Écorénov’ : une charte des partenaires pour consolider la démarche

Engagée depuis 2015, la plate-forme d’éco-rénovation Écorénov’ réunit de nombreux partenaires. Lesquels ont signé le 30 novembre une charte commune qui va faciliter leurs échanges et permettre au dispositif de se structurer encore davantage.

Les partenaires signataires de la charte Écorénov' ©DR

Les partenaires signataires de la charte Écorénov’ ©DR

Écorénov’, c’est quoi ?

Il s’agit de la plateforme locale de rénovation énergétique de l’habitat privé de la Métropole de Lyon. Elle permet aux propriétaires de maisons individuelles ou aux copropriétés de bénéficier de subventions pour réaliser des travaux énergétiques dans leurs logements. Travaux qui entraîneront, à court terme, des réductions significatives de consommations énergétiques. La porte d’entrée de toutes les démarches d’Écorénov’ est l’ALE (Agence Locale de l’Habitat).

Le plan Climat impulse la démarche

La plate-forme est une des actions fortes du Plan Climat de la Métropole de Lyon, voté en 2012. À l’époque, le volet habitat de ce plan affichait la volonté de développer des rénovations thermiques très performantes, en atteignant le niveau « BBC Rénovation », soit 96 kWhep/an/m2.
Suite à l’adoption du plan début 2012, une première phase (2012-2014) a permis de rénover 1700 logements du parc social et 850 logements du parc privé. Les résultats affichés (6000 tonnes de C02 économisées par an) ont conforté la collectivité dans la nécessité d’amplifier ce volet de la rénovation énergétique des habitations. En 2014, la Métropole a répondu à l’appel à manifestation d’intérêt de la Région et de l’ADEME pour mettre en place une plate-forme, qui a vu le jour début 2015. Éco’rénov bénéficie d’un budget de 30 millions d’euros d’investissement, inscrite à la Programmation Pluriannuelle d’Investissement 2015-2020.

Tour à tour, les partenaires ont signé la charte

Tour à tour, les partenaires ont signé la charte

Points d’échanges réguliers

Pour maintenir le dialogue avec les acteurs de la rénovation énergétique sur le territoire, Ecorenov’ est piloté par un comité de suivi partenarial. Réuni à deux reprises en 2015, le rendez-vous de cette fin d’année 2016 avait pour but de signer la « charte des partenaires » et de partager les points de vue autour de tables-rondes. Les sujets abordés : l’accompagnement des particuliers et la mobilisation des professionnels pour une éco-rénovation de qualité. L’occasion d’instaurer dialogues et échanges entre les différentes structures présentes.

Signature d’une charte partenariale

Le 30 novembre 2016, la signature de la charte des partenaires est venue officialiser une alliance forte qui existe depuis le lancement de la plate-forme. Elle va permettre aux signataires de valoriser leurs actions, de faire connaître le dispositif auprès des professionnels du bâtiment, ou encore de faciliter la prise de décision de travaux chez les particuliers. Elle a également pour objectif d’aider la filière professionnelle à se structurer sur la thématique, tout en gardant en tête que la qualité architecturale et urbaine des projets est importante. Avec cette charte, tous œuvrent pour consolider et booster le secteur de l’éco-rénovation. Ambition : atteindre 1200 à 1800 logements éco-rénovés par an.

Rassembler différents horizons

Autre intérêt de la charte : fédérer des différents corps de métiers  (conseil, maîtrise d’oeuvre, entreprises du bâtiment, énergéticiens, banques…) afin d’atteindre ensemble les objectifs affichés. Cette signature rassemble aussi bien les financeurs (Métropole, Région, ADEME) que les spécialistes de l’accompagnement humain et technique (ALE, Soliha). Mais aussi les acteurs de la maîtrise d’œuvre (Ordre des Architectes, CAPEB,  BTP Rhône) ceux représentant les copropriétaires (UNIS…). Autres interlocuteurs associés, les banques, afin de les sensibiliser à la délivrance de prêts à taux zéro, et les énergéticiens : Enedis et GRDF, distributeurs d’énergie et qui disposent des consommations des particuliers. Ils seront très utiles dans un futur proche, lorsqu’il s’agira de mesure les économies réelles réalisées.

« Les copropriétaires ont rapidement adhéré »

Isabelle Vincent © DR

Isabelle Vincent © DR

Isabelle Vincent, présidente du conseil syndical de la copropriété « Les 3 écureuils » à Villeurbanne
« Notre bâtiment date de 1969 et comprend 27 logements. Il ne comporte quasiment aucune isolation et comme nous avions le ravalement de la façade et la reprise de la toiture-terrasse à programmer, nous avons évoqué la nécessité de repenser aussi l’isolation. Entre l’envoi de l’ordre du jour de notre assemblée générale et sa tenue, nous avons fait des permanences pour recevoir les copropriétaires et répondre à leurs questions sur l’éco-rénovation. Si nous n’avions pas la réponse, nous avons tout fait pour l’avoir lors de l’AG. Ce jour-là, une personne de l’ALE était présente pour appuyer nos propos. Nous avons pu présenter différents scénarios et les aides proposées par la Métropole ont bien entendu également pesé dans la balance. À l’arrivée, 26 des 27 copropriétaires ont opté pour le BBC. »

Pour en savoir plus

Téléchargez la charte des partenaires Ecorenov’

Retrouvez la démarche Ecorenov’

Réseau de chaleur urbain : ça bouge !

