Héros Ordinaires – La Gonette, monnaie locale et citoyenne

Le 7 novembre 2015, une nouvelle monnaie est apparue à Lyon. L’objectif ? Échanger des biens et des services en consommant local et écologique, une expérience collective originale.

Gonette_groupe

Peu après son lancement en novembre 2015, la gonette est présentée aux étudiants de Lyon 2 -Porte des Alpes. De gauche à droite : Louis, étudiant en sociologie, Nicolas, salarié de la Gonette qui souhaite remettre la finance à sa place au service de l’économie et Marianne, éducatrice spécialisé qui souhaite démystifier l’économie.

Une monnaie locale, mais d’où vient cette idée ?

En 2011, une conférence sur les monnaies locales est organisée à Lyon. La monnaie locale de Toulouse mise en circulation cette année-là, le sol-violette, sert d’exemple pour expliquer le fonctionnement de ces nouvelles monnaies. Un collectif d’une trentaine de personnes est alors né à Lyon avec l’objectif de mettre en place la même chose dans leur ville. Le projet met 4 ans à se construire grâce à la communication (salon Primevère, site, page facebook…) et à la participation de citoyens engagés. « Pour qu’une monnaie locale marche, il faut une bonne adhésion » souligne Nicolas Briet, membre de l’association la Gonette. C’est pourquoi les choix importants sont faits lors d’ateliers participatifs et de votes sur le site internet et les réseaux sociaux. Par exemple, les couleurs, les dessins, les tailles des billets sont discutés et validés ensemble.

Au final, 1 500 personnes ont assisté à l’inauguration du 7 novembre 2015. L’association compte 350 adhérents et une quarantaine de partenaires (commerces, services).

Une monnaie locale, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

La Gonette est la 31e monnaie locale française. C’est une monnaie locale complémentaire (MLC). A la différence du troc, elle existe sous forme de billets papier, est indexée sur l’euro et a pour objectif de construire des réseaux d’échanges. Le réseau français de ces MLC se développe et le nombre d’adhérents augmente chaque année.

(voir la liste des monnaies locales en France)

Pour qu’une monnaie locale soit bien implantée, il faut environ 1 000 utilisateurs et 100 commerces. Le réseau de la Gonette est donc en cours de développement. Pour sa mise en place comme pour d’autres monnaies locales de la région (la mesure à Roman-sur-Isère, la luciole et la bogue en Ardèche), la Gonette a été subventionnée par la Région Rhône-Alpes dans le cadre de la politique en faveur de l’économie de proximité.

Gonette 2

La Gonette finance l’économie de proximité car elle ne sert qu’à des échanges locaux réels.

La Gonette a également une charte de valeurs et défend des principes : le local, le social, l’humain et l’écologie.

Comment devient-on partenaire et quel est l’intérêt ?

Si un professionnel est intéressé, l’agrément se passe en 3 étapes.

1) Le professionnel vient prendre des informations sur le fonctionnement de la Gonette.

2) Des membres de l’association le rencontrent pour discuter du fonctionnement de la structure. A la fin de ce second entretien, un questionnaire est laissé au « candidat » qui doit alors expliquer ce qu’il fait et s’engager dans l’année à être en phase avec les valeurs de la charte. Parmi les actions possibles, un commerçant peut améliorer le traitement de ses déchets, chercher des fournisseurs et prestataires locaux, construire une gouvernance plus démocratique… L’objectif est d’être dans une dynamique d’amélioration continue : « la transition est entre mes mains ». La Gonette est donc une forme de « label éthique ».

3) Un comité de membres et salariés de l’association valide l’agrément du professionnel. Les usagers peuvent ainsi choisir leurs commerçants qui se distinguent des autres par leur engagement.

Et si je veux payer en Gonette ?

Pour utiliser la Gonette, il faut être adhérer à l’association. Cette adhésion de 5€ par an permet de changer ses euros en Gonette à tous les comptoirs de change et de  payer les partenaires.

Pour plus d’info 

http://www.lagonette.org/

https://www.facebook.com/LaGonette/

Le site des monnaies locales : http://monnaie-locale-complementaire.net/france/

Contribuez au Schéma directeur des énergies!

