Toits en transition : Le projet de toitures photovoltaïques citoyennes prend forme

L’association Toits en transition porte un projet ambitieux : faire naître, sur 11 toitures de collectivités du territoire, des installations photovoltaïques financées par des citoyens, investisseurs privés et publics. La SAS Un deux toits soleil s’ouvre aujourd’hui aux investisseurs !

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Après de nombreux temps d’échange pour consolider son projet (ci-dessus une réunion publique), Toits en transition passe à la vitesse supérieure et ouvre aujourd’hui la levée de fonds.

Un projet citoyen

Toits en Transition, association créée en mai 2015, est né à l’initiative de l’ALE (Agence Locale de l’Energie). « Un groupe de citoyens s’est constitué avec pour objectif de trouver des toits de bâtiments publics ou privés sur la Métropole afin d’y installer des panneaux solaires », explique Jean-Marc Denise, président de Toits en Transition. « L’association a également pour mission de mener des actions de sensibilisations aux questions des énergies renouvelables sur le territoire de la Métropole de Lyon et ses environs ».

10 collectivités engagées

« Le Grand Lyon nous a aidés en incitant les communes à se porter volontaire », poursuit Jean-Marc Denise. Une démarche qui a fini par payer : 10 collectivités du Grand Lyon ont accepté de mettre à disposition de l’association un site : Rillieux-la-Pape, Villeurbanne, Lyon, Sainte-Foy-lès-Lyon, Bron, Pierre-Bénite, Corbas, Mions, Grigny et la Métropole de Lyon. « Chaque installation de production d’électricité solaire photovoltaïque a une puissance de 9kWcrêtes, au total on atteindra une puissance d’environ 100 kWc pour 650 m2 de toiture. La production annuelle des centrales citoyennes sera de 104 MWh/an soit la consommation de 26 ménages (selon le diagnostic du Schéma Directeur des Energies, un logement grand-lyonnais consomme en moyenne 4 MWh d’électricité).

Contribuer aux objectifs du Plan Climat

« Pour les communes, l’intérêt est d’augmenter la part d’énergie renouvelable produite, et de contribuer ainsi à ses objectifs en matière de développement durable, le tout sans aucun investissement. Ça rentre dans leur plan climat, et cela permet de sensibiliser et communiquer sur des actions concrètes », assure Jean-Marc Denise. Pour rappel, le Plan Climat Energie Territorial de la Métropole vise 20 % de production d’énergie renouvelable d’ici 2020.

Olivier Morgand, chef de projet incubateur de projets énergie à la Métropole : « La production d’électricité reste limitée, mais c’est aussi un projet pédagogique, qui doit permettre de sensibiliser les citoyens aux questions énergétiques. En outre, il participe aux objectifs du Plan Climat, mais aussi aux principes de l’économie circulaire : production et consommation de l’électricité au niveau local, développement économique, emplois indirects (installation, maintenance, ingénierie…) ».

Une SAS pour financer les installations photovoltaïques

L’installation, le financement et la gestion des panneaux solaires sont assurés par la SAS Un deux toits soleil. La société passe un contrat de 25 ans avec le propriétaire qui récupère l’installation après l’échéance. Elle loue les toits pour une somme symbolique. L’électricité produite grâce aux panneaux photovoltaïques est revendue à un fournisseur d’électricité, selon les tarifs d’achat fixés et garantis par l’État, et permet de financer les installations. La mise en service de ce projet est prévue pour 2018.

1 tiers des financeurs sont des citoyens

« Un deux toits soleil est composé de 4 collèges de financeurs : 35 % des fonds propres sont détenus par les citoyens, 35 % par Toits en transition et le reste par les collectivités et personnes morales. Pour financer ces premiers projets, la société doit constituer un budget de 300 000 euros dont 100 000 euros d’actions détenus par les sociétaires. Le reste est constitué d’emprunts et d’une subvention de la région à hauteur de 70 000 euros environ, qui permet de financer jusqu’à 30 % des investissements en matériel. Toits en Transition, accompagné par l’ALE (Agence Locale de l’Energie), a établi également des partenariats avec les CIGALES, groupes d’investisseurs citoyens, Énergie Partagée, association de financement citoyen des énergies renouvelables et Enercoop Rhône-Alpes, fournisseur coopératif d’énergie 100 % renouvelable.