Le contrat du plus important des neuf réseaux de chaleur urbains (RCU) que compte le territoire de la Métropole vient d’être attribué à ELM, société dédiée de Dalkia, qui va développer et gérer le chauffage pour plus de 80 000 logements pour les 25 prochaines années. L’occasion de faire le point sur cette énergie économique et écologique.

La chaleur est produite dans une centrale thermique afin de passer dans les canalisations jusqu'aux sous-stations

La chaleur est produite dans une centrale thermique afin de passer dans les canalisations jusqu’aux sous-stations (ici Vaulx-en-Velin)

Développement conséquent du réseau

La signature de ce nouveau contrat marque une grande avancée dans le maillage du réseau de chaleur urbain. Le réseau « Centre Métropole » existant* va ainsi voir son nombre de kilomètres doubler, pour passer de 65 à 130 km. La quantité de chaleur vendue va quant à elle être multipliée par 3. Et de 33 000 équivalents logements desservis aujourd’hui sur ce périmètre, ils seront ainsi 86 000 à être raccordés à l’horizon 2040.

Le RCU, comment ça marche ?

Produite par une centrale thermique, la chaleur est distribuée dans des canalisations via le réseau primaire jusqu’à une sous-station, positionnée dans chaque immeuble desservi. Les besoins en chaleur (eau chaude sanitaire et chauffage) sont ensuite distribués via un réseau secondaire qui appartient à chaque propriétaire de bâtiment. Pour se raccorder, la régie ou le conseil syndical doit faire voter le projet en assemblée générale avant de signer la police d’abonnement avec le délégataire.

 

Le réseau de chaleur urbain se développe notamment sur le quartier de Lyon Confluence

Le réseau de chaleur urbain se développe notamment sur le quartier de Lyon Confluence

Prix plus abordable

Pour les particuliers, se raccorder à un réseau de chaleur urbain présente dans la plupart des cas un réel intérêt financier. Pour le réseau Centre Métropole, le prix sera en effet plus compétitif que celui du fioul, des chaudières gaz (individuelles ou collectives), ou encore de l’électricité. L’évolution tarifaire est également beaucoup plus maîtrisée car les réseaux permettent l’utilisation de ressources locales et c’est la collectivité qui est maître des changements de prix sur la durée. Les modifications tarifaires du fioul ou du gaz, elles, sont beaucoup moins prévisibles car elles dépendent souvent de contextes géopolitiques.

Gain environnemental

Se chauffer via le RCU, c’est aussi faire un geste fort pour la planète puisque cela mobilise les énergies renouvelables. D’une part, celles provenant de la chaleur des usines d’incinération, désormais mieux valorisées. Et d’autre part, par l’utilisation du bois énergie. Y avoir recours dans des installations d’envergure plutôt qu’au sein de plusieurs logements individuels permet de mieux traiter les fumées générées et de limiter considérablement la combustion de poussière dans l’atmosphère. Le nouveau contrat prévoit la création d’une nouvelle chaufferie biomasse de forte capacité : la chaufferie bois de Surville, dans le 7eme arrondissement, aura une capacité de 34MW à horizon 2019 puis de 50MW en 2024. Une belle augmentation puisque la puissance actuelle de l’ensemble des chaufferies bois du territoire est de 70 MW.

La combustion des poussières générées par les fumées des chaudières bois est beaucoup plus contenue que des installations individuelles

La combustion des poussières générées par les fumées des chaudières bois est beaucoup plus contenue que des installations individuelles

Une Métropole plus verte et attentive

Les réseaux de chaleur urbains du territoire datent des années 70, à l’époque où de nombreux grands ensembles ont été érigés. Alimentés à l’origine par l’énergie fossile ou au gaz, les réseaux sont aujourd’hui approvisionnés à plus de 60% au moyen d’énergies renouvelables. Et ce depuis l’adoption, en 2012, du plan Climat qui a œuvré pour une Métropole plus responsable sur les questions d’énergies renouvelables. Une attention écologique qui va de pair avec une implication plus forte dans le suivi de la qualité de service rendu aux usagers. La Métropole œuvre à tous les niveaux (technique, financier, juridique) pour que l’exigence soit au rendez-vous en termes de résultats pour les citoyens.

Poursuivre l’effort, partout

À moyen terme, l’objectif de la collectivité est de pérenniser la compétitivité des réseaux existants, notamment  en remplaçant les canalisations vétustes et en optimisant le fonctionnement des moyens de production existants et à créer. Aujourd’hui dépourvues de RCU, de nombreuses communes péri-urbaines pourraient en bénéficier dans les années à venir.  Avec les objectifs inscrits dans la loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte et une augmentation constante de la population du territoire, les réseaux de chaleur urbains de la Métropole de Lyon ont donc de beaux jours devant eux.