La Métropole lance un appel à contributions au Schéma directeur des énergies pour élaborer les scénarios énergétiques à l’horizon 2030. La Mission énergie propose aux partenaires de prendre part à ce travail de définition de la stratégie énergétique métropolitaine. Les acteurs du territoire peuvent présenter une solution technique, des projets énergétiques ou des études.

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Le Schéma directeur des énergies, outil de planification territoriale de la transition énergétique

Le Schéma directeur des énergies a vocation à donner des orientations pour territorialiser la transition énergétique et élaborer une politique métropolitaine de l’énergie, structurée autour d’arbitrages politiques territorialisés.

Cet outil vise également à mieux intégrer les questions énergétiques dans les différentes politiques publiques. Les projets d’urbanisme, de transport, les politiques de déchets ou encore d’eau et d’assainissement ont une influence directe sur les consommations énergétiques, le dimensionnement des réseaux de distribution et les installations de production. Le Schéma directeur des énergies permettra de modéliser leurs impacts énergétiques tant dans leur dimension économique, environnementale et sociale.

Dans l’esprit de la « Vision 2020″ qui avait été élaborée en 2011 pour tracer la trajectoire du Plan Climat Energie Territorial, le Schéma directeur des énergies pousse la réflexion un cran plus loin (2030) avec un outil plus puissant de modélisation. Les résultats viendront donc enrichir la révision du PCET.

Comment le Schéma directeur des énergies est-il construit ? Où en est-on ? 

La démarche dure quatre ans, de 2015 à 2018. Elle s’appuie sur un diagnostic énergétique. Il s’agit d’avoir connaissance des consommations, des productions et des infrastructures énergétiques, autant en gaz et en électricité qu’en chaleur sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ce diagnostic en cours de construction porte sur le système énergétique actuel, mais également projeté à 2030.

Sur cette base, des scénarios d’évolution du système énergétique métropolitain vont être construits à partir de juin 2016 pour modéliser l’impact potentiel des actions de la Métropole et de ses partenaires. Les arbitrages entre ces scénarios permettront de définir une trajectoire énergétique métropolitaine et un plan d’actions.

Pourquoi cet appel ? 

Se projeter à 2030 n’est pas simple : Quelles seront les technologies disponibles à cet horizon? Quels seront leurs niveaux de déploiement dans la Métropole? Quelles dynamiques les acteurs du territoire auront-ils réussi à engager? Pour répondre à ces questions, il nous paraît indispensable de prendre en compte les points de vue des acteurs du territoire.

L’appel à contributions permettra d’enrichir la scénarisation en intégrant les possibles évolutions du système énergétique métropolitain à l’horizon 2030 et de mettre en lumière les actions exemplaires déjà prévues à l’horizon 2020.

Comment contribuer ?

  • Vous portez des solutions et des projets pour la transition énergétique du territoire à l’horizon 2030…

Quelles évolutions observera-t-on concernant les mobilités? les techniques de construction et de rénovation? la flexibilité des réseaux?

Vous pouvez contribuer en complétant une ou plusieurs des sept fiches proposées, chacune correspondant à une famille de solutions identifiées: rénovation thermique et construction de nouveaux bâtiments, équipements aval compteur ou de micro-production, maîtrise des consommations, flexibilité et pilotage du système énergétique, solutions relatives au domaine des transports, réseaux énergétiques, production locale et/ou renouvelable. Ces fiches permettront d’intégrer au modèle les solutions innovantes, leur maturité en 2030, leur déploiement et leur impact.

Sur la base de vos contributions, la Métropole proposera à une quinzaine de partenaires d’approfondir les échanges à l’occasion d’une rencontre.

  • Vous avez un projet sur votre patrimoine….

Quels sont les projets prévus par les acteurs institutionnels du territoire?

Pour les acteurs institutionnels, nous vous proposons de nous indiquer vos attentes et contributions potentielles vis-à-vis du Schéma directeur des énergies et nous informer des projets énergétiques que vous prévoyez de déployer d’ici 2020.

  • Vous avez une étude qui pourrait nous intéresser …

Vous pouvez porter à notre connaissance des études que vous avez réalisées pour compléter ou questionner nos connaissances des évolutions énergétiques du territoire.

Les fiches de contribution sont disponibles sur le site de la Métropole de Lyon : www.grandlyon.com/contribution-sde

Jusqu’à quelle date ?