SAS Un deux toits soleil

La SAS Un deux toits soleil permet de gérer financièrement les projets d’installations photovoltaïques

Gestion démocratique

« La SAS est gouvernée de manière transparente et démocratique (1 personne = 1 voix) », tient à souligner Jean-Marc Denise. « L’utilisation des bénéfices est discutée et votée en assemblée générale. Ils peuvent financer de nouveaux projets, des actions de sensibilisation ou bien rémunérer les investisseurs. La rentabilité est estimée à 3,5 % sur 25 ans ». L’association compte 40 adhérents, 10 membres actifs, et la SAS a actuellement 75 sociétaires.

Comment devenir sociétaire ?

Particuliers, collectivités ou entreprises peuvent devenir actionnaires : le montant des parts sociales est de 50 euros. Les parts sont bloquées (non remboursables) pendant 10 ans, le temps de rembourser l’emprunt bancaire. Toutefois, pendant cette durée, elles génèrent des dividendes et peuvent être cédées à un repreneur. La société souhaite également développer à l’avenir des dividendes en gonettes, la monnaie locale de Lyon. Aujourd’hui, l’investissement citoyen est de 20 000€ soit 1/5 de l’objectif : n’hésitez pas à contribuer !

Pour investir dans le projet

 

 

 

Ecoreno’v – les films

Retrouvez l’éco-rénovation en image !

* Reportage France 3 (janvier 2017) en présence de l’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise.

* Reportage sur la copropriété « Les églantiers » (juin 2016)

C’est le printemps, envie de rénover votre logement ?

Le guichet ECORENOV’ est toujours actif, avec plus de 1 200 logements financés entre septembre 2015 et février 2017. Retrouvez les informations sur le site de la Métropole ou la page ALE dédiée.

 

 

Le diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains est sorti !

Le Schéma directeur des énergies a permis de réaliser un diagnostic des acteurs : comment évolue notre système énergétique ? Les acteurs sont-ils prêts ? Quels points de vigilance devrons-nous anticiper collectivement ? Explications sur cette analyse qualitative qui interpelle la Métropole.

Les dynamiques de l'écosystème énergétique Métropolitain.

Les dynamiques de l’écosystème énergétique Métropolitain.

Pourquoi un diagnostic des acteurs ?

Le diagnostic du SDE comporte un volet technico-économique, dont l’objectif est de caractériser le territoire en termes de consommation, d’infrastructures de distribution et de production d’énergies. Cette analyse quantitative s’appuie sur un outil de modélisation alimenté par une collecte large de données.

La dimension multi-partenariale de l’écosystème énergétique pousse à compléter ce travail par une analyse qualitative et à interroger les acteurs qui le composent. La Métropole a ainsi souhaité que son assistance à maîtrise d’ouvrage Algoé et Urbanova réalise un diagnostic du système et des acteurs énergétiques métropolitains. Alimenté par une vingtaine d’entretiens, ce travail vise à comprendre les dynamiques énergétiques territoriales et la

manière dont elles interpellent la Métropole dans sa politique de transition énergétique.

Que cherche-t-on à comprendre ?

Le diagnostic des acteurs répond à trois objectifs :

  • Caractériser les grandes tendances qui, selon les acteurs interrogés, impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques des métropoles françaises
  • Partager les caractéristiques et les enjeux énergétiques du territoire métropolitain lyonnais et identifier les points qui interpellent directement la Métropole
  • Partager les apports et attentes des partenaires vis-à-vis de cette démarche

Il ressort de cette analyse que le territoire et ses acteurs font face à de multiples transformations énergétiques. Certaines sont structurantes et prévisibles : la meilleure connaissance du système énergétique local, l’implication des institutions locales, la place accrue de l’énergie dans la planification territoriale, le développement des smart grids, l’importance des EnR&R dans le mix énergétique et la logique de la demande qui tend à être privilégiée par rapport à celle de l’offre. D’autres sont plus incertaines et moins prévisibles, comme l’implication des usagers, la vitesse de déploiement des smart grids, les nouvelles capacités de stockage, l’importance des facteurs exogènes, les prix des énergies et des tonnes CO2 ou encore l’évolution de l’activité industrielle.

Ces évolutions impactent le fonctionnement et l’organisation énergétiques. Le diagnostic identifie les enjeux énergétiques caractéristiques du territoire métropolitain et les points qui interpellent directement la Métropole. Il analyse ainsi notamment les jeux d’acteurs relatifs à la compétition/complémentarité entre réseaux, aux marges de développement des EnR&R ou encore aux leviers métropolitains concernant la chaleur industrielle.

