Plan Climat : vers des logements mieux isolés

 
La campagne Plan Climat

Trois délibérations importantes concernant l’habitat ont été votées. Les logements représentent en effet 17% des émissions de gaz à effet de serre.

En novembre dernier, 54 partenaires du Grand Lyon ont signé le Plan Energie Climat, un plan d’actions partenarial pour atteindre les objectifs fixés : les fameux 3×20. D’ici 2020, réduire 20% des rejets CO2 et des consommations énergétiques et consommer 20% d’énergies renouvelables.

Le Conseil communautaire a adopté lundi soir le Plan Energie Climat avec  notamment un volet habitat important : les logements représentent, en effet, 17% des émissions de gaz à effet de serre.

Trois délibérations du Conseil répondent à cet enjeu majeur :
- Subvention éco-rénovation de 2500€ aux propriétaires s’engageant dans une démarche de réhabilitation de leur logement. L’idée est d’aider à une réhabilitation très performante de 16 000 logements tous les ans, dont 12 000 dans le privé.
- Subvention à Réseau Ferré de France (RFF) dans sa démarche expérimentale de réhabilitation acoustique et thermique des logements le long des voies ferrées à Lyon centre, la Mouche, Perrache et la Guillotière. 900 logements sont concernés. Le Grand Lyon renforce le volet thermique de ces réhabilitations, en accordant à RFF une subvention maximum de 100 000 € pour 2012.
- Subvention au GIE Est Habitat pour un projet de recherches. Une équipe de recherche composée de différents laboratoires de recherche et de l’Office public de l’habitat (OPH) Villeurbanne va étudier la requalification énergétique du logement collectif social construit entre 1945 et 1975.
Le Grand Lyon va y participer financièrement via le financement du poste de doctorante pour les deux premières années pour un montant de 30 000 € sur un montant total de 120 000 € TTC et la valorisation du projet de recherche pour un montant de 5 000 € sur un total de 11 500 €.

En Rhône-Alpes, les Castors s’activent

Les Castors Rhône-Alpes, association d’autoconstructeurs, constituent aujourd’hui un très bel exemple d’une mobilisation qui participe pleinement à l’esprit du Plan Climat du Grand Lyon.

 Qui mieux que le castor symbolise le bricoleur ou le travailleur manuel ?  La capacité de ce rongeur à construire des  barrages en coupant des arbres est telle que dès 1921, les premiers autoconstructeurs adoptent le nom de ce petit mammifère pour baptiser leur mouvement. Véritables mythes dans les années 1950, les Castors s’organisent et se développent alors sur la totalité du territoire français et permettent au plus grand nombre d’accéder à l’autoconstruction : tarifs préférentiels, ateliers de location de matériel… En Rhône-Alpes, à l’époque, l’activité des Castors concerne principalement les logements collectifs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ils s’investissent dans la construction de logements individuels. « Si leur motivation reste d’être vigilants sur le coût de construction de leur habitation, elle s’augmente aujourd’hui d’une autre motivation qui vise à s’investir dans un projet d’autoconstruction pour améliorer la qualité du bâti. L’autoconstructeur actuel assume tout ou partie des travaux. Il réalise ce qu’il sait faire et fait appel à des professionnels pour les travaux qui n’entrent pas dans ses compétences » explique Fernand Guillen, président de l’association des Castors de Rhône-Alpes.

Bien que celle-ci dispose de peu de moyens – un salarié à mi-temps payé par la cotisation des 460 adhérents – elle s’engage à tout mettre en œuvre pour assister chacun de ses membres dans le montage de son projet, notamment en proposant une assurance spécifique, en organisant des visites de chantiers sur des thèmes différents ou des achats groupés. Elle s’engage également à mettre en relation les adhérents qui ont des projets analogues afin de promouvoir l’entraide et la transmission des savoir-faire et des expériences.

Les Castors d’aujourd’hui, conscients des enjeux énergétiques et climatiques, s’orientent vers des constructions à faible coût énergétique et mettent en œuvre, par exemple, le bio-climatisme, les puits canadien, les VMC double-flux, le triple-vitrage… avec des niveaux de performance énergétique BBC, voire passifs. L’expérience et les actions des Castors Rhônes-Alpes sont un bel exemple d’un habitat accessible à moindre coût qui contribue au Plan Climat du Grand Lyon.
 