L’appel se clôturera le 26 février pour les fiches ‘solutions et projets’ et ‘études’.

Le délai est étendu au 31 mars pour la fiche ‘dynamiques des acteurs institutionnels’.

Une question, des renseignements ? 

Contactez Pauline Gabillet à la Mission énergie de la Métropole de Lyon

pgabillet(a)grandlyon.com – 04 69 64 58 03

Les cartes de température du Grand Lyon en open data

Depuis quelques jours, des « cartes de température de surface » du territoire sont en ligne sur le site d’open data du Grand Lyon. Ces deux clichés, pris le jour et la nuit en avril 2011, font ressortir la tendance des surfaces bâties à accumuler la chaleur. Ils expliquent en patrie le phénomène d’îlot de chaleur urbain.

Proposition de mise en forme des deux cartes : la photo satellite de jour a été prise le 11 avril 2011 à midi, celle de nuit le 30 avril à 23h.

Proposition de mise en forme des deux cartes : la photo satellite de jour (à gauche) a été prise le 11 avril 2011 à midi, celle de nuit (à droite) le 30 avril à 23h.

Pourquoi veut-on connaître la température ?

Les vagues de chaleur estivales vont augmenter dans les prochaines années, c’est un des effets du changement climatique à l’échelle de notre territoire. Or, les centres urbains ont tendance à amplifier ces fortes chaleur, du fait de la minéralité des constructions, de la moindre présence de végétal et d’eau et d’une plus faible ventilation. Une des pistes pour mieux comprendre le phénomène consiste à cartographier le climat urbain.

D’où viennent ces cartes ?

Les satellites qui survolent la terre prennent régulièrement des clichés : en plus des photographies classiques (vue du ciel), certains satellites sont équipés de capteurs infra-rouge, sensibles à l’énergie renvoyée par la surface terrestre. C’est le cas des satellites Landsat 5 et 7 qui ont pris ces images. En traitant les informations de rayonnement envoyées par les satellites, on peut en déduire la température de surface. La réalisation de ces cartes fait partie du travail de thèse de Julita Dudek (Lyon 3), un projet soutenu par l’ADEME, les agglomérations de Grenoble, St Etienne et Lyon ainsi que leurs agences d’urbanisme respectives, avec l’appui de Météo France. Ces cartes ont une résolution de 60 et 120m, leur analyse est intéressante à l’échelle de quartiers.

Est-ce la température de l’air?

Nous ne sommes pas encore au stade de la « carte d’îlot de chaleur ». Ces cartes représentent la température des surfaces visibles par le satellite. Une rue, vue du ciel, sera donc réduite aux toits des bâtiments et au bitume de la rue : la forme de la ville, les apports d’énergie liés à l’activité humaine (voitures, climatisations), le rafraîchissement lié aux arbres et la ventilation naturelle (vents) n’apparaissent pas. Or, c’est bien la somme de tous ces éléments qui font la température de l’air à un point donné.

On peut dire que ces cartes représentent les « surfaces qui chauffent » et celles qui rafraîchissent dans l’agglomération. C’est un premier indicateur du lien entre urbanisation et ilôt de chaleur. Pour aller plus loin, les chercheurs développent des modèles prenant en compte les conditions météorologiques et le type d’urbanisme à différentes échelles : agglomération, rue. Pour certains projets de recherche, des mesures de température ont été faites sur le terrain : elles sont encore trop peu nombreuses pour dresser une vision complète de la température lors des périodes de fortes chaleur.

Pour aller plus loin…

Télécharger les données sur le site « data.grandlyon.com » : carte de jour et carte de nuit.

Quelques projets de recherche en cours sur le sujet :

  • Rassembler chercheurs et praticiens autour d’un observatoire local du climat : projet EPOC
  • Et pourquoi pas un réseau de capteurs de qualité de l’air ? projet URPOLSENS
  • Qu’en pensent les citoyens ? Ma ville, le climat et moi

 

Glace, Ciel et Climat… au Musée des Confluences

La mer de glace à Lyon? Non, le Musée des Confluences ne vous propose pas un voyage aux temps glaciaires mais bien une exploration de notre temps présent avec une série d’événements les 12 et 13 décembre en écho à la fin des négociations de la COP21.

"La glace et le ciel", film de Luc Jacquet sorti en octobre 2015.