Et ensuite ?

Ce document permet de mieux comprendre l’écosystème énergétique : c’est le socle qui permettra de construire une stratégie énergétique métropolitaine solide et partagée.

Retrouvez le document ici :

Diagnostic des acteurs énergétiques lyonnais (2017) (68 téléchargements )

Sur la bonne pente !

Les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du territoire ont baissé de 12,5% entre 2000 et 2014, alors que l’énergie finale consommée sur le territoire est en baisse de 7%. Ce sont les nouveaux chiffres publiés par l’OREGES sur le territoire du Grand Lyon.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

Evolution des émissions de Gaz à Effet de serre du territoire du Grand Lyon entre 2000 et 2014. Source : OREGES 2015 et données TOTAL.

La tendance se poursuit 

Alors que la population augmente de 12% sur cette période, la baisse des émissions de Gaz à Effet de Serre se poursuit, dans la continuité de la tendance observée lors de la dernière Conférence Energie Climat. Pour autant, les secteurs n’évoluent pas tous de la même manière. On observe une baisse plus importante dans le secteur industriel (-19%), une baisse moyenne dans le transport (-11%) et le résidentiel (-13%), alors que les émissions du secteur tertiaire sont en augmentation (+6%).

Si l’on ramène à un habitant, chaque Grand Lyonnais émet 5 tonnes de CO2 par an. A noter que ce chiffre ne contient pas la totalité des émissions de nos modes de vie. Une grande partie des émissions liées à l’achat de biens consommables (nourriture, appareils électroniques, vêtements) a lieu en dehors de notre territoire. Au niveau national, on serait plutôt autour de 10 tCO2/an/habitant si l’on inclut ces émissions (voir cette étude).

Le bilan diffusé par l’OREGES inclut 3 Gaz à Effet de Serre principaux : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O). Les autres Gaz à Effet de Serre ont été évalués grâce au projet « MRV » (lire l’article), ils représentent environ 8% des nos émissions. La totalité de la méthodologie de l’OREGES peut être consultée ici.

Et pour l’énergie ?

L’énergie finale consommée par toutes les activités du territoire a baissé de 7% entre 2000 et 2014. Les produits pétroliers sont principalement utilisés par le transport, l’électricité et le gaz pour les activités (tertiaire, industrie) et le logement.

Consommation par type d'énergie finale.

Consommation par type d’énergie finale.

Pourquoi la baisse est-elle plus forte en CO2 ?

Toutes les énergies n’émettent pas la même quantité de CO2. Par exemple, on observe une baisse de l’usage du fioul et une hausse de l’usage du bois-énergie (comptabilisé dans « EnR thermique »). Or, 1 kWh de fioul émet plus de CO2 qu’1 kWh de bois-énergie. Ainsi, la substitution d’une énergie par une autre ne modifie pas la consommation, mais joue sur les émissions de CO2.

Pour prendre un autre exemple dans le domaine des transports, les bio-carburants ont été incorporés dans les mélanges distribués en station-service. On voit donc apparaître une consommation « d’organo-carburants » liée à ce nouveau dosage, qui diminue le contenu CO2 des carburants et accentue la baisse des émissions du secteur des transports.

Ces nouveaux chiffres sont encourageants sur la route du « -20% en 2020″, même si des efforts restent à fournir pour atteindre cet objectif européen et local…

Pour plus d’informations

Le site de l’OREGES

 

Lancement du site « Agir à Lyon »

Le site web « Agir à Lyon et alentours » a été officiellement lancé le 14 mars. Ses objectifs ? Relayer les besoins des associations en bénévolat, et susciter l’engagement écologique et solidaire de la population.

Le site Agir à Lyon permet de recenser l'ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Le site Agir à Lyon permet de recenser l’ensemble des actions solidaires disponibles sur Lyon et son agglomération

Agir à Lyon  = s’engager pour l’écologie et la solidarité

Être utile, agir selon ses convictions écologiques, trouver sa vocation, donner un coup de main à une association… C’est ce que permet Agiralyon.fr, un site internet solidaire lancé officiellement à la mi-mars, mais actif depuis l’automne 2016. Sa créatrice, l’association Anciela, espère ainsi mieux faire connaître l’offre associative disponible sur le territoire de la Métropole de Lyon. Et permettre à ceux qui veulent s’engager, pour la solidarité et l’écologie, de le faire beaucoup plus facilement.

