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Le schéma directeur énergies de la Métropole de Lyon est lancé !

Jeudi 25 juin 2015, plus de 140 personnes représentant entre autres les partenaires publics et privés du Plan Climat, ont participé à l’événement de lancement du SDE, le Schéma Directeur des énergies de l’agglomération lyonnaise, qui s’est tenu au Sucre à la Confluence, en présence des Vice-Présidents Hélène Geoffroy et Bruno Charles ainsi que des énergéticiens ErDF et GrDF.

Ouverture en présence des Vice-Présidents de la Métropole en charge du plan climat et de l'énergie (à droite), et des dirigeants régionaux d'ErDF et GrDF (à gauche).

Ouverture en présence des Vice-Présidents de la Métropole en charge du plan climat et de l’énergie (à droite), et des dirigeants régionaux de GrDF et ErDF (à gauche).

L’objectif de cet outil de planification énergétique sur notre territoire est double :

  1. Bâtir une politique de transition énergétique au niveau du territoire
  2. Intégrer l’énergie aux politiques publiques ainsi que dans la conception des projets qui en découlent.
Un des temps fort de cette journée a été l’animation de 3 ateliers autour des thèmes suivants : les tendances et évolutions en matière d’énergie sur le territoire, les leviers pour accélérer la transition énergétique, les contributions et attentes des parties prenantes dans le cadre du SDE.
Sur le toit de la Sucrière, une pause café bien méritée entre les partenaires avant d'attaquer la séance des ateliers !

Sur le toit de la Sucrière, une pause café bien méritée entre les partenaires avant d’attaquer la séance des ateliers !

Le SDE : 4 étapes sur 4 ans

Le SDE sera élaboré de 2015 à 2018. La première étape, prévue jusqu’en mars 2016, consiste à réaliser un diagnostic et à construire un modèle énergétique de notre territoire. Les scénarios seront ensuite élaborés jusqu’en juin 2017, puis il faudra environ 6 mois pour retenir la stratégie et concevoir son pilotage. Ainsi, la première année de déploiement de l’outil prendra forme en 2018.

Le scénario à 2030 choisi dans le cadre du SDE alimentera la révision du Plan Climat, qui pour l’instant se base sur un objectif à 2020.

Rendez-vous en 2016 pour le prochain point d’étape !

Contact : Pauline Gabillet (pgabillet@grandlyon.com) / 04 69 64 58 03

Héros ordinaires – A la rencontre de Zina

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Dans le cadre du projet Héros ordinaires, nous avons eu pour mission de partir à la recherche de personnes ayant participé au projet « Mediaterre », mené par les précédentes équipes, pour voir, un an ou deux après, le souvenir que cette sensibilisation a laissé auprès des habitants.

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Le projet « Mediaterre » mobilise une équipe de volontaires d’Unis-Cité dans un quartier pour sensibiliser les familles aux enjeux de l’éco-citoyenneté avec un suivi individuel : éco-gestes dans le logement, atelier de fabrication de produits ménagers, etc. Depuis 2012, plusieurs initiatives « Mediaterre » ont eu lieu : deux éditions successives à Vaulx-en-velin (les Noirettes) et à St Priest – Garibaldi, un médiaterre à St Priest (Bellevue et Bel air) et Vaulx-en-Velin (Thibaude).  Nous sommes partis à la recherche des habitants ayant participé à la toute première édition.

Comment les retrouver ?

Par l’intermédiaire des bailleurs sociaux partenaires du projet qui nous ont fourni la liste des familles suivies par les « Médiaterre », nous sommes allés dans un premier temps dans les quartiers pour rencontrer les gardiens d’immeuble et avertir les habitants de notre présence.

Dans un deuxième temps, nous avons téléphoné aux familles pour obtenir une interview.

Parmi les 15 familles contactées, nous avons choisi de vous présenter Zina.

Zina

Zina, infirmière et maman d’une petite fille de 4 ans, vit dans le quartier des Noirettes depuis environ 5 ans et a participé au projet « Médiaterre » en 2013 et 2014.

Elle garde un bon souvenir des volontaires d’Unis-Cité qui ont su l’accompagner dans sa démarche pour acquérir les bons éco gestes du quotidien. Elle a vivement salué l’une des équipes « Médiaterre » qui a su attirer l’attention des habitants en organisant des temps d’animation collective dans le quartier, ce qui a permis de créer du lien social entre les résidents.