« La glace et le ciel », un film de Luc Jacquet sorti en octobre 2015, fait partie des animations proposées par le Musée dans le cadre de deux jours dédiés au Climat.

Programme du weekend

Une activité originale proposée par l’association « Avenir Climatique » : « La COP 21 comme si vous y étiez« ! Glissez-vous dans la peau des négociateurs et défendez vos convictions et les intérêts des pays que vous représentez… pas besoin d’être spécialiste du climat mais il vous faudra certainement jouer les diplomates (grand auditorium, 11h-13h le samedi et dimanche, inscription gratuite en ligne)

Pour le jeune public, l’association Wild Touche propose deux animations : « Raconte-moi le climat » (11h-12h au petit auditorium) autour de l’expédition de Claude Lorius en Antarctique et ses recherches sur le climat et « Voyage dasn la machine climatique » (12h-13h au petit auditorium).

Enfin, ne manquez pas les projections de deux très beaux documentaires de Luc Jacquet : « La Glace et le ciel », en présence de l’explorateur Claude Lorius (samedi 15h-17h15) et « La marche de l’empereur » (dimanche de 15h à 17h).

Toutes les informations…

… sur le site du musée des confluences !

 

 

Héros Ordinaires – la relève 2016 !

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Prenant la suite des volontaires d’Unis Cité depuis déjà 4 ans, nous partons à la rencontre des « héros ordinaires » du Grand Lyon. Ca va déménager ! Nous sommes plus motivés que jamais à rencontrer les familles qui ont participé il y a quelques années au concours « Familles à énergie positive »

De gauche à droite : Huba, Angèle, Audrey, Amine devant la péniche Alizarine qui passait à Lyon pour la COP21

Notre équipe de quatre volontaires d’Unis Cité est engagée pour 9 mois jusqu’en juin 2016 :

Huba : Un autostoppeur hongrois au grand cœur !

Amine : Un permis trottinette, pour se déplacer sans polluer !

Audrey : Qui aime les marchés et le vélo, car c’est plus rigolo !

Angèle : Globe-trotteuse adepte du covoiturage; écologique et sympathique !

Unis-cité, qu’est ce que c’est ?

Unis Cité est une association qui accueille des volontaires en service civique de 16 à 25 ans. Ces derniers réalisent des missions d’intérêt général dans différents domaines (environnement, citoyenneté, lutte contre la précarité et l’exclusion, intergénérationnel …) Sur l’antenne du Rhône nous sommes 48 volontaires engagés d’octobre à juin sur le programme Coeur, ainsi que 20 volontaire sur le programme Booster de novembre à fin mai.

Le projet

Cette année nous sommes quatre volontaires sur le projet Héros Ordinaires. Celui-ci est un peu différent des années précédentes. Nous allons essentiellement rencontrer les familles ayant déjà participé au concours “Familles à énergie positive” organisé par l’Agence Locale de l’Énergie (ALE). Ces familles maintiennent-elles leur faible consommation d’énergie ? Font-elles des économies d’énergie plus importantes ? Se sont-elles engagées dans d’autres actions ?

Nous allons également intervenir en milieu professionnel pour sensibiliser aux éco-gestes au bureau.

Suivez-nous tout au long de l’année pour découvrir ces nouveaux Héros Ordinaires !

Nous nous concentrons sur le concours Familles à Énergie Positive, par ailleurs si vous connaissez d’autres initiatives écologique et citoyennes n’hésitez pas à nous contacter.

Pour plus d’informations

Ecrire à l’équipe : ucgrandlyon2015(a)gmail.com

4ème Conférence Energie Climat

Le jeudi 12 novembre 2015, 180 personnes représentant 80 structures du territoire se sont réunies avec la Métropole de Lyon pour partager les avancées du Plan Climat Energie Territorial (PCET) en présence de Gérard Collomb, Président de la Métropole, et Bruno Charles, Vice-Président en charge du Plan Climat. Retour sur ce point d’étape.