Avec Agir à Lyon, une meilleure connaissance de l’offre associative

« Lorsque l’on a fait une recherche sur l’engagement, en 2014, on s’est rendus compte que le besoin d’utilité était le premier moteur de l’engagement, »  détaille Justine Swordy-Borie, co-secrétaire de l’association Anciela. Depuis, on rencontre beaucoup de personnes qui ont ce besoin très fort de se sentir utile. Leur permettre de consulter des annonces d’associations qui ont besoin d’un coup de main, c’est leur permettre de trouver des endroits où ils pourraient s’engager et ainsi peut-être satisfaire cette envie. » La mise en valeur des actions et des besoins des associations était donc nécessaire. « Mettre en valeur ce qui existe permet aussi de montrer aux gens que c’est possible d’agir. On sait que beaucoup de personnes sont touchées par les questions d’écologie et de solidarité et ont envie d’agir. Parfois il en faut peu pour sauter le pas ! » Avec agiralyon.fr, on a un outil idéal pour construire ensemble une société plus solidaire en s’engageant. »

Le site Agir à Lyon a été imaginé par l’association Anciela. Lancement officiel à la Maison de l’Environnement, le 14 mars.

Montrer que toutes les initiatives solidaires sont possibles

Si l’engagement est le maître mot, il peut se traduire de plusieurs façons : rejoindre une association pour défendre une cause en laquelle on croit ; monter sa propre initiative en complément de ce qui existe déjà… « Avec Agir à Lyon, on raconte aussi des histoires, on montre que tout est possible et que ceux qui mènent les actions, qu’il s’agisse de créer une recyclerie ou de fonder une association d’aide aux migrants par exemple, sont des gens normaux. Ne pas héroïser, c’est donner envie aux autres de faire pareil. »

Carto, petites annonces, agenda… Agir à Lyon, c’est tout ça à la fois

Très interactif, le site agiralyon.fr propose plusieurs façons de s’engager. Pourquoi ? « Parce qu’il y a toutes sortes de manière de concrétiser un engagement solidaire et que personne n’a la même », explique la webmestre. Ainsi, celui qui cherche concrètement comment devenir bénévole peut consulter les petites annonces ; la personne qui souhaite déposer du compost à côté de chez elle ou trouver le jardin partagé le plus proche utilisera la cartographie ; quand à ceux qui veulent s’inscrire à une collecte de déchets ou à un comptage d’oiseaux par la Frapna, rendez-vous dans l’agenda.
Et si c’est davantage l’acte citoyen plutôt que le bénévolat qui intéresse ? Anciela et Agir à Lyon ont la réponse : « On recense aussi les campagnes citoyennes auxquelles participer : consultation publique, signature de pétition, rassemblement pour une cause… » Avec Agir à Lyon, la connaissance des solutions existantes ainsi que la prise de contact avec les associations sont grandement facilitées.

Schéma directeur des énergies : un diagnostic clair, des partenaires enthousiastes et moteurs

Jeudi 9 février s’est tenu à l’Université de Lyon le 2ème séminaire du Schéma directeur des énergies auquel ont participé plus de 200 personnes. 

Gérard Collomb introduit la séance - photo Pauline Gabillet

Gérard Collomb introduit la séance – photo Pauline Gabillet

L’énergie, une politique transversale

Accueillis par Frédéric Fleury, Président de l’Université Claude Bernard 1 et vice-président de l’Université de Lyon et sous la présidence de Gérard Collomb qui a introduit la journée, les participants ont assisté toute la matinée à la présentation du diagnostic du système énergétique métropolitain.

Le diagnostic propose une vision du système énergétique structurée, ce qui permet sa projection détaillée (maille géographique à l’IRIS, typologies de consommateurs, distinction par usage et par vecteur énergétique), et au plus proche de la réalité territoriale. Sa construction s’appuie sur un vaste corpus de données hétérogènes, récoltées auprès de nombreux acteurs métropolitains, et sur des bases de données publiques. L’ensemble de ces données est mis en cohérence grâce à des techniques avancées d’analyse statistiques et d’optimisation.