Contact : Les Castors Rhône-Alpes – 427 cours Emile Zola – 69100 Villeurbanne – 04 72 37 13 19 – http://www.castorsrhonealpes.asso.fr/

Rillieux-la-Pape et Saint Fons luttent contre la précarité énergétique

En 2010, la Ville de Rillieux-la-Pape a mis en place un processus expérimental d’évaluation participative réalisé par des habitants, des partenaires locaux en lien avec des agents de la Ville. Ce travail collaboratif lui permettra de publier, en juin 2012, une seconde version de son Agenda 21 dont le volet climat-ressources met particulièrement l’accent sur la précarité énergétique.

Consciente de l’urgence d’agir en faveur du développement durable, la Ville de Rillieux-la-Pape a, depuis longtemps, mis en oeuvre une politique volontariste dans ce domaine. 1997 : signature d’une Charte de l’environnement. 1998 : création des Observateurs de quartiers. 2006 : publication d’un Agenda 21 structuré autour de quatre volets et deux cents actions. 2007 : reconnaissance par le Ministère de l’énergie, de l’écologie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (MEEDDAT). 2011 : participation à la première édition du salon Echos-Logis consacré à l’autoconstruction et à l’habitat durable.

L’année 2012 va constituer une nouvelle date phare de cet engagement. En juin, Rillieux-la-Pape va, en effet, publier une seconde version de son Agenda 21, suite à un long processus expérimental d’évaluation participative réalisé sur douze actions par des habitants, des partenaires locaux en lien avec des agents de la Ville. Ce nouvel Agenda 21 comprend, entre autres, un volet climat-ressources dont les actions – qui vont dans le sens du Plan Climat du Grand Lyon – porteront notamment sur les dépenses d’énergie.

Dans ce cadre, une action portée par le PIMMS (Point Information Médiation Multi Services) de Rillieux-la-Pape vise à sensibliser les familles en précarité énergétique. Ces personnes sont contraintes, pour des raisons financières, de réduire leur chauffage/électricité, voire de s’en priver. L’objectif consiste à accompagner ces habitants afin d’étudier avec eux s’ils peuvent bénéficier d’un tarif adapté à leur situation, mais aussi de voir dans quelle mesure ils peuvent réaliser des économies d’énergie. Marion Athiel, chargée de mission Agenda 21-Développement durable à la Ville de Rillieux-la-Pape, précise : « En 2012, nous allons commencer cette mission d’accompagnement avec l’ALE. Nous avons deux objectifs : faire un diagnostic avec l’appui des partenaires locaux et une cartographie de l’état de précarisation des habitants de la commune, et travailler sur un programme de formation à destination des partenaires de la ville : CCAS, PIMMS, CSF, travailleurs sociaux, associations, centres sociaux, etc. ». 

Un défi majeur pour Saint-Fons

Dans le cadre de son propre Plan Climat, la ville de Saint-Fons va mettre en oeuvre un certain nombre d’actions. Parmi celles-ci, une étude consacrée à la précarité énergétique sera menée en interne dans le courant du 1er semestre 2012 visant à poser les bases d’un diagnostic afin de mieux appréhender cette problématique sur la commune.

Il s’agit d’une question qui, selon Serge Perrin, adjoint au développement durable, « fédère l’ensemble des élus de Saint-Fons ». Lydie Gharib, chargée de mission Habitat, poursuit : « A l’aide d’un groupe de travail, nous souhaitons cerner le profil des habitants de Saint-Fons se trouvant en situation de précarité énergétique. Notre objectif est double : accompagner les personnes concernées avec efficacité et les aider à mettre en place des opérations d’auto-réhabilitations ». Localement, la question de l’efficacité énergétique des bâtiments devra également être intégrée à celle de la prévention qui s’imposera aux habitants dans la cadre de la mise en oeuvre des Plans de Prévention des Risques Technologiques. Pour la commune, dont la population est l’une des plus précaires de l’agglomération lyonnaise, il s’agit là d’un défi majeur.

« Energie Précarité Rhône » : un dispositif à amplifier

 

90 ménages en grande difficulté ont bénéficié de l’opération expérimentale « Energie et Précarité Rhône » initiée par le PACT du Rhône. Aujourd’hui, cette association espère pouvoir la développer à différentes échelles.