La séance plénière de la 4ème Conférence Energie Climat : ouverture avec des témoignages d'autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Ouverture de la séance plénière avec des témoignages d’autres villes européennes (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Une CEC labellisée « COP21″

La Conférence Energie Climat, qui a lieu tous les 2 ans, rassemble les partenaires qui ont signé le PCET et se sont ainsi engagés, aux côtés de la Métropole, à agir pour un territoire sobre en carbone. En 2015, 11 nouveaux signataires ont rejoint la démarche, ils sont 83 au total. L’objectif commun : réduire de -20% les émissions du territoire en 2020, par rapport à leur niveau en 2000. Cette année, l’événement a été labellisé « COP 21″ car il contribue à démontrer qu’à l’échelle des territoires, une telle transition est possible : que les Etats n’hésitent pas à s’engager au niveau international !

Les avancées sur le territoire GES_2000-2013

Les émissions de gaz à effet de serre du Grand Lyon ont baissé de 11% entre 2000 et 2013. Pendant cette même période, la population a augmenté de 10% et la dynamique économique de 17% (PIB régional). Ces évolutions sont différentes selon les secteurs : les industries ont eu la baisse la plus forte, les transports et plus récemment l’habitat sont en baisse régulière, quant au tertiaire, ce secteur est en hausse (car l’activité de ce secteur augmente dans le Grand Lyon).

Les témoignages des partenaires

Les interventions rythmées des partenaires ont permis d’avoir un aperçu de la diversité des actions menées sur le territoire.

  •  Habitat – Pour Daniel Godet, ABC HLM, la rénovation thermique est entrée dans la culture des bailleurs car l’énergie est un budget important pour un ménage modeste : le parc social est aujourd’hui dans un meilleur état que le parc privé de logement. Du côté des entreprises, Jean-François Dubray, Rhône-Toitures, revient sur le dispositif « DORéMI » lancé en 2015 : pour les artisans, se grouper pour développer une offre de rénovation globale et performante des maisons individuelles offre de nouvelles opportunités de marché.
  • Transport – Julien Caraux, Groupe La Poste, présente le nouvel Espace Logistique Urbain installé près de la place Bellecour : les différentes filiales de livraison de colis du groupe se sont regroupées. Les livraisons du « dernier kilomètre » se font en commun avec une flotte mutualisée de véhicules électriques et gaz. A ce sujet, Didier Saussier expose la stratégie de mobilité du groupe GRDF : le biogaz d’origine renouvelable pourra bientôt alimenter nos véhicules. La station d’épuration de la Feyssine devrait injecter le biogaz produit à partir des boues sur le réseau de gaz de ville. Côté mobilité douce, Pascal Chopin, JC Decaux, est revenu sur la ‘culture velo’v‘ qui s’est développée chez les Lyonnais ces 10 dernières années.
  • Energie – Fréderic Storck, Compagnie Nationale du Rhône, présente le projet « Hyway » de station de recharge hydrogène, électrique et gaz sur le port de Lyon.Pour cette entreprise qui produit entre autre de l’électricité renouvelable intermittente, l’hydrogène est une manière de la stocker. Mais qu’en est-il du côté des réseaux ? Patrick Rakotondranahy, ERDF, explique l’intérêt du smart grid pour mieux gérer l’équilibre entre production et consommation d’énergie, informer le consommateur, mais aussi pour lier planification urbaine énergétique.
Marie-France Raty, présidente du groupe Maviflex (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

Anne-Sophie Panseri, présidente de Maviflex, et Marie-France Raty, groupe Solvay (photo Thierry Fournier, Grand Lyon)

  • Entreprises – Anne Sophie Panseri présente la démarche de Maviflex, une des premières PME à bénéficier de l’accompagnement « Lyon EcoEnergie » : pour cette entreprise spécialisée dans la vente de portes souples et rapides, agir sur ses propres consommations fait partie de l’exemplarité. Du côté des plus grandes entreprises, Marie France Raty revient sur deux actions du Groupe Solvay : le projet EECO de récupération de chaleur sur le site de Belle Etoile et le projet AERIDE de rénovation des bureaux administratifs St Fons, qui prévoit de diviser par 4 les consommations tout en améliorant la résistance aux risques technologiques. Une démarche qui pourrait être répliquée dans d’autres bâtiments du secteur. 
  • Adaptation au changement climatique – Bruno Imbert, pépiniériste, expérimente depuis plusieurs années la plantation d’espèces plus adaptées au climat lyonnais urbain (Lyon a le climat de Montpellier il y a 30 ans!). Objectif : aller chercher des essences locales et méditerranéennes plus résistantes à la chaleur et les faire grandir sur notre territoire. Florence Belaën, de l’Université de Lyon, élargit le sujet à la perception citoyenne : un travail de recherche cet été a mis en valeur le rôle central des émotions dans notre rapport au changement climatique. Les sentiments négatifs (colère, angoisse) cèdent la place à des émotions plus positives quand on cherche à construire des solutions (une ville plus végétale, de l’eau, de l’ombre…).