Roland Crimier, Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge de l’énergie, a introduit la présentation du diagnostic en insistant sur la nécessaire transversalité de cette démarche de planification énergétique, concrétisée par la présence de cinq autres vice-présidents et d’un représentant de l’université. La présentation du diagnostic a été structurée autour de six focus permettant d’illustrer l’étendue du diagnostic réalisé et son utilisation possible :

  • L’articulation des politiques urbanisme et énergie, levier d’une métropole durable
  • Le résidentiel, premier secteur de consommation énergétique
  • L’énergie, un enjeu de développement économique ; l’économie, un enjeu énergétique
  • Le tertiaire : un secteur diffus et de grands acteurs
  • Énergies renouvelables et de récupération : des gisements à valoriser
  • Réseaux, dépendance à l’extérieur et coordination

Tous les élus ont rappelé l’évidence, dans leurs interventions respectives, de la nécessaire prise en compte de la question énergétique dans les politiques publiques de l’urbanisme (Michel Le Faou), de l’écorénovation de l’habitat (Béatrice Vessiller), du numérique et du développement industriel (Karine Dognin-Sauze), du développement durable et des énergies renouvelables (Bruno Charles) et dans la gestion et le développement des réseaux (Pierre Abadie). Le directeur de cabinet de l’Université a également insisté sur l’importance d’un travail partenarial avec les grands acteurs du tertiaire.

La deuxième partie de la matinée a été consacrée à la présentation du diagnostic des acteurs, un travail qualitatif permettant de compléter le travail de modélisation présenté auparavant. La parole a enfin été donnée aux énergéticiens : RTE et GRT gaz pour le transport, Enedis et GrDF pour la distribution.

Contribution des acteurs : préparons la scénarisation !

L’après-midi, 2 sessions de 6 ateliers ont été organisées autour des consommations dans le résidentiel, le tertiaire, l’industrie, la mobilité, mais aussi la production d’énergie, l’optimisation des réseaux et l’outil de modélisation du SDE. Ainsi, les partenaires ont pu se retrouver en comités plus restreints et commencer à émettre des pistes pour l’étape suivante : quels scénarios pour notre système énergétique en 2030 ? Quelles pistes d’actions et avec quelles priorités ?

Place désormais à la diffusion d’indicateurs choisis sur le volet et à l’élaboration, tant attendue, des scénarios. Rendez-vous fin 2017 pour leur présentation à l’occasion du séminaire #3 !

Pour plus d’informations

Retrouvez les documents publiés à cette occasion :

2eme séminaire du SDE - plénière (2017) (94 téléchargements )

Plaquette SDE - éléments de diagnostic (2017) (108 téléchargements )

SéminaireSDE_#2_synthese_ateliers (14 téléchargements ) SéminaireSDE_#2_support_ateliers (12 téléchargements )

 

Appel à contributions Adaptation

Jusqu’au 31 mars, la Métropole de Lyon propose aux signataires du Plan Climat et à tout acteur du territoire de participer à la construction de la politique d’Adaptation au Changement climatique. 

adaptation_paysage

A horizon 2050, Lyon aura la température moyenne annuelle de Madrid. A horizon 2100, possiblement celle d’Alger. Le changement climatique est déjà perceptible sur le territoire et va s’intensifier à une échelle temporelle courte pour le territoire.

Deux possibilités pour contribuer 

* Donner son avis sur la stratégie d’adaptation : elle a été élaborée par l’ensemble des services de la Métropole à partir d’un diagnostic des vulnérabilités du territoire face au changement climatique. Ce changement étant progressif d’ici 2050 et 2100, la stratégie doit être pensée sur le long terme. 5 axes ont donc été choisis, et de premières actions de la Métropole ont été proposées. Vous pouvez réagir sur le texte même de la future stratégie, en utilisant le sondage en ligne ou par courrier :

Appel_a_contrib_Adaptation_stratégie (111 téléchargements )

* Proposer une action que vous portez déjà ou que vous comptez engager, et qui contribue à l’adaptation au changement climatique de notre territoire. L’ensemble des actions sera annexé à la délibération de la stratégie d’Adaptation, adoptée par le conseil de la Métropole au cours de l’été 2017. Retrouvez le formulaire de réponse et des exemples d’action :

Appel_a_contrib_Adaptation_formulaire_engagements (134 téléchargements ) Appel_a_contrib_Adaptation_exemples (107 téléchargements )

 

Documents ressource

Le « socle des connaissances » publié en 2015 rassemble les données sur les effets locaux du changement climatique :
2015 - Adaptation : socle des connaissances (345 téléchargements )

Le « petit déjeuner Adaptation » a eu lieu le 16 mars avec une vingtaine de participants, retrouvez le support de présentation :

Petit déjeuner Adaptation (présentation, 16 mars 2017) (37 téléchargements )

 

 

L’appel est ouvert jusqu’au 31 mars 2017.