Traditionnellement, lorsqu’il est question de précarité énergétique, il est question des 3,4 millions de ménages français qui dépensent plus de 10% de leurs revenus pour approvisionner leur logement en énergie. Pour décrire plus précisément cette réalité, Delphine Agier, directrice adjointe du PACT ARIM du Rhône, tient toutefois à une approche plus globale : « La précarité énergétique concerne les ménages qui sont dans une situation socio-économique fragile et qui occupent un logement énergivore. » Pour évaluer, prévenir et traiter cette précarité énergétique, le PACT du Rhône, membre du premier réseau associatif national au service de l’habitat, a initié en 2007 avec HESPUL une action expérimentale novatrice. Visant à améliorer la situation financière et le confort thermique des ménages en difficulté énergétique, cette opération baptisée « Energie et Précarité Rhône » a reçu le soutien financier de plusieurs partenaires : le Conseil Général du Rhône, la Région Rhône-Alpes, la Fondation de France, l’ADEME ou encore la Fondation Abbé Pierre. En l’espace de trois ans, 90 ménages en grande difficulté – plus de 80% d’entre eux étaient en-dessous du seuil de pauvreté – signalés par des travailleurs sociaux, ont bénéficié de l’accompagnement du PACT du Rhône. Les urbanistes, conseillers sociaux et techniciens formés à l’évaluation énergétique de cette association ont ainsi tiré des conclusions majeures au sujet des ménages en situation de précarité énergétique. Ils ont, par exemple, eu la confirmation qu’il y avait très peu de comportements de surconsommation volontaire, mais que ces personnes occupaient bien des logements énergivores, voire de véritables « passoires thermiques ».

Quelle que soit la situation rencontrée, Delphine Agier explique qu’améliorer le logement des personnes en précarité énergétique demande une mobilisation importante : « Lorsqu’il s’agit de propriétaires sous le seuil de pauvreté, la marge de manœuvre pour réaliser des travaux est très réduite, on parvient à traiter l’essentiel mais un haut niveau de performance ne peut être atteint en une seule phase de travaux. Quant il s’agit de locataires, c’est également compliqué car très peu de travaux leur incombent. Nous entamons alors une médiation auprès du propriétaire afin d’essayer de le convaincre d’engager des travaux… Enfin, parfois le relogement est la meilleure solution. »

Malgré les limites de l’action, les résultats sont très encourageants et les ménages accompagnés voient réellement leur situation s’améliorer. Le PACT ARIM du Rhône souhaite poursuivre l’opération et développe à présent cette approche à travers l’ensemble de ses actions auprès des ménages, des copropriétés, …. Par exemple, le Grand Lyon lui a confié le PIG (Programme d’Intérêt Général) Energétique de Vénissieux qui consiste précisément à mettre en place des actions de rénovation énergétique dans les copropriétés et les maisons individuelles. Le PACT du Rhône plaide aussi pour que l’action puisse continuer à exister en tant que telle. C’est tout le sens des propos de Delphine Agier : « Il faut agir sur deux échelles complémentaires. Il est souhaitable que les collectivités territoriales entreprennent des programmes de rénovation énergétique de grande ampleur, notamment dans les territoires où la population est globalement modeste. Mais nous sommes tout aussi convaincus qu’il faut maintenir une action spécifique pour les ménages en difficulté repérés par les travailleurs sociaux et qui sont souvent isolés face à ces questions. »

« J’ai l’impression d’être au XIXe siècle »

« Quand on est dans cette situation, on est trop pudique. J’avais honte de dire que je ne pouvais pas payer mes factures… » « J’ai l’impression d’être au XIXe siècle… »[1] 

Tels sont les témoignages, les ressentis des ménages en précarité énergétique. En grande privation, ils éprouvent souvent un sentiment de culpabilité et une vraie dépréciation de l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Les conséquences d’un logement mal chauffé et mal ventilé peuvent être désastreuse pour la santé des occupants. Un système de chauffage à combustion mal entretenu et une mauvaise aération peuvent provoquer des intoxications au monoxyde de carbone, mortel. L’humidité excessive, les problèmes d’aération et les modes de chauffage défectueux favorisent l’apparition de moisissures. Les allergies respiratoires chroniques peuvent ensuite se développer à loisir…