* Centre Métropole est le plus important des neuf réseaux de chaleur urbains existants sur le territoire de la Métropole de Lyon. Les autres sont ceux de Givors, La Tour de Salvagny, Lyon Confluence, Lyon La Duchère, Rillieux-la-Pape, Stahonay-Camp, Vaulx-en-Velin et Vénissieux.

Pour en savoir plus

Retrouvez sur le site de l’Agence Locale de l’Energie les fiches réseaux de chaleur.

 

 

Solvay : ou comment éco-réhabiliter en zone PPRT

Porté par le groupe Solvay, le projet Aeride a permis de réhabiliter un immeuble de bureaux en répondant à une double problématique : être moins énergivore et s’adapter aux contraintes d’une zone à risques. Explications.

La rénovation du bâtiment offre un meilleur confort et une plus grande sécurité aux usagers

La rénovation du bâtiment offre un meilleur confort et une plus grande sécurité aux usagers

Aeride, pour Amélioration Énergétique et Rénovation de l’Immeuble Delta. Construit durant l’après-guerre, ce bâtiment de 3900 m2, propriété de Solvay, abrite la direction de la sécurité du groupe. Sa vétusté, responsable de 33 % des déperditions de chaleur, a conduit à une profonde réhabilitation pour répondre aux normes environnementales, et offrir de meilleures conditions de travail. Menés sur 18 mois, d’octobre 2014 à mars 2016, les travaux offrent depuis peu un nouveau confort aux usagers. Et un bâtiment énergétique de tout premier ordre.

Une réhabilitation, deux objectifs

Au moment de faire face à la nécessaire rénovation de cet immeuble, Solvay a dû répondre à deux objectifs. Celui de mener une éco-réhabilitation exemplaire d’un point de vue énergétique avec un engagement en faveur du développement durable. Et l’obligation de composer, dans le même temps, avec les contraintes de la zone PPRT (Plan de prévention des risques technologiques). Le tout avec la volonté de montrer qu’il est possible de réhabiliter de manière ambitieuse un bâtiment situé en zone SEVESO.

Un exemple du système constructif de la façade de l’immeuble

Le bois, matériau plébiscité

Pour mener à bien le volet environnemental du projet, Solvay a opté pour une utilisation poussée du bois. Fenêtres, isolation, chauffage : la majorité des composants et des systèmes utilisent ce matériau. Mur bois en matériaux biosourcés, menuiserie bois-alu, isolation thermique par l’extérieur à base de fibre de bois composent aujourd’hui l’édifice. Ce dernier comporte aussi un bardage final en polymère, dont la durée de vie est supérieure à 30 ans, afin d’exclure toute dégradation rapide. À l’arrivée, grâce à ces modifications, les consommations énergétiques de l’immeuble ont été divisées par 4.

Résistance à la surpression

Localisé en zone SEVESO, seuil haut, le bâtiment est exposé à un risque technologique de surpression de 112 millibars, défini dans le PPRT. Un seuil déterminé par les scénarios d’explosions de l’atelier voisin, seuil auquel les façades et les parties vitrées ne pouvaient pas faire face. Ce qui signifiait que la sécurité des usagers n’était pas assurée. Pour y remédier, Solvay a revu la composition du bâtiment. Il accueille une nouvelle façade, collée sur l’existant. Et les fenêtres et leurs châssis sont désormais solidaires.

Le bâtiment Solvay est situé en zone SEVESO, seuil haut

Bénéfices inattendus

Améliorer le confort des salariés était l’un des objectifs recherchés du projet. Objectif atteint puisque grâce à une meilleure isolation thermique, les occupants du bâtiment ont moins froid en hiver et moins chaud en été. D’autres bénéfices, non ciblés au départ, sont également apparus lors de l’utilisation des lieux. Grâce à l’épaisseur des vitrages, l’absence de bruit en est un. Les salariés peuvent désormais pleinement en profiter, en ayant l’impression de travailler comme dans un cocon.

Un exemple pour la Vallée de la Chimie

Implanté au cœur du site industriel de la Vallée de la Chimie, Solvay a achevé une réhabilitation qui pourrait bien donner des idées aux groupes voisins. Car la majorité des bâtiments construits à l’époque l’ont été sur le même principe, celui du béton/poutre. La reproduction de ce type d’opérations est donc envisageable afin de faire du site industriel un modèle énergétique. Une « réplicabilité » qui peut également s’appliquer aux bâtiments administratifs, aux équipements éducatifs ou encore aux logements collectifs.

Appel des 30 !

La Mission Vallée de la Chimie de la Métropole, associée à une trentaine de partenaires publics et privés, lance aujourd’hui l’édition 2016 de son appel à projet : l’Appel des 30 ! 

Ce dispositif, unique en son genre, vise à transformer en profondeur l’entrée Sud de la Métropole de Lyon grâce à l’accueil de nouvelles activités dans une logique d’économie circulaire.

Cette année, l’Appel des 30! met en visibilité une surface de près de 100 000 m² destinée à accueillir des installations photovoltaïques afin de conforter la Vallée de la Chimie comme « l’usine énergétique métropolitaine » de l’agglomération lyonnaise.

La production d'énergie est l'un des 6 axes stratégiques de l'Appel des 30 !

La production d’énergie est l’un des 6 axes stratégiques de l’Appel des 30 !