A vos plumes!

 

 

Référentiel Habitat Durable : le millésime 2016 est arrivé

Créé par la Métropole en 2004, le référentiel Habitat Durable est régulièrement mis à jour par la collectivité. Le millésime 2016 a été publié. Objectif : que les constructeurs travaillant sur les opérations d’aménagement intègrent au mieux les performances énergétiques et la réduction de l’impact des constructions sur l’environnement.

Le calcul en énergie primaire du référentiel est plus exigeant que la RT 2012

Le calcul en énergie primaire du référentiel est plus exigeant que la RT 2012

Pour qui ?

Le référentiel habitat durable définit des exigences de performances environnementales que les projets de construction neuve doivent satisfaire et contenir. Il s’applique :

  • sur l’ensemble de la production de logements sociaux,
  • sur les cessions de terrains publics (Métropole ou commune) en secteur diffus,
  • dans les opérations d’urbanisme d’initiative publique (ZAC),
  • sur les opérations d’urbanisme négociées (PUP).

Comment ça marche ?

Afin de valider la conformité au référentiel, il est nécessaire de respecter toutes les cibles fermes (approche passive et conception bioclimatique, origine des bois, surface des baies…) ainsi qu’un minimum de cinq cibles souples, laissées à la libre appréciation du constructeur (qualité de l’air intérieur, gestion des eaux pluviales, électricité des parties privatives…).

412 opérations de logements utilisent le référentiel Habitat Durable sur la Métropole

412 opérations de logements utilisent le référentiel Habitat Durable sur la Métropole © SPL Lyon Confluence

Quelle différence avec les labels nationaux ou internationaux ?

Ils participent de la même volonté de dépasser les standards règlementaires et de proposer une approche globale et cohérente sur l’ensemble des composants d’un bâtiment. En réalité, la Métropole, l’ADEME et l’Agence Locale de l’Energie, qui ont co-construit le référentiel ensemble, ont toujours eu un temps d’avance sur les réglementations thermiques (RT) en vigueur à l’échelon de l’hexagone. Le premier référentiel, mis en place en 2004, anticipait la RT 2006. L’évolution de 2006 anticipait la RT 2010. Et celle de 2009 anticipait la RT 2012. La consommation en énergie primaire des logements, limitée à 50 kwhep/m²/an, est même plus exigeante que la réglementation (qui tolère 57,5 kwhep/m²/an).

Quelles évolutions ?

Evolution de la part des énergies renouvelables

La mise à jour 2016 permet de prendre en compte les différents retours d’expérience de la part des promoteurs et bailleurs sociaux qui ont eu à appliquer ce document. Ainsi, concernant la part des énergies renouvelables, la principale mesure concerne la suppression des apports passifs. Jusqu’à présent, la méthode de calcul du bilan énergétique global intégrait en effet l’apport du soleil en tant que chaleur pour les bâtiments. Sur les 20 % de part d’énergies renouvelables obligatoires à atteindre, certains programmes bénéficiaient d’un apport passif pouvant atteindre 10 à 11 %. Le référentiel 2016 se base aujourd’hui sur la vraie production d’énergies renouvelables.

Élargissement des systèmes

La version 2013 prenait en compte les énergies renouvelables suivantes : solaire passif, solaire thermique, solaire photovoltaïque, biomasse et éolien. En 2016, la réactualisation intègre de nouveaux systèmes valorisables, parmi lesquels les pompes à chaleur et la récupération d’énergie sur les eaux grises (par exemple les eaux de douches).

Critère alternatif

Sous certaines conditions, la part d’énergies renouvelables dans la production énergétique globale pourra être limitée à 10 % : cela s’appliquera pour les bâtiments qui ne situent pas sur le périmètre d’un réseau de chaleur ou dont la toiture est souvent à l’ombre, car cachée par d’autres bâtiments plus élevés. En contrepartie, un effort plus important est demandé sur l’enveloppe des bâtiments.