[1] Témoignages recueillis par le bureau d’études sociologiques OSL dans le cadre de son évaluation de l’expérimentation Energie et Précarité Rhône

 

Contact : PACT ARIM du Rhône – 51 rue Jean Jaurès – 69007 Lyon – 04 37 28 70 35 – dagier@pact-habitat.org         www.pact-habitat.orgwww.pact-rhone-alpes.org

Communes, Climat et Energie: la dynamique BEAM* 21

 

 

Chassieu, Corbas, Lyon, Saint-Fons, Saint-Priest, Rillieux-la-Pape et Vénissieux sont engagées dans le programme de formation BEAM 21. De quoi s’agit-t-il ? D’un programme européen porté et animé en France par l’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise, missionnée par le Grand Lyon**. La finalité est d’approfondir les connaissances d’élus et techniciens sur le climat et l’énergie. Mais aussi de développer le partage d’expérience.    

 

BEAM 21 est lancé en 2009. L’ambition de ce nouveau programme européen est de permettre la diffusion de savoirs et compétences en termes de climat et d’énergie au sein des conseils municipaux et d’équilibrer le niveau d’information partagé par les élus et les techniciens. Une opportunité intéressante puisque communes et communautés de communes de plus de 50 000 habitants doivent avoir adopté un plan climat-énergie territorial pour le 31 décembre 2012.

Le Grand Lyon, signataire de la Convention des maires et engagé dans une démarche de Plan Climat, se mobilise alors avec l’ALE pour solliciter les communes de l’agglomération. Elles sont sept au final et incarnent, avec le Grand Lyon et l’ALE, la déclinaison française du programme également développé en Autriche, Bulgarie, République Tchèque, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Pologne et Roumanie. 

Le programme de formation est définitivement validé à l’automne 2010, affiné par les besoins et attentes exprimés des communes. Chacune d’entre elles a, grâce à BEAM 21, la possibilité de former trois techniciens ainsi que trois élus et de consolider sa démarche Plan Climat. Cette formation de 50 heures, est pour moitié assurée en ateliers et pour moitié par e-learning.  Elle a commencé début 2011 pour un premier groupe tandis qu’un deuxième groupe sera mobilisé à partir de fin 2011. Les thématiques abordées  vont du changement climatique aux énergies locales en passant par les déplacements municipaux, 10 au total. La particularité de cette formation est de faire intervenir des acteurs-experts locaux (ALE, INSA, Sigerly, association AMORCE…) et de favoriser ainsi le transfert de compétences et le partage des savoirs. Une bonne manière de développer les synergies.

[Mise à jour 16/01/2012: les communes de BRON, CALUIRE, DARDILLY, DECINES et MEYZIEU rejoignent le programme BEAM 21 pour la nouvelle session 2012!]

Contacts :

ALE : 04 37 48 22 42

Fabien Moudileno

Sylvain Godinot

 

* Blended capacity-building on sustainable energy measures and action plans for European municipalities.

** Missionnée par le Grand Lyon, l’ALE accompagne également 26 communes de l’agglomération dans la mise en œuvre de leur Plan Climat.

Transport de marchandises dans le Grand Lyon, moins encombrant, moins polluant

Au sein du pôle de compétitivité Lyon Urban Truck & Bus (LUTB)*, City Fret est un programme innovant de démonstration des solutions pour un transport de marchandises optimisé et plus sobre en énergie. Ce programme s’inscrit dans l’axe stratégique « Cleantech » de la politique du Grand Lyon en matière de développement économique. City Fret est aussi un jeu que vous pouvez découvrir ici (lien : http://lutb.fr/).

 

Il n’y a pas une façon unique de distribuer de la marchandise. Les besoins sont aussi multiples que les produits qui sont aujourd’hui transportés sur l’ensemble de l’agglomération. Le programme City Fret, développé au sein de LUTB, a pour finalité de concilier les savoir-faire et de favoriser la mise en œuvre de pilotes visant un transport de marchandises optimisé et moins polluant sur différents espaces urbains dont celui du Grand Lyon. « L’objectif est que les systèmes soient les plus intelligents possibles et que la distribution soit efficace. L’enjeu est que ce type de transport ne soit pas un obstacle à la fluidité de circulation en ville et qu’il s’inscrive dans un partage harmonieux de l’espace entre les différents utilisateurs des voies et des transports eux-mêmes » explique Denis Caux responsable du programme City Fret. Mutualisation des véhicules, remplissage optimal… sont autant de pistes d’ores et déjà étudiées.