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L’engagement de la collectivité

Le Plan Climat Energie Territorial a été voté en 2012, il est né de l’Agenda 21 de 2005 et constitue le volet d’action de la Métropole dans la lutte contre le changement climatique. Les actions chiffrées du Plan Climat ont permis une baisse de 180 000 tonnes de CO2/an soit 2 à 3% des émissions du territoire :

  • 108 000 tonnes eq CO2/an économisées dans le secteur des transports : fréquentation en hausse de 24% entre 2006 et 2014 sur le réseau de transport en commun, développement du réseau cyclable avec 640 km de pistes à ce jour, covoiturage avec 24 000 à 42 000 co-voitureurs réguliers sur le Grand Lyon.
  • 53 000 tonnes eq CO2/an économisées grâce au déploiement des chaudières bois sur le territoire : 48 installations pour un total de 70 MW ont été recensées. Les réseaux de chaleur sont un vecteur efficace de cette substitution pour éviter d’utiliser du gaz ou du fuel.
  • 16 000 tonnes eq CO2/an économisées sur l’habitat : les référentiels « construction durable » appliqués depuis 2009 ont permis de construire des bâtiments neufs très performants avant la réglementation thermique, pour l’existant 2 500 logements sociaux et privés ont déjà fait l’objet de rénovations au niveau BBC. La nouvelle plateforme écoreno’v devrait permettre d’atteindre 1 800 logements/an!

D’autres actions ne sont pas chiffrées car il est difficile d’en mesurer l’impact : c’est le cas du Plan local d’urbanisme, qui limite la place de la voiture en ville et concentre l’habitat autour des axes de transport collectif (la ‘ville des courtes distances’) ou encore toutes les actions des associations et des collectivités sur les ‘changements de comportements’, ces habitudes individuelles qui restent un levier essentiel pour une ville sobre en carbone…

… alors, ensemble, amplifions le mouvement!

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Les 83 partenaires et la Métropole de Lyon réunis après la 4ème Conférence Energie Climat (photo Thierry Fournier, Grand Lyon).

Pour en savoir plus

Vous n’avez pu être présent à la Conférence ? Retrouvez les documents diffusés :

2015 - programme 4ème Conference Energie Climat (131 téléchargements ) 2015 - Point d'étape PCET (161 téléchargements ) 2015 - Adaptation : socle des connaissances (144 téléchargements ) Marque-page GES pedagogique (125 téléchargements ) 2015 - synthèse du point d'étape (147 téléchargements )  

La péniche « Alizarine » fait escale à Lyon

>> En lien avec l’action 2.7 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.22]

Promouvoir le transport fluvial et le goût du terroir ? C’est le pari de l’association « Vivre le canal », qui, à l’aide de deux bateaux, remonte le Rhône pour être à Paris lors de la COP 21. Chargée d’une précieuse cargaison de produits locaux, la péniche Alizarine fera escale à Lyon le 4 et 5 novembre. L’occasion de débattre des avantages de ce mode de transport écologique, encore trop peu connu !

Entre septembre et novembre 2015, deux bateaux remonteront les 1500 km qui séparente Bordeaux de Paris (ci-dessus, la péniche Alizarine qui assure le trajet depuis Avignon)

Entre septembre et novembre 2015, deux bateaux remonteront les 1500 km  de canaux qui séparent Bordeaux de Paris (ci-dessus, la péniche Alizarine qui assure le trajet depuis Avignon)

Venez découvrir le projet à l’occasion de deux temps forts :

une découverte des deux péniches (28 quai Rambaud, du mercredi 14h au jeudi 18h) : curieux de découvrir un mode de transport original de vins et de denrées alimentaires  ? L’équipe de la péniche Alizarine vous accueille pour faire le tour du projet et de ce bateau, qui va desservir régulièrement le territoire de la Métropole de Lyon [invitation]. La péniche « La tourmente » sera aussi présente et proposera une visite.

une rencontre-débat sur les atouts du transport fluvial le 5 Novembre 2015 à 18h (MJC Confluence) en présence de Roland Bernard conseiller délégué en charge des fleuves de la Métropole de Lyon, de représentants de VNF, de transporteurs … [invitation]

 

La tourmente

A bientôt pour discuter des avantages du transport fluvial !