Le référentiel Habitat Durable a été créé en 2004

Le référentiel Habitat Durable a été créé en 2004 © SPL Lyon Confluence

Démarche environnementale globale

Le référentiel Habitat Durable a pour principal objectif de réduire la consommation énergétique des bâtiments. Mais il voit aussi plus loin en cherchant à mettre en avant une démarche environnementale globale :

  • promotion de matériaux sains (peintures peu polluantes, taux de composés organiques volatiles à ne pas dépasser…),
  • gestion vertueuse des déchets de chantiers  (rotation raisonnée de véhicules, prévention de pollution…),
  • mise en place d’une gestion des déchets ménagers (équipement des logements en bacs de tris),
  • garantie d’un confort visuel (facteur lumière de jour moyen de 1,5 % pour les chambres et 2% pour les séjours).

Certification nationale possible

Le référentiel Habitat Durable peut désormais être certifié par deux des organismes certificateurs : Cerqual et Prestaterre. Cela signifie que ces organismes de certifications attestent de la conformité du référentiel de la Métropole au niveau d’exigence équivalent aux certifications proposées par ces organismes. Pour les promoteurs privés, c’est un vrai argument commercial et pour les bailleurs sociaux, la labellisation ouvre droit à une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties.

Le référentiel en chiffres

412 opérations de logements ont appliqué le référentiel habitat durable depuis 2005, soit 1 192 487 m² de logements.

Pour en savoir plus

La version 2016 du référentiel Habitat Durable :

Référentiel Habitat Durable (2016) (178 téléchargements )

Retrouvez plus de détails du côté de l’Agence Locale de l’Energie.

 

Plan Oxygène : rendre l’air plus respirable

Adopté en juin dernier, le plan Oxygène de la Métropole de Lyon prévoit plusieurs mesures afin d’améliorer la qualité de l’air. Il constitue le volet « Air » du Plan Climat.

Agir pour la qualité de l’air

Le territoire de la Métropole de Lyon est doté d’un Plan Climat Energie Territorial (PCET) depuis 2012, il vise à limiter les émissions de Gaz à Effet de Serre de l’agglomération. La plupart des actions contribuent aussi à limiter les émissions de polluants. C’est ainsi le cas des transports en commun (plan d’actions pour les mobilités actives) de l’habitat (Écorénov’) ou des technologies propres (cleantechs). Là où le plan Oxygène œuvre, c’est en faveur de nouvelles mesures qui s’intéressent davantage aux effets sur la santé.

Limiter la circulation des véhicules les plus polluants

Premier sujet phare sur lequel le plan Oxygène entend influer : le transport des marchandises en ville. S’ils ne représentent que 7 à 8 % des kilomètres parcourus, les poids-lourds sont pourtant responsables de 17 % des émissions de particules fines.. Pour tenter d’inverser la tendance et accélérer le renouvellement du parc ancien, une zone de circulation restreinte est à l’étude. Les véhicules les plus vieux et les plus polluants ne pourraient pas y rentrer, à l’instar de ce qui existe déjà à Paris et à Grenoble.

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuels bois sont les principales sources de pollution

Les véhicules Diesel et les foyers ouverts de chauffage individuel bois sont les principales sources de pollution

Avoir des chauffages bois plus performants

Aujourd’hui, 8 % des ménages chauffés au bois représentent 25 % des émissions de particules fines rejetées dans l’atmosphère. L’origine ? Une mauvaise combustion dans l’appareil. L’objectif est donc de remplacer les cheminées non performantes en incitant à s’équiper avec des foyers labellisés « Flamme Verte ».

Inciter aux modes actifs

Afin de populariser encore davantage la pratique des modes doux, et notamment du vélo, le plan Oxygène entend relancer le versement de subventions aux particuliers qui feront la démarche d’acquérir un vélo électrique. Lancée en 2012, la démarche avait rencontré un vif succès et devrait réapparaître en 2017, dans des modalités restant à définir (vraisemblablement à hauteur de 250 € par vélo).

L’importance de l’innovation ouverte

Autre avancée significative du plan Oxygène, sa démarche d’innovation ouverte. Présentée à l’occasion du salon Pollutec en décembre 2016, cette initiative rassemble différentes catégories d’acteurs autour de la qualité de l’air. Objectif : utiliser toutes les palettes du numérique pour inciter aux changements de comportements dans les rapports avec l’environnement. Expertises sociologiques, ingénierie numérique (meilleure gestion des bases de données), monitoring urbain (démocratisation des capteurs de qualité de l’air), développement d’applications ludiques pour smartphones… La démarche doit inciter à inventer de nouvelles technologies et à explorer des marchés inconnus.