Prochaines étapes

  • 15 et 29 septembre : visite des opportunités immobilières sur site
  • 30 octobre : date limite de réception des candidatures
  • 28 février 2017 : date limite de réception des projets

Plus d’infos

Téléchargez le flyer et retrouvez le cahier des charges sur le site de l’Appel des 30 !

Contact : projet[a]appeldes30.fr ; 04 69 64 59 20

Production d'énergie aujourd'hui dans la Vallée de la Chimie

Production d’énergie aujourd’hui dans la Vallée de la Chimie

Un îlot près de chez vous

Au coeur de l’été, une vidéo pour tout savoir sur l’ « Îlot de Chaleur Urbain » et le rôle du végétal pour tempérer nos agglomérations (CEREMA, 2016).

Retrouvez aussi un tour d’horizon des stratégies de lutte contre l’ICU dans différentes villes, un dossier publié par Environnement & Technique en Juillet :

2016_article_ICU_reinventer_la_ville.pdf (74 téléchargements )

Bonne lecture !

 

Défi Famille À Énergie Positive : que sont devenus les sous-voltés ?

Elles ont participé à la troisième saison du défi Famille à Énergie Positive. Elles, ce sont les familles qui composaient les « Sous-voltés de Villeurbanne », une équipe dynamique qui a conservé de bonnes habitudes énergétiques.

Sylvie, Brigitte, Sonia, Jean-Marc, Anouck et Bruno au sein de la conciergerie LELL ouvert par Bruno cette année

Sylvie, Brigitte, Sonia, Jean-Marc, Anouck et Bruno au sein de la conciergerie LELL ouvert par Bruno cette année

À la recherche d’une expérience collective

Sonia, Brigitte, Anouck et Jean-Marc, Bruno et Sylvie. Avec leurs familles, tous ont pris part au Défi Famille à Énergie positive avec les mêmes envies : évoluer, trouver d’autres façons de consommer, faire de vraies économies, partager avec d’autres qui agissent différemment… Une expérience personnelle et collective pour laquelle il a fallu parfois motiver le reste de la famille, enfants et conjoint. Mais le côté ludique a vite séduit l’ensemble des participants, tous désireux de se mesurer aux autres et à eux-mêmes.

Une vraie dynamique de groupe

L’équipe d’une dizaine de familles s’est rencontrée régulièrement durant le concours. Ainsi, une fois par mois, tous se retrouvaient chez l’un d’entre eux pour partager un repas et discuter. Une convivialité fondamentale pour réussir et qui a permis de tisser des liens. Car la plus-value du Défi est aussi dans la rencontre et le réel plaisir à s’engager autour des mêmes valeurs.
Menée par Thomas, le capitaine, déjà présent l’année précédente, la « team » a aussi mis en place un blog en ligne. Son utilité ? Dès que quelqu’un trouvait une information pertinente sur l’énergie, il la relayait et alimentait la réflexion du groupe.

Trois ans après, les gestes perdurent

Ne pas laisser de lumières allumées dans les pièces vides, mieux gérer le chauffage et la cuisson, mettre des prises coupe-veilles ou encore réduire le volume d’eau des chasses d’eau et programmer le thermostat . Durant le concours, des éco-gestes simples ont été mis en place. Ce changement dans les comportements est encore présent aujourd’hui, où la vigilance est toujours de mise. Avec des résultats visibles : de – 15 à – 44 % pour la consommation d’énergie, et – 43 % pour la réduction de la consommation d’eau. Chose insolite, le défi a mis en lumière des situations cocasses : ainsi, au début du concours, Bruno s’est tout simplement rendu compte que depuis son emménagement, on lui facturait… les consommations de son voisin !

En route vers d’autres engagements

Et une fois le concours fini ? La plupart des sous-voltés ont eu envie de poursuivre l’aventure, de différentes manières. Le capitaine Thomas a emmené certains participants au concours Famille à alimentation positive. D’autres ont préféré le « Défi 80 km » ou « Le climat dans nos assiettes ». Bruno, Brigitte, Anouck et le chef Delphine ont ainsi cuisiné un repas dont l’impact carbone devait être le plus bas possible.

La première marche vers de grands projets

Certains ont vu encore plus loin : Bruno a monté LELL, un marché en ligne pour commander des aliments produits dans un rayon de 50 km autour de Lyon. Ne reste plus ensuite qu’à aller retirer la commande au local.
Quand à Jean-Marc, salarié de l’association Hespul (chargée d’accompagner des projets liés au photovoltaïque, à la transition énergétique, aux smartgrids et à l’éco-urbanisme) il met en place, avec la structure Toits en transition, une centrale solaire sur les toits de Lyon. Enfin, question énergie, certains ont changé de fournisseurs pour se tourner vers l’énergie renouvelable et Enercoop. Ce qui leur a permis de participer à « Docteur Watt », une formation d’autodiagnostic pour réduire facilement les consommations des appareils électriques.
Au final, le défi Famille à Énergie positive a donné des ailes aux sous-voltés !

Pour en savoir plus

Rendez-vous sur le site du défi pour découvrir l’initiative : prochain recrutement en septembre !