Les jeunes volontaires lui ont également donné des informations plus générales concernant l’écologie telles que la provenance de l’eau de Vaulx-en-Velin ou encore l’acheminement des déchets lors du tri. Selon elle, le fait que les volontaires soient formés et motivés était essentiel pour le bon déroulement du suivi.

Des gestes qui se transmettent

Un an après son suivi, Zina exerce toujours ces gestes du quotidien tels que le tri des déchets ou les économies d’eau.

Mais elle n’a pas été la seule à avoir été sensibilisée « aux bons gestes » ! Motivée pour changer ses habitudes, elle à également transmis ce qu’elle a elle-même appris à sa petite fille de 4 ans. Elle lui explique comment faire attention à l’eau, à la lumière et au tri car d’après elle “il est important de sensibiliser dès le plus jeune âge”.

 

Pour en savoir plus :

Le site des Mediaterre

 

C’était le dernier article des volontaires d’Unis-Cité, bon vent et bonne continuation à Margaux, Laurine, Quentin, Louis et César!

La 4ème CEC en novembre !

L'équipe Plan Climat fait le point : comment ont évoluées les émisions de CO2 du territoire ? Où en sont les partenaires sur leurs actions?

L’équipe Plan Climat fait le point : comment ont évoluées les émisions de CO2 du territoire ? Où en sont les partenaires dans la mise en oeuvre de leurs actions?

La prochaine Conférence Energie Climat aura lieu le jeudi 12 novembre. L’occasion de rassembler les 73 signataires actuels du PCET, d’en rallier de nouveaux, et de faire ensemble le point d’avancement du plan d’actions.

2015, une année clé pour le Climat ? On pense bien sur aux négociations climatiques en cours qui trouveront, espérons-le, leur point d’accord en décembre à Paris. Pour les territoires, c’est l’occasion de montrer que les solutions s’inventent et se développent localement et de manière collective. Résultats à suivre donc…

 

Plus d’informations sur :

Le bilan de la dernière Conférence Energie Climat

Les partenaires du Plan Climat

 

Bonjour,

Nous allons changer le système de newsletter du blog Plan Climat : pour ceux qui se seraient abonnés, si vous ne recevez pas de confirmation d’inscription au nouveau système, vous pouvez vous inscrire sur le site en cliquant en haut à droite sur l’enveloppe.

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A bientôt pour les actus climat-énergie de l’agglomération !

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Héros ordinaires – La P’tite Rustine

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

Un nouvel arrivant vient de s’établir sur le campus de Porte des Alpes à Bron. Qu’est-ce que La P’tite Rustine, “l’atelier de l’écomobilité” ? Rencontre avec Jonathan, un de ses créateurs.

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Le concept

La P’tite Rustine est une association qui a pour but de promouvoir une autre façon de penser notre mobilité, en se centrant surtout autour du vélo.

Cela part de plusieurs constats. Jonathan nous explique : “selon l’OMS, 31% des adultes manquent d’activité sportive. L’entretien d’une voiture est également le deuxième poste de dépenses des ménages en France. On sait aussi que 56% des trajets en voiture font moins de 3km.” Le vélo apparaît alors comme la solution idéale à toutes ces problématiques…

Par où commencer ?

En 2012, l’idée d’implanter un atelier d’auto-réparation de vélos à Bron naît dans l’esprit de Rémi Rebour, kinésithérapeute de formation et adepte de la Petite Reine. En 2013, Jonathan Simonard et Léonard Pinton entrent en service civique à Unis-Cité pour développer ce projet dans le cadre du programme des Jeunes Bâtisseurs d’Avenir. Un business plan social est mis au point et en novembre 2013, le projet remporte le prix « coup de cœur » du jury d’un social business challenge et s’installe pour six mois au Comptoir Éthique de Vaulx-en-Velin, un espace de travail collaboratif pour l’économie sociale et solidaire. En 2014, le projet collabore avec Ronalpia, incubateur de projets sociaux. Puis une campagne de financement participatif permet à la P’tite Rustine de se doter d’une remorque-atelier mobile, en attendant un local. C’est aussi en mars 2014 que Valentin Carle rejoint le projet en prenant les commandes de l’atelier.