 

Pour plus d’informations :

L’association « Vivre le canal » 

Le trajet du bateau Alizarine  

 

Sylv’acctes : des forêts pour demain

>> Action 4.9 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.48]

Le 10 septembre, la Région Rhône Alpes, le Grand Lyon et la Banque Neuflize OBC ont signé les statuts de l’association Sylv’ACCTES Rhône Alpes. Projet entamé en 2012, la création de l’association est l’aboutissement d’une réflexion visant à mieux prendre en compte les nombreux services rendus par une gestion durable des forêts.

Les forêts du Bugey (Ain) font partie des 7 territoires pilotes prêts à engager un « projet sylvicole territorial » avec Sylv’ACCTES

Sylv’ACCTES, pour quoi faire ?

La forêt apporte de nombreux services à notre société : refuge de biodiversité, protection contre les risques, production de bois d’oeuvre et bois-énergie. En retour, comment mettre en œuvre une gestion forestière qui pourrait porter de façon équilibrée ces différents services ? Sylv’ACCTES est un outil de financement innovant car il propose un trait d’union entre ville et campagne : les villes, territoires et organisations adhérents pourront supporter financièrement des travaux dans les territoires forestiers. A ce titre, Sylv’ACCTES ne financera pas directement les propriétaires mais les entreprises qui réaliseront les travaux : plantation, élagage, travaux d’éclaircie, etc. La démarche participe ainsi au maintien de l’emploi en zone rurale.

Quelles forêts ?

7 territoires ont accepté d’être pilotes :

– Bugey et Haut-Bugey, dans l’Ain (01)

– Ardèche verte (07)

– Parc Naturel Régional du Pilat (07-42)

– Bassin de Montélimar, dans la Drôme (26)

– Diois (26)

– Bièvre Valloire, en Isère (38)

– Pays du Mont Blanc, en Haute-Savoie (74)

Ils ont à ce titre regroupé les partenaires locaux (forestiers, acteurs du monde de l’environnement, élus, etc.) et mis au point un « projet sylvicole de territoire » qui détaille comment la forêt sera gérée sur les 60 à 80 prochaines années. La création de l’association leur permet d’accéder à une série de financement pour développer cette gestion forestière durable et adaptée.

Parle-t-on de compensation carbone?

Pas tout à fait. L’objectif de Sylv’ACCTES est bien de valoriser tous les services apportés par la forêt : refuge et développement de la biodiversité, protection des risques naturels, production de bois, absorbation du carbone. Ainsi, une forêt gérée durablement capte le CO2 de diverses façons : le bois coupé pour l’entretien est utilisé comme énergie de substitution par rapport aux énergies fossiles (par exemple dans les chaufferies) alors que le bois d’oeuvre, plus long à pousser, permet de stocker durablement le carbone (par exemple dans des charpentes). La démarche Sylv’ACCTES propose une méthode de calcul pour quantifier le CO2 évité grâce à la mise en place des projets sylvicoles de territoire. C’est le « référentiel projets Sylv’ACCTES », qui est inspiré des standards internationaux de compensation carbone (comme le VCS ou le gold standard). En échange de leur soutien aux projets forestiers, les membres recevront une « contribution climat » qui sera calculée grâce à cette méthode.

Pourquoi la Métropole est-elle membre fondateur ?

Le bois-énergie est un levier fort de la transition énergétique du territoire du Grand Lyon. Notre Plan Climat Énergie Territorial a inscrit l’objectif de 160 MW de puissance, produite par des chaufferies biomasse, raccordée à un réseau de chaleur en 2020 ce qui nécessiterait une consommation de 200 000 tonnes de bois / an (action 2.2 « Développer les réseaux de chaleur et la biomasse »). A ce jour, déjà 70 MW de puissance bois-énergie a été raccordée à des réseaux de chaleur. 