Cet article a été rédigé par les volontaires d’Unis-Cité dans le cadre du projet « Héros ordinaires ».

 

 

Le changement climatique menace-t-il le vin ?

Autour de la projection du documentaire « La clef des terroirs » de Guillaume Bodin, un public très motivé est venu débattre des effets du climat sur la vigne, le vin et l’avenir de la viticulture. C’était le 6 juin dernier au Musée des Confluences, en présence du réalisateur et d’experts. Ce qu’on peut en retenir.

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

La « clef des terroirs » montre comment l’agriculture biodynamique s’applique à la production du vin

Un documentaire à voir

Les 52 minutes de « La clef des terroirs » sont une défense et illustration des principes de l’agriculture biodynamique appliqués à la production du vin. Il démontre l’extrême sensibilité de la vigne à la vie du sol et en particulier aux organismes vivants qui le composent. Et surtout, il illustre combien la connaissance précise (et le respect) de l’environnement de la vigne permet de résoudre certains problèmes récurrents de l’agriculture traditionnelle. Les vignerons déploient classiquement une grande énergie, (au propre et au figuré) à lutter contre les mauvaises herbes et les insectes. Or ces « ennemis » prolifèrent précisément sur les déséquilibres créés par une agriculture peu respectueuse de son environnement.

Le respect de l’écosystème de la vigne

À l’opposé de l’agriculture traditionnelle, la viticulture biodynamique revient aux chevaux pour labourer entre les vignes, et préfère à la chimie les « tisanes » faites de plantes locales et de produits animaux (la fameuse bouse de vache diluée). Tout est fait pour conserver les particularités locales qui composent l’écosystème de la vigne, ce qui fait le terroir et le gout unique d’un vin. À l’origine de grands succès sur le plan gustatif (bien reconnus par de nombreux cavistes), la viticulture biodynamique est aussi une réponse et une adaptation aux effets du changement climatique. Elle ne concerne aujourd’hui que 8 % de la production viticole, ce qui constitue cependant une percée puisque la proportion de culture en biodynamie tombe à 1% pour l’ensemble de l’agriculture en France.

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

« La clef des terroirs », un documentaire de 52 minutes sur la viticulture biodynamique

La question de l’enherbement

Essentiel en viticulture biodynamique, la question de la présence (ou pas) d’herbe dans les vignes est intéressante, parce qu’elle croise une des grandes préoccupation des vignerons traditionnels. Le sol est loin d’être un simple support minéral, mais les générations précédentes ont voulu en faire un réceptacle propre, débarrassé de toute végétation. « Pas d’herbe dans les rangs ! », ce souhait collectif a été exaucé par la chimie et les produits désherbants. Florence Leriche, viticultrice (domaine des Accoles, Ardèche) a acheté en 2010 19 hectares de vignes en terrasses. Elle raconte que le sol était « lunaire » à force de désherbage. La question est plus psychologique que technique, liée à des représentations. Pendant longtemps, un bon vigneron était celui qui n’avait pas d’herbe dans sa vigne.

Une protection contre l’érosion

Pourtant, un enherbement maîtrisé évite que les sols soient lessivés et subissent une érosion à chaque pluie. Une protection particulièrement utile si les épisodes climatiques violents augmentent en nombre ou en intensité avec le changement climatique. Aujourd’hui, beaucoup d’agriculteurs sont conscients des dégâts des herbicides sur l’environnement et sur leur santé, mais ils n’ont pas les solutions pour en sortir. Les pratiques d’avant le désherbage chimique ont été perdues, depuis longtemps déjà. Une génération entière a oublié le travail du sol, une autre le réapprend. Alors comment faire de la viticulture durable ?  En s‘appuyant sur la science et la reprise de traditions perdues. Et en menant une réflexion dans son ensemble sur la santé de la vigne.

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Le réchauffement menace directement certaines AOC

Une viticulture témoin du changement climatique

Le réchauffement climatique peut se lire dans les dates de vendanges, notés depuis 5 siècles.  Dans le Beaujolais, la date moyenne des vendanges était le 10 septembre dans les années 1970, le 18 septembre entre 1970 et 1980 et le 4 septembre entre 2005 et 2015. Outre les précipitations violentes, et la grêle, bien connus comme destructrice du raisin, le changement climatique est responsable d’une maturité précoce du raisin, ce qui est une mauvaise nouvelle pour de nombreux vignobles. Trop de chaleur, c’est moins d’arômes et plus de sucre, ce qui dénature le vin. Dans ce contexte, l’important est de garder de l’ombre et de la fraîcheur : donc de l’herbe et la proximité d’arbres.
En revanche, ce pourrait être une opportunité dans le nord et dans l’ouest ou pour le rouge d’Alsace.

S’adapter mais à quel prix ?

Le réchauffement menace directement certaines AOC. Pour mémoire, un degré de réchauffement correspond environ à 200 kilomètres de déplacement vers le Nord et à 200 mètres d’altitude supplémentaire. Avec un degré de plus, Lyon se retrouve avec le climat de Montélimar. En soi, l’adaptation est toujours possible. La vigne est cultivée en altitude au Tibet, dans le désert de Gobi, ou sur des sols volcanique comme à Santorin.
Mais avec quelle rentabilité et quels coûts de production ? S’il ne trouve pas de viticulteurs qui peuvent vivre de leur activité, une partie du vignoble pourrait être abandonné.