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Un atelier nomade qui s’implante à Bron

Dès lors, l’association anime un atelier mobile autour de l’auto-réparation dans la rue, en entreprise, à l’université, sur des festivals… La production de vélos recyclés se met également en place. “Chaque année, 2 millions de vélos sont achetés et 1.5 millions jetés en France” nous explique Jonathan. En six mois, la P’tite Rustine a sauvé une centaine de vélos de la déchèterie et vendu plus de 30 “Recyclettes”. L’initiative fait fureur auprès du public universitaire et des conventions sont signées avec Lyon 3 et Lyon 2. C’est ainsi que l’association a pu s’établir sur le campus de Bron le 15 janvier 2015.

Un atelier polyvalent

La P’tite Rustine fait partie du réseau national des ateliers vélo participatifs et solidaires « l’Heureux Cyclage ». Aujourd’hui, l’association compte quatre membres permanents et une centaine d’adhérents.

L’atelier-vélo, situé à Bron, a pour objectif d’offrir l’ensemble des services possibles aux cyclistes et non-cyclistes. Concrètement, vous pouvez apprendre à réparer votre vélo pour un abonnement annuel de 20 à 30 euros, acheter des pièces de rechanges neuves et d’occasions et des accessoires. “L’atelier, c’est aussi maîtriser son vélo” nous dit Jonathan. On y apprend à réparer soi-même son vélo. Un partenariat est aussi établi avec Pignon Sur Rue, une “vélo-école” dont Jonathan est administrateur. Par ailleurs, le projet “Mon vélo pour dix ans” permet de louer un vélo pour enfants en en changeant au fur et à mesure de la croissance, sans avoir à en racheter un neuf tous les deux ans.

Ensuite, il y a l’atelier-mobile qui a pour but de sensibiliser plus largement à la pratique du vélo. “Une étude a révélé que les cyclistes déclarent faire du vélo “parce que c’est pratique” tandis que les non-cyclistes n’en font pas “parce que ce n’est pas pratique”. Il y a donc une vraie sensibilisation à faire” signale Jonathan. L’atelier mobile va donc sensibiliser les gens sur leurs lieux de travail ou de vie, il se rend dans les entreprises, sur les campus et propose des formations mécaniques de groupe, des sessions d’auto-réparation ou de l’entretien sur place : “les employés déposent leur vélo le matin en arrivant et le récupèrent réparé et entretenu le soir.”

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Au-delà du vélo

La P’tite Rustine souhaite porter un message sur l’écomobilité au sens large. La voiture pourrait en effet facilement être remplacée par le vélo, les transports en commun, le covoiturage ou l’auto-partage. “En ville, on estime qu’une voiture en auto-partage pourrait remplacer dix voitures personnelles.” Toutes ces solutions douces répondent aux problématiques du bruit, de la pollution, du stress au travail (les embouteillages étant un important facteur de stress). Par ailleurs, les infrastructures routières pourraient disparaître pour libérer énormément de place en ville et décloisonner les quartiers.

Dans cet objectif, la P’tite Rustine ne compte pas s’arrêter là. En 2016, un programme de suivi personnalisé sera mis en place et dès la rentrée prochaine, des séances de projection-débat auront lieu sur le campus. La CLAVEL (Coordination Locale des Ateliers Vélo) est actuellement mise en place avec des partenaires comme le Chat Perché, le Tricycle et l’Heureux Cyclage (le réseau national des ateliers vélo). Enfin, un des buts est de former un village de l’écomobilité avec tous les acteurs (utilisateurs, entreprises, associations, pouvoirs publics…). A titre d’information, le Grand Lyon compte actuellement 618km de pistes cyclables, l’objectif est d’atteindre 900km en 2020.

Ainsi, la mobilité douce est en train de prendre une toute nouvelle importance dans la vie urbaine et il appartient à chacun de s’adapter et d’opter pour des déplacements éco-responsables. Le vélo reste le roi de ces modes de transports écologiques. Pour les sceptiques, Jonathan nous explique aussi que c’est le mode de transport le plus rapide pour les trajets urbains jusqu’à 6km. De plus en plus d’initiatives comme la P’tite Rustine sont mises en place pour permettre à tout le monde de rejoindre ce mouvement. Tous à vos Petites Reines !