Si la filière Rhône-Alpine locale ne se structure pas suffisamment, la demande croissante poussera les exploitants des chaufferies collectives au bois à s’approvisionner de plus en plus loin, générant des coûts et pollutions liées au transport et ne bénéficiant que partiellement à l’économie locale. 

Adhérer à Sylv’ACCTES et soutenir dès sa création ce projet, c’était une façon pour la Métropole de s’inscrire en centre de consommation responsable. D’autres outils existent cependant pour s’assurer que le bois ne parcoure pas trop de kilomètres : via les contrats d’exploitation des réseaux de chaleur – et donc des chaufferies bois – on peut spécifier une distance maximale d’approvisionnement.

Séance de signature pour la création de l’Association : Hélène Geoffroy, vice-présidente en charge de l’énergie à la métropole de Lyon et Philippe Lacondemine, conseiller Régional.

Séance de signature pour la création de l’Association : au premier plan, Hélène Geoffroy, vice-présidente en charge de l’énergie à la métropole de Lyon et Philippe Lacondemine, conseiller Régional.

Pour plus d’informations :

Sylvacctes(a)gmail.com

 

3 jours pour le climat

Rien de prévu en fin de semaine ? Le Climat, on en parle beaucoup, vous cherchez du concret à vous mettre sous la dent ? Ca tombe bien, l’actualité Lyonnaise est dense en événements sur ce sujet les 9-10-11 octobre (voir programme complet).

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Vendredi, un petit débat : rôle des initiatives citoyennes dans la protection collective du climat ? Alimentation ? Justice sociale et solidarité internationale ? Les cinéphiles pourront quant à eux découvrir un programme dédié dans les MJC du vieux Lyon et de Montchat, ainsi que dans l’église St André.

Samedi, on s’active ! « Vélorution » pour les cyclistes au départ de la Confluence, « disco soupe » sur les berges du Rhône… tout le monde s’y met! A noter aussi le passage à Lyon du ‘Train du climat‘ : RDV entre 10h et 19h à la gare de Perrache (voie A) pour avoir le point de vue des scientifiques.

Dimanche, faites votre marché en musique ! Spectacles et concerts toute la journée pour accompagner le ‘village des solutions’ : venez piocher des idées concrètes dans les propositions des associations locales (mobilité, recyclage, alimentation, habitat…).

Avec tout ça, le lundi suivant aura un petit goût de printemps…

 

Bienvenue !

 

Vue aérienne des panneaux solaires photovoltaïques en place.

Vue aérienne des panneaux solaires photovoltaïques en place.

Il y a un peu plus d’un an, la commune de Quincieux rejoignait le Grand Lyon, portant ainsi à 59 le nombre de membres de l’intercommunalité. Or, ce petit territoire n’est pas neutre sur le plan énergétique puisqu’il accueille une ferme photovoltaïque de 9.6MW de puissance déployée sur le parking d’une entreprise. Mine de rien, ces panneaux solaires ont quasiment doublé la puissance installée sur le Grand Lyon (qui était à 11MW fin 2013) !

Ces panneaux couvrent un parc de stationnement automobile: en plus de produire de l’énergie, ils assurent la protection des véhicules des intempéries et de la chaleur. Ils ont été installés en 2011-2012 (voir la vidéo !) et devraient produire 9 GWh par an, soit la consommation électrique de près de 800 personnes.

Pour autant, celà ne va pas faire bondir la part des EnR dans la consommation du territoire car le solaire photovoltaïque est encore peu déployé… Comme le montre ce graphique publié par l’Agence Locale de l’Energie en 2013, la production d’énergie renouvelables sur notre territoire (qui atteint environ 4.6% de la consommation) est principalement liée aux barrages hydrauliques, à la récupération de chaleur sur incinérateurs et aux chaudières biomasse installées sur les réseaux de chaleur.

Une bonne marge de progrès donc pour l’énergie solaire !

Répartition de la production d'énergies renouvelables sur le territoire du Grand Lyon fin 2013

Répartition de la production d’énergies renouvelables sur le territoire du Grand Lyon fin 2013

Evolution de la puissance de solaire photovoltaïque (MW) sur le territoire du Grand Lyon

Evolution de la puissance de solaire photovoltaïque (MW) sur le territoire du Grand Lyon