Le Grand Lyon est largement impliqué dans les travaux menés dans le cadre de City Fret, à la fois comme partenaire et « espace » de démonstration, mais aussi comme porteur de projets.  Il intervient par exemple dans Géode, le programme d’utilisation de véhicules hybrides pour les bennes à ordures ménagères, un projet né en 2009 sous l’impulsion de Renault Trucks. La communauté urbaine est aussi partenaire du projet européen Freilot (2009-2012) qui valorise les transports non polluants, des marchandises notamment, expérimenté dans quatre grandes villes européennes.

Au niveau du portage de projets, le Grand Lyon est chef de file dans la mise en œuvre du projet Optimod’. Il s’agit de constituer un groupe d’acteurs clés du territoire pour permettre l’analyse et la gestion des données multiples (feux tricolores, fluidité du trafic, travaux) afin de mettre à disposition des usagers un « super GPS » capable de fournir les informations les plus détaillées possibles et le meilleur itinéraire en temps réel et prévisionnel à 15 mn, 30 mn. Au niveau logistique, le grand projet Part Dieu 2030 est un vaste champ d’étude. « Pour la première fois dans un programme urbain de cette envergure, un volet est entièrement consacré au transport de marchandises » souligne Denis Caux. Dans le cadre de ce projet sont notamment en cours de réflexion la mise en place d’une centrale de distribution urbaine, l’évolution du pôle multimodal et des structures commerciales avec la mise en place de voies réservées ou encore un centre de consolidation qui permettrait de stocker les matériaux des différentes entreprises dans un même lieu et de limiter ainsi les transports.

Pour plus d’infos : http://lutb.fr/

 

* LUTB accompagne les projets de ses membres et crée notamment des synergies en permettant l’association de grands groupes, de petites unités et de centres de recherche. Tous les projets en lien avec l’évolution du transport de marchandises peuvent être présentés au pôle.

Reportage TLM sur le plan d’actions du Grand Lyon

A l’occasion de la signature du plan d’actions partenarial du Plan Climat,  un reportage télévisé a été réalisé sur la Conférence Energie Climat du 28 novembre et les enjeux du Plan Climat du grand Lyon: le voici!

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Le cadastre solaire du quartier Sainte Blandine

POLIS est un programme de coopération européen qui a pour mission d’introduire une prise en compte des apports énergétiques solaires dans la planification urbaine en Europe. Une telle approche permet d’optimiser le développement de l’énergie solaire en milieu urbain et par conséquent de contribuer à un développement plus durable pour les quartiers en construction ou en rénovation. Grâce à cette démarche, l’exploitation de l’énergie solaire devient une composante à part entière et indissociable de la planification urbaine.

L’objectif du travail, qui s’étend sur trois ans est, dans un premier temps, de répertorier et évaluer des exemples de projets « d’urbanisme solaire » en Europe. L’architecture des bâtiments, la disposition des uns par rapport aux autres, ainsi que leurs usages ont un impact direct sur l’exploitation et l’optimisation des apports et de la production solaire. Un réseau d’acteurs, impliqués ou intéressés par mettre en place une telle démarche, sera constitué et permettra d‘échanger sur la thématique au niveau national et européen.

Afin d’aboutir à des projets viables dans le temps, plusieurs paramètres doivent être pris en compte par les différents acteurs de la planification urbaine. De plus, la législation locale et/ou nationale doit en assurer la faisabilité. Plusieurs outils existent ; ils ont été mis en place grâce à des politiques locales favorables au développement du solaire ou suite au développement de programmes solaires urbains.

Par ailleurs, la réhabilitation de quartiers et de bâtiments existants ne doit pas être négligée étant donné que ces derniers représentent le gisement urbain le plus important. Cependant, ce type de projets nécessitent des compétences spécifiques parfois très différentes de la problématique de la construction neuve et qui sont souvent plus complexes.