 

Pour aller plus loin :

Le site de la P’tite Rustine

Une super vidéo qui résume tout

Unis-Cité

L’Heureux Cyclage

Pignon Sur Rue

Le plan des pistes cyclables

Optimod

Héros ordinaires – L’épicerie Mobile

>> Action 3.3 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.30]

On pense souvent que faire des économies d’énergie se résume à éteindre la lumière en sortant d’une pièce, ne pas mettre sa télé en veille… Mais cela se passe aussi dans l’assiette, et choisir de consommer des produits locaux, c’est de la sobriété énergétique ! Car moins le produit voyage et moins il consomme d’énergie : c’est ce qu’on appelle le circuit court. Le produit est vendu directement du producteur au consommateur ou passe par un seul et unique intermédiaire. Mais comment consommer local ? Où puis-je trouver ces produits, notamment lorsque je vis dans des zones urbaines où marchés et petites épiceries n’existent pas ? Alexis Artru et Isabelle Pontoizeau ont trouvé une réponse à travers l’épicerie mobile.

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Isabelle, 27 ans, un master en économie sociale et solidaire, poissonnière sur les marchés, chargée de développement pour l’épicerie sociale aux Minguettes, aime les bons produits et échanger autour d’un étal. Alexis, 27 ans, un master en management des PME, poissonnier sur les marchés, aime cuisiner et découvrir de nouvelles saveurs.

En voyant un projet similaire dans une autre ville et à travers leurs expériences en travaillant sur des marchés, Alexis et Isabelle ont eu l’idée de créer une épicerie mobile. Qu’est-ce que c’est ? Un camion équipé comme une épicerie avec des légumes et fruits qui varient selon les saisons mais aussi avec de la viande, du fromage, de la charcuterie… Tous ces produits sont issus de producteurs locaux comme la ferme de Montchervet, située à Amplepuis, pour la viande de bœuf et de porc. Alexis et Isabelle travaillent sur ce projet depuis février 2014, avec l’aide de Ronalpia (incubateur de jeunes entreprises sociales). Le lancement de l’épicerie mobile se fera en août 2015 dans neuf quartiers de six communes du Grand Lyon : Francheville, La Mulatière, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne et Lyon 9ème.

Isabelle et Alexis

Isabelle et Alexis, fondateurs de l’Epicerie Mobile

Plus précisément, l’épicerie mobile a pour but principal de faciliter l’accès à une alimentation de qualité au plus près du consommateur. L’idée est de permettre un accès simple à des produits frais et locaux à moins de 5 minutes à pied des sorties d’écoles, des bureaux, des immeubles… Il y a aussi au centre de ce projet la volonté de valoriser la fonction de proximité du commerçant (écoute, conseils, confiance, transparence) et du commerce, facteur de lien social et véritable pôle de vie au cœur des quartiers. Enfin, c’est en tissant un réseau de producteurs dont les pratiques, les valeurs et les engagements sont connus que l’épicerie mobile sera en mesure de sélectionner des bons produits et de garantir leur qualité.

Pour résumer, l’épicerie mobile c’est :

- Un camion-magasin qui s’installe une demi-journée dans une commune, après avoir défini les besoins avec les habitants.

- Des produits frais (fromage, viande, charcuterie, crémerie, fruits et légumes) et secs qui viennent directement des producteurs de la région.

- Un système de commande et de livraison à domicile, pour faciliter l’accès à une alimentation de qualité.

- Un espace convivial qui permet aux habitants de se rencontrer et d’échanger.

- Des événements ponctuels pour sensibiliser aux enjeux de l’alimentation.

Alors, si vous habitez Vénissieux, La Mulatière ou Villeurbanne, n’hésitez pas à aller saluer Alexis et Isabelle qui vous attendront dans leur camion et pourquoi pas à repartir avec une salade et des asperges vertes sauvages dans votre panier !

Épicerie mobile

L’épicerie mobile sera :

-     le lundi entre 15h30 et 19h30 au quartier du confluent à la Mulatière.

-     le mercredi entre 16h et 20h au quartier de l’Observance à Lyon 9ème.

-     le jeudi entre 16 et 20h à la sortie du métro Parilly à Vénissieux.