La vitiulture biodynamique est une réponse au changement climatique

La viticulture biodynamique est une réponse au changement climatique

Déjà ne pas contribuer au réchauffement !

Victime du réchauffement, la viticulture y contribue aussi, mais de plus en plus de vignerons ont à cœur de limiter leur impact carbone. Cela passe notamment par la diminution du poids de la bouteille, et par la restructuration et la création de caves qui consomment  moins d’énergie fossile, avec des murs et les toits végétalisés et le recours à la géothermie.

Les participants à la projection-conférence :

  • Guillaume Bodin, réalisateur de « La clef des terroirs »
  • Jean Masson, directeur de recherche à l’INRA
  • Bertrand Chatelet, œnologue, directeur de la SICAREX Beaujolais
  • Joël Rochard, spécialiste du climat à l’institut de la vigne et du vin
  • Florence Leriche, viticultrice en Ardèche
  • David Bessenay, rédacteur en chef de l’agence de presse agricole du Sud-Est Centre

Plus d’infos :

Retrouvez les événements organisés par le Musée des confluences ici.

Avec DORéMI, l’éco-rénovation a tout bon

Le dispositif DORéMI encourage les propriétaires de maisons individuelles à s’engager dans une éco-rénovation complète. Reportage lors d’un test sur la bonne étanchéité d’une maison.

Le formateur Dorémi explique le test de l'étanchéité à l'air auquel il va procéder

Le formateur DORéMI explique le test de l’étanchéité à l’air auquel il va procéder

« Ah, ici, il y a une petite fuite ! » Son engin dégageant de la fumée à la main, Julien Vye teste l’étanchéité à l’air d’une maison engagée dans un chantier d’éco-rénovation, un matin de juillet sur la commune de Saint-Genis-Les-Ollières.
À ses côtés, de nombreux artisans (plombier, électricien, menuisier, plaquiste..) suivent scrupuleusement le résultat du test. Tous ont participé au dispositif DORéMI, qui propose aux propriétaires de maisons individuelles de s’engager dans un programme complet d’éco-rénovation. Avec la livraison clé en main d’un groupement d’artisans formés aux problématiques énergétiques et le gage d’un suivi de chantier rigoureux.

Maison sous pression et test de fuites
Ce matin-là, c’est donc l’heure du test. Mais de quoi s’agit-il exactement ? En fait cela se déroule en deux parties. D’abord, grâce à l’installation d’une porte soufflante (un gros ventilateur), Julien mesure, par une pression constante équivalente à un vent de 35 km/h, l’entrée d’air dans la maison. Et tout ce qui en sort. La maison est mise sous pression. Et si fuite il y a, elle se dégonfle, telle un ballon. Le premier test mesure donc la valeur de fuite en indiquant un débit de m3 par air.
Une fois le chiffre tombé, place à la recherche de fuites. À l’aide d’un générateur de fumées (du type de ceux utilisés en boîte de nuit pour les effets spéciaux), Julien traque les petits trous d’air. Souvent concernés, percement électriques, menuiseries et isolations sont saupoudrés de fumées. Dès qu’elle s’échappe vers l’extérieur, les artisans corrigent rapidement le tir.

Le test de l'étanchéité à l'air permet de déceler d'éventuelles fuites

Le test de l’étanchéité à l’air permet de déceler d’éventuelles fuites

Une éco-rénovation proche de la RT2012
Au final, ce jour-là, la valeur de pertes était proche de la RT 2012, chose rare pour une maison en éco-rénovation. Avec une valeur bien meilleure que l’objectif initialement fixé, les formateurs DORéMI ont félicité les artisans pour leur travail. Entamé en avril 2016, le chantier d’éco-rénovation a été achevé fin juillet. Décaissement sur 50 cm pour créer des pièces de vie au rez-de-chaussée, remplacement de toutes les fenêtres, suppression du balcon, renouvellement complet de l’isolation… Les artisans se sont relayés et ont aussi travaillé de concert pour offrir une rénovation thermique performante.
Fin août, Olivier Lavaux, son épouse et ses deux enfants de 8 et 13 ans s’installeront dans une maison construite dans les années 60. Mais qui désormais, énergétiquement parlant, fait beaucoup moins que son âge.