Les retours d’expériences permettront de conduire des projets solaires urbains pilotes, de produire des plans d’actions plus globaux pour les villes participantes (Paris, Lyon, Munich, Malmö, Lisbonne, Vitoria) ainsi que des outils et guides qui seront mis à disposition pour faciliter le développement du solaire en milieu urbain en Europe.

  • Partenaires Lyonnais du programme : ALE Lyon et HESPUL
  • Partenaires Parisiens du projet Européen : La ville de Paris et l’APUR (agence d’urbaniste)
  • Partenaires européens : 12 partenaires de 5 pays, coordination Ecofys Allemagne
  • Partenaire locaux associés : Agence d’urbanisme (liens avec le PLU), ville pilote à identifier sur un investissement mixte, services du Grand Lyon : pilotage des actions de fond, identification d’un projet de ZAC, liens avec le PLU, communication.

Dans le cadre de ce projet, le « cadastre solaire » du quartier Sainte Blandine a été créé, et est consultable en ligne. L’objectif pour 2012 et au delà: étendre ce cadastre à tout le territoire du Grand Lyon!

Découvrez la carte

Le Plan Energie Climat du Grand Lyon est signé !

 

Le Grand Lyon a réuni lundi 28 novembre les partenaires de la Conférence Energie Climat  pour signer le Plan d’actions qui permettra à l’agglomération d’atteindre les objectifs du « 3X20 »  et du facteur 4 aux horizons 2020 et 2050.

«  Aujourd’hui est un tournant pour l’agglomération. Nous entrons dans une nouvelle époque et il est important que nous le fassions ensemble ». Ces mots symboliques de Gérard Collomb ont introduit la signature du Plan Energie Climat du Grand Lyon. Véritable feuille de route  vers les « 3 X 20 », il marque la réussite d’un travail partenarial innovant.  Après la réalisation du diagnostic des émissions de gaz à effet de serre du territoire (2009) et l’élaboration d’une vision 2020 pour une agglomération sobre en carbone (2010), place désormais à l’action commune. Le Plan d’actions partenarial, noyau dur du PECT, est composé de fiches actions détaillées, au niveau des résultats attendus comme à celui des investissements nécessaires pour la collectivité comme pour les partenaires. Ils sont à ce jour 54 à accompagner le Grand Lyon dans son engagement pour la sobriété énergétique de l’agglomération et à être engagés dans des actions de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Plus de 173 actions sont d’ores et déjà répertoriées.

Co-créer l’agglomération de demain

Habitat, transport, énergie et ville intelligente, accompagnement des acteurs, mais aussi précarité énergétique, innovation, développement économique et révolution énergétique sont autant de thématiques à avoir été abordées lors de cette soirée de signatures et de débats.  Chacune revêt en effet des enjeux majeurs pour construire le Grand Lyon de demain, une agglomération qui en s’appuyant sur la mobilisation de chacun et sur son Plan d’actions doit pouvoir répondre efficacement aux défis énergétiques et climatiques.

Pour en savoir plus : découvrez le plan d’actions:

pdf - Plan Energie Climat - Plan d'actions partenarial

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Rhodia a inauguré sa centrale photovoltaïque

La Vallée de la Chimie accueille un des plus gros projets photovoltaïque de France. Il s’agit de l’implantation de 12 000 m2 de panneaux sur le site de Rhodia Belle-Etoile à Saint-Fons et Feyzin. Son inauguration officielle a eu lieu le 21 octobre. 

Rhodia s’est engagé fin 2010 dans un projet de grande ampleur : installer 12 000 m2 de panneaux photovoltaïque sur son site de Belle-Etoile. Les entrepôts de Rhodia seront ainsi équipés de nouvelles toitures intégrant des panneaux photovoltaïques. Ce projet est réalisé en partenariat avec Solairedirect, l’un des leaders français de la production d’électricité photovoltaïque, et la société OFI Asset Management dans le cadre de sa gestion privée. D’une puissance de 2 mégawatts-crête, le générateur solaire installé produira 2 millions de kilowatts-heure par an. Cela correspond à la consommation électrique annuelle de 2 000 habitants et permettra d’économiser l’émission de 1 000 tonnes de CO2 par an.

Cette installation est l’un des plus gros projets solaires en France sur des toitures industrielles.

Patrick Cleret Directeur de Rhodia Belle-Etoile présente l'engagement de Rhodia dans le projet Elyos1