 

Pour en savoir plus ou pour soutenir leur projet, n’hésitez pas à aimer ou partager leur page facebook

Un lyonnais s’est lancé comme défi de manger uniquement des produits locaux pendant 3 jours, défi facile ou impossible ? : J’ai testé être 100% locavore pendant 3 jours.  

Si l’épicerie mobile ne passe pas près de chez vous, vous pouvez commander un panier sur le site La ruche qui dit oui. Il existe sept ruches à Lyon où vous pouvez retirer votre commande et rencontrer les producteurs locaux.

Vous cherchez des recettes réalisables avec des produits locaux ? Retrouvez le livre des recettes « Le climat dans votre assiette » de l’Agence Locale de l’Energie.

Héros ordinaires – Au festival de la Croix Rousse

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Envie de sortir ce week-end ?

Faites un tour au festival de la Croix Rousse et profitez en pour aller voir l’équipe d’Héros ordinaires !

Elle sera présente vendredi soir avec AREMACS.

 

Héros ordinaires – La Givebox

Une grosse boite ? Du troc ? Un quartier ? La Givebox,  ça ne vous parle pas ? On vous explique !

Lisa Lejeune, designer, et Magali Seghetto, graphiste, deux amies, ont eu l’idée de concevoir et d’installer une Givebox à Lyon. Toutes deux sensibles à la réappropriation de l’espace urbain par les habitants, elles ont découvert le concept de la Givebox, né au début des années 2010 en Allemagne, par hasard par l’intermédiaire d’un article sur Facebook.

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Une Givebox ?

C’est simple ! Concrètement, c’est une grosse boite qui sert de support au troc et à des échanges d’objets. Le principe est tout aussi simple : tout le monde peut déposer ou prendre des objets sans contrôle ni protocole.

Lisa et Magali se sont donc lancées dans la construction d’une Givebox lyonnaise en faisant appel au bénévolat de six étudiants de l’école de Condé pendant cinq jours. Elles ont également bénéficié d’un atelier d’artistes prêté par la Factatory (bâtiment qui rassemble plusieurs ateliers pour que les artistes puissent bénéficier d’un endroit où travailler).

La Givebox du 7 ème est disposée sous forme de modules : plusieurs boîtes en bois sont assemblées entre elles pour n’en former qu’une seule. Cela dit, il n’y a pas de règles pour la construction d’une Givebox, on peut la construire selon la forme que l’on souhaite : une simple boîte suffit tant qu’elle peut contenir les objets à l’abri des intempéries. Lisa et Magali se sont assuré que toute la boîte soit intégralement construite avec des matériaux de récupération. La boîte a été installée le matin du 15 novembre 2014 et inaugurée l’après-midi même sur la place Jules Guesde dans le 7ème arrondissement.

Un tel dispositif n’a que deux inconvénients : le risque de dégradations et celui que la Givebox serve de débarras.

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Mais comme le dit Magali : « on donne l’objet à la rue et on voit comment ça se passe ». Un lâcher-prise est donc nécessaire et les habitants doivent se réapproprier la Givebox d’eux-mêmes pour qu’un système aussi libre puisse fonctionner.

Heureusement, la Givebox du 7ème n’a pas connu de dégradations et les habitants se sont largement impliqués dans le dispositif, ils y trouvent donc un intérêt. Pour preuve, aucun objet ne reste trop longtemps dans la Givebox et la plupart des objets déposés dans la Givebox sont des vêtements, des livres, de la vaisselle… On peut aussi y trouver des objets insolites tels qu’une niche pour chien, un sapin de Noël en carton ou encore des places de théâtre…

Cela permet ainsi de redonner une seconde vie à ces objets et d’éviter qu’ils se retrouvent rejetés dans la nature. Et il faut insister sur le fait qu’une Givebox doit être animée par ses concepteurs à travers des événements afin de tisser des liens entre les habitants d’un quartier.

Par la suite, une Givebox peut se muer en un lieu d’échanges de services via des contacts oraux ou des messages postés sur la boite, notamment pour l’échange d’encombrants comme les meubles. A Lyon, un forum dédié à ces échanges a été lancé en ligne mais n’a pas rencontré un réel succès. Néanmoins, il n’y a pas de doute que du lien social puisse être créé par le biais de ce dispositif.