La maison a été éco-rénovée en quatre mois

La maison a été éco-rénovée en quatre mois

DORéMI ?
Dorémi, pour Dispositif Opérationnel de Rénovation énergétique des Maisons Individuelles est un outil de formation-action développé depuis 2011 l’Institut négaWatt. Officiellement lancé sur le territoire de la Métropole de Lyon en mai 2015, par la signature d’une convention de partenariat entre la collectivité et 5 partenaires, il s’inscrit dans le cadre du plan Climat. En proposant une rénovation complète, souvent moins coûteuse et plus performante que la modification d’un seul poste (fenêtres ou chaudière), la Métropole de Lyon s’engage aussi à subventionner une partie des travaux.
Tous les propriétaires de maison individuelle, située dans le Grand Lyon, datant d’avant 1975 et peu ou pas rénovée thermiquement, peuvent bénéficier de Dorémi. À la clé : une division, par 4 à 6, de la consommation de chauffage.
04 37 48 25 90 // 14 Place Jules Ferry – 69006 Lyon // doremi@ale-lyon.org


« Les artisans travaillent en synergie »

Olivier Lavaux, propriétaire des lieux

Olivier Lavaux, propriétaire

Olivier Lavaux, propriétaire

« J’arrive de Toulouse et j’ai acheté la maison en janvier 2016. Il s’agit d’une bâtisse des années 60, construite sur le modèle Favier, avec un garage en rez-de-chaussée et des pièces de vie à l’étage, ce qui ne correspond plus aux modes de vie actuels. J’avais donc l’ambition de procéder à des aménagements. Et quitte à faire des travaux et à repartir de zéro, autant respecter au mieux l’environnement. Je voulais notamment en finir avec le chauffage au fioul. Je me suis donc rendu au salon Pollutec, en novembre 2015, où l’on m’a présenté le dispositif DORéMI. Ce qui m’a séduit ? Que l’on me recommande des artisans et qu’ils travaillent ensemble, en synergie. Il y a une réflexion commune en faveur du développement durable. »

« Plus vigilants à de petits détails »
Gaëtan Martin, plombier à Oullins

Gaëtan Martin, plombier

Gaëtan Martin, plombier

« Avec DORéMI, on apprend une nouvelle manière de travailler. Nous sommes plus vigilants à des petits détails de chantiers qui n’avaient pas d’importance pour nous jusqu’à présent mais auxquels on pensera désormais à l’avenir. Par exemple ? Quand on fait passer des tuyaux dans des trous, d’ordinaire, on met du béton pour reboucher autour. Là, on nous a appris à utiliser une rustine spécifique. Il y a une préoccupation énergétique très importante, qui n’est pas abordée sur d’autres chantiers. Cela nous permet de monter en gamme. Le fait d’être organisé en groupement ? On travaille mieux ensemble, on se connaît. Et on pourra se rassembler encore à l’avenir pour séduire de futurs clients. »

« Proposer une rénovation thermique performante »
Franck Janin, formateur Dorémi

Franck Janin, formateur Dorémi

Franck Janin, formateur Dorémi

« Aux propriétaires qui se renseignent pour changer leurs fenêtres, l’Agence locale de l’Énergie et la Métropole de Lyon leur disent : « Pourquoi vous n’éco-rénovez pas tout de A à Z ? ». Il s’agit d’éviter au maximum les ponts thermiques et les pertes de chaleur. DORéMI permet au client de ne pas se soucier du dialogue entre artisans et des contraintes de planning, le dispositif le fait pour lui. Mais surtout, DORéMI apprend aux entreprises à se synchroniser entre elles. Il n’est pas question d’apprendre son travail à l’électricien. Mais plutôt de dire : pour une bonne étanchéité à l’air, qui pose le scotch ? Est-ce le plaquiste ? Et où doit-il le mettre pour ne pas gêner le menuisier ensuite ? Nous proposons donc des groupements, formés à la méthode, et qui prennent vite conscience des petites erreurs à ne plus commettre car elles pourraient impacter les performances énergétiques à l’avenir. »

Défi Famille À Énergie Positive : de bonnes habitudes pour longtemps ?

Brigitte et Fred de Corbas. Gene de Villeurbanne. Ivan et Marylin d’Albigny. Tous ont participé au « Défi Famille A Energie Positive » en 2011-2012. Sensibilisés, informés, entraînés aux éco-gestes, ont-ils conservé de bonnes habitudes quatre ans plus tard ? Et gardent-ils un bon souvenir du concours ? Rencontre.

Du lien, des amis

Unanimité sur le bénéfice du groupe, qui mêlait la famille, des proches ou de parfaits inconnus. Marylin et Ivan, très engagés pour l’écologie à Albigny ont rassemblé des amis dans leur équipe. Tout comme Brigitte et Fred, enseignants  à Corbas. À l’inverse, Gene, maman d’une famille  nombreuse, ne connaissait personne au départ. Elle a découvert « un vrai groupe humain qui se constituait autour de valeurs super intéressantes », et ce sont devenus des amis !

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Gene et le carnet de bord de son équipe

La stimulation du défi

L’équipe permet de partager des conseils et des astuces, et d’aborder les sujets autrement. Une bonne stimulation pour assumer des tâches ingrates, comme dégivrer le réfrigérateur avant la réunion suivante, se rappelle Gene. « Tout le monde a bien joué le jeu, l’équipe était efficace et stimulante », notent Brigitte et Fred.

Les enfants en première ligne !

Pour les enfants aussi, l’expérience a bien fonctionné et n’a pas été oubliée. Les deux petites filles d’Yvan, Marilyn étaient très jeunes au moment du concours, mais elles ont appris à bien éteindre la lumière en sortant d’une pièce, et le geste est acquis. « Elles font déjà très attention au quotidien », notent leurs parents. Dans la famille de Gene, le démarrage a été plus lent et, surtout, il a fallu convaincre le père de famille.  « Je faisais des efforts pour la planète alors que lui songeait aux économies. De fil en aiguille, en voyant les factures diminuer, il s’est intéressé à la question », raconte-t-elle. Leurs filles, au contraire, se sont tout de suite beaucoup impliquées dans le concours en participant également aux réunions. La cadette a même dessiné le logo de l’équipe. Depuis, l’aînée a emporté les éco-gestes appris jusqu’en Belgique où elle a initié ses colocataires.

