relatives au domaine des transports, réseaux énergétiques, production locale et/ou renouvelable. Ces fiches permettront d’intégrer au modèle les solutions innovantes, leur maturité en 2030, leur déploiement et leur impact.

Sur la base de vos contributions, la Métropole proposera à une quinzaine de partenaires d’approfondir les échanges à l’occasion d’une rencontre.

  • Vous avez un projet sur votre patrimoine….

Quels sont les projets prévus par les acteurs institutionnels du territoire?

Pour les acteurs institutionnels, nous vous proposons de nous indiquer vos attentes et contributions potentielles vis-à-vis du Schéma directeur des énergies et nous informer des projets énergétiques que vous prévoyez de déployer d’ici 2020.

  • Vous avez une étude qui pourrait nous intéresser …

Vous pouvez porter à notre connaissance des études que vous avez réalisées pour compléter ou questionner nos connaissances des évolutions énergétiques du territoire.

Les fiches de contribution sont disponibles sur le site de la Métropole de Lyon : www.grandlyon.com/contribution-sde

Jusqu’à quelle date ?

L’appel se clôturera le 26 février pour les fiches ‘solutions et projets’ et ‘études’.

Le délai est étendu au 31 mars pour la fiche ‘dynamiques des acteurs institutionnels’.

Une question, des renseignements ? 

Contactez Pauline Gabillet à la Mission énergie de la Métropole de Lyon

pgabillet(a)grandlyon.com – 04 69 64 58 03