Et ensuite ?

A Lyon, d’autres projets similaires sont en cours.

Parmi eux, le livre-échange ou les boîtes à lire reprennent le même principe que la Givebox : tout le monde peut y prendre un livre ou en déposer un, le but étant de développer la lecture-plaisir. A Lyon, cette initiative est portée par le fonds Decitre depuis 2014. Dans l’agglomération lyonnaise, il y a cinq boîtes à lire : trois à Vénissieux (place de la Paix, au centre social Moulin à vent, à la maison de quartier de la Darnaise), une au square Matringe à Saint Fons et une boîte route de Vienne à Lyon 8ème depuis le 3 avril 2015. Cette dernière a été installée par l’association Rezo 1901.

Dans le 5ème arrondissement, les « Boîtes d’échange entre voisins » sont en train de se mettre en place. Le fonctionnement est le même que pour la Givebox excepté que les boîtes sont toutes construites sur le même modèle.

Pour Magali et Lisa, il s’agit aussi d’accompagner les gens voulant se lancer dans l’aventure. Cela reste néanmoins à eux de construire et d’installer leur Givebox. Pour les aider, les plans de la Givebox du 7ème sont en ligne sur le site de la Givebox du 7ème ainsi que les outils de communication.

Et vous ? Prêt à vous lancer dans l’aventure d’une Givebox dans votre quartier ?

 

Si vous voulez plus d’infos sur la Givebox, jetez un petit coup d’œil aux sites suivants :

Site de la Givebox : http://giveboxlyon.blogspot.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Givebox-LYON/291157047749989

Page Google+ : https://plus.google.com/100374758594005594677/posts

Pour connaître les autres projets :

Boîtes à lire de Rezo : https://fr-fr.facebook.com/pages/Bo%C3%AEte-%C3%A0-lire/1395505424058320

http://fonds.decitre.org/nos-actions-innovantes/boites-a-lire/

Boîtes d’échange entre voisins : https://www.facebook.com/boitesdechangeentrevoisinslyon/info?tab=page_info

Le réseau Freecycle met en relation des personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets qui les encombrent avec des personnes qui en ont besoin

Château Roy se transforme

>> Action 4.5 du Plan d’Actions Partenarial [clic ! à lire en p.40]

Dans le cadre de son Plan Climat, la Métropole de Lyon encourage les rénovations d’immeubles au niveau « bâtiment basse consommation » (BBC) sur son territoire. A Fontaines-sur-Saône, la Résidence Château Roy a entrepris une rénovation globale de ses bâtiments afin d’en améliorer l’efficacité énergétique. Allons voir les premiers résultats des travaux en compagnie de locataires, d’ASUR Architectes, de la Maîtrise d’Œuvre Sociale et de Benoit Crozier, responsable d’opérations à Grand Lyon Habitat.

Bienvenue à Château Roy

La COURLY est devenue la Métropole de Lyon

La résidence, construite dans les années 1970, est située sur les quais de Saône dans un environnement particulièrement vert. Grand Lyon Habitat, propriétaire des 132 logements, revient avec nous sur cette réhabilitation.

Viser haut

Cette rénovation poursuit plusieurs objectifs :

  • Réduire les besoins en énergie des bâtiments. Les travaux effectués permettront d’atteindre le niveau BBC+ (équivalent BBC neuf), soit 55kWhep/m².an.
  • Renouveler le système de chauffage. Suite à des dysfonctionnements fréquents de l’ancien système de chauffage électrique au sol, trois bâtiments n’étaient chauffés que partiellement. Grand Lyon Habitat a changé le plan des travaux pour commencer par ces immeubles et mettre la chaufferie en route dès son installation.
  • Améliorer le confort des locataires en effectuant aussi des travaux à l’intérieur des appartements.

L’ensemble des rénovations permettra de revaloriser la résidence et d’alléger sensiblement les dépenses énergétiques des locataires.

Façade en cours de rénovationEn route !

Petit aperçu des travaux :

Rénovation énergétique - extérieurs :

  • Remplacement du chauffage collectif électrique et des radiateurs électriques individuels par une chaufferie bois avec une chaudière gaz d’appoint. Elle permettra de chauffer l’ensemble des immeubles et de générer l’eau chaude nécessaire aux locataires
  • Isolation des façades et des vides sanitaires
  • Isolation et réfection de l’étanchéité des toitures et des terrasses
  • Changement des portes et fenêtres
  • Pose de volets-roulants
  • Création de sas dans chaque allée avec la mise en place d’une deuxième porte
  • Changement des éclairages et pose de détecteurs de mouvements

Rénovation énergétique – intérieurs :

  • Thermostat individuel pour régler le chauffage
  • Changement des radiateurs
  • Installation de VMC hygroréglables
  • Reprise de l’installation électrique
L'ancienne façade des bâtiments

L’ancienne façade des bâtiments

Autres travaux :

  • Peintures des balcons
  • Changement des boîtes aux lettres
  • Condamnation des vide-ordure
  • Installation de chasses d’eau double débit et de mitigeurs
  • Remplacement des baignoires par des douches dans les T2 et par de nouvelles baignoires dans les T3 et T4
  • Réfection complète des salles-de-bain et WC dans l’ensemble des logements (équipements sanitaires, meubles avec vasques, reprise des peintures…)

Les premiers résultats des travaux se font déjà sentir ! Les locataires dont les bâtiments sont terminés témoignent : la nouvelle isolation apporte un confort supplémentaire et un des locataires assure économiser 1 mètre cube d’eau par mois depuis la rénovation.

En visitant l’appartement d’une locataire, nous avons pu constater les résultats. Les radiateurs et fenêtres ainsi que la porte d’entrée ont été changés, la salle-de-bain est comme neuve avec une douche plus que spacieuse et le thermostat permet de réguler la température de l’appartement efficacement.

Sur sept bâtiments, trois sont aujourd’hui complètement rénovés. Le chantier se terminera en novembre 2015.

La nouvelle façade

La nouvelle façade

Globalement, les travaux permettent de passer de 446 à 55kWhep/m².an, soit un gain de 148 tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 17 tours du monde en avion ou encore de plus de 608 000 km en voiture chaque année !

6 millions d’euros

La découverte d’amiante dans certains matériaux a entraîné des coûts supplémentaires, portant ainsi le montant total de la rénovation à 6 millions d’euros.

Pour financer ces travaux, Grand Lyon Habitat a mobilisé des fonds propres, ses locataires et des partenaires.

Ainsi, l’État, la Métropole de Lyon, la Région et l’ADEME financent 36% du projet, soit plus de 2 millions d’euros. Les locataires sont mis à contribution à hauteur de 16% via une hausse de loyer après travaux et la création d’une « 3° ligne » sur la quittance, permettant d’investir une partie des futures économies réalisées grâce à la rénovation.

Reste 48%, que Grand Lyon Habitat finance sur fonds propres.

Des locataires impliqués

Au départ, certains locataires appréhendaient la rénovation : ils avaient peur de « payer le chauffage des autres » (avec la suppression des radiateurs d’appoint, le chauffage est maintenant entièrement financé par les charges collectives) et de recevoir des entreprises dans leur logement pendant les travaux. Craintes non justifiées, car ils ont été dans l’ensemble agréablement surpris par les résultats et par le professionnalisme des entreprises qui ont su s’adapter à leurs contraintes.

Grand Lyon Habitat a mis en place un processus de concertation autour des travaux. En plus des réunions d’information, un appartement témoin a été créé, des entretiens individuels avec les locataires ont été réalisés et des ateliers de sensibilisation aux économies d’énergie ont été proposés aux habitants. Après les travaux, deux enquêtes de satisfaction à trois mois et un an permettront d’avoir un retour sur la réhabilitation.

Une résidence verte !

Une résidence verte !

Avec plus de 50% de participation aux réunions, 78% de retours favorables concernant la réhabilitation et grâce au dialogue avec le bailleur, les locataires se sont véritablement saisis du projet. Ils sont incollables sur les chiffres de la réhabilitation : consommations d’électricité, d’eau, montage financier…

Avant de se quitter, les locataires tiennent à préciser que la rénovation « donne une belle image » de la résidence qui est maintenant « très jolie ».

« On est bien chez nous ! »

Visitons les Clochettes

Visitons les Clochettes

 

Pour en savoir plus sur cette rénovation :

Les Clochettes font peau neuve !