Fred et Brigitte ont beaucoup diminué leur consommation d’eau. Ils ont installé un osmoseur dans leur cuisine qui filtre l’eau et la partie non filtrée est récupérée pour d’autres usages de la maison.

Fred et Brigitte ont beaucoup diminué leur consommation d’eau. Ils ont installé un osmoseur dans leur cuisine qui filtre l’eau et la partie non filtrée est récupérée pour d’autres usages de la maison.

Des outils ludiques

Le Défi Famille À Énergie Positive aide à voir ce qui est consommé réellement en énergie et donne des clés simples pour diminuer ses consommations. Il a laissé un bon souvenir pour son côté « ludique et challenge » et les outils intéressants qui étaient proposés. Le guide des 100 éco-gestes, par exemple, a beaucoup servi pour trouver de nouvelles idées d’économies. Car, même pour ceux qui sont déjà vigilants, il y a toujours de nouvelles habitudes à intégrer au quotidien. Même utilité pour le Wattmètre, qui fait prendre conscience qu’un appareil, même éteint, consomme de l’électricité.

Quel bilan alors ?

Pour Brigitte et Fred « C’est une super expérience ! », car quand on s’y met, on fait des économies ! Gene a le même avis positif. La conclusion de Marylin et Ivan : « C’est un concours où tout le monde gagne à la fin. Chacun fait ce qu’il veut, à son rythme, et ce n’est pas culpabilisant. »

Pour en savoir plus 

Rendez-vous sur le Site du défi pour découvrir l’initiative : prochain recrutement en septembre !

Électricité : la Métropole passe au vert

Désormais, la moitié de l’électricité consommée par les bâtiments de la Métropole de Lyon est verte, c’est-à-dire certifiée 100% renouvelable.

L'Hôtel de la Métropole de Lyon est concerné à 100 % par cette nouvelle sources d'énergie

L’Hôtel de la Métropole de Lyon est concerné à 100 % par cette nouvelle source d’énergie (Photo T.Fournier)

Tous concernés

Sites opérationnels (usines de traitements de l’eau, d’incinération des déchets, tunnels, etc.), locaux administratifs et techniques : l’ensemble des bâtiments de la Métropole, hormis les collèges, est concerné par cette avancée majeure. Désormais, la lumière, le chauffage ou l’ascenseur fonctionnent pour moitié grâce à l’électricité dite verte, c’est-à-dire produite par des systèmes hydrauliques, éoliens ou solaires.

Des sites à 100 % !

Les deux contrats passés avec les prestataires EDF et Gaz Electricité de Grenoble garantissent une électricité verte à 50 %. Mais certains bâtiments, et pas des moindres, vont plus loin. C’est notamment le cas pour l’Hôtel de Métropole qui abrite la majorité des effectifs, rue du Lac. Lui et le centre d’échanges Lyon Perrache sont fournis en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable.

Le centre d’échanges Lyon-Perrache est fourni en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable (Photo T.Fournier)

Le centre d’échanges Lyon-Perrache est fourni en totalité par une électricité certifiée d’origine renouvelable (Photo T.Fournier)

Ambition : montrer la marche à suivre

La Direction de la Logistique, du Patrimoine et des Bâtiments – en charge de l’achat de l’ensemble des énergies pour les besoins de la Métropole de Lyon- a franchi le pas. Avec plusieurs autres collectivités et établissements publics en France, comme les villes de Lyon et de Paris ou les Aéroports de Lyon, qui l’ont déjà franchi à des degrés d’engagement divers, la Métropole de Lyon montre la marche à suivre. Tout en y allant de manière progressive, afin que les fournisseurs puissent aussi avoir le temps de s’adapter à ces nouvelles commandes.

À peine plus cher que l’électricité classique

Au moment de franchir un palier dans l’adoption d’une électricité verte, la collectivité a bénéficié d’une conjoncture favorable : l’offre étant encore bien supérieure à la demande, le prix d’achat de cette énergie renouvelable est quasiment au même niveau que l’offre de marché de l’électricité classique. Un tout petit peu plus cher, certes (+0,9%), mais beaucoup plus vert. D’où la volonté d’aller au-delà des objectifs nationaux en la matière. Avec le sentiment, aussi, de donner un coup de pouce à la filière en favorisant son développement.

Que dit la loi ?

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit de porter à 32 % la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale en 2030. En prenant le parti de passer directement à 50 %, la Métropole de Lyon prend donc de l’avance et montre l’exemple. Pour rappel, en 2014, la part d’électricité « verte » dans la consommation totale d’électricité en France était de 16%*. Le chemin à parcourir est donc encore long. Et bonne nouvelle : tout le monde peut s’y mettre, collectivité, comme simple citoyen ! Alors rendez-vous ici !