Grâce au plan Climat déjà à l'oeuvre depuis 2012, la qualité de l'air s'est beaucoup améliorée

Grâce au plan Climat déjà à l’œuvre depuis 2012, la qualité de l’air s’est beaucoup améliorée

Plusieurs origines, de multiples ambitions

L’élaboration du plan Oxygène s’est faite en parallèle de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 qui oblige désormais les collectivités à intégrer la notion d’air à leur plan Climat actuel. En 2018, les deux plans ne formeront plus qu’un au sein d’un PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial).

Ce nouvel outil est la mise en œuvre de l’appel à projets national « villes respirables à cinq ans », dont la Métropole de Lyon a été lauréate en juin 2016 et qui demandait entre autres la mise en place de zones de restriction de circulation (ZCR).

Le plan entend également venir en appui du plan de protection de l’atmosphère (PPA) sur le volet réglementaire. Ce dernier a été mis en place par le Préfet en 2014 sur la Métropole. Les PPA sont la réponse de la France au non respect des directives de la commission européenne sur les standards de la qualité de l’air.

Son ambition ? Améliorer la santé de tous et la qualité de l’air respiré. Car les habitants du territoire pourraient gagner 5 à 7 mois d’espérance de vie si les niveaux de particules fines respectaient les prescriptions de l’OMS.

« La question économique est au premier plan »

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personnaz

Marie-Blanche Personaz, directrice régionale d’Air Rhône-Alpes, partenaire de la Métropole dans son élaboration
« L’air pose des questions de santé publique et l’aspect économique est évidemment inévitable. Mieux respirer, c’est être moins malade. Les dégâts sur la santé, l’environnement et les rendements agricoles sont estimés à 100 milliards chaque année sur le territoire national. Au discours centré sur les maladies, il faut associer celui des réalités économiques. Le plan Oxygène a un coût, certes. Mais au regard de ce que nous coûte la pollution, il est largement rentable ! »

Unis Cité 2017, au bureau !

En 2016 et 2017, une nouvelle équipe de volontaires d’Unis-Cité prend le relai du projet « Héros ordinaires ». Présentation de l’action proposée cette année.

Une association, quatre volontaires 

Unis cité est une association créée en 1995 qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour un service civique. Cette année sur l’antenne de Lyon, nous sommes pas moins de 80 volontaires engagés au service de l’intérêt général pour une période d’au moins 6 mois. Solidarité, diversité, échange, respect, entraide, partage… telles sont les valeurs qui nous unissent et que nous souhaitons partager lors de nos missions. Les grandes thématiques abordées tournent autour du lien social (C.A.D.A, Cadre de vie…), de l’intergénérationnelle (E.H.P.A.D, Inter-généreux…), de l’environnement (Médiaterre, Métropole mission énergie…) et de la participation citoyenne (Néo-Citoyen, Ciné et citoyenneté… ).

Nous sommes une équipe de quatre jeunes d’horizons différents, réunis par des motivations différentes, mais travaillant ensemble dans la même direction : Nathanaël (17 ans), Célestine (18 ans), Alexis (19 ans) et Annabelle (23 ans).

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De gauche à droite : Nathanaël, Célestine, Alexis et Annabelle

 

Notre mission : votre divertissement

En partenariat avec la mission énergie de la Métropole de Lyon, nous proposons de sensibiliser le milieu professionnel aux éco-gestes dans les bureaux. Pour cela, nous intervenons dans un premier temps dans différentes structures sociales (telles que les MJC, les centres sociaux, MDR, IDEF…) pour nous consacrer dans un second temps à des entreprises (signataires du plan Climat par exemple).

Nous suggérons ainsi plusieurs outils d’animation afin de sensibiliser de manière ludique et conviviale les employés de bureau aux différents éco-gestes possibles sur leur lieu de travail. On allie ainsi les ingrédients d’une recette réussie : une réflexion autour du développement durable, de la joie et de la bonne humeur, le tout pour un bon moment partagé entre collègues !

Suite à notre intervention, nous proposons des livrables récapitulant tous les gestes évoqués par les participants durant l’animation afin qu’ils en gardent un support écrit. Puis nous transmettons un questionnaire de suivi afin d’analyser l’évolution des comportements envers les écogestes.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas de nous contacter pour qu’on intervienne dans votre structure ! A très vite pour de nouvelles aventures avec Unis cité !

 

Pour plus d’informations :

http://uniscite.fr

https://uniscite-auvergnerhonealpes.org/

ucgrandlyon2015(at)